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Titre :
La vie des communautés religieuses /
Revue publiée à l'intention des membres des communautés religieuses catholiques. Elle aborde amplement les questions théologiques et vocationnelles et les enjeux d'adaptation aux changements sociaux. [...]

À consulter : Site Web de la revue, incluant un index de La vie des communautés religieuses (1942-2006).

Éditeurs :
  • Montréal :RR. PP. Franciscains du Canada,1942-2006,
  • Montréal :RR.PP. Franciscains de la Province St-Joseph au Canada,
  • Montréal, Québec, Canada :La vie des communautés religieuses,
  • Nicolet, Qué., Canada :publiée par un consortium de congrégations religieuses du Québec
Contenu spécifique :
Juin
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
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La vie des communautés religieuses /, 1962-06, Collections de BAnQ.

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VÎ6 des communautés religieuses LA COLLABORATION GRÂCE DU SIÈCLE d JUIN 1962 la VIE des communautés religieuses $ Revue publiée par les RR.PP.Franciscains de la Province St-Joseph au Canada, paraît le 15 de chaque mois, excepté juillet et août, en fascicule de 32 pages; 9 La Direction est assurée par un groupe de professeurs au cléricat théologique franciscain de Rosemont (Montréal) : R.P.Alonzo-M.Hamelin, O.F.M., Lecteur en Théologie Morale R.P.M.-Cantius Matura, O.F.M., Lecteur en Écriture Sainte R.P.Lorenzo Boisvert, O.F.M., Lecteur en Théologie Dogmatique.• Tout ce qui concerne la Revue (envoi de manuscrits, consultations, service bibliographique, administration) doit être adressé à : La VIE des Communautés Religieuses 5750, Boul.Rosemont Montréal - 36 Tél.: CL 9-6911 PRIX DE L’ABONNEMENT : $2.75 Les abonnements commencent en JANVIER et tout changement d'adresse est accompagné de la somme de 25 cents.Nihil Obstat : R.P.Emmanuel Boisvert, O.F.M.R.P.Hippolyte Baril, O.F.M.15 mai 1962 Chaque auteur porte la responsabilité de ses articles Autorisé comme envoi postal de la deuxième classe, Ministère des Postes, Ottawa. Juin 1962 la VIE des communautés religieuses Vol.20, n° 6 présentation La V.C.R.consacre sa livraison de juin au thème de la collaboration.Le sujet est réellement à l’ordre du jour.En un siècle où l’on n’entend parler que de congrès, de réunions, de commissions, d’entraide, il serait pour le moins curieux que les religieux ne cherchent pas à s’unir, eux aussi, pour travailler tous ensemble à répandre le règne du Christ.Toutefois, si nous voulons être tant soit peu attentifs, nous remarquons que depuis quelques années surtout, sur plusieurs plans, les religieux et les religieuses de notre pays se sont déjà organisés pour collaborer dans différentes associations.Nous essayons aujourd’hui de présenter, dans une vue d’ensemble, ces organisations.Nous aurions souhaité réaliser un travail exhaustif; malheureusement il n’est pas toujours facile de découvrir ce que nous ignorons.Nous remercions sincèrement ceux qui nous ont aidés dans nos recherches.A plusieurs ces pages ouvriront peut-être les yeux.On ignore bien souvent ce qui se passe autour de soi, même sur le plan religieux, parce que trop absorbé par ses propres préoccupations.On est évidemment au courant du travail qui se réalise dans la sphère de ses activités, mais on reste totalement ignorants de ce que font les autres.Peut-on formuler un souhait ?c’est qu’un rapport de ces diverses activités soit mis à la disposition de tous les religieux; cette chronique informative tiendrait au courant les différentes collaborations religieuses.De la sorte, l’éducateur ne pourrait ignorer ce que font ses frères hospitaliers et missionnaires.Et nous aurions ainsi davantage la persuasion que nous travaillons d’un commun effort et dans toutes les dimensions du Corps Mystique du Christ.La V.C.R.serait heureuse d’ouvrir ces pages à un tel service.* •* * Nous offrons d’abord à nos Lecteurs quelques réflexions fondamentales sur la collaboration qui apparaît de plus en plus comme la grâce de notre siècle.Nous donnerons ensuite de brèves indications sur les unions ou associations qui groupent présentement les religieux et 170 LA VIE DES COMMUNAUTÉS RELIGIEUSES les religieuses dans notre pays et dans les différentes provinces du Canada.D’où le sommaire suivant : La collaboration, grâce du siècle (Fulgence Boisvert, O.F.M.) 171 Bien des questions posées sur l’actuelle évolution rapide et profonde de l’humanité exigent des études en commun et ne trouvent de solutions que dans les initiatives communes.Alors que, autour de nous, tout se coalise, il serait rien moins que désolant de constater que des hommes unis par une communauté d’idéal et animés de la charité du Christ ne puissent réussir à s’unir pour assurer à leur vie et à leurs travaux une plus grande efficacité.Collaboration entre les deux clergés (Walter BÉdard, O.F.M.)081 Pourquoi le clergé séculier et le clergé régulier doivent-ils collaborer ?L’A.répond à cette question en analysant les réalités dogmatiques et sacramentelle qui fondent la véritable fraternité sacerdotale.Les collaborations religieuses Sur le plan proprement religieux Conférence religieuse canadienne .186 Jesus Pastor .187 Regina Mundi .187 Fédération des Fraternités du T.O.F.de l’Est du Canada 188 Sur le plan éducatif Fédération des Frères Éducateurs du Canada .189 Association des Religieuses Enseignantes du Québec .190 Sur le plan missionnaire Entraide Missionnaire .191 Commission Religieuse Canadienne de l’Amérique Latine 192 Raptim-Canada Ltée .193 Sur le plan hospitalier Association des Hôpitaux Catholiques du Canada .194 Commission Générale des Hôpitaux Catholiques de la Province de Québec .194 Association des Infirmières Catholiques du Canada .196 * -K- * A votre service.197 Pour vos lectures .199 la collaboration, grâce du siècle L’année en cours, 1962, figurera parmi les grandes dates de la vie de l’Église.Le Concile œcuménique qui s’y tiendra s’annonce comme devant faire prendre à cette institution l’un de ces “tournants” décisifs qui jalonnent son histoire et dont un grand historien nous a déjà fait admirer la sagesse(l).Ce qui importe le plus, toutefois, c’est bien d’entrer nous-mêmes dans l’esprit du Concile, qui est un esprit de rénovation.Cette réunion du Pape et des Évêques prendra l’aspect d’une sorte d’examen de conscience pour effectuer des mises au point.Le Pape veut en faire une entreprise de restauration de la vie chrétienne et un effort d’adaptation à des temps nouveaux manifestant des besoins nouveaux.C’est une invitation à procéder nous-mêmes à une rénovation de notre vie religieuse et de notre apostolat.A chacun s’impose l’obligation de s’interroger : “Suis-je le religieux que j’ai voulu être ?” Ainsi pourrons-nous marcher au pas de l’Église, qui est celui de l’Esprit-Saint.Ce souci de nous renouveler ne doit pas, néanmoins, s’exercer dans le rêve et l’anarchie.Ce serait introduire le désordre là où, au contraire, il s’agit de mettre plus d’ordres.Une revision de nos façons de penser et d’agir n’aura de valeur que si elle s’opère sur le plan communautaire et dans la soumission aux autorités de l’Église et de l’Ordre.L’un des buts principaux du Concile consistera à réaliser la prière du Divin Maître : “Qu’ils soient un, Père, comme nous sommes un !” L’Église et le monde en général sont actuellement préoccupés d’unité.Un lien de fraternité spirituelle nous unit tous les uns aux autres comme les membres d’une même famille.Cette vérité, il faut faire en sorte qu’elle devienne une réalité quotidienne vécue.Nous n’avons pas embrassé une religion d’ermites, vivant et travaillant séparés les uns des autres, mais une vocation de fils d’un même père, de frères s’aimant de charité les uns les autres, solidaires aussi les uns des autres, sous la gouverne d’un même législateur, toujours au milieu de nous, par sa règle de vie, par son esprit et par ses successeurs.(1) Godefroid Kurth, Y Église aux tournants de V histoire. 172 LA VIE DES COMMUNAUTÉS RELIGIEUSES Il existe, certes, beaucoup de bonne volonté chez tous, beaucoup de désirs de bien faire, mais ce sont là trop souvent des talents et des dévouements dispersés.Il en résulte que notre zèle apostolique se trouve privé de cette puissance d’action que procure l’union des énergies.Le vieil adage : “l’union fait la force” reste une vérité, même quand il s’agit d’une société spirituelle et surnaturelle comme la nôtre.Sans doute, Dieu n’a-t-il nul besoin de notre faible apport pour accomplir ses volontés salvifiques.En présence de sa sagesse infinie comme de son infinie puissance, nous demeurons toujours des serviteurs inutiles.Néanmoins, selon sa Providence ordinaire, il veut bien utiliser nos efforts pour réaliser ses fins.Le Divin Maître nous l’enseigna par un geste symbolique lorsque, pour nourrir la foule affamée qui l’entourait, il daigna se servir des quelques pains et poissons apportés par les apôtres.De même nous demande-t-il de mettre à sa disposition toutes nos possibilités, auxquelles il donne la fécondité.On connaît la formule de saint Ignace : “Il faut tout attendre de Dieu comme si tout dépendait de Lui, et agir comme si tout dépendait de nous”.Là donc où une collaboration plus intense est jugée utile, voire nécessaire à l’action apostolique, ce serait manquer à notre devoir que d’emprunter des voies par trop individualistes.Les temps sont changés Il faut bien se rendre compte, en effet, que les temps sont changés.Le monde moderne pose des problèmes inconnus des générations précédentes.Les forces du mal comme du bien se font de plus en plus collectives.Bien des questions posées par l’actuelle évolution rapide et profonde de l’humanité exigent des études en commun et ne trouvent de solutions que dans des initiatives communes.Presque tout se règle sur le plan social.Chaque jour les journaux nous entretiennent de congrès, de conventions, de mouvements nouveaux.Serait-il prudent de notre part de ne tenir aucun compte de ces changements et de garder nos méthodes de francs-tireurs ?Comme on le répète souvent, un monde nouveau est en train de naître.Ce monde s’oriente vers un nouveau paganisme que d’aucuns déclarent pire que l’ancien.En tant que fils de l’Église et responsables de son message, il nous appartient de proclamer ce message avec une vigueur nouvelle.Nous serions au-dessous de notre tâche, si nous ne savions pas unir toutes nos forces pour donner à notre action tout le LA COLLABORATION, GRÂCE DU SIÈCLE 173 rendement possible.Et puisque, d’une façon générale, pour être effective toute action demande maintenant d’être collective, et ce, même dans l’Église, autant dire que le dévouement individuel doit faire place, partout où les circonstances l’exigent, à un engagement concerté et organisé.Il devient donc nécessaire et urgent que chacun des religieux prenne une vive conscience de cette situation nouvelle.“Je fais mon travail; que les autres accomplissent le leur” est une formule à rejeter.L’efficacité des efforts doit, du moins en grande partie, être attendue de la coordination des énergies.Ce ne sont pas les valeurs spirituelles et intellectuelles qui nous manquent, pour jouer le rôle qui nous revient dans la société contemporaine.D’un peu partout nous arrivent des demandes de collaboration.Ce qui fait encore défaut, c’est la coordination de toutes ces valeurs.Cette harmonie des efforts, il faut l’établir au plan particulier de chaque maison, de chaque œuvre, comme au plan général de toute province.Non seulement toute division des esprits doit être bannie — il est par trop évident qu’il y a mieux à faire pour promouvoir le règne du Christ que d’entrer en lutte les uns contre les autres; — mais même le dévouement solitaire, s’ouvrant en évantail, doit faire place à l’engagement collectif.La philosophie scolastique nous enseigne que le premier bien commun d’une société réside dans son union.Dans une armée, par exemple, chaque soldat doit épauler son voisin.C’est cette union entre tous les combattants qui assure l’obtention du bien commun recherché : la victoire.Nous en sommes pour ainsi dire à cette exigence : rechercher d’abord l’union de nos forces.Seule cette étroite collaboration nous permettra de faire entendre la “bonne nouvelle” dont nous sommes porteurs.Sans elle, ce message ne pourra se répandre avec toute sa valeur conquérante.Nous avons donc un rôle à jouer en notre siècle paganisant, et rien ne doit être négligé pour le remplir au mieux de nos capacités.Union intérieure d’abord De toute évidence, quand il s’agit d’amener des hommes libres à collaborer, s’impose en tout premier lieu une unité à l’intérieur des âmes : une même fin pensée et voulue ensemble.Faire partie d’une même communauté religieuse, être affecté à une même œuvre ne sauraient jamais suffire, en soi, à créer la coopération.Ce ne sont là 174 LA VIE DES COMMUNAUTÉS RELIGIEUSES que les liens juridiques extérieurs.Ceux-ci n’ont d’efficace que s’ils sont informés par l’adhésion de chaque coopérateur.Cette union intérieure, principe de toute collaboration, elle existe déjà entre nous en vertu de notre persévérance dans notre vocation.Pourquoi, en effet, nous sommes-nous faits religieux sinon, en plus de poursuivre notre propre sanctification, pour travailler en commun au règne de Dieu et au salut des âmes.Le but de notre état de vie nous est donc commun à tous.Nous sommes liés les uns aux autres, pour nous apporter un mutuel appui dans la poursuite d’une même fin.Nous serions les plus malheureux des hommes si cet idéal fixé au moment de notre profession religieuse était disparu de notre vision.Nous ne serions plus que ce bel affadi digne de tous les mépris.Notre vie religieuse aurait perdu tout sens.De quelque nature que soit notre travail, sa fin ultime reste la même : Dieu et les âmes; et ce travail doit y trouver son dynamisme comme sa mesure.Par libre choix et par état de vie, nous sommes des professionnels de la vie évangélique.Notre mission dans le monde est d’en donner le témoignage, à l’exemple de notre Fondateur, et de diffuser par tous les moyens possibles la “bonne nouvelle” du salut par le Christ.Cette conviction une fois revivifiée dans nos âmes, il sera facile d’en accepter les conséquences logiques, d’accepter les sacrifices exigés pour qu’elle entre en action dans les meilleures conditions de réussite, lesquelles, en nos temps difficiles et de vie sociale intense, sont celles d’un apostolat communautaire.L’identité de la fin poursuivie ne saurait donc, pour nous, présenter des difficultés à l’union des énergies.Seuls les moyens pour atteindre cette fin pourraient offrir des divergences d’opinions qui, en soi, peuvent s’avérer toutes bonnes, toutes légitimes.Il faut pourtant que, même ici, l’unité des esprits et des volontés se crée.Cette unité ne peut se réaliser que par un très grand esprit de discipline.Toute œuvre commune, est-il besoin de le rappeler, exige la soumission à une autorité, de formes variées mais toujours chargée précisément de ramener les volontés à l’unité.Autrement les énergies se disperseraient, chacun se persuadant facilement pouvoir mieux réussir en agissant selon ses vues propres.Ainsi, le premier bien commun du groupe, rappelé plus haut, et qui réside dans l’union des forces, se trouverait volatilisé.Aucune collaboration n’est donc possible sans l’acceptation d’une autorité.Chacune de nos maisons, de nos œuvres apostoliques, comme nos provinces dans leur ensemble, sont LA COLLABORATION, GRACE DU SIECLE 175 pourvues de ces autorités pour ordonner notre travail.A ces autorités incombe le soins d’orienter les efforts, de les coordonner au mieux de leur sagesse.Certes, aucune de ces autorités n’oserait prétendre jouir du charisme d’infaillibilité.Il se peut donc que les sujets concernés aient sur tel ou tel problème apostolique des vues plus claires et plus justes.Rien ne s’oppose à ce qu’ils expose respectueusement leurs façons de voir, notamment à l’occasion des visites canoniques.Les autorités en cause sauront en faire leur profit.La prudence commande aux supérieurs de faire appel à toutes les informations utiles à l’exercice de leurs charges.Il reste, néanmoins, qu’il faut bien trancher les divergences en dernier ressort, si l’on ne veut pas que sévisse l’anarchie, ruineuse de tout effort concerné.Une fois une décision prise et communiquée aux intéressés, l’ordre demande, en plus de la vertu d’obéissance, la loyale collaboration dans le sacrifice de ses vues personnelles.Il s’agit, alors, de faire réussir même ce qui nous paraît moins sage, moins parfait, moins sûr.Autrement, nos refus compromettraient l’œuvre même à laquelle nous sommes attachés, alors que l’union des forces de tous auraient toutes les chances de la faire réussir.On le constate, cette discipline ne relève pas tant de l’intelligence que de la volonté.Nécessité de Vabnégation De telles dispositions, qui relèvent de la vertu morale et religieuse, ne vont pas sans abnégation.Il est toujours dur à la nature de renoncer à ses idées comme à ses volontés propres.Mais qui n’aperçoit, si on sait élever son esprit, la fécondité que peut retirer notre apostolat si, comme il se doit, ces sacrifices sont surnaturalisés ?On connaît les deux moyens évangéliques d’attirer la grâce sur notre zèle : la prière et le sacrifice.Notre règle nous presse de pratiquer l’une et l’autre.La pratique de cette règle, toutefois, ne comporte plus la même austérité qu’autrefois.Il ne faudrait pas croire qu’il y a dans ces adoucissements une moindre estime de la pénitence, une sorte de perte de foi en sa valeur et en son importance.Les âmes vraiment zélées pour Dieu et le prochain comprennent qu’il faut compenser cet adoucissement de la pénitence corporelle par la pénitence spirituelle à la portée de tous.Un apostolat plus concerté en offrira de multiples occasions.Une mesure disciplinaire a-t-elle été prise, une direction donnée ?Il peut être très facile de les critiquer, d’en étaler les déficiences, de les rejeter et finalement de les faire échouer.Mais 176 LA VIE DES COMMUNAUTÉS RELIGIEUSES nul ne saurait, de bonne foi, soutenir que cette manière d’agir s’avère la plus vertueuse, la plus agréable au Seigneur, la plus apte à attirer les bénédictions sur notre activité.Ce ne sont certainement pas là les voies de Dieu.Si nous sommes vraiment guidés par l’esprit de foi, la logique de cet esprit nous commande de voir les choses de plus haut, de nous rappeler que l’humilité et l’obéissance, l’abnégation de soi, d’apparence infécondes, deviennent devant Dieu des facteurs de succès.La vie et la mort du Christ sont humainement parlant des absurdités.Pourtant c’est sa crèche, sa vie cachée à Nazareth, sa vie publique sans cesse contrecarrée, sa mort en croix, qui ont engendré ses victoires.C’est son abnégation, son adhésion à la volonté du Père qui ont sauvé le monde.Ne croyons pas mieux faire en n’obéissant qu’à nos propres vues, et en négligeant d’accomplir celles de Dieu se manifestant dans les décisions des autorités.Peut-être, plus ou moins influencés par l’esprit du siècle, perdons-nous souvent de vue les moyens surnaturels pour n’accorder notre confiance qu’aux moyens naturels ?Quand, malgré nos loyaux efforts pour faire accepter nos idées, nos plans sont contrecarrés, un franc esprit de foi, dans cette épreuve, devient nécessaire.Autrement, c’est l’inévitable tentation de la révolte ouverte ou du moins de la retraite passive.Et qui sait si, en l’occurrence, ce n’était pas notre humble abnégation que sollicitait le Seigneur pour accorder sa bénédiction à l’entreprise.L’Évangile est plein de cette terrible leçon de la “folie de la croix” comme l’appelle saint Paul.Le disciple ne saurait être ni plus sage, ni plus grand, ni plus puissant que le Maître.C’est encore là l’enseignement de l’Évangile.Une telle abnégation surnaturelle n’amoindrit pas la personnalité du religieux.Au contraire.Le poète chrétien, Paul Claudel, a bien exprimé cette vérité lorsqu’il a écrit : “l’homme n’a pas de privilège plus grand que le sacrifice.C’est le couronnement de la liberté”.Il aurait pu ajouter : “c’est le couronnement de l’apostolat”.Union malgré la diversité des caractères Parlant de l’union à établir entre nous pour un meilleur rendement apostolique, il convient de vous entretenir un peu des difficultés provenant de la diversité des caractères; chaque religieux ayant le sien avec ses qualités et ses défauts.Cette diversité, il faut l’admettre, rend toujours un peu pénible le travail d’équipe.Étant donné la difïé- LA COLLABORATION, GRACE DU SIECLE 177 rence des éducations premières reçues, des tempéraments, des goûts, des dispositions, des connaissances et expériences acquises, il est impossible que certains heurts ne se produisent pas.Il faut s’y attendre.Ce ne sont pas là, toutefois, des obstacles insurmontables, et ces heurts ne doivent pas paralyser les efforts à mener en commun.C’est affaire de compréhension et de charité.C’est affaire aussi de savoir s’expliquer.Que de mésententes s’évanouiraient si les intéressés savaient s’ouvrir l’un à l’autre.Il est d’expérience quotidienne que l’imagination se montre très habile à grossir les griefs à l’égard les uns des autres.Il est rare qu’une loyale conversation, où chacun expose ses façons de voir, ne dissipe pas des difficultés d’apparence insurmontables; sur ce point, les laïcs nous donnent souvent d’exemplaires leçons.Parmi les vertus sociales à pratiquer, il en est une que nos temps sont malheureusement portés à oublier : celle de la mutuelle indulgence.Ne vouloir supporter chez les autres aucune déficience, les charger de la responsabilité de tous les malaises, ne jamais s’examiner pour découvrir la part de mésentente dont chacun est d’ordinaire responsable — il est courant de dire : “les torts ne sont pas tous du même côté” — sont des attitudes qui ne peuvent venir que d’un manque d’humilité.Les suites du péché originel nous atteignent tous, chacun en porte la tare.Chacun aussi a un certain droit à ce qu’on exerce la miséricorde à son endroit, comme Dieu lui-même nous en donne l’éloquent exemple.Sans l’exercice de cette bienveillance miséricordieuse et mutuelle, il ne serait guère possible d’établir la collaboration entre des hommes.Attendre que nos frères soient sans déficience aucune avant de s’unir à eux pour une commune action serait pratiquement opter pour un perpétuel refus.Même les saints, ces parfaits relatifs de la terre, ne réussissent pas toujours à rencontrer les vues de tous.Souvent ils ne sont compris et appréciés qu’après leur mort.Il s’agit donc, ici, de toute autre chose que de la camaraderie, alliance sentimentale, d’ailleurs souvent éphémère, qui naît des sympathies naturelles.C’est la charité surnaturelle, la charité compréhensive et indulgente, la charité la plus pure, qui doit entrer en action et entretenir l’union qui s’exprime par la patience.Encore ici, il y a exigence de sacrifices, mais sacrifices à verser devant le Seigneur au compte de l’œuvre pour attirer sur celle-ci la fécondité de la croix. 178 LA VIE DES COMMUNAUTÉS RELIGIEUSES Union à tous les paliers de nos activités Cette collaboration entre nous est à établir à tous les paliers.Unis, nous serons forts pour le bien de la force de l’ensemble.Gardons-nous d’élever des barrières entre nous, entre nos maisons, entre nos œuvres.Ce qui est demandé à chacun des religieux, ce n’est pas de défendre une cause, des intérêts, comme si cette cause et ces intérêts lui étaient particuliers, mais d’apporter son loyal effort pour le triomphe de la cause commune.Le service de Dieu et des âmes est la seule tâche à laquelle nous sommes voués, et pour la réaliser en commun.Les temps réclament que nous quittions notre isolement pour œuvrer ensemble.Gardons-nous d’agir plus ou moins en embusqués, avec l’illusion de mieux réussir notre vocation.Qu’il s’agisse de l’action évangélique dans nos diverses maisons, de l’apostolat en pays infidèles, de la prédication en nos contrées, des activités paroissiales, des œuvres d’éducation ou de toute autre action apostolique, les échanges de vues, la mise en commun des connaissances, ne peuvent être qu’enrichissantes.Les quelques expériences tentées en ont fourni des preuves.Ces initiatives seront plus fructueuses encore si un tel effort de collaboration anime tous les esprits.Il n’y a guère de science, de problèmes, à l’heure actuelle, qui ne fassent appel à de telles rencontres, même sur le plan international.Pourquoi n’aurions-nous pas recours aux mêmes moyens pour l’avancement du règne de Dieu ?Ultime appel Alors que, autour de nous, tout ce coalise, et malheureusement pas toujours pour les bonnes causes, il serait rien moins que désolant de constater que des hommes déjà unis par une communauté d’idéal et animés de la charité du Christ ne puissent réussir à s’unir pour assurer à leur vie et à leurs travaux une plus grande efficacité.Nous avons exposé les raisons qui nous paraissent militer en faveur de cet esprit de collaboration.Mais c’est de plus haut qu’il faut l’attendre.Cette union des esprits et des énergies ne pourra s’établir que si d’abord nous vivons tous, à l’exemple de notre Fondateur, l’union au Christ.C’est là l’essentiel de notre vie religieuse.Christus vita vestra : le Christ est votre vie (Col 3,4) nous enseigne saint Paul.C’est le point le plus fondamental, le plus profond du dogme chrétien, LA COLLABORATION, GRÂCE DU SIECLE 179 la synthèse des desseins de Dieu sur nous.C’est bien cette vie du Christ en nous qui peut aussi réaliser l’union entre nous.Comme s’exprime encore saint Paul, le “Christ n’est pas divisé”, il est un dans la diversité de ses membres.Si nous laissons la gouverne de nos vies à son Esprit, nous ne tarderons pas à progresser dans l’union fraternelle, prêts à nous apporter un mutuel secours comme les membres d’un même corps.Partout dans le monde, se fait sentir une soif d’unité.Seul le Sauveur, avec son appel à l’amour et le secours de sa grâce, peut établir cette fraternité entre les hommes.Mais, encore une fois, notre effort ne trouvera toute son efficacité que dans l’union de nos énergies.L’unité, osons-nous affirmer, paraît être la grande grâce du siècle.C’est la grâce du Corps Mystique du Christ, plus enseignée, mieux comprise, mieux vécue.Ne laissons pas tomber cette grâce à côté de nous.Sachons, tout au contraire, en nourrir abondamment nos âmes.La moisson en deviendra d’autant plus abondante et notre sanctification personnelle, plus élevée.Montréal.Fulgence Boisvert, O.F.M.Ministre Provincial des Franciscains. collaboration entre les deux clergés Dans les diocèses, dans les œuvres, dans les missions on trouve, travaillant côte à côte, prêtres séculiers et prêtres réguliers.Cet effort en commun pour le royaume de Dieu est chose de fait, un bien toujours désirable, un idéal à réaliser de plus en plus.On ne peut qu’espérer que le Concile œcuménique donnera à l’Église toute entière une nouvelle conscience de cette collaboration indispensable avec de nouvelles dispositions pastorales.Mais déjà l’Église existe pleinement constituée; ses réalités sont présentes parmi nous; déjà nous pouvons discerner les fondements de toute collaboration, présente ou à venir, entre prêtres appartenant à un diocèse et prêtres membres d’un institut religieux.Car ces fondements ne sont pas d’ordre juridique ou disciplinaire — et donc variables — mais sont d’ordre dogmatique et sacramentelle, immuables parce qu’appartenant à la constitution même de l’Église et de la nature des sacrements.Les réflexions suivantes ne veulent que rappeller ces réalités qui sont soujacentes à tout travail sacerdotal, et suggérer que le prêtre, séculier ou régulier, se sentira plus confiant et plus assuré en méditant sur les fondements divins de son effort sacerdotal.* * * Quelles sont ces réalités ecclésiales qui doivent donner consistance à toute volonté sacerdotale et fondement à toute spiritualité sacerdotale ?Quelles sont ces choses objectives, froides, irrécusables, de droit divin, les mêmes pour tous, dont tout prêtre doit prendre conscience pour savoir avec assurance ce qu’il fait dans le sacerdoce, et pour savoir pourquoi il collabore avec ses confrères de l’autre clergé ?D’abord, il y a l’unité intrinsèque du sacerdoce.Il n’y a pas deux sortes de sacerdoce, un sacerdoce séculier et un sacerdoce régulier.Prêtre séculier et prêtre régulier reçoivent l’unique sacrement de l’Ordre, sont marqué du même caractère sacramentel, sont conditionnés par les mêmes exigences de cet unique sacrement, ont, en tant que prêtres, le même rôle à jouer.Ce fait a été signalé par les Statuts annexés à la Constitution apostolique Sedes sapientice du 31 mai 1958 sur la formation des COLLABORATION ENTRE LES DEUX CLERGÉS 181 religieux clercs.Les Statuts affirment “l’unité intrisèque du sacerdoce catholique” et, à cause de cela, accordent pleine reconnaissance juridique à la formation sacerdotale accordée aux clercs séculiers qui fréquentent un scolasticat de religieux.Le Droit canon, pareillement, accorde la même reconnaissance à la formation donnée aux clerc religieux qui fréquentent un séminaire de clercs séculiers (can.587, par.3).Une deuxième réalité de base, c’est que le sacerdoce du prêtre est, essentiellement et de droit divin, un sacerdoce de collaboration, de collaboration avec un évêque et, par conséquent, de collaboration avec ses égaux qui comme lui sont collaborateurs du même évêque.Les formules du Pontifical romain pour la collation des Ordres désignent le sacerdoce du prêtre comme étant de deuxième rang, secundi meriti et le prêtre comme collaborateur de l’évêque, cooperator ordinis nostri.Seul dans l’Église l’évêque possède la plénitude du sacerdoce; seul il exerce un pouvoir sacerdotal en son nom propre et non comme donnant extension ou prolongement au pouvoir d’un autre.Le prêtre, lui, exerce son pouvoir comme continuateur d’un évêque.Le prêtre ne prêche pas ni ne confesse en son propre nom mais seulement comme délégué d’un évêque — de l’évêque local ou de l’évêque universel, le Pape.Il importe de souligner que cette relation évêque-prêtre n’existe pas seulement comme disposition canonique ou disciplinaire mais qu’elle est d’institution divine, fondée sur l’être même du sacrement de l’Ordre.Que le prêtre exerce ses fonctions en dépendance d’un évêque, cela ne se fait pas seulement pour le bon fonctionnement de l’Église ou du diocèse, affaire d’organisation ou de discipline.C’est le sacrement même de l’Ordre qui exige cela, sacrement que l’évêque reçoit en plénitude et que le prêtre reçoit en participation.Une troisième réalité qui intervient ici, c’est la constitution divine de l’Église.Il y a l’Église universelle qui s’étend du globe entier, et qui a son évêque avec juridiction sur le globe entier.Cet évêque est bien Catholicœ Ecclesiœ episcopus.C’est le titre que le Pape a employé, par exemple, en signant la définition dogmatique de l’Assomption et la convocation du deuxième Concile du Vatican (Constitution apostolique Humanœ salutis du 25 décembre 1961).Le Pape est évêque du monde entier, avec pouvoir épiscopal direct sur chacun des fidèles et chacun des prêtres (can.218).Il y a aussi des Églises 182 LA VIE DES COMMUNAUTÉS RELIGIEUSES particulières, chacune avec son évêque propre possédant, en son nom propre, juridiction sur les fidèles de son diocèse et pouvant accorder juridiction déléguée à des prêtres pour que ceux-ci deviennent ses collaborateurs et prolongent son sacerdoce plénier dans son territoire par la prédication, les sacrements, l’administration.L’évêque diocésain a son pouvoir limité par les frontières de son territoire et par le fait qu’il possède un episcopatus subordinatus — c’est l’expression du Droit canonique (can.108, par.3) — un pouvoir épiscopal subordonné au Souverain pontife.Mais cela n’empêche pas que l’évêque diocésain exerce son sacerdoce plénier en son nom propre et non comme délégué du Pape.Tout cela est aussi de droit divin.Un autre élément de la constitution donnée par Dieu à l’Église, c’est que les évêques du monde entier, en union avec le Souverain pontife, ont un pouvoir et une responsabilité réels sur l’Église universelle et non seulement sur la totalité de leurs diocèses respectifs.Cela se voit notablement lors d’un Concile écuménique.C’est cela aussi qui est sousjaceant à ce remarquable mouvement de nos jours qui met des prêtres des diocèses de l’Amérique du nord à la disposition des évêques de l’Amérique latine.* * 4C- Si on rapproche ces deux entités : le sacrement de l’Ordre et la constitution de l’Église, on constate qu’il en découle plusieurs conclusions.D’abord, tout prêtre, séculier ou régulier, est nécessairement collaborateur du Souverain Pontife, Catholicœ Ecclesiæ episcopus, qui a toujours juridiction épiscopale sur lui comme prêtre.De fait, il y a plusieurs cas courants où le prêtre exerce son ministère comme collaborateur immédiat du Souverain pontife.Un de ces cas, c’est celui du prêtre qui absout un mourant en se servant de la juridiction que lui accorde le canon 882, c’est-à-dire, que lui accorde le Pape.Un autre de ces cas, c’est celui du prêtre qui entend des confessions en pleine mer, selon le canon 883.Ici encore, c’est le Souverain pontife qui lui accorde la juridiction et le fait participant de son pouvoir sur le monde entier.En effet, la juridiction prérequise (e.g.de l’Ordinaire du port de mer) n’est que la condition; quand cette condition est vérifiée le Pape donne juridiction pour cet espace océanique qui est en dehors de tout diocèse local mais non en dehors du sien. COLLABORATION ENTRE LES DEUX CLERGÉS 183 Ensuite, le prêtre peut être collaborateur de l’évêque local qui lui donne juridiction dans son diocèse, e.g.pour la prédication ou les confessions.De fait, il sera presque toujours collaborateur d’un évêque diocésain.Cependant le Souverain pontife peut avoir des prêtres à qui il donne directement juridiction pour les fidèles qui ont déjà un évêque local.Il peut faire cela comme Catholicœ Ecclesiœ episcopus.C’est le cas de prêtre séculiers attachés à une basilique exempte (c’est-à-dire exempte de la juridiction de l’évêque local, mais jamais exempte de celle de l’évêque universel).C’est encore le cas de certains prêtres religieux.Exemption veut dire seulement que ces prêtres agissent visiblement comme collaborateurs directs du Souverain pontife.Le sens profond de ce pouvoir papal s’exerçant en ligne directe, c’est que l’Église est une et universelle.Une autre conclusion, et des plus importantes, c’est qu’il y a un même lien évêque-prêtre entre le Souverain pontife et tous les prêtres du monde entier.Ce même lien les unit tous au Pape, et étant tous unis à un même centre, ils se trouvent tous unis entre eux.Il y a donc une grande fraternité, mondiale et de droit divin, qui réunit tous les prêtres, séculiers ou réguliers, de tout rite et de tout diocèse.Et ils sont réunis précisément comme collaborateurs, cooperatores, selon le mot du Pontifical.Donc, en vue du travail sacerdotal à accomplir ensemble, ensemble avec le Souverain pontife et ensemble entre eux.Mais en plus de cette fraternité mondiale, il y a également une fraternité locale, qui réunit tous les collaborateurs de l’évêque diocésain.Car il y a aussi un lien évêque-prêtre sur le plan local.Ce lien, ce n’est pas l’incardination, ce n’est pas le status “diocésain” ou séculier d’un prêtre; c’est le lien sacramentel par lequel l’évêque, en accordant juridiction à un prêtre, le rend effectivement son collaborateur.C’est ce lien qui constitue le véritable presbyterium autour de l’évêque (même s’il n’est pas vérifiable que ce groupe corresponde historiquement avec le presbyterium dont parlent S.Ignace d’Antioche et l’Antiquité chrétienne).Tous les prêtres, séculiers ou réguliers, de passage ou en résidence, incardinés ou non, qui reçoivent juridiction de l’évêque local sont par le fait même membres de cette fraternité et au même titre sacramentel et ecclésial.Devenus collaborateurs de cet évêque, ils doivent aussi travailler un union avec les autres cooperatores de cet évêque.C’est ce lien sacramentel unissant les prêtres avec l’évêque local, et les unissant entre eux, qui est la grande réalité en ce domaine de collaboration entre “les deux clergés”. 184 LA VIE DES COMMUNAUTÉS RELIGIEUSES Il y a certes d’autres liens fraternels entre prêtres.L’incardination en est une; les prêtres incardinés à un même diocèse sentent vivement 1 esprit fraternel qui les unit.Il y a le doux lien d’une Règle commune pour les membres d’un institut religieux.Mais ces liens, entre incardinés et entre réguliers, concernent le sacerdoce moins directement que le lien qui vient du sacrement de l’Ordre et de la constitution de l’Église.Cependant il est très vrai aussi que les liens ascétiques et juridiques de l’incardination et de la Règle commune favorisent et fortifient le lien sacramentel, et le rendent, partiellement du moins, visible et tangible.Et si on apprécie devant le Seigneur et fortifie avec sa grâce le lien charitable et pratique qui réunit confrères du diocèse ou de l’institut, on appréciera encore plus vivement et fortifiera encore plus sûrement les liens qui unissent les prêtres collaborateurs d’un même Souverain pontife et d’un même évêque.Le lien évêque-prêtre est l’arc-en-ciel unissant sacerdoce participé au sacerdoce plénier, signe “de l’éternelle alliance entre Dieu et tous les êtres vivants qui sont sur la terre” (Genèse 9,16).Il y a donc deux fraternités, existentes, réelles, de droit divin, fondées sur le sacrement de l’Ordre (avec son caractère indélébile) et sur la constitution, immuable de l’Église.Elles appartiennent au domaine des réalités ecclésiales; elles ne viennent pas de dispositions juridiques dissolubles ou modifiables.Elles n’appartiennent pas à une spiritualité d’école ou à une ascèse particulière, suggestive, inspiratrice, mais facultative, ne s’imposant pas.Au contraire, ces deux fraternités, universelle et locale, sont des réalités qui existent, qu’on en prenne conscience ou non.Seulement, si tel ou tel prêtre ne soupçonne pas leur existence, c’est lui qui en souffre.Son effort de collaboration sacerdotale avec les autres prêtres manquera de ses bases les plus solides et les plus réelles.Il agira peut-être, mais sans réaliser pleinement pourquoi il agit sans connaître pleinement le plan de Dieu, l’économie divine, selon laquelle Dieu lui demande tel ou tel effort sacerdotal.* * * Pour résumer : Clergé séculier et clergé régulier, pourquoi doivent-ils collaborer ?Quelles sont les bases permanentes, inchan-geables, de cette collaboration, bases auxquelles le prochain Concile général ne pourra que donner un nouveau relief ?Le premier fondement, c’est le fait que tout prêtre est collaborateur de l’Évêque de COLLABORATION ENTRE LES DEUX CLERGÉS 185 l’Église universelle; qu’il y a donc une fraternité mondiale réunissant tous les prêtres du monde entier pour un entr’aide fraternelle.L’autre fondement, c’est qu’il y a une deuxième fraternité, à laquelle appartient tout prêtre qui reçoit juridiction d’un évêque local.Prêtres du monde entier, Latins, Orientaux, séculiers, réguliers, africains, sud-américains, sont tous confrères sous le Souverain pontife dont ils sont les collaborateurs dans l’Église universelle.De plus, les prêtres travaillant dans un diocèse, incardinés ou prêtés, séculiers ou réguliers, de passage ou permanents, sont encore tous confrères sous l’évêque qui en fait ses collaborateurs dans son Église particulière.Prendre conscience de cette double fraternité, c’est prendre conscience du plan de Dieu pour ses prêtres, c’est se fortifier, c’est agir en sachant ce que l’on fait et pourquoi on le fait.C’est le rationabile obsequium du prêtre.St.Francis College, Biddeford, Maine.Walter Bédard, O.F.M. les collaborations religieuses I SUR LE PLAN PROPREMENT RELIGIEUX conférence religieuse canadienne Origine historique Conformément aux ordonnances de la Sacrée Congrégation des Religieux, est établie et instituée, au Canada, l’association des supérieurs majeurs des instituts d’hommes et de femmes, organisée et gouvernée selon les statuts approuvés par le Saint Siège.Cette association a pour nom officiel : Conférence Religieuse Canadienne (CRC).Elle est une création du Congrès religieux canadien tenu à Ville Saint-Laurent, près de Montréal, du 26 au 30 juillet 1954.La Conférence représente, par l’entremise de leurs Supérieurs majeurs, l’ensemble des 60,000 religieux et religieuses du Canada.Cette association, en vertu de ses constitutions, est divisée en deux branches, la branche masculine et la branche féminine, dont chacune possède un Conseil de Direction comprenant un président, un secrétaire, un trésorier et des conseillers.De plus la Section féminine possède un conseiller moral, religieux-prêtre, dont la nomination est soumise à l’approbation de la Sacrée Congrégation des Religieux.Le président actuel de la Conférence Religieuse Canadienne est le R.P.Thomas-Marie Rondeau, O.P.Le R.P.Sylvio Ducharme ,O.M.I.est à la charge du secrétariat permanent.Orientation Le but général de la Conférence est d’entretenir et de promouvoir entre les différents instituts religieux, au Canada, une cordiale et active fraternité.Ses principaux moyens d’action sont les réunions plénières qui, chaque année, grou- pent en comités distincts les supérieurs majeurs des instituts masculins et féminins, et l’Assemblée générale qui les réunit tous, une fois tous les trois ans.L’immensité du Canada, divisé en dix vastes provinces pourvues de législations distinctes, le bilinguisme du pays, la variété même des tâches auxquelles se consacrent religieux et religieuses, Pères et Frères, ont amené la C.R.C.depuis les débuts à concentrer le meilleur de ses efforts à la poursuite de cette unité profonde entre les divers instituts religieux que souhaite la Sacrée Congrégation des Religieux, en vue d’une culture plus efficace de la perfection chrétienne au sens évangélique, but primordial de tout état de perfection.La C.R.C.publie un Bulletin qui offrent quelques informations des diverses activités de l’association ou du monde religieux, et Donum Dei.Donum Dei se présente comme les Cahiers de la Conférence Religieuse Canadienne.Cette publication vise d’abord et avant tout à l’enregistrement des conférences et échanges LES COLLABORATIONS RELIGIEUSES 187 de vues des Assemblées annuelles de la C.R.C.A oe titre, elle peut être considérée comme la continuation des Actes du Congrès religieux canadien de 1954.Donum Dei paraît au moins une fois par an, en anglais comme en français, de telle façon que chacune des deux éditions reproduise intégralement les mêmes textes.N’assumant, pour toute fin pratique, aucune obligation sous le rapport de la périodicité, les Cahiers de la C.R.C.ne s’imposent pas davantage de limites quant au nombre de pages de chaque numéro.Ils sont édités sous la vigilance du Président et d’une Commission technique par les soins du Secrétariat permanent.Siège social : SECRÉTARIAT PERMANENT DE LA C.R.C.324, est rue Laurier, Ottawa 2, Ontario Tél.: 234-6026 jesus pastor Origine historique Le 2 juillet 1960, en l’auditorium des Facultés ecclésiastiques de l’Université d’Ottawa, avait lieu l’ouverture officielle de l’Institut Jesus Pastor.Déjà en 1952, une vingtaine de Frères Provinciaux avaient formulé une résolution à l’effet de promouvoir chez les Frères les sciences religieuses et apporter une aide efficace aux Frères Directeurs.Mais ce n’est qu’en 1959, le 5 juin, en la fête du Sacré Cœur, que le Conseil des Provinciaux votent en principe la création d’une école de chefs; elle se réalisera en fait en 1960, le 17 octobre.Le 24 novembre de la même année, la S.C.des Religieux approuve la fondation, reconnue depuis janvier par l’Université d’Ottawa.But L’Institut Jesus Pastor est une école de pastorale destinée aux Frères Enseignants de notre pays.Il n’est pas une simple école de systématisation; c’est aussi et plutôt, dans une intense vie religieuse, un ensemble de cours destinés à rappeler, à compléter, à coordonner les connaissances acquises, à les mettre à jour et à les interpréter selon la pensée profonde et actuelle de la Sainte Eglise.Le directeur actuel est le Vén.Frère Frédéric, E.C, Siège social : INSTITUT JESUS PASTOR 460, King Edward, Ottawa, Ontario.regina mundi Origine L’institut Regina Mundi est une organisation religieuse, au plan international, qui date de l’année mariale.Installé d’abord à titre provisoire chez les Sœurs de Saint-Joseph de Cluny dès le 18 octobre 1954, il fut inauguré solennellement, le 21 novembre 1957, dans les locaux qu’il occupe actuellement.C’est le 31 mai 1955, première célébration de Marie Reine du Monde, que l’Institut a été rigé juridiquement par Décret de la S.Congrégation des 188 LA VIE DES COMMUNAUTÉS RELIGIEUSES Religieux.Le 11 février 1956, S.S.Pie XII, par le Motu Proprio Nihil Ecclesiœ antiquius, le déclare Pontifical et fixe les normes fondamentales que les statuts promulgués par la S.C.R., développent avec plus d’ampleur et de détails.Le 12 mars 1957, enfin, la S.C.R.détermine les précisions relatives à l’agrégation à ce même institut.Aujourd’hui Regina Mimdi compte plusieurs instituts agrégés dans le monde entier.Plusieurs religieuses canadiennes y suivent les cours.But Le but de l’Institut Pontifical Regina Mundi est de donner aux religieuses, aux membres des Sociétés sans vœux et des Instituts Séculiers, et en général aux âmes vouées à la perfection et à l’apostolat, une culture solide et complète dans les sciences sacrées, qui les prépare sérieusement aux offices de gouvernement et de formation au sein de leur Institut, ou aux œuvres extérieures d’apostolat, spécialement à l’enseignement de la religion dans les hautes classes du cours secondaire, ou dans les centres d’études supérieures.L’Institut admet des élèves à titre régulier et à titre spécial.Le caractère “religieux” dans lequel baigne ces études, a toujours été jalousement conservé.Adresse : REGINA MUNDI Via Crescenzio, 86 Rome, Italie.fédération des fraternités du tiers-ordre franciscain de l'est du canada Origine Les Fraternités du Tiers-Ordre franciscain de l’Est du Canada, de langue française, viennent de se réunir en Fédération.La préparation immédiate du Concile œcuménique appelle tous les hommes à s’unir pour le plus grand bien de l’Église.Les fils de saint François veulent donner l’exemple de la plus franche et entière collaboration.Des statuts ont été élaborés et approuvés d’abord par les Ministres Provinciaux des deux obédiences (Capucins et Franciscains), le 20 janvier 1961, puis par les Ministres Généraux au cours des mois suivants.But La Fédération veut : promouvoir le Tiers-Ordre et accroître ses fruits de sanctification personnelle ainsi que son rendement apostolique et social; favoriser l’union et la collaboration de tous les Directeurs et membres des Fraternités de deux obédiences; donner à toutes les œuvres du Tiers-Ordre du même territoire une orientation uniforme et plus efficace.Le T.R.P.Marie-Antoine, provincial des Capucins, a la présidence actuelle de la Fédération; le T.R.P.Fulgence Boisvert, provincial des Franciscains, est le vice-président.Siège social: FÉDÉRATION DU T.O.F.DE L’EST DU CANADA 2080, ouest rue Dorchester, Montréal 25, Québec. LES COLLABORATIONS RELIGIEUSES 189 II SUR LE PLAN ÉDUCATIF ffec fédération des frères éducateurs du canada Statuts La Fédération des Frères Éducateurs du Canada termine sa dix-septième année.Elle groupe 10 Congrégations comprenant 31 provinces administratives.Cinq fois l’an, les assemblée plénières réunissent les supérieurs majeurs de ces diverses provinces sous la présidence du P.E.De Blois, C.S.V.Comme il s’agit de consultations fraternelles d’entraide sur divers plans, les règlements de la Fédération sont plutôt larges laissant à chacun ses initiatives propres; si bien qu’il n’a pas été question, avant cette année, de donner à l’association des statuts bien précis.Ils sont actuellement en élaboration.Activités Certaines activités sont devenues traditionnelles, telle cette Réunion annuelle des maîtres de formation, qui a lieu, depuis huit ans, chez les Pères Oblats de Ville LaSalle, pendant la semaine de Pâques.Les Cours de sciences religieuses de Val Morin, organisés par les Frères, avec la cooperation de 1 Institut Supérieur des Sciences Religieuses de l’Université de Montréal et de 1 Office Catéchistique Provincial, réuniront pour la cinquième fois cette annee une centaine de professeurs de religion des classes supérieures, sous la conduite de maîtres soigneusement choisis.La Journée annuelle des Fondateurs n’a pas connu, en 1962, le rejaillissement que pouvaient lui donner les communautés religieuses les plus nombreuses et les plus répandues, car cette année les Frères ont fêté, à St Anselme, les Marianistes qui rappelaient le 200è anniversaire de leur fondateur, le Vén.P.Guillaume Chaminade.Pour la circonstance, un de leurs Assistants généraux est venu d’Espagne.Les Provinciaux y ont tenu une séance régulière et une centaine de religieux du diocèse de Québec ont participé a cet hommage.Il y a trois ans, les Frères des Écoles Chrétiennes inauguraient modestement à Ste Foy, une sorte de scolasticat pour études religieuses en faveur d’une dizaine de Frères déjà en activité.Toutes les Congrégations-sœurs s’intéressèrent au projet, poussèrent à la roue, si bien que 1 Institut de Catéchèse de 1 Université Laval ouvrira ses portes en septembre prochain, tout comme celui de 1 Université de Montréal, issu de Y Institut Supérieur des Sciences religieuses créé aussi sous l’impulsion des Frères Éducateurs.Il est bon de signaler que l’été dernier 330 Frères étudièrent les sciences religieuses en divers milieux au cours des Vacances.La coopération des Frères va de nouveau se manifester par la création, à Québec et à Montréal, de deux scolasticats intercommunautaires ou écoles normales officielles comptant chacune 500 élèves, avec résidence sur les campus.Les démarches préliminaires avec les autorités gouvernementales sont déjà en cours et divers comités (plans, administration, pédagogie, finances, etc.) sont très 190 LA VIE DES COMMUNAUTÉS RELIGIEUSES actifs.A Québec, 13 provinces communautaires seront réunies dans cette école Normale, et 10 à Montréal.Une belle entente a présidé, au cours des derniers mois, à la préparation du Mémoire des Frères Éducateurs à la Commission Royale d’enquête sur l’Éducation au Québec; il sera sans doute rendu public quand paraîtront ces lignes.La Fédération participe encore aux activités de YAssociation des Éducateurs du Québec (A E Q) et à celles de Y Association Canadienne des Éducateurs de Langue Française (A C E L F), sans oublier de repondre aux invitations des confrères les instituteurs laïques de la C I C.Elle a enfin pris position dans l’actuelle querelle des écoles neutres et de la laïcisation de l’enseignement; Le volume, aussi lumineux que serein, du Vén.F.Hector-André Parenteau, I.C.(Les Robes noires dans Vécole), de même que les articles du Vén.F.Arthur Hébert, S.C.(dans Le Devoir), ont sûrement éclairé les esprits.Siège social : SECRÉTARIAT GÉNÉRAL DE LA FÉDÉRATION DES FEC 2101, rue Maplewood, Tél.: 731-0815 Montréal 26, Québec.association des religieuses A R E Q enseignantes du québec Origine L’idée de YAssociation des Religieuses Enseignantes du Québec remonte à l’année 1949.Une dizaine d’années plus tard, Y Association d’Éducation du Québec (A E Q)* fondée le 19 janvier 1958, imprima un élan au projet.Il devenait urgent pour les religieuses de se grouper et de faire partie de l’A E Q, qui admettait dans ses rangs des groupements et des individus.En vue d’établir une collaboration effective des Communautés religieuses, les membres du Conseil de Direction de la Conférence Religieuse Canadienne, section féminine, lors de leur réunion des 27 et 28 février 1958, reprirent l’idée d’une Association des Religieuses Enseignantes du Québec.Leur proposition motivée, soumise à l’Assemblée plénière de juillet 1958, fut approuvée et acceptée.But L’Association a pour but général : d’étudier les problèmes d’adaptation que requiert l’apostolat actuel; d’unir les volontés dans un effort commun pour apporter des solutions efficaces aux complexités de l’éducation moderne; d’assurer une unité d’action dans les circonstances difficiles qui nécessitent un agir commun selon les directives de l’Église; d’établir des relations avec les différentes associations d’éducations ; de favoriser une représentation adéquate auprès des organismes provinciaux ou nationaux.Toutes les religieuses qui enseignent dans les limites de la Province de Québec sont membres de l’Association.Elles sont représentées à l’Assemblée plénière par les Supérieures Majeures des Instituts Enseignants du Québec.Actuellement, l’Association groupe 46 communautés et comprend 12,186 membres.La présidente actuelle de l’Association est la Très Révérende Mère Marie-Liliane, Supérieure Générale des Sœurs de Sainte-Anne. LES COLLABORATIONS RELIGIEUSES 191 Activités récentes L’Association publie un Bulletin trimestriel qui renseigne sur les différentes activités des Religieuses Enseignantes.Depuis septembre, les membres du secrétariat ont élaboré des questionnaires en vue du mémoire que l’Association présentera à la Commission Royale d’Enquête sur l’Éducation; elles ont compilé les renseignements obtenus et les ont présentés en tableaux.Elles ont aussi participé à plusieurs réunions pour l’élaboration dudit mémoire ou pour la formation de commissions destinées à l’étude de certaines disciplines religieuses : La religieuse d'aujourd hui, face au monde moderne ; l'Orientation des sciences religieuses.Siège social : SECRÉTARIAT PERMANENT DE L'ARE Q 845 est, Chemin Saint-Louis, Québec 6, Québec.III SUR LE PLAN MISSIONNAIRE l'entraide missionnaire Origine A l’occasion des expositions missionnaires, le désir de former une association de procureurs des missions avait souvent été exprime.Ce n est qu en octobre 1950, au cours d’une réunion d’une quinzaine de procureurs de missions que l’on jugea la chose opportune et même nécessaire.Son Em.le Cardinal Paul-Émile Léger en a approuvé de vive voix la formation.L’Association a été formée en Corporation par Lettres Patentes, en date du 5 mars 1958.But L'Entraide Missionnaire a pour but : d’entretenir et promouvoir entre les différents missionnaires catholiques une cordiale et active coopération dans tous les domaines qui les concernent ; de fournir aux missionnaires susdits des moyens de contact; de mettre à leur disposition un bureau général de renseignements.Organisation Afin de réaliser son idéal, l'Entraide Missionnaire s’est orientée, dès les débuts, vers la tenue d’assemblées annuelles, au cours desquelles on faisait 1 étude des problèmes communs en vue d’y chercher des solutions pratiques.Avec les années, il a fallu diviser en comités ou groupes les membres présents aux assemblées.Il y a actuellement cinq comités bien actifs : Hygiène et Médecine, Enseignement en pays de_ mission, Formation des sujets, Procureurs et Propagandistes, Rédacteurs et Éditeurs de magazines missionnaires.En plus des assemblées annuelles, qui durent deux jours entiers, il y a aussi les assemblées mensuelles des missionnaires en congé; on y traite un sujet déterminé à l’avance, puis on y discute selon la formule panel les idées émises par les conférenciers.Il n’est pas rare non plus que les membres de plusieurs comités se réunissent en session spéciale au cours de 1 année. 192 LA VIE DES COMMUNAUTÉS RELIGIEUSES Le Conseil Exécutif de YEntraide Missionnaire est composé d’un président, d un vice-président et de huit conseillers (deux conseillers pour chaque classe de missionnaires — prêtres, frères, religieuses et laïques —).Ces officiers sont élus pour deux ans, lors de l’assemblée annuelle; ils doivent être choisis parmi les membres officiels de l’Entraide.M.Yvon Bélair, P.M.E., est président de YEntraide Missionnaire; le R.P.Jacques Leclerc, O.F.M., en est le secrétaire.Il est intéressant de noter qu’il y a deux catégories de membres : membres officiels et membres invités.Toute personne intéressée, de près ou de loin, au mouvement missionnaire, peut devenir membre invité de l’association.Les portes de 1 Entraide Missionnaire sont donc largement ouvertes à toutes les bonnes volontés.Publications L Entraide Missionnaire publie deux genres d’imprimés à l’intention de ses membres.Un Bulletin trimestriel (parfois bimestriel) contenant toutes sortes d informations missionnaires, en plus des communiqués officiels de la direction.On y trouve une section bibliographique, une recension de certains ouvrages missionnaires, les rapports des assemblées mensuelles, etc.Les Rapports de l’Assemblée annuelle sont également publiés.La responsabilité des publications incombe au secrétariat.Jusqu’à ce jour, il a été impossible de lui donner un caractère permanent; c’est cependant un souhait unanime qui se réalisera sous peu, nous l’espérons.Comme dans tout organisme, le secrétariat est le centre des opérations.Il doit donc tenir à date bon nombre de renseignements pour les communiquer au besoin; il reçoit la correspondance des membres et voit aux réponses; il expédie le travail de bureau.Siège social : L'ENTRAIDE MISSIONNAIRE 2080, ouest Boul.Dorchester, Tél.: 932-6094 Montréal 25, Québec.commission religieuse canadienne c R c A L de l'amérique latine Origine Dans leur Lettre pastorale collective sur l’Amérique Latine, Nosseigneurs les Évêques du Canada avaient laissé paraître clairement leur désir d’une collaboration particulière de la Conférence Religieuse Canadienne.Plus tard, la Commission Épiscopale Canadienne pour l’Amérique Latine avait émis le vœu de voir se créer une Commission de la C.R.C.qui seconderait son apostolat, mais le projet parvint a son terme lors de la visite de Mgr Agostino Casaroli, 1 envoyé de la Secretairerie du Vatican, en août 1961.Une Commission provisoire fut formée sur le champ, composée de quelques membres des deux Conseils de Direction de la C.R.C.Le président actuel est le T.R.P.Germain Lalande, C.S.C. LES COLLABORATIONS RELIGIEUSES 193 But En créant la Commission Religieuse Canadienne pour VAmérique Latine, les deux Conseils de Direction de la C.R.C.lui ont assigne pour but : Aider les instituts membres de la C.R.C.dans leur vie religieuse et dans 1 exercice de leur apostolat actuel et futur en Amérique Latine, dans un esprit de filiale collaboration avec le Saint Siège et la Commission Pontificale pour laide a l’Amérique Latine, avec l’Épiscopat et la Commission Épiscopale Canadienne pour l’aide à l’Amérique Latine”.Deux objectifs précis sont actuellement poursuivis.Dresser avec le plus grand soin un questionnaire qui sera envoyé à tous les supérieurs majeurs du Canada, membres de la C.R.C., qu’ils aient déjà des religieux ou religieuses en Amérique Latine ou qu’ils n’en aient pas, afin de determiner exactement la situation pour ce qui concerne les religieux du Canada.Le second objectif vise à organiser les retraites annuelles pour les religieux et religieuses déjà rendus en Amérique Latine, sans oublier les communautés les plus réduites et les plus éloignées des grands centres.Centre social : COMMISSION RELIGIEUSE CANADIENNE DE U AMÉRIQUE LATINE 324 Laurier Est, Tél.: 234-6026 Ottawa 2, Ont.(Canada) raptim-canada Itée Organisation Le mot Raptim en latin signifie Rapide.C’est le nom qu’ont choisi les cinq Supérieurs de grandes communautés missionnaires quand ils ont songe, en 1948, à fonder une société ou une agence de voyages qui consacrerait ses efforts à faciliter les voyages des missionnaires et à leur faire réaliser, si possible, de bonnes économies durant ces mêmes voyages.Telle est la Romana Associatio Pro Transvehendis Itinerantibus Missionariis (Association Romaine pour le transport des Missionnaires en voyage).L’unité canadienne Raptim a ete fondée en octobre 1953.En octobre 1956, le bureau Raptim devenait la compagnie Raptim-Canada Ltée, avec reconnaissance et charte fédérale.Bureau Cette agence de voyages est à la disposition de tous les voyageurs et plus spécialement des missionnaires et des membres du clergé pour tout genre de voyage, à l’intérieur comme à l’extérieur du pays.Par son but et son personnel expérimenté, Raptim-Canada Ltée est en mesure de donner un service de tout premier ordre.L’Entraide Missionnaire lui accorde son entière confiance et son patronage.Pour tout renseignement supplémentaire, s’adresser à : RAPTIM-CANADA LTÉE 1652, rue St-Hubert, Tél.: 845-7223 Montréal 24, Québec. 194 LA VIE DES COMMUNAUTÉS RELIGIEUSES IV SUR LE PLAN HOSPITALIER Il existe au niveau international deux grandes associations d’hôpitaux.L une groupe tous les hôpitaux catholiques : la Confédération internationale catholique des institutions hospitalière (C IC I H), dont le siège social est fixé a La Haye, Hollande.Sur les plans national et provincial, nous avons au Canada plusieurs associations qui groupent, pour la plupart, nombre de religieux, et dont le président ou le directeur est un religieux.association des hôpitaux catholiques A H c c du canada Organisation Outre 1 Association des hôpitaux du Canada (organisme non confessionnel), les hôpitaux catholiques du Canada se sont groupés pour discuter de leurs problèmes communs et sauvegarder leurs intérêts.Sont admis en qualité de membres actifs, les corporations et sociétés non incorporées qui représentent les hôpitaux et établissements connexes de profession catholique.Peuvent aussi être membres associés les représentants des autorités ecclesiastiques, et d’autres personnes ayant rendu aux hôpitaux catholiques des services notoires.Le directeur actuel est le R.P.Lorenzo Danis, O.M.I.Siège social : ASSOCIATION DES HÔPITAUX CATHOLIQUES DU CANADA 312, Avenue Daly, Ottawa 2, Ontario.commission générale des hôpitaux catholiques c G H c p Q de la province de québec Dans les Provinces canadiennes Dans toutes les Provinces canadiennes (sauf le Québec), il existe habituellement deux associations, dont une Conférence des hôpitaux catholiques, provinciale ou interprovinciale, qui réunit tous les hôpitaux catholiques.En Colombie Britannique : Catholic Hospital Conference of B.C.(1940) En Alberta: Catholic Hospital Conference of Alberta (1933.1943) En Saskatchewan : Catholic Hospital Conference of Saskatchewan (1933) Au Manitoba : Catholic Hospital Conference of Manitoba (1933) En Ontario : Ontario Conference of the Catholic Hospital Association (1933) Aux Maritimes : Maritime Conference of the Catholic Hospital Association (1922). LES COLLABORATIONS RELIGIEUSES 195 Dans le Québec Dans la province de Québec il y a actuellement six organisations hospitalières dont quatre confessionnelles.Ces associations offrent des services souvent complémentaires, mais parfois équivalents.Certains hôpitaux sont alors membres d’une, de deux, ou de trois de ces associations.En voici la liste : La Conférence des Hôpitaux Catholiques du Québec (1932).Elle constitue une des deux sections provinciales de l’Association nationale des hôpitaux catholiques du Canada (A N H C C) et groupe des hôpitaux des provinces ecclésiastiques de Québec et de Rimouski.La présidente actuelle est la Rév.Mère Marie de Grâces, S.C.Q., supérieure générale des Sœurs de la Charité de Québec.La Conférence des Hôpitaux Catholiques de Montréal (1932).Elle constitue l’autre section provinciale de Y Association nationale des hôpitaux catholiques du Canada.Elle groupe des hôpitaux catholiques des provinces ecclésiastiques de Montréal, d’Ottawa et de Sherbrooke.La présidente actuelle est la Rév.Sœur Germaine Michaud, R.H.S.J., directrice des salles d’opération à 1 Hôtel Dieu de Montréal.L'Association Patronale des Services Hospitaliers de Québec (APSHQ).Fondée en 1944, elle est incorporée selon la loi des syndicats professionnels.C’est une association professionnelle qui groupe, en trois sections, les hôpitaux, les orphelins et les hospices de l’est de la province de Québec.Cette association s’est spécialisée dans l’éducation sociale, les relations patronales-ouvrières et les négociations entre les institutions hospitalières et leurs employés.La présidente actuelle est la Rév.Mère Ste Fabienne, S.C.Q., hospitalière générale à l’Hôpital du Saint Sacrement de Québec.Le Comité des Hôpitaux du Québec.Il a été fondé en 1948 dans le but d’organiser des cours d’administration hospitalière, pour les religieuses membres des Conférences de Montréal et de Québec.Constitué en corporation civile en 1950, il cherche maintenant en plus à servir d’union entre les deux Conférences de Montréal et de Québec.Le directeur général du Comité est le R.P.Hector Bertrand, S.J.Depuis longtemps nos services hospitaliers ont cherché le moyen d’assurer la plus grande unité possible entre les diverses associations d hôpitaux a 1 intérieur de la province de Québec.Dès 1951 Nosseigneurs les Archevêques et Évêques de la Province, prévoyant l’ampleur des problèmes qui allaient se poser dans le milieu hospitalier au cours des prochaines années, ont incité les hôpitaux à coordonner leurs études et leurs efforts.Ainsi est née la Commission Générale des Hôpitaux Catholiques de la Province de Québec.Fondée en août 1961, la Commission Générale a pour mission d’étudier, de parler et d agir au nom de tous les hôpitaux catholiques et de tous les groupements confessionnels actuels.Il s’agit encore d’un organisme intérimaire qui sera dissout dès 1 avènement de l’association provinciale unique des hôpitaux catholiques.La présidente actuelle de la Commission est la Rév.Mère Pauline Maillé, R.H.S.J., supérieure provinciale des Hospitalières de S.Joseph; la Rev.Mere Marie des Neiges, O.S.A., représente à la vice-présidence les communautés religieuses. 196 LA VIE DES COMMUNAUTÉS RELIGIEUSES association des infirmières catholiques A 1 c c du canada Origine Pour répondre au désir de S.S.Pie XI, que des Associations nationales d infirmières catholiques soient organisées dans le pays, quelques infirmières de Québec jetèrent les bases d’un groupement canadien en 1936.Le 20 novembre de la même année, le gouvernement fédéral accordait une reconnaissance officielle à 1 association sous le nom de : Association des Infirmières catholiques du Canada, qui devint membre du Comité International Catholique des Infirmières et Assistantes médico-sociales.On voit les ramifications de cette vaste association.Sur le plan international, le Comité International Catholique des Infirmières et Assistantes médico-sociales (CICI AMS) est formé des associations nationales d’infirmières catholiques de quatre-vingts pays.Il est en relation officielle avec Y Organisation Mondiale de la Santé et membre de la Conférence des Organisations Internationales Catholiques.L Association des Infirmières Catholiques du Canada (AICC), constituée des groupements d’infirmières catholiques des différentes provinces du Canada, est représentée au Conseil International du C I C I A M S.L’A I C C se ramifie à son tour dans les Provinces de Québec, d’Ontario, de Saskatchewan, et les Provinces Maritimes.L Association provinciale groupe les infirmières catholiques des diverses sections ou diocèses dans les limites de la province.Chaque section est administrée par un comité local.Pour devenir membre de l’A ICC, une infirmière doit communiquer avec les responsables de sa section.De nombreuses religieuses en font actuellement partie, selon les désirs souvent exprimés de la Sacrée Congrégation des Religieux.Dans la section de Québec, la présidence est actuellement dévolue à Sœur St-Eugène, Fille de la Charité.L Association a comme organe officiel, Le Bulletin des Infirmières Catholiques, revue bimestrielle publiant une information professionnelle, morale et culturelle destinées a toutes les infirmières catholiques d’expression française.But Conformément aux statuts, l’A ICC a pour buts : l’union de toutes les infirmières catholiques du Canada dans un corps professionnel afin de représenter la pensée chrétienne sur le plan de la profession ; la formation d’un groupement d infirmières qualifiées et compétentes, conscientes de leur part de responsabilité dans le soin des malades, les tâches de l’hygiène publique et la pratique de la profession en général ; l’étude, la protection et le développement des intérêts professionnels, économiques, supérieurs des âmes et de la religion.Sièges sociaux: SECRÉTARIAT NATIONAL DE ÜAICC 312, Avenue Daly, Ottawa 2, Ontario.SECRÉTARIAT PROVINCIAL DE L’AICC 335, rue d’Aiguillon, Québec. à votre service 13.— Pourriez-vous me dire ou se trouve Ferveur dans cette phrase.“L’obéissance parfaite ne nous enlève pas la faculté de jugement spéculatif, mais nous enlève notre jugement pratique dans tous les cas .Ce que je trouve défectueux dans cette phrase, ce n’est pas tant l’idée exprimée, que la façon dont elle est exprimée.Il ne fait aucun doute que l’obéissance ne peut nous enlever la faculté de juger, c’est-à-dire la capacité, la puissance de juger.Cette faculté est inhérente à notre âme raisonnable.Seuls peuvent être sacrifiés les effets de cette puissance, par conséquent les jugements.Il voudrait donc mieux dire : L’obéissance n’exige pas le sacrifice des jugements spéculatifs, mais celui des jugements pratiques quand ces derniers s opposent à ceux des supérieurs.Auparavant on insistait beaucoup sur l’obéissance aveugle, l’obéissance cadavérique, qui exécute les ordres sans se poser de questions, sans s’interroger.Actuellement, on considère l’obéissance davantage comme un don, et un don de toute sa personne à Dieu.Ce don implique qu’on fait aussi offrande à Dieu de ses idées, de sa volonté, de tout.Mais le don de ses idées ne veut pas nécessairement dire qu’on renonce à ses idées, qu’on les sacrifie, qu on les enfouit en soi-même.Cela veut surtout dire qu’on les communique à qui de droit (supérieurs) afin de collaborer ainsi au bien commun.Si une religieuse, par exemple, qui saisit la richesse exceptionnelle du mouvement liturgique dans l’Église, est tout à fait convaincue que la vie religieuse de sa communauté gagnerait en profondeur si on la modelait davantage sur la liturgie, au lieu de l’encombrer de petites pratiques de piété et d’un grand nombre de petites prières, cette religieuse n’a pas le droit d ensevelir sa conviction.Elle doit en faire bénéficier sa supérieure et même ses compagnes.En supposant maintenant (simple hypothèse) que la supérieure tienne trop à toutes les petites pratiques religieuses de la communauté et qu’elle ne veuille en remplacer aucune, la religieuse ne doit pas pour cela renoncer à sa conviction profonde, qu’elle a respectueusement communiquée à sa supérieure, et dont celle-ci refuse de tenir compte.Cette religieuse n’a pas le droit de^ renoncer à cette conviction qui correspond à l’enseignement de l’Église.En d autres mots, elle n’a pas à sacrifier son jugement spéculatif sur ce point.Ayant cette conviction, la religieuse sera encline à la suivre dans la pratique.Elle aura la tendance bien normale à utiliser davantage les immenses richesses liturgiques pour sa vie spirituelle, à délaisser les autres prières prescrites par la législation de la Communauté.Ici entre le jugement pratique.Parce que les prières sont prescrites dans cette Communauté, la religieuse doit les reciter; et même elle doit les réciter en y mettant toute son âme, comme on doit toujours accomplir ce que demandent les supérieures, que cela nous plaise ou nous déplaise.Si elle agit de la sorte, cette religieuse aura d’une part une conviction 198 LA VIE DES COMMUNAUTÉS RELIGIEUSES interne (jugement spéculatif) sur les avantages possibles d’une vie liturgique différente dans la communauté; et d’autre part elle utilisera, comme les autres religieuses, un certain nombre de prières, parce que ces prières sont prescrites par le règlement.En d autres mots, dans la pratique elle se confomera à ce que demande la législation actuelle de la Communauté (jugement pratique).Il faut dire qu’il n’est pas facile d’avoir un jugement spéculatif et un jugement pratique qui soient différents.Car dans la mesure où le jugement spéculatif est plus lucide et plus fort, dans cette même mesure il incline la personne qui le possède à prendre l’attitude pratique correspondante.Il faut donc une vraie dose de surnaturel pour obéir quand même, et pour obéir sans maugréer, ni déniger.Je dirais même qu il faut à cette religieuse une plus grande obéissance surnaturelle pour se conformer au jugement pratique de ses supérieures, qu’à une autre qui n a jamais rien compris aux richesses profondes de la vie liturgique.Qui oserait croire que l’obéissance de cette dernière, qui est plus aveugle et plus ignorante, est par le fait même supérieure à l’obéissance de la première religieuse ?Le croire serait, à mon sens, une grossière erreur.En conséquence 1 obéissance vraie et parfaite ne réclame pas qu’on dise noir ce qui est blanc, ou blanc ce qui est noir.Mais elle exige qu’on communique aux supérieures ses propres idées en vue du bien commun, et qu’on se soumette ensuite à ce que les supérieures demandent; de plus il ne faut pas exécuter les choses demandées de manière purement extérieure, mais en y mettant toute son âme, son cœur, sa bonne volonté.Montréal.Lorenzo Boisvert, O.F.M.14.Le chapitre général de notre Institut aura lieu prochainement.La supérieure générale peut-elle faire connaître aux déléguées les plus influentes celles qui lui rendraient le plus service dans le Conseil Général ?Une supérieure locale peut-elle agir ainsi vis-a-vis sa supérieure générale ?^ réponse a cette consultation, je veux signaler d’abord les consultations déjà parues dans la V.C.R.surtout dans le volume 18 (1960) 89-90.Le canon 507 § 2, défend la cabale.Mais je ne considérerais pas comme de la cabale le fait qu un supérieur propose des candidats aux charges, à moins que les Constitutions ne le défendent.Les Constitutions de notre Ordre, nouvellement approuvée en 1953 prévoient des rencontres de chacun des électeurs avec le président des élections pour parler des candidats les plus aptes.Comme l’élection des conseillers ne se fait pas le même jour que l’élection du Ministre Général, il n’y a pas de doute que celui-ci puisse suggérer les candidats-conseillers qu’il juge personnellement les plus aptes à collaborer avec lui.Voyez donc ce que permettent vos propres Constitutions.En principe, je ne vois pas que suggérer des candidats soit faire de la cabale au sens du canon 507 § 2, tant qu’il s’agit de simple suggestion.Montréal.Médard André, O.F.M. Parenteau, Frère Hector-André, I.C., Les Robes noires dans l’école, dialogue avec André Lussier.Préface du Frère Clément Lockquell, é.c.Les éditions du Jour, Montréal 1962.170pp.20cm.$1.50.Voici enfin lancé dans le public le point de vue du professeur religieux sur l’école laïque.Nous sommes tous convaincus de la supériorité de l’école confessionnelle sur l’école neutre, mais il n’est pas facile pour tous de donner les raisons de cette conviction.L’A.apporte des précisions ou des réfutations aux affirmations de M.André Lussier sur l’enseignement confessionnel, qu’on dit néfaste à l’enfant, surtout quand il est fourni par des religieux.Tous les religieux enseignants doivent lire ce volume afin de redresser peut-être leur conception de leur propre rôle, mais aussi pour redresser les opinions des autres professeurs et des intellectuels sur ce rôle, car “l’Eglise tient à l’école confessionnelle comme à la prunelle de ses yeux”.Hâtons-nous de répandre ces vérités avant qu’il ne soit trop tard pour notre système scolaire.Le livre du frère Un Tel a connu un succès incomparable au Québec parce qu’il atteignait le peuple par des dénonciations et des paradoxes violents, sur un ton de prophète.Le livre du frère Parenteau n’aura pas cette popularité, car c’est une étude, et sa lecture exige la concentration de l’esprit.Qu’on le comprenne et qu’on répande ses idées; qu’on s’efforce d’enlever l’ivraie de notre champ d’apostolat et de mieux faire voir le bon grain ; c’est le nécessaire retour continuel à l’authenticité de notre foi et de notre rôle.Par ses vœux, le religieux sacrifice le plus de choses temporelles possible pour s’apparenter aux anges, mais, pour être éducateur, il doit rester humain : c’est alors qu’on verra que le religieux est l’éducateur le plus qualifié de tous, parce qu’il ne cherche jamais son intérêt personnel mais l’intérêt temporel et surnaturel des enfants.Médard André, O.F.M.pour vos lectures Le mystère de F unité.T.I.: Découverte de l’œcuménisme.T.II : L’Eglise en plénitude.Cahiers de la Pierre-qui-Vire.Desclée de Brouwer 1962.411 et 280pp.21cm.Voici, dans l’excellente collection des Cahiers de la Pierre-Qui-Vire, une publication de la plus haute actualité.Alors que nous sommes en plein éveil œcuménique et que le Concile, “téléfinalisé” vers l’unité des chrétiens, est sur le point de s’ouvrir, ces deux volumes, magnifiquement présentés et rédigés par des spécialistes aussi compétents que variés, arrivent à l’heure.Nous avons là une vraie somme de l’œcuménisme : histoire, théologie, spiritualité, aspects pratiques, y sont traités par des maîtres catholiques (Con-gar, Dumont, Rousseau, Guitton, etc.), orthodoxes (Alivisatos, Morcos, Meyen-dorff, etc.) et protestants (Mehl, Emery, S.De Dietrich).On ne peut que recommander chaudement à nos communautés la lecture et l’étude d’un tel ouvrage qui peut les préparer a la grande grâce de l’unité.M.-C.Matura, O.F.M.La Parole de Dieu.Ouvrage en collaboration.Coll.Cahiers de l’Actualité religieuse.Casterman, 471 St François Xavier, Montréal.320pp.22cm.L’intérêt que les chrétiens portent à l’Ecriture Sainte a suscité l’étude d’un thème de première importance : celui de la Parole de Dieu.Le fait lui-même de la manifestation divine et son contenu sont cependant tellement inépuisables que la conscience chrétienne peut toujours les approfondir.Dans le renouveau biblique d’aujourd’hui, nous assistons à un retour vers les évidences premières qui montre la vitalité de l’Eglise.Cet ouvrage n’apporte pas des réponses définitivement élaborées sur toutes les questions qui se posent.Il a cependant l’ambition d’être une étape dans l’étude du fondement même de toute la foi chrétienne en tous ses, aspects.Cette contribution à une théologie de la Parole de Dieu sera stimulante et éclairante pour les théologiens comme pour les chrétiens cultivés. 200 LA VIE DES COMMUNAUTÉS RELIGIEUSES Suenens, Mgr Léon Joseph, Vie quotidienne, vie chrétienne.Causeries familiales.Desclée de Brouwer 1962.(2715, Place Darlington, Appt 208, Montréal 26).152pp.21cm.La vie quotidienne n’est faite que de la grisaille de nos occupations habituelles.Mais il nous faut apprendre à reconnaître la volonté de Dieu, cachée au cœur des événements les plus simples.Dieu guide et conduit toute chose à travers ce que nous appelons “un concours de circonstances” : la trame de la réalité quotidienne.Les chrétiens doivent communier à Dieu sous toutes les^ espèces à travers lesquelles il se présente à eux.C’est la grâce d’une vie chrétienne que ce regard de la foi tendu au-delà des apparences : il découvre Dieu dans les éléments confus de la vie de chaque jour.Algisi, Léonce.Jean XXIII.Préface de Daniel-Rops P.Lethielleux, Paris 1961.330 pp.20cm.16 gravures hors-texte.15NF.En si peu de temps, la préparation du lié Concile du Vatican, le tourment de l’unité des églises chrétiennes, souligné par la visite du chef de l’Eglise anglicane à Rome, ont donné tout son relief à la figure de Jean XXIII.Aussi, la biographie de L.Algisi n’est pas prématurée; elle répond à tous ces regards humains qui, dans l’angoisse du temps, se tournent vers le siège de Saint-Pierre et interrogent le chef spirituel de la chrétienté.Cette biographie répond à notre attente sans nous décevoir.Daniel-Rops souligne dans la préface du livre “le sérieux de la documentation, l’exactitude du ton, d’un livre plein de chaleur”.Voilà un écrit solide, qui ne tourne pas au panégyrique, mais traduit de l’intérieur à travers les événements, la vitalité du catholicisme et nous fait approcher une grande âme de pasteur qu’on se prend à aimer.Catéchisme biblique des enfants.Distribué au Canada par Fides, Montréal 1962.224pp.18cm.$1.25.Ce manuel, très bien fait, révolutionnera certainement l’enseignement du catéchisme à l’école et plaira à l’enfant par ses exposés rigoureusement adaptes à l’évolution de l’intelligence enfantine.Son procédé est simple : un court entretien d’abord sur les grandes vérités, suivent quelques questions s’y rapportant, un extrait de l’Evangile, une explication liturgique, et enfin un conseil d’application pratique.Le jeune élève apprendra ainsi à se familiariser avec les aspects profonds et divers de sa vie catholique.Il comprendra mieux les vérités de sa foi et insensiblement parviendra à les faire passer dans sa vie quotidienne.Galot, Jean, S.J., Saint Joseph.Coll.Museum Lessianum, Section Ascétique et mystique, n.53.Desclée de Brouwer 1961.170pp.20cm.Voir saint Joseph tel qu’il est en lui-même et tel qu’il est pour nous, c’est l’objectif de cet ouvrage.Les brefs renseignements que nous donne l’évangile sur saint Joseph ne permettent pas d’en reconstituer la vie.Et pourtant, ils permettent de découvrir cette âme, en réfléchissant à tout ce que les récits évangéliques impliquent et en tenant compte des principes essentiels de la vie spirituelle, des lois de cheminement de la grâce.Cette série de méditations met certainement en lumière le rôle que saint Joseph a joué et doit encore jouer dans l’économie du salut, ainsi que la signification de sa perfection pour notre vie chrétienne et le secours que nous pouvons en attendre.Hamelin, Louis-Edmond, Evolution numérique séculaire du clergé catholique dans le Québec.Extrait de Recherches Sociographiques (Vol.2, n.2, avril-juin 1961).Les Presses Universitaires Laval.Quelle a été l’évolution des effectifs du clergé dans la Province de Québec ?' L’A.a entrepris la tâche difficile de répondre à cette question.Le dossier qu’il présente ici constitue la première étude systématique consacrée à la démographie de notre clergé.Etant donné le rôle qu’a joué le clergé dans l’évolution sociale du Canada français, on reconnaîtra d’emblée l’importance d’une telle étude.Pourrions-nous souhaiter une étude semblable pour le recrutement religieux ? nécrologie Les Pères Cisterciens : Fr Émilien.Les Pères Jésuites : P.Joseph A.Desjardins.Les Frères des Ecoles Chrétiennes: Fr Agapet (Marcel Octave Goupil), Fr Stephen of Mary (Laurier Malo), Fr Maris Alexandre (Honoré Précourt).Les Frères Maristes : Fr Léon André (Napoléon Poulin).Les Chanoinesses Hospitalièes de S.Augustin : Sr M.du S.Cœur (M.Geor-giana Pomerleau).Les Sœurs de la Congrégation de N.D.: Sr S.Hélène de Rome (M.Laurette Larue), Sr S.André de Florence (M.Augustine Bray), Sr S.Emélie du S.C.(M.Èmélie Boutin), Sr S.M.Léon (M.Laura Brochu).Les Sœurs des Saints Noms de J.et de M.: Sr M.Rémi de Lyon (M.Luce Michaud), Sr M.Claude (Amanda Nolin), Sr M.Thimothée (Delphine Dagenais), Sr Joseph Marius (Fabiola Bergevin), Sr M.Symphronien (Amanda Montpetit), Sr M.Vincent d’Aquila (M.Louise Germain), Sr M.Jean Baptiste (Elodie Daneault), Sr M.Françoise des Anges (Jeanne Foisy), Sr M.Cécilius (Louise Caisse), Sr M.Anne Madeleine (Jeannette Hébert), Sr M.Didace (Octavie Tardy), Sr M.de l’Incarnation (Léa Santoire).Les Religieuses du Bon Pasteur : Sr M.de S.Casimir (Ethel McDermott), Sr M.de S.Gérard Majella (Bernadette Vincent), Sr M.de S.Gabriel (Angeline Laroche).Les Sœurs de Sainte Anne : Sr M.Azellus (Rosina Geoffroy), Sr M.Ange Augustin (Fabiola Roy), Sr M.Marguerite de Hongrie (Georgianna Chartier), Sr M.Jeanne de l’Eucharistie (Jeanne Limoges).Les Sœurs de la Charité de FHôpital Gén.de M.: Sr S.Benjamin (Ursulie Raymond), Sr S.Théodore (Mérisa Laberge), Sr Léonie (Béatrice Vallée).Les Sœurs de F Assomption de la S.V.: Sr Thérèse de S.Joseph (Eva Prince), Sr Jeanne Leber (Judith Proulx).Les Petites Sœurs de la Sainte Famille : Sr M.de la Purification (Victoria Tourigny), Sr S.Joseph Hermann (Henriette Genest), Sr S.Joseph de Bethleem (Philomène Gallant).Les Servantes du Cœur Imm.de Marie : Sr M.de S.Wulston (M.Alma Fortin), Sr M.de S.Louis Chanel (Béatrice Gauron).Les Religieuses de N.D.du Perpétuel Secours : Sr S.Scholastique (Aimée Cliche).Les Religieuses de la Présentation de Marie : Sr Marie Laurence ( Rose Anna Bélanger).Les Sœurs de la Charité de l’Hôtel-Dieu de S.Hyacinthe : Sr Amanda Dumas.Les Petites Franciscaines de Marie : Sr M.Gérard Raymond (Jeannette Guillemette).à votre attention Des erreurs de livraisons sont toujours possibles.Comme la revue paraît régulièrement au milieu du mois (exceptés les mois de juillet et août), n’hésitez pas à nous avertir si votre numéro tardait à vous arriver. pour vos méditations de retraite Procurez-vous l’excellent volume du R.P.Léo Boismenu.S.S.S.MONTÉ SPIRITUELLE Sujets de vie religieuse “présentés en un condensé et une fraîcheur remarquables” (Mgr Flahiff, C.S.B., archevêque de Winnipeg).En vente au secrétariat de la V.C.R.(5750, boul.Rosemont, Montréal 36).
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