La fortune : journal littéraire, 1 septembre 1892, samedi 17 septembre 1892
vJ O O p p.ft) JO'Ü'EWAL LITTÉRAIRE.HEBDOMADAIRE.Première année MONTRÉAL., 17 SEPTEMBRE 1892, % Numéro Quinze BEDARD, BRUNET & Cie, RODOLPHE BRUNET, Directeur-gérant.j.G.BOISSONNEAULT, Propriétaires.Bureaux : 1588, rue Notre-Dame, Montréal.—Téléphone 9348.Secrétaire de la Rédaction.K ^ -an K Vineux Montreal DESDaRATS A CO.ENG.SOMMAIRE 1)E CETTE SEMAINE Montréal.I.G.Boissonneaidl Changement important.Lu induction Les pauvres exilés.Louis Tesson Brutus.Georges de Lys Ad Gloriam (poésie).Intoine Lwjnier De tout un peu./.G.B.Feuilleton.rlnnc Ttadcliffc MONTREAL A l’occasion du 250e anniversaire de la fondation de Montréal, nous offrons à nos lecteurs un résumé succint des principaux événements de l’histoire de cotte ville.Le 17 Mai 1(142, Paul de Chomcdy sieur de Maisonneuve, au nom d’un grand peuple, venait prendre possession des terres (pie Cartier, le Malouin, avait léguées à François 1er.Avec une poignée de Bra ves comme lui, il débarqua à la Pointe à Callières, pour jeter les bases de la colonie, qu’une compagnie lui avait donné mission de fonder Il la baptisa sous le nom de Ville-Marie.Peu à peu ce grain de sénevé jeté en terre par des âmes pieuses et chrétiennes devait devenir un grand arbre.Une sève merveilleuse, abondante, lui avait été infusée le jour où Pile entière fut consacrée à Marie, la mère dft Tout-Puissant.En 1643 la colonie ne se composait que de 70 personnes, vivant en commun, comme au jour de la primitive église.Inutile de rééditer toutes les péripéties qui ont signalé la naissance de cette colonie, la fureur (les Iroquois, les dé- 2 LA FORTUNE bordemcnts annuels du St-Laurent et autres calamités sont des souvenirs trop profondément, gravés dans la mémoire de tous les Canadiens-Français.Qu’il su dise de dire que ses fondateurs, inspirés par la lumière d’en liant, ont vaillamment repoussé les obstacles qui empêchaient l’accomplissement de leur mission, qu’ils ont taillé hardiment dans les forêts épaisses pour ouvrir des champs à l’agriculture, et que chaque année, ils ont donné à Ville-Marie une impulsion vers la prospérité, soit, en bâtissant des forts pour se proté- [ ger des sauvages, soit en fondant des écoles pour instruire les enfants, des j hôpitaux pour donner refuge aux misé- j res humaines, soit encore en encourageant le commerce à l'état embryon- : naire, en créant" une petite industrie j domestique.Tout ce travail fécondé par la prière j préparait â Villemarie des heures de ! progrès et d’avancement.Si bien que ' de 1643 à 1672 la population monta de j 72 à 830 âmes, et l’unique fort qui les abritait se dédoubla en 94 maisons, échelonnées le long du fleuve, depuis la rue St-Pierre jusqu'à le rue Bonsecours.j A tous les ans on faisait de nouvaux tracés, rendus nécessaires par l’accrois- J sentent rapide de la colonie.Si jamais notre race mérita l’épithète de prolifique, ce fut bien à cet âge héroïque.En 1664, quand par un acte arbitraire de M de Tracy, Maisonneuve fut sup- ! planté dans le gouvernement de Ville-marie, elle était constituée en inunici-; palité et civilement organisée, ce qui montre le degré de développement auquel elle G ta b parvenue dans un espace de temps relativement court.Villemarie continua à progresser et par suite à construire.De nouveaux établissements surgissaient comme par enchantement dans ce centre (le propagation évangélique et civilisatrice.Le l!i Juin 1672 -on commença la construction d’une église paroissiale, terminée en 1678.Elle s’élevait dans l’axe de la rue Notre-Dame près de la Place d’Armes.' Comme toutes les grandes œuvres sont soumises à de rudes épreuves, Villemarie, dont la fondation avait été inspirée par la foi et, le patriotisme, (4, ipii était, destinée par la Providence a être le boulevard de la civilisation en Amérique, a vu aussi des jours de deuil et.de malheur.Tantôt c’était un tremblement de terre aux violentes ondulations ; tantôt c’était un incendie dévorant les fruits de plusieurs années de labeur et de souffrance ; tantôt c’était les Iroquois s’abreuvant du meilleur de son sang : une autre fois ses environs étaient pillés, dévastés, incendiés.Comme si le creuset du malheur purifiait les éléments du progrès, Villemarie se Lors de la conquête, trente et une nj(i>s étaient ouvertes dont la principale était Notre-Dame qui constituait le quartier aristocratique.Les principaux édifices étaient le Séminaire, l’église paroissiale, la chapelle de la congrégation, l’IIôtcl-Dieu, la maison des Jésuites (champ de Mars aujourd’hui), la chapelle de Notre-Dame de Bonsecours, la résidence de M.de lîamczay, en face de la maison des Jésuites, le château Vaudreuil, sur la place Jacques-Cartier, le palais de l’Intendance entre les rues St-Paul et, des relevait de ces terribles épreuves pour courir plus vite dans les larges voies du bonheur.Par sa position, Villemarie était de plus une place de guerre d’une rare importance.Assise presqu’à la jonction de l’Ottawa et du St-Laurent, elle commandait d’immenses vallées, et toutes les voies par où les sauvages pouvaient descendre, à partir du Mississipi jusqu’à 1’Mudson.C’était, réunir les deux avantages (pii font les villes importantes, les plaçant à la tête des contrées où elles prennent racines : avantages offerts au commerce et avantages donnés aux citoyens pour se défendre.C’est de là (pie s’élançaient ces vaillantes phalanges dont l’arme victorieuse tenait en échec les ennemis de la patrie.C’est là (pic des combats mémorables se livrèrent- C’est là aussi que pour la dernière fois les brises nationales entourèrent de leurs baisers le drapeau floiir-delysé, pendant que Lévis brisait son épée pour ne pas la rendre aux Anglais.Un long voile de deuil pesait alors sur la ville de Maisonneuve.Ses 3,812 habitants, le désespoir dans l’âme, enfermés dans leur habitation comme des lions blessés, pleuraient leur patrie, écrasée, vaincue.L’état de ruine dans lequel la ville tombait aux mains des Anglais laissait voir jusqu’où les Canadiens avaient poussé la résistance.Cette activité, ce patriotisme qui distinguaient les habitants de Ville-marie, n’étaient pas éteints par ce changement pénible, douloureux d’allé-géance.Ils refoulèrent leurs larmes et cherchèrent dans le travail un Commissaires.La plupart de ces maisons étaient en bois ou recouvertes en bois.Aussi il ne faut pas s’étonner que des incendies désastreux aient à plusieurs reprises ravagé la ville, 1721, 173-1, 1751, 17(15.Ce dernier fut de tous le plus terrible : les pertes s’élevèrent à 87,500 iouis sterling.e chose malheur est bon.Ces incendies furent la cause que les édifices surgissaient de leurs ruines plus belles, plus commodes que les vieilles constructions primitives, jetées ça et là sans ordre, sans goût artistique.En 1773, s’ouvrit dans le château de Vaudreuil, le collège de St-Kaphaël, fréquenté par 52 pensionnaires.Le progrès intellectuel marchait de pair avec le progrès matériel.Les affaires un moment paralysées par le départ de la noblesse et l’entrée d’une langue étrangère, prirent peu à peu un nouvel élan, L’esprit d’initiative anglais marié à la remuante énergie française enfantèrent les plus heureux résultats pour le développement de la ville, malgré les tracasseries suscitées par les troupes d’occupation.Après la guerre, le Canada fut divisé en trois gouvernements.Thomas Gage fut nommé gouverneur de Montréal : Burton lui succéda en 1763.De 1763 à 1775 les Montréalistes canadiens combattent pour le maintien de leurs droits et l’exécution des promesses royales, jurées lors du traité de reddition du Canada.1775 la révolution américaine a du retentissement dans cette ville où les esprits étaient encore mal fixés sur l’ar- dérivatif à leur douleur.tide de la soumission au roi (l’Angle- SI VOUS TOUSSEZ, PRENEZ LE baume rhumal.7310 LA FORTUNE i3 V 1 - Y.• ' •¦¦¦ -\L i£X 1892 MONTKI 3i*sK îgpttwaaî ~c'r iffEaà |jfeÎ3 ¦.«îwé '**SSK terre.Quelques uns épousèrent la cause des Yankee tandis que la grande majorité, sous les inspirations du clergé, s’armèrent pour les combattre.Cette levée de boucliers mit la population dans la gène en la soumettant à des impôts pour l'équipement, des soldats.Toutes ces commotions laissèrent pendant quelque temps Montréal dans le statu i/ui).Mais débarrassée .îles soucis tic la guerre, elle eut comme un regain de vie.La population s’accrut tout d’un coup par l’émigration de tous les United Empire Loyalists.Leurs capitaux alimentèrent le commerce et l’industrie en rendant l’agriculture plus prospère et surtout plus populaire.En 17110 nous comptions dans .Montréal, 18,000 habitants.La petite bourgade était donc devenue une ville pleine d'avenir.Tous les jours on la voyait progresser, centralisant dans son sein la richesse des plaines ouvertes à la civilisation, donnant une forte poussée dans la voie du progrès aux localités environnantes.1 SOI démolition des fortifications.1805 érection d’un palais de justice : prix §20.000.Depuis lors, non-seulement Montréal voyait sa population grossir tous les jours, mais aussi des améliorations importantes qui la plaçaient, à la tête des possessions Anglaises, en Amérique.Le commerce d’importation et d’exportation accusait un agrandissement rapide, «pie la guerre de 1812 enraya un moment.Mais la paix rétabli, il se fit sur une plus vaste échelle encore et motiva la création d’ure banque : Banque de Montréal, avec un capital assez rond de 87,500 louis.Cette institution fut bientôt suivie d’une deuxième, la Banque du Canada, avec un capital de 81,500,000, puis d’une troisième, la CifII Bank.Pendant «pic l’ancienne Villemarie se métamorphosait en grande ville, ses moyens de communication se perfectionnaient.Des routes étaient ouvertes aux environs, son port se peuplait de bâteaux à vapeur, ainsi de tous les côtés à la fois la richesse et la prospérité rentraient dans la ville.Les améliorations continuaient toujours.Los édifices religieux s’élevaient plus spacieux pour les besoins du culte.Les rues s’embellissaient.La rivière St-Pierre était canalisée pour recevoir sans difficulté les bateaux.Des quais furent jetés sur les bords du St-La tirent,.Une bibliothèque ouvrait ses rayons aux amants de la science et «le la littérature ; tandis que la presse par une douzaine de journaux prenait une place importante dans la société.Montréal était devenue le Paris de l’Amérique.Non-seulement, elle tenait la tête du commerce et de l’industrie, elle imprimait la direction à la politique par son parlement, mais elle était devenue le foyer de la lumière, par ses collèges, ses couvents, ses orphelinats.Le vice qui semble se complaire dans les agglomerations d’hommes, trouva aussi des adeptes dans Montréal et nécessita l’érection d’une prison en 1830.Les protestants donnèrent de leur côté de nombreuses preuves d’activité et de vitalité.Ils érigèrent plusieurs temples d’une grande valeur.Ces constructions coincident avec le posage d’une machine de la force de quarante chevaux-vapeur pour l'approvisionnement de l’eau, mise en réserve dans deux citernes contenant 250,000 gallons.Plus tard on éleva un réservoir de 25 pieds de hauteur et d’une capacité de 208,000 pieds cubes.11 ne manquait plus â Montréal que des chemins de fer.Cette lacune fut vite comblée, et bien des années ne devaient pas s’écouler avant qu’elle entende le silHet des locomotives réveiller les échos de la superbe montagne «pii semble la protéger.La cité de Maisonneuve n’avait désormais plus rien à envier aux grandes villes européennes et surpassait de beaucoup la cité de Champlain, qui, perchée sur son lier promontoire, semblait, défier sa rivale et appeler tous les éléments du progrès.Je ne parlerai pas de Montréal, depuis 20 ans, les lecteurs savent la place que son commerce, sa puissante industrie, LE BAUME l REMEDE LE PLUS CERTAIN CONTRE LES RHUMES OBSTINES, SE [VEND PARTOUT A 25 CENTS LA BOUTEILLE 3944 4 LA FORTUNE le nombre et la beauté de ses monuments religieux, le nombre et la beauté de ses édiliccs publics, la magnificence de ses parcs, la propreté et la largeur de ses rues, l’entrée facile de son port, lui ont conquis dans le monde.L’hum-ble établissement de la Pointc-à-Calliè-res.comme le grain de sénevé, s’est étendue jusqu'à courir des milles et des milles.Partout où jadis on voyait un arbre, s’élève aujourd’hui un monument dédié, soit h Dieu, soit au commerce, soit à l’industrie.Des voies ferrées mettent à ses portes les richesses de tout le continent, tandis que de vastes navires, qui détient les flots, conduisent il l'étranger le surplus de scs productions et eu rapportent les articles qui lui manquent.Un pont superbe attachant les deux rives ilu St-Laurent appelle les campagnes à déverser l’a bon dance dans son sein.Dans l’existence d'une ville comme d’un peuple, les jours de deuil et d’affliction succèdent aux jours de joie et d’allégresse.Montréal n'a pas échappé A la loi commune, elle fut visitée par le feu et plusieurs épidémies, mais toujours elle semble avoir été l’objet d’une protection invisible.“ Vogue donc avec confiance vers les rivages de l’avenir, noble cité de Maisonneuve : tu portes dans ton sein le germe et les secrets de toutes les grandeurs.” (1) Liste des gouverneurs de Montréal : Paul de Chomedy.sieur de Maison- Etienne Pezard.[neuve.Zacharie Dupuis.Dominique de Lamothe.Le sieur de la Frédièrc.François .Marie Perrot.Thomas Xavier Tarieu de la Naudière Hénault des Rivaux.Louis Hector de Callières.Philippe de Rigaud.Claude de Kamesay.Charles Le Moyne.Jean Bouillet de la Chassaigne.Dubois Berthelot de Peau court.J.B.Nicolas Roc h de Ramsay.Charles Le Moyne, Même baron de ce Pierre de Rigaud.[nom.Depuis l’incorporation de la ville en 1832, 5tî maires sc sont succédés au conseil municipal.Le premier fut Jacques Vigor, le dernier Pilon.James McShane, encore en place.ft ft ft Deux évêques, Mgr Lartigue et Mgr Bourget ont passé sur le siège épiscopal de Montréal.Mgr Edouard Charles labre fut créé archevêque en 188l>.* * * Principales églises catholiques de Montréal : La cathédrale St-Pierre, (encore en construction) ; l’église Notre-Dame ; St-Jacques ; St-Patriee ; Stc-Brigidc ; Ste-Maric ; St-Joseph ; Ste-Anne ; Sacré-Cœur ; le Gésu ; Notre-Dame de Lour-dre ; Nazareth ; Bonsecours ; Notre-Dame des Anges ; St-Cabriel : St-Char-les ; St-Jean-Baptiste.Chapelles: du Bon Pasteur, de lal Miséricorde, des Sœurs Grises, de la Providence.Eglises protestantes : cathédrale Anglaise.église Méthodiste, Presbytérienne, etc.J.G.Boissonneault.A D GLOIUAM l’our les ‘‘ Jkcneh.” Xous sommes les nouveaux remis en In bataille, Ci u.e gui, pour conquérir une place au soleil.Sous l’éclair du Métal baigné d'un sang vi rua il, Sous pitié frapperont et d'estoc et eh taille.Xous ferons,par nus coups, s'ébranla la mu- [raille, Voilant à nos renards ton éclat sans pareil, U gloire ! 11 grand bientôt sonnera le réri il, Sous lancerons, joyeux, la terrible semaille.l'ois, lorsijue nous aurons vaillamment combattu Que, de nos ennemis, h ihrnicr abattu Matera sous le pied de nos blanches cavales.A’ans remettrons enfin les glaires au fourreau, four aller comme toi,—sublime Jouvenceau !— J le renie, nous mirer aux yeux de nos Omphales.A N TON l S LuGN I KH.Le Sirop de Tirèbcntinc du Dr, Luvio'ettc ne manquera jamais de soulager ceux qui souffrent de catarrhe et de la vessie et devra même les guérir si continué assez longtemps.CHANGEMENT IMPORTAIT Donner au public un journal utile et agréable, littéraire et illustré, en le mettant à la portée de toutes les bourses, tel a été notre but en fondant La Fortune.Le public, grâce au nouveau système de publication que nous avions adopté, nous a donné maintes preuves d’encouragement.Convaincus d’avoir rempli nos obligations envers lui, en exécutant â la lettre notre programme, nous réclamons encore son concours intelligent, pour rendre plus efficaces les nouvelles* améliorations que nous faisons subir aujourd’hui à notre journal.Qui dit améliorer, dit marcher dans la voie du progrès.Notts voulons, en effet, faire de La Fortune une publication de première valeur, et plus populaire que toutes celles qui existent déjà au Canada.Nous voulons qu’elle soit au premier rang dans notre monde littéraire.Pour atteindre ce but, trois choses étaient nécessaires : instruire le public, l’amuser, en ne dégarnissant pas, même en arrondissant sa bourse.Nous /’instruirons par la bonne et saine littérature que nousœultiverons et propagerons avec soin, par l’étude des questions d’économie “ : et socia- le, en suivant le courant progressif des idées.Nous /’amuserons par les moyens quela science met à notre disposition, c’est-à-dire en illustrant La Fortune, toutes les semaines, d'après tous les meilleurs procédés de la photogravure, ’routes ces illustrations, triées sur le volet, seront toujours d'actualité, et remettront sous les yeux des lecteurs, en traits vivants et plus saisissables, soit la ligure de nos grands hommes, soit l’histoire jeliotof/rajiliiée des principaux événements.Quant au prix du journal, — cinq contins le numéro, ou trois piastres par année—il est excessivement populaire, à la portée de toutes les bourses.De plus nous donnons en primes, e' mois, la somme de SJôO, partagée comme ci-dessous, avec un gros lot de 8100.00.(1) Leblond de Brumath.LEBAUME RHUMÂL* EST RECONNU AUJOURD’HUI COMME LE REMEDE LE PLUS [EFFICACE CONTRE LES RHUMES 16 7416 LA FORTUNE 5 Tous ccs changements dans notre mode de cation sont faits dans l'unique intérêt du public en lui donnant un journal utile et agréable, offrant même des avantages pécuniers à l’acheteur, et cela pour un prix qui défie toute concurrence.Nous ne voulons pas jalouser notre j 7 confrère du Monde- IU uxtrê, travailleur de la pensée comme nous, nous avons i voulu seulement perfectionner son sys-tème, lé rendre plus effectif et faire de La Fortune un journal unique en son genre.1 lot de deux actions 10 d’une demie-action II II il il II II Il II $100.00 25.00 six mille fract.d’action quatre mille fract.d’action 10.00 deux mille fract.d’action 5.00 mille fract.d’action 2.50 “ U tC 2*5° 800 fractions d’action (de $2.00 chaque) 20.00 400 fractions d’action (de $r.oo chaque) 70.00 Total $250.00 LA FORTUNE ” JOURNAL LITTÉRAIRE Les dits lots seront tirés au sort d ns l’ordre ci-dessus indiqué de leur composition, au moyen de cinq roues séparées.Les porteurs et propriétaires des cer-Qne tous les hommes bien pensant, tificats auxquels écherront et seront que tous ceux qui s’intéressent ;ï notre échus les dits lots par le partage en de- littérature nationale, que tous ceux qui • "«««ram propriétaires, sans soulte, ni .retour en faveur de leurs ex-co-proprie- \ cillent, dans la société une .cation taires indivis, lesquels n’auront plus rien de première classe nous prêtent leur J à prétendre ni recevoir à raison de leurs concours.dits certificats qui seront, du moment du v„„.,, , ., dit partage, à toujours devenus nuis et -Nous ne voulons ou une chose: 1 ,, 6 ’ J .1 annulés.instruire et amuser le peuple.Sur présentation au bureau du dit jour- nal du certificat portant le numéro au-La Rédaction.quel sera échu un des dits lots par le .partage, les propriétaires du dit journal rachèteront l’action ou les dites parties d’action dont il aura été et sera composé, et en paieront le montant nominal, moins 5 pour cent au porteur d’icelui ; mais il sera cependant loisible à tout tel porteur, au lieu de vendre ainsi son dit lot, ____ de devenir un des propriétaires du dit journal dans la proportion du montant Ce journal sera publié hebdomadaire- de l’action ou de la partie d’action dont ment en la Cité de Montréal.11 est fondé seia composé son du lot au dit capital avec un capital social de $20,000, divisé social, et de se faire inscrire comme tel en 400 parts ou actions de $50.00 cha- dans les registres de la dite entreprise, cune.1 pourvu qu’il verse au préalable dans la Cinq de ces dites parts ou actions caisse du dit journal, au profit exclusif seront divisées en 100,000 parties égales des propriétaires d’alors, un droit d’en-d'un vingt millième d’action chacune.trée de 10 pour cent du montant nomi-La vente de chaque exemplaire du nal de sa dite action ou partie d’action, dit journal comportera en même temps Les porteurs des certificats auxquels la vente d'une des dites parties d’action, seront échus en partage aucun des dits Le prix de cette vente sera de 5 centins, lois, auront 30 jours de délai du jour du et la propriété de cette dite partie d’ac- partage pour vendre et toucher le prix de tion sera constatée et transférée au por- leur dit lot, ouse faire enregistrer comme leur au moyen d’un certificat à cette fin.un des propriétaires du dit journal aux Les certificats des dites fractions d’ac- conditions ci dessus énoncées, tion seront numérotés par progression Les dits partages auront lieu le pre-arithmétique, depuis les chiffres o, 1, 3, mier lundi de chaque mois, excepté si ce 3, 4, etc., à (99,999) inclusivement.Ils lundi est un jour férié, auquel cas il de-énonceront le lieu et la date de leur vra avoir lieu au jour légal suivant, émission, ainsi que le lieu, la date et le 1 j v Direction mode du partage qui devra avoir lieu entre les co-propriétaires indivis des dites ; " parties d’actions, et contiendront d’autres Aux jeunes que les menaces ont informations nécessaires.j pu éloigner des jardins où ils cucil- Les porteurs et propriétaires des dits laient ‘les jolies fleura de la litté-certificats et parties d actions sortiront rflt nous offrons la poésie Ad glo de 1 indivis au moyen d un partage entre ’ 1 - eux.Aux fins du dit partage, il sera formé S7 lots composés comme suit, savoir : riant, comme encouragement.Nous 'empruntons à l’Echo d’Alais.Audaces fortuna jurat.LE BAUME RHÜMAL GUERIT EN DEUX OU TROIS JOURS LES PAUVRES EXILÉS Le dernier ouragan qui venait de (s’abattre sur la province de Québec, i avait, consommé la ruine d’une malheureuse famille en proie, depuis longtemps, à une misère toujours croissante.Les veux pleins de larmes, le père, la mère, les enfants contemplaient pour la dernière fois peut-être l’humble maison, le , modeste patrimoine où, dans leur gêne même, ils avaient goûté quelques joies, et lutté avec courage dans l’espérance de jours meilleurs.Hélas! la débâcle était arrivé.Tout ce qu’ils possédaient au monde, tout ce qui les rattachait au sol natal leur échappait ; leur patrie ne leur offrait plus de moyens d’existence, il leur fallait partir ; partir pour l’exil, sans retour, peut-être.Kt le cœur plein d’amertume, le fils disait au père : Si encore nous étions les seuls mis dans la nécessité d'abandonner le sol natal, nous pourrions nous en consoler par la pensée que notre cas est exceptionnel et que par conséquent, il va bon espoir de pouvoir y rémédier facilement.Mais, hélas ! il n’en est point ainsi.C’est par pleins wagons que chaque jour les Canadiens-français s’en vont demander aux descendants de ceux que leurs pères combattaient autrefois avec tant de vaillance et d’égal â égal, le morceau de pain que leur refuse le sol natal pourtant si chèrement acquis.A la façon dont vont les choses, je me demande souvent si la cause canadiennc-française vaut réellement les sacrifices qu’elle impose à ses membres et qui me semblent dépensés en pure perte, puisque malgré tout, la désagrégation est commencée déjà.—Oh ! 0I1 ! protesta le père.Mais le jeune homme, entraîné par l’exaltation de ses pensées, ne tint pas compte de l’interruption paternelle.—Oui, continua-t-il, il n’y a plus â s’abuser, les Etats-Unis sont le tombeau de notre nationalité comme de toutes les autres.C’est pour chaque famille l’affaire de deux ou trois générations au plus.Quant â nos principes religieux eux-mêmes, ils y sont exposés â des dangers multiples.LE RHÏBÏË LE PLUS OBSTINE 62 5 6 LA FORTUNE En presence de tels résultats qui semblent inévitables, n'est-il pas naturel de croire qu’il eut mieux valu nous épargner tant de sacrifices inutilement dépensés en faveur d'une cause impossible.-Alt! mon garçon, la douleur t'égare ! •le ne le crois pas.mon père.Te considère froidement les choses.Nos intérêts religieux pourraient être sauvegardés par notre union plus intime avec nos coréligionnaires anglais, fanant à la question de nationalité, nous la supprimerions à temps pour nous épargner (les souffrances inutiles, car bon gré mal gré, nous ne pouvons réaliser .jamais les espérances de ceux qui nous ont conduits dans cette voie.—Ne parle pas ainsi.—Si, mon père, je veux dire toute la vérité, et je crois que j’en ai le droit, car c’est une vérité acquise au prix d’une bien dure expérience, le malheur est que nous ne sommes pas à la hauteur des exigences de la vie moderne et que nous ne pouvons lutter avantageusement contre des concurrents mieux outillés que nous.Nous sommes encore attardés ;T de vieilles méthodes, tandis que tout progresse autour de nous.Notre propriété se divise de plus en plus, au point qu’il lui est impossible de soutenir la concurrence avec les grandes propriétés aux cultures extensives, basées sur des méthodes scientifiques et simplifiées par l’emploi des machines.Tout notre malheur vient de là.fju’on nous donne des étendues de terres suffisantes, une organisation agricole en rapport avec les progrès et les exigences de l’époque, et la race canadienne Dieu merci, a encore assez de vitalité pour réaliser toutes les espérances qui ont été fondées sur elle.Vous savez, mon père, combien je serais heureux de pouvoir couler mes jours sur ce sol qui m’a vu naître, respirant l’air pur des champs auquel je suis habitué, plutôt que d’aller m’enfermer avec ma femme dans l’atmosphère empestée d’un atelier.—Mais à (ptoi bon songer à l’impossible.—Non ce n’est pas impossible.Ne voyons-nous pas tous les jours des capitalistes acheter dans l’Ouest de grandes étendues de terres qui exploitées en grand, avec tous les perfectionnements de la science et des machines rapportent des fortunes.Eh bien, si tout, l’argent qui est employé à soutenir une foule de petites fermes qui végètent ou qui étouffent dans leurs bornes trop étroites, était, judicieusement appliqué à la fondation de vastes exploitations agricoles, établies sur de vrais principes scientifiques et économiques, ce serait le salut.I’eux-tu m’expliquer ton système d'une manière plus saisissante ?( ’’est bien simple, mon père.Supposez une société ordinaire, comme il s’eu forme tous les jours pour l’exploitation d'une industrie quelconque.Donnez-lui même comme stimulant une bonne dose de patriotisme, ce qui ne peut rien gâter à l’affaire.Le capital nécessaire est formé au moyen d’actions portant un intérêt raisonnable.La société, sous la direction d’hommes compétents en matière de grande exploitation agricole achète les terres, les machines, les animaux et les semences nécessaires.Elle occupe un certain nombre d’agriculteurs à chacun desquels est assignée une part de terres suffisante.Chacun travaille sur sa propre terre, en sort1, que la liberté est complète, que l’effort individuel est encouragé, et que la vie de famille, telle qu’elle est constituée aujourd’hui, n’en reçoit aucune atteinte, comme on pourrait le supposer à tort.Certains travaux cependant, comme les moissons faites à l’aide des meilleures machines sont faits en commun, lorsqu’il y a un intérêt marqué à agir ainsi.Démarquez bien, mon père, que je suppose ces cultivateurs au service de la société, ne lui apportant que leurs bras.La société leur fournit tout.Avec une semblable organisation de travail, des hommes consciencieux, travailleurs aux goûts simples et modérés comme les Canadiens-français doivent pouvoir obtenir des résultats d’autant meilleurs qu’ils travaillent pour eux-mêmes et pour leurs familles.En effet, le but de la société serait de rembourser ses actions au plus tôt, et au bout de quelques années, toutes dettes payées, chaque cultivateur se trouverait propriétaire d’une part des terres de la société proportion- nel h' à son travail ou à sa production cl, à une part, également dans les machines que sans doute l’expérience lui conseillerait de conserver indivises.De telles exploitations agricoles multipliées sur tous les points mettraient l’agriculture canadienne à même de pouvoir se soutenir dans de meilleures conditions.C’est-à-dire que je ne vois de salut pour nous que dans l’abandon des vieux procédés et dans la réorganisation de l'agriculture, sur des bases rationnelles, économiques, et en rapport avec les exigences de l’époque.C’est là que le vrai patriotisme doit se montrer.Sinon, ne prononçons plus ce mot vide de sens dans la bouche de ceux (pii ne seraient pas disposés à lui faire des sacrifices d’intérêts personnels, si c’est nécessaire.Sur ce sol du Canada (pii malgré tout, est encore le nôtre, que nos ancêtres ont conquis de leur sang et fertilisé de leurs sueurs, il nous est permis d’entretenir cette flamme sacrée au plus profond de nos cœurs, comme une juste revenge contre les injustices du sort, et forts de nos droits, l’espoir nous est encore laissé de ne pas perdre complètement le fruit des labeurs de nos pères; mais entretenir les mêmes espoirs aux Etats-Unis, ce serait près-pie abuser de l’hospitalité d’un grand peuple qui nous accueille à bras ouverts ; et d’ailleurs, c’est, impossible.—Oui, sans doute, soupira le père.Et gardant un silence morne, toute cette famille d’exilés, continua son chemin, rêvant qu’un jour viendrait sans doute où il lui serait permis de retourner au pays de ses pères, prospère désormais sous une meilleure organisation économique.Louis Tesson.A partir de ce numéro, La Fortune contimira ù paraître illustrée toutes les semaines.Nous ne négligerons rien pour en faire un journal utile et agréable.La faveur quo cesse de nous accorder le public nous met en demeure de faire ces améliorations importantes, car nous voulons, selon notre programme, ne rien négliger pour propager la bonne littérature.LE 3 BAUME RHUMAL GUERIT LA TOUX ET TOUTES LES AFFECTIONS DE LA GORGE ET [DES POUMONS, VINGT DOSE 25 cts.EN VENTE PARTOUT LA FORTUNE BRUTUS j dies ; une chaleur suffocante stagnait ! clans l’atmosphère poussiéreuse, alourdie .par les senteurs caractérisées des fauves.n„ptUÎS8™oiK«J^"hT!S?,T,e,peï(1,inft Ce jour était le dernier de la foire; que le colonel Isoone, du bout de sou fouet, ; ; ., ’ faisait jouer ses lions, et pue Miss Garlotta! 1,0U1‘ la cinquième lois de 1 après-midi, avec une désinvolture qui nous faisait fris-! la ménagerie s’emplissait bondée, cra- sonner, so plongeait lu tête dans la gueule béante d’un de ces fauves, je me suis rappelé l’histoire de Brutus que je vous offre in extenso.1 Au centre de la grand’place, sous la lumière crue du ciel méridional, la ménagerie Zenon déployait les violentes enluminures de ses toiles, évoquant de j fantastiques luttes dans lesquelles l’homme chétif, assailli par de gigantesques fauves émotionnait la foule, et de son pé- j ril, et par sa vaillance.Parmi le vacarme grondeur de la grosse caisse détonnaient les éclats d’un piston poussif et les pétarades d’un hoquetant trombone.Le pitre appâtait le public desa harangue, débitée à perte de souille, tronçonnée de lazzis vulgaires, sans pour cela égarer le fil de son boniment chaotique.La foule se bousculait, s’entassait au bas des trois marches de bois dissimulées sous un pan de* sparteric et qui conduisaient au contrôle, où, alanguie, siégeait, une mignonne j brunette, toute féline, la face mangée I par deux yeux noirs, si profonds qu’ils J ouvraient sur l’âme.A peine dérangeait-elle sa pose non-1 chalcnte pour percevoir les entrées et rendre la monnaie aux curieux qui, sans cesse plus nombreux, se détachaient de la foule et pénétraient dans l’intérieur de la ménagerie, guignant la gentille ! caissière â la dérobée, tout en écartant j la lourde tenture de l’entrée dont les plis droits, ' ’ " :s, mystérieux, retombaient pesamment derrière eux.De temps â autre, un jeune homme â la physionomie fière, au torse harmonieusement moulé dans la soie du maillot, venait jeter un regard â l’extérieur, amorçant le public par sa présence.Son nom courait parmi les curieux.Le fils de la mère Zenon, la propriétaire de la ménagerie,—Jude, le beau Jude, le dompteur ! Circulaire, son regard passait pardessus les têtes grouillantes, indifférent, pour bientôt se reposer sur la caissière, s’y fixer passionnément, tandis que son visage s’ensoleillait d’un sourire.Elle, alors se transfigurait ; scs vivantes prunelles buvaient et le rayon des yeux, et le rayon des lèvres qui, par leurs orbes élargis, lui coulaient jusqu’au cœur.Et le public la nommait aussi : Estelle, la fille d’Arles, la fleur de vingt ans, l’adorable femme du beau Jude ! Maintenant, le monde affluait dans la baraque, d’une bousculade roulant comme un tonnerre sur la sonorité des plan- uantc, et Jude allait encore se mesurer avec ses farouches pensionnaires.—Tu es trop fatigué, mon ami : n’entre plus dans la cage ! lui souffla Estelle en l’arrêtant, —Je suis éreinté, c’est ma foi, vrai ! et par la faute de Brutus.Ce temps lourd rend l’animal rétif en diable.J’ai dû, tout â l’heure, le cravacher, et dur.—N’entre donc pas ! - Bast ! Nine Zénon intervint : — Brutus est de très méchante humeur.11 a, d’ailleurs, assez travaillé, et toi aussi.Ça suffit pour aujourd’hui.—Et le public dira que j’ai eu peur, et cingla les babines rabattit prestement.Jude, la cravache au poing, la fleur d’Estelle aux lèvres, saluait.Sa prestance superbe, sa mâle désinvolture soulevèrent les applaudissements.Brutus, magnifique lion adulte, les narines froncées, accueillit le dompteur d’un grognement sourd.Jude marcha droit à lui.Le lion recula et se tapit, acculé aux barreaux.—Brutus ! commanda l’homme.Le fauve ne bougea pas ; son mufle se rida plus profondément, découvrant les crocs, tandis que les poils se hérissaient sur l’échine.Jude brandit sa cravache ; elle faucha l’air, sifllante de la bête.Le lion cligna des paupières, puis détourna la tête, gêné par le rayon magnétique qu’irradiaient les pupilles dilatées de son maître, rasant les grilles, il se déroba et vint reprendre, â l’angle opposé, sa pose d’attente hostile.Sale bête ! murmura Zenon.Il se rua sur l’animal et, violemment, sans prudence le mit debout d’un coup de pied dans les côtes.De nouveau, Brutus rugit, Il bondit à l’extrémité de la cage et, de là, revint sur le dompteur.A deux pas de lui, il se dressa, formidable, les crocs baveux étalés sous son rictus, les griffes mena-! can tes, dominant l’homme de toute sa taille.: Déjà, ses pattes puissantes semblaient 1 s’abattre sur le crâne du dompteur.Un silence angoissé suspendit les haleines.On s’attendait à voir Zénon rouler terrasser.lorsqu’un brouhaha d’admiration stupéfiée houla sur la foule.Jude, d’un coup de cravache, abat-n-ave tait les pattes de Brutus et, de sa main ! libre, le giflait à la volée.Vaincu encore, le lion se courba.Le dompteur lui écrasa la nuque de son pied et, ivre d’orgueil, salua le public trépignant qui l’acclamait.Brutus s’était dérobé.Il s’érigea de 1 nouveau devant son vainqueur.Jude, les les n’est-ce pas ?.Joli conseil ! répliqua Jude.—Allons donc ! on te commit.Nous amuserons les gens par le repas des bêtes.—Les spectateurs savent que j’entre à chaque représentation.C’est sur l’affiche.Ils seraient mécontents et à bon droit, 11 faut tenir ce qu’on annonce.—On rendra l’argent aux grincheux.—Merci !.C’est pour le coup qu’on me traiterait de capon ! —Mais.—Inutile d’insister ; je dois entrer, j’entrerai.Un rugissement prolongé vibra, miaulant d’abord sa plainte pour la grandir aux sonorités tonitruantes de la colère ; un frisson secoua les deux femmes.—Je t’en conjure, Jude.si tu m’ai mes.—Toi, Estelle ?toi aussi, ma petite femme ?.Et l’honneur de ton i mari ?.Tu n’as donc plus foi en ton Jude ?.Ne crains rien, ma chérie : Brutus sait à qui il a affaire, il ne bronchera pas, ou tant pis pour lui ! —Pour lui et pour toi, murmura la mère Zénon.—Assez causé !.On nous remarque.| très calme, prit l’une après l’autre —En tout cas, ce sera la dernière fois , pattes antérieures et se les posa sur pour aujourd’hui.—11 faut vous contenter.La recette est bonne ; on fermera après.Allons ! épaules.Là, l’homme et la bête se mesurèrent face à face.Brusquement, des deux mains, le Jude disparut, après avoir cueilli une I dompteur empoigna les mâchoires, les rose du corsage d’Estelle et lui avoir ! écarta, plongea la tête dans la gueule.effleuré la joue d’une main caressante.—Assez !.assez !.hurlait la foule.A ce moment, un râle étouffé passa parmi un effroyable fracassement d’os.A l’intérieur, les spectateurs s’impa-) L’homme s’effondra, couvert par la Mentaient, bmii que.le Barnum s’égosil- bête qui gardait le crâne broyé dans sa lât, devant chaque cage, à détailler son ! gueule sanglante.Il boniment.Une porte son de la tâta rdc vira dans la chute centrale et se grande La clameur d’épouvante avait attiré Estelle.Elle embrassa d’un coup d’œil la FABRICANTS ET IMPORTATEURS DE PARDESSUS EN CAOUTCHOUC POUR DAMES ET MESSIEURS 68999 8 LA FORTUNE scène de carnage ; ses larges yeux désor- 1 DE TOUT UN PEU bités se révulsèrent, tandis qu’un éclat ________ de rire aigu, poignant, lamentable, sor- ' fit de ses lèvres de toile.Depuis quelque temps nuits assts- Brutns s’était redressé.Fièrement, tons a un grand speetnele : la guerre ses prunelles llamboyr.utes allèrent au aelmrnée.lâche, honteuse, que le publie.A pas lents, il recula devant | fanatisme livre aux institutions (Vailles barres rougies dont le menaçaient eaises et catholiques.Mais l'attitude les aides, tenant toujours la tête tie son courageuse et noble des Canadiens, dompteur dans ses mâchoires vengeres- ;tinjs sincères de l’union et de la sC!?’ ., , , .paix, nous fait espérer que le fana Mais la porte de la cage s ouvrait ¦1 échevelée, sublime de douleur et de passion maternelle.Aime Zénon, sans armes, se ruait, empoignait des deux bras le corps de son enfant.Brutus ne lâchait pas.Le fauve et la mère se regardèrent, et la minute de ce duel lut désespérément longue.Eperdu, le public haletait, les moelles figées, cloué au sol d’horreur et de majesté.En lin, les crocs, lentement, se desserrèrent ; la mère, sans souci de la bête dérangée de sa ripaille, souleva la victime, l'emporta, suivie du regard par Brutus grondant.Revenu de sa stupeur.le lion bonde.Il atteignait le groupe funèbre au s- m de la cage : mais ses griffes se bridèrent aux piques embrasées que dardaient les garçons d’écurie.La grille se ferma, et Brutus, frustré de si proie, s’accroupit sur le devant de sa cage, léchant les blessures de ses pattes saignantes, orgueilleux et stoïque.Ill Tandis que la folie ébranlait le cerveau d'Estelle, la tressaillement de la maternité émouvait ses flancs ; la folle allait être mère.et quand naquit l'entant.le premier vagissement réveilla sa raison.Le temps a coulé, égoïste, décolorant ta vision horrifiante.Estelle m’a conté le drame, elle-même, un matin que je me trouvais seul à la ménagerie, devant la cage de Brutus.•Te contemplai le fauve, malgré moi, je m'écriai : —C’ést lui !.el vous ne l’avez pas tué ?.Et elle lue dévisagea ébahie.- Tuer Brutus ?.Le plus beau lion qui soit en Europe !.Mais il vaut plus de dix mille francs, monsieur 1.CHonores on Lys.tisnie sera écrasé a jamais.Le quatrième centenaire de la découverte de l’Amérique est aussi le quatrième centenaire de la découverte du tabac.Voilà donc quatre siècles que les gens font usage de cette plante vénéneuse selon les uns, divine selon les autres.Dans la poésie: ‘-Ce que j'aime mieux." lisez : troisième strophe, ir'nfr UhrUhinor non gente libellcu.se.:\r- strophe, chrysanthème : non chrj/ravt/iène d'or.FEUILLETON DE “LA FORTUNE" No 15 jES VISIONS DU :si ¦p .Car Anne R.urCtlFKK Le Sirop de Térébentine du Dr Laviolettc ne manquera jamais de soulager ceux qui souffre de catarrhe et de la vessie, et devra même les guérir si continué assez longtemps.PREMIERE PARTIE (Suite.) —Comment se fait-il, en effet, que Francisco ait consenti à mettre un jeune homme si bien né, si accompli parmi les valets de don .Manuel et et sous la dépendance il ri misérable Alonzo ?—Cette conduite à la vérité est étrange et inexplicable, mais elle ne s’en accorde que mieux avec le caractère mystérieux dé" Francisco, dont toutes les actions sont en quelque sorte autant d’énigmes.Mêlas ! mademoiselle, comment se rendre compte aussi de la façon dont il a agi envers notre cher Théodore, un enfant qu’il avait élevé avec tant de soin et à qui il témoignait line affec- tion vraiment paternelle ?Mais je ne puis y songer sans avoir le cœur brisé et sans me sentir prêt à maudire le jour oii je suis tombé an pouvoir de don Manuel.—Tombé au pouvoir de don Manuel dites-vous ?J’aurais cru en effet, être bien surprise que vous fussiez entré volontairement à son service.—Mon Dieu, merci ! s’écria Dié-go et si vous me permettez de vous expliquer dans quelles circonstances je me suis trouvé, vous verrez que je n’étais pas né avec de mauvaises dispositions.—Le ciel me préserve d’en douter, reprit Victoria, après les preuves de bonté et de dévouement que vous m’avez données ! Parlez, Diégo, parlez.—Je suis né en Italie, dit Diégo, mon père et ma mère étaient domestiques de confiance chez un grand seigneur toscan qui avait épousé l’héritière d’une des premières maisons d’Espagne.Cette dame qui daigna me servir de marraine, me donna le nom de Diégo, qui appartenait à plusieurs personnes de sa famille.Je fus nourri dans le voisinage, et quand je commençai à marcher, mes parents nie firent venir de temps en temps au château pour jouer avec notre jeune seigneur qui n’avait, que quelques années de plus que moi.Cet aimable enfant me prit tellement en affection qu’il demanda, connue une grâce, qu’on me lit rester au château.Là prennent place dans mes souvenirs des jours d'un bonheur pur qui ne devait pas hélas 1 durer longtemps.“ J’avais douze ans lorsqu’un exprès, dépêché à madame, vint lui annoncer que son père était à l’extrémité.Toute la famille désolée se rendit aussitôt, près du mourant.Mon père et ma mère durent accompagner leurs maîtres ; pour moi, on me laissa dans le château, sous la garde d une vieille concierge qui paraissait m’aimer à la folie.Jamais je n'oublierai les adieux de mon jeune maître ; il m’embrassa tendrement et, au moment de monter en voiture, il me remit une bourse bien garnie pour m’acheter des livres et tout ce qui pourrait me faire plaisir.Hélas ! mon bonheur, ma tranquillité et la pureté de ma conscience tout s’enfuyait avec lui.Je restai fl HS DPSJâRDfNS Xf HP FABRICANTS et importateurs de pardessus en uno, l/LOu/inl/lllü (x ulL., caoutchouc, pour dames et messieurs LA FORTUITE 9 Buanderie St.Denis NAPOLÉON RAINVILLE, Prop.No.1439 RUE ONTARIO Coin de la rue Berri.Montréal.Spécialité : Chemises, Poignets et Collets- Tout ouvrage fait à la main.Ordres exécutés avec promptitude et propreté- Paquets délivrés â domicile sans charge extra- j^^Une visite est respectueusement sollicitée.Collets 2cts- Poignets 3cts- la paire, Chemises lOcts.lavés et repassés.Le, Sirop de Thèrébentine du Dr Lavioleite ne manquera jamais de soulager ceux qui souffrent de catarrhe et de la vessie, et devra même les guérir si continué assez longtemps.A VENDRE.-UN- MAGNIFIQUE YACHT -À- VAPEUIl.WILLIAM SHOW -».J.,0 «-•g) MANUFACTURIER DE Plumes d’Autruches, Plumes Nettoyées, Teintes et Frisées.1913 rue Notre-Dame, MONTREAL.Procurez-vous, sans plus tarder, du Sirop de Térènthine du Dr Laviolette ; vous le trouverez chez tous les phrmaciens au prix de 25 cts et 50 cts le flacon.CONDITIONS FACILES.S’adresser au Bureau de La Fortune “ Le Courrier Aletip ” OBGAME DU SPORT Seul journal en Canada, paraissant le dimanche, et donnant des détails sur tous les jeux, et amusements.$1.00 par Année Vendu dans tous les dépôts à 2cts.la copie.DEMENAGEMENT G AED & FRERE Manufacturiers de Médecines patentées et de remèdes Sauvages- Horlogers et Bijoutiers- Dorories et Argenteries.Bureau Succursale de la Compagnie d’Eau minérale St- Léon, gros et détail livré à domicile- Annoncent qu’ils sont déménagés de la rue Bonsecours au No- 1443 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obéissant serviteur, II.A.Brault, Manchonnier de la maison Desjardins &.Cie, 1537 rue Ste Catherine.M.Wilfrid Dastous, tabacconiste et tenant un dépôt de journaux au No 90 rue St Antoine, coin de la rue Ste Marguerite, Montréal, dit : Je souffrais depuis plus d’un ân, d’une toux opiniâtre accompagnée d’une expectoration abondante et de mauvaise apparence, de transpiration la nuit, de points ou douleurs à la poitrine, d’affaissement et d’un dépérissement général et progressif qui me faisait redouter la consomption.J’ai pris plusieurs remèdes sans aucun soulagement.Je suis maintenant parfaitement bien, au grand étonnement de mes amis et je déclare avoir été guéri par le sirop de Térébenthine du docteur Laviolette.J’en ai pris cinq flacons de 50 cts chaque.Je recommande ce précieux sirop à ceux qui toussent et se croient en consomption.M.Félix Sauvageau, entrepreneur menuisier, demeurant au No 179 rue Saint-Antoine, Montréal, dit : “ Je souffrais beaucoup depuis trois mois d’une toux opiniâtre, accompagnée de picotements dans la gorge, de transpiration la nuit et d’un affaiblissement général qui me faisait craindre la consomption de la, gorge.Je suis maintenant parfaitement bien et je dois ma guérison au Sirop de Térébenthine du Dr Laviolette.Je n’en ai pris que quatre petits flacons de 25 cts chaque.M.L.A.Lesage, du département des canaux^et demeurant au No 1517 rue Ontario, dit : Ayant fait usage dans ma famille du Sirop de Térébenthine du Dr Laviolette, je puis le recommander fortement à ceux qui souffrent d’une toux opiniâtre consécutive à la grippe.La guérison est sûre et rapide.Montréal, 30 mars 1891.J.G.Laviolette, Ecr.‘ M.D.Cher monsieur.—Je suis heureux de vous dire que P usage que j’ai fait de votre Sirop de Térébenthine m’a procuré un soulagement considérable dans l’affection des reins et de la gorge dont je souffre depuis de nombreuses années, comme vous le savez.Ce résultat est nécessairement pour ceux qui me connaissent, une preuve certaine de l’excellence de ce médicament.Aussi1 pour le bien de l’humanité, je souhaite que ce précieux sirop soit connu partout.Croyez-moi sincèrement.Votre dévoué et obligé, F.X.Trépanier, Ptre.Couvent des Sourdes-Muettes, No rue St-Denis.En vente chez tous les Pharmaciens.GIARD & FRERE, 1443 rue Notre-Dame, Montiéal et de la vessie, et devra même les guérir si continué assez longtemps.J.fi, LAVIOLETTE, M.D., Propriétaire La meilleure maison pour les pardessus en caoutchouc, est la maison CHAS.DESJARDINS & CIE., 1537 Rue Ste-Catherine LA FORTUNE 13 T\ Ivi.kx.Dksmartkau Louis Lahivé jr.DESMARTEAU & LARIVÉ COURTIERS Douanes et Assurances Représentants de Fabripes.1598 rue Notre-Dame, MONTREAL.Téléphone 1257.AVIS Les gagnants devront se présenter au Bureau No 1588 rue Notre-Dame, dans les trente jours après le tirage pour réclamer le paiement de leurs primes.Guérison des cors et verrues La science a enfin trouvé un remède sûr pour la guérison des cors, durillons et verrues.Ce remède d’un emploi 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Collaboration : — Louis Fréchette, Benjamin Suite, Michel Yidal, Napoléon Legendre, Pamphile LeMay, Hon.Chs Langelier, Rémi Tremblay, Hon.G.J.Marchand, Honoré Bèaugrand, Léon Ledieu, Ernest Tremblay, Mme Dandurand, Dlle Marie Beaupré, Françoise, Calixte LeBeuf, H.C.Saint-Pierre, Rodolphe Lemieux, Gonzalve Désaulniers, Arth.Glo-bensky, Hon.J.E.Robidoux, J.Israël Tarte, H.Roulleau, Dr Pavlidès.Eédacteur-en-chee : MARC SAUVALLE.Secrétaire de la Rédaction : A.FILIATREAUTL.En Vente dans tons les Dépôts Envoyez 10 cts en timbres-poste pour un numéro-échantillon à A, FILIATREAULT, Dérecteur-Gérant.Boîte 324, B.P., Montréal.—Procurez-vous, sans tarder, du Sirop de Térébenthine du Dr Laviolette ; vous le trouverez chez tous les pharmaciens au prix de 25 et 50 cts le flacon.IMPRIMERIE et RELUIRE 170 RUE ST-LAURENT “LE GLANEUR” t » Paraissant le 10 et le 25 de chaque mois par numéro de 32 pages, illustré d’un magnifique portrait.Un an, $2 ; - - - - 6 mois, $1.Adressez toutes les communications au directeur de la REVUE M.PIERRE BÉDARD 170 RUE ST-LAURENT ou Boîte de Poste 1436 MONTRÉAL.-V- Impressions ordinaire et de luxe —Plaquettes—Revues—Livres —Prospectus—Circulaires—Lettres —Cartes de visite—Enveloppes —Factum s—Réglage—Perforage —Numérotage, etc., etc.Prix Modérés — Service Prompt.Un soin tout particulier est mis dans l’exécution des travaux.este - Une visite est sollicitée Le Sirop de Thèrêbentine du Dr Laviolette ne manquera jamais de soulager ceux qui souffrent de catarrhe et de la vessie, et devra même les guérir si continué assez longtemps.fgjgr** Chez F.Lapointe, vous trouverez le plus grand choix de meubles de toute la ville, pour argent comptant 011 à crédit.F.LAPOINTE, 1551 Rue Ste-Catherine 9041 LA FORTUNE Ml) anéanti pendant quelque temps, puis je fondis en larmes.“La concierge à (pii j’étais confié me ramena chez elle pour dîner, et d'une heure à l'autre, je la trouvai complètement changé pour moi.Comme j’avais le cœur trop gros pour pouvoir manger un morceau, cette femme, la veille encore si caressante et si douce, se mit à me quereller.Si je pleurais, dit-elle, ce n'était pas par attachement pour mon maître, mais par dépit de ne pas être du voyage en Espagne : si je refusais de manger, c'était par orgueil et parce que je méprisais sa table ; les bontés de monseigneur et de son fils n’avaient réussi qu'à me tourner la tête.“Je n’avais pas cette vanité qu’elle me reprochait, mais j’étais tier.Je me révoltai de voir ma douleur si mal interprétée, je conçus une aversion subite pour une personne si injust e, et comme j’avais le caractère prompt et décidé, mon parti fut bientôt pris, un matin, je me levai de très-bonne heure, je sortis du château sans être vu, et j’allai m’aboucher avec un jeune garçon de quinze ans, fils d’un des portiers du parc, à qui je montrai ma bourse en promettant de la lui donner s'il pouvait me procurer les moyens de rejoindre mon jeune maître dans la Vieille-Castille ; il ne se fit pas prier pour accepter ma proposition, et me dit de veuille retrouver le soir même, ce que je ne manquai pas de faire.Quelle fut ma joie quand il m’apprit que son père et lui avaient fait marché avec un voiturier qui devait partir la nuit suivante et qui s’était chargé de me conduire à Pise, où il me ferait embarquer sur un bâtiment faisant voile vers Tarragone.Bref, sans réfléchir davantage, je m’enfuis du château, je donnai mon argent à mon habile confident et je me remis entre les mains du voiturier qui, en effet, me transporta à Pise et me fit monter sur un navire en destination, me disait-il, de Tarragone.Je 11e me sentais pas de joie, je me voyais déjà déjà près de mon jeune maître que j’aimais tant.Pauvre dupe ! A peine étais-je à bord du bâtiment, que j’eus à subir des traitements dont je n’avais pas même l’idée ; la vieille concierge était pleine de douceur et de mansuétude, comparée aux nouveaux maîtres que la destinée m’im- posait.On m’assujettit aux travaux les plus durs et les plus pénibles, et [ comme, faute d’habitude, je m'y montrais tout à fait, impropre, on m'accablait d’injures et de menaces.Indigné, j’osai me plaindre : alors ion me mit aux fers et l’on me jeta à fond de cale, où je n’eus pour toute nourriture que du biscuit moisi et de l’eau saumâtre, et pour tout passe-temps que de rudes corrections, quo diennement infligées.“ Combien de temps dura cette cruelle captivité, c’est ce que je ne saurais dire ; les semaines me parurent des siècles.Enfin, un jour, j’entendis dans le vaisseau un tumulteextraordi-naire, avec un bruit répété de canonnade et de mousquoterie.Dans la confusion générale, ma prison se trouva ouverte ; je me traînai sur le pont avec mes fers, et là, j’eus le spec- tacle d’un combat naval acharné.Nos gens se battaient en désespéré ; mais ils furent forcés de céder au nombre, et nous devînmes les prisonniers d’un pirate algérien, je ne veux pas, madame, énumérer les maux de tous genres que j’ai eu à souffrir pendant les deux mortelles années que je passai dans les fers dAclimet, mon nouveau maître.La plupart de mes compagnons furent envoyés comme esclaves au maître d’Alger.Mais Aehmet me retint à son service personnel et îles lors je me vis la victime de toutes les barbaries qu'il plaisait au capricieux despote d’imaginer pour mieux faire sentir soil omnipotence.“ Enfin dans une de nos courses maritimes,nous tombâmes au pouvoir d’un corsaire espagnol.Tout l’équipage algérien, sans distinction de chefs ni d’esclaves, fut jeté à fond cale.Jusqu'alors le barbare Aehmet avait été pour moi un objet de haine ; niais maintenant désarmé, captif comme moi, il ne m’inspirait que de la compation.Le pourvoyeur qui nous distribuait notre nouriture journalière, donnait une ration entière aux chrétiens, tandis que les infidèles n’en recevaient que la moitier.Ce régime était un suplice pour le malheureux Aehmet, et tout ceux qu’il avait fait souffrir se plaisaient à leur tour àinsulter à ses souffrances, excepté moi et Thomas, ce matelot anglais que vous connaissez.Nous partagâ-mes nos aliments avec notre ancien tyran.A “ Don Manuel, le corsaire espagnole dont nous étions prisonnier, informé de notre conduite envers Aehmet, en parut vivement frappé ; il ordonna aussitôt qu’on détachât 110s fers et nous fit venir, Thomas et moi devant lui.Là il loua publiquement notre humanité, et nous admit à faire par-lit de son équipage.“ C’est de celte époque, mademoiselle, que datent mes relations avec don Manuel.Je suis entré bien jeune à son service et tout d’abord il m'a donné sa confiance.Il a de grand droits à ma reconnaissance ; c’est, lui qui m’a affranchi du plus horrible ex-clavage, jamais ni les soins qu’il a pris de moi dans un âge où je ne pouvais guère lui être utile, ni les bons procédé qui renplacèrent le dur traitement de mes bourreaux.“Vous le voyez, mademoiselle, par une suite de malheurs qui remonte à ma première jeunesse, j’ai été précipité bien malgré moi, dans un abîme de corruption.Les leçons qu’on ma données, les exemples que j’ai eus sous les yeux, tout semblait fait pour m’entraîner an crime ; la reconnaissance même que j'ai vouée à mon maître a dû contribuer à me faire commettre de mauvaises actions, puisque je n’avais pas d’antre moyen de lui prouver mon dévouement absolu.C’est ainsi que les circonstance et l’habitude l’ont emporté peu à peu sur mon penchant naturel.“ Oh ! que de fois le jeune homme dont je vous ai parlé, ce cher et malheureux Théodore, que je pleurerai toute ma vie, n’a-t-il pas ébranlé ma concience ! que de fois 11e m’a-t-il pas rappelé que j’avais à remplir des devoirs d’un ordre supérieur à mes obligations envers don Manuel ! Ah ! si les barbares avaient respecté ses jours ! Mais ses précieux conseils sont restés an fond de mon âme, il semble qu'ils n'attendaient, pour développer leur empire, qu’un secondexemplede vertus et de perfections.Votre arrivée, mademoiselle, a produit cet effet magique ; dès le premier abord, vous avez réveillé an moi le souvenir de mon jeune maître, le doux protecteur de mon enfance.Anxk Radcliffk (/I continuer) SI VOUS ACHETEZ UN PARDESSUS EN CAOUTCHOUC, SOIT POUR DAMES, SOIT POUR MESSIEURS —VOUS SEREZ CERTAIN DE L’AVOIR BON chez CHS.DESJARDINS & CIE., 1537 St-Catherine LA FORTUNE u.5 Liste Officielle des Actions de “La Fortune” Tirage du 14 Septembre 1892 No Prix No 18 20 00 2700 2707 67 10 OQ 3800 / 4200 1 05 2 OO 1 68 2 OO 4413 289 2 OO 4545 307 20 00 4748 5087 590 2 OO 5 1 48 697 2 OO 5 1 77 704 2 OO 5520 760 2 OO 5596 800 2 OO 6648 807 2 OO 6708 847 2 OO 869 2 OO 6863 877 2 OO 6620 958 20 00 8 1 20 1 0 1 2 OO 9707 1 229 2 OO 10030 1 252 2 OO 1 265 2 OO 1 0 1 1 0 1 528 2 OO 1 0620 1720 10 00 10678 Prix 2 00 .2 00 .2 OO 2 OO 10 00 .2 OO .2 OO 2 OO 2 OO .2 OO 2 OO .2 OO .2 OO .2 OO 10 00 .2 OO .2 OO 2 OO 20 00 .2 OO .2 OO .2 OO No Prix 10694.2 OO 12707.2 OO 13 160 .2 OO 15569.2 OO 16680.2 OO 20207.2 OO 2429 1.2 OO 24982.2 OO 25963 1000 00 26968 10 00 27206.2 OO 28923 10 00 29507.2 OO 29557 10 00 29752 100 00 34098.2 OO 36000.2 OO 38286.2 OO 40070.2 OO 40300.2 OO 40407.2 OO No Prix 40599.2 OO 40815.2 OO 409802 OO 4 1808.2 OO 42306.2 OO 426 17.2 OO 42683.2 OO 43806.2 OO 44038.2 OO 45089.2 OO 45487.2 OO 45870.2 OO 46000.2 OO 47847.2 OO | 49978.2 OO 50003.2 OO 50130 500 00 50690.2 OO 50734 20 00 50970.2 OO 51121 10 00 5 1030.2 OO 53066.2 OO No 54000 55049 55877 5700 I 57778 57782 60 I 50 60968 60638 60965 6 I 696 63073 63 I 60.65 I 08 65560 66600.66960 67040.7 1807 72650 74749 74873 808 I 9 82206 890 I 8 90 107 90236 90705 99930 Prix 2 OO 2 OO 2 OO .2 OO .2 OO • 2 OO , .2 OO .2 OO 2 OO .2 OO .2 OO 2 OO .2 OO .2 OO • 2 OO • 2 OO .2 OO • 2 OO .2 OO • 2 OO .2 OO • 2 OO .2 OO .2 OO .2 OO .2 OO 10 00 .2 OO 10 00 LOTS APPROXIMATIFS : A part de cela, les 1000 numéros finissant par 63 gagnent chacun $ ! .00.Et les 1000 numéros finissant par 30 gagnent chacun $ 1.00.Nous certifions que le tirage des actions de La Fortune qui a eu lieu le 14 Septembre, P.M., a été satisfaisant sous tous rapports et fait d’une manière très honorable.A.SASSEVILLE CHAPELIER-MANCHON N 1ER PRATIQUE Montréal, 14 Septembre 1S92.Témoins:—Alfred Jacques; C.Barré; C.Perreault, E.E.L.; Georges Tourangeau ; Nap.Tourangeau, manufacturier;Vital Beaudry; Alexis ’Poupin ; Joseph Lapointe ; Montréal.(Spécialté d’ouvrago en fourrures pour Dames et Messieurs ) 1552 Rue Sainte Catherine 1552 Entre les rues Jacques-Cartier et Saint André, MONTREAL.Faites usage du Savon gilt-ëdbe stràcham, étant reconnu par tout le monde comme meilleur Savon à l’usage des familles.étant le LA FORTUNE ALF.J.LAURENCE, PHARMACIEN-CHIMISTE.Four le Catarrhe.Rhume de Cerveau Employez lu Couyzaunk.Prix 25 cents lu boîte.Prescriptions préparées avec soin et exactitude.Les Droguesct les Produits Chimiques les plu»pur* seuls sont employés.COIN DES HUES St.notais ot Ontario, MONTRÉAL.Téléphone Sell 6507.SERVICE DE NUIT.Drogues, Médecines,-— -et Parfumerie 1760 rue Ste-Catherine MONTRÉAL.Réduction fuite sur tous medicaments.or.JLx.X3XT MARCHAND-TAILLEUR Nous ne saurions trop recommander ft nos lecteurs l’établissement de M.J.L.Duhamel, marchand-tailleur, 1680 rue rite-Catherine.".me porte de la rue St-Denis.On y trouvera les plus beaux tweeds français, anglais, écossais, etc., ft très bas prix; la coupe est des plus élégante et garantie, et les commandes sont exécutées avec toute la rapidité de la sténographie.- -Altonitj'crE- MESUREUR ET EVALUATEUR.Plans et Dévis préparés pour Eglises, Presbytères, Couvents, Collèges, Résidences privées, Magasins, Manufactures, Entrepôts, etc., etc., etc.Evaluations (('Expropriations (l'incendies, etc.etc., etc,, 3STo 153 :r?-u_e SlxarNAT-., Coin de la rue Ste-Catherine, Montréal.VIN DES INVALIDES JOURNAL LITTÉRAIRE, -OFFRANT- Des chances extraordinaires -AUX- AC HETE U ES.ici uni ml il.Les dits lots seront tirés au sort de la manière indiquée dans l’article de la Direction et au moyen d’un système de roues.Et les Orgues Eoliennes, Peloubet et Dominion HAZELTON Le plus grand assortiment do beaux instruments en Canada Un seul prix et le plus bas.Termes faciles.Pas d'agents.Vieux instruments pris en en échange.Pianos ft louer- Réparation et accord artistiques- Pianos d’occasion de tous prix.Visite et correspondance sollicitées.N’achetez pas avant de venir visiter, ou demander tes catalogues illustrés.Six mois Trois mois - - - i.oo PAYABLE D’AVANCE.-(O)- PORTE A DOMICILE.ISAACSON & LIPPE Notaires, Commissaires, Etc, Argent à Prêter sur Hypothèque 49 rue St-François-Xavier MONTREAL.CIII RURUI EN-DENTISTE, 11S Cliamp-clo-lVEara.Ext motion dos dents par h* gaz et par l’électricité Les dentiers sont préparés d’après les procédés les plus modernes., , ., .TÿS5’ (’liez F.Lapointe Four plus d informations s adresser au ! 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