La vie des communautés religieuses /, 1 décembre 1957, Décembre
Vol.15, n.10 MONTRÉAL Décembre 1957 SOMMAIRE RECRUTEMENT S.C.des Séminaires Réadmission d'anciens séminaristes .290 BIBLE M.-C.Matura Le chrétien d'aujourd'hui et la parole de Dieu.291 CATÉCHÉTIQUE Com.Episc.d’Ens.Rel.Enseignement catéchétique.300 HIÉRARCHIE Service d’information La Conférence Catholique Canadienne.302 INSTITUT SÉCULIER Opus Dei.304 BIBLIOGRAPHIE Hippolyte Baril, O.F.M.Sources d'eau vive.307 PRIÈRE Pie XII Pour les Vocations Sacerdotales 309 TABLES GÉNÉRALES DE L’AN 1957 Analytique.314 Synthétique.318 CONSULTATIONS — BIBLIOGRAPHIE — COMMUNIQUÉS AVEC LA PERMISSION DES SUPERIEURS ECCLESIASTIQUES Autorisé comme envoi postal de la deuxième classe, Ministère des Postes, Ottawa.959, RUE CÔTÉ — MONTRÉAL 1 CANADA LA VIE des COMMUNAUTES RELIGIEUSES publiée par les RR.PP.Franciscains du Canada paraît le 15 de chaque mois, excepté juillet et avût, en fascicule de 32 pages N.B.Les abonnements commencent en JANVIER.Prix de l’abonnement : $2.75 Toute demande de changement d'adresse est accompagnée de la somme de 25 cents.Directeur : R.P.Adrien-M.Malo, O.F.M.5750, boul.Rosemont, Montréal 36.Tél.: CL.9-6911 Conseil de direction : S.E.Mgr J.-C.CHAUMONT, vicaire délégué pour les communautés religieuses.Mgr J.-H.CHARTRAND, vicaire général d'Ottawa.M.le Chanoine Cyrille LABRECQUE, directeur de la Semaine Religieuse de Québec.Éditeurs responsables : Les Frères des Écoles Chrétiennes.Secrétariat : 959, rue Côté, Montréal 1.P.Q., Canada.Téléphone : UN.1-543 1*, (local 30) de 2 h.à 5 h.de l'après-midi tous les jours, excepté le samedi et les fêtes.$ Service militaire des religieux Un décret de la Congrégation des Religieux, paru aux Acta Apostolicæ Sedis, (publication officielle du Saint-Siège), fixe les règles concernant le service militaire des religieux.Désormais, les religieux ne seront pas admis à prononcer leurs vœux perpétuels avant d’avoir fait leur service militaire ou d’avoir été reconnus inaptes au service.Les vœux temporaires seront suspendus pendant la durée du service militaire.Cependant, celui-ci n’exempte pas les religieux des devoirs de leur règle dans la mesure où cela est compatible avec la discipline militaire.Les religieux restent cependant membres de leur Congrégation pendant la durée de leur service.Les biens qu’ils pourraient acquérir par leur travail, sauf la solde, appartiennent â leur Ordre, ainsi que les pensions qui pourraient leur être attribuées pour cause de blessures ou de maladies contractées en service.Après l’expiration de celui -ci, les religieux devront demeurer pendant une période de trois mois sous le régime de la vie commune avec vœux temporaires.Après cela seulement, ils seront admis à la profession perpétuelle.Le décret a été pris en considération de ce que le service militaire met souvent en crise la vocation divine et l’esprit religieux de ceux qui se proposent d’entrer en religion. la VIE Des communfiUTés ReuGieuses Vol.15, n.10 MONTRÉAL Décembre 1957 ARTICLES Réadmission d’anciens séminaristes, décret de la S.C.du Concile.290 Le chrétien d’aujourd’hui et la parole de Dieu par le R.P.M.-C.Matura.291 Communiqué de la Commission Épiscopale d’Ensei-gnement religieux sur l’enseignement du catéchisme en France.300 La Conférence Catholique Canadienne.302 L’Institut Séculier Opus Dei (fin).304 CONSULTATIONS 54.La sacristine peut-elle déplier le purificatoire qui a déjà servi ?.» 304 55.Une infirmière religieuse a-t-elle accès aux dossiers médicaux ?.304 56.Un assistant supérieur est invité à intimer un ordre à son supérieur.304 57.La direction spirituelle spéciale hors le confessionnal est-elle défendue par le Code de Droit Canonique ?.309 58.Les lettres « de conscience » ne jouissent-elles pas de l’exemption du contrôle ?.305 COMMUNIQUÉS Service militaire des religieux.c.2 Tricentenaire de S te-Anne de Beaupré.c.3 L'institut pontifical Regina Mundi contrôle les éludes théologiques des religieux.303 Nouvel Institut de formation pastorale à Rome.317 recrutement D6CR6T D€ Lfl S.C.DÈS SémmfllR€S sur Lfl Réflomission D€ œux QU! OnT QUITT6 L€ SélïlinfllRÇ1 2 L Église a coutume d’examiner avec grand soin les candidats au sacerdoce, de façon a conférer les Ordres sacrés à ceux qui en sont dignes et capables et d ecarter les indignes et les inaptes.C’est pourquoi les évêques doivent en général éviter d’admettre dans les Séminaires des sujets qui auraient quitte un quelconque Séminaire diocésain, soit de leur propre gre, soit par décision de leurs supérieurs, pour quelque motif que ce soit; cependant si, après mûre réflexion, ils estiment pouvoir admettre un tel élève, ils devront en plus des prescriptions du canon 1363, * 3, du Code de droit canonique (2), demander a la Sacree Congregation des Séminaires et Universités l’autorisation de pouvoir mieux s’assurer des aptitudes du candidat.S.S.Pie XII, Pape par la divine Providence, a daigné approuver et confirmer cette decision et a ordonne qu’elle devienne de droit public.Donné à Rome, au palais de Saint-Calixte, le 12 juillet 1957.J.CARD.PlZZARDO, évêque cTAlbano, préfet.C.CONFALONIFRI, archevêque de Nicopolis, secrétaire.(1) Traduction de la D.C.y d’après le texte latin publié dans les Acta Apostolicœ Sedis des 24-27 août 1957.(2) Voici le texte de ce paragraphe: « Ceux qui sont renvoyés d’autres Séminaires ou d’un autre Ordre religieux ne doivent pas être admis (dans un Séminaire) avant que l’évêque se soit informé secrètement auprès des supérieurs ou autres de la raison de leur renvoi, de leurs mœurs, caractère et dispositions, et qu’il se soit assuré que rien en eux n est incompatible avec le sacerdoce; les supérieurs ont la grave obligation de conscience de donner ces informations en se conformant à la vérité.» BIBLE L€ CHRéîien D’flUJOURDHUI €T Lfl PflROLÇ D€ DI€U Le témoignage chrétien dans le monde actuel Le monde actuel évolue d’une façon vertigineuse.Ce qui eût prit 50 ans au siècle passé et 200 ans au moyen âge, se réalise de nos jours en 5 ou 10 ans.Nous ne parlons pas seulement des progrès techniques — l’on sait que l’utilisation par l’homme de l’énergie atomique a été, non sans raison, comparée à la domestication du feu — mais des changements qui surviennent dans tous les domaines: pensée, art, façon de vivre.Il ne fait pas de doute que nous vivons à une époque cruciale, à un tournant de l’histoire dont l’importance paraîtra sans doute déterminante aux siècles à venir.Si nous enrégistrons avec optimisme cette merveilleuse évolution du monde, il ne faut cependant pas perdre de vue un fait plus troublant.Ce monde qui se hâte vers l’avenir est un monde aveugle; il court sans avoir une direction — or est-il un fait plus angoissant qu’une course que rien n’oriente ?Pour qu’une direction soit possible, il faudrait que des valeurs universelles, incontestables soient admises; qu’il y ait dans la vie et dans l’action des hommes une hiérarchie des valeurs et que les individus et les sociétés les respectent.Or, et c est une autre constatation douloureuse: le désarroi au plan des valeurs est grand; des idéologies contradictoires, souvent inconsistantes se partagent le monde et le plongent dans le chaos politiaue et social.Les esprits les plus lucides de notre temps, ceux qui sont simplement des hommes authentiques, s’interrogent avec angoisse et cherchent des solutions au désordre du monde que l’évolution accélérée ne fait qu’accroître.Des yeux de plus en plus nombreux se tournent vers la religion, vers le Christianisme particulièrement.La bonne nouvelle du sslut annoncée par les prophètes et accomplie par le Christ Jésus, n’a-t-elle pas un rôle à jouer dans le monde d’aujourd’hui ?N’est-elle plus capable de donner une réponse valable aux problèmes qui se posent, capable d’orienter le monde dans une direction précise, de donner l’équilibre aux individus et aux sociétés ?Et ce n’est pas une réponse théorique que le monde attend; celle-ci est donnée depuis longtemps dans l’évangile.Ce que les hommes de notre temps exigent, c’est un témoignage vivant: il leur faut non des discoureurs ni des philosophes mais des hommes qui 292 LA VIE DES COMMUNAUTÉS RELIGIEUSES par leur vie personnelle et communautaire montrent dans la pratique quotidienne la valeur vivante du christianisme.C est bien la d ailleurs la vocation de tout disciple du Christ.Il est la lumière du monde et la ville placée sur la montagne, ce qui donne 1 orientation et un sens a la vie et aux entreprises des hommes.U es^ fertnent qui soulevé et allege la masse, la puissance secrète mais efficace, comme le sang dans un organisme.Il est aussi le sel, qui dans la perspective biblique, sanctifie, rend sacré, en soustrayant à l’usage profane.Tel est bien le rôle que doit jouer le chrétien dans le monde: donner un sens au cheminement de l’humanité, être l’élément dynamique qui anime et spiritualise le progrès tant matériel que moral, et finalement, être le prêtre de ce monde pour l’offrir au Père.Le grand problème de notre XXe siecle est à la fois social et humain.L’effroyable misère des deux-tiers de l’humanité, l’injustice criante du monde que ne cesse de dénoncer la voix prophétique d un abbe Pierre, n est qu un aspect extérieur, à vrai dire indisociable, d un mal plus profond: la désintégration de l’homme.L’homme d’aujourd’hui est un être brisé.Arraché à lui-même, vidé de son intériorité, livré à l’incohérence et esclave de la civilisation technique, il ne se supporte plus lui-meme, fuit le silence et la solitude pour ne pas avoir a affronter son moi désaxé.En rupture avec soi, il l’est aussi avec les autres: (( L’enfer c’est les autres )) disait Sartre, et Dieu, lui-même ne parvient plus à se faire entendre dans le bruit que l’homme fait pour s’étourdir.C est a cet homme, a la fois maître et esclave de lui-même et de ses inventions, a cet enfant qui créé les bombes atomiques, et terro-nse, joue avec elles, que le chrétien doit porter le témoignage de sa vie*.Il sera dynamique, efficace, dans tous les domaines: Dans la famille et dans la cité il sera l’ouvrier expérimenté, au courant de toutes les techniques; il sera 1 homme de la justice, dénonçant impitoyablement 1 oppression et 1 injustice d’où qu’elles viennent, travaillant humblement et activement à faire un monde meilleur et plus proche de l’évangile.Mais si le chrétien doit être tout cela, là n’est pourtant pas sa mission unique ni même principale: Le chrétien doit être certes parfaitement et totalement homme: mais un homme de Dieu, ou plus exactement un homme du Christ: son nom même, Christianos, ne veut-il pas dire celui qui appartient au Christ?En plus des connaissances techniques, en plus de sa collaboration à l’édification LE CHRÉTIEN D’AUJOURD’HUI ET LA PAROLE DE DIEU 293 de la cité des hommes, il doit rendre présente en pleine pâte humaine l’image du Seigneur Jésus.C’est ainsi seulement qu’il prolongera au cœur de son époque le mystère de l’Incarnation dont il est la continuation.Au milieu d’un monde en travail d’enfantement il sera un appel au dépassement, une ouverture sur Dieu; bien plus, la présence même de Dieu et de son Christ.Il sera cette eau silencieuse dont parle l’Écriture, et qui selon les paroles d’Ignace d’Antioche ne cesse de murmurer: Viens vers le Père.Comment le chrétien accomplit-ll sa vocation de témoin ?Le seul moyen pour accomplir cette vocation splendide et exigeante est d’être pleinement chrétien.Voilà une expression qui doit paraître simpliste: et pourtant le glorieux Ignace d’Antioche, en route vers Rome où l’attendait le martyre ne souhaitait rien de plus: devenir enfin chrétien.Qu’est-ce donc qu’un chrétien sinon un être greffé sur le Christ comme la branche l’est sur l’arbre, recevant de lui sa sève et sa vie ?Il n’est pas seulement un disciple comme on peut l’être d’un professeur; un partisan du Christ, comme on l’est vis-à-vis d’un homme politique; il est le Christ lui-même.Car le christianisme n’est pas une simple philosophie, un système de vérités qu’on admet, ni non plus un code plus ou moins parfait ou exigeant d’observances morales.C’est bien plutôt l’insertion de l’homme dans l’être et dans la vie de Dieu lui-même, insertion réalisée par notre baptême dans le Christ.Le Christianisme est une vie à base d’un contact personnel de connaissance et d’amour, un face à face, un dialogue entre deux êtres: le Dieu vivant et l’homme sa créature.Ce dialogue, nous devons le concevoir d’une façon concrète et réaliste.Notre contact avec Dieu n’est pas une lointaine comptem-plation d’une idée abstraite, ou une série de réflexions, voire des pensées pieuses sur Dieu.Il y a entre Lui et nous une vraie conversation où II a la part prépondérante.Ce n’est pas nous qui établissons ce contact: il n’est pas dû à l’effort de notre esprit ou de notre volonté bien que ceux-ci soient requis.Non, c’est Dieu qui par sa souveraine initiative se fraie le chemin vers le cœur de l’homme, l’aborde, lui adresse la Parole, et dès que l’homme prête une oreille docile, une union s’établit entre les deux, si profonde que l’Ecriture n’hésite pas à la comparer à l’union conjugale.Le contact avec Dieu, à qui la Bible donne un nom si riche de connaissance avec tout ce que ce terme comporte d’intimité et de tendresse, est donc le résultat de la seule action de Dieu, action efficace, créatrice, exercée par la 294 LA VIE DES COMMUNAUTÉS RELIGIEUSES Parole de Dieu et par la présence de son œuvre rédemptrice dans les sacrements de l’Église.Cela ne veut certes pas dire qu’il n’y ait de place dans la vie chrétienne que pour la passivité.Si le chrétien est avant tout un homme qui écoute, qui reçoit, qui est greffé sur le Christ pour en partager la vie, encore faut-il qu’il accueille activement le don de Dieu.Sa passivité elle-même est active, agissante.Pour entendre la Parole il faut qu’il sache se taire, qu’il devienne docile, et c’est un travail qui demande une volonté persévérante.La Parole de Dieu dans la vie du Chrétien Le Chrétien est un homme qui habite en Dieu, et en qui Dieu habite; un homme pour qui Dieu a cessé d’être une abstraction pour devenir un interlocuteur vivant.Interlocuteur, c’est-à-dire celui qui parle et à qui l’on répond.Notre contact avec Dieu est fondé sur la parole.C’est cette parole que nous voulons maintenant considérer dans son étonnant mystère.Il ne faut pas rêver à je ne sais quel dialogue obscur et subjectif.La Parole de Dieu à l’homme, c’est ce grand livre, cette bibliothèque comme on l’a si bien dit, où l’on entend d’étranges voix nous crier leur peine ou leur colère, supplier Dieu, se poser des problèmes parfois tragiques et parfois assez terre à terre, où l’histoire curieusement romancée alterne avec des lois très minutieuses, où les pensées sublimes et édifiantes ne se rencontrent pas à chaque page.C’est ce livre si humain qui est la Parole de Dieu.Cela nous déroute, aussi il convient de dire combien cette façon déroutante de se manifester à l’homme est la voie ordinaire de Dieu.Chaque fois que Dieu se révèle à l’humanité il le fait à travers les humbles réalités créées.Sa manifestation se fait par et dans les choses que nous connaissons.La création avec sa splendeur mais aussi ses limites n’est-elle pas une première apparition de Dieu parmi nous ?(( Son éternelle puissance et sa divinité se laissent voir à travers ses œuvres )) R.1, 20.C’est en regardant l’azur du ciel, les fleurs et le visage de 1 enfant que je vois la beauté de Dieu; les montagnes, les déserts et la mer uniforme me sont image de sa puissance.Et quand Dieu voulut se montrer encore davantage, quand il voulut être pour nous plus qu’une présence muette, il résolut de parler.Mais ici encore, ce n’est pas une parole immédiate, céleste qui se fit entendre.Dieu a parlé à l’humanité dans un langage d'homme, et c’est LE CHRETIEN D’AUJOURD’HUI ET LA PAROLE DE DIEU 295 en écoutant un homme nous parler que nous entendons la voix de Dieu.Allons encore plus loin puisque Dieu lui-même, l’a fait.Dieu « ami des hommes » a décidé à la plénitude des temps d’habiter parmi les hommes, non plus dans les images de sa création ni dans la parole humaine devenue sienne mais par son fils même, le Verbe de Dieu.Et pourtant, même ici Dieu a habité parmi nous en se faisant comme l’un d’entre nous: homme en tout sauf le péché.Le Verbe lui-même ne peut être vu ni atteint qu’à travers la chair humaine.Le mystère de la Parole de Dieu qu’est l’Ecriture n’est donc pas une exception: c’est l’application à un cas de la loi générale de l’incarnation.Le mystère c’est que la parole humaine soit la Parole de Dieu, que Dieu nous parle à travers la pensée et les mots d’un homme.Car ce que nous lisons ou entendons de la Bible, c’est bien jamais trop.Quand mes yeux s’arrêtent sur un texte inspiré ou que mon oreille en.tend la proclamation liturgique de la Parole, cela a beau être des expressions et des pensées humaines, c’est pourtant Dieu que j’entends parler en toute vérité.La voix de l’homme devient la voix de Dieu et les pensées que celui-ci exprime, tout en étant siennes, sont aussi et même davantage, pensées de Dieu.C’est là, dans l’Écriture c^ue Dieu dit à l’homme ce qu’il est, ce qu’il pense et ce qu’il fait; l’Écriture est la lettre par laquelle Dieu-Époux, ne cesse de mettre au courant de sa vie, et de son amour l’Èglise-Ëpouse qu’il s’est choisie.Et pourtant cette Parole, cette première manifestation du Verbe au’Origène appellera « Le Verbe fait Livre )) est en même temps profondément humaine.Nous avons souligné plus haut ce caractère: pour plusieurs il est un scandale.En effet, la Parole de Dieu immuable et toujours claire, la voici qu’elle s’identifie avec la parole de tel homme, ayant vécu à telle époque, dans tel milieu géographique ou politique.Cet homme a eu une mentalité particulière, en plus d’être tributaire des façons de voir qui étaient celles de sa race et de son peuple.Et ces façons mêmes mises à part, elles qui nous dépaysent tant, il faut encore constater qu’aucune des limites inhérentes à toute œuvre humaine n’est absente des livres sacrés: limites d’information, de talent intellectuel ou littéraire.Nous n’avons pas, le faire serait une erreur, à séparer la part de Dieu et la part de l’homme, car tout appartient aux deux à la fois.Force nous est dans un geste de foi de reconnaître dans la parole humaine la Parole de Dieu et d’admirer ce que Jean Chrysostome appelle sa condes- 296 LA VIE DES COMMUNAUTÉS RFLIGIFUSES cendance: Dieu pour parler aux hommes emprunte leur propre langage.Et peut-être faut-il admirer autant la grandeur du langage humain que Dieu n’a pas jugé indigne de devenir son langage.La Puissance de la Parole Qu’est donc cette parole inséparablement humaine et divine qui interpelle l’homme et exige sa réponse ?Dès que la moindre attention lui est accordée elle s’enfonce dans le cœur de l’homme.N’est-elle pas « vivante, efficace et plus incisive qu’aucun glaive à deux tranchants, )) ne (( pénètre-t-elle pas jusqu’aux divisions de 1 ame et de 1 esprit, )) ne (( juge-t-elle les sentiments et les pensées du cœur, )) Héb 4, 12ss ?Créatrice, toute-puissante, elle atteint, elle pénètre, elle agit dans l’homme, sans pourtant le violenter.Elle est comme un langage d’amour, comme des mots brûlants qui captivent a jamais un cœur.C’est elle qui révèle à l’homme ce qu’est Dieu.Aucune autre parole, aucun discours, aucun livre ne vaut celui-ci.Ailleurs ce sont les hommes qui parlent de Dieu; ici Dieu luL même parle de soi et nul ne sait mieux en parler! Nul autant que l’Esprit ne sait faire connaître les profondeurs de Dieu.Elle révèle aussi à l’homme ce qu’il est lui-même: lui dévoile tout ensemble sa misère et l’amour miséricordieux et pathétique dont il est l’objet: Elle juge, fait éclater la ténèbre de la conscience, amène au jour ce qui était caché.Sa fonction n’est pas seulement de donner la connaissance: elle appelle l’homme à la conversion, à cette « metanoia », changement radical de l’être et de la vie, qui est la condition pour entrer dans le royaume.Et comme elle est toute-Puissante, elle opère ce à quoi elle appelle: elle crée dans l’homme un cœur nouveau, un cœur d’enfant et de pauvre; l’homme est enseigné par Dieu, Jn 6, 45.Notre attitude devant la Parole Puisque la Parole est un mystère et un scandale, quelle sera l’attitude chrétienne devant elle ?Nous avons vu son double visage; c’est dans la parole humaine, à travers ses limites et ses faiblesses qu’éclate pour nous la puissance du Verbe de Dieu.Nous irons donc a elle avec tout notre être; nous écouterons les mots des hommes avec nos oreilles et notre intelligence, mais nous saurons par la foi que c’est Dieu qui nous parle à travers eux.Ouvrir sa Bible, écouter la lecture liturgique, ne saurait en aucune façon être comparé à un LE CHRÉTIEN D’AUJOURD’HUI ET LA PAROLE DE DIEU 297 contact ordinaire avec une quelconque œuvre littéraire.La condition préalable d’une intelligence profonde de la Bible est de la prendre pour ce qu’elle est: la Parole de Dieu actuelle, vivante.Or autre chose est de lire une lettre d’amour, publiée dans un recueil littéraire, autre chose est d’en recevoir soi-même.Le chrétien qui entend ou lit la Parole doit être convaincu qu’il s’agit là du drame le plus bouleversant qui soit et qui le concerne personnellement: Celui de Dieu qui fait des avances à sa créature: « dans un amour éternel j’ai eu pitié de toi )) Is 54, 8.La foi en la Parole de Dieu, la conviction vivante de son actualité, de son caractère personnel ne nous dispensent pourtant pas de l’effort humain.Puisque Dieu parle à travers l’homme, il nous faudra d’abord comprendre ce que dit cet homme, nous appliquer à saisir son message dans sa totalité.Travail qui ne sera pas différent d’un travail littéraire ordinaire, il en sera même un cas difficile.Car la Bible n’est pas comme un article d’un magasine ni même comme un livre de Merton: ceux-là parlent le langage de notre temps, s’insèrent dans nos préoccupations et dans notre mentalité.La Bible est un livre ancien, produit d’un milieu extrêmement différent du nôtre, dont les conjonctures politiques et culturelles n’ont pour nous aucun intérêt immédiat.On voit donc qu’un minimun d’initiation historique, littéraire, est absolument indispensable pour accéder à l’intelligence proprement humaine de la Bible.Cette initiation si nécessaire que sans elle l’on se bute à un bloc incompréhensible, est-elle possible à un laïque du XXe siècle ?Nous ne nions pas ses difficultés, ni non plus les tâches nombreuses et absorbantes de la vie familiale et sociale qui ne la facilitent certes pas.Mais nous pensons que si la foi en la Parole, en sa nécessité pour établir le dialogue entre Dieu et l’homme, si cette foi est assez profonde, elle fera trouver le temps et les moyens.Nous consacrons bien des heures à des études et à des entreprises d’importance secondaire; nous est-il vraiment impossible de nous réserver quelque temps pour nous mettre à l’écoute de la Parole par laquelle et pour laquelle nous existons ?Certes dans ce domaine s’impose aussi un effort collectif: si cette éducation et cette initiation sont entreprises dès l’enfance, poursuivies et approfondies au cours des études primaires et secondaires, l’adulte n’aura qu’à continuer ce qui a été si bien et si solidement commencé.Du reste, les faits sont là pour prouver, s’il le fallait, que notre affirmation n’est pas utopique.L’excellente revue belge: Bible et Vie chrétienne, apporte souvent des témoignages bouleversants et propres à faire rougir un 298 LA VIE DES COMMUNAUTES RELIGIEUSES clerc: des mères de familles avec 4-5 enfants réussissent à trouver du temps pour la lecture et la méditation de la Bible et cela en famille.Le travail d’initiation historique et littéraire devra être accompagné d’un effort plus subtile et plus difficile; il ne s’agit pas seulement d’apprendre, il s’agit de se faire une nouvelle mentalité, une âme commune avec les auteurs sacrés.Il faut savoir regarder ie monde matériel et le monde spirituel avec leurs yeux: des yeux d’enfant et de poète.Il faut le sens du concret, le sens de la matière et de sa signification spirituelle, le sens de l’homme qui n’est ni ange ni bête, mais « un esprit incarné )) ou « un corps pétri d’esprit )) (Guardini); et enfin le sens de Dieu qui n’est pas une idée abstraite mais un être vivant, ami des hommes.En un mot c’est une mentalité sémitique que nous devons acquérir, puisque c’est à elle que Dieu a lié indissolublement son message Ne pas la comprendre c’est s’exposer à ne pas comprendre ce que Dieu nous dit Ainsi préparé, le Chrétien entreprendra une lecture systématique de la Bible II y a bien des façons de le faire et nous ne pouvons pas nous y arrêter à présent Ce qu’il faut faire remarquer c’est que la Bible n’est pas le Nouveau Testament seul: elle est un tout indivisible et ignorer ce que Dieu nous dit par la voix des prophètes dans l’Ancien Testament, restreint singulièrement l’intelligence que nous pouvons avoir du Nouveau Dans une conférence la conclusion peut être la partie la plus importante, mais celui qui n’a pas assisté à tout l’exposé risque de mal comprendre le dernier mot Ainsi, Jésus-Christ qui est le dernier mot du Père, la conclusion de son discours à l’humanité, ne se révèle entièrement qu’à celui qui a écouté ce que Dieu a dit par les prophètes (( à plusieurs reprises et de diverses manières » Heb 1, 1.La Bible peut être lue non seulement en particulier; il y a aussi une lecture familiale et sur ces points, nos frères séparés les protestants nous donnent souvent la leçon C’est un moyen extraordinairement puissant de formation religieuse, sa base même Une telle lecture, choisie, préparée, adaptée aux temps liturgiques faite par le chef de famille et commentée, est non seulement un moyen d’éducation, c’est aussi une prière et un facteur de cohésion et d’unité familiale.Et pour les enfants comme le dit admirablement Dostoievsky, ce sera une minuscule semence jetée très profond dans l’âme: (( elle LE CHRÉTIEN D’AUJOURD’HUI ET LA PAROLE DE DIEU 299 ne périra pas et y restera jusqu’à la fin parmi les ténèbres et l’infection du péché, comme un point lumineux et un sublime souvenir )) (Frères Karamazov).La I ÆCTIO DIVIN A C’est Guardini, je crois, qui a parlé de cette espèce de profanation que constitue la lecture d’une lettre d’amour, égarée dans un commissariat de police Le dialogue secret, le cœur à cœur des deux êtres est étalé sans pudeur devant les regards curieux ou indifférents de ceux qui sont en dehors de l’échange que seuls comprennent ceux qui y prennent part Ainsi en est-il de la Bible lue comme un simple document historique ou un monument littéraire Celui qui lit ces textes rien que pour les comprendre ou les apprendre, qui se place en dehors de la dimension qui seule donne une vie à des mots en eux-mêmes inanimés, est tout à fait étranger au mystère de la Parole, car ce qui est donné comme objet de connaissance amoureuse n’est compris que lorsqu’on y a adhéré par amour.Aussi en ouvrant la Bible il faut penser que nous pénétrons dans un domaine sacré où Dieu habite, qu’un dialogue cherche à s’établir entre lui et nous.Y aller avec d’autres préoccupations c’est tout simplement refuser ce dialogue et s’engager dans une activité pour le moins stérile, voire irrespectueuse.Foi, disponibilité, obéissance, telles sont les exigences de l’accueil de la Parole.Il s’agit d’écouter, de prêter l’oreille, selon le mot de l’Écriture, de se faire enseignable: ce n’est pas nous qui devons imposer à la Parole nos cadres et nos critères; n’est-elle pas le seul critère de notre être et de notre vie ?Et ajouterais-je, il nous faut aussi du respect.Il faut du recueillement, du silence et même une certaine attitude extérieure: on ne lit pas la Bible comme un magasine.Ceci vaut à fortiori pour une lecture publique.Grave, solennelle, elle doit être chaque fois une célébration au vrai sens du mot: une action sacrée que l’homme exécute mais au sein de laquelle opère, secrète et efficace, la puissance de Dieu.Faite dans de telles dispositions, la lecture de la Bible, nous fera entrer dans l’intimité de Dieu; nous le connaîtrons, (( il nous parlera au cœur, et si bien que tout ce qui n’est pas sa Parole en deviendra insipide.)) Enseignés par Dieu, vivant en contact quotidien avec sa Parole, nous pourrons porter d’une façon éclatante notre témoignage chrétien.Car celui seul peut donner Dieu au monde qui le connaît, et celui seul connaît Dieu à qui Dieu parle par les prophètes et par sa Parole faite livre.Montréal M.-C.Matura, O.F.M. SECTION (( ACTUALITÉS )) €ns€iGn€menT CRTécHéTiQue en fRflnce Son Exc.Mgr de Provenchères, archevêque d'Aix-en-Provence, président de la Commission épiscopale française d'enseignement religieux, vient de communiquer le texte intégral des précisions que la Commission juge opportunes, au sujet de l'enseignement religieux en France.Voici le texte intégral du communiqué: A travers les efforts entrepris ces dernières années pour faire progresser renseignement catéchétique, et que louait le Saint-Père dans sa lettre au dernier congrès national de l’enseignement religieux, se sont introduites certaines erreurs et insuffisances que la Hiérarchie a le devoir de signaler pour qu’il y soit porté remède.1—On ne peut omettre, ni surtout exclure positivement, pendant les premières années, l’enseignement des vérités surnaturelles fondamentales, comme le péché originel, la divinité de Notre-Seigneur Jésus-Christ et sa mission de Rédempteur du genre humain, le Saint-Esprit, les commandements de Dieu et de l’Église.Certains ont pensé que semblables omissions ou exclusions se justifiaient en raison de principes pédagogiques, valables pour les disciplines profanes: mais qui ne peuvent être justement appliqué à l’enseignement des vérités de la foi qu’en tenant compte de la nature particulière de toute formation religieuse, où s’insère l’action de la grâce.On s’en tiendra pratiquement aux règles suivantes: Déjà aux tout-petits, on enseignera, au moins globalement, les vérités fondamentales.A partir de l’âge de raison, ces vérités seront présentées de façon de plus en plus explicite et seront de plus en plus largement expliquées.De cette façon, il y aura un enseignement complet dès le début et le progrès portera seulement sur l’explicitation des vérités religieuses et sur la manière de les présenter.Pour éviter toute équivoque, on n’emploiera pas l’expression de « catéchisme progressif )).2 — La fonction spécifique et la fin prochaine du catéchisme sont de transmettre le message de l’Église, de donner l’enseignement religieux.C’est par là qu’il joue son rôle nécessaire et primordial dans l’éducation religieuse totale.Si donc le catéchiste doit se préoccuper de la formation actuelle de la conscience de l’enfant, et de l’insertion dans sa vie de l’enseignement donné, il accordera toujours la priorité à l’instruction religieuse proprement dite. ENSEIGNEMENT CATECHETIQUE 301 3 — Les procédés et activités catéchistiques seront jugés et admis en fonction du but surnaturel du catéchisme.Jamais ils en resteront sur un plan purement naturel (à moins qu’il ne s’agisse d’une préparation au catéchisme, utile pour certains milieux).En ce sens, le catéchisme évitera de faire une place trop grande à l’expérience du corps et de chacun des sens; il sera exigeant sur la valeur religieuse des (( devoirs )), des films, etc.4 — L’expérience religieuse n’est pas, par elle-même, un critère suffisant de la conscience morale.C’est pourquoi, tout en ayant le souci d’habituer l’enfant à écouter la voix de sa conscience et de le former à la générosité personnelle, il faut expliquer que la conscience d’un chrétien est informée par l’enseignement de l’Église, qui transmet la loi de Dieu, en donne l’interprétation authentique et la précise.5 — L’article 256 du (( Directoire pour la pastorale de la messe )) précise que les séances d’initiation à la messe ne dispensent pas du précepte de l’assistance à la messe du dimanche et des fêtes d’obligation.Certains prônent des manières de faire opposées, qui sont à proscrire.Avant de les employer dans l’instruction religieuse des enfants, on corrigera les manuels ou les méthodes où se trouveraient les erreurs ou insuffisances dénoncées ci-dessus.Ces directives veulent aider à éviter certains dangers insuffisamment discernés.Elles ne mettent pas en cause l’ensemble des efforts menés depuis plusieurs années, sous l’imputeion de la Commission nationale de l’enseignement religieux, pour assurer un catéchisme propre à nourrir et à faire croître la foi vive, et mieux adapté aux âges, aux milieux et aux (( besoins spirituels )) de l’enfant, pour éviter les abus d un pur didactisme, pour enrichir l’enseignement religieux par le recours à la Bible et à la liturgie, pour insérer le catéchisme dans une pastorale d’ensemble, pour l’étendre à toute la durée de la période éducative et même aux adultes, pour lui assurer Ja place qui est la sienne parmi les tâches de l’Église.Les catéchistes sont, au contraire, invités à poursuivre ces efforts; ils le feront sous le contrôle de la hiérarchie, en tenant compte notamment des directives données ci-dessus, et en union avec les organisations diocésaines ou nationales habilitées pour susciter et coordonner les efforts en faveur de l’enseignement religieux.France Comm.Episcopale d’Ens.Religieux. HIERARCHIE Lfl COnféR€nC€ CfiTHOLIQUÉ cflnflDienne Son Exc.Mgr Philip Pocock, archevêque de Winnipeg, a été réélu, le 14 novembre, président du conseil d’administration de la Conférence catholique canadienne, au cours de la réunion annuelle de l’épiscopat canadien où l’on a noté la présence de deux cardinaux et de 66 archevêques et évêques.Le conseil d’administration est formé de neuf membres, dont deux ont été élus à l’assemblée des 13 et 14 novembre et qui siègent au conseil d’administration pour la première fois.Ce sont Son Exc.Mgr Paul Bernier, archevêque-évêque de Gaspé, en remplacement de Son Exc.Mgr Charles-Eugène Parent, archevêque de Rimouski, sortant de charge; Son Exc.Mgr Michael C.O’Neill, archevêque de Régina, en remplacement de Son Exc.Mgr Joseph Gerald Berry, archevêque d’Halifax, sortant de charge.Son Exc.Mgr Paul Bernier, archevêque titulaire de Laodicée, en Syrie, archevêque-évêque de Gaspé, a été élu au poste de vice-président de la, Conférence catholique canadienne.Rentré au pays depuis peu, Son Exc.Mgr Bernier était depuis 1952 nonce apostolique à Costa-Rica.LL.EExc.NN.SS.Georges Cabana, archevêque de Sherbrooke; Patrick Skinner, archevêque de St-Jean, T.-N.et M.-J.Lemieux, archevêque d’Ottawa demeurent membres du conseil d’administration.Le conseil d’administration se compose également de LL.EEm.les cardinaux James C.McGuigan, archevêque de Toronto et P.-E.Léger, archevêque de Montréal, ainsi que de Son Exc.Mgr Maurice Roy, archevêque de Québec et primat du Canada.Les délibérations, mercredi et jeudi, 13 et 14 novembre, ont été précédées par la réunion du conseil d’administration, mardi, dont le travail s’est poursuivi mercredi et jeudi.La Conférence catholique canadienne, dont le but est d’assurer plus efficacement le progrès de l’Eglise et la coordination de l’activité catholique au Canada, groupe en tout 81 membres, dont quelques-uns n’ont pu assister à la réunion pour cause de maladie.La messe du Saint-Èsprit qui a préludé à l’ouverture de l’assemblée, le 13, a été célébrée par Son Exc.Mgr Philip Pocock, ar- LA CONFÉRENCE CATHOLIQUE CANADIENNE 303 chevêque de Winnipeg.La messe a été célébrée, le 14, par Son Exc.Mgr Charles-Eugène Parent, archevêque de Rimouski, ex-vice-précisent du conseil d’administration de la Conférence catholique canadienne.C’est par une prière de Son Ém.le cardinal James C.McGuigan qu’ont débuté les délibérations.Cette assemblée plénière a coïncidé avec la réunion des diverses commissions épiscopales et de différents comités chargés de l’étude de problèmes particuliers.Les sections française et anglaise que compte chacune de ces commissions siègent conjointement.La Conférence catholique canadienne déplore depuis la dernière assemblée, en novembre 1956, le décès de l’un de ses membres, Son Exc.Mgr Albini Leblanc, évêaue de Gaspé.Les évêques canadiens consacrés au cours de l’année ont été accueillis à la Conférence catholique canadienne, ce sont LL.EExc.NN.SS.Gérard Couturier, évêque du Golfe St-Laurent; Alexander Carter, coadjuteur de Sault-Ste-Marie; Albert Sanschagrin, o.m.i., coadjuteur d’Amos; André Ouellette, évêque auxiliaire de Mont-Laurier.Ottawa La Conférence Catholique Canadienne.Regina Mundi contrôle les études théologiques des religieuses La Congrégation des Religieux a publié un décret réglant le rattachement à 1 Institut pontifical Regina Mundi des autres instituts du même genre.L’Institut Regina Mundi, dont le siège est à Rome, organise des cours de théologie en quatre langues et d’une durée de trois ans, pour les religieuses qui se consacrent à l’enseignement ou à toute autre activité exigeant des connaissances théologiques approfondies.Les Instituts rattachés au Regina Mundi, suivant la réglementation établie par le décret, sont placés sous le patronage de ce dernier et leurs diplômes sont reconnus valides.Les Instituts rattachés au Regina Mundi devront lui faire parvenir un rapport annuel.Regina Mundi aura la faculté de faire inspecter ces Instituts par ses représentants. INSTITUT SÉCULIER L’inSTITUT $€CULI€R OPUS D€l (fin) Les membres de l’
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