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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
lundi 6 février 1967
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1967-02-06, Collections de BAnQ.

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[" expogz 4^ t J LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMERIQUE \tMontréal, lundi 6 février 1967 / sainte Dorothée, martyre / 83e année, No 30 / 4 cahiers / 48 pages / Les prévisions météorologiques : clair et froid, vents du nord / Minimum : 0 ! Maximum : 10 \t \t Un Centre de recherches pour l'Hydro-Québec à Boucherville?de notre bureau de Québec QUEBEC \u2014 Le premier ministre de la province, M.Daniel Johnson, doit annoncer ces jours-ci et peut-être même aujourd'hui à Montréal, l'établissement à Boucherville d'un centre de recherches de l'Hydro-Québec.On ne connaît pas les détails du projet, mais il se peut qu'ils soient révélés par le premier ministre au cours d'un déjeuner-causerie à Montréal, ce midi.Le projet avait été conçu depuis longtemps et s\u2019inscrivait dans la politique de recherche qu'annonçaient les libéraux à la fin de leur mandat et que poursuit l'Union nationale comme le mentionnait le dernier discours du trône.Ce centre consacrerait ses recherches en particulier aux moyens de production, de transport, de distribution et de conversion de l\u2019énergie électrique.La recherche profiterait surtout à l\u2019Hydro, mais les hommes de science de la société de la Couronne pourraient également effectuer des travaux pour d\u2019autres organismes.Il est évident que les résultats de la recherche profiteraient d'abord aux Québécois, par la réduction des coûts de production et de distribution de l\u2019énergie.Projet subventionné par le fédéral On croit savoir que le projet de l\u2019Hydro sera subventionné par le gouvernement fédéral dont Québec n'a jamais tiré une part bien généreuse des politiques d'aide à la recherche.C\u2019est le secret polichinelle en effet que les politiques fédérales d'aide au développement de la recherche scientifique n'ont jamais favorisé le Québec pour des raisons diverses et diversement appréciées, selon les opinions politiques.La mise sur pied de l'institut de recherche de l'Hydro servirait entre autre à récupérer une partie des sommes dont le Québec aurait dû profiter dans d'autres circonstances.On ne sait toutefois pas encore d'oû viendront les sommes que le fédéral pourrait mettre à la disposition du Québec.Elles pourraient venir du ministère des Ressources et de l'énergie ou bien du Conseil national des Recherches ou bien encore du bureau de recherches sur la défense.L\u2019apport de ces organismes au développement de la recherche scientifique dans la province de Québec a toujours été sévèrement mis en doute et c'est l\u2019opinion courante que la politique fédérale en ce domaine a défavorisé le Québec à tous points de vue, non seulement sur le plan de l\u2019avancement de la science mais également sur le plan plus large du développement économique.par Gill*» PRATTE Le député de Rouyn-Noranda à l\u2019Assemblée législative, M.Antonio Flamand, qui s'est dévoilé hier soir pour la première fois en assemblée publique comme séparatiste, vient de refuser à deux reprises de présider les fêtes du Centenaire de la Confédération organisées dans son coin de pays, juste voisin de l\u2019Ontario.M.Flamand, jeune professeur, député de l\u2019aile* nouvelle de l\u2019Union nationale, a refusé son patronage aux organisateurs de ces fêtes, dans une première lettre ; il a ensuite répété son refus en réponse à une deuxième lettre dans laquelle on lui demandait de reconsidérer sa décision.Succès du carnaval de Québec QUEBEC.(PCD - Le deuxième grand défilé de nuit du 13e carnaval d\u2019hiver de Québec, samedi soir, dans la Vieille capitale, a démontré que cet événement annuel n'est pas prêt de disparaitre.La Vieille capitale a été littéralement assiégée en fin de semaine par des dizaines de milliers de touristes de toutes les parties du Canada et même des Etats-Unis, venus se joindre aux Québécois pour participer à cette manifestation monstre.Cette année, le grand défilé avait pour thème : le Bonhomme carnaval autour du monde.Encore une fois, l\u2019originalité et la féerie des 20 chars allégoriques ont émerveillé la foule qui n'a pas caché son admiration.C'est peut-être le défilé qui a vu le plus grand nombre de spectateurs car tout au long du parcours de trois milles et demi, la foule formait un double cordon dense, ce qui ne s\u2019était pas toujours vu les années passées.Elle dépasserait 100,-000 personnes.La reine du carnaval.Gaéta-ne première, précédée de ses duchesses, a raflé le plus gros des marques d\u2019attention des milliers de spectateurs qui ont dû attendre une bonne heure avant de la voir défiler après le passage du nom moins célèbre Bonhomme carnaval.La température était on ne peut plus clémente : 20 degrés au-dessus de zéro et une légère précipitation neigeuse.Le service d'ordre de la ville Voir CARNAVAL an peat 2 Les lettres ainsi échangées seront probablement confiées aux journaux dans les prochains jours.M.Flamand, qui participait à un débat organisé par le Comité de vigilance nationale, a noté à ce sujet qu'une fois la chose rendue publique, il serait curieux de voir la réaction du député fédéral (M.Réal Caouette) si jamais on lui demandait comme pis-aller, de présider ces fêtes.Une centaine de personnes ont payé 50 cents hier soir pour entrer à l\u2019école Saint-Viateur où on leur a dit \"pourquoi le Québec ne fête pas le centenaire\".Les trois participants au débat, M.Flamand ; M.François-Albert Angers, président de la Ligue d'action nationale; et M.Pierre Cinq-Mars, candidat du Ralliement pour l'indépendance nationale aux dernières élections, ont tous trois convenu, dans les mêmes termes, que si les Québécois s'ébaudissaient à l'occasion du Centenaire de la Confédération, ils auraient l\u2019air de \"cocus contents\".La \u201crévélation\u201d de la soirée, comme l\u2019ont souligné au micro plusieurs personnes, fut M.Flamand.Le jeune orateur avait visiblement satisfait l\u2019assemblée en lançant ; \"On ne proteste même pas contre la Confédération ; on ne s'en occupe pas.C'est quelque chose qui est en train de crever et on n'a pas le temps de s'occuper de cela.Ca nous intéresse seulement dans la mesure où on peut y trouver des leçons pour l\u2019avenir\".M.Flamand n'a toutefois pas été élu député en propageant ces idées-là.Il a senti hier soir le besoin de préciser que la diplomatie, ce n\u2019est pas seulement bon pour les Anglo-saxons.\u201cJe n\u2019ai pas fait ma compa-Voir ROUYN on page 2 Québec attendra une semaine avant d n .#/ Le député UN de Rouyn se proclame séparatiste A Chicoutimi Pearson, le seul des grands* tenir parole par André Boily envoyé spécial de LA PRESSE CHICOUTIMI.- Trois \u201cgrands\" de la politique avaient accepté de participer cette année au Carnaval-Souvenir de Chicoutimi.Et c'est le moins accessible des trois, M.Lester B.Pearson, qui a seul tenu parole.Le jeune ministre du Tourisme, M.Gabriel Loubier, a dû s'excuser parce qu\u2019il n'avait pas terminé ses prévisions budgétaires.M.Daniel Johnson s\u2019est excusé également.Il \"aurait\" expliqué que le premier ministre ne pouvait participer à des réjouissances populaires alors que le tableau provincial était assombri par tant de grèves.C'était un pou dommage, car le Carnaval-Souvenir de Chicoutimi, même s'il n'existe que depuis sept ans, est en train de s\u2019imposer (si ce n'est pas déjà fait' comme la fêle la plus colorée et la plus vraie du Canada français.M.Pearson, lui, en a fait son profit.Il s'est d'abord bien amusé.11 a prononcé en français toutes ses allocutions, n'y glissant qu'une ou deux phrases anglaises, \"pour prouver que je suis bilingue\", expliquait-il avec humour.Et c'est après avoir remporté un beau succès personnel de publicité qu'il est reparti samedi pour Ottawa, avec madame Pearson, le ministre Jean Marchand, qui a partout été aussi applaudi que le premier ministre lui-même, ainsi que quelques députés fédéraux du Québec et même de l\u2019Ontario, M.Bob Stanburry, que M.Marchand avait mis au défi d'organiser des manifestations populaires aussi.décontractées dans sa province.Samedi matin, plus de 300 membres des quatre associa- Voir PEARSON en page 2 Marchand dénonce les concepts dépassés par Claude Brun ST-JEHDME.\u2014 Dans un monde axé sur la technique, il n'y a plus de place uour les Etats souverains et ceux qui s'attachent à de vieux concepts seront dépassés, écrasés par cette réalité, béte en soi mais une réalité quand même à laquelle il faut (air; face.C\u2019est ce qu'a déclare hier soir le ministre de la Main-d'œuvre et de l'Immigration, M.Jean Marchand, qui s'adressait à Saint-Jérôme à quelque 400 convives réunis à un banquet tenu sous l'égide du comité d'emplois d'hiver des Laurenti-des.\"Il n'y a plus d'Etat souverain, a-t-il repris, il n'y a que la technique qui du plus en plus envahit le monde F.n Europe, on le réalise de jour en jour, les Etats Unis et leur puissance économique sont devenus une réalité.Nous ne sommes pas les seuls à être dominés économiquement Les statistiques dé- Voir MARCHAND on pago 2 agir Un mystère autour des déplacements du juge Montpetit par Gilles Daoust QUEBEC.\u2014 Malgré la démission du juge André Montpc-tit comme médiateur, le gouvernement attendra au moins une semaine avant de poser un nouveau geste dans la grève des 9,000 enseignants de Montréal.C'est ce qui ressort des informations recueillies en fin de semaine sur la colline parlementaire.On n'a pas caché l'intention du gouvernement d'attendre que tous les autres moyens soient épuisés et que l'opinion publique soit mûre, avant de prendre des mesures draconiennes.Il ne fait pas de doute que si le conflit s'éternise, le gouvernement songera a recourir aux injonctions.Mais un porte-parole a fait remarquer hier que les négociations n'étaient pas rompues et qu'il se pouvait encore que nous ayions \"de bonnes nouvelles\u201d au cours de la semaine.Le porte-parole a insisté sur l'intention du gouvernement d'attendre l\u2019épuisement de tous les autres recours avant de prendre des injonctions.D\u2019autre part, nous avons appris que le cabinet se réunirait dés ce soir afin de se faire informer sur toute la situation qui règne à Montréal, où plus de 200,000 élèves sont privés de cours.Les gens près du gouvernement n\u2019ont pas voulu dire si !e juge André Montpetit, à la suite de sa démission, avait rencontré soit le premier ministre, soit le ministre de l\u2019Education.On sait cependant que MM.Daniel Johnson et Jean-Jacques Bertrand sont demeurés samedi \u2022\u2019 à Québec afin de faire le point sur les grèves scolaires de la métropole qui impliquent 9,000 enseignants de l\u2019Alliance des professeurs de Montréal et de la Fédération des enseignants de langue anglaise, tous affiliés a la CIC.Mais, en fin de compte, il fut impossible de savoir si le juge Montpetit ferait rapport de sa médiation ce soir au cabinet.11 était entendu, au moment où il fut nommé, que !e juge pourrait faire un rapport secret au cabinet et faire part de ses commentaires.A la mode dr ' ! M.Lester B.Pearson avait vraiment fière allure, en fin de semaine, alors qu'il a inauguré tes deux grands bals du Carnaval-Souvenir de Chicoutimi.La population de Chicoutimi porte durant les derniers jours de son Carnaval le costume à la mode d\u2019il y a cent ans, et le premier ministre du Canada ne s\u2019est pas fait tirer l\u2019oreille pour endosser lui aussi la longue jaquette, le pantalon serré et le foulard, de soie, voulant peut-être démontrer ainsi que le costume des Pères de la Confédération seyait encore fort bien à celui qui est chargé d\u2019en présider le Centenaire.La CECM impute aux enseignants l'échec de la médiation Des familles russes quittent après avoir été humiliées (D'après PA-UPI-AFP-Reu-ter > \u2014 Un deuxième contingent de familles soviétiques a quitté hier soir Pékin pour Moscou, à l'issue d'une manifestation qui dura sept heures et au cours de laquelle la violence et la haine atteignirent des sommets jamais franchis encore à Pékin.Les 80 femmes et enfants russes, encadrés par leurs parents et leurs amis se tenant par les Michèle Ray retrouvée SAIGON.(AFP) - Michèle Ray est réapparue ce matin \u2014 apparemment en bonne santé \u2014 dans un village au nord de Quang Ngai, dans le Centre-Vietnam, apprend-on de source américaine sûre.\"Une Européenne, journaliste, te nommant Michéle Ray, a été trouvée par une de not patrouilles au nord de Quang Ngai.Elle est fatiguée, mais apparemment en bonne santé\", tel est le message qui a été reçu tôt dant la matinée per une unité de la première division de cavalerie en opérations au nord de Quang Ngai, au Centre-Vietnam, i plus de 82 millet de l'endroit où la journaliste française avait été capturée le mardi 17 janvier, alors qu'elle tentait \u2014 partie de Saigon à bord d'une \"Dauphine'' \u2014 de rallier la zone démilitarisée.Elle avait été capturée par des guérilleros vietcongs, i t milles au nord de Bong Son, à mi-chemin entre Qui Nhon et Quang Ngai.Depuis, on n'avait plus eu de nouvelles d'elle.Des paysans avaient simplement déclaré que la journaliste \u2014 qui faisait un film sur le Vietnam \u2014 avait été vue, se rendant à pied vers le nord, escortée de Vietcongs en armes.Au cours d'une opération, quelques jours plus tard, sa voiture avait été retrouvée abandonnée et piégée, près d'un champ de cannes i sucre.On ne possède aucune autre précision sur l'état de santé de Michéle Ray.Les troupes américaines tentent d'entrer en contact avec la patrouille pour diriger la journaliste sur un hôpital de campagne.L'unité de la première division de cavalerie a simplement Indiqué que des dispositions avaient été prises pour la transporter par hélicoptère dans une base proche.bras, ont parcouru les dernières verges îes menant a l\u2019avion le long d'une haie Je poings tendus, sous 'es bousc ulades et les injures.Leurs bagages on! été barbouillés de slogans anti-soviétiques, dont certains ont été insérés à l'intérieur même des valises.Les cars qui les ont emmenés de l'ambassade à l\u2019aérodrome ont été entourés par la foule furieuse des garues rouges, dont un certain nombre péné- Voir PEKIN en page 2 par Jacques Lafrenière La Commission des écoles catholiques de Montréal rend les négociateurs syndicaux de ses 9,000 enseignants en grève responsables de l'échec de la médiation.Dans une déclaration rendue publique hier soir, la CECM déclare d'abord qu\u2019elle avait accepté toutes les suggestions faites par le médiateur en vue de mettre fin a la grève, \"à trois exceptions près\u201d.Elle déclare ensuite : \"Le refus des associations de faire part à leurs membres des suggestions du médiateur, et les déclarations à l'effet que !a grève pourrait durer encore plusieurs semaines indiquaient bien l\u2019intention des négociateurs syndicaux de mettre fin à cette médiation.\" Par ailleurs, même sans le médiateur, le juge André Mont- petit, qui a abandonné son poste vendredi soir, les deux parties se sont rencontrées en fin de semaine.L\u2019alliance des professeurs de Montreal s'attendait de recevoir de nouvelles offres hier soir, \"les premières depuis huit jours\".En porte-parole de la CECM a été réticent quand on lui a demandé si la partie patronale ferait effectivement de nouvelles offres.Le président de l'Alliance, M.Aimé Nault, n'a pas voulu faire de commentaires sur les négociations de la fin de semaine, \u201cNous avons fait un nouveau Tour d'horizon pour couvrir l'en semble des points en litige\", a t-il dit.Il a cependant dénoncé les réclames publicitaires de la CECM, publiées dans les journaux de fin de semaine.11 a accusé la CECM de \"grave in- Voir CECM en page 2 Lesage blâme le gouvernement pour son inertie dans le conflit scolaire Le médiateur Claude Ryan serait aussi sur le point de remettre sa démission par Plaira Beauregard SAINT-HYACINTHE - Loin d'être réglé, le conlit scolaire qui fait rage à Saint-Hyacinthe depuis le 24 novembre pourrait s\u2019aggraver durant les prochaines heures.La situation s'est envenimée en fin de semaine et le médiateur Claude Ryan serait sur le point de remettre sa démission, si on en croit les bri- bes recueillies hier dans la ville maskoutaine.Les pourparlers sont entrés dans une impasse inextricable samedi alors que l'Association des enseignants a refusé carrément une nouvelle offre de la régionale Yamaska.Devant ce rejet, M.Ryan a demandé aux parties de lui accorder une \u201cpériode de réflexion\" à l'issue de laquelle il rendra une décision.A partir de ces données, ou pourrait prévoir la démission du médiateur.Interrogé, celui-ci a déclaré s\u2019être retiré pour méditer sur le problème et en tirer une conclusion.Informé sur les rumeurs voulant sa démission imminente, M.Ryan s'est refusé à tout commentaire.Il doit définir sa position ce soir vers six heures mais s'attend à ce que les parties communiquent avec lui entretemps.Résumant la situation, M.Ryan déclarait : \"Au niveau du principe, les deux parties restent sur leur attitude originale.La régionale s\u2019en tient à l\u2019é-chelle-limite tandis que les syndiqués refusent de s'y conformer\".Il a admis qu'à la suite de l'examen des faits et des chiffres, il s'offrait aux deux parties un éventail assez large Voir RYAN en page 2 TROIS-RIVIERES.( J.G.) \u2014 \"Nous avons un gouvernement de bons à rien, nous ne pouvons laisser le sort de nos enfants entre les mains du gouvernement actuel.Ces gens-là laissent pourrir le problème comme ils l'ont fait cet été lors de la grève des hôpitaux, pour ensuite le régler sur le dos de quelqu'un.\u201d C'est ce qu'a affirmé le chef de l\u2019Opposition M.Jean Lesage, hier soir au Cap-de-la-Made-ieine.lors de la deuxième journée de la tournée qu\u2019il effectue présentement à travers la province.Toujours au sujet du conflit scolaire, M.Lesage s'en est vertement pris au secrétaire de la province et député de Trois-Rivières, Me Yves Gabias, qui a déclaré savoir depuis quelques jours que le juge André Montpetit allait démissionner, et qui, dit M.Jean Lesage, n'a rien fait.Durant ce temps, 217,-000 élèves à Montréal sont toujours privés de cours.Il a également attaqué le gouvernement à ce sujet ; \"Le gouvernement n\u2019a même pas averti la Chambre de cette démission; on aurait alors pu tenter quelque chose.Le gouvernement Johnson ne veut rien faire de peur de perdre du point de vue politique.\"Cette inaction va ruiner le Québec.L'avenir du Québec, c'est nos enfants.Les gens ac- tuellement en place ne font rien de peur de se tromper.\"Nous nous sommes trompés dans ie passe mais mille fois se tromper vaut mieux que de mourir dans la vallée devant les obstacles de la montagne.\u201d M.Lesage a invité le gouvernement à s\u2019asseoir à la table de négociations puisque c'est vraiment lui le patron, étant donné qu\u2019il paie 63 p.100 des dépenses des commissions scolaires.Le ministre du Travail, M.Maurice Bellemare, fut aussi la cible des attaques de M.Lesage : \"Notre ami Maurice disait cet été avoir trouvé la pilule pour régler les grèves avant qu'elles n'éclatent spécialement dans le domaine de l'Education.Je me demande ce qu\u2019il attend pour la sortir.\"Plus de 300,000 étudiants sont maintenant privés de cours et sont menacés de perdre leur année.Les sens qui détiennent actuellement le pouvoir à Québec sont des morts, des demi-morts et des macchabées.Nous n'avons pas besoin de ces gens-là dans >e Québec.\" M.Lesage a terminé sur ce qui pourrait être le slogan de sa prochaine campagne électorale : \"Il est temps que ça rechange Le chef libéral qui avait été l\u2019objet d'une longue ovation à son entrée dans là salle de l\u2019assemblée, a reproché au premier ministre Johnson et à son mi- nistre des Finances, M.Paul Dozois, d\u2019être les vrais responsables de la différence du taux d'intérêt qui existe sur les emprunts contractés par la provin- Voir LESAGE en page 2 SOMMAIRE Annonces classées / 33 à 35 et 38 à 44.Bendes dessinées / 21 Calendrier dee pionnière / 45 Courrier \"Que faire?\" / 16 Décès, nalsstncss, etc./ 46 Editorial / 4 Finance / 30 à 32 Horoscope / 36 Loisirs et récréation / 21 Mots croisés / 38 Nouvelles Internationales / 13 Nouvelles netionelss / 37 Nouvelles régionales / 32 Radie et télévision t 22 Specticlts et concerte / 18 et 19 Sports / 26 6 29 Tribunaux / 8 Vie féminine / 14 et U Via mondaine / 15 Votre médecin / 44 J 5 1/LA PRESSE, MONTREAL, LUNDI 6 FEVRIER 1967 ! PEKIN SUITE DE LA PACE 1 trèrent à l'intérieur même des véhicules.A l'intérieur de l'aérogare, une manifestation permanente scandée par les haut-parleurs se déroulait.Toutes les familles attendirent longtemps dans les autobus avant de pouvoir descendre.C\u2019était le deuxième incident du genre à se produire à l'aéroport de Pékin en autant de jours.Samedi, le gouvernement de l'Union soviétique avait demandé aux autorités chinoises de mettre un terme aux manifestations anti-soviétiques dans f la capitale chinoise et d'assurer la protection des ressortissants soviétiques.Des haut-parleurs annonçaient en chinois et en anglais que les manifestants désiraient protester \"contre les atrocités fascistes commises à l'endroit des étudiants chinois à Moscou\".Samedi, un autre groupe de 40 ressortissants russes avaient dû subir les affronts d'une bande de gardes rouges avant de prendre l'avion qui devait les ramener dans leur pays.Un tr»sième groupe doit partir aujourd'hui.Avertissement soviétique Le gouvernement soviétique a averti le gouvernement chinois que \"le sansg-froid et la patience des Soviétiques n'étaient pas illimités\", annonce l'agence Tass.Dans une déclaration qui a été publiée hier à Moscou, le gouvernement soviétique déclare que \"l'entière responsabilité des conséquences que pourraient entraîner les actes illégaux commis envers l'ambassade d'URSS à Pékin et les citoyens soviétiques résidant en Chine, incombe au gouvernement de la Chine\".\"Le gouvernement soviétique se réserve le droit de prendre toutes mesures qui pourraient être dictées par les circonstances pour assurer la sécurité de scs ressortissants et pour protéger ses intérêts légitimes\", dit encore a déclaration.Le gouvernement soviétique note ensuite que les derniers événements en Chine témoignent de \"l\u2019intention des dirigeants chinois actuels de rendre ies relations avec l'URSS encore plus tendues.\"Ce qui se passe actuellement à Pékin, ajoute le gouvernement soviétique, dépasse même en cynisme les agissements des autorités de Tchang Kai-chek aux temps les plus sombres de leur domination réactionnaire.\" \"L'histoire a déjà plus d'une fois confirmé que l'antisoviétisme déchaîné et l\u2019attisement de l'hostilité et de la haine envers l'URSS, n'avaient jamais rien rapporté à personne hors la honte et le déshonneur\", conclut le gouvernement soviétique.RYAN SUITE DE LA PAGE 1
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