La presse, 8 janvier 1966, Supplément 1
[" arts lettres spectacles radio-télé SOMMAIRE EN PAGE 18 LA PRESSE.MONTREAL, SAMEDI 8 JANVIER 1964 EN PAGE 4 Le prix Goncourt et le prix Féminu EN PAGE 8 La chronique musicale de Jean Vallerand EN PAGE 6 Les Arts cette semaine EN PAGE 7 Pierre Dagenais et sa pièce \"Isabelle\u201d EN PAGE 9 Les disques EN PAGE 10 La chronique de radio et de TV EN PAGE 11 mémoire de VOffice catholique des techniques de diffusion a la commission BB EN PAGE 13 L'expressionnisme allemand à la Cinémathèque Expositions à New York EN PAGE 20 La fille de Chariot et le cinéma Romy Schneider, la méchante.JON VICKERS: \u201cÇA NE TOURNE PAS ROND DANS NOTRE MONDE MUSICAL\u201d :>¦' i- :.En anglais, on dirait qu\u2019il est \u201coutspoken\u201d.En français, on se contentera de dire qu\u2019il n\u2019a pas froid aux yeux, ou qu\u2019il n\u2019a pas la langue dans sa poche.Jon Vickers m\u2019invite à m\u2019asseoir, en m\u2019avertissant qu\u2019il ne pourra pas parler très longtemps car il a un léger mal de gorge.Il voulait d\u2019ailleurs con-tremander ses deux concerts, cette semaine, à l\u2019Orchestre Symphonique, mais la direction l\u2019a supplié de faire l\u2019impossible pour chanter, étant incapable de lui trouver un remplaçant.Jon Vickers est peut-être souffrant, mais nous ne nous en douterions pas.Il me parlera pendant plus d\u2019une heure et quand je le quitterai, il m\u2019accompagnera jusqu\u2019à la porte en parlant encore ! Le visage est carré, la poignée de main est franche et amicale, la démarche est assurée.Dans l\u2019intimité, Jon Vickers est comme dans ses rôles : solide et viril.Il répond directement aux questions, ne revient jamais sur ce qu\u2019il a dit.Nous parlons de son répertoire, des rôles wagnériens dans lesquels il se spécialise.Il m\u2019arrête : \u201cJe déteste la spécialisation.Les directeurs de maisons d\u2019opéra cherchent toujours à nous étiqueter, à nous enfermer dans un genre de rôles.C\u2019est la mort de l\u2019art, la mort de la voix, la spécialisation ! C\u2019est pour cela que, pour ma part, j\u2019ai toujours cherché à éviter la spécialisation.Je chante les allemands, oui, mais je chante aussi les italiens.La discipline allemande seule n\u2019est pas bonne pour la voix, mais par contre elle mlaide dans les rôles italiens.Je chante aussi les français.La langue française est la plus difficile à chanter, mais c\u2019est très important pour maintenir la légèreté de la voix.Si vous vous habituez à ne chanter qu\u2019un répertoire, vous placez votre voix dans un état qui vous rend incapable d\u2019aborder un autre répertoire .Les gens avec lesquels j\u2019ai le plus de difficultés, ce sont les Italiens.Les Italiens, vous le savez, sont très chauvins.Il n\u2019y a qu\u2019eux pour chanter les rô- les italiens.Mais regardez Bjoerling, un Suédois : il chantait les rôles italiens mieux que les Italiens eux-mêmes ! Et les Italiens ne sont pas très à l\u2019aise dans les rôles qui ne sont pas de leur langue.\u201d M.Vickers imite ici un Italien qui chante en français, et il ajoute : \"Et avez-vous déjà entendu un Italien chanter en allemand ?C\u2019est à faire peur!\u201d Vickers ne parle pas le français mais il s\u2019efforce toujours,V dit-il, de comprendre chaque mot de ce qu\u2019il chante.\u201cSi vous comprenez la signification de chaque mot, votre diction est bonne, forcément.\u201d \u201cIl est important pour un chanteur d\u2019interpréter de tout, continue-t-il; il est également important pour un musicien d\u2019avoir une connaissance très vaste de la musique.Sans Scarlatti vous ne pouvez pas apprécier Beethoven, et sans Beethoven vous ne pouvez goûter pleinement Puccini.\u201d \u2018.\u2022.< tv.v.-.v.v.v.vXv.v.v.v.v.v.-.v.v.-.vX-.vX-Xv.-.vXv.v \\v>.} par Claude Gingras :V.: :\tN-: ;-;\t; : :\t.:\u2022! Le ténor canadien chante actuellement une quinzaine de rôles d\u2019opéras et une trentaine d'oratorios ainsi qu\u2019un vaste choix de mélodies.Il a également chanté du Gilbert et Sullivan et de la comédie musicale, mais il précise que la comédie musicale ne peut être mise sur le même pied que l\u2019opéra.\u201cLa comédie musicale, c\u2019est l\u2019\u201ccntertainment\u201d; l\u2019opéra, c\u2019est une institution.\u201d Certains disent que l\u2019opéra se meurt.Qu\u2019en pense Jon Vickers ?\u201cCes gens-là sont des fous ! Il y a 120 maisons d\u2019opéra en Allemagne de l\u2019Ouest seulement, et il se construit des maisons d\u2019opéra de plus en plus à travers le monde.Au contraire, nous assistons présentement à une véritable révolution dans le domaine de l\u2019opéra !\u201d L\u2019artiste regrette cependant que certains producteurs, metteurs en scène et monteurs de spectacles qui touchent à l\u2019opéra noient la musique et l\u2019action dramatique sous un amas de décors, de costumes et d\u2019éclairages.Il me parle d\u2019une scène-clé dans \u201cLa Dame de pique\u201d, de Tchaikowsky, qu\u2019il chantait dernièrement au Metropolitan Opera de New York, et dans laquelle le \"message\u201d dramatique a été complètement noyé dans le trop-plein de la mise en scène.Comment des gen3 responsables laissent-ils \u201cpasser\u201d des choses pareilles ?Vickers répond en se donnant un coup de poing au front.A plusieurs reprises au cours de notre conversation, Jon Vickers exprime plus ou moins ouvertement sa volonté de chanter moins, de voyager moins.\u201cAu Metropolitan, on voulait que je me spécialise dans les rôles wagnériens.J\u2019ai pris mon chapeau et je suis parti en disant : Je reviendrai quand vous serez prêt à me laisser chanter ce que je veux i non seulement les Wagner mais aussi Otello, mais aussi Don Carlo, mais aussi Samson .Maintenant, je chante ce que je veux.Et actuellement, je flirte avec Tristan.On me réclame le rôle partout.Je ne suis pas pressé.Melchior n\u2019a pas chanté Tristan avant d\u2019avoir 43 ans.Moi, je m\u2019en vais sur la quarantaine.J\u2019ai encore quatre ans.Aujourd'hui, en Amérique surtout, on est obsédé par la \u201cjeunesse\".On veut des chanteurs jeunes, des hommes d\u2019affaires jeunes, des hommes d\u2019Etat jeunes.C\u2019est de la pure folie.Ici, à 35 ans, vous êtC3 vieux.En Europe, à 35 ans, vous êtes jeune.On veut tout faire jeune, on fait tout à la hâte, et on fait tout à moitié.Pour tout dire, ça ne tourne pas rond dans notre monde musical !\u201d Jon Vickers en a (et non sans raison) contre les promoteurs de spectacles, il en a contre les directeurs de maisons d\u2019opéra (il n\u2019est plus attaché à aucune maison d'opéra), il en a contre un certain esprit qui prévaut dans les théâtres lyriques et parmi le public mélomane.SUITE EN PAGE 3 / LA PAGE Un auleur canadien au \u201c¦ Vert C'est décidé : le Rideau Vert jouera une pièce d'un auteur canadien à la fin de la saison actuelle.Le nom.l'adresse, la profession de l'heureux élu ?Impossible de le savoir.Pour l'instant c'est un secret bien gardé.Nous avons seulement réussi à apprendre qu\u2019il s\u2019agissait d'un auteur connu, qui n\u2019est ni Françoise Loranger ni Jean Basile.Autre bonne nouvelle du côté du théâtre de la rue Saint-Denis : le metteur en scène russe qui doit monter \"Les trois soeurs\u201d de Tchékhov devrait se présenter vers la fin du mois de février ou au début du mois de mars.La pièce russe prendra l\u2019affiche le 15 avril.Gérard Poirier Après \"L\u2019Etourdi\u201d de Molière (mise en scène de Jean Dalmain), dont la première aura lieu samedi prochain, le Rideau Vert donnera un Feydeau, \"Le chat en poche\".Première le 15 février.Gérard Poirier réglera la mise en scène.Pas de cowboys à la Comédie-Canadienne ! Willie Lamothe, Marcel Martel et Paul Brunelle \u2014 les trois cowboys chantants \u2014 ont fait part à un magazine à grand tirage de leur projet de monter un \"rodéo musical\u201d à la Co* médie-Canadienne.Par ailleurs, les gens de la maison London, pour lesquels le célèbre trio enregistre, ont également fait part à la presse du projet dudit trio de se produire à la Comédie-Canadienne.De bonne foi, nous avons évidemment fait écho à la chose.Cependant, la direction de la Comédie-Canadienne, elle, nous informe qu\u2019elle n\u2019a jamais entendu parler d\u2019un tel projet.\"La salle est louée à différentes organisations de spectacles jusqu\u2019en 1967 et nous n'avons rien dans nos livres concernant cette histoire de Lamothe et compagnie\u201d, nous a déclaré un porte-parole, ajoutant : \"Plusieurs artistes, sans doute pour se donner du prestige, déclarent un peu partout qu\u2019ils vont se produire à la Comédie-Canadienne.Donald Lautrec, par exemple.Il annonce qu\u2019il va se produire chez nous.Nous avons été fort surpris de l\u2019apprendre par les journaux !\u201d 2/ LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI Fernand Gignac n'est plus au \"10\" Au risque de faire pleurer bien des grands-mères et bien des femmes \u201cd\u2019un certain âge\u201d, nous devons annoncer la triste nouvelle : Fernand Gignac n\u2019est plus au canal 10.On ne dit pas \u201cil a quitté le canal 10\u201d, on ne dit pas non plus \u201cle canal 10 l\u2019a congédié\u201d, pour la bonne raison que personne ne semble savoir exactement ce qui s\u2019est passé.Fernand Gignac n\u2019est plus au canal 10.Ça, c\u2019est un fait.Allez voir vous-mêmes, vous verrez bien.D\u2019ailleurs, Fernand Gignac, au moment où ces lignes sont écrites, est en Floride ! Fernand Gignac, comme on le sait sans doute, dirige un cabaret en dehors de Montréal.Ce qui l\u2019oblige à se coucher très tard, nous informent ses intimes, et quand même Fernand doit 'ou plutôt : devait) se lever très tôt chaque matin pour aller faire son émission \u201cToast et café\u201d au canal 10.Fernand n\u2019en pouvait, plus.11 aurait écrit une lettre de démission adressée à la direction du \u201d10\u201d.Celle-ci aurait convoqué Gignac pour discuter de la chose et lui aurait même fixé un rendez-vous pour l\u2019après-midi.Gignac dort l\u2019après-midi, nous informent encore ses intimes : il ne s\u2019est donc pas présenté.Le \u201d10\u201d en aurait conclu que Gignac était de mauvaise foi, de là sa suspension non seulement de son émission quotidienne, \u201cToast et café\u201d, mais encore de son émission du mercredi soir, \"Invitation avec .\u201d M.Gignac est remplacé à \"Toast et café\u201d par Paolo Noël et à \"Invitation avec.\" par Yoland Guérard.Et si vous voyez encore Gignac au \"10\u201d, c\u2019est que l\u2019émission a déjà été filmée.On répétait avec émotion cette semaine à travers la ville que Fernand Gignac avait été \u201cbanni\u201d du canal 10.Les intimes \u2014 toujours les mêmes \u2014 ont eux aussi employé le mot \u201cbanni\u201d.Puis ils ont parlé de \"suspension\", comme on le fait pour les agents de police pris en flagrant délit.De toutes façons, banni ou suspendu, Fernand Gignac n\u2019est plus au \"10\u201d.Parents et amis sont priés de ne pas envoyer de roses.A la suite d'un bilan.Les journaux ont publié celle semaine un bilan du ministère des Affaires culturelles en \u201965, bilan qui provenait du ministère lui-même.Deux faits méritent d\u2019y être relevés.D\u2019abord celui-ci : \"On aura remarqué le commencement des travaux pour la construction du Conservatoire du Québec.(.)\u201d En vérité, en vérité, bien malin qui les aurait remarqués : le premier ministre a levé la première pelletée de terre deux jours après la publication du communiqué.Pour ceux que la chose Intéresse, ce futur conservatoire s\u2019élèvera dans le quadrilatère des rues St-Cyrille, Turnbull, Maisonneuve et Claire-Fontaine, à proximité des édifices du Parlement à Québec.On parle aussi, dans ce bilan, d\u2019un comité consultatif des Lettres formé au cours de 1965.Pour ceux que la chose intéresse, disons que ce comité a été formé à l'automne, par suite de l\u2019adoption en Chambre de la loi de l\u2019accréditation des libraires.Le comité a pour but d'étudier les problèmes de diffusion du livre et, plus particulièrement, de fixer les normes .de l\u2019accréditation des libraires.Sent membres du comité : M.Jean-Charles Bonenfant, bibliothécaire de la Législature ; M.Claude Jutras, secrétaire de la Fédération des Commissions scolaires ; M.Claude Choquette, libraire et éditeur de St-Jean ; M.Lucius Laliberté, président de l\u2019Asso-.ciaticn des Libraires ; M.Jean Bode, président de l\u2019Association des Editeurs et M.Clément St-Germain, directeur du Service des Lettres au ministère .des Affaires culturelles.Le comité s\u2019est réuni déjà trois fois depuis octobre.JANVIER 1966 ¦' ' \u2022 mmm wsms Nous ne pensons pas que les gouvernements se lancent dans la construction d\u2019édifices ou de centres culturels pour le seul plaisir de couler du béton et d\u2019installer des systèmes de chauffage.Nous croyons que ces bâtiments sont destinés à des institutions qui en seront l\u2019âme.Le TNM se prépare à devenir une de ces institutions.Un loi! pour le Théâtre du Nouveau Monde Ce n\u2019est puis un secret pour personne : après la fin de la présente saison, le Théâtre du Nouveau Monde se trouvera tout simplement dans la rue.Car on sait que l\u2019Orphéum doit tomber sous le pic des démolisseurs.Les dirigeants du TNM multiplient actuellement les démarches afin de trouver où loger.Bien sûr, il y aurait possibilité pour la compagnie de louer une salle déjà existante, ce qui équivaudrait à renouveler de vieilles expériences (celles du Gesù et de l\u2019Orpheum).Le TNM a pourtant d\u2019autres ambitions : il voudrait bien s'installer dans ses propres meubles, bâtir une troupe à caractère permanent qui pourrait jouer en alternance les grandes pièces du répertoire.On rêve d'un véritable TNP quoi ! Et pour y arriver, le TNM doit compter sur et avec la bienveillance et la compréhension des pouvoirs publics.Justement, du côté de la Place ries Arts, on construit actuellement un théâtre (qui contiendra deux salles) qui sera terminé pour les spectacles de l'Exposition universelle.Et après l'expo ?On parle d'en faire tout simplement un théâtre de location, comme la Grande Salle.Le TNM lorgne naturellement dans cette direction.Ses dirigeants ont entrepris des démarches auprès ries autorités provinciales dans le mit de les sensibiliser au problème.On poursuit d'ailleurs dans chaque bulletin du TNM une campagne discrète, mais sans équivoque.Dans la livraison du mois de novembre, on pouvait lire, en première page du bulletin (juste en dessous d\u2019une photo des travaux en cours à la Place des Arts) la légende suivante : \"Nous ne pensons pas que les gouvernements se lancent dans la construction d\u2019édifices ou de centres culturels pour le seul plaisir de couler du béton et d'installer des systèmes de chauffage.Nous croyons que ces bâtiments sont destinés à des institutions qui en seront l'âme.Le TNM se prépare à devenir une de ces institutions\u201d.En première page du dernier bulletin, nouvelle allusion, toute brechlien-ne cette fois.\"Nous faudra-t-il nous servir, comme vous le faites 'il s'agit d\u2019une lettre à Mère Courage) de l'art de la roublardise et de la flânerie, et de celui de connaissance subtile des antichambres aux portes de cuir rouge clouté ?Nous faudra-t-il devenir des Pères Courages pour affronter tous les Pères Ubus ?\u201d Aux dernières nouvelles, cependant, il ne semble pas que ces pieuses remontrances aient porté fruit.Il ne reste plus au TNM qu'à entreprendre une neuvaine à saint Antoine de Pa-doue et à attendre les miracles du Livre Blanc.Il y a 60 ans s'ouvrait le premier cinéma montréalais Il y a quelques jours, on célébrait le 60e anniversaire de l\u2019ouverture du premier véritable cinéma à être construit à Montréal.Il s'agit du Ouimeto-scope, ainsi nommé du nom de son instigateur, M.Léo-Ernest Ouimet, qui est aujourd'hui âgé de 90 ans.Le Ouimetoscope s\u2019élevait au coin des rues Stc-Catherine et Montcalm, à l\u2019endroit même où aujourd'hui so trouve un autre ciiiérsa, l'ultra-moderne Canadien.Le Ouimetoscope ouvrit le 1er janvier 1906 très exactement.Il y avait eu auparavant quelques essais de salles de cinéma, mais c\u2019étaient des salles de fortune où d'ailleurs il n\u2019y avait pas de sièges.Le Ouimetoscope fut en somme le premier cinéma \"de luxe\u201d (i.e.avec sièges et tapis) à Montréal sinon au Canada et l\u2019un des premiers du continent américain.Cet anniversaire sera marqué cet après-midi à 5 heures par l\u2019apposition d\u2019une plaque commémorative à l\u2019endroit même où s'élevait le légendaire Ouimetoscope.Et c\u2019est la Cinémathèque canadienne qui a eu l'heureuse idée de cette initiative.11 n\u2019est pas défendu de se rendre sur les lieux cet après-midi, pour un petit pèlerinage dans le passé.^ immm, £ ,i et étudiait jusqu'à Il heures du soir.Il avait un livre à la main, comme d'autres ont des souliers aux pieds.Que ce noble maniaque serve d'exemple à la jeunesse par le biais de ses travers, cela est immoral.Il y a pire que d\u2019enseigner l\u2019énergie forcenée.Un pieux admirateur de Walter Scott pousse le cynisme jusqu'à remercier le ciel qua l'Ecossais soit né boiteux, \u201cautrement \u2014 dit-il \u2014 nous n'aurions pas eu Ivanhoe\".Est-it besoin de dira que là, je ne marche plus Si jamais il vous arrive d'êtro atteint de cette furie démoniaque de réussir à tout prix, songez à Lincoln, triste modèle de la hantise des cimes terrestres.Bûcheron et commis meunier jusqu'à 20 ans.à vingt-cinq ans, il est avocat ; à trente ans, il représente son Etat à la législature ; à 4b ans.il est membre du congrès : à 50 ans, il est président des Etats-Unis ; à 56 ans, il meurt assassiné.Si vous rêvez d'une fin pareillement glorieuse à celle de (\u2019héroïque Abraham, H n\u2019est pas utile de vous donner tant de mal.Si vous y tenez, embrassez la carrière littéraire.On en meurt aussi, mais autrement, foi de Dumas-père : \"Dans la monde des lettres, on na se nourrit pas, ou sa manga\".LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 8 JANVIER 1966/3 Du neuf et du vieux (mais où le neuf, où le vieux ?) \"L'Adoration\", de Jacques Borel (Prix Goncourt) \"Quelqu'un\", de Robert Pinget (Prix Fémina) Ceux qui ont lu ou qui liront le dernier uon-rourt en ont eu ou en auront pour leur argent: \u201cL\u2019Adoration\u201d (1) de Jacques Borel, en effet, compte six cent pages de texte serré.A peu près les dimensions d\u2019un roman de Dostoievsky ou de l\u201c\u2018UIysse\u201d de Joyce.Lit-on encore, aujourd'hui, des romans aussi considérables, et sans que la postérité les ait confirmés dans la grandeur?Les chroniqueurs littéraires, oui, ils y sont bien forcés.Mais les autres, ceux qui ont toute leur liberté de lecture, et qui peuvent s\u2019offrir le luxe de choisir, par exemple, entre \u201cL\u2019Adoration\u201d et quelque chef-d\u2019œuvre qu\u2019ils ne connaissent pas encore?Mais telle est la puissance du Goncourt qu\u2019il fera lire le roman de Jacques Borel par un très grand nombre de personnes.Et sa masse même n\u2019apparaîtra plus comme un obstacle, mais comme une recommandation.On sera impressionné: on se dira que, tout de même, un romancier n\u2019écrit pas un aussi grand nombre de pages s\u2019il n\u2019a pas beaucoup à dire.L\u2019épaisseur du livre semblera garantir la profondeur, la richesse de l\u2019oeuvre.Et, à la fin, si l'on est un peu déçu, on sera tout de même photo Keystone Jacques Borel : \".la mer des mots, la mer toujours recommencée, et sans le soleil qui tape dessus .\" lin peu fier d'avoir traversé cette mer de mots, d'avoir relevé un si grand défi.\u201cJe n\u2019ai pas connu mon père.J'avais quatre mois quand il mourut, et il était entré à l\u2019hôpital dans la semaine, ou les quinze jours peut-être, qui suivirent ma naissance.Quand il m\u2019avait vu, à la maternité je suppose.\u201d Ainsi commence \u201cL\u2019Adoration\u201d et nous saurions déjà, même si nous n\u2019avions pas soupesé le livre, que nous en avons pour longtemps.La mémoire est à l\u2019oeuvre; une mémoire extrêmement minutieuse, qui recueille les moindres signes de l\u2019histoire d\u2019un homme.Nous pensons aussitôt à Proust, mais le roman de Jacques Borel ne comporte pas de ces moments absolus qui, dans \u201cA la recherche du temps perdu\u201d, polarisent toutes les expériences du narrateur.\u201cL\u2019Adoration\u201d, c'est un récit étale, sans surprises et sans fautes de goût.Avec une inlassable patience, mais aussi une intelligence et une sensibilité formées à la lecture des meilleurs auteurs, Jacques Borel raconte l\u2019enfance, puis l\u2019adolescence, puis les premières années de maturité de son narrateur.Les recettes les plus solidement éprouvées y sont mises à profit.Et c'est ennuyeux à périr.On a toujours l\u2019impression d\u2019avoir déjà lu cela ailleurs.Et comme l'on soupire après la brièveté, la force, les couleurs vives des \u201cMots\u201d de Jean-Paul Sartre ou du \u201cPetit Saint\u201d de Simenon! Comme l'on voudrait que, tout à coup, 11 quittât comme une vieille défroque ses bonnes, ses trop bonnes habitudes d\u2019homme de lettres! Mais non, c'est la mer de mots, la mer toujours recommencée, et sans le soleil qui tape dessus.Le soleil, ce pourrait être l\u2019adoration, le sentiment que le narrateur porte à sa mère, mais jamais Jacques Borel ne le fait éclater.L\u2019adoration est une expérience forte, écrasante, et le romancier n\u2019atteint pas à ce niveau.Il se tient à mi-chemin de tout, prévenu contre toute expérience un peu brûlante par un bouclier de culture dont jamais il ne se départit.Jacques Borel me paraît être le type même de ces écrivains intelligents, diserts, que la tradition littéraire empêche de parvenir à l\u2019expression complète.Cela dit, on reconnaîtra volontiers qu\u2019il se trouve dans \u201cL\u2019Adoration\u201d plusieurs pages, plusieurs épisodes dignes d\u2019intérêt.Les expériences sexuelles et amoureuses du narrateur: sa liaison sans amour, alors qu\u2019il n\u2019a pas vingt ans, avec une femme qui en a plus de trente; sa violente et trouble passion pour Anne; sa liaison, puis son mariage avec la douce Madeleine.Et, toujours, la présence de la mère, le recours à la mère, qui est à la fois obstacle à l'amour accompli et l\u2019image de tout amour, de cette adoration qui est le rêve constant du narrateur.Quelques bonnes pages, aussi, sur Horace Muzan, répétiteur au lycée puis professeur au Collège de France, poète raté (par trop grande exigence ou par stérilité?) et grand critique.Tout cela est bien décrit, subtilement analysé.Mais il faudra attendre la fin, le récit des visites du narrateur à sa mère qui termine ses jours dans un hôpital psychiatrique, pour que Tinlérét le cède à l\u2019émotion.Tout le livre n'existe-t-il que pour nous préparer à ces moments de tendresse, de pitié, de profonde compréhension?11 me semble que nous ne les goû- terions pas autant si nous n'avions fait le très long périple auquel nous oblige Jacques Borel.Ce n\u2019est qu'après bien des joies,' des traverses, des peines, au terme d\u2019une vie partagée, que peut s'établir entre deux êtres \u2014 mère et fils, mais aussi bien frère et soeur, époux et épouse \u2014 cette communication qui va au delà des mots.Non pas l\u2019adoration, qui échappe décidément au narrateur du roman, mais la plus simple communion humaine.Le neuf et le vieux .On s'attend à trouver plus de neuf dans un \u201cnouveau roman\u201d: c'est une tautologie.Et, bien sûr, l'écriture de Robert Pinget, dans \u201cQuelqu\u2019un\u201d (1), ne ressemble pas du tout au style policé, ponctuel pour ainsi dire, de Robert Borel.C\u2019est plein de petites fantaisies, de sauts, de coqs-à-l'âne.Pinget excelle dans le monologue intérieur à l\u2019emporte-pièce, et les premières pages de \"Quelqu\u2019un\u201d procurent au lecteur non prévenu un assez vif plaisir.Mais attention, le coq-à-l'âne, la libre association, ont aussi leur logique, voire leur conformisme, qui est proprement désespérant.Après quelques minutes de lecture, on connaît par coeur les petits trucs de Pinget, et il ne reste qu'à les voir se répéter indéfiniment, ad nauseam.C'est beaucoup plus évident que chez un Robbe-Grillet, et pourtant, dans \u201cLa Maison de rendez-vous\u201d.L\u2019astuce première, dans \u201cQuelqu'un\u201d, réside dans l\u2019argument lui-même: tout au long du livre, nous verrons un quidam, un \u201cquelqu\u2019un\u201d, un pauvre homme, chercher un bout de papier et, à cetle occasion, faire le bilan de son existence.Le tour de force, quoi: faire sortir l\u2019immense de l'infiniment petit.Mais depuis l\u2019invention des techniques néo-romariesques, ce tour de force est à la portée du premier venu.Il suffit de s'abandonner au flot des libres associations, et le reste sera donné par surcroît.Le reste, c\u2019est-à-dire l\u2019admiration d'un public médusé, et peut-êlre un prix littéraire.Quant à l'ennui \u2014 car une divagation aussi clairement calculée risque de devenir assommante \u2014, Robert Pinget a trouvé l\u2019astuce pour le faire avaler.Il insiste.11 dit, à plusieurs reprises: mais oui, je sais, je vous ennuie, c'est le risque de l\u2019entreprise, mais que voulez-vous, la vie est souvent ennuyeuse.Et alors, le lecteur est intimidé, il n\u2019ose plus rouspéter.Un romancier qui vous ennuie consciemment, avee application, tout de même, ça doit être quelqu\u2019un, et il a certainement de petites idées derrière la tête.Un roman volontairement ennuyeux ne saurait être ennuyeux.Le lecteur réprime un bâillement, et continue de foncer.11 considère avec un rien de pitié tel de ses amis qui persiste à lire Simenon, le pauvre .Et puis, ô surprise, il lui est arrivé d'être un peu ému.Par l\u2019affection du narrateur pour le jeune garçon demeuré qu\u2019il a.recueilli à la pension.Mais le lêcteur se défend contre une telle émotion, il se rappelle à temps qu\u2019il est en train de lire un \u201cnouveau roman\u201d.D\u2019ailleurs, le narrateur n'avait-il pas dit de lui-même: \"Honnêtement, je ne crois pas avoir jamais aimé.\u201d Un personnage sec, minable, empêtré dans ses propres mouvements, c'est ça qu'il nous faut.Et voici enfin le morceau de choix, le morceau de bravoure, la description du repas à la pension.Sous le signe de la saleté.On échappe des morceaux de nourriture un peu partout, le jeune garçon va aux cabinets et ne se lave pas les mains, et j'en passe.Oh! mais, se dit le lecteur, comme il va loin, ce monsieur Pinget.Et il va loin en effet.Il accumule, il en remet, rien ne le-cTecourage, il va conquérir le championnat de la saleté.Enfoncés, Zola, Joyce, Sartre! .Enfoncée, aussi, ma patience.Car je trouve photo Keystone Robert Pinget : \".le \"nouveau roman\" qui te fait déjà vieux se répète et «\u2019exploite lui-même.dans \u201cQuelqu\u2019un\u201d, non pas de grandes obsessions significatives, mais des clichés à la queue-leu-leu, aussi bien dans les formes de l'écriture qua dans les thèmes.Ainsi vont les prix littéraires.Dans \u201cL\u2019Adoration\u201d, Jacques Borel nous offre les restes (parfois beaux) d\u2019une grande littérature d\u2019introspection.Dans \u201cQuelqu\u2019un\u201d, c\u2019est le \u201cnouveau roman\u201d qui se fait déjà vieux, se répète et s'exploite lui-même.Esl-ee cela l\u2019accélération de l\u2019histoire?Gilles Marcotte (1)\tCollection \"Le Chemin\", Gallimard.(2)\tEditions de Minuit.parutions \u2022GUIDE DE L\u2019ASSEMBLEE CHRETIENNE, par Thierry Maertens et Jean Fris-que.Tome V: du 15e au 24e dimanche après la Pentecôte et fêtes primant le dimanche.Cas-terman.\u2022\tLE DECRET DE VATI-CAN II SUR L\u2019OECUMENISME, par le cardinal Lorenz Jaeger.Collection \"Eglise vivante\", Casterman.\u2022\tQU'EST-CE QUE LA GRACE ?par R.W.Gleason, s.j., traduit de l'américain par Jean-Pierre Bertho.Collection \"Vivrtf et croire\", Casterman.\u2022\tLE SIMPLE PRETRE, par Joseph Rogé.Collection \"Religion et sociétés\", Casterman.\u2022\tLA CELEBRATION DES SACREMENTS, par Georges Leclerc, c.s.c.Fides.R LE CHRETIEN ET LE MA-RIAGE, par Bernhard Haring.Editions Saint-Paul.Par un des plus grands théologiens contemporains, auteur de \u201cLa Loi du Christ\u201d.\u2022\tBRESIL, ESPOIR CHRETIEN ?par Mgr Jean Rupp, évêque de Monaco.Collection \"Christianisme contemporain\", Spes.\u2022\tEVANGILE SELON SAINT MARC, par Henri Troadec, préface du R.P.Féret, o.p.Marne.\u2022\tL'IDEE DE L'EGLISE, par B.C.Butler.Collection \"Cahiers de l'actualité religieuse\", Casterman.Une des questions les plus importantes dans le scandale de la division des chrétiens et le mouvement, oecuménique qui essaie d\u2019y remédier, est celle de l\u2019Eglise.Dom Butler, abbé de Downside, aborde la question d\u2019unè façon neuve et personnelle.Au lieu de se demander où se trouve l\u2019Eglise du Christ il pose la question de la nature de l\u2019Eglise.Avant d\u2019avoir recours au témoignage biblique, dom Butler interroge la conscience chrétienne avant les tragédies du schisme d\u2019Orient et de la réforme.Quelle espèce de réalité est l\u2019Eglise dans son pèlerinage terrestre ?Si l\u2019on néglige la position libérale d\u2019une société humaine sans liaison avec le Christ, dont la fragilité est de plus en plus évidente, il n\u2019y a, selon dom Butler, que trois réponses possibles.L\u2019Eglise est une entité purement invisible et mystique; ou une communion dont l'unité est seulement potentielle ou eschatologique; ou encore une communion visible historiquement dans sa réalité et son unité.Aux jeux de l\u2019auteur qui en appelle au tribunal de l\u2019histoire et de la théologie, l\u2019Eglise doit nécessairement être une communion unique et visible.La doctrine des premiers conciles, de Cyprien, d'Augustin, est en continuité avec celle du Nouveau Testament.L\u2019Eglise n\u2019est pas seulement une communauté eschatologique, mais aussi une communauté historique.La nature de l\u2019Eglise est liée à la -nature de l\u2019Incarnation.Le statut particulier de l'Eglise, ce mélange de perfection et de péché, explique \u201cla honte\u201d qu\u2019un catholique doit éprouver, et la responsabilité qu'il porte, indivi- duellement et socialement, dans la division des Eglises chrétiennes.\u2022\tPRIE DANS LE SECRET, recueil de prières, par Robert Claude et José Feder, jésuites.Casterman.\u2022\tLE HEROS A DOS D'ANE, roman, par Miodrag Bulato-vic.Traduit du serbo-croate par Claude Bailly.Aux Editions du Seuil.Une explosion d'anarchisme bouffon et de lyrisme baroque, par l\u2019auteur du \u201cCoq rouge\".\u2022\tLE PARTENAIRE, roman, par Isabelle Chabanel.Flammarion.Les expériences amoureuses de deux soeurs très mal élevées .\u2022\tL'HOMME DE PIERRE, roman, par Alain Guei.Casterman.Une caserne irlandaise, après la guerre civile.Qui est cet \u201chomme de pierre\u201d, le fruste pêcheur d\u2019Aran, la recrue Cleggan ?.\u2022\tLE FEMININ PLURIEL, par Benoîte et Flora Groult.Denoël.Par les auteurs du \u201cJournal à quatre mains\u201d.\u2022\tLES CHEVAUX MASQUES, par Henri-François Rey.Robert Laffont.Une société de schizophrènes, vivant leur schizophrénie, s\u2019en nourrissant et, au bout, s\u2019en faisant une règle de vie .\u2022\tLE VOYAGE DU PERE, roman, par Bernard Clavel.Robert Laffont.Un père à la recherche de sa fille, dans les rues de Lyon.\u2022\tLA GRANDE MARRADE, roman, par Claude Néron.Grasset.Le premier roman d\u2019un chauffeur de taxi.Portrait à la fois familier et extravagant de la société moderne, dans un style qui n\u2019est pas sans rappeler celui de Céline.\u2022\tLA NEF DES FOUS, roman, par Armand Lanoux.Jul-liard.Réédition d\u2019un roman qui obtint en 1948 le Prix Populis- \u2022\tTOUS AVEC PANCHO VILLA, roman, par Rafael F.Munoz.Traduit de l'espagnol par André BOelamich.Editions du Rocher, Monaco.Né à Mexico en 1899, Rafael Munoz situe l'action de ce livre au corm de la grande Révolution qui n secoué sa patrie et fait vibrer son àme d\u2019adolescent, époque troublée, riche en violence, en cruautés, en héroïsme.\u2022\tGLOUCQ OU LA TOISON D'OR, par Roger Ikor.Collection \"Le meilleur des mondes\", Flammarion.Exaspéré par ses démêlés avec la Compagnie do l\u2019Eau, un homme décide brusquement de partir à la conquête de la Toison d\u2019Or, c\u2019est-à-dire à la découverte d'une raison de vivre qui permette de surmonter l'absurdité de la con-dilion humaine .\u2022\tLES INCERTAINS, roman, par Georges-Emmanuel Clan-cier.Seghers.Deux couples vivent le désarroi des cœurs, des corps et des âmes, et les jeux dangereux qui, du libertinage à l\u2019amour fou, vont les exalter puis les perdre.\u2022 LES FURIES, roman, par Guido Piovene.Traduit de l'italien par Michel Arnaud.Grasset.La quête qu\u2019entreprend un homme (l\u2019auteur) pour conjurer un passé qui l\u2019oppresse et le hante.*.LA PRESSE.MONTREAL, SAMEDI 8 JANVIER 1966 \u201cImages d\u2019Asie\u201d, de Benoît Brouillette Quand un géographe se balade à travers douze pays.\u201cImages d'Asie\u201d (1) de M.Benoît Brouillette est très exactement le travail d'un géographe.On trouve dans ce volume de 158 pages toutes sortes de précisions très utiles à ceux qui veulent en connaître un peu plus sur la Turquie, le Liban, l\u2019Iran, le Pakistan, l\u2019Inde, la Birmanie, la Thaïlande, le Sud-Vietnam, Singapour, Hong Kong, les Philippines et le Japon.Car M.Brouillette, professeur de géographie à l\u2019Ecole des Hautes Etudes Commerciales de Montréal, a vu tous ces pays au cours d\u2019un voyage de près de quatre mois effectué de janvier à mai 19C2.L\u2019ouvrage a le mérite d\u2019être illustré de 38 photos en couleurs prises par l\u2019auteur.Il ne faut pas rechercher de belle phrases dans \"Images d\u2019Asie\u201d mais une relation aussi scrupuleuse que possible de ce qu'offre l\u2019Asie d\u2019aujourd\u2019hui.En avant-propos, M.Brouillette rappelle qu\u2019Edouard Mont-petit lui disait, à lui et à d'autres, \u201cPrends la route !\u2019\u2019 \"J\u2019ai suivi son conseil, ajoute M.Brouillette, en tâchant d\u2019avoir l'oeil ouvert et ne de pas être sourd.\u201d \u201cImages d'Asie\u201d, ce sont les notes de voyage de quelqu\u2019un qui veut d\u2019abord rapporter ce qu\u2019il a vu, avec la plus grande objectivité possible, avec l\u2019objectivité du spécialiste.M.Brouillette a été président de la Commission de l'enseignement de l\u2019Union géographique Internationale.En 1961, il travaille à l'élaboration d\u2019un projet de \"Manuel de l\u2019UNESCO pour l\u2019enseignement de la géographie\u201d.Au cours de son voya- $ «witcutùnt: < '' - «wuouuirn: PiH| IMAGES D'ASIE | oj BS» ge autour du monde, il participa à Bangkok à une réunion d\u2019une semaine destinée à étudier ce projet qui \"s\u2019inscrivait dans le cadre du projet majeur Orient-Occident de l\u2019UNESCO destiné à favoriser les contacts culturels entre les diverses formes de civilisation\".\u201cImages d\u2019Asie\u201d se termine par une \u201cbibliographie sommaire\u201d qui couvre tout de même cinq pages et par des tableaux sur la superficie, la population, l\u2019économie des pays visités.Un autre tableau renseigne sur l\u2019assistance financière reçue de l\u2019étranger (Etats-Unis et Plan de Colombo) par ces pays.\u201cImages d\u2019Asie\u201d est le sixième ouvrage de M.Brouillette qui a publié \u201cLa chasse des animaux à fourrure au Canada\u201d (Gallimard, 1934), \"Le Canada par l\u2019image\u201d (Beauchcmin, 1946), \u201cLa pénétration du continent américain par les Canadiens français (Granger, 1939), \u201cCourants commerciaux de quelques produits canadiens\u201d (H.E.C., 1964) et \"Les industries manufacturières du Canada\u201d (H.E.C., 1965).Olivier Marchand (1) Centre de psychologie et de pédagogie.De l\u2019Université Lavai, trois livres fort beaux De la poésie et de l'hiver.Des Presses de l\u2019Université Laval, trois livres fort beaux et intéressants qui, au milieu de l\u2019avanlanche habituelle des romans et recueils de poèmes, permettent une accalmie comme on n\u2019en saurait trop désirer.D\u2019abord, le grand poète américain Walt Whitman, dans la traduction de son compatriote francophone Rosaire Dion-Lévesqué.Ce livre avait été publié en 1933 et sa réédition ne peut être qu\u2019utile.Utile pour faire connaître Whitman qui fut prophète autant que poète.Louis Dantin a bien raison, qui en fait \u201cun Christ plébéien, .un vagabond qui erre, presque fantôme, dans un monde qui n\u2019est pas le sien\u201d.L\u2019actualité de Whitman, c\u2019est qu\u2019il erre aussi dans un monde qui n\u2019est pas encore le nôtre.Il faut lire, relire et faire connaître ces pages magnifiques où il se célèbre lui-même dans une com-muion avec l\u2019univers.\u201cVoici donc les pensers ds tous les hommes depuis tous les siècles, et dans tous les pays; ils ne me sont pas particuliers.\u201cS'ils ne sont pas vôtres autant qu'ils sont miens, ils ns valent rien ou presque rien; /.W VER- DANS 11 ROMAN- CANADIEN FRANC/US MÊmÊmÊÊimÊÊ \u201cS'ils ns sont pas l'énigme, et la solution de l'énigme, ils ne sont rien.\" Voilà le mot et la tâche qui fascinait Whitman, \u2018T\u2019énigme\u201d, et nous connaissons certainement trop peu ici ce grand bonhomme qui ne travaille qu\u2019au coeur de l\u2019énigme commune à tous depuis toujours, à mille milles des chicanes géographiques et temporelles.Autre envol.\u201cUn plaidoyer pour la Poésie\u201d, de Sir Philip Sidney, \"traduit et présenté pour la première fois en français par Maurice Lebel, professeur à la faculté des Lettres de l\u2019université Laval\u201d.Il y a peu de choses à en dire sinon que la prose de Sir Philip, précurseur de la grande période élizabéthaine, garde une certaine fraîcheur tout en étant aujourd\u2019hui d\u2019un certain ennui.Humanistes et lettrés y trouveront leur plaisir rqais ce sont sans doute les étudiants qui seraient à même d\u2019en éprouver l\u2019utilité.Et enfin, en plein d\u2019ici et en pleine saison, \u201cL\u2019hiver dans le roman canadien-français\u201d, de Paulette .Collet, un livre merveilleux autant par sa naïveté que par son caractère encyclopédique.Je ne sais pas que vous en semble mais le seul titre ne faisait présager de laborieuses études sur la psychologie des personnages de nos romanciers et je voyais d\u2019avance l\u2019hiver expliquer les manies et marottes d\u2019un chacun.Il n\u2019en est rien ! C\u2019est un travail de surface, et de surface seulement.Mais quelle surface ! La bibliographie de l\u2019auteur contient les noms de 139 romanciers et de 125 historiens, critiques, essayistes.Et bien que je n\u2019aie pas lu son volume crayon à la main, je pourrais quasiment jurer que l\u2019auteur a des citations de tous ces écrivains.De Joseph Marmet-te à Claude Jasmin, l\u2019auteur a lu et noté tout ce qui s\u2019est écrit sur l\u2019hiver, de sorte que si vous ne savez pas ce qu\u2019est l\u2019hiver canadien, vous êtes dorénavant sans excuse.Il faut sans doute être étudiant en lettres pour échafauder une telle montagne da citations, pour leur donner une suite logique et essayer de leur faire raconter quelque chose.Le plus décevant, c\u2019est que le livre reste, à la lettre, fidèle à son titre et qu\u2019on n\u2019y voit finalement rien d\u2019autre que les manifestations de l\u2019hiver dans le roman canadien-français, manifestations qui, soit dit en passant, n\u2019ont rien d\u2019égrillard ou de très dissemblable à la réalité quotidienne.De sorte que finalement ce n\u2019est pas l\u2019hiver qui est le plus intéressant dans ce livre; ce sont les romanciers et la façon dont ils traitent l\u2019hiver.Toutes les sauces y passent et l\u2019on sait finalement gré à l\u2019auteur d\u2019avoir fait ce travail encyclopédique, ne serait-ce que pour nous divertir un moment avec la prose d\u2019un Adolphe Nantel, par exemple.\u201d.il manque vraiment de discernement dans le choix de ses expressions.Quand il écrit: \u201cSur ce vieux pin, le ciel a fouetté de la crème\u201d et, plus loin, \"les fils téléphoniques balançaient des macaronis\u201d, on est tenté de sourire devant un hiver aussi gastronomique\u201d.Les exemples du genre sont légion, et passée la première déception, çe tour d\u2019horizon des romanciers canadiens nous réserve toujours quelque surprise, trouvaille ou perle insoupçonnée.Et hors de l\u2019intérêt qu\u2019il peut présenter, c\u2019est une somme de travail qui donne le vertige.Jean O'Neil Le \"Dictionnaire du cinéma et de la télévision\", de Bessy et Chardans Un événement littéraire à signaler : la parution d\u2019un Dictionnaire du cinéma et de la télévision, chez J.-J.Pauvert, résultat du travail acharné, réparti sur plusieurs années, de Maurice Bessy et Jean-Louis Chardans, dont le premier volume (il y en aura cinq) vient de nous parvenir.L\u2019entreprise paraît démesurée : dresser un premier bilan, par ordre alphabétique, de tout ce qui, de près ou de loin, touche au domaine du cinéma et de la télévision.Démesurée mais essentielle.Les moyens de communication audio-visuels ont acquis, en un demi-siècle, une telle rapidité d\u2019expansion, une telle ampleur, on a peine à suivre.Leur nouveauté même, et cette accélé- Les passionnés s\u2019objecteront peul-êtra à l\u2019absence d\u2019élément critique dans ces ouvrages qui ne sont, et ne doivent être considérés que comme des instruments de travail, ouvrages de références continuelles, évitant de bien fastidieuses recherches.On y trouve, je le répète, tout sur le sujet.Les noms des personnes, les titres des films, les Inventions, les procédés techniques, les événements historiques, tous les aspects juridiques de la profession, les appellations diverses, le jargon professionnel, des phénomènes, longuement explicités, comme la censure, dont on fait l'historique.Le tout abondamment illustré, et fort bien présenté.Michèle Favreau \u201cLa ballade du vautour\u201d: un jour, dans le désert.Un précieux et séduisant ouvrage île références ration vertigineuse, font qu\u2019il n\u2019existe, jusqu'à présent, qu\u2019un matériel d\u2019information très éphémère (revues, journaux) ou très dispersé, ou très spécialisé.Et il ne s\u2019agit pas seulement de faire l\u2019inventaire des films, des créateurs, des techniciens, des inventeurs, des faits et des interprètes mais de \u201ctoute une mythologie inédite et fragile, brusquement variable.\u201d Les auteurs ont puisé à toutes les sources, écrites et orales, essayant de n'oublier personne, avec un souci de précision, d\u2019exactitude historique, d\u2019objectivité totale, et après multiples vérifications.Malgré tout, reconnaissent-ils, quelques erreurs et omissions inévitables pourront être relevées, dont les principales causes sont : la dispersion des rares archives, les divergences de dates, la confusion, les contradictions exprimées partout.Un roman-poème d'Alberfe Revel C\u2019est un scénario de film, déjà fait d\u2019ailleurs : un groupe d\u2019hommes marchent dans le désert, sans eau, et sans savoir s\u2019ils pourront atteindre leur but.Alberte Revel a écrit un roman-poème sur cette donnée.Ses personnages sont des forçats faisant une marche punitive.Au premier abord, on pourrait imaginer que les hommes, à des degrés divers des assassins, vont se jeter à la gorge les uns des autres ou tuer leur gardien pour chercher la liberté.Nullement.Les forçats sont des représentants de l\u2019humanité tout entière condamnée à aller jusqu\u2019à l\u2019épuisement de ses forces.Ce vautour qui marche derrière, c\u2019est l\u2019image de la Mort toujours présente derrière les hommes qui s\u2019agitent.A cause de la fatigue, de la torture, de la soif et du sable bridant (les forçats sont partis sans provision d\u2019eau puisqu'ils doivent revenir sur leurs pas le lendemain), l\u2019un des forçats délire par suite d'insolation.Joachim a été condamné à la prison pour avoir étranglé sa femme.Eh bien, dans sa fièvre, il croit qu\u2019il la porte dans ses bras, qu'elle peut répondre à ses questions.Deux autres forçats se sont liés d\u2019une amitié telle qu'ils en oublient la présence des autres.Cette amitié n\u2019a rien d\u2019ambigu.Elle est à base d'entraide, de secours, d'encouragement.Un autre prisonnier a tué son fils qu\u2019il aimait dans un moment d\u2019impatience et d'ivresse.Il est lui aussi hanté par la figure de l'être qu\u2019il a fait périr.Où un autre écrivain aurait simplement décrit de l\u2019extérieur et de façon naturaliste les souffrances et la déchéance de six hommes, Alherte Revel s'attache surtout à suggérer leur souffrance morale.Par une ironie du destin, le gardien Pablo iillllllliliiil ¦.¦.¦¦.yy.yy\t¦ .¦J \"¦1181 ¦ ¦¦ \u2022 i*\ty a* > V ¦S*\t:*?: IX Mflt tStTlOM* OU SiUll blesse mortellement au ventre l\u2019un des hommes devenu provocant.Le coup de feu est parti sans que Pablo l'ait voulu ou même senti.Il comprend alors comment les forçats qu\u2019il a mission de mener et de ramener ont pu commettre leurs crimes sans être plus coupables que lui.Pablo ne peut plus revenir en arrière car on ne peut ramener le mourant ou le mort.On l\u2019abandonne au vautour déjà perché sur une branche da l\u2019arbre mort, but de la marcha au désert.Les quatre hommes qui restent continuent de sa traîner jusqu\u2019à la mer qu\u2019ils savent être toute proche.Pourront-ils conquérir leur liberté ?Seront-ils repris ?L\u2019auteur ne conclut pas, mais déjà deux des six forçats ont péri dans des sables mouvants sans qua les autres aient pu tenter de les sauver.\u201cLa ballade du vautour\u201d (1) est écrit avec une économie da moyens et de mots qui sont la marque des écrivains de race.Quel naturel dans les propos des hommes, propos transposés où ne se retrouvent aucune vulgarité, sottise ou verbiage.Cette langue parlée n\u2019est pourtant jamais littéraire dans la pire sens.Ce bref roman est dans son genre sans défauts.Marcel Valois (1) Edit, du Seuil I i MES CHANSONS, MES CHANSONNIERS avec JEANNETTE BIONDI LE DIMANCHE A 11 h.05 A.M.le seul pour tous ! A PARTIR DU 8 JANVIER pour 1 semaine seulement LIBRAIRIE de la SORBONNE 1195 RUE BLEURY conjointement avec LIBRAIRIE de la PAIX 1213 RUE BLEURY NOTRE PLUS GRANDE VENTE D'INVENTAIRE JUSQU'A 50% DE REDUCTION sur tout notre stock Aucun envoi postal ni commande téléphonique UN.1-7765 LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 8 JANVIER 1966/5 I LES ARTS CETTE SEMAINE Toutes les notes à paraître dans cette page doivent parvenir, par écrit, à la Section Arts et Lettres avant le mardi à B h.p.m.\t\t \t\t \t\t SERVICE DE RECREATION D'OUTREMONT (1185 Fair-mount) auj.à 2 h.et SERVICE DES LOISIRS ST-ANTOl-NE-MARIE-CLARET (2700 Henri-Bourassa e.) demain à 2 fi.: \u201cLes Voyages de Pif et Paf\", spectacle pour enfants présenté par le Théâtre de la Nouvelle France.COMEDIE CANADIENNE \u2014 A partir de lundi soir:.\u201cLes Temples\", de Félix Leclerc.GESU \u2014 A partir de lundi : \u201cJeanne et les luges\", de Thierry Maulnier, avec Michèle Rossignol, Henri Norbert, Nathalie Naubert, Françoise Graton, etc.Une production de la Nouvelle Compagnie Théâtrale.Pour les étudiants.Jusqu\u2019au 5 fév.Représentations en matinée ou en soirée (tél.: 866-5957).ORPHEUM \u2014 \"Mère Courage\", de Brecht, avec Denise Pelletier, Jean Gascon, Albert Miliaire, Dyne Mousso, Marjolaine Hébert, Jacques Ga-lipeau, Jean Richard, Louis Aubert, Guy L\u2019Ecuyer, Yvon Dufour, Raymond Royer, Dominique Briand, Patrick Peu-vion, Marc Cottel, Claude Grisé, Thomas Donohue, Paul Renaud, Barbara-Val, Denise Morelle.Mise en scène: John Hirsch.Tous les soirs à 8 h.80, le dim.à 7 h.30, relâche le lundi.Jusqu\u2019au 6 février.EGREGORE - \"L\u2019Onde Vania\" de Tchékov, avec Paul Dupuis, François Rozet, Andrée Lachapelle, Antoinette Giroux, Hélène Loiselle, Martre Thiéry, Jean-Louis Paris et Léo Iüal.Mise en scène : Lionel Villeneuve.Tous les soirs à 8 h.30, le dim.à 7 h.30, relâche le lundi.Jusqu'au 23 janvier.SALTIMBANQUES \u2014 A partir de vendredi soir : \"Les Troyennes\", d\u2019Euripide, avec Wilma Ghezzi et Hélène Prévost.Mise en scène: André Brassard.Les jeu., vend., sam.et dim.à 8 h.45.Jusqu'à la fin de mars.STELLA \u2014 La revue des Fêtes du Rideau-Vert: \"On grève .de rire\", de Gina Bausson et André Montmo' rency, avec Germaine Gi roux, Roland Bédard, Arlet te Sanders, Jacques Lorain etc.Jusqu'au 14 janvier, Tous les soirs à 8 h.30, le dimanche à 2 h.30 et 7 h.30, THEATRE DE LA PLACE VILLE-MARIE - Auj.et demain: \"Les nouvelles aventures de Farfadette\", présenté par les Marionnettes de Pierre Régimbald.A partir de mardi soir: \"Isabelle\", de Pierre Dagenais, avec Yves Létourneau, Jacques Godin et Jean-Pierre Compain.Tous les midis, à 12 h., 12 h.40 et 1 h.30: Instant Theatre (en anglais).THEATRE DE QUAT'SOUS (100 est, avenue des Pins) \u2014 \"La Florentine\", de Jean Ca-nolle, avec Guy Godin, Louise Latraverse.Luc Durand, Pierre Boucher.Mise en scène: Paul Buissonneau.Tous les soirs à 8 h.30, le dim.à 2 h.30 et 7 h.30, relâche le lundi.Jusqu'à la fin de février.THEATRE POPULAIRE CHAMPLAIN (39 r.du Petit Champlain, Québec) \u2014 \"Si Sacha vous était conté\" (textes de Sacha Guitry), interprété par Jacques-Henri Gagnon, Denise Verville et Jean Guy.Jusqu\u2019au 11 janv.Tous les soirs à 8 h.30 et 10 h.30.J variélds COMEDIE-CANADIENNE\u2014 Auj.et demain : dernières de Fernand Raynaud.LE PATRIOTE - Auj.et demain : Robert Charlebois LE WIGWAM (Longueuil) \u2014 Ce soir à 9 et 11 h.: Danielle Oderra.LA BUTTE A MATHIEU (Val David) \u2014 Ce soir à 9 h.Kimmmmmm et 11 h.: Pierre Létourneau et Marie France.TOTEM (Piedmont) \u2014 Ce soir à 9 h.30 et 11 h.30 : reprise de la revue \"Avant le déluge\", avec Raymond Lévesque, Mireille Lachance et Claude Michaud.PLACE DES ARTS (Grande Salle) \u2014 A partir de jeudi soir : Léo Ferré.Jusqu'au 16.A cinema \"Moi et les hommes de 40 ans Dany Saval est, avec Paul Meurisse et Michel Serrault, l'une des vedettes .du film \"Moi et les hommes de 40 ans\", actuellement à l'affiche des cinémas Saint-Denis et Bijou.6/LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 8 JANVIER 1966 ALOUETTE: \u201cThe Agony and the Ecstasy\u201d : 8:00.Matinées : 2:00.AVENUE : \u201cThe Hill\u201d : 1:00, 3:00, 5:00, 7:00, 9:10.BIJOU : \u201cUne blonde comme ça\u201d : 11:50, 3:22, 6:34, 10:06.\u201cMoi et les hommes de 40 ans\u201d 1:22, 4:54, 8:26.CANADIEN: \u201cMerveilleuse Angélique\u201d : 12:00, 3:24, 6:38, 10:12.\u201cCent briques et des tuiles\u201d : 1:49, 5:13, 8:37.CAPITOL : \u201cBoeing-Boeing\u201d : 10:30, 12:45, 2:55, 5:05, 7:15, 9\u201935 ' CHAMPLAIN : \u201cUn monde fou, fou, fou, fou\u201d : 12:05, 3:05, 6:05, 9:05.CHATEAU: \"Zoulou\u201d: 1:00, 5:00, 9:00.\u201cMari de la femme Barbe\u201d : 3:25, 7:25.CINEMA DE MONTREAL: \"Héros sans retour\u201d: 1:01, 6:16.\u201cHercule et la reine de Lydie\u201d : 2:50, 8:05.\"Les femmes d\u2019abord\u201d : 12:05, 4:40, 9:55.CINEMATHEQUE CANADIENNE (360 McGill): Lundi: \u201cParis 1900\u201d: 6.30; \u201cUnderworld\u201d : 9.00.Mardi : \u201cUne si jolie petite plage\u201d: 6.30.\u201cThe last Command\u201d: 9.00.Mercredi: \u201cThe Legend of Valentino\u201d: 6.30.\u201cThe Docks of New York\u201d: 9.00.Jeudi: \"Le beau Serge\u201d: 6.30.\u201cWinter kept us warm\": 9.00.CINERAMA THEATRE IMPERIAL : \u201cThe Greatest Story ever Told\u201d : tous les soirs à 8:00.Dimanche : 7:30, Merc., sam.dim.2:00.CINE WEEK-END : \u201cKwai-dan\u201d : sam.et dim.8:00.CREMAZIE : \"Une vierge sur canapé\u201d : 12:44, 3:00, 5:16, 7:32, 9:48.DAUPHIN: \u201cLes amants\u201d: sam., dim.: 1:30, 3:30, 5:30, 7:30, 9:30.Sur semaine: 7:30, 9:30.DORVAL : Salle Rouge : \u201cReturn from the Ashes\u201d : 9:30.Merc.sam.: 3:00.\u201cA rage to live\u201d : 7:30.Merc.sam.: 1:00.Dimanche : 1:40.Salle Dorée : \"Lord Jim\u201d : 9:10.Merc.sam.: 3:10.\u201cThe Collector\u201d : 7:00.Merc.sam.: 1:00.Dimanche : 2:25.ELECTRA : \u201cLes années sauvages\u201d : 12:40, 3:40, 6:40, 9:40.\u201cLa chatte au fouet\u201d : 2:14, 5:14, 8:14.ELYSEE : Salle Resnais : \u201cMafioso\u201d : du lundi au vendredi : 7:30, 9:30.Samedi : 5:30, 7:30, 10:00.Dimanche : 1:30, 3:30, 5:30, 7:30, 9:30 ; Salle Eisenstein : \"Le bonheur\u201d : lundi au vendredi 7:30, 9:30.Samedi : 1:30, 3:30, 5:30, 7:30, 10:00.Dimanche : 1:30, 3:30, 5:30, 7:30, 9:30.> EMPIRE : \"Les parapluies de Cherbourg\u201d : 6:30, 8:00.\u201cBlack Orpheus\u201d : 8:15.Sam et dim.1:00.FESTIVAL s \u201cOnibaba\u201d : Du lundi au samedi : 7:30, 9:30.Dimanche et fêtes : 1:30, 3:30, 5:30, 7:30, 9:30.FRANÇAIS: \u201cZoulou\u201d: 12:00, 4:25, 8:55.\u201cMari de la femme Barbe\u201d : 10:15, 2:40, 7:10.GRANADA : \u201cLe trafic d\u2019esclaves\u201d : 3:00, 6:15, 9:40.\u201cUn roi sans divertissement\u201d : 1:20, 4:35, 8:05.JEAN-TALON: \u201cMerveilleuse Angélique\u201d 6:38, 10:20.Dimanche : 12:00, 3:24, 6:38, 10:12.\u201cCent briques et des tuiles\u201d : 3:37.Dimanche : 1:49, 5:12, 8:37.KENT : \u201cThe Knack\u201d : 12:55, 2:55, 4:55, 6:55, 9:00.\u201cTo Po Gigio\u201d : 9:00 a.m., 11:15.LA SCALA : \"Les nuits de Raspoutine\" : 12:30, 5:15, 10:00.\"Nick Carter va tout casser\u201d : 3:40, 8:25.\u201cL\u2019impasse aux violences\u201d : 2:10, 7:00.LAVAL : \u201cTrop jeune pour aimer\u201d : 12:40, 4:45, 9:35.\u201cLa belle et l\u2019empereur\u201d : 1:40, 6:30.\u201cL\u2019ombre de l\u2019Etoile Rouge\u201d : 3:20, 8:10.LOEW'S : \u201cDo not disturb\u201d : 10:30, 12:45, 2:55, 5:10, 7:20, 9:35.MERCIER : \u201cLes années sauvages\u201d : 2:02, 5:07, 8:12.\u201cLa chatte au fouet\" : 12:30, 3-35 6:40, 9:45.MONKLAND : \"Return from the Ashes\u201d : 2:25, 5:50, 9:30.\u201cA rage to live\u201d : 12:40, 4:10, 7:45.OUTREMONT: \"Return from Ashes\u201d: 2:25, 6:00, 9:40.\u201cA rage to live\u201d : 12:40, 4:15, 7:55.PALACE: \u201cThunderball\u201d : 10:30, 1:05, 3:45, 6:25, 9:05.PAPINEAU: \u201cLe traffic d\u2019esclaves\u201d : 1:20, 4:35, 8:05.\u201cUn roi sans divertissement\u201d : 3:00, 6:20, 9:50.PARISIEN : \u201cLa vie heureuse de Léopold \u201cZ\u201d : 10:45, 1:00, 3:10.5:25, 7:35, 9:55.PLACE VILLE-MARIE : \u201cJuliette des esprits\u201d : 12:45, 3:35, 6:20, 9:05.PLACE VILLE-MARIE (petit cinéma): \u201cZorba the Greek\u201d: 12:35, 3:15, 5:55, 8:35.PLAZA : \u201cMerveilleuse Angélique\u201d : 12:00, 3:24, 6:38, 10:12.\"Cent briques et des tuiles\u201d : 1:49, 5:13, 8:37.RIALTO : \"Dr.Terrors House of Horrors\" : 2:50, 6:15, 9:45.\"Revenge of the Gladiators\u201d : 1:05, 4:35, 8:00.RITZ : \u201cLa blonde et les nus de Soho\u201d : \u201cA bout portant\u201d.\u201cDeux copines, un séducteur\" : Du lundi au vendredi : 6:00.Sam.et dim.: 1:00.RIVOLI : \u201cLe traffic d\u2019esclaves\u201d : 3:00, 6:15, 9:45.\"Sergil chez les filles\u201d : 1:10, 4:30, 8:00.SAINT-DENIS : \"Moi et les hommes de 40 ans\u201d : 11:50, 3:22, 6:34, 10:06.\u201cUne blonde comme ça\" : 1:30, 5:02, 8:34.SAVOY : \"Lord Jim\u201d : 12:40, 5:05, 9:30.\"The Collector\u201d : 3:05, 7:30.SEVILLE : \u201cThe Sound of Music\u201d: 8:15.Matinées : mere., sam., dim.: 2:15.STRAND : \u201cDr.Terrors House of Horrors\u201d : 11:40, 3:00, 6:30, 10:00.\u201cRevenge of the Gladiators\u201d : 10:00, 1:20, 4:45, 8:15.VAN HORNE : \u201cA very special favor\" : 2:35, 6:10, 9:50.\u201cArt of love\u201d : 12:50, 4:25, 8:00.VENDOME : \u201cPas question le samedi\u201d : dim.au ven.: 12:30, 2:45, 5:00, 7:15, 9:30.Samedi ; 12:15, 2:45, 5:00, 7:15, 10:00.VERDI : \u201cLa Dolce Vita\u201d : Du lundi au vendredi ; 5:30.Sam.et dim.: 1:00, 2:25, 5:30, 8:35.VERDUN: \u201cCléopâtre\".Sam.et dim.: 12:50, 4:30, 8:10, Du lundi au vendredi 8:00.VERSAILLES : Salle Bleue : \u201cLord Jim\u201d : 8:55.Sam.et dim.: 3:55, 8:55.\u201cThe Collector\u201d : 6:50.Sam.et dim.: 1:50, 6:50.Salle Rouge : \u201cZoulou\u201d : 6:55.Sam.ct dim.: 2:30, 6:55.\"Mari de la femme Barbe\u201d : 9:35.Sam.et dim.: 1:00, 5:10, 9:35.VIAU : Samedi : \u201cCléopâtre\u201d.\u201cLa Symphonie de Rio\u201d.\u201cL\u2019amazone\u201d: 6:00.Dimanche: \u201cLes don Juans de la Côte d\u2019Azur\u201d.\u201cLe crash mystérieux\u201d,.\u201cDéfi à Gibraltar\u201d : 12:00.VILLERAY : \u201cAttaque du Fort Grant\u201d : 1:53, 5:01, 8:04.\u201cFBI enquête à Los Angeles\": 12:00, 3:33, 6:36, 9.39.WESTMOUNT : \"Darling\u201d : 12:30, 2:40, 4:55, 7:10, 9:25.YORK : \u201cA very special favor\u201d : 2:35, 6:10, 9:50.\u201cArt of Love\u201d : 12:50, 4:25, 8:00.mmmrn \tH\t \tm\t ART PROMENADE \u2014 (Hôtel Mont-Royal) \u2014 Huiles de Rae Cohen et Kurt Maurer.Jusqu\u2019au 10 janv.CENTRE BONSECOURS DU COLLEGE LOYOLA (445 St-Paul E.) \u2014 Oeuvres de sept graveurs contemporains.Jusqu\u2019au 10 janvier.CENTRE D'ART DU MT-ROYAL \u2014 Gravures et sculptures de Pierre-Roland Di-nel.Tous les jours de 1 à 7 h., jusqu\u2019au 16 janvier.CINEMA ELYSEE \u2014 Encres de Claire Lévesque, jusqu'à la fin de janvier.GALERIE AGNES LEFORT \u2014\tA partir d\u2019auj., jusqu\u2019au 28 janv.: \"New York Scene\" \u2014\toeuvres de Albers, Caro, Frankenthaler, Jenkins, Morris Louis, Nevelson, Noland et Olitsky.GALERIE LES ECORES (Duvernay) \u2014 Peintures et sculptures de différents artistes.Jusqu'au 14 janv.Tous les jours de 1 à 5 h., les lun., mere, et vend, de 7 à 10.GALERIE LEONARDO DA VINCI - Toiles de Gentil!, Siviero, Tarrlnl, Toupin et émaux de Drie.Tous les jours de 9 à 5 h., le mere, jusqu'à 9 h., fermé le dim.GALERIE LIBRE-Bijoux de Delrue.Tous les jours, sauf le dim., de 11 à 6, le vend, soir de 8 à 10.GALERIE MARTAL (1018 Sherbrooke o.) \u2014 Oeuvres d'Ernest Kosmowskl.GALERIE MASSOT-LO-RANGER \u2014 Lithographies de Picasso, Chagall, Braque, Arp, Zao-Wouki, Appel, Rouault, etc.Auj.dernier jour.GALERIE PORT-ROYAL - Oeuvres de Côté, Fortin, Ga-gnon, etc.Du mardi au vend, de 10 à 6 h., les sam.et dim de 2 à 5.GALERIE SOIXANTE _ Oeuvres récentes des artistes de la galerie.Les lun.et mere, de 2 à 6, les mardis jeudis et vend, de 2 à 10, iù sam.de 2 à 5.L'ART FRANÇAIS - Jusqu\u2019au 18: oeuvres de peintres classiques.Tous les soirs jusqu\u2019à 9 h., le sam.jusqu'à 5 h.LA ROCAILLE (3791 Ch.Reine-Marie) \u2014 Jusqu'au 12 janv.: huiles et encres de Pépin et Allard.Tous les jours de 10 à 6, fermé les sam.et dim.MAISON DES ARTS LA SAUVEGARDE (160 est, Notre-Dame) \u2014 A partir de lundi : toiles de Jacques Lambert.MUSEE D'ART CONTEMPORAIN \u2014 Collection du Musée, jusqu'au 13 fév.Oeuvres de Robert Wolfe, jusqu'à demain.Dans les jardins : \"Dix sculpteurs du Québec\" et \"Premier Symposium du Québec\".Tous les jours, sauf le lundi, de midi à 6 et de 7 à 9.MUSEE DES BEAUX-ARTS \u2014 Tableaux de Jeffrey Pok- len.Galerie Innovation 6(1 : sculptures de Claire Hogen-kamp.A partir de lundi : \"Art Israël\".Tous les jours de 10 à 5 h., le dim.de 2 à 5, le mere, de 10 à 10.Le Musée est fermé le lundi.MUSEE DU QUEBEC (Québec) \u2014 Rétrospective James-Wilson Morrice.Tous les jours de 9 à 5 h., le dimanche de 1 h.30 à 5 h.musique EGLISE ST.ANDREW AND ST.PAUL \u2014 Demain soir à 9 h- : Phillips Motley, organiste.Programme : trois Concertos pour orgue de Haendel.PLACE DES ARTS (Grande salle)\u2014Lundi soir à 8 h.30: Isaac Stem, violoniste.Programme : \"Sonata impetuo-so\u201d (Geminiani), Sonate op.30 no 2 (Beethoven), Partita no l (Bach), Rhapsodie no 1 (Bartok), \"Pièces romantiques\u201d (Dvorak) et \"Caprice basque\u201d (Sarasate).REDPATH HALL - Lundi soir à 8 h.30:,Gorlnl et Lorenzi, pianistes-duettistes.Programme : oeuvres de Busoni, Schumann, Debussy, Dvorak et Rachmaninoff.HOTEL MONT-ROYAL (Salle de bal) \u2014 Lundi soir à 8 h.45 : Orchestre de chambre McGill.Chef d\u2019orchestre: Alexander Brott.Soliste: John Newmark, pianiste.Programme : Concerto grosso op.3 no 8 (Vivaldi1, Concerto en ré majeur (Corelli), Concerto op.6 no 12 (Haendel) et \"Concerto grosso\u201d pour piano et cordes (Bloch).PLACE DES ARTS (Grande salle) \u2014 Mardi et mercredi soirs à 8 h.30: Orchestre Symphonique de Toronto.Chef d\u2019orchestre: Seiji Ozawa.Soliste ; Judith Loman, harpiste.Programme: \u201cL\u2019Hiver\u201d (ext.des \u201cSaisons\u201d) (Vivaldi), Symphonie no 32 (Mozart), Symphonie no 5 (Tchaikowsky) et Suito pour harpe et orchestre (Harry Somers).SALLE CLAUDE-CHAMPA GNE : Mardi soir à 8 h.30 : Sylvia Saurette, soprano.REDPATH HALL - Vendredi soir à 8 h.30: les Tudor Singers.Programme : \u201cMusic of the Tudors\u201d (oeuvres de Taverner, Byrd, Weelkes, Morley, etc.) avec Kenneth Meek à l\u2019orgue.- i\u2014mu, him\u2014if\tH .J I.X Jl ¦ JUL.U~J »- JaSuesaGaîin?aHrneinieHle >ÔIe «J11.cuisinier, Dyne Mousso celui de Catherine, (Se Coura?e) dnni i,de \u2022 aui?on\u2018er et Denise Pelletier celui d\u2019Anna Fierling enfInts\u201d achfPlw0n iP^rr-Ie Dertholt Brecht, \u201cMère Courage et ses Théâtre du NonleTu Mnn, afflChe a r0rPhéum.C\u2019est une production du ineatre du Nouveau Monde, mise en scène par John Hirsch SI JE NE CRAIGNAIS d\u2019être irrévérencieux, je dirais que la nom de Pierre Dagenais appartient à l'histoire du théâtre au Canada français.Car l\u2019une des périodes les plus glorieuses de sa carrière théâtrale s\u2019est déroulée voilà près de 20 ans : on se souvient de l'époque où il était l\u2019animateur de \"L\u2019Equipe\u201d, troupe concurrente des Compagnons du Père Legault.On a encore à la mémoire les désormais célèbres tribulations de Dagenais avec les Jésuites du Gésù au sujet des \"Mains sales\u201d de Sartre, nouvellement mis à l'index par le Saint-Office.Par la suite, la carrière proprement théâtrale de Dagenais (metteur en scène et Interprète) devait connaître des hauts et des bas.Il revient au théâtre en 1952 pour la création de \u201cBrutus\" de Paul Toupin.En plus d\u2019interpréter le rôle-titre, Dagenais règle la mise en scène de cette pièce qui avait gagné le prix David, l\u2019année précédente.Puis nouveau silence, nouvelle éclipse.Jusqu'en 1960, alors que l\u2019on reprend \u201cBrutus\u201d à la Comédie - Canadienne.Pierre Dagenais est de nouveau responsable de la mise en scène.En réalité, Dagenais n\u2019a jamais abandonné le théâtre complètement.Il a délaissé le travail de comédien et de metteur en scène pour celui de feuilletoniste.Il a écrit moult radio-feuilletons et deux téléromans (\"Le feu sacré\u201d (63) et \u201cMa femme et moi\u201d).Entre 1953 et 1964, il a eu deux radio-théâtres et huit téléthéâtres présentés par Radio-Canada.La création de sa pièce \"Isabelle\u201d, la semaine prochaine, au Théâtre de la Place Ville-Marie constitue pour lui d\u2019une certaine façon un retour, une rentrée.Comme auteur d'abord et comme metteur en scène ensuite.En 20 ans, deux de ses pièces seulement ont connu les feux de la rampe : \u201cLe temps de vivre\u201d, qui de son propre aveu, fut un four complet et \u201cLe diable s'en mêle\u201d, qui autour des années '50 connut un meilleur sort.L\u201d\u2019Isabelle\u201d, que nous verrons mardi soir en première, a d'abord été un téléthéâtre.Une pièce inédite \u2014 En réalité, me dit Dagenais, la version du Théâtre de Pierre Dagenais et son \"Isabelle\" au Théâtre de la Place Ville-Marie Pierre Dagenais : \u201cJ'aime m'amuser et i'aime rigoler\" la Place est une pièce inédite.Ce n\u2019est plus le téléthéâtre de 1961.J\u2019ai gardé le titre et quelques répliques.Mais l\u2019action se déroule dans des lieux différents.Précisons que la nouvelle \u201cIsabelle\u201d de Pierre Dagenais comporte deux actes et comprend seulement trois personnages masculins.Comment expliquer alors le titre.bien féminin ?Tout au long de la pièce, deux hommes, un journaliste et un peintre, s\u2019interrogent : ils se demandent s\u2019ils doivent révéler à leur copain, un libraire, la véritable raison de la mort d\u2019un ami commun qui s\u2019est suicidé.Car, Isabelle, l\u2019épouse du libraire, est à l\u2019origine de ce drame.Elle était l\u2019amante de l\u2019homme, qui s\u2019est suicidé parce qu\u2019elle a refusé de le suivre définitivement.Isabelle est donc continuellement présente dans la nouvelle oeuvre de Dagenais.Présente, tout en n\u2019étant point sur scène.Jacques Godin interprétera le rôle du libraire, Yves Létour-neau celui du journaliste, et CE SOIR A 8 H.30 tnm bertolt brecht MERE COURAGE Mise en scène: JOHN HIRSCH Décors: EOIN SPROTT DENISE PELLETIER dans le rôle de Mère Courage, et la participation de Mmes Marjolaine Hébert, Denise Morelle, Dyne Mousso, Barbara-Val, MM.Louis Aubert, Dominique Briand, Marc Cottel, Thomas Donahue, Yvon Dufour, Jacques Galipeau, Claude Grisé, Guy L'Ecuyer, Albert Miliaire, Paul Renaud, Jean Richard, Raymond Royer, et JEAN GASCON THEÀTRE OR PH EU M \u2014 réservations: 845-7M9 tous lus soirs j Bh 30.dimanche a 71t.30.relâche le lundi Jean-Pierre Compain, celui du peintre.Je demande alors à Pierre Dagenais quel est le thème principal d\u2019\u2019Tsabelle\u2019\u2019.\u2014 C\u2019est le thème de l\u2019amitié et de l\u2019amour, répond-t-il.De l\u2019amitié, dans le sens du mensonge.Pour aimer, il faut mentir.Je ne sais pas si vous avez encore votre mère (réponse affirmative de ma part) ?Eh bien ! Si elle était sur son lit de mort, vous iriez la voir et vous lui diriez qu\u2019elle a une mine superbe.Et vous mentiriez, n'est-ce pas ?La vie est faite de mensonges, de compromis.\u2014 Ce me semble un thème très pirandellien que celui du mensonge.Etes-vous Influencé par l\u2019auteur de \"Chacun sa vérité\u201d ?\u2014 Oh ! c\u2019est une pure coïncidence.En ce qui a trait aux influences, je ne m'en reconnais qu\u2019une : celle de Jean-Paul Sartre.\u2014 Une influence au niveau de la pensée ?\u2014 Aucunement.Mais au niveau de la construction dramatique.Sartre est un technicien hors de pair en cette matière.\"J'aime m'amuser\" Et puis, je lui pose une question qui me trotte dans ia tête depuis un bon bout de temps.\u2014 Pierre Dagenais, on a dit et répété que vous étiez un homme foncièrement tragique.Mon interlocuteur s'anime.Comme si je venais de lui décocher une droite au menton.Et j'ai un peu l\u2019impression de m\u2019être mis les pieds dans les plats.photo René Picard, LA PRESSE \u2014 Mais non, mais non, m\u2019affirme-t-il énergiquement.C\u2019est totalement faux.J\u2019aime m\u2019amuser et j\u2019aime rigoler.A l'heure actuelle, si les dramaturges veulent avoir du succès, ils doivent se tourner vers la comédie.Les gens, dans la rue, se promènent avec des visages tristes.Ils ne rient plus.Et immédiatement, Dagenais devance le \u201csed contra\u201d que je me prépare â lui servir.D\u2019après ce qu\u2019il m\u2019a expliqué précédemment, \u201cIsabelle\u201d n\u2019a rien d\u2019une revue d'étudiants en médecine.\u2014 Ça peut paraître drôle de dire ça, étant donné qu'\u201cIsa-belle\u201d est véritablement une \u2022> tragédie.Mais, j'ai dans mes cartons, deux comédies bel et bien terminées.J'évoque ensuite les temps passés: les grandes heures de \u201cL\u2019Equipe\u201d et de l\u2019Hermitage.\u2014 Vous faites la mise en scène d\u201c\u2018Isabelle\u201d.Mais vous n\u2019auriez pas envie de revenir à la scène comme comédien ?\u2014 Non.Pas dans les conditions actuelles du théâtre.C\u2019est la pagaille la plus complète.Les comédiens sont tiraillés entre la radio, la télévision et la scène.Pour organiser les répétitions, 11 faut tenir compte du fait qu\u2019un comédien a un engagement à telle heure, un autre à telle heure.On est obligé de répéter à quatre heures du matin.C\u2019est impossible.\u201cEt puis, nous n\u2019avons pas de troupes organisées.Les gouvernements distribuent les subventions à droite et à gauche, éparpillent l\u2019argent.Dans les conditions présentes, il serait préférable que l\u2019on prenne trois ou quatre cents mille dollars et qu\u2019on les répartisse entre deux troupes par exemple.Sur ce plan-là, on pouvait travailler beaucoup mieux il y a vingt ans.Et sans subventions s'il vous plaît.\u201d Avant de prendre congé, Dagenais me parle de son expérience toute neuve de pamphlétaire, de son expérience plus ancienne de feuilletoniste radiophonique et de TV, et de son allergie pour le \u201cjouai\u201d.Il a suivi les traces de Léon Bloy afin de venir en aide à la jeunesse ; il considère le radioroman et le téléroman comme des genres mineurs ; il s\u2019élève enfin contre le \u201cjouai\u201d par principe autant que par conviction.Et pour finir, il me conduit sur la scène du Théâtre de la Place, à laquelle on a fait subir quelques transformations .en hauteur, en largeur et en profondeur.Martial Dassylva A L'AFFICHE leghegohe 190 est, boul.Dorchester L'ONCLE VANIA Pièce de Tchékov avec PAUL DUPUIS ANDREE LACHAPELLE FRANÇOIS ROZET ANTOINETTE GIROUX HELENE LOISELLE JEAN-LOUIS PARIS MARTHE THIERRY LEO ILIAL misa en scène i Lionel Villeneuve Sur semaine: 8h.30 Dimanche:\t7h.30 Lundi: relâche Réservations: 866-9344 Kl toflor1 MISE EN SCÈNE DE PAUL BUISSONNEAU GUY G0DIN\tDENISE PR0UU LUC DURAND\tROLAND GANANET PIERRE BOUCHER YVAN CANUEL LOUISE LAIRAVERSE Decor: HUGO WUETHRICH Costumes: ANNE PRITCHARD RÉSERVEZ DÈS MAINTENANT: 845-7277 .100 est, AVENUE DES PINS TOUS LES SOIRS 8h.30 / DIMANCHE 2B.30 et 7h.30 RELACHE LE LUNDI / rj r J f ) COMEDIE DE JEAN CANOLLE » ;ÿ VENEZ RIRE avec FERNAND RAYNAUD Le GRAND FANTAISISTE FRANÇAIS Pour la première lois sur la scène montréalaise LES 8-9 JANVIER 10CATI0N TOUS SES JOURS DE 10.00 A.M.A 7.00 P.M.COMÉDIE - CANADIENNE 84ouest, Sie-Catherine \u2022 861-3338 CORBEIL SUR LA PLAZA - 6500 ST-HUBERT Léo mate La chanteur maudit, chanson* nier total, poète de la colère, virtuose de la force politique, rimeur à la fronde.\"J'AI VU FERRE ET J'AI TOUT VU\" (J.«n O'N.il, LA PRESSE, 1963) IL NOUS REVIENT I Jeu.Ven.Sam.Dim.Soirs 13, 14, 15, 16 janvier matinée : dim.16 janvier PLACE - Al DES ARTS QÏXD MONTRÉAL 18 (QUfBEC), 842-2112 Prix (taxe ind.) $5, $4, $3.50, $2.50, $2.Matinée t $4, $3.50, $3, $2, $1.50.Billets en vente è le Place dea Arts ; Canadien Concerts, 1822 ouest Sherbrooke (sous-sol) > Ed.Archambault Inc., 500 ast, Ste-Catharine ; Jim Charlabois, 2115 est, Jean-Talon, et 6960, St-Denis ; Librairie Ducharme, 418 ouast, Notre-Dame; et Rena ud-Br«y, 5219, Côte-des-Nei-ges.Commandes postales avec enveloppe retour affranchie è Canadien Concerts A Artists.Billets d'étudiants ($1.00) à CCA seulement.Réservations par téléphone SEU* LEMENT è CCA de 9 a.m.à 6 p.m.932-2171\t\u2014\t932-2234 LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 8 JANVIER 1966/7 EM JEAN VALLERAND La puissance et le bruit A, lUX DERNIERES pages de l\u2019opéra \"Il Ritorno d\u2019Ulisse in Patria\u201d, Monteverdi a écrit une \"sinlonia di battaglia\u201d qui décrit le massacre des Prétendants.On connaît l\u2019histoire.Au retour de dix années d\u2019errance sur les mers du globe après la Guerre de Troie, Ulysse rentre incognito chez lui où son épouse Pénélope décourage quotidiennement l'ambition des Prétendants qui .veulent l\u2019épouser en délaisant la nuit la toile qu'elle a tissée le jour et dont l\u2019achèvement doit marquer la fin de ses atermoiements.Au cours d\u2019un banquet, chaque prétendant essaie en vain de tendre l'arc d\u2019Ulysse.Ulysse, qui se cache sous les traits d\u2019un mendiant, réussit où les autres ont échoué et se livre, avec ses amis, à un prodigieux massacre des Prétendants.Les légendes helléniques sont pleines d'épisodes sanglants, on s\u2019y entretue à coeur joie.Monteverdi, passionné de culture antique comme tous les humanistes de son temps, a vu, dans la scène du massacre des Prétendants, l\u2019occasion d'une musique d'action fort impressionnante.A notre imagination moderne, nourrie des gigantesques chevauchées dont le cinéma a pris le goût sans doute dans l'héritage épique que nous a laissé le dix-neuvième siècle, la \"Sinfonia di battaglia\u201d de Monteverdi, toute admirable qu'elle soit musicalement, n\u2019évoque guère plus que les frissons que Vivaldi notera plus tard dans \u2018\u2018L\u2019Hiver\u2019\u2019 de ses concertos grossos consacrés à la description des saisons.Autres temps, autres moeurs.On pourrait ajouter : autres temps, autre imagination.Ainsi, il a suffi à Monteverdi de quelque \"tremolos\u201d de cordes pour évoquer une scène de massacre, alors que Berlioz n'aurait pas exigé moins de cent cinquante musiciens à l'orchestre pour suggérer le même spectacle.Je suis sûr que les contemporains de Monteverdi l\u2019ont cru sur parole, ou plutôt sur sonorité, et qu\u2019ils ont rêvé pendant plusieurs nuits à l'effroyable vision que la musique avait soulevé devant eux.Mais il y a mieux.A l'époque de la haute civilisation hél-lénique, la musique, comme l\u2019athlétisme et le théâtre, était l'objet de concours nationaux où s\u2019affrontaient les interprètes les plus célèbres.La chronique rapporte le cas d\u2019un certain Sakkadas qui, à l\u2019aide d\u2019un aulos (sorte de hautbois), remporta la victoire sur tous ses concurrents en exécutant une oeuvre qui décrivait le combat d\u2019un homme et d\u2019un serpent monstrueux.Si les contemporains de Monteverdi avaient de l\u2019imagination, ceux de Sakkadas en avaient encore davantage.Avons-nous progressé depuis ces temps ?Sommes-nous plus profonds parce que pour nous la puissance s\u2019identifie avec la tonitruance.Alors que Beethoven se contenta d\u2019une trentaine de musiciens pour la création de la \u201cCinquième symphonie\u201d, nous crierions au scandale s'il nous fallait entendra la même oeuvre exécutée par moins de quatre-vingt cinq musiciens.J\u2019admire cette frugalité.- à compter du 11 janvier TOUS LES SOIRS 8 h.30 précises relâche le lundi ISABELLE de Pierre Dagenais avec: YVES LETOURNEAU JACQUES GODIN JEAN-PIERRE COMPAIN LE THEATRE DE LA PLACE VILLE-MARIE Guichet ouvert de 12 h.i 8 h.30 fi Théâtre du Rideau Vert .V Ce soir à 8 h.30 Dim.à 2 h.30 et 7 h.30 A|%\u201e DU 15 JAM AU 14 FÉV.tttr di de Molière mise en scène de Jean Dalmain décors et costumes, de Robert Prévost ditlrihulion JEAN DALMAIN YVON BOUCHARD JEAN PERRAUD FRANCINE DIONNE ANDRE CAILLOUX REJEAN ROY Françoir CARTIER HUBERT LOISELLE ANNE PAUZE ROBERT RIVARD AU STELLA 4664 RUE ST-DENIS RESERVATIONS i 844-1793 L'Orchestre de Toronto à Montréal Seiji Ozawa dirigera l\u2019Orchestre Symphonique de Toronto, dont il est le chef permanent, lors de deux concerts qui auront lieu mardi et mercredi soirs à la Place des Arts.Ces deux mêmes soirs, l\u2019Orchestre Symphonique de Montréal, dirigé par Zubin Mehta, se fera entendre à Toronto.Il s\u2019agit d\u2019un échange entre les deux principaux orchestres du pays, et qui vraisemblablement se répétera chaque saison.présidence du maire, M.Cha- voulait démontrer par là \"les ban-Delmas, et du consul ca- liens étroits qui existent entre nadien à Bordeaux, le poète *- Robert Choquette.le tour du monde du concert, la chanteuse noire Lena Horne s\u2019est jointe aux musiciens pour l\u2019interprétation de quelques mélodies.Le programme comprenait en outre une oeuvre qu\u2019Ellington a créée récemment au cours d\u2019un concert identique, donné cette fois à la cathédrale Grace Episcopal de San Francisco.Le litre de l\u2019oeuvre : \u201cIn the Beginning God.L\u2019Opéra Guild de Montréal (l\u2019organisation fondée par Pauline Donalda) célèbre cette année son 25e anniversaire.L\u2019O-pera Guild de Miami célèbre un anniversaire identique.Mais alors qu\u2019à Montréal un seul opéra marquera cet événement \u2014 \"La Bohème\u201d, de Puccini, en avril \u2014 l\u2019Opera Guild de Miami prépare trois spectacles : la même \"Bohème\u201d ainsi \u201cqu\u2019Aïda\u201d et \"Il Trovatore\u201d de Verdi.\u201cLa Bohème\u201d sera chanté ' par Sandor Konya et Adriana Maliponte, \"Aida\u201d par Franco Corelli, Mary Curlis-Verna, Mignon Dunn et Ezio Flagello, et \"Il Trovatore\u201d par James McCracken, Lueine Amara, Cornell MacNeil et Grace Hoffmann.C.G.Gilles Potvin, directeur du service des auditions à Radio-Canada et critique musical au \"Devoir\u201d, quittera le mois prochain ces deux postes.M.Pot- j' vin entrera au Conseil des Arts du Canada comme coordonnateur des subventions accordées aux orchestres symphoniques et aux compagnies d\u2019opéra et de baHet.Tout en ayant son bureau à Ottawa, M.Potvin maintiendra sa résidence à Montréal.Trois chanteurs canadiens : Micheline Tessier, soprano, André Turp, ténor, et Robert | Savoie, baryton, seront le 26 janvier prochain les solistes du Magnificat en ré majeur de Bach, avec l\u2019Orchestre Symphonique de Bordeaux, sous la direction de Jacques Pernoo.Le concert aura lieu au Grand Théâtre de Bordeaux sous la Duke Ellington et son orchestre de jazz ont donné un concert récemment à la Fifth Avenue Presbyterian Church de New York.M.Ellington LOCATION TOUS LES JOURS DE 10.00 A.M.A 7.00 P.M.COMÉDIE c A N A I » 1 K X X H CORBEIL SUR IA PLAZA 6500 ST-HUBERT MAURICE BOIVIN auparavant organiste dans un grand magasin de la Métropole désire informer sa clientèle qu'il est maintenant i son magasin ou il fait des démonstrations régulières sur les fameux ORGUES THOMAS \u2022 (avec méthode rapide) Sa longue expérience dans le domaine des orgues et de la musique, vous aidera à faire un choix judicieux.CENTRE DE MUSIQUE BOIVIN 735 boul.Décarie, Ville St-Laurent.Tél.744-0307 Facilité de stationnement Ouvert jeudi et vendredi soir jusqu'à 9 h.30 Plan budgétaire si désiré.ORCHESTRE de CHAMBRE McGILL au pupilr\u2022 LUNDI SOIR 10 JANVIER LE CONCERTO GROSSO à 8 h.30 Salle de bal de l'hôtel SHERATON-MONT-ROYAL so liste Alexander Brott Programma : Corelli, op.6, no 3 Bloch Handtl, op.6, no 12 Vivaldi, op.3, no 11 John Nawmark Tout laa billaft d'abonnement tont vendue Billata simplet en venta i la porte $3.25 (taxe» incl.) Réservations WE.5-4955 CCA présente en récital LUNDI SOIR 10 JANVIER PLACE DES ARTS gAd l un de» grand» violoniste» de notre époque, isaac Au programma des oeuvre» de Gémi-nianni, Beethoven, Bach, Bartok, Dvorak, Sarasate.Billet» en vente i la Place des Art»; Canadian Concert», T822 ouest, Sherbrooke (sous-sol); Ed.Archambault Inc., 500 est, Ste-Catherine; Jim Charlebois, 2115 est, Jean-Talon, et 6960 St-Denis; Librairie Du-charme, 418 ouest, Notre-Dame; et Renaud-Bray, 5219 Côfe-des-Neiges.\t\u2019 Billeli d'étudiants ($1.00) i CCA SEULEMENT.Reservations par téléphone SEULEMENT i CCA de 9 a.m.i 6 p.m.932-2171 - 932-2234 19 6 6 LA SOCIETE DE LA CHORALE BACH DE MONTREAL sous la direction de George Little annonce TROIS CONCERTS en la SALLE CLAUDE-CHAMPAGNE 200, chemin Bellingham Ce Dimanche, 26 janv.à 16 heures s Musique du MOYEN AGE Invites : L'Ensemble des Instruments Anciens de Montréal, dirigé par Otto Jo«chim.Le Dimanche, 27 février à 16 heures ; Musique CONTEMPORAINE l» Messe de STRAVINSKY, TOKAIDO\" de Harry Freedman, avec instruments i vent.Le Mercredi, 6 avril à 20 heures : LA PASSION selon saint Jean de Bach, avec solistes et orchestre.ta série des trois concerts pour $6.00 (Le 16 janv.et le 27 fév.t $2.00 chacun, et $3.00 pour celui du 6 avril) Billets pour étudiants à moitié prix à l'entrée.Les billets sont en vente dès maintenant à ^INTERNATIONAL MUSIC STORE LTD., 1334 ouest, rue Ste-Catherine ou à I entrée, le jour de chaque concert.8/LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 8 JANVIER 1966 Britten vu par Britten pour la Mozart, Je la verrais plutôt en Suzanne qu\u2019en Comtesse (un rôle pour Schwarzkopf) et sa Desdémone d\u2019\"Otel-lo\u201d manque.décidément de souffle (le rôle exige une voix comme celle de Tebaldi).Freni chante toutes les notes, mais elle n\u2019a encore ni le panache de Sutherland ni le timbre personnel de Moffo.Il faudra attendre, encore un peu .Sa prononciation française (\"Louise\u201d) est inégale: c'est sans doute la raison pour laquelle elle vient de graver l\u2019air de Mlcaéla en italien, cette fois pour Eurodisc.Bref, une performance vocale sans grand Intérêt.L\u2019enregistrement est généralement bon, parfois un peu confus.Fort curleusementè l\u2019orchestre sonne admirablement I C.G.\"Le Messie\" de Haendel HAENDEL i \"L« Messie\" \u2014 Eli-i«b«th Schwarzkopf/ soprano# Grace Hoffman# contralto, Nicolai Gedda, ténor# Jerome Hines# basse# l'orchestre et le choeur Philharmonia# dir.: Otto Klemperer (Angel# album de 3 disques# 3657/S \u2022 3657).Ce nouvel enregistrement du \"Messie\u201d est peut-être le onzième ou le douzième.Il vient quelque temps après celui de Un nouveau disque de musique de Britten dirigée par le compositeur : d\u2019un côté, la \"Cantata misericordium\", pour soliste, choeur et orchestre, écrite en 1963 pour le centenaire de la Croix-Rouge Internationale: de l\u2019autre, la \u201cSinfonia da Requiem\u201d, oeuvre pour orchestre seulement, datant de 1941 (et qu\u2019il ne faut pas confondre avec le \u201cWar Requiem\u201d, pour soliste, choeur et orchestre, datant de 1962).C\u2019est le premier enregistrement de la \"Cantata\" et le second de la \"Sinfonia\".Britten dirige l\u2019Orchestre Symphonique de Londres dans la \"Cantata\" et la New Philharmonia Orchestra dans la \"Sinfonia\u201d.Les solistes de la \u201cCantata\" sont Dietrich Fischer-Dieskau et Peter Pears, et c\u2019est un disque London.Après Bach et Mozart, les Swingle Singers se tournent maintenant vers les romantiques.Leur nouveau microsillon Philips comprend des oeuvres de Beethoven, Schubert, Chopin, Schumann, Mendelssohn, Moussorgsky et Albeniz .Deux musiciens montréalais, le violoniste Hyman Bress et le pianiste Charles Reiner, viennent de graver pour RCA Victor les deux Sonates pour violon et piano de Bartok.Deux maisons de disques, Columbia et MGM, viennent de lancer des disques-documentaires sur le voyage de Paul VI aux Nations Unies.Pour sa part, London vient de publier un album de deux disques enregistrés pendant les historiques funérailles de Churchill.Enfin, une curiosité : le père d\u2019un des Beatles, M.Fred Lennon, vient de faire lui aussi un disque (il s'agit, bien sûr, d\u2019une simple 45-tours!).\"Les Contes d\u2019Hoffman\" OFFENBACH t \"Les Contes d'Hoffmann\" \u2014 Nicolai Gedda# ténor (Hoffmann), Gianna d'Angelo# soprano (Olympia), Elizabeth Schwarzkopf# soprano (Giulletta), Victoria da Los Angeles# soprano (Antonia), George London# basse (Coppélius et Dr Miracle), Ernest Blanc# baryton (Da-pertutto)# etc.Choeurs René Duclos# Orchestre de la Société des Concerts du Conservatoire de Paris# dir.André Cluytens (Angel# album de 3 disques# 3667/S \u2022 3667).Jamais à la scène l\u2019opéra d\u2019Offenbach \u201cLes Contes d\u2019Hoffmann\u201d n\u2019a eu ou n\u2019aura une aussi riche distribution que celle qu\u2019affiche la présentation de cette version intégrale de l\u2019oeuvre.Le rôle de Giulietta, à qui aucun air ne revient, est d\u2019habitude confié à une artiste de qualité mais jamais de premier rang.Cette fois, c\u2019est Elizabeth Schwarzkopf qui, par sa présence indéniable, son français pur, sa voix riche, donne André Cluytens ' - ¦ Ml corps à un personnage d\u2019habitude falot.L\u2019acte de Venise où elle paraît est à la scène impressionnant au point de vue spectacle.Sur les disques, avec l\u2019interprétation juste et vivante chez tous, l\u2019auditeur peut imaginer ce qui se passe, même sans l\u2019aide du livret.Nicolai Gedda se fait un jeu de chanter son rôle avec l\u2019animation, l\u2019art vocal et la sensibilité qui sont siens.George London n\u2019a pro-pablement jamais chanté encore du Offenbach.Il insuffle au Docteur Miracle le méphistophélique caractère qu\u2019il possède et donne du poids au rôle de Coppélius.Victoria de Los An-gelès est tout à fait dans son élément en pathétique Antonia et le jeune soprano colorature Gianna d\u2019Angelo est fraîche et piquante dans l\u2019Air de la Poupée Olympia.Un bon Daper-tutto, avec le baryton français Ernest Blanc.\u2019 Vraisemblablement, le rôle de Nicklausse est confié à un homme, le baryton Jean-Christophe Benoît, mais dans la Barcarolte c\u2019est la voix du mezzo Jeannine Collard qui se joint à celle de Mme Schwarzkopf.La distribution est si riche qu\u2019à la toute fin des \u201cContes d\u2019Hoffmann\u201d, Mme Renée Faure, de la Comédie-Française, prête sa voix à la Muze, bref rôle parlé.Il n\u2019y a que.du bien à dire de l\u2019orchestre et des choeurs.L\u2019opéra d\u2019Offenbach contient des pages justement célèbres et d\u2019autres où le métier vient au secours de l\u2019originalité.Il y a des souvenirs de Gounod et d\u2019Ambroise Thomas là-dedans I M.V.Mirella Freni MIRELLA FRENI, soprano: extraits do \"I Puritani\" (Bellini), \"La Tra-viata\" #t \"Otello\" (Verdi), \"Les Noces de Figaro\" (Mozart), \"Louise\" (Charpentier)# \"Suor Angelica\" et \"Turandot\" ((Puccini) \u2014 Orchestre de l'Opéra de Rome, dir.t Franco Ferraris (Angel, 36268\t/ $-36268).¦% ' J\u2019avais retenu le nom de Mirella Freni comme étant l\u2019un des rares bons éléments de la récente version filmée de \u201cLa Bohème\u201d, dans laquelle elle chante Mimi, et du récent enregistrement RCA Victor de \"Carmen\u201d, dans lequel elle interprète Micaéla aux côtés de Leontyne Price et Franco Corelli.Si l\u2019on en juge par ces deux expériences et par le présent récital d\u2019opéra, Mirella Freni est un colorature-lyrique qui a une belle voix, de la musicalité et de la sensibilité, sinon une personnalité encore bien marquée.Elle est satisfaisante dans les rôles à sa taille : l\u2019esclave Liu de \u201cTurandot\u201d, Louise, Elvira de \u201cPuritani\u201d et, à la rigueur, Violetta.Mais OHo Klemperer Deutsche Grammophon dont j\u2019ai entendu dire beaucoup de bien, mais que je n\u2019ai pas encore eu l\u2019occasion d\u2019entendre.Précisons que l\u2019enregistrement de Klemperer s\u2019inscrit dans la tradition anglaise de la grande pièce, avec solistes de choix et effectifs imposants.Sur ce plan-là, on ne peut qu\u2019être impressionné par la sûreté avec laquelle l\u2019oeuvre est rendue.Klemperer a su se garder également du pompiérisme si longtemps à la mode et du dramatique facile, aussi bien dans l\u2019ensemble que dans le détail.Le \u201cMessie\u201d de Klemperer est net, précis, bien articulé et bien léché.Cette rigueur ne va pas toujours sans une certaine froideur qui, par moments, nous fait regretter un peu la chaleur de certains enregistrements plus anciens de Beecham.Mais il reste que l\u2019oratorio de Haendel, dans la version klemperien-ne, a fière allure.L\u2019interprétation des solistes est, comme on devait s\u2019y attendre, impeccable.Celles de Schwarzkopf et Gedda en particulier.Le Choeur Philharmonia rend avec un rare bonheur la difficile partition du \u201cMessie\u201d.C\u2019est homogène et bien en place.La gravure est généralement bonne.Mais, dans les grands choeurs, il y a quelquefois de la distortion.Un phénomène qui ne surprend pas chez Angel, mais qu\u2019on peut corriger aisément lorsqu'on possède un appareil perfectionné.M.D.Le très grand Haydn du Quatuor Amadeus HAYDN I d.ux Qu.tuor, I cord.t op.77 i no 1, on toi mai.ur, 07 no X, on fo malour \u2014 Quatuor Amadoua (DauHcho Grammophon, iinvumt).Par son style et sa perfection da Jeu, l'Amadeus est peut-être le meilleur quatuor au monde.Tout comme les Beethoven et les Mozart que le groupe nous a déjà donnés, cë disque Haydn vient nous confirmer dans cette impression.Tout en conservant à \"papa Haydn\u201d ce caractère de jovialité qui le distingue de Mozart (Mozart peut être jovial, mais d\u2019une autre façon', les membres de l\u2019Amadeus jouent sa musique avec tout le respect et le sérieux qui lui sont dus, plaçant ces deux oeuvres de maturité à un niveau rarement atteint avant eux.Mais l'Amadeus ne change rien à la musique.Ce sont tant de mauvais Interprètes qui ont déformé l\u2019esprit de Haydn.Eux redonnent tout simplement à Haydn la place qui lui revient.Cette \u201credécouverte\u201d de Haydn évoque l'extraordinaire traitement que Monteux avait donné il y a quelques années aux Symphonies \u201cSurprise\" et \u201cde l\u2019Horloge\".\t~\u201d L \u2019 enregistrement reproduit avec une incroyable fidélité les moindres nuances de cette magnifique exécution de l\u2019Amadeus, lequel vient de signer là, sûrement, l\u2019une de ses plus belles réalisations.C\u2019est tellement beau que lorsque tout est fini on a le goût d\u2019applaudir, comme au concert 1 C.G.Jean Morin# flûtiste JEAN MORIN# flûtiste t oeuvres de Bach# Poulenc# Dutilteux et Jacques Hétu.Au piano t A.S.Savoie (\"Pour la flûte\", Madrigal# MA-402/MAS-402).Jean Morin est second flûtis- te à l\u2019Orchestre Symp.de Montréal.Il n'a pas atteint la très grande vlrtuo-mais il peut Interpréter u«.façon compétente et vivante des oeuvres très diverses.Pour son premier disque, 11 s'est donné un programme de taille.D\u2019abord, les \"Quatre Pièces pour flûte et piano\u201d du compositeur québécois Jacques Hétu, qui y utilise des techniques très diverses, allant du sériel au néo-romantique.La Sonate de Poulenc et la Sonàtine de Dutil-leux sont des oeuvres agréables, qui fourmillent de traits brillants, et Jean Morin les exécute avec une remarquable aisance.Enfin, la Sonate en la mineur pour flûte seule de Bach.C'est là de la très grande musique, et très exigeante.L'interprétation qu\u2019en donna Jean Morin est un peu raide, peut-être, mais elle manifesta un sens de la forme qui est fort appréciable.Jean Morin est efficacement secondé au piano par André-Sébastien Savoie.L\u2019enregistrement est bon, mais la surface est un peu bruyante.G.M.LA PRESSE PAR AVION EN FLORIDE, CHAQUE SOIR Des moyens extraordinaires ont été pris pour vous apporter LA PRESSE en Floride.Lisez les informations complètes et diversifiées de LA PRESSE; elle vous sera apportée en Floride, LE SOIR MEME, par avion.Achetez\tdans les plus importants centres de Miami et Miami Beach 13th Street News \u2014 1301, Washington Ave Bensons News \u2014 1444, Collins Ave Sea Shore News \u2014 209, 71 st Street Sheldon Drug \u2014 9051, Harding Ave Surfside Drug \u2014 9500, Harding Ave Eddy's News \u2014 1096, Normandy Ave aux kiosques situés à l'angle de 20th Street et Collins Ave 67th Street et Collins Ave 73rd Street et Collins Ave Demandai votre journal, la soir même, vers 5 heures, aux endroits suivants t à MIAMI CITY News Depot \u2014 5, South East, angle 1st Ave National Airport Concourse 1-4-6 Dave Plaza News \u2014 7900, Biscayne Boul.à MIAMI BEACH Georges News \u2014 1720 Alton Road Alfies News \u2014 1664 Alton Road Miami Beach News \u2014 501, Washington Ave a Loi villes suivantes seront servies le lendemain matin i Fort Lauderdale \u2014 Coral Gables \u2014 Hollywood Beach.Æ LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 8 JANVIER 1966/9 U EN SONT 1 e s cours universitaires, télévisés et radiodiffusés, qui ne font pas trop de bruit depuis leur lancement ?Une initiative prise par Radio-Canada attire notre attention sur ces cours.Pour illustrer au mieux l\u2019enseignement prodigué par M.Guy Dubreuil sur l'anthropologie, une équipe de la télévision d\u2019Etat a réalisé un grand reportage à la Martinique.Ce reportage a commencé cette fin de semaine et il se poursuivra les samedis 15, 22 et 29 janvier, à 10h.45 du matin.11 s\u2019agit d'une étude de la société martiniquaise.aptes à le renseigner objectivement dans ses recherches.Quitte à y revenir, nous soulignons ce travail pour indiquer le soin apporté à la réalisation des cours universitaires.En plus du cours de M.Dubreuil, la télévision de Radio-Canada offre, à 9 h.15.le samedi matin, un cours de géographie humaine, avec M.Pierre Cazalis, de l\u2019Université de Sherbrooke, et à 10 h.un cours sur la civilisation traditionnelle du Canada français.Le samedi encore, mais à la radio 'CBE), OLIVIER MARCHAND De l'anthropologie .à la poésie, via la Martinique veis devant servir à nous aider à aborder la question du siège social de Radio-Canada.Et si celaTie suffit pas pour enfoncer le clou, l\u2019organisation de Radio-Canada (chapitre 8) nous arrive avec cette note relevée sur iln colis dans une gare de chemin de fer en Inde : \u2019\u2019Cette caisse doit être placée le bas en haut \u2014 le couvercle porte la mention \"fond\u201d pour éviter toute confusion.\u201d Sautons quelques chapitres et, au 11 sur le regroupement des installations, nous tombons radiodiffusion privée, ces mots de Mark Twaint \"Excluant cette expression de vilenie que nous avons tous, l\u2019homme semblait assez honnête.\u201d On sait ^aussi être limpide comme dans cette citation qui inaugure le chapitre 14 sur l\u2019avenir de la télévision! \"Pour la ' télévision, 11 n\u2019y a que l\u2019avenir qui compte, le présent est déjà le passé.\u201d C\u2019est de Charles A.Siepmann.Pour l\u2019avenir de la radio, on est moins cursif.C\u2019est chez Gérard de Nerval qu\u2019on va frapper et qui dit i \"Je suis le ténébreux, le veuf, Le professeur Guy Dubreuil : une étude de la société martiniquaise.Le rapport de la commission présidée par M.Robert Fowler : des citations en exergue qui réservent d'agreables surprises.Ü! ¦pn Nous avons l\u2019intention de révenir sur le sujet des cours universitaires.Il nous fallait signaler cette importante entreprise destinée à donner une ampleur inusitée à une série de cours sur un sujet d\u2019un abord peut-être difficile.Les cours universitaires ne Eont pas présentes à des heures trop commodes pour un vaste public mais ils sont accessibles, n\u2019en douions pas, aux fanatiques de la \u201cteste bien faicte\u201d.Néanmoins, si Radio-Canada poursuit dans la voie annoncée par le reportage sur la Martinique, ces cours n\u2019en resteront pas, au sens strict du mot.Cette voie est prometteuse.L\u2019expérience faite avec les entretiens du professeur Guil-lemin (qui sont des cours, ou presque) est riche d\u2019enseignements pour ceux qui enseignent.Revenons au professeur Dubreuil et à la Martinique.M.Dubreuil se rendit une première fois dans cette île des Antilles en 1958 pour y étudier l\u2019organisation familiale, pendant 5 mois.En 1859, le professeur y retourna pour un an et, l\u2019été dernier, il y revint, accompagné d\u2019une équipe de Radio-Canada dirigée par Guy Comeau.Cette fois, il s\u2019agissait d\u2019illustrer le travail de l\u2019ethnologue : comment celui-ci obtient ses informations, de quelle manière il fait ses interviews, comment il choisit les personnes les plus à 7 h.30 du soir, M.'C.Beaudoin, de l\u2019Université d\u2019Ottawa, donne un cours sur le système judiciaire.Le dimanche matin, aux mêmes heures, à la même télévision, d\u2019autres cours : S h.15 : biologie humaine, avec Antoine d\u2019forio, de l\u2019Université d\u2019Ottawa ; 10 h.: initiation biblique, avec le père André Legault, Sainte-Croix ; 10 h.45 : histoire de la musique.A la radio, le dimanche soir, à 6 h.30, M.Jacques Blais, de l\u2019Université de Sherbrooke, donne un cours sur le roman français au XlXe siècle.\u2022 Quittons ce sujet sérieux pour une digression souriante inspirée par le second rapport Fowler qui ne doit pas tomber dans l\u2019oubli.Une saison a passé depuis sa publication mais cela n\u2019est pas suffisant pour le mettre à l\u2019écart.Si on le garde à portée de la main, ce monumental ouvrage réserve des joies et des surprises, à côté de ses renseignements.Un chroniqueur a parlé de la qualité d\u2019écriture de ce î apport rédigé par le Comité sur la radiodiffusion, composé de MM.Fowler, Lalonde et Steele, mais je ne pense pas qu\u2019on ait insisté sur les citations qui coiffent chaque chapitre.Elles ont été choisies avec un certain art et je pense que nous pouvons sou- ligner leur présence qui donne ¦vin relief poétique à un document austère.\t' L\u2019introduction s\u2019ouvre par cette citation empruntée à Karl Barth : \"Pourquoi ne dites-vous pas avec force et éloquence ce que vous avez à dire ?Pourquoi ne nous incitez-vous pas à vous écouter d\u2019une oreille attentive 7 Nous aimerions vous voir moins timides, plus fermes et plus audacieux.Nous avons souvent l\u2019impression que vous redoutez quelque chose.Mais enfin quoi au juste ?\u201d Passons au deuxième chapitre : la programmation : \u201cA propos, qu\u2019est devenu le Bébé ?\u201d dit le Chat Cheshire.\"J'ai oublié de vous le demander tout à l'heure.\" C'est un extrait d\u2019\"Alice au pays des merveilles\u201d de Lewis Carroll.Si on sait bien scruter ces citations, on peut voir où veulent en venir les commissaires sans avoir à trop lire ce qui suit.\"11 y a des limites à tout.Dans tout ce temps, quelque chose de précis aurait dû être accompli.\u201d C\u2019est avec cet extrait du \"Docteur Jivago\u201d de Boris Pasternak qu\u2019on ouvre le chapitre 3 : installations et rayonnement.Au 4e chapitre sur les rapports avec le Parlement et le gouvernement, cette constatation de J.K.Galbraith, puisée dans \"Economie Development in Perspective\" : \"L'autonomie ne veut pas dire qu'on a moins de comptes à rendre au public.C\u2019est plutôt le contraire qui est vrai.Mais ces comptes à rendre ne portent pas sur Jes méthodes ni sur les procédures ni sur les décisions individuelles, mais sur les résultats.\" Et il y a 13 autres chapitres qui peuvent ainsi alimenter la réflexion.Veut-on savoir ce que les commissaires pensent de la question d'un organisme de contrôle 'chapitre 6) ?Us ont mis en tête de chapitre un extrait de l'ouvrage de R.M.Maclver \"The Modem, State\" : \"La responsabilité présuppose droit de regard, l\u2019efficacité présuppose expertise; les deux ne peuvent guère se rejoindre au sein d\u2019un même organisme gouvernemental.\u201d Au chapitre 6 sur le mandat de Radio-Canada, il y a.en tête, cette réflexion de Thomas Mann, tirée de \"La montagne magique\u201d : \"L'ordre et la simplification sont les premières étapes dans la maîtrise d\u2019un sujet; le véritable ennemi, c\u2019est ce qu\u2019on ne peut discerner.\u201d Et voilà 1 Et puisque nous sommes lettrés, absorbons ceci du poète américain Nicolas Vachel Lindsay : \"Come let us forget our ivory towers, brothers come let us be bold with cur songs.\u201d Ces en arrêt devant cet extrait de la Genèse : \"Us dirent : \"Allons ! bâtissons-nous une ville et une tour dont le sommet pénètre les deux! Faisons-nous lin nom et ne soyons pas dispersés sur toute la terre 1\u201d Tout est dit.Le chapitre 12 sur les acti-' ilés commerciales nous vaut cet extrait du \u201cBarbier de Sé-' ille\u201d de Beaumarchais: \u201cAujourd\u2019hui, ce qui ne vaut pas la peine d\u2019être dit, on le chante.\u201d Et, au chapitre 13, sur la l'inconsolé, Le prince d\u2019Aquitaine à la tour abolie.\" Et.enfin, que va nous dire H.G.Wells quand il est question de la radiodiffusion au service de l\u2019éducation, au chapitre 16 ?U nous sert ces mots qui me paraissent former une excellente conclusion! \"L\u2019histoire de l\u2019homme prend de plus en plus l\u2019aspect d\u2019une course entre l\u2019éducation et le désastre.\u201d C\u2019est ainsi que nous rejoignons les cours universitaires! LES AFFAIRES MUNICIPALES avec QUÉBECN01 ERNEST CREPEAULT MAIRE DE VILLE D'ANJOU LE DIMANCHE A MIDI 30 le seul pour tous ! CKAC/73 10/LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 8 JANVIER 1966 L'anglais, langue prioritaire dans les cinémas du Québec ?NDLR \u2014 Le Comité do Culture Cinématographique de l'Office catholique n a t I o n a I det Techniques de diffusion présentait, récemment, è la Commission Laurendeau \u2022 Dunton, un mémoire dans lequel II demande, pour les cinéphiles de langue française les mêmes avantages que pour leurs con>-patriotes de langue anglaise.En voici le texte intégral.J.Nous sommes entrés dans l'ère des techniques modernes de diffusion.L\u2019homme d'aujourd\u2019hui est conditionné par l'information visuelle transmise par la presse, la radio, le cinéma et la télévision.2.\tLes auteurs du précieux petit livre, L'Action sur l'homme : cinéma et télévision, vont jusqu'à dire et démontrer que \u201cl'information visuelle-' suscite non seulement un nouveau type de représentation du monde et de l'homme mais encore une nouvelle manière pour ce dernier de vivre et d\u2019être.\u201d (1) 3.\tConsidérant cette affirmation comme grave et reconnaissant que le cinéma joue un rôle important dans la consommation des loisirs et contribue d\u2019une certaine façon à former cet homme nouveau, le Comité de Culture Cinématographique de l'Office catholique national des Techniques de diffusion estime opportun de soumettre à la Commission Laurendeau-Dunton les réflexions suivantes concernant certaines conditions de la distribution des flims dans la province de Québec.(2) 4.\tC\u2019est parce que nous reconnaissons que la langue française a les mêmes droits que la langue anglaise et parce que nous savons que le rôle de la Commission Laurendeau-Dunton est de tenir compte des besoins des citoyens d\u2019expression française et des citoyens d\u2019expression anglaise que nous désirons que les spectateurs de langue française jouissent des mêmes avantages devant le cinéma que leurs compatriotes de langue anglaise.5.\tUn coup d\u2019oeil sur les chiffres recueillis et publiés par l'Association des propriétaires de cinéma du Québec Inc.nous apprend que pour une population québécoise de 5,468,000 habitants, on a compté 22,006,002 entrées dans les cinémas en 1963.(3) C\u2019est assez dire l\u2019attrait et l\u2019intérêt que suscite le cinéma dans les salles publiques.Ces chiffres ne comprennent évidemment pas les séantes de cinéma données dans les salles paroissiales, scolaires et autres, notamment dans les ciné-clubs qui constituent actuellement le foyer de l\u2019éducation cinématographique dans le Québec.6.\tOr, nous constatons que, dans les cinémas du Québec, pour une population à forte majorité de langue française, trop de cinémas présentent uniquement des films en langue anglaise.Cette situation nous paraît anormale.7.\tNous savons que tous les films de langue anglaise qui passent en France sont présentés soit doublés (en version française), soit accompagnés de sous-titres français.Il en va ainsi en Belgique (pays bilingue) où les films étrangers (même français) présentés dans les provinces flamandes ont des sous-titres flamands.Et au Caire, les films américains re- çoivent des .sous-titres français et arabes.8.\tAu Québec, c\u2019est le contraire qui est vrai; c\u2019est l\u2019invraisemblable qui a cours.Nous avons vu des films français présentés uniquement en anglais (version anglaise) ; des films français présentés uniquement avec des sous-titres anglais, des films étrangers 'autres que français et anglais) présentés uniquement avec des sous-titres anglais.Ainsi, les Canadiens français, chez eux, doivent se plier aux volontés et aux caprices des grands propriétaires des salles de cinéma.9.\tEtayons nos affirmations (no 8) par des exemples précis.Tout d\u2019abord, il faut relever les avec moi ?, Faible Femme, La Française et l'amour.Les Aventures d'Arsène Lupin, Le Ciel et la boue, La femme et le pantin, La Loi, Le Monde sans soleil, Les Félins, etc.Tout le monde sait que des films, comme Goldfinger et Mamie, ne sont pas présentés en primeur en langue française à Toronto.10.\tRelevons des films français présentés uniquement avec des sous-titres anglais \u2014 sans doute pour satisfaire la minorité anglaise du Québec: Les Pa-*\t- rapluies de Cherbourg, Le Crime ne paie pas, Le Mépris, Le Doulos, La Baie des Anges, La Vie à l'envers, Un Singe en hiver, L'Amant de cinq |ours, A Bout de souffle, L'Année dernière è Marienbad, Le Farceur, Tu ne tueras point, L'Arme à gauche.Symphonie pour un massacre.De l'Amour, Les Amants, Pas question la samedi, etc.11.\tOn peut se demander pourquoi certains films français ont d\u2019abord été présentés avec des sous-titres anglais et plus lard sans sous-titres.Sans doute pour plaire à la clientèle anglaise et lut permettre de profiter d\u2019un nouveau film dès son arrivée au Québec.Mentionnons dans cette catégorie: L'Amour è vingt ans, Le* Dimanches de Ville d'Avray, La Belle Américaine, Le Gendarme de Saint-Tropez, Les sept péchés capitaux, Mélodie en /sous-sol, La Peau douce.12.\tVoilà donc comment nous est communiquée une partie du cinéma français au Québect SUITE EN PAGE U i Brigitte Bardot, vedette de \"Vie privée\" ?Non, de \"A Very Private Affair\".films français qui sont sortis en primeur au Québec dans une version doublée en anglais : Vie privée, Le Monde du silence, La Fayette, La Mort de Belle, Meurtre en 4S tours, Les Vacances de M.Hulot, Madame Sans-Gêne, Lucrèce Borgia, Le Comte de Monte-Cristo (Autant-Lara), Voulez-vous danser LOUANGES UNANIMES DE LA PRESSE L\u2019oeuvre capitale de Kaneto Shindo scénariste et metteur en scène de \"L\u2019ILE NUE\u201d \"Infiniment plus réaliste que \"LA FEMME DES DUNES\u201d G.J.4e MOIS \u2022ous»titr«s anglais CINEMA FESTIVAL Sur semaine: 7.30, 9.30 Dimanche: 1.30, 3.30, S.30, 7.30, 9.30 1206 est STE.CATHERINfc Tfi: 5^5.1600 .instant d oubli! ; 5®» fîlfpgp; £ H, \u2019v JEANNE MOREAU Samedi, dimanche : 1.30 - 3.30 - 5.30 - 7.30 - 9.30 Sur semaine : 7.30 - 9.30 Dernière représentation complète 9.00\t]21 / BEAUBIEN PRES IBERVILLE ANGELIQUE 2e E P I S O D E 5 e SEMAINE Un programme du tonnerre! Vous avez aimé passionnément MARQUISE DES ANGES Vous aimerez il la folie COMPLÉMENT DE PROGRAMME JEAN-CLAUDE BRIALY MARIE LAFORET Sa#c4 tUmtiût* 1204 est, Sls-Cathsrine 100 BRIQUES ET DES TUILES 6303 St-Hvbsrl Jsan-Talen, 6 l\u2019sil de Fie4X LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 8 JANVIER 1966/f f Bibliothèque et Archives nationales Québec \t \t La Presse Page(s) manquante(s) ou non-numérisée(s) Veuillez vous informer auprès du personnel de BAnQ en utilisant le formulaire de référence à distance, qui se trouve en ligne : https://www.banq.qc.ca/formulaires/formulaire reference/index.html ou par téléphone 1-800-363-9028 "]
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