La vie des communautés religieuses /, 1 février 1961, Février
Vie des communautés religieuses : T: \p\fi .Y X > '(' C ji ., 1 I ! l , Xs; N '/ J- dans ce numéro Une heureuse expérience Guy Bélanger, ptre Le Vénérable Libermann Adolphe Poisson, CSSp.Exégèse des lieux communs Léo Boismenu, SSS.FÉVRIER 1961 la VIE des communautés religieuses xL A x A- • Revue publiée par les RR.PP.Franciscains de la Province St- Joseph au Canada, paraît le 15 de chaque mois, excepté juillet et août, en fascicule de 32 pages; • La Direction est assurée par un groupe de professeurs au cléricat théologique franciscain de Rosemont (Montréal) : • 'V " ' n ïh.l-"" x \ ^ - —r ._ V\ i R.P.Alonzo-M.Hamelin, O.F.M., Lecteur en Théologie Morale R.P.M.-Cantius Matura, O.F.M., Lecteur en Écriture Sainte R.P.Lorenzo Boisvert, O.F.M., Lecteur en Théologie Dogmatique./ ^ vA ¦5'./' v-v .d> —;-L v- \ ¦ L Tout ce qui concerne la Revue (envoie de manuscrits, consultations, service bibliographique, administration) doit être adressé à : La VIE des Communautés Religieuses 5750, Boul.Rosemont Montréal - 36 Tél.: CL 9-6911 PRIX DE L’ABONNEMENT : $2.75 Les abonnements commencent en JANVIER et tout changement d'adresse est accompagné de la somme de 25 cent.Nihil Obstat : R.P.Emmanuel Boisvert, O.F.M.R.P.Hippolyte Baril, O.F.M.xi r 3 ¦ 15 janvier 1961 A Chaque auteur porte la responsabilité de ses articles Autorisé comme envoi postal de la deuxième classe, Ministère des Poste, Ottawa.7 P la VIE des communautés religieuses Vol.19, n° 2 Février 19 61 présentation U assistance libre à la messe quotidienne dans les pensionnats tenus par des prêtres, religieux ou religieuses, pour des élèves catholiques, est un problème qui a semé le trouble dans la conscience de plusieurs.Le premier argument en faveur de la messe facultative est celui de la liberté à laisser aux enfants en face des devoirs religieux.Lé expérience semble démontrer que des vies entières ont été gâchées par l'imposition d'obligations observées en maugréant : (( J'ai entendu assez de messes pour toute ma vie )) (1).L'on craint également que la messe quotidienne obligatoire pour tous devienne une occasion de communions routinières et même indignes; il est facile de s'illusionner en voyant tout le groupe (ou à peu près) de pensionnaires venir communier.Il est en outre un fait assez significatif chez les jeunes; nous le prenons d'une lettre d'un éducateur d'expérience : (( Nos élèves (il s'agit de jeunes filles) ont été fortement influencées tant par les relations sociales que par l'esprit du monde à savoir se débrouiller.Plusieurs d'entre elles travaillent durant les vacances.Or il est extraordinaire de voir avec quelle aisance ces filles vous conduisent une réunion de J.E.C.en présence de l'assistante et de ! aumônier.Mais dès qu' elles arrivent à la question religieuse, c'est pitoyable ».L'assistance forcée à des devoirs religieux ne semble donc pas aider au développement de la personnalité religieuse.La réponse à ces arguments n'est pas non plus sans valeur.Lorsque Iélève franchit le seuil d'un pensionnat, on croit nécessaire de lui imposer un règlement.L'heure des classes, des récréations, des repas, du coucher est déterminée.On ne s'avisera pas à laisser la classe facultative, même si l'élève ne trouve pas la matière de son goût.Pourquoi, dès lors, laisser la messe libre, alors qu elle doit être pour tout chrétien (1) Voir par exemple l’enquête menée par M.L’abbé Paul-H.Carignan auprès des élèves des instituts familiaux de la Province de Québec, dans École de Bonheur, n° 17, février 1959. 34 LA VIE DES COMMUNAUTÉS RELIGIEUSES le centre de sa vie.On dira encore que les enfants sont trop jeunes pour faire un bon usage de leur liberté.Est-ce une réelle liberté que de les mettre devant le choix de passer une demi-heure dans une posture un peu gênante à la chapelle ou de rester chaudement au lit ?Chose certaine, lorsque la messe est libre, on ne voit à peu près plus personne à la chapelle.En fait toute cette discussion repose sur /’apprentissage à donner à l'enfant de sa liberté, comme aussi, disons-le, sur des positions acquises depuis longtemps.Des expériences ont été faites dans ce domaine : les unes suivies d'un retour précipité en arrière, les autres avec un certain succès.Le Séminaire de Valleyfield poursuit actuellement une expérience très sérieuse.Nous voulons ici en faire part à nos lecteurs, non pas tant pour les résultats acquis que pour la façon dont l'expérience a été menée.Nous sommes sûrs que ces quelques pages sauront alimenter les réflexions sur le sujet.Deux articles complètent ce numéro de la revue, dont l'un traite de la contemplation selon le P.Libermann et l'autre tend à préciser différents slogans qui courent nos communautés.Une heureuse expérience (M.l’abbé Guy Bélanger).35 L'article expose les principes fondant l'expérience de la messe facultative au Séminaire de Valleyfield et les moyens mis en œuvre pour la réaliser.Le Vénérable Libermann (Adolphe Poisson, C.S.Sp.).42 La contemplation reste pour le religieux un sujet d'actualité.L'auteur nous incite à cette contemplation en nous traçant l'itinéraire spirituel du Vénérable Libermann, juif converti.Exégèse des lieux communs (Léo Boismenu, S.S.S.).48 Il existe dans nos communautés des termes qui distillent beaucoup plus facilement l'erreur que la part de vérité qu'ils contiennent.Le P.Boismenu aborde quelques-unes de ces expressions qui tentent trop souvent d'excuser les déviations les plus regrettables.* * * La Commission épiscopale pour l’Amérique Latine (Mgr Lemieux, O.P.).58 A votre service.61 Pour vos lectures.63 une heureuse expérience Pour qu’on sache bien, en partant, la situation et le règlement qui prevalent dans la maison dont nous allons parler, nous dirons tout de suite que la messe quotidienne est facultative chez les grands (Belles-Lettres à Philosophie inclusivement) tous les jours sur semaine; chez les jeunes, les mardi et jeudi.Les principes évoqués : Il faut dire que le problème que nous avons d’abord voulu régler, est celui des grands.Pour le moment, une certaine liberté est accordée aux jeunes, mais le problème pastoral de la messe pour eux n’est pas encore solutionné de façon satisfaisante.De toutes manières, le passage à une plus grande liberté que les Autorités de la maison ont sanctionné à la suggestion de plusieurs éducateurs et en particulier des aumôniers de J.E.C.et du comité de liturgie, met en relief certains principes que nous voudrions signaler: Éduquer la liberté, à la faveur de certains cadres, mais non .A cette confidence correspond, à 30 ans de distance, la déposition d’un prêtre au procès de l’Ordinaire: « Il me recommandait de ne rechercher dans mes actions aucun plaisir, aucune satisfaction humaine.Voilà pourquoi, dans le commencement surtout, il fallait toujours avoir en mains le couteau du renoncement à soi-même, soit par rapport aux facultés spirituelles, soit par rapport aux sens )).L’exercice d’oraison favorisé par une vie fervente réagit sur elle par les résolutions qui le terminent et que notre directeur veut détaillées et pratiques.Il réagira aussi par la liaison étroite avec l’examen particulier qui prend facilement, chez Libermann, la forme d’oraison où l’on « se met tranquillement en face de Dieu )), où « l’on ne quitte pas Dieu pour courir après ses fautes », où le travail (( est de cœur plutôt que d’esprit ».Terminons ce deuxième point par une citation lumineuse: « Vous n’avez pas besoin de prendre de résolution dans l’oraison, vous en prendrez dans le courant de la journée, car il faut vous tenir toute la journée à peu près dans le même état, sans contention, ni ténacité, mais doucement, paisiblement.» C) — Du sensible à l'insensible.A travers l’oraison d’affection, disons (( la vie d’affection », Libermann est à l’aise.Il en connaît toutes les phases, on pourrait dire: tous les secrets.Mais on ne le verra pas exposer à ses dirigés leur état actuel pour leur faire pressentir la transition qui doit suivre.Pour lui, « toutes les théories tranchées et détaillées sont inexactes et plus nuisibles qu’utiles.Les nuances de l’oraison sont extrêmement diversifiées ». 46 LA VIE DES COMMUNAUTES RELIGIEUSES Il est le témoin d’une action divine.Son rôle est de contrôler la correspondance de l’âme et de la placer dans l’état constant d’offrande.De là, dans ses lettres, l’abondance de certaines expressions — on dirait des clichés — mais chargés de sens et qui nous impressionnent encore.Ainsi cette petite phrase: (( Tenez-vous devant Dieu )), il la répète cent fois avec quelques variantes où se mêlent les noms de ses vertus préférées: la douceur, la paix, la confiance, l’humilité, la patience.L’âme avance dans l’oraison: ses affections se simplifient.Les auteurs la classeront dans la deuxième partie de l’oraison d’affection; Libermann se contentera de la mettre dans l’abandon le plus complet à la direction de l’Esprit.Peut-être, comme c’est arrivé à une âme, résistera-t-il à ses désirs, quand il ne les sentira pas appuyés suffisamment sur la vie.Un dirigé lui demande l’oraison de simple regard; il reçoit ce conseil: (( Vous n’êtes pas encore assez renoncé )).Un jour arrive où l’âme fervente se heurte à des sécheresses qui lui enlèvent la facilité jusque là connue: c’est la nuit des sens.Sera-t-elle fidèle ?Dieu voudrait attirer l’âme dans la partie intellectuelle, et là aussi, la frustrer de jouissances pour se l’unir et la faire entrer dans la contemplation infuse que Libermann considère comme la seule vraie oraison.Mais citons notre auteur: *xy « , ^ a , ¦nsnm , w; née rologie Les Sœurs Adoratrices du Très Précieux Sang : Sr Marie de la Visitation (Marie Alberta Vigeant).Les Sœurs de la Congrégation des Servantes du Cœur Immaculée de Marie : Sr Marie de la Purification (M.Louise Guillemette), Sr Marie de S.Vincent (M.Thérèse Dufour).Les Franciscaines Missionnaires de Marie : Sr Marie Michel des Saints (Marie Blanche Moisan).Les Petites Sœurs Franciscaines de Marie : Sr M.Angèle de Foligno (Alma Fiset).Les Sœurs de Charité de la Providence de Montréal : Sr Marie Adelphe (Marie Blanche Myre), Sr Luuis des Anges (Marie Alice Charette), Sr Rose Marie (Thérèse Tully), Sr Délia Villandré, Sr Léon de Sicile (Ovida Joly).Les Sœurs de la Charité de Québec : Sr Sainte Concorde (M.Alphonsine Morel), Sr Saint Domingue (M.Amanda Fréchette).Les Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie : Sr Marie Isidore (M.Indiana Cossette).Les Sœurs de Sainte-Anne : Sr Marie Cécile Gertrude (Léôpoldine Sylvestre), Sr Marie Auxiliatrice (Marie-Anne Daigneault), Sr Marie Noël Chabanel (Thérèse Noël).Les Sœurs de la Charité de l'Hôpital Général de Montréal : Sr Orphena Da.gle.Les Sœurs Missionnaires de FLmmaculêe-Conception : Sr Marie de la Providence (Anna Paquette) ex-Supérieure Générale, Sr Thérèse de l’Enfant Jésus (Yvonne Gérin).Les Petites Sœurs de la Sainte Famille: Sr Sainte Mélanie (Eugénie Morin), Sr Sainte Auréa (Laurentia Lacelle).Les Sœurs de F Assomption de la Sainte Vierge: Sr Saint Cyrille (Joséphine Princie), Sr Saint Henri (Caroline Béland).IB film de vocation {16mm, durée de 55 min.) Pour la journée mensuelle des vocations, ou pour toute autre circonstance, les Petites Sœurs de l’Assomption mettent à la disposition de ceux qui en feraient la demande leur film L’ETERNEL MESSAGE ¦— une page d’Evangile vécue chez les pauvres.S’adresser à : Sr M.-Nôël Chabanel, Petites Sœurs de l’Assomption, 8909 Boul.Lasalle, Montréal.Tél.: DO 6-4820.- a < ¦ \ c t ; J vu ¦ V.i\
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