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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Pages corrigées
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1967-02-27, Collections de BAnQ.

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[" expo67 4\"f1> LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D\u2019AMÉRIQUE EDITION DE MONTRÉAL *\t10$ Montréal, lundi 27 lévrier 1967 / saint Gabriel de l'Addolorata / 83e année, No 48 / 4 cahiers / 44 pages / Les prévisions météorologiques : nuageux, neige ce soir / JWmipi: 20 / Maximum: 30 Bellemare veut faire du ministère du Travail un organisme d'avant-garde \u2022 En page 17 Avec le rapport Carter se dessine un affrontement avec Ottawa L'Atlantique se déchaîne pendant trois jours HALIFAX.(PC) - Les tempêtes qui font rage dans le nord de l\u2019Atlantique ont fait, en trois jours, un nombre de victimes qui pourrait bien atteindre 35.Deux navires se sont échoués et un troisième a coulé.Un autre bateau de pêche manque à l\u2019appel depuis mercredi et l\u2019espoir de retrouver vivants les sept membres de son équipage diminue.Le nombre connu des morts atteignait 20 hier, après que deux corps eurent été aperçus près de l'épave du chalutier \u201cIceland II\u201d toujours battu par les vagues, sur des récifs de la côte est de Pile du Cap-Breton.Les huit autres membres de l\u2019équipage de ce navire de l\u2019Ile-du-Prince-Edouard sont présumés morts.IR autres marins ont perdu la vie à bord du chalutier \"Cape Bonnie\", qui s'est échoué mardi aux approches du port d'Halifax.Jeudi, la goélette \"Maureen and Michael\u201d, poussée par une vague de 40 pieds de hauteur contre les Grands Bancs, a coulé à pic.mais ses huit membres d\u2019équipage ont été secourus par un navire de la garde côtière américaine.Par ailleurs, la goélette \u201cPolly and Robbie\u201d, de Lockeport, en Nouvelle-Ecosse, est portée disparue avec ses sept membres d'équipage, au large de Terre-Neuve.Deux navires et au moins 8 avions devaient poursuivre les recherches aujourd\u2019hui.Le \"Iceland II\" et le \"Cape Bonnic\" se sont échoués dans des circonstances semblables.Les deux navires ont été écartés de leurs routes par des vagues gigantesques et par la neige qui rendait nulle toute visibilité, alors qu'ils se hâtaient à parvenir à bon port.11 semble qu'ils manoeuvraient à vitesse élevée lorsqu\u2019ils se sont échoués.Dans les deux cas.l'équipage a eu peu de chance de s'en tirer à cause de l'obscurité, la puissance des vagues et les récifs.(Tétéphoto PC) A la recherche des disparus Un agent de la Gendarmerie canadienne, un câble autour de la taille monte à bord de l\u2019épave du \u201cIcelander II, qui a chaviré après avoir heurté un écueil au large de la côte orientale de Vile du Cap-Breton samedi.Dix marins du chalutier ont perdu la vie.Le policier n\u2019a trouvé qu\u2019un corps à bord.Les autres ont probablement été emportés par la mer.Député en faveur d'un système présidentiel Le député libéra! de Dorion, M.François Aquin favorise un système présidentiel qui soit dynamique, efficace et personnel au Québec.Un tel système, assure M.Aquin, dotera la province d'un pouvoir exécutif et d'un parlement forts.La disparition de la responsabilité ministérielle allégerait considérablement les lignes de parti dans les Chambres et permettrait plus facilement la dépolitisation des grandes questions.- Pag* 9 Organisation du RN au niveau paroissial Le Ralliement national a entrepris, en fin de semaine, la troisième étape de son organisation en vue des prochaines élections provinciales.Celle-ci consiste dans l'organisation des cadres locaux, étape qui doit se terminer le premier février de l'an prochain.Selon le président du RN, M.Gilles Grégoire il y aurait des élections générales au printemps de 1970 ou, au plus tôt, à l'automne de 1969.\u2014 Page 23 Excellent jeu de Carol Vadnais Ce ne sont pas les victoires qu» peuvent, en ce moment, meubler la conversation des joueurs du Canadien .les Canadiens s'entretiennent donc des talents des jeunes recrues, de Carol Vadnais en particulier.\u2014 Page 35 Alençon va vivre durant une semaine à l'unisson du Québec \"moderne\" par Pierra Saint-Germain correspondant de LA PRESSE à Paris ALENÇON \u2014 Pendant une semaine la ville d\u2019Alencon.sise au coeur de ce Perche d'où 20,000 pionniers partirent pour la Nouvelle-France il y a trois siècles, va vivre à l'unisson du Québec Moderne.La province française est le clou de la grande foire-exposition qui a été officiellement inaugurée hier par le délégué général du Québec, M.Jean Chapdeiaine, ac-compagn du maire, M.J.Cren, du commissaire général, M.Pierre Philippe, et de nombreuses personnalités.Toute la Cité des ducs, à 120 milles à l'ouest de Paris, dans l\u2019Orne, est pavoi-sée de fleurs de lis et les Québécois y sont traités comme des rois.L* Québec, un vaste chantier La participation de Québec est dominée par un stand, aménagé sous la cou- pole de l'ancienne halle au blé, où ries milliers d'Alen-çonnais ont défilé en fin de semaine malgré le mauvais temps.Ils peuvent y voir l\u2019Etat du Québec, selon le mot d'un quotidien régional, comme s'ils y étaient : immenses photos de Montréal et de la Vieille Capitale, panneaux en couleurs illustrant les ressources naturelles, les progrès techniques et industriels, le niveau et le mode de vie.Conçu par l'Office d'information et de publicité du Québec, et transporté par avion, ce stand impressionnant est présenté sous le thème \"le Québec, un vaste chantier\u201d.Il est complété par une exposition de près de 500 livres et publications en langue française, organisée par la section culturelle de la délégation générale du Québec, ainsi que par une exposition de peintures et dessins de treize artistes canadiens iRiopelle, Maltais, Beaulieu, A r s e-ncault, Vannier, Germain Voir ALENÇON en page 2 Retour au travail au service du Bien-être social: on attend la décision du directeur de la grève par Gilles PRATTE Le directeur de la grève des fonctionnaires de la ville de Montréal, M.Raymond Couture, devait décider ce matin s'il y aura ou non retour au travail dans les cas des employés au service du Bien-être social.Quelque 14,000 familles de Montréal sont privées de leurs allocations d'assistance sociale depuis le début de l'arrêt de travail, il y a un mois.M.Couture a tenu à préciser qu'il est le seul à pouvoir prendre une décision quant à un retour partiel des grévistes au travail.Il a clairement déclaré : \"Personne, ni les négociateurs, ni les dirigeants du syndicat ne prendra cette décision à ma place.Je suis le seul à avoir été mandaté pour diriger cette grève.Les négociations et l'organisation de la grève, c'est deux-choses.\" Il est certain que le travail r.c pouvait reprendre ce matin, étant donné que M.Couture ne communiquera sa décision aux 400 membres intéressés qu'au cours de la matinée et qu'il faudra un certain délai pour assu- rer la reprise des services, si elle doit avoir lieu.Par la même occasion, M.Couture rendra publics les résultats de l'enquête que les grévistes ont menée auprès des agences privées de bien-être.Cette enquête servira à déterminer s'il y a vraiment nécessité de reprendre le travail pour les employés de ce service.Le ministre du Travail, M.Maurice Bellemare, a laissé savoir samedi soir que les parties en étaient arrivées à une entente quant à la reprise du travail au Bien-être social, même si la grève des autres fonctionnaires devait se poursuivre par ailleurs.Sans vouloir préciser les termes de cette entente.XL Bellemare a affirmé que les assistés sociaux pourront toucher sous peu leurs allocations de bien-être.La nature des autres suggestions qu'il a pu faire aux représentants patronaux et syndicaux qu'il a rencontrés samedi à Québec est toutefois restée secret bien gardé.Pour sa part, le ministre a noté qu'au chapitre des clauses d'ordre pécuniaire, la situation s'améliorait.Selon lui, il y a lieu d'être optimiste quant à la possibilité d'un règlement prochain du conflit.A l'issue du banquet de clôture du congrès de la Société des conseillers en relations industrielles, servi à l'hôtel Mont-Royal, M.Bellemare a laissé savoir aux journalistes que son rôle, ou sa mission, comme il a précisé, est maintenant terminé dans cette grève.Les négociations se sont par ailleurs poursuivies hier à l'hôtel Windsor, jusque tard dans la soirée.Même si les parties tiennent à respecter une certaine consigne du silence, on peut croire, comme l'a affirmé M.Bcllema-re.que certains progrès ont été accomplis.Mais l'enthousiasme est encore loin d'être débordant ; il ne semble être aucunement question que les 4.500 grévistes reprennent le chemin du travail ces jours-ci.Un commentaire pessimiste, celui de M.Saulnier Le commentaire le plus pessimiste au sujet des pourparlers Voir SERVICE en page 2 SAIGON 'AFP, Reuter, PA, UPH \u2014 Le haut commandement américain se trouve à frapper un troisième coup dans le sens de l\u2019escalade en moins d'une semaine, en annonçant que les avions de la 7e Flotte ont parachuté des mines dans le lit des rivières côtières du Nord-Vietnam dans le but d'intercepter le flot des vivres et munitions vers le Sud.Vendredi, premier mouvement d'escalade, les Américains utilisaient leurs canons géants de 175 mm contre des cibles situées au-delà de la zone démilitarisée.Hier, deuxième mouvement, les navires de guerre américains se mettaient également de la partie et canonnaient les côtes du Nord et l'intérieur des terres.C'est la première fois que l\u2019artillerie lourde, tant celle installée à terre au Sud-Vietnam, qu'à bord des destroyers au large des cô-tes.entre en action contre le Nord.En annonçant le troisième mouvement d'escalade, le haut commandement précise toutefois qu\u2019aucune mine n'a été larguée autour de Haiphong, Hon Gai et Cam Pha \u2014 les seuls ports du Nord-Vietnam pouvant recevoir des bâtiments de haute mer.Les mines ont été placées à des endroits bien déterminés dans les seuls fleuves, rivières et estuaires fréquentés par les petites embarcations à faible tirant d'eau qui, selon le commandement américain, assurent le transport vers le sud des hommes et du matériel militaire nord-vietnamiens.Dès qu'elles sont larguées.ces mines coulent à pic.Elles noflottcnt pas, et ne sont par conséquent pas visibles à la surface.Elles peuvent sauter magnétiquement de trois manières.D\u2019abord à l'approche de la quille d'un navire: ensuite, par la vibration des moteurs.et enfin, par la pression des vagues provoquée par le passage d'un bateau.La mission de liaison du commandement de l'armée Mise à sac du consulat français SAIGON.(Reuter) \u2014 Plus de cinq cents Sud-Vietnamiens brandissant des torches ont fait irruption sur les propriétés du Consulat général de France à Saigon aujourd'hui, et ont mis le feu à tout ce qu'ils trouvaient sur leur passage.De plus, ils ont lancé des pierres, abimé cinq voitures de l'ambassade et cassé des carreaux.L'attaque est survenue après une marche de deux heu- res, à travers les rues de Saigon.d'une bande de jeunes gens qui protestaient contre la politique de la France au Vietnam et contre le soi-disant établissement en France d'un gouvernement sud-vietnamien en exil.nord-vietnamienne a adressé hier a la Commission internationale de contrôle en Indochine un message urgent protestant contre le pilonnage, le même jour, par l'artillerie de marine américaine, des régions côtières du Nord-Vietnam, annonce l'agence nord-vietnamienne d'information.La mission souligne que le bombardement par l'artillerie de la 7c Flotte a porté sur un certain nombre de secteurs côtiers des districts de Tinh Gia Voir AMERICAINS en page 2 L\u2019artillerie du Victcong martèle la base de Danang cl un village voisin : 47 morts.\u2014 Page 13 Johnson demande l'appui de tous par Pierre GODIN Le premier ministre du Québec.M.Daniel Johnson, a lancé hier soir les premiers coups de canon de ce qui semble devoir être une nouvelle épreuve de force entre Ottawa et Québec dans le domaine de la fiscalité.Dans une attaque évidente contre certaines conclusions du rapport Carter sur la fiscalité, rendu public samedi à Ottawa, M.Johnson a lancé devant environ 5.000 personnes entassées dans les salons du Reine Elizabeth, à l\u2019occasion d\u2019un diner-bénéfice, à $50 du couvert, de l\u2019Union nationale : \"Dans notre propre pays, dans ca pays où l\u2019on voudrait qu\u2019un Canadien français sc sente partout chez lui, pour administrer des domaines qui relèvent de Les Américains sèment des mines dans le lit des fleures au Nord-Vietnam la juridiction provinciale, il me faut comma premier ministre et ministro des Affaires fédérales-provinciales consacrer une bonne part de mon temps non pas au progrès du Québoc, mais à arrêter le flot envahisseur de ceux qui veulent encore centraliser tout dans un seul gouvernement.\" On sait que le rapport Carter propose de meure un frein à l\u2019évolution des dernières années, en ce qui regarde la perception des impôts, en conférant au gouvernement fédéral l'autorité complète sur l\u2019impôt des sociétés et en consacrant d'une façon générale la prépondérance d'Ottawa en matière de fiscalité.Affirmant sinon l\u2019anxiété du moins l'inquiétude de tous les membres de son cabinet, le premier ministre a lancé un appel \"aux libéraux\", à tous ceux qui croient à l'autodétermination du Québec, à son autonomie, et \"à ceux qui veulent que nous restions dans le Canada mais dans l'ordre et dans la dignité\", de mettre de côté les allégeances du parti pour s'unir autour du gouvernement du Québec.\"D\u2019ici quelques mois, a ajouté M.Johnson, nous aurons à traverser des heuress cruciales dans co» domaine.L\u2019Union nationale se tiendra debout.Nous préférons tomber comme gouvernement et comme parti politique.tomber dignement plutôt que de nous coucher.Je fais appel à ceux qui croient à un Québec fort pour qu'ils appuient un gouvernement dont le seul mobile, le seul slogan, c'est le Québec d'abord.\" Cette \"déclaration de guerre\" du premier ministre est venue a la toute fin d'une allocution centrée sur les intentions du gouvernement de l\u2019Union nationale d\u2019associer les corps intermédiaires à la direction de la vie politique québécoise.Le chef de l'Union nationale était entouré à la table d'honneur.de ses principaux minist-tres dont MM.Jean-Jacques Pas d'élection avant 4 ans Le chef de l'Union nationale, M.Daniel Johnson, a mis un point final aux diverses rumeurs d'élections qui ont circulé lors de la crise provoquée par l'adoption du bill 2S privant les enseignants du Québec de leur droit de grève.M.Johnson a catégoriquement indiqué qu'il ne saurait être question d'élections générales avant quatre ans, au début du discours qu'il a prononcé hier soir à Montréal, à l'occasion du diner-bénéfice de l'Union nationale.\"Mes collègues et moi sommes résignés à rester au pouvoir durant quatre ans\", a lancé M Johnson à l'intention du chef du parti libéral, M.Jean Lesage.\"Ménagez donc votre souffle et vos forces, M.Lesage\", a ajouté le premier ministre.\"Vous avez une longue route à parcourir.Vous êtes parti une semaine et demie avant nous et nous étions les premiers au fil d'arrivée.Imaginez-vous ce qui vous attend si vous partez quatre ans plus tôt !\" M.Johnson faisait allusion à la tournée provinciale entrepris* il y a trois semaines par M.Lesage.Bertrand, Paul Dozois, Maurice Bellemare.Marcel Masse, Gabriel Loubier, Fernand Lafontaine, Edgar Charbonneau.Mme Paul Sauvé, épouse de l'ex-premier ministre Paul Sauvé, prenait place à ta droite de M.Johnson.C'est elle qui présenta le premier ministre aux militants.M.Johnson a soutenu qu'il est impossible en 1967 de vouloir planifier et gouverner sans les corps intermédiaires à moins de se contenter d'une démocratie de parade.\u201cOn a écrit qu'avec le coup de barre du 5 juin dernier, les corps intermédiaires s\u2019étaient en quelque sorte rapprochés du pouvoir, a dit M.Johnson.Je crois que c\u2019est rigoureusement exact.Et i! faut qu\u2019il en soit ainsi.Il faut que.sans renoncer à leur indépendance, les corps intermédiaires participent à la gestion du patrimoine commun.\u201d Voir CARTER tn page 2 Premières réactions locales au rapport Un certain nombre de personnes ont consenti au cours de la fin de semaine, à commenter quelque peu le rapport Carter sur la fiscalité, rendu public en fin de semaine.C'est ainsi le cas de MM.Louis Laberge, président de la Fédération des Travailleurs du Québec et Paul-Henri Lavoie, secrétaire généra: de l\u2019Union catholique des cultivateurs.D'autres ont jugé préférable de ne pas faire de commentaires.Tel a été le cas rie MM.Lucien Saulnier, président du Comité exécutif de la ville de Montréal et Emile Girardin, président de la Fédération de Québec des Caisses populaires.Pour sa part, M.Saulnier a déclaré qu'il manquait de renseignements sur le contenu du rapport, notamment en ce qui a trait aux recommandations qui pourraient toucher les municipalités.De son côté.M.Girardin a déclaré qu'il préférait n'émet-tre aucune opinion personnelle pour le moment.Il a ajouté Voir REACTIONS en page 2 r mæmm » îæ&m Autres réactions page 34 SOMMAIRE Annonces classées / 24 è 32 Bandes dessinées / 10 Calendrier des pionniers / 17 Courrier \"Que faire ?\" / 16 Décès, naissances, etc./ 43 Editorial / 4 Finance / 40 et 41 Horoscope / 33 loisirs et récréation / 10 Mots croisés / 27 Nouvelles internationales / 13 Nouvelles nationales / 23 et 34 Nouvelles régionales / 41 Radio et télévision / 20 Spectacles et concerts / 18 et 19 Sports / 35 à 39 et 42 Tribunaux / 8 Vie féminine / 14 et 16 Vie mondaine / 1S Votre médecin / 8 1 :\t\" \u2019J: *¦ r *> ||lpli Votre fils, le Photo René Picard.LA PRESSE î/ LA PRESSÉ, MONTREAL, LUND! 27 FEVRIER 1967 Le commissaire Beauvais avait prévu le geste de AA.Johnson TORONTO.(PC) \u2014 Outre la réaction qu'a eue hier soir le premier ministre Johnson contre le rapport Carter, il s'est trouvé d'autres voix au pays pour prévoir des problèmes en matière de relations fédé-rales-provinciales.Tel a été le cas de MM.Emile Beauvais, homme d'affaires de Québec et membre de la commission Carter, et Donald Macdonald, chef provincial du NPD.en Ontario.M.Beauvais, pour sa part, a dit s'attendre à ce que le Québec s\u2019oppose à l'application de certaines des recommandations de la commission, tout particulièrement en matière d'impôt sur le revenu et de droit d\u2019accise.Il a déclaré que dans l\u2019ensemble, il souscrivait aux recommandations de la commission même si avec M.Donald Grant, de Halifax, il avait présenté un rapport minoritaire.Il s\u2019est dit d\u2019avis que certaines des suggestions de la commission portant sur la modification des moyens de perception d'impôts et de droits empiéteraient sur les droits des provinces et que le Québec s\u2019y opposerait.En outre, M.Beauvais s\u2019est dit en désaccord avec la recommandation d'imposition des avantages financiers marginaux des travailleurs, tels que baisse de loyer, accordées par certaines compagnies à leurs employés, parce que cela rendrait plus difficile le recrutement des travailleurs dans certaines régions défavorisées.Il estime aussi qu\u2019on ne devrait imposer les revenus des polices d\u2019assurance-vie après la mort de l\u2019assuré comme le recommande le rapport.Un autographe a un caractère bien particulier.Me Henri Crépeau, âgé de 78 ans, chez qui le premier ministre du Québec, M.Daniel Johnson, a fait, en 1937, sa clèricature, a trouvé hier soir, au dîner-bénéfice de l\u2019Union nationale, un moyen bien spécial d\u2019obtenir un autographe de son ancien clerc.Malgré sa jambe cassée, Me Crépeau s\u2019est CARTER SUITE DE LA PAGE 1 Notant qu\u2019il est très important \u201cd\u2019organiser et d'institutionnaliser\u201d le dialogue entre l\u2019Union nationale et les corps intermédiaires, le premier ministre s'en est pris au député libéral de Gouin, M.Yves Mi-chaud, pour les propos tenus par ce dernier sur les corps intermédiaires.\u201cBrandissant le spectre du corporatisme salazarien, a lancé M.Johnson, ce nouveau chef de file de l\u2019intelligentsia libérale a parlé l'autre jour en Chambre d'institutions plus ou moins bâtardes issues à la fois du suffrage universel et d'un corporatisme moyenâgeux paré d\u2019une nouvelle robe, la robe des corps intermédiaires.\u201d \u201cFin de la bêtise\u201d, a ajouté M.Johnson avant de reprendre : \u201cMais les syndicats ouvriers, patronaux ou agricoles, les Chambres de Commerce, les associations professionnelles, tous ces organismes qui encadrent les citoyens pour les aider à se mieux réaliser sur tous les plans de la vie sociale, écono-* mique et politique, sont-ce là des institutions bâtardes ?\u201cSans ce réseau de corps intermédiaires responsables et libres, nous n'aurions qu'une poussière d'individus face à l\u2019Etat tout-puissant.Ce serait du socialisme totalitaire.Est-ce ce régime dépassé et discrédité partout où il a été mis en oeuvre que voudrait instaurer au Québec le député de Gouin et ses semblables ?\" D«t figures nouvelles.Au début de son discours, M.Johnson avait rappelé qu'il y a un an, jour pour jour, son parti avait tenu un grand ralliement des militants dans un climat identique à celui d'hier soir.\u201cLe climat que je retrouve ici ce soir est bien le même qui régnait lors de notre rencontre d'il y a un an.Je reconnais aussi les mêmes visages, sauf qu'il s'en est ajouté d\u2019autres .\", a commenté le premier ministre sur un ton badin faisant allusion à l\u2019inévitable \"clientèle flottante\" qui se colle au parti lorsque celui-ci prend le pouvoir et le quitte dès qu'il se retrouve dans l'opposition.Par ailleurs, les observateurs FDMEX Réduisez la consommation de tabac ou éliminez-en l'habitude complètement.Prenez une dragée de FUMEXen vous levant et une après chaque repas.Puis pendant 2 à 4 heures le fait de fumer produira un goût désagréable.Votre propre désir d\u2019airétcr de fumer sera renforcé et bientôt vous ne serez plus l\u2019esclave du tabac.DEMANDEZ FUMEX À V O T R E PHARMACIEN ne furent pas sans remarquer la présence à cette manifestation politique de plusieurs figures connues dans le passé pour leur sympathie envers l\u2019Union nationale.La présence de M.Jean-Paul Ménard, président du Conseil du travail de Montréal (FTQ), ne passa pas inaperçue, ni celle du maire Trépanier, leader québécois du parti conservateur fédéral.\"Perdra contact avec le peuple\" Selon M.Johnson, le danger qui menace son parti, ce n'est pas celui de verser dans la par-tisanerie ou le favoritisme, mais plutôt celui de perdre contact avec le peuple.Ce qui fait la force de l\u2019Union nationale, a ajouté le premier ministre, c\u2019est d'être un parti profondément enraciné dans les couches populaires.Affirmant que les libéraux \u201cn\u2019ont que morgue et mépris pour ceux qu\u2019ils appellent avec hauteur les non-instruits\u201d, le premier ministre a dit que son parti est fier d\u2019être issu du peuple, d\u2019en être la voix, l\u2019instrument et l'expression politique.Le chef de l'Union nationale a qualifié le parti libéral de parti ambivalent, équivoque, qui a un oeil sur Québec et l'autre sur Ottawa, qui ne regarde pas où il marche et qui ne marche pas où il regarde, et qui n'est qu'une collection d\u2019éléments disparates n'ayant comme dénominateur commun qu'une vieille tradition aristocratique et autocratique.Johnson attaque Jean Lesage Puis, M.Johnson s'en est pris directement au chef du parti libéral, M.Lesage, dont il a dit qu'il n'avait pas encore digéré la défaite du 5 juin et qu\u2019il n'avait pas encore pardonné au peuple le verdict qu\u2019il a rendu.Après avoir cherché des boucs émissaires et blâmé a peu près tout le monde, même le clergé, M.Lesage et ses pareils, se sont mis finalement à se chicaner, à se blâmer les uns les autres, a souligné le premier ministre.M.Johnson a dit que dans les jours qui ont suivi l'accession des libéraux au pouvoir, en juin I960, \u201cun climat de terreur et d'inquisition\u201d a régné au Parlement.Il y avait des policiers à toutes les portes pour fouiller les serviettes des fonctionnaires et même des ministres.\u201cRien de tel ne s'est passé après le 5 juin, a affirmé M.Johnson.Pas de guillotine, pas de vengeances partisanes, pas d\u2019enquêtes sur la place publique, pas de démolition.\u201cSous l'Union nationale, il y aura sûrement moins d\u2019éclats de voix, moins de gestes théâtraux, moins de vantardises que sous [administration précédente.Mais il y aura aussi plus d\u2019action en profondeur, plus de maturité, plus de discipline et plus de véritable démocratie\", a promis le chef de l\u2019Union nationale à ses partisans.REACTIONS SUITE DE LA PAGE 1 qu\u2019il allait y avoir une réunion du conseil d'administration à ce sujet et que ce conseil ferait PAÜL-E.CHAPUT, o.d.EXAMEN DE LA VUE LUNETTES 7106 ST-DENIS\tCR.2-9339 (pris J«an-T«lon) Profitez dès nmintcmmt du tervice pratique de LIVRAISON A DOMICILE DE SA C'est simple, rôtis n'avez qu'à composer ce numéro 874-6911 \u201cun rapport circonstancié s'il y a lieu\".Quant à M.Laberge, il a déclaré qu\u2019il semblait qu\u2019on ait voulu alléger le fardeau du petit et du moyen salarié.Le projet d'imposition sur la base du revenu familial lui a paru intéressant.Quant à la déduction pour l\u2019impôt, du coût des outils des travailleurs, le président de la FTQ a souligné que c'était là une réclamation syndicale réitérée depuis des années.Par ailleurs, abordant l\u2019incidence du rapport Carter sur les relations fédéralcs-pro-vinciales, M.Laberge a exprime l\u2019avis que ce rapport allait les rendre plus difficiles.Enfin, il s'est demandé si on avait pensé à l'effet des mesures recommandées sur l'investissement au Canada.Enfin, M.Paul-Henri Lavola, secrétaire génîral de l\u2019UCC, s'est félicité de ce que les recommandations de la commission d'enquête Carter sur la fiscalité* semblent tendre à rendre les impôts plus équitables qu\u2019acluellement.Il a dit voir dans ce rapport une tentative de rendre les gens davantage égaux devant la loi, en matière fiscale.Il s'est réjoui de ce que le rapport laisse entrevoir un meilleur sort pour les salariés sans que pour autant l\u2019Etat \u2014 fédéral, ou même provincial, si les deux venaient à s\u2019entendre \u2014 perde du revenu.M.Lavoie a souligné que le rapport Carter prévoit une exemption d'impôt allant jusqu\u2019à une somme autrement imposable de $25,000, pour le revenu de la vente d\u2019une ferme, et cela lui a paru de bon augure.II s'est aussi réjoui de ce que le rapport envisage de considérer le revenu sur une base familiale.Rappelant que beaucoup de cultivateurs sont pauvres, il a trouvé heureux que le rapport Carter tienne davantage compte des gens à moindre revenu.Enfin, M.Lavoie a dit voir dans les conclusions du rapport \u201cune intention de planification\" qui lui \u201csemble intéressante\".Il a cependant rappelé que la commission Carter avait pris quatre ans à produire ce rapport et il a souhaité qu'il ne faille pas quatre ans encore pour l'étudier, sans compter quatre autres années pour entreprendre de l\u2019appliquer.EAST LANSING, MICH.(PC) \u2014 Le ministre des Affaires extérieures du Canada, M.Paul Martin, croit que les négociations doivent être entamées le plus tôt possible en vue d'une trêve au Vietnam.Prenant la parole en fin de semaine à la conférence intercollégiale sur les relations américano-canadiennes tenue à l'Université du Michigan, le ministre canadien a déclaré qu'une solution par les moyens militaires seulement n'était pas possible.\u201cLa Commission internationale de contrôle avec des représentants du Canaua, de l'Inde et de la Pologne constitue le seul organisme International pouvant traiter avec les deux SERVICE SUITE DE LA PAGE 1 vient du président du comité exécutif de la ville de Montréal, M.Lucien Saulnier.Interprétant le récent appel des dirigeants syndicaux en vue d'une relance des négociations sous un jour nouveau, M.Saulnier affirme qu'elles ne peuvent reprendre tant que le syndicat ne lui aura pas fait parvenir des propositions écrites.Quant aux pourparlers de fin de semaine, le président du comité exécutif refuse de les qualifier de \u201cnégociations\u2019\u2019 et soutient qu'ils n'en auront pas l'allure tant que les représentants syndicaux ne lui auront pas présenté un texte, ce qu'ils n'ont pas encore fait.Cette déclaration n\u2019a toutefois pas empêché le directeur du personnel de la ville, M.Hermann Primcau de s'adonner tout au long de la fin de semaine, à des entretiens avec les négociateurs syndicaux.Le président de la Confédération des syndicats nationaux, M.Marcel Pepin, a pour sa part préféré ne pas commenter cette déclaration de M.Saulnier, se bornant à remarquer : \u201cLes négociations continuent\".AMERICAINS SUITE DE LA PAGE 1 et de Quang Xuong, dans la province de Tanh Hoa, ainsi que sur une localité de la province de Nam Ha, et qu\u2019il a causé à la population de \u201cnombreuses pertes en vies humaines et en biens\".Elle indique que ce nouveau bmobardement, cette fois-ci des régions côtières du Nord-Vietnam, interverti après le pilonnage que l\u2019artillerie américaine à terre, a exécuté le 22 février, contre la zone démilitarisée, constitue \u201cune nouvelle escalade extrêmement grave perpétrée par les Etats-Unis dans leur guerre d\u2019agression.\" Selon un correspondant de l'AFP, la défense côtière de la province de Thanh Hoa affirme que les Nord-Vietnamiens ont mis le feu à un navire de guerre américain.Selon le même correspondant, en bombardant la province de Nam Ha, la 7e Flotte aurait même dépassé la limite des objectifs fixés par le commandement américain qui, selon les dépêches d'agence, étaient située entre la région de Thanh Hoa, et le dix-septième parallèle.Hees et Fulton font part de leurs programmes respectifs Michael Starr est le dernier à annoncer sa candidature à la succession de Diefenbaker.OTTAWA (PC) - Les deux principaux candidats à la succession de M.John Diefenbaker au poste de chef du parti progressiste-conservateur ont développé hier, à un congrès conservateur, deux thèmes distincts qui indiquent l\u2019accent qu'ils entendent donner à leur campagne.M.Davie Fulton, ex-ministre conservateur de la Justice et candidat au poste de chef du parti, a insisté dans une causerie hier à un déjeuner du congrès de la Fédération des étudiants progressistes-conservateurs, sur la nécessité d\u2019initiatives fédérales dans des domaines comme la mise en vigueur des lois, l\u2019éducation, le transport et la récréation dans les centres urbains.M.George Hees, ex-ministre conservateur du Commerce, candidat également à la direction du parti, a insisté, dans un discours qu'il prononçait devant les mêmes congressistes, sur la nécessité du contrôle politique canadien sur les capitaux américainst investis au Canada.Le congrès conservateur de leadership aura lieu à Toronto du 6 au 9 septembre.\u201cLes problèmes auxquels les Canadiens font face\", a déclaré M.Fulton, doivent être résolus selon des critères nationaux et par l\u2019initiative, sur le plan national, du gouvernement fédéral même si la responsabilité première dans plusieurs domaines repose sur les gouvernements provinciaux.\" Le congrès, qur a réuni comme délégués officiels quelque 150 étudiants venus de toutes ALENÇON frayé un chemin jusqu\u2019au premier ministre l\u2019invitant à inscrire sa signature sur le plâtre.M.Johnson s\u2019est exécuté avec empressement au grand plaisir de son \u201cancien patron\u201d et sous le regard amusé du ministre de l\u2019Education, M.Jean-Jacques Bertrand, à droite.\"Une solution \"militaire\" au conflit vietnamien est illusoire\" -M.Paul Martin parties en cause.Elle pourrait bien amener les deux groupes à la table des négociations en vue d\u2019une paix durable,\" d\u2019ajouter M.Martin.\"Si le Canada peut contribuer à amener les parties à une entente, je crois que nous aurons servi et approfondi l\u2019idéal et l'intérêt le plus profond que nous partageons avec les Etats-Unis,\u201d de faire remarquer le ministre.Parlant de l\u2019Europe, M.Martin a précisé que l\u2019OTAN joue et continuera de jouer un rôle important en vue d\u2019une paix entre l\u2019Est et l'Ouest européen.\u201cNous espérons aussi que l\u2019Allemagne, au coeur du problème actuel, fournira une large part d\u2019efforts en vue de la paix,\" a commenté M.Martin.SUITE DE LA PAGE 1 Perron, André Turpin, MacEwen, etc.).Qualité at quantité de» ouvrage» publié» Le public qui assistait samedi à l\u2019inauguration de ces deux expositions a été étonné par la qualité et la quantité des ouvrages publiés en français au Québec et aussi par la valeur de nos peintres.C\u2019est une révélation pour nous, a confié le maire.A la foire-exposition même, deux autres attractions canadiennes.Au stand d\u2019Air Canada, les visiteurs font connaissance avec l'art indien, sous la forme d\u2019un totem authentique, puis s'arrêtent devant une maquette et des affiches de l'Expo 67, qui suscite beaucoup d\u2019intérêt dans le Perche.C\u2019est au stand d\u2019Air Canada, orné d e drapeaux à feuille d'érable, que les Alen-çonnais pourront se procurer au cours de la semaine les quotidiens en langue française de Montréal, qui seront chaque jour transportés par les jets de la société nationale affectés à la liaison Paris-Montréal.Ceinture» fléchée», \u2022t artisanat Canadian Un troisième stand permet au public de découvrir nos ceintures fléchées, des vêtements esquimauds, des céramiques et d'autres produit» de l'artisanat canadien.Enfin, des films documentaires sur le Québec seront projetés cette semaine.L'importance de la participation québécoise, au milieu des présentations des entreprises commerciales et industrielles de la région d\u2019Alençon, suscite un vif intérêt et donne lieu à de nombreuses manifestations d\u2019amitié.Comme l'a souligné M.Cren au banquet qui a suivi l'inauguration de la foire-exposition, \"les Alençonnais se réjouissent autant de voir leurs vrais cousins d\u2019Amérique fouler la terre de nos aïeux communs que de constater le dynamisme du Québec en marche, ce Québec qui n\u2019est plus seulement celui de Champlain ou de Montcalm.Bientôt le Québec sera outre-Atlantique le cheval de Troie du Marché commun.\" S\u2019adressant au délégué général, M.Cren l'a prié de remercier le premier minis- tre, M.Daniel Johnson, de l'insigne honneur que le Québec a fait à Alençon en lui offrant, en première mondiale, un pavillon spécialement conçu pour elle.\"Un* invasion picifiquo .\" Prenant la parole à l'issue de ce banquet, auquel assistait M.Louis Terrenoire, député de la circonscription, M.Chapdelaine a remercié les autorités alonçonnaises de leur chlaeureux accueil.Après avoir évoqué les liens qui unissent le Québec et le Perche, le délégué général a déclaré : \u201cNotre retour est une invasion pacifique .l\u2019image que nous nous faisions l\u2019un de l\u2019autre a changé.Chez nous, nous sommes à l\u2019étape du vouloir-vivre et non plus du sur-vivre.Nous sommes la plus importante communauté française hors de France.Le Québec appartient géographiquement à l\u2019Amérique du nord, mais il veut être un partenaire de la France, et un partenaire valable.\" M.Chapdelaine, qui avait assisté la veille à l\u2019élection de la duchesse d'Alençon a su mêler l\u2019humour au sérieux : \"Vous changez, vous aussi, car aujourd\u2019hui vous élisez vos duchesses !\u201d Ce thème du changement avait également été évoqué samedi par Mme Jean Ca-thelin au vernissage de l'exposition de peintures dont elle a été l\u2019une des organisatrices : \"Il faut se faire une raison.Le Canada et le Québec que nous appelions la Nouvelle-France ne sont plus tellement conformes à l\u2019image pieuse et folklorique qui nous venait à l'esprit il n'y a pas si longtemps.Maria Chapdelaine est morte, les jésuites se sont mis à la page, les indiens n'ont plus de plumes et les esquimaux ont des réfrigérateurs.\" 50,000 vititeur» On prévoit que près de 50,000 personnes visiteront la foire-exposition d'Alençon, qui se terminera dimanche prochain.C\u2019est ce jour-là que l'on connaîtra les deux gagnants d'un voyage de trois semaines au Québec pendant l'Expo 67, plus une somme de $600, la mise à leur disposition d'une voiture avec chauffeur et une excursion de pêche.Les Alençonnais se bousculent au stand du Québec pour remplir les bulletins de participation à ce tirage.les parties du Canada, devait entendre lors d\u2019un banquet samedi soir M.John Diefenbaker, chef du parti, qui s'est excusé par télégramme adressé de Prince-Albert, Saskatchewan, de ne pouvoir tenir son engagement.M.Diefenbaker s\u2019est présenté devant les étudiants conservateurs à la fin du congrès, en fin d'après-midi hier et il a circulé parmi eux.Le congrès a été marqué samedi par un débat vigoureux sur un projet de résolution visant à condamner les bombardements américains contre le Nord-Vietnam.Ce projet de résolution a été transformé du tout au tout par un amendement qui lui fait dire que le congrès condamne plutôt l\u2019infiltration communiste au Sud-Vietnam.Hamilton at Starr candidat?D'autre part, M.Alvin Hamilton, ex-ministre de l'Agriculture dans un gouvernement conservateur, qui remplaçait à pied levé M.Diefenbaker comme orateur à un banquet du congrès, a déclaré en réponse à une question d\u2019un délégué.\u201cJe ne suis pas candidat à la direction du parti, du moins pas encore\u201d.11 semble donc que M.Hamilton posera sa candidature après que M.Diefenbaker aura annoncé qu\u2019il ne sollicite pas un renouvellement de mandat comme chef du parti.En plus de MM.Fulton et Hees, ainsi que de M.Alvin Hamilton, également ancien ministre, qui a dit qu\u2019il commencerait sa campagne plus tard, un quatrième candidat est sur les rangs, à la chefferie du parti : M.Michael Starr, âgé de 56 ans, ancien ministre du Travail.Il a déclaré au cours du week-end qu'il se portera candidat parce qu\u2019il croit que M.Diefenbaker ne se présentera pas.Ce dernier n\u2019a pas encore annoncé sa décision.M.Starr a déclaré que sa campagne ne débutera pas avant plusieurs semaines./ Minimum cette nuit 20 Maximum aujourd\u2019hui 30 Mêlent et Montreal, Ottawa, tieai, St-Maurlca at Lac tt-Jaan : nuêgeux cet après-midi.Lècères c ,\tnelse occationnrllei en soirée ainsi que la nuit prochaine.Mardi, xénéralemcnt nuageux.Plu» doux aujourd'hui devenant plus froid la nuit prochaine.Vents du sud de 20 millet aujourd\u2019hui tournant au nord-ouest, la nuit prochaine.Maximum aujourd\u2019hui et minimum la nuit prochaine a Montréal, Ottawa et Sherbrooke, 30 et 20 : Québec et Ste-Acathc, 23 et 15; La Tuque et Chicoutimi, 20 et 10.Réglons de Bait.Comeau, Sept-Iles, Rlmouiki fi Caspé : generate-ment ensoleillé aujourd'hui.Se cou-vrsnt la nuit prochaine ainsi quo mardi.Neise lcgere occasionnelle tôt mardi.Plus doux aujourd\u2019hui en fin de journée devenant plus froid mardi.Vents sud de 20 milles en (in de journée tournant ;u nord-ouest mardi matin.Maximum au'm\" :\u2019i:rl et minimum la nuit prochaine à Bale-Comeau, JlivItrc-du-L,oui».* Joli et Gaspé, 20 et 15.Maximum aujourd\u2019hui à Scpt-lies, 15 ; la '.empé-rature se maintiendra à 15 1a nuit prochaine.mr* 351-4800 MINISTÈRE DE LA VOIRIE DU QUEBEC Vague de chaleur sur la ville Elle nous vient des rythmes latins de Xavier Cugat et son ensemble, avec le bouillonnant Charo.Du 27 février au 11 mars, Cugie, l\u2019orchestre de Nick Martin et le trio de Joe Settano vous mettront du feu dans les veines.Réservations: 861-3511, et hop, un, deux .calypso banana.à la Salle Bonaventure au Reine Elizabeth Fonds ès graduation savant.Les Certificats d'épargne BNE: une façon intelligente d'envoyer vos enfants à l\u2019université.Si vos enfants sont encore tout jeunes, c\u2019est le moment de penser à leur assurer une instruction universitaire.à l'aide des Certificats d\u2019épargne BNE de six ans.Les Certificats d\u2019épargne BNE font fructifier votre argent.Chaque année pendant six ans, ils augmentent de valeur; au bout de six ans, ils valent un gros tiers de plus que ce que vous les avez payés.Vous recevrez donc $100 pour chaque $75 que 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Jamais il n'est pris au dépourvu car if a confié l'entretien de ses complets au SERVICE RAPIDE de JOIICOEUR COMPOSEZ E g\u2014\u2014 M WaMMI DEPUIS 1907 100 CAMIONS \"bleu et blanc pour mieux vous servir SUCCURSALE AU CENTRE D'ACHATS ROCKLAND lLA presse IE nus GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMERIQUE La \"PRISSE\", t*Ha qw'ifillî# pir ITionontU TreTflé EERTNIAUME, tit un» Institution Irrlvoeiblt-lient divouie aux intérêts einidim-françiic «t catholiques.Indépindint* dec partis politiques, *11* traite tout U monde avec justice, protège les petits et les faibles contre les grands et les forts, lutte pour le bien contre le mal, tient plus à éclairer qu'i gouverner, fait rayonner la vérité par son puissant service d'information, est Je champion des réformes pouvant améliorer le sort U s classes sociales.MONTREAL, LUNDI 27 FEVRIER 1967 - 83e ANNEE - No 48 Regards sur le rapport Carter AVANT d\u2019examiner brièvement quelques-unes des nouveautés fiscales contenues dans le rapport de la Commission Carter, il convient de souligner, après bien d\u2019autres, que cette énorme étude réalisée en quatre ans et demi au coût de $3,500,000 est malheureusement exposée au sort d\u2019à peu près toutes celles qui l\u2019ont précédée.Soumise à l\u2019examen d\u2019autres experts, elle ne connaîtra un commencement de réalisation que lorsque les hommes politiques au pouvoir à Ottawa jugeront à propos de mettre en oeuvre certaines de ses suggestions.Lorsqu'ils s\u2019y résoudront, ils devront compter avec la résistance des provinces, en particulier du Québec, car dans plusieurs secteurs importants le rapport Carter marque un retour à la tendance centralisatrice.C\u2019est dire que la poussière peut s\u2019accumuler sur cet imposant document en six volumes avant que l\u2019on songe à appliquer quelques-unes de ses meilleures recettes en vue d\u2019atteindre à l\u2019équité fiscale.Quelle que soit la valeur' de ses recommandations, le gouvernement actuel ne peut oublier que la Commission Carter fut créée par un autre.Il faut le regretter, mais c\u2019est ainsi, d\u2019un gouvernement à l\u2019autre, à Ottawa comme à Québec.En matière de fiscalité plus encore qu\u2019en tout autre domaine, les experts proposent, mais les gouvernements disposent.La nouvelle \u201cassiette compréhensive de l\u2019impôt\u201d se fonde sans douté sur un excellent principe.Du point de vue politique, cependant, elle est d\u2019une application difficile lorsqu\u2019elle veut inclure, dans le revenu imposable, les allocations familiales, les salaires de compensation touchés pendant les grèves et les prestations d\u2019assurance-chômage.N\u2019importe quelle opposition aura beau jeu de dénoncer de telles \u201cinnovations\u201d.Il en est de même de la proposition de confier au gouvernement fédéral l\u2019usage exclusif de l\u2019impôt sur les sociétés et d\u2019autoriser Ottawa à agir, au nom des provinces, comme percepteur de cette taxe et de l\u2019impôt sur le revenu des particuliers.Pour toutes les provinces \u2014et pour le Québec notamment\u2014 cela équivaudrait à un grave recul, que le gouvernement actuel combattrait sans doute avec la plus grande énergie.Dans son ardent désir d\u2019efficacité, de simplicité et d\u2019uniformisation, la Commission Carter semble tenir peu de compte des gains acquis de haute lutte en ces dernières années par les provinces.Tout en réclamant la part du lion pour l\u2019administration fédérale, elle exige quand même l\u2019établissement d\u2019organismes de consultation.C\u2019est là l\u2019un des paradoxes sinon l\u2019une des contradictions que l\u2019on décèle dans ce rapport.Sur plusieurs points importants, les membres du comité du régime fiscal auront du pain sur la planche lorsqu\u2019il s\u2019agira pour eux de concilier les recommandations ou les conclusions du rapport Carter avec celles de la Commission Bélanger.La constatation sur laquelle le rapport Carter insiste, c\u2019est la contribution trop élevée du simple salarié à l\u2019impôt et l\u2019apport trop faible des sociétés.Pour corriger cette injustice et rétablir un meilleur équilibre, les commissaires proposent des rajustements qui ne peuvent que plaire au contribuable ordinaire.Si leurs recommandations se concrétisent dans la réalité législative, 47 p.100 environ des contribuables bénéficieront d\u2019allégements notables.Voilà sans doute l\u2019un des aspects du rapport que le gouvernement actuel \u2014 ou le prochain \u2014 cherchera à réaliser le plus rapidement possible.Afin de ne pas déséquilibrer son budget, il devra tenir compte en même temps d\u2019une autre recommandation non moins importante, celle de grever proportionnellement les profits des sociétés et les gains de capital.Si l\u2019on en juge par les rapports minoritaires de deux commissaires, cette proposition se heurtera à une vive et tenace résistance, notamment de la part de l\u2019industrie minière et pétrolière, de même que des banques et des sociétés financières, évidemment appelées à combler le vide créé par les allégements d\u2019impôts aux simples contribuables.Dans bien des cas, de tels dégrèvements pourraient ralentir ce qu\u2019on appelle \u201cl\u2019exode des cerveaux\u201d aux Etats-Unis.Sous cet aspect, le rapport Carter confirme ce que plusieurs spécialistes avaient déjà constaté : pour certaines catégories de revenus, les Canadiens sont plus taxés que leurs voisins du sud.Corriger cette anomalie servirait à combattre la tendance trop forte à l\u2019émigration.Malgré tout, il serait irréaliste de croire qu\u2019un niveau comparable d\u2019impôts pourrait arrêter totalement le mouvement, car, comme le souligne la Commission, \u201cles différences dans l\u2019ensemble du fardeau fiscal n\u2019ont probablement pas autant d\u2019influence sur Texode des diplômés\u2019 que les écarts de salaires, de conditions de travail, de frais de subsistance, etc.\u201d.Tout en cherchant à faire disparaître les grandes incitations fiscales à une émigration qui coûte fort cher à notre pays, la Commission Carter ne peut que constater l\u2019attrait qu\u2019exerce sur nos techniciens l\u2019ampleur continentale du marché qui s\u2019ouvre à leurs services aux Etats-Unis.C\u2019est la rançon que nous devons payer pour le voisinage d\u2019une superpuissance.Cyrille FELTEAU Il faut veiller au grain POUR stopper l\u2019hémorragie de cerveaux dont souffre notre pays depuis trop longtemps, l\u2019Association des Universités et Collèges du Canada a mis sur pied il y a deux ans l\u2019Opération Récupération, qui consiste à déléguer chaque année dans les grandes universités étrangères (où étudient 25 gradués canadiens ou plus) des équipes de spécialistes capables de leur présenter sous un jour intéressant les perspectives que leur offre le Canada dans l\u2019enseignement et la recherche, ainsi que dans le service public et l\u2019industrie.Cette année, 27 universités américaines, 8 universités du Royaume-Uni et plusieurs de l\u2019Ouest de l\u2019Europe sont incluses dans la tournée organisée par l\u2019AUCC en collaboration avec le ministère de la Main-d\u2019oeuvre et de l\u2019Immigration et la Commission du Service civil.Les équipes itinérantes de 3, 4 ou 5 membres comprennent des universitaires chevronnés et des représentants du gouvernement fédéral.Leur travail des deux années précédentes a démontré que les étudiants en question se sont mon- trés heureux et étonnés de cet intérêt, qu\u2019ils ignoraient toutes les occasions d\u2019emploi au Canada, qu\u2019ils se décourageaient souvent de ne pas recevoir de réponse à leurs lettres aux employeurs canadiens, qu\u2019ils regrettaient l\u2019absence, dans les équipés, de représentants de l\u2019industrie et enfin qu\u2019ils sont activement courtisés par les employeurs américains.Le grand public est peut-être porté à minimiser la portée de cette initiative de l\u2019AUCC, mais si l\u2019on tient compte que l\u2019an dernier, près de 12,000 Canadiens fréquentaient des universités étrangères, soit environ 10,000 aux Etats-Unis, 1,000 en Grande-Bretagne et 1,000 en France et ailleurs en Europe occidentale, et que sur ce nombre, près de 6,000 sont des gradués en voie de spécialisation, on s\u2019aperçoit que cette Opération Récupération revêt pour nous une importance vitale.Comme délégués de langue française auprès des universités américaines, nous remarquons le vice-doyen G.Pelletier, de la faculté des sciences de l\u2019U.de Sherbrooke, et M.Maurice Lafontaine, de la direction des cadres de la Commission du Service civil.Auprès des universités britanniques : M.R.-A.Girard, du Service d\u2019immigration canadien à Londres, et M.Marcel Garneau, attaché au bureau du Haut Commissaire.Pour leur part, Mgr Jacques Garneau, de l\u2019AUCC, M.Lucien Piché, vice-recteur de l\u2019U.de Montréal, et M.Marcel Garneau, mentionné précédemment, rencontreront, avec leurs collègues anglophones, les gradués canadiens des universités de l\u2019Europe occidentale qui sont convoqués à Paris, Bruxelles et Genève.De plus en plus, il deviendra impérieux pour le Canada de protéger sa moisson de brillants diplômés contre les convoitises étrangères.II ne sera pas facile, on le sait, de les soustraire à la séduction des offres américaines autrement qu\u2019en les courtisant nous-mêmes et en leur assurant des avantages au moins égaux.L\u2019AUCC et le gouvernement le comprennent.C\u2019est pourquoi nous devons nous réjouir de les voir ainsi veiller au grain.Renaud* LAPOINTE La paix au sein de l\u2019armée QUE les amiraux soient en colère, que les généraux soient au bord de l\u2019apoplexie et ces Messieurs de l\u2019Air à deux doigts de perdre le souffle .rien de tout cela ne nous étonne outre mesure.Démolir des traditions vieilles de plusieurs siècles est une opération redoutable : si elle devait s\u2019opérer sans secousse, ce serait vraiment trop beau.Manière de miracle.La ténacité du ministre Paul Hellyer, son flegme devant ses adversaires qui ne se gênent plus dans leurs déclarations à répétition, ne nous surprennent pas non plus.Ce ministre fédéral compte parmi les plus rigoureux du cabinet Pearson.Rigueur non dans le sens de '.\u2019acharnement mais rigueur dans te sens de la logique.Il faut, en effet, se souvenir que la Commission Glassco, après avoir exploré le problème avec an rare soin, en était venue à la conclusion que l'intégration des forces armées était une solution saine, efficace, vraiment moderne.Une solution qui, surtout, tenait compte de l\u2019obligation de réduire les coûts d\u2019un service qui, en temps de paix, doit s\u2019en tenir sur le plan des dépenses, à une limite rationnelle.Le ministre Hellyer n\u2019est pas de ceux qui croient que les études des commissions d\u2019enquête sont des travaux mort-nés.La recommandation ayant trait à l\u2019intégration n\u2019était pas un voeu vague : en termes precis, il était question d\u2019urgence, de nécessité.Fort d\u2019une telle autorité, le ministre s\u2019est mis à l\u2019oeuvre et s\u2019est retrouvé dans le guêpier que l\u2019on sait.Or, pourquoi M.Hellyer est-il si tenace tout en étant' la cible d'un tir de barrage ?Parce qu\u2019il a l\u2019appui du public.Celui-ci.qui paie de ses deniers les honoraires des commissaires-enquêteurs et les frais inhérents, entend de la façon la plus catégorique que les recommandations riment à quel- que chose.Sinon, le public n\u2019en voudra plus de ces Commissions.Pourquoi les créer?sera-t-il en droit de se demander.Or, nous sommes à une époque où le public parle fort et haut et il est des balivernes qu\u2019il n\u2019apprécie plus.La Commission Glassco n\u2019a rien décrété à la légère.Il faut ce qu\u2019il faut, rétorque le public et lorsqu'on lui fait part du gaspillage de l\u2019argent du Trésor \u2014 le ministre a cité des cas aberrants \u2014 vous pensez si ce même public est d\u2019accord avec l\u2019autorité gouvernementale pour que se termine la danse des billets verts.Convenons que pour l\u2019instant la \u201cpoliticaillerie\u201d s\u2019en donne à coeur joie : phénomène normal qui passera comme tout le reste.Un jour, vous verrez, c\u2019est la Commission Glassco qui aura raison et ce sera la paix au sein d'une armée aussi puissante qu\u2019unifiée.Roger CHAMPOUX I B ï?1 I P & Si Une loi qui ne remédiera pas aux lacunes de renseignement Monsieur le Rédacteur, Par votre entremise, je répondrai à Aimé Loui, auteur d'une lettre parue récemment sous cette rubrique.Je regrette beaucoup que cette personne n'ait pas compris que la grève des enseignants était un test de maturité et une preuve d'une saine prévoyance plutôt qu\u2019un fait d\u2019incompétence et d'ignorance sociologique.Depuis je ne sais combien d'années, on critique, dans la province de Québec, les méthodes d\u2019enseignement, les manuels , etc.Que penser alors des instituteurs qui réclament le droit d\u2019être consultés en vue de l'adoption des nouvelles méthodes et de nouveaux manuels plus propices à l\u2019éducation de nos enfants.Ne sont-ils pas les mieux placés pour comprendre leurs élèves en celte matière ?Il est évident que ces professeurs se rendent compte des lacunes dans notre système d'enseignement, mais il est aussi vrai qu'ils ne peuvent rien faire, rien dire parce qu'on ne leur laisse aucune initiative et que tout est décidé par les technocrates ! Le vrai \"Toé, tais toé\", quoi ! Que penser encore de ces professeurs qui réclament des classes moins encombrées pour pouvoir consacrer plus de temps à chaque élève ?Et maintenant, dites-moi : Qui sont ces gens de la CECM ?Qui sont ces commissaires nommés par le gouvernement et que, soit dit en passant, nous payons, nous, les contribuables.Qui sont-ils eux ?Ont-ils une formation adéquate pour diriger cette institution qui s\u2019appelle l\u2019éducation, ont-ils leurs brevets en pédagogie, en psychologie ?Connaissent-ils suffisam- An*,spiyi» fis ï S.b'le in M se \u2018I W- > fl fi.îÉ » \tK\t\t\tv ' 1: ' i, \" \t\t\t\t1 V IJi ¦\t\\\\\t\tJ\tÜH)** \tl'WV\t\tV 1\t PEARSON \u2014 \"Je connais Paul .J'ai confiance en Paul.Paul ne ferai! pas une chose comme ça !.ment les besoins des enfants ou bien sont-ils des hommes ( à qui je veux bien donner leur dû.qu\u2019ils aient fait leur droit ou autre (cours universitaire» qui ne connaissent rien en matière d\u2019éducation.La grève n\u2019avait pas pour premier but les salaires, même si l\u2019accent y a été mis par la CECM, le gouvernement et les journaux, peut-être pour leurrer les parents, mettre les professeurs dans le bain et faire oublier au publie les vraies raisons de cette grève qui avait pour Imt d\u2019améliorer l\u2019enseignement dims nos toile».Qu\u2019on ait demandé le statut professionnel a la CECM et qu\u2019elle s'y soit refusée dénote peut-être que ces dirigeants sont Incompétents, on ont pour de bousculer des habitudes depuis fort longtemps établies, de perdre la face ou tout simplement parce qu\u2019ils ne sont plus maîtres do donner des contrats de manuels scolaires à Pierre, Jean ou Jacques ?Aimé Loui, je n\u2019ai jamais été institutrice, je suis maman de trois enfants dont un va probablement perdre son année scolaire, mais je suis prête à faire le sacrifice de cette année perdue (il n\u2019y a rien sans sacrifice sur terre) pour que le gouvernement et les dirigeants de la CECM comprennent enfin que ee n\u2019est pas un projet de loi fait en dernière minute et imposé de force qui donnera à nos enfants et à ceux qui viendront ce dont ils ont besoin en matière d\u2019éducation.Madam* JeenPitrr* BoitcUir, Montréal .^ l\u2019opinion canadienne Sélection d'éditoriaux choisit ot traduits par la Presse Canadienne L'expérience du Québec servira THE SUN (Vancouver) \u2014 Tout indique que l\u2019expérience du Québec avec une entreprise d\u2019investissement parrainée par le gouvernement se reflétera dans un débat parlementaire en prévision de la création de la future Société de développement du Canada, dont la mise de fonds initiale sera de l\u2019ordre d\u2019un milliard de dollars.Les députés voudront sans doute obtenir l\u2019assurance que le projet fédéral ne connaîtra pas les mêmes difficultés que celles que traverse actuellement la Société générale de financement.La SGF, qui a obtenu la moitié de sa mise de fonds initiale de $20 millions, en 1963, en vendant au public des actions de $10, se voit maintenant dans l\u2019obligation d\u2019émettre de nouvelles obligations à long terme.Le gouvernement provincial, qui a souscrit un quart du capital original, viendra probablement à la rescousse de la SGF pour ce qui est de trouver un nouveau moyen de prélever des fonds.Il n\u2019est pas question cependant d'inviter le public à souscrire une seconde fois en raison du fait que les actions originales vendues $10 ne valent plus à l'heure actuelle qu $5- L'un des arguments invoqués par M.Walter Gordon en faveur de la Société canadienne de développement est qu\u2019elle contribuerait à conserver entre des mains canadiennes le contrôle de sociétés canadiennes.M.Gordon, qui s\u2019est fait le champion de ce projet, dit que la société investirait dans des projets qui contribueraient vraisemblablement au développement économique du Canada et qui s\u2019avéreraient avantageux à longue échéance.Tel est l\u2019argument qu'on invoquerait pour offrir au grand public des actions d\u2019une valeur au pair de $5 pour un montant global de $200 millions.Avant que le Parlement approuve le projet, les membres de tous les partis réclameront probablement l\u2019assurance que la valeur sur la marché des actions de la SCD soit sauvegardée par une politique prudente et par une administration éclairée.Contre un hymne en franglais THE STAR.(Toronto) \u2014 U Canada est un pays bilingue mais ce n'est pas une raison pour se donner un hymne national qui soit un mélange de français et d'anglais.Le comité parlementaire qui tente d'en arriver à une nouvelle version du \u2018\u2018O Canada\u201d ne devrait pas se préoccuper de la version qui lui a été soumise par une ménagère de Ste-Foy, en banlieue de Québec, qui marie les deux langues avec le résultat que voici: \u201d0 Canada, our home, notre pays, Le feuille d\u2019érable, one flag From sea to sea, etc.\u201d Non seulement les patriotes du Québec qui s\u2019efforcent de purifier le français parlé dans cette province jureraient contre ce métissage linguistique, mais les Canadiens d\u2019expression anglaise qui respectent leur langue ne pourraient s'empêcher de grimacer.Quant à ceux qui peuvent môme difficilement prononcer le nom du général de Gaulle, comment pourraient-ils s'en tirer avec le mot feuille?Les deux langues possèdent un vocabulaire riche et abondant.Aussi, y a-t-il moyen de trouver une traduction satisfaisante sans qu'il soit nécessaire d\u2019avoir recours à un hymne national dont les paroles seraient en franglais.Ce qu'il faut, ce sont deux versions dont l'une serait une traduction libre de l'autre, chacune exprimant les mêmes sentiments patriotiques.Si le comité parlementaire ne peut obtenir ces deux versions française et anglaise à temps pour les rendre officielles avant le 1er juillet, pourquoi s'en faire! D\u2019ailleurs, les hymnes nationaux sont généralement exécutés et non chantés et chaque fois que des Canadiens ont l'occasion d\u2019entonner le O Canada, ils murmurent plus qu'ils ne chantent de toute façon.N\u2019est-ce pas la mélodie qui compte surtout?Qu'on proclame donc \u201d0 Canada\" hymne national \u2014 quitte à réserver le God Save The Queen comme hymne royal \u2014 et nous pourrons nous contenter des présentes paroles jusqu\u2019à ce que de nouvelles puissent être acceptées.A la défense de l'unité canadienne THE DAILY TIMES (Victoria) \u2014 La présente session de la législature de la C.-B.a déclenché une nouvelle épidémie d'invectives geignardes à l'endroit du Canada et de la politique de son gouvernement centra! ainsi qu'une poussée correspondante de vantardises pseudo-séparatistes qui plongent dans l\u2019embarras la population de cette province \u2014 tout aussi bien en qualité de citoyens canadiens \u2014 à cause de la publication des sentiments d'individus qui ont été élus à des fonctions responsables.M.Kieman, M- Gaglardi et jusqu'à M.Campbell, pourtant reconnu pour sa stabilité, se sont adonnés à ce jeu récemment, vantant le Canada et leur propre canadianisme pour ensuite décrier et mépriser les racines mêmes de notre nationalité.De qui M.Kieman se fait-il le porte-parole lorsqu'il proclame, par exemple, \u201cque nous serons toujours disposés à apporter notre contribution au Canada, mais que nous ne pouvons pas accepter l\u2019érosion progressive de nos droits et de nos traditions .?\u201d Qui sont ceux qui sont représentés par les '\u2018nous\" dans de pareils propros, M-Kiernan et ses collègues du cabinet créditiste?Ce ne sont certes pas les citoyens de la C.-B.qui eux ne connaissent pas d'ennemis canadiens apparemment étranges qui menacent leurs droits et leurs traditions.M.Kieman s'est même abaissé en ayant recours à cette mse éhontée pour nous faire croire que la langue française nous est imposée par une puissance nationale hostile aidée et encouragée par le Québec.Nous ne devrions pas être obligés d'endurer \"dans cette région du Canada une langue seconde pour que n'importe quelle personne puisse jouir de ses pleins droits en tant que citoyens\", ajouta-t-il.Il n\u2019est pas facile de croira qu'un homme qui s'est vu confier un posfo responsabîo au sein de notre gouvernement puisse formuler des commentaires aussi retors sur le caractère bilingu* dt notre nation .\u2022.Il y a tout lieu de s'inquiéter du fait que M.Bennett n'ait jamais répudié les propos dérogatoires de ses collègues .On a beau arborer une feuille en or à sa boutonnière, cela ne peut cacher ce qui n\u2019est rien moins qu\u2019une tactique visant à diviser les Canadiens de la C.-B.de leurs compatriotes des autres provinces et à affaiblir nos liens nationaux et à nous diviser comme une minorité qui se sent lésée et trompée- M.Bennett est peut-être tortueux, mais il n'est pas stupide.Sa campagne anticanadicnne \u2014 on ne peut lui trouver d'autre qualificatif \u2014 est poussée beaucoup plus loin qu'une simple manoeuvre financière.Que nous réserve-t-il exactement ?Le dialogue avec les enseignants devra reprendre THE GAZETTE.(Montréal) \u2014 Maintenant que le bill 25 a été sanctionné et que les écoles ont rouvert leurs portes, le moment est venu d'amorcer de nouvelles discussions.Le bill 25 a été adopté d\u2019urgence dans une atmosphère de tension et de contrainte.Il a servi à fixer les conditions qui prévaudront au cours des 18 prochains mois.La voie est de nouveau ouverte à la discussion pour supputer calmement et en profondeur les véritables problèmes que le bill a voulu résoudre.Ce qui importe surtout c'est que le gouvernement lui-même ne considère pas le bill 25 comme étant final.Le premier ministre Johnson a lui-mèfne dit en parlant de l'échelle des salaires incorporée à la loi \"qu'il ne fallait pas perdre de vue le fait que l'échelle n|est pas un dogme, qu\u2019elle n\u2019est pas fixée pour l\u2019éternité\u2019\u2019.Et le ministre de l\u2019Education, Thon.Jean-Jacques Bertrand, a dit que le retour au travail des enseignants, d\u2019après les clauses du bill 25, \"ne résout rien\u201d.Puis il a ajouté: \"Les racines profondes de ces conflits doivent être extirpées ce qui ne peut être réalisé que par des négociations entre les enseignants, les commissions scolaires et le gouvernement\".On doit se rendre à l\u2019évidence qu\u2019aucune entente sur le plan de l\u2019éducation ne peut vraisemblablement satisfaire tout le monde.On reconnaîtra que le droit de grève des instituteurs \u2014 un droit inexistant dans la plupart des autres provinces \u2014 ne peut pas ne pas être limité.Il vient un moment où les enfants doivent retourner à leurs études.Et il est également vrai que les fonds destines à l\u2019enseignement ne sont pas illimités.Tout gouvernement doit considérer quelle proportion de son budget il peut consacrer à l\u2019éducation en tenant compte do ses nombreuses obligations financières, sans oublier les capacités d\u2019emprunt et d\u2019impôt de la province par rapport aux autres provinces.Mais justement parce que ni le droit de grève ni les fonds disponibles pour l\u2019éducation ne pourront jamais être illimités, la nécessité d\u2019une compréhension plus grande entre le gouvernement.les enseignants et les commissions scolaires s'impose, de même que la nécessité d'une compréhension plus profonde des besoins et des aspirations de l'éducation et du cadre à l\u2019intérieur duquel ces besoins et aspirations pourront être réalisés.Puisque le gouvernement lui-méme ne prétend pas que le bill 25 est final, le dialogue entre le gouvernement et les associations d\u2019enseignants de même qu\u2019avec les commissions scolaires devrait reprendre.iiiiiiiiiiimiiiiiimmiiiiiiiiiiiiiiii Médaille décernée à LA PRESSE ^4V par l'Académie Française en 1931 LA PRESSE est publié* par Li Comp*.gnie de Publication de La Presse, Limitée, 7 ouest, rue Saint-Jacques, Montréal-Téléphone : 874-7272.La Canadian Press est seule autorisée ï faire emploi, pour réimpression ou radiodiffusion, de toutes les dépêches attribuées k la Canadian Press, k ('Associated Press ou k l'agence Reuter, a nsi que de toutes les informations locales que LA PRESSE publie.Tous droits de reproduction des informations particulières de LA PRESSE sont également réservés.Abonnement par la poste, un an : Canada : $30.00 - Etats-Unis : $45.00 \u201cLe Ministlre des Postes, a Ottawa, a autorisé l'affranchissement en numéraire et l'envoi comme objet de deu* ème classa de le présente publicetion.\" iiiiimiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiimmiiiiii LA.PRESSE LK PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMERIQUE L.\"FRISK\", t*H* qw'Af*T>IT« pir Ifianmltt TrtTfll KRTHIAUME, lit un* Institution Irrlvaeihlt.lient dévoue* aux TntSrSts cirudftni-frinçm et catholiques.Indcptndante dis partis politiques, cite traite tout 1* inonde avec justice, protège les petits et les faibles contre les grands et les forts, lutte pour le bien contre le mal, tient plus à éclairer qu'l jouverner, fait rayonner la vérité par son puissant service d'information, est le champion des réformes pouvant améliorer le sort des classes sociales.MONTREAL, LUNDI 27 FEVRIER 1967 - 83e ANNEE - No 43 Regards sur le rapport Carter AVANT d\u2019examiner brièvement quelques-unes des nouveautés fiscales contenues dans le rapport de la Commission Carter, il convient de souligner, après bien d\u2019autres, que cette énorme étude réalisée en quatre ans et demi au coût de $3,500,000 est malheureusement exposée au sort d\u2019à peu près toutes celles qui l\u2019ont précédée.Soumise à l\u2019examen d\u2019autres experts, elle ne connaîtra un commencement de réalisation que lorsque les hommes politiques au pouvoir à Ottawa jugeront à propos de mettre en oeuvre certaines de ses suggestions.Lorsqu\u2019ils s\u2019y résoudront, ils devront compter avec la résistance des provinces, en particulier du Québec, car dans plusieurs secteurs importants le rapport Carter marque un retour à la tendance centralisatrice.C\u2019est dire que la poussière peut s\u2019accumuler sur cet imposant document en six volumes avant que l\u2019on songe à appliquer quelques-unes de ses meilleures recettes en vue d\u2019atteindre à l\u2019équité fiscale.Quelle que soit la valeur' de ses recommandations, le gouvernement actuel ne peut oublier que la Commission Carter fut créée par un autre.Il faut le regretter, mais c\u2019est ainsi, d\u2019un gouvernement à l\u2019autre, à Ottawa comme à Québec.En matière de fiscalité plus encore qu\u2019en tout autre domaine, les experts proposent, mais les gouvernements disposent.La nouvelle \u201cassiette compréhensive de l\u2019impôt\u201d se fonde sans douté sur un excellent principe.Du point de vue politique, cependant, elle est d\u2019une application difficile lorsqu\u2019elle veut inclure, dans le revenu imposable, les allocations familiales, les salaires de compensation touchés pendant les grèves et les prestations d\u2019assurance-chômage.N\u2019importe quelle opposition aura beau jeu de dénoncer de telles \u201cinnovations\u201d.Il en est de même de la proposition de confier au gouvernement fédéral l\u2019usage exclusif de l\u2019impôt sur les sociétés et d\u2019autoriser Ottawa à agir, au nom des provinces, comme percepteur de cette taxe et de l\u2019impôt sur le revenu des particuliers.Pour toutes les provinces \u2014 et pour le Québec notamment\u2014cela équivaudrait à un grave recul, que le gouvernement actuel combattrait sans doute avec la plus grande énergie.Dans son ardent désir d\u2019efficacité, de simplicité et d\u2019uniformisation, la Commission Carter semble tenir peu de compte des gains acquis de haute lutte en ces dernières années par les provinces.Tout en réclamant la part du lion pour l\u2019administration fédérale, elle exige quand même l\u2019établissement d\u2019organismes de consultation.C\u2019est là l\u2019un des paradoxes sinon l\u2019une des contradictions que l\u2019on décèle dans ce rapport.Sur plusieurs points importants, les membres du comité du régime fiscal auront du pain sur la planche lorsqu\u2019il s\u2019agira pour eux de concilier les recommandations ou les conclusions du rapport Carter avec celles de la Commission Bélanger.La constatation sur laquelle le rapport Carter insiste, c\u2019est la contribution trop élevée du simple salarié à l\u2019impôt et l\u2019apport trop faible des sociétés.Pour corriger cette injustice et rétablir un meilleur équilibre, les commissaires proposent des rajustements qui ne peuvent que plaire au contribuable ordinaire.Si leurs recommandations se concrétisent dans la réalité législative, 47 p.100 environ des contribuables bénéficieront d\u2019allégements notables.Voilà sans doute l\u2019un des aspects du rapport que le gouvernement actuel \u2014 ou le prochain \u2014 cherchera à réaliser le plus rapidement possible.Afin de ne pas déséquilibrer son budget, il devra tenir compte en même temps d\u2019une autre recommandation non moins importante, celle de grever proportionnellement les profits des sociétés et les gains de capital.Si l\u2019on en juge par les rapports minoritaires de deux commissaires, cette proposition se heurtera à une vive et tenace résistance, notamment de la part de l\u2019industrie minière et pétrolière, de même que des banques et des sociétés financières, évidemment appelées à combler le vide créé par les allégements d\u2019impôts aux simples contribuables.Dans bien des cas, de tels dégrèvements pourraient ralentir ce qu\u2019on appelle \u201cl\u2019exode des cerveaux\u201d aux Etats-Unis.Sous cet aspect, le rapport Carter confirme ce que plusieurs spécialistes avaient déjà constaté : pour certaines catégories de revenus, les Canadiens sont plus taxés que leurs voisins du sud.Corriger cette anomalie servirait à combattre la tendance trop forte à l\u2019émigration.Malgré tout, il serait irréaliste de croire qu\u2019un niveau comparable d\u2019impôts pourrait arrêter totalement le mouvement, car, comme le souligne la Commission, \u201cles différences dans l\u2019ensemble du fardeau fiscal n\u2019ont probablement pas autant d\u2019influence sur \u2018l\u2019exode des diplômés\u2019 que les écarts de salaires, de conditions de travail, de frais de subsistance, etc.\u201d.Tout en cherchant à faire disparaître les grandes incitations fiscales à une émigration qui coûte fort cher à notre pays, la Commission Carter ne peut que constater l\u2019attrait qu\u2019exerce sur nos techniciens l\u2019ampleur continentale du marché qui s\u2019ouvre à leurs services aux Etats-Unis.C\u2019est la rançon que nous devons payer pour le voisinage d\u2019une superpuissance.Cyrille FELTEAU Il faut veiller au grain POUR stopper l\u2019hémorragie de cerveaux dont souffre notre pays depuis trop longtemps, l\u2019Association des Universités et Collèges du Canada a mis sur pied il y a deux ans l\u2019Opération Récupération, qui consiste à déléguer chaque année dans les grandes universités étrangères (où étudient 25 gradués canadiens ou plus) des équipes de spécialistes capables de leur présenter sous un jour intéressant les perspectives que leur offre le Canada dans l\u2019enseignement et la recherche, ainsi que dans le service public et l\u2019industrie.Cette année, 27 universités américaines, 8 universités du Royaume-Uni et plusieurs de l\u2019Ouest de l\u2019Europe sont incluses dans la tournée organisée par l\u2019AUCC en collaboration avec le ministère de la Main-d\u2019oeuvre et de l\u2019Immigration et la Commission du Service civil.Les équipes itinérantes de 3, 4 ou 5 membres comprennent des universitaires chevronnés et des représentants du gouvernement fédéral.Leur travail des deux années précédentes a démontré que les étudiants en question se sont mon- trés heureux et étonnés de cet intérêt, qu\u2019ils ignoraient toutes les occasions d\u2019emploi au Canada, qu\u2019ils se décourageaient souvent de ne pas recevoir de réponse à leurs lettres aux employeurs canadiens, qu\u2019ils regrettaient l\u2019absence, dans les équipés, de représentants de l\u2019industrie et enfin qu\u2019ils sont activement courtisés par les employeurs américains.Le grand public est peut-être porté à minimiser la portée de cette initiative de l\u2019AUCC, mais si l\u2019on tient compte que l\u2019an dernier, près de 12,000 Canadiens fréquentaient des universités étrangères, soit environ 10,000 aux Etats-Unis, 1,000 en Grande-Bretagne et 1,000 en France et ailleurs en Europe occidentale, et que sur ce nombre, près de 6,000 sont des gradués en voie de spécialisation, on s\u2019aperçoit que cette Opération Récupération revêt pour nous une importance vitale.Comme délégués de langue française auprès des universités américaines, nous remarquons le vice-doyen G.Pelletier, de la faculté des sciences de l\u2019U.de Sherbrooke, et M.Maurice Lafontaine, de la direction des cadres de la Commission du Service civil.Auprès des universités britanniques : M.R.-A.Girard, du Service d\u2019immigration canadien à Londres, et M.Marcel Garneau, attaché au bureau du Haut Commissaire.Pour leur part, Mgr Jacques Garneau, de l\u2019AUCC, M.Lucien Piché, vice-recteur de l\u2019U.de Montréal, et M.Marcel Garneau, mentionné précédemment, rencontreront, avec leurs collègues anglophones, les gradués canadiens des universités de l\u2019Europe occidentale qui sont convoqués à Paris, Bruxelles et Genève.De plus en plus, il deviendra impérieux pour le Canada de protéger sa moisson de brillants diplômés contre les convoitises étrangères.Il ne sera pas facile, on le sait, de les soustraire à la séduction des offres américaines autrement qu\u2019en les courtisant nous-mêmes et en leur assurant des avantages au moins égaux.L\u2019AUCC et le gouvernement le comprennent.C\u2019est pourquoi nous devons nous réjouir de les voir ainsi veiller au grain.Renaud* LAPOINTE La paix au sein de l\u2019armée QUE les amiraux soient en colère, que les généraux «oient au bord de l\u2019apoplexie et ces Messieurs de l\u2019Air à deux doigts de perdre le souffle .rien de tout cela ne nous étonne outre mesure.Démolir des traditions vieilles de plusieurs siècles est une opération redoutable : si elle devait s\u2019opérer sans secousse, ce serait vraiment trop beau.Manière de miracle.La ténacité du ministre Paul Hellyer, son flegme devant ses adversaires qui ne se gênent plus dans leurs déclarations à répétition, ne nous surprennent pas non plus.Ce ministre fédéral compte parmi les plus rigoureux du cabinet Pearson.Rigueur non dans le sens de '.\u2019acharnement mais rigueur dans te sens de la logique.Il faut, en effet, se souvenir que la Commission Glassco, après avoir exploré le problème avec un rare soin, en était venue à la conclusion que l\u2019intégration des forces armées était une solution saine, efficace, vraiment moderne.Une solution qui, surtout, tenait compte de l\u2019obligation de réduire les coûts d\u2019un service qui, en temps de paix, doit s\u2019en tenir sur le plan des dépenses, à une limite rationnelle.Le ministre Hellyer n\u2019est pas de ceux qui croient que les études des commissions d\u2019enquête sont des travaux mort-nés.La recommandation ayant trait à l\u2019intégration n\u2019était pas un voeu vague : en termes precis, il était question d\u2019urgence, de nécessité.Fort d\u2019une telle autorité, le ministre s\u2019est mis à l\u2019oeuvre et s\u2019est retrouvé dans le guêpier que l\u2019on sait.Or, pourquoi M.Hellyer est-il si tenace tout en étant la cible d\u2019un tir de barrage ?Parce qu\u2019il a l'appui du public.Celui-ci, qui paie de ses deniers les honoraires des commissaires-enquêteurs et les frais inhérents, entend de la façon la plus catégorique que les recommandations riment à quel- que chose.Sinon, le public n\u2019en voudra plus de ces Commissions.Pourquoi les créer?sera-t-il en droit de se demander.Or, nous sommes à une époque où le public parle fort et haut et il est des balivernes qu\u2019il h\u2019apprécie plus.La Commission Glassco n\u2019a rien décrété à la légère.Il faut ce qu\u2019il faut, rétorque le public et lorsqu\u2019on lui fait part du gaspillage de l\u2019argent du Trésor \u2014 le ministre a cité des cas aberrants \u2014 vous pensez si ce même public est d\u2019accord avec l\u2019autorité gouvernementale pour que se termine la danse des billets verts.Convenons que pour l\u2019instant la \u201cpoliticaillerie\u201d s\u2019en donne à coeur joie : phénomène normal qui passera comme tout le reste.Un jour, vous verrez, c\u2019est la Commission Glassco qui aura raison et ce sera la paix au sein d\u2019une armée aussi puissante qu\u2019unifiée.Roger CHAMPOUX 1 1 s H I I % % I 1 1 I I i I 1 s ?! 1 I I I 1 I $ ISSÊS?aJuSl9»Aie/y* &V®gS3gE mmi m \u2022 ' : N LA PAROLE PEARSON \u2014 \"Je connais Paul .J'ai confiance en Paul.Paul ne ferait pas une chose comme ça !.Monsieur le Rédacteur, Par votre entremise, je répondrai à Aimé Loui, auteur d'une lettre parue récemment sous cette rubrique.Je regrette beaucoup que cette personne n\u2019ait pas compris que la grève des enseignants était un test de maturité et une preuve d\u2019une saine prévoyance plutôt qu'un fait d'incompétence et d'ignorance sociologique.Depuis je ne sais combien d'années, on critique, dans la province de Québec, les méthodes d\u2019enseignement, les manuels , etc., Que penser alors des instituteurs qui réclament le droit d'être consultés en vue de l'adoption des nouvelles méthodes et de nouveaux manuels plus propices à l\u2019éducation de nos enfants.Ne sont-ils pas les mieux placés pour comprendre leurs élèves en cette matière ?Il est évident que ces professeurs se rendent compte des lacunes dans notre système d\u2019enseignement, mais il est aussi vrai qu\u2019ils ne peuvent rien faire, rien dire parce qu'on ne leur laisse aucune initiative et que tout est décidé par les technocrates ! Le vrai \"Toé, tais toé\u201d, quoi ! Que penser encore de ces professeurs qui réclament des classes moins encombrées pour pouvoir consacrer plus de temps à chaque élève ?Et maintenant, dites-moi : Qui sont ces gens de la CECM ?Qui sont ces commissaires nommés par le gouvernement et que, soit dit en passant, nous payons, nous, les contribuables.Qui sont-ils eux ?Ont-ils une formation adéquate pour diriger cette Institution qui s'appelle l'éducation, ont-ils leurs brevets en pédagogie, en psychologie ?Connaissent-ils suffisam- ment les besoins des enfants ou bien sont-ils des hommes (à qui ja veux bien donner leur dû, qu'ils aient fait leur droit ou autre (cours universitaire) qui ne connaissent rien en matière d'éducation.La grève n'avait pas pour premier but les salaires, même si l'accent y a été mis par la CECM, le gouvernement et les journaux, peut-être pour leurrer les parents, mettre les professeurs dans le bain et faire oublier au public les vraies raisons de cette grève qui avait pour but d\u2019améliorer l\u2019enseignement dans nos écoles.Qu'on ait demandé le statut professionnel à la CECM et qu'elle s'y soit refusée dénote peut-être que ces dirigeants sont incompétents, ou ont peur de bousculer des habitudes depuis fort longtemps établies, de perdre la face ou tout simplement parce qu'ils ne sont plus maîtres do donner des contrats de manuels scolaires à Pierre, Jean ou Jacques ?Aimé Loui, je n'ai jamais été institutrice, je suis maman de trois enfants dont un va probablement perdre son année scolaire, mais je suis prête à faire le sacrifice de cette année perdue (il n'y a rien sans sacrifice sur terre) pour que le gouvernement et les dirigeants de la CECM comprennent enfin que ce n'est pas un projet de loi fait en dernière minute et imposé de force qui donnera à nos enfants et à ceux qui viendront ce dont ils ont besoin en matière d\u2019éducation.Madam* Jeen Pierre Boliclalr, Montréal line loi qui ne remédiera pas aux lacunes de renseignement I OpiniOD canadienne Sélection d'éditoriaux choisit ot traduits par la Presse Canadienne L'expérience du Québec servira THE SUN (Vancouver) -Tout indique que l\u2019expérience du Québec avec une entreprise d\u2019investissement parrainée par le gouvernement se reflétera dans un débat parlementaire en prévision de la création de la iuture Société de développement du Canada, dont la mise de fonds initiale sera de l\u2019ordre d\u2019un milliard de dollars.Les députés voudront sans doute obtenir l\u2019assurance que le projet fédéral ne connaîtra pas ies mêmes difficultés que celles que traverse actuellement la Société générale de financement.La SGF, qui a obtenu la moitié de sa mise de fonds initiale de $20 millions, en 1963, en vendant au public des actions de $10, se voit maintenant dans l\u2019obligation d\u2019émettre de nouvelles obligations à long terme.Le gouvernement provincial, qui a souscrit un quart du capital original, viendra probablement à la rescousse de la SGF pour ce qui est de trouver un nouveau moyen de prélever des fonds.Il n\u2019est pas question cependant d\u2019inviter le public à souscrire une seconde fois en raison du fait que les actions originales vendues $10 ne valent plus à l\u2019heure actuelle qu $5- L\u2019un des arguments invoqués par M.Walter Gordon en faveur de la Société canadienne de développement est qu\u2019elle contribuerait à conserver entre des mains canadiennes le contrôle de sociétés canadiennes.M.Gordon, qui s\u2019est fait le champion de ce projet, dit que la société investirait dans des projets qui contribueraient vraisemblablement au développement économique du Canada et qui s\u2019avéreraient avantageux à longue échéance.Tel est l\u2019argument qu\u2019on invoquerait pour offrir au grand public des actions d\u2019une valeur au pair de $5 pour un montant global de $200 millions.Avant que le Parlement approuve le projet, les membres de tous les partis réclameront probablement l\u2019assurance que la valeur sur la marché des actions de la SCD soit sauvegardée par une politique prudente et par une administration éclairée.Contre un hymne en franglais THE STAR.(Toronto) \u2014 Le Canada est un pays bilingue mais ce n\u2019est pas une raison pour se donner un hymne national qui soit un mélange de français et d\u2019anglais.Le comité parlementaire qui tente d'en arriver à une nouvelle version du \u201cO Canada\u201d no devrait pas se préoccuper de la version qui lui a été soumise par une ménagère de Ste-Foy, en banlieue de Québec, qui marie les deux langues avec le résultat que voici: \u201d0 Canada, our home, notre pays.Le feuille d\u2019érable, one flag From sea to sea.etc.\u201d Non seulement les patriotes du Québec qui s\u2019efforcent de purifier le français parlé dans cette province jureraient contre ce métissage linguistique, mais les Canadiens d'expression anglaise qui respectent leur langue ne pourraient s\u2019empêcher de grimacer.Quant à ceux qui peuvent même difficilement prononcer le nom du général de Gaulle, comment pourraient-ils s'en tirer avec le mot feuille?Les deux langues possèdent un vocabulaire riche et abondant.Aussi, y a-t-il moyen de trouver une traduction satisfaisante sans qu\u2019il soit nécessaire d\u2019avoir recours à un hymne national dont les paroles seraient en franglais.Ce qu'il faut, ce sont deux versions dont l'une serait une traduction libre de l'autre, chacune exprimant les mêmes sentiments patriotiques.Si le comité parlementaire ne peut obtenir ces deux versions française et anglaise à temps pour les rendre officielles avant le 1er juillet, pourquoi s'en faire! D\u2019ailleurs, les hymnes nationaux sont généralement exécutés et non chantés et chaque fois que des Canadiens ont l'occasion d\u2019entonner le O Canada, ils murmurent plus qu\u2019ils ne chantent de toute façon.N'est-ce pas la mélodie qui compte surtout?Qu\u2019on proclame donc \"O Canada\" hymne national \u2014 quitte à réserver le God Save The Queen comme hymne royal \u2014 et nous pourrons nous contenter des présentes paroles jusqu'à ce que de nouvelles puissent être acceptées.A la défense de l'unité canadienne THE DAILY TIMES (Victoria) \u2014 La présente session de la législature de la C.-B.-a déclenché une nouvelle épidémie d\u2019invectives geignardes à l'endroit du Canada et de la politique de son gouvernement central ainsi qu'une poussée correspondante de vantardises pseudo-séparatistes qui plongent dans l\u2019embarras la population de cette province \u2014 tout aussi bien en qualité de citoyens canadiens \u2014 à cause de la publication des sentiments d'individus qui ont été élus à des fonctions responsables.M.Kiernan, M- Gaglardi et jusqu\u2019à M.Campbell, pourtant reconnu pour sa stabilité, se sont adonnés à ce jeu récemment, vantant le Canada et leur propre canadianisme pour ensuite décrier et mépriser les racines mêmes de notre nationalité.De qui M.Kiernan se fait-il le porte-parole lorsqu'il proclame.par exemple, \"que nous serons toujours disposés à apporter notre contribution au Canada, mais que nous ne pouvons pas accepter l\u2019érosion progressive de nos droits et de nos traditions .?\u201d Qui sont ceux qui sont représentés par les \"nous\" dans de pareils propros, M-Kiernan et ses collègues du cabinet créditiste?Ce ne sont certes pas les citoyens de la C.-B.qui eux ne connaissent pas d'ennemis canadiens apparemment étranges qui menacent leurs droits et leurs traditions.M.Kiernan s'est même abaissé en ayant recours à cette rase éhontée pour nous faire croire que la langue française nous est imposée par une puissance nationale hostile aidée et encouragée par le Québec.Nous ne devrions pas être obligés d\u2019endurer \"dans cette région du Canada une langue seconde pour que n\u2019importe quelle personne puisse jouir de ses pleins droits en tant que citoyens\", ajouta-t-il.Il n'est pas facile de croire qu'un Homme qui s'est vu confier un poste responsable au sein de notre gouvernement puisse formuler des commentaires aussi retors sur le caractère bilingue de notre nation .\u2022.Il y a tout lieu de s'inquiéter du fait que M.Bennett n\u2019ait jamais répudié les propos dérogatoires de ses collègues .On a beau arborer une feuille en or à sa boutonnière, cela ne peut cacher ce qui n'est rien moins qu'une tactique visant à diviser les Canadiens de la C.-B.de leurs compatriotes des autres provinces et à affaiblir nos liens nationaux et à nous diviser comme une minorité qui se sent lésée et trompée- M.Bennett est peut-être tortueux, mais il n'est pas stupide.Sa campagne anticanadicnne \u2014 on ne peut lui trouver d'autre qualificatif \u2014 est poussée beaucoup plus loin qu\u2019une simple manoeuvre financière.Que nous réserve-t-il exactement ?Le dialogue avec les enseignants devra reprendre THE GAZETTE.(Montréal) \u2014 Maintenant que le bill 25 a été sanctionné et que les écoles ont rouvert leurs portes, le moment est venu d'amorcer de nouvelles discussions.Le bill 25 a été adopté d\u2019urgence dans une atmosphère de tension et de contrainte.Il a servi à fixer les conditions qui prévaudront au cours des 18 prochains mois.La voie est de nouveau ouverte à la discussion pour supputer calmement et en profondeur les véritables problèmes que le bill a voulu résoudre.Ce qui importe surtout c'est que le gouvernement lui-même ne considère pas le bill 25 comme étant final.Le premier ministre Johnson a lui-même dit en pariant de l'échelle des salaires incorporée à la loi \u201cqu'il ne fallait pas perdre de vue le fait que l'échelle n'est pas un dogme, qu\u2019elle n\u2019est pas fixée pour l'éternité\", Et le ministre de l'Education, l'hon.Jean-Jacques Bertrand, a dit que le retour au travail des enseignants, d\u2019après les clauses du bill 25, \"ne résout rien\u201d.Puis il a ajouté: \"Les racines profondes de ces conflits doivent être extirpées ce qui ne peut être réalisé que par des négociations entre les enseignants, les commissions scolaires et le gouvernement\".On doit se rendre à l'évidence qu'aucune entente sur le plan de l'éducation ne peut vraisemblablement satisfaire tout le monde.On reconnaîtra que le droit de grève des instituteurs \u2014 un droit inexistant dans la plupart des autres provinces \u2014 ne peut pas ne pas être limité.Il vient un moment où les enfants doivent retourner à leurs études.Et il est également vrai que les fonds destines à l\u2019enseignement ne sont pas illimités.Tout gouvernement doit considérer quelle proportion de son budget il peut consacrer à l\u2019éducation en tenant compte de ses nombreuses obligations financières, sans oublier les capacités d\u2019emprunt et d'impôt de la province par rapport aux autres provinces.Mais justement parce que ni le droit de grève ni les fonds disponibles pour l'éducation ne pourront jamais être illimités, la nécessité d\u2019une compréhension plus grande entre le gouvernement, les enseignants et les commissions scolaires s'impose, de même que la nécessité d\u2019une compréhension plus profonde des besoins et des aspirations de l'éducation et du cadre à l'intérieur duquel ces besoins et aspirations pourront être réalisés.Puisque le gouvernement lui-même ne prétend pas que le bill 25 est final, le dialogue entre le gouvernement et les associations d\u2019enseignants de même qu'avec les commissions scolaires devrait reprendre.miiiimiiiiimiiiimiiiiiiimiiiiiii Médaille décernée à IA PRESSE par l'Académie Française en 1931 LA PRESSE est publiée per Le Compa-gnie de Publication de La Presse, Limitée.7 ouest, rue Saint-Jacques, Montréal, Téléphone : 874-7272.la Canadian Press est seule autorisée à faire emploi, pour réimpression ou radiodiffusion, de toutes les dépêches attribuées i la Canadian Press, à (\u2018Associated Press ou A l\u2019agence Reuter, a nsi que de toutes les informations locales que LA PRESSE publie.Tous droits de reproduction des informations particulières de LA PRESSE sont également réservés.Abonnement par la poste, un an * Canada ; $30.00 - Etats-Unis : $45.00 \"le Ministère des Postes, a Ottawa, § autorisé l\u2019affranchissement en numéraire et l\u2019envoi comme objet de deux èm« classe de la présente publication.\" iiiiiiiiiimiiiiiiimiiiiiiimiiiiiiiii s \u2022ins** ri |S -«\u2022\u2022\u2022 \u2022 j \u2019-,.mM mm photo* LA PRESSE Quatre morts et quatre blessés dans deux accidents r\"»-^ ¦** y yfàr'ÿf- \t %\t DEPUIS 1492\tE.A.Whitehead Ltée \tCourtiers et conseillers en assurance et leur filiale \tGunning &Company Limited \tfont part qu'à compter du 27 février 1967, leur siège social sera établi a la \tPlace du Canada \tMontréal 3, P.Q.Suite 950\tTéléphone : 878-4331 PRESSE, MONTREAL, LUNDI 27 FEVRIER 1967 La police enquête sur me toutes les minorités du monde\u201d.Enfin, Me Groulx a affirmé qu\u2019il n'est pas utopique d'espérer une législation prochaine en ce sens.A ce sujet, il a relevé le fait que lors des élections générales du 5 juin dernier, les principaux partis politiques en lice ont inscrit à leur programme la primauté de la langue française dans tous les domaines, depuis le français prioritaire et le français langue nationale jusqu\u2019à l'unilinguisme français.\"C\u2019est un pas important vers l\u2019établissement de l\u2019unilinguisme officiel\u201d, a-t-il conclu.Cambriolages de la tin de semaine Un manteau rie vison et des bijoux valant $2,700 ont été volés chez M.U.Klein, au 4760 rue Bouchette.Deux microscopes d\u2019une valeur totale de $1.600 ont été volés dans un laboratoire de l'hô-pitai Général Juif, au 3750 Chemin de la Côte-Ste-Catherine.dans le quartier Côte-des-Nei-ges.D\u2019autres cambrioleurs se sont emparés de 600 livres de salami et de 1,000 livres de bacon, d'une valeur de $1,300, à la maison Sepps Sausages Delicatessen Inc., au 4444 rue Colonial, tandis que des confrères ont volé un grind nombre de poulets fraîchement tués chez le marchand d* volaille Atwater Poultry, dans l\u2019étal no 116 du marché Atwater.l\u2019n vol de $1,000 en argent a été commis cans le bureau de M.Louis Naftin propriétaire de Itegal Industries Ltd., au 85 ouest, rue Laurier.Des caméra\"- valant $800 ont été volées chez M.Maurice Do-ray, au 4046 avenue Wilson, et chez M.Neil McKeel, au 3616 rue Durocher.app 302.Des bijoux d\u2019une valeur totale de *775 ont été volés chez M.Ovila Beauchamp, au 6818, rue de Lanaudière.Documents détruits dans un incendie chez E.G.M.Cape Les flammes ont ravagé les locaux des entrepreneurs E.G.M.Cape and Co.Ltd, au 5675 Chemin Côte-St-Paul, vers 4 h.45 hier matin, causant de lourds dommages.Il s\u2019agit d'une perte importante pour ces entrepreneurs, car ce sont surtout des documents de leurs archives, conservés depuis 1906, qui ont été détruits.Vingt-cinq pompiers, dirigés par les chefs de district C.Brine et Marcel Tellier, ont combattu les flammes pendant près d\u2019une heure et demie, utilisant quatre jets d\u2019eau.Personne n'a été blessé.Hcld-up à Siiiery QUEBEC \u2014 En présence de deux caissières, deux cagou-lards armés se sont emparés de $1,500, au début de la fin de semaine, à la Caisse populaire Stc-Ursule, à Sillery, dans la banlieue de Québec.Personne n'a été blessé et les bandits ont pris la fuite en auto.Assemblée d'information sur le bill 25 à Laval Une grande assemblée d\u2019information sur le Bill 25, à l\u2019intention des parents francophones et anglophones, aura lieu lundi soir, à 8 h.30 p.m., au Chomedey Protestant High School, chemin du Souvenir, dans le quartier Chomedey.à Laval.Cette soirée d\u2019information sera bilingue et les enseignants protestants anglophones et catholiques francophones de la Régionale Maisonneuve, expliqueront conjointement aux parents, la signification du projet pour les enseignants.\u2018 la mort de 2 enfants La police fait enquête sur la \u2022\tmort de deux enfants, à Mont-.réal et à Mégantic.Mme David Champagne, 33 ans, du 5047 rue des Erables, est détenue dans les cellules du quartier général de la police de Montréal, et elle doit comparaître, mercredi, comme témoin important à l\u2019enquête du coroner sur la mort de son bébé de 13 mois, Diane, qui portait des marques sur une grande partie rie son corps, lors de la découverte de son cadavre.une autopsie pratiquée ré-.\u2019 cemment par le Dr Jean-Paul Valcourt, médecin-légiste, a cependant démontré que ces marques n\u2019auraient pas causé la mort du bébé.La petite Diane aurait succombé à des lésions internes résultant de coups.Les sergents-détectives Marcel Allard et Julien Giguère, du Bureau des enquêtes criminelles de la police de Montréal, mènent l\u2019enquête.A Mégantic Par ailleurs, des détectives de l\u2019Escouade des homicides de la Sûreté provinciale enquêtent au sujet de la mort d\u2019un autre bébé de sexe féminin, celui-ci âgé de 3 mois, survenue récemment à Mégantic.Le coroner du district, M.Roger Michaud, ouvrira prochainement son enquête au sujet de cette mort.La mère \u2022\tde l\u2019enfant sera probablement .le témoin important dans cette ; affaire.T Cette femme de 36 ans, mère de trois autres jeunes enfants, n\u2019a pas été soustraite à sa fa- \u2022\tmille pour le moment.' Suicide d'un -\tautre détenu à ; St-Vincent-de-P.Aurèle Rozon, 20 ans, de Montréal, qui avait encore 4 \u2022\tmois à purger d'une peine de deux ans de pénitencier pour vols d'autos, s'est pendu dans sa cellule, hier, au pénitencier de St-Vlncent-de-Paul.Selon le gardien Léo Flint, Rozon a été trouvé mort dans sa cellule, pendu é son foulard, par des gardiens qui faisaient \u2022\tlev: ronde régulière, vers é h.15 hier après-midi.Il s'agit du deuxième suicide en moins d'une semaine au -\tmême pénitencier.Suicide, meurtre ou nation en fin de semaine que des cambrioleurs s\u2019étaient introduits par effraction dans sa roulotte \"Le Bon Dieu en Taxi\", afin de voler trois téléviseurs et une pipe, le tout évalué à $820.La roulotte était immobilisé sur un terrain situé au no 3019 est, rue Sherbrooke.A l\u2019école St-Barthélémy, 7045, Des Erables, des intrus se sont glissés par un soupirail et une fois sur place, ont fait main basse sur des magnétophones! des micros, des radios, des disques, le tout d\u2019une valeur de $1.000.Garde poignardé dans le sous-sol de l'église Sf-Pie-X QUEBEC \u2014 l\u2019n garde paroissial de l\u2019église St-Pie-X, dans le quartier Limoilou, à Québec, a été frappé d\u2019un coup de couteau au bras, hier midi, dans le sous-sol de l\u2019église.Le garde paroissial.M.Raymond Nadeau, a aperçu des adolescents de 16 et 17 ans dans le sous-sol de l\u2019église après la messe de 11 h.30.11 leur a ordonné de sortir.Voyant un des jeunes assis à la place du prêtre, dans un confessionnal, il s\u2019en est approché pour le prier de quitter les lieux.C\u2019est alors que l\u2019un des autres individus a brandi un couteau de chasse.Dans la demi-obscurité, le garde a à peine eu le temps de parer le coup qu\u2019il a reçu quand même à un bras, en se retournant.Le sergent-détective J.Martin, de la Sûreté municipale de Québec, dirige l\u2019enquête et recherche les adolescents.Une niveleuse appartenant à Hewitt Equipment Ltd., 5001 Route transcanadienne, à Pointe-Claire, est encore au fond du lac St-Louis, près de la rive, au pied de la\u2019Montée St-Jean, à Pointe-Claire.Elle s\u2019est enfoncée sous la glace, samedi après-midi, alors que deux membres du Lakcsho-re Sportcar Club travaillaient à aménager une piste sur la glace en prévision de courses d\u2019automobiles qui devaient avoir lieu hier après-midi.Les deux hommes ont réussi h regagner la rive en courant lorsqu'ils ont senti la glace céder sous le poids de la nivélett-so, échappant de justesse à la mort.Elu président M, Raymond Simard, de Montréal et Repentigny, a été élu président national de l'Association canadienne des technologies de laboratoire.Les autres membres élus du comité exécutif sont : président élu, M.Noël Geffros, Hamilton; vice-président, Peter Hills, Sudbury; trésorier.Gordon Trail, Cooks-ville; directeurs, Giovanni D'Angelo, Montréal; Nicole Talbot, Québec; membres sans portefeuille, Harold Amy, Hamilton; Ray Utley, Kitchener; le président sortant est le It.Robert Armstrong des quartiers généraux de la marine à Ottawa.Me Yvon Groulx réclame de nouveau l'unilinguisme QUEBEC (PCI - Le président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal a de nouveau lancé en fin de semaine un appel à l\u2019unilinguisme français au Québec en soutenant que \u201cle Québec français n\u2019avait pas le droit de trainer plus longtemps ce boulet du bilinguisme qui favorise une minorité restreinte au détriment de la très forte majorité de la population\".Alors qu\u2019il s\u2019adressait aux membres du club Fleur-de-lys de Québec, Me Yvon Groulx a qualifié de scandale le fait que de nombreux Québécois d\u2019autres langues puissent vivre indéfiniment dans cette province sans connaître un seul mot de français.\u201cCe n\u2019est qu\u2019au Québec qu\u2019un tel paradoxe peut exister\", a-t-il lancé devant les membres de cette association indépendantiste.Selon lui, le Québec est sans aucun doute le seul Etat au monde où le nouveau venu a le choix entre la langue de la majorité et celle de la minorité.Me Groulx s\u2019est dit convaincu que le bilinguisme au Québec a permis aux anglophones d\u2019édifier, grâce à leur emprise sur la vie économique, de puissantes et nombreuses institutions d\u2019éducation, qui réclament aujourd'hui la part du lion des fonds publics pour donner suite à leurs vastes projets d\u2019expansion dépassant de beaucoup les besoins et l'importance numérique de la population anglo-québécoise.Le président général de la SSJB de Montréal soutient donc qu\u2019il faut à tout prix instituer une \"loi rigide\u201d pour établir l\u2019unilinguisme.\"Comment croire, a-l-i! poursuivi, que le Français puisse devenir une langue utile dans tous les secteurs de la vie sans l'appui de lois rigides qui en fassent la seule langue officielle afin que le Néo-Québécois s\u2019intégre naturellement à la majorité francophone.\" Au dire de Me Groulx, il serait illusoire de croire que sans l\u2019aide de lois le français puisse devenir si attrayant et si utile que \u201cspontanément les anglophones désireraient l'étudier, le connaître et l\u2019utiliser quotidiennement\".Quant à ce qu\u2019il adviendrait des Québécois de langue anglaise dans ce Québec unilingue français, Me Groulx cite le journal des étudiants de l'université McGill de Montréal : \"Ils auront tout simplement à apprendre la langue de la société dans laquelle ils vivent, com- lls ligotent le gardien, mais partent bredouilles Deux apaches sont partis bredouilles la nuit dernière du cinéma Grenada, angle Ste-Ca-therine et boulevard Morgan, après avoir tenté de fracturer le coffre-fort.Ils ont d'abord attaqué le gardien de nuit, M.Giuseppe Camisano, âgé de 37 ans, puis l'ont lié par des menottes à une armpe de cuivre et lui ont passé une cagoule sur la tète.Tentative de meurtre Un jeune homme de 19 ans comparaîtra aujourd\u2019hui devant les tribunaux pour répondre à une accusation de tentative de meurtre.Le sergent-détective André Campeau, de la patrouille nocturne, a révélé que le suspect aurait tiré une balle de carabine à moins d'un demi-pouce de la tête d'un compagnon de 20 ans.M.Pierre Limosi, de Baie Comeau.L'attentat se serait déroulé vers 2 h.dans une maison de la 14e Avenue, à Rosemont, à l\u2019issue d'une vieille querelle et en présence de trois ou quatre compagnons.la glace cède et une Cambriolages chez niveleuse s'enfonce le Père Aquin riant lo lar Cf Inilit Le Rév.Père Paul Aquin, S.uail) IG lav.JI-LUUI) J., a dû constater avec conster- Retard dans l'étude d'un projet de viaduc: déception à Côte-St-Luc Les autorités municipales de Côte-Saint-Luc, en banlieue de Montréal, sont très déçues du délai que vient de solliciter la Ville de Montréal à la commission fédérale des Transports, en vue de l\u2019aménagement d\u2019un viaduc sous la voie ferrée du Pacifique Canadien située dans le chemin de la Côte-Saint-Luc.Les autorités municipales des deux villes concernées devaient lenir une audience publique aujourd\u2019hui mais Montréal a demandé un délai de 30 jours à la Commission des Transports, avant de reprendre les pourparlers.Dans un télégramme envoyé à cette fin, mercredi dernier, par un des procureurs de la Ville de Montréal, Me J.Montplaisir, celle-ci fait savoir qu\u2019il a été impossible à son service des travaux publics de compléter Ictude comparative de deux projets, à cause du manque d\u2019informations et de personnel du à la grève de ses fonctionnaires municipaux.Des représentants de Côtb-Saint-Luc et de Montréal devaient se réunir en vue de l\u2019élaboration d\u2019un nouveau projet qui aurait satisfait les parties en cause.M.Drapeau fait l'éloge du pavillon de l'Ouest REGINA (PC) - Le maire de Montréal, M.Jean Drapeau a fait l\u2019éloge du pavillon de l\u2019Ouest canadien à l\u2019Expo 67, en fin de semaine lors d\u2019un banquet gouvernemental, déclarant que l\u2019Ouest devait être fier de son pavillon.Il a ajouté au cours du repas qui a suivi la première rencontre du Comité des directeurs de l\u2019Expo dans l\u2019Ouest que le pavillon des Prairies prendrait les visiteurs par surprise.\"On pourrait appeler cela un \"sleeper\" car les visiteurs seront surpris de voir qu\u2019ils sont vraiment transportés dans les prairies\u201d de faire remarquer le maire de Montréal.Une concierge fait fuir deux voleurs Deux individus, dont l\u2019un était armé d un revolver, ont tenté de commeUre un vol, vers 1 h.samedi matin, au 925, boul.Rosemont.En premier lieu, ils se sont adressés à la concierge, Mme Yvonne Tétrcaull, en prétendant qu\u2019ils voulaient louer un logement.Mais lorsque l\u2019un des deux voleurs a brandi son revolver, la concierge a appelé son mari, ce qui a eu pour effet de faire fuir les deux intrus dont l\u2019un a cependant été frappé a la tête par un témoin qui se trouvait à \u2019\u2019extérieur de l\u2019immeuble.Il a ai.and même pu poursuivre sa fuite.Pour sa part, le commissaire général d\u2019Expo 67, M.Pierre Dupuy a révélé que l\u2019Expo prouvera que le Canada est parvenu à maturité.Les directeurs de l\u2019Expo ont été présentés par la suite à la législature de la Saskatchewan et se sont entretenus brièvement avec le premier ministre Ross Thatcher.Visite deM.Holt à l'Expo le 4 juin CANBERRA (Reuters) - Le premier ministre de l\u2019Australie, M.Harold Holt, a déclaré qu\u2019il espère pouvoir se rendre à l\u2019Expo \u201867, le jour de la fête nationale de son pays, le 6 juin.Le chef du gouvernement australien a ajouté que s\u2019il ne peut lui-même être présent, il déléguera à cette occasion un remplaçant au pavillon australien.M.Holt a dit que son voyage dépend de la tenue de la conférence des premiers ministres du Commonwealth, qui doit so tenir au début du mois de juin.Vol d'un sac à main Mme Hector Belisle, du 3568 rue Aylmer, app.9, n\u2019était plus qu\u2019à quelques pas de chez elle, vers 1 h.la nuit dernière, quand un individu l\u2019a jetée par terre pour lui voler son sac à main contenant $15 et des papiers personnels.La victime, qui souffre de contusions, a été traitée à l\u2019hôpital Royal Victoria.photo Pierre McCann.LA TRESSE Enfant brûlé vif dans un incendie à Lavai Un enfant de 3 ans, Robert Gallant, fils de M.et Mmes Gilles Gallant, du 4892.41e Avenue, dans le quartier Laval-Ouest, à Laval, est mort brûlé vif, vers 9 h.hier matin, dans l\u2019incendie qui a détruit le logement de ses parents, au deuxième étage d\u2019une vieille maison de bois.Les parents dormaient lorsque l'incendie a éclaté et c\u2019est l\u2019un de leurs quatre enfants qui les a alertés.M.Gallant, âgé de 27 ans, a subi de profondes brûlures en aidant sa femme, Eva, 25 ans, et ses enfants à échapper aux flammes.Dans sa précipitation, M.Gallant a perdu en route le petit Robert et, lorsqu'il est revenu pour le reprendre, il était trop tard.Marcel, 5 ans et Line, 4 ans, s'en sont tirés indemnes, mais Mme Gallant et le bébé de deux mois, Mario, ont subi des brûlures.Ils ont été transportés à l\u2019hôpital du Sacré-Coeur, à Carticrvilb.où seul M.Gallant demeure dans un état grave.Trente pompiers de Laval, sous les ordres du directeur J.-R.Bourque, ont combattu les flammes pendant 45 minutes, utilisant trois jets d\u2019eau.Le corps du petit Robert a été découvert à moitié carbonisé à l\u2019endroit où se trouve le pompier, sur notre photo.Le rez-de-chaussée de la maison n\u2019a été endommagé que par l\u2019eau et la fumée.Quatre personnes ont été tuées et quatre autres ont subi des blessures dans deux accidents de la circulation survenus samedi, l\u2019un à Montréal et l\u2019autre à St-Alexis-des-Monts, comté de Montcalm.Sur la photo de gauche, on voit la voiture dans laquelle Mme Julienne Mercier et Mlle Louise Brien, de St-Roch-de-l\u2019Achigan, ont perdu la vie, vers 1 h.15 samedi après-midi, dans la collision de deux autos survenue sur la route' no 41, près de St-Alexis-des- Monts.Les quatre personnes qui voyageaient dans l\u2019autre automobile ont été grièvement blessées.Sur la photo de droite on voit l\u2019auto dans laquelle MM.Edward Devaney, 27 ans, du 622 rue de la Ferme, dans le quartier Pointe-St-Charles, et James Barry, 22 ans, du 1876 rue Cartier, à Laflèche, se sont tués, vers 7 h.15 samedi soir, quand elle s\u2019est écrasée contre un poteau à l\u2019intersection des rues Bridge et Mills.La négociation sera pour \"le principal de demain\" A la suite d\u2019une réunion à huis clos du conseil général de la Fédération des principaux d\u2019écoics du Québec, tenue samedi à l\u2019hôtel Skyline, le président de cet organisme, M.Maurice Fortin, a fait hier une déclaration où il rappelle que la semaine dernière, il avait annoncé que serait réclamé pour les principaux le droit à la négociation provinciale.M.Fortin a précisé hier que la déclaration qu\u2019il avait ainsi faite était \"apparue comme une position d\u2019avant-garde, une projection dans le futur, qui constituera évidemment une page d\u2019un code du travail applicable dans quelques années\".\"L\u2019association\u201d, de poursuivre M.Fortin, \u201cn\u2019a pas écarté cette position, mais elle a décidé de procéder par étapes dans l\u2019établissement d\u2019un profil pour le principal de demain\", M.Fortin a ensuite énoncé quatre composantes de ce profil : soit, un \"statut juridique de la personne, c'est-à-dire un amendement aux lois existantes de l'instruction publique pour placer le principal dans la législation; une définition juridique de la fonction ou création de cette fonction spécifique dans les textes de la loi ; précision des conditions de travail du principal, et partant, négociation éventuelle d'une échelle de salaires, ce qui implique l\u2019avènement du syndicalisme de cadres qui n'existe pas au Québec\".\"Dans cette optique\", d\u2019ajouter M.Fortin, \"les membres du conseil général, après une longue discussion, ont adopté une résolution demandant d'accélérer la préparation du mémoire à caractère législatif qui doit être présenté au ministère de l'Education et au ministère du Travail.Ce mémoire, a précisé M.Fortin.\u201c est actuellement entre les mains de notre conseiller juridique.Le parachèvement de ce mémoire est, aux yeux du conseil général, une urgence\".accident ?\tPour la Fédération QUEBEC \u2014 Un pire d* hui» -\t«niants, M.Donation Bargaren, 41 ans, du 1475 avanua Laurent, ' aux Saules, dans la banlieue da Québec, a été trouvé mort dans *\tla cuisina da sa maison, hior après-midi, tué d\u2019une balle da -\tlusil da calibra .22.La fusil qui a tué M.Bargaren a été trouvé à côté da lui.Le médecin-légiste du district da Québec, la Dr Richard Authlar, doit pratiquer une *\tautopsia aujourd\u2019hui afin da savoir s'il s'agit d'un suicide, d'un meurtre eu d'un accident.La détective Gaston Chali- , four, du détachement do Qué- -\tboc, de la Sûreté provinciale, .mène l'enquâte dans cette affaira.Parsonna n'a encore été appréhendé.nouvelles de l'expo £ 4 Visite du roi de Thaïlande Bangkok.(AFP) \u2014 Le roi Bhumipol Adulyadoj et la reine Sirikit de Thaïlande effectueront en juin prochain une visite officielle au Canada, a annoncé aujourd'hui le premier ministre thaïlandais Thanom Kitti-kachorn.Le souverain présidera à l'ouverture du pavillon thaïlandais à l\u2019exposition internationale de Montréal au cours de ia troisième semaine du mois de juin.Le couple royal se rendra ensuite en visite privée aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne avant de regagner Bangkok.MORTS SUITE DE LA PAGE 3 ié mort dans un garage situé à \u2019arrière du 5190 rue Domville, j St-Hubcrt.M.Mersereau se-ait mort par asphyxie alors qu'il se reposait sur un banc du tarage, tandis que le moteur le l\u2019automobile qu\u2019il réparait \u2019tait en marche.A sa découverte.le corps de la victime était .-empiétement gelé.La Sûreté provinciale enquête.MORT GELE M.Joseph Gosselin, 80 ans.t> été trouvé mort gelé samedi, ians la maison où il vivait seul, a Belair, dans la banlieue de Québec.M.Jacques Labbé, de Saint-Bruno, a accepté la présidence du comité de publicité en marge de la campagne de souscription de 1947 de la Fédération des oeuvres de la Riva Sud Inc.Les fils d'Italie veulent construire un centre de loisirs L\u2019Ordre des fils d'Italie au Canada a l\u2019intention de construire un centre de loisirs d\u2019environ $300,000 à l'angle des rues Saint-Zotique et Henri-Julien, à Montréal.Cet édifice, dont les plans ne sont toutefois pas encore dessinés, devrait être, si tout va bien, terminé dans trois mois.C'est du moins ce qu'a annoncé hier soir, à l'issue du 49e congrès de l'ordre, son président pour la province de Québec, M.Alfred Gagliardi.Un banquet réunissait alors plusieurs centaines de membres de la communauté italienne dans un hôtel de la métropole.Dans une conférence prononcée a cette occasion, M.Hubert Badanai, député de Fort Williams (Ontario' a souligné que les Canadiens d'origine italienne sont maintenant suffisamment nombreux pour faire entendre leur voix plus qu'ils ne le font présentement.Parmi les personnalités qui assistaient à ce banquet, on remarquait notamment le consul d\u2019Italie à Montréal, M.F.-M.Ruggirello.Le vol de ia bijouterie Marcoux : Bourre! proteste de son innocence QUEBEC - - Gilles Bourret, garçon de table de 33 ans.de Québec, a protesté de son innocence samedi devant le juge Alphonse Caron, des Sessions de la paix, aux accusations de vol à main armée, de possession d\u2019arme à feu et de vol d\u2019automobile.Le vol dont est accusé Bourret, est survenu jeudi à la bijouterie Marcoux de la basse-ville de Québec et au cours duquel, un des présumés complices, Hector \"Dino\" Paradis.28 ans, de Laval, a été abattu par un policier.Bourret attendra en prison son enquête préliminaire qui a été fixée à la semaine prochaine.Les policiers étaient arrivés à la bijouterie au moment nu les bandits s'apprêtaient a fuir. Sécurité sociale: AA.Cloutier favorise une action conjointe QUEBEC \u2014 Le ministre de la Famille et du Bien-Etre social, M.Jean-Paul Cloutier s'est p;o-noncé, samedi, en faveur d'une action conjointe de la part des gouvernements, des organismes semi-publics et des agences privées en matière de Securité sociale, M.Cloutier s'adressait aux membres de la Corporation des travailleurs sociaux professionnels réunis en congres dans la capitale provinciale.M.Cloutier a précisé que son ministère cherche actuellement des voies par lesquelles une action conjointe entre le secteur public et para-public ou privé permettra de développer les services de bien-être en fonction des impératifs du bien commun.\"Nous ne croyons pas, a dit M.Cloutier, que le partage des fonctions entre un secteur public et un secteur privé.laissé complètement a ses propres ressources financières, permette de réaliser cet objectif.\"Nous ne croyons pas aussi que l'extension des services doive se faire par la prise en charge des services existants par le secteur public et le développement de nouveaux services par le secteur privé.Organisation rationnalla des services \u201cLes problèmes du bien-être, a affirmé M.Cloutier, ne seront pas résolus par une extension des services, mais par une organisation rationnelle de ces services en fonction des besoins et des ressources de la collectivité.\"Cette conception difficile à définir et à réaliser, a continué le ministre, c'est celle où l'Etat et les communautés locales ou régionales veulent s'associer comme partenaires dans le développement de ces ressources communautaires.\u201d M.Cloutier a ajouté qu\u2019il est dans les intentions de son ministère de continuer à travailler dans cette voie.Cependant, il a dit qu'il ne faudrait pas que des difficultés inhérentes à rétablissement des budgets ou à la détermination des salaires empêchent son ministère de progresser dans cette direction.Inexistante, la législation québécoise en faveur de la famille est anti-familiale par Claud* GRAVEL Le doyen de la faculté des Sciences sociales de l\u2019université de Montréal, M.Philippe Gari-gue, a soutenu hier soir qu'il n\u2019existe aucune législation québécoise en faveur de la famille mais que, bien au contraire, la législation qui existe est souvent anti-familiale.\"11 nous faut malheureusement constater que tous les gouvernements qui se sont suivis à Québec ont pratiqué une politique des yeux fermés.\" Devant quelque 1,500 personnes qui assistaient, à l'université de Montréal, au rallye annuel de la Fédération des oeuvres de charité canadiennes-françaises, M.Garigue a déclaré que ta législation appuie la discrimination a n t i-familiale qui existe au Québec lorsque, par exemple, l'allocation payée pour le placement d\u2019enfants est supérieure à celle que reçoit la mère qui s'occupe de scs enfants ou lorsque les propriétaires de logements sont en droit de refuser de louer à des personnes ayant des enfants.Selon le conférencier, on peut encore constater l\u2019absence de législation provinciale en ce qui concerne les prestations à la naissance d'un enfant, les allocations familiales, les prêts aux jeunes ménages, les habitations farpiliales ou d'autres mesures familiales.\"Il est regrettable, a-t-il dit, que dans un ministère qui s\u2019appelle la Famille et le Bien-être, il nTexiste aucune section administrative et aucune personne spécifiquement responsable pour mettre «n marche une politique familiale.Il en résulte une indigence gouvernementale tragique, puisque toute action en faveur de la famille est alors fragmentée et purement opportuniste.\" Pat un* timpl* question d* niveau d* via Constatant que les naissances au Québec ont baissé de 15.3 pour cent depuis six ans, M.Garigue a noté que cela n\u2019était pas seulement attribuable au niveau de vie.Selon lui, il existe présenetment une \"crise de la famille\u201d au Québec et c'est cette crise qui est à l\u2019origine de la diminution de la natalité.\"D'une manière générale, la vaste majorité des familles montréalaises et des familles dans la totalité du Québec souffrent des implacables conséquences de l'urbanisation, de formations rapides des aspira-formation rapides des aspirations et des valeurs.\" A ces facteurs, il faut ajouter que \"pour la vaste majorité des foyers créés depuis 1960 par des jeunes souvent en révolte contre les conceptions traditionnelles, la famille est apparue comme une institution périmée, et avoir des enfants comme une charge psychologique trop lourde\".Enfin, selon le doyen de la faculté des Sciences sociale!) ¦ de l\u2019U.de M\u201e le développement de l'enseignement et la suppression du travail salarié des enfants et même des adolescents a imposé aux familles des difficultés supplémentaires.\u201cEn dehors du problème d\u2019avoir a maintenir aux études des adolescents, la présence de jeunes réclamant une liberté nouvelle a intensifié les conflits entre les générations.Une fois mariés, ces adolescents ont, en somme, refusé de reprendre à leur charge les responsabilités d\u2019élever des enfants.Leur désir d\u2019affection mutuelle les portait à avoir un enfant, mais dès les premières difficultés avec le nouveau né, ils remettaient en question la naissance d'autres enfants.\u201d M.Philippe Garigue M.Garigue a déclaré que la population canadienne-françai-se \"sera à son maximum\u201d dans dix ans et qu\u2019elle commencera alors à fléchir.\"La limitation des naissances, que beaucoup croyaient être la sagesse nécessaire à l\u2019amélioration des conditions de vie, porte maintenant le Québec au bord de la plus gigantesque erreur collective : celle du refus de son existence\u201d, a-t-il affirmé.\"11 y a un paradoxe fondamental dans les aspirations des Québécois d\u2019aujourd\u2019hui.Au moment même d'une poussée nationaliste, d\u2019une prise de conscience collective de ce qui pourrait être l'avenir, ces mêmes aspirations portent les Canadiens français dans leur totalité à dévaluer le rôle de la famille dans la société.\" Selon M.Garigue, pour améliorer la condition de la famille, il faut \"mener un combat sur deux fronts\" à la fois : celui du gouvernement et celui des comportements des personnes.\"Il est évident que l\u2019on doit faire pression pour la mise en marche d\u2019une politique familiale québécoise; mais il est indispensable de comprendre aussi que le gouvernement ne donnera la priorité nécessaire à de telles lois qu'au moment où il aura le soutien actif de l\u2019opinion publique.\"I! faut, a conclu le conférencier, aboutir à une pression de l'opinion publique pour que le renouveau de la famille au Québec puisse être entrepris avec des chances de succès, et que disparaisse la présente attitude anti-familiale chez les Canadiens français.Malade, Marcel Masse a manqué une rencontre avec des jeunes ANNONCE Les reins piressenx peuvent causer des nuits blanches Si vous êtes en proie à l\u2019insomnie, et «lue vou» voue tourniez et retourniez toute la nuit, sans savoir vraiment pourquoi \u2014 voici quelque chose qui vous aidera peut-être 1 Cette agitation est peut-être due à des reins paresseux, ce qui peut entraîner une irritation des volet urinaires et des malaises de la vessie, d'où peut-être un mal de dos et un sommeil agité.C'est alors que les Pilules Dodd's pour les Reins peuvent aider à procurer du soulagement.Les Dodd's stimulent les reins et aident à soulager l'état d'irritation qui cause Is mal de dos.Prenez des Dodd's \u2014 vous vous sentiras mieux et vous dormirez mieux.Depuis 70 ans, des millions de gens en prennent avec succès.Nouveau gros format économique.M.Marcel Masse, ministre d\u2019Etat affecté à l'Education, qui devait participer samedi soir au gymnase du Collège Jésus-Marie d'Outrcmont, à une rencontre sous les auspices de la Fédération des oeuvres de charité canadiennes-françaises, sur le thème des \"Jeunes face au bien-être communautaire\", en a été empêché par la maladie.M.Jean-Marie Beauchc-min, sous-ministre, l\u2019a remplay cé.M.Beauchemin a axé son entretien sur les rapports entre les générations.Il a déclaré qu'il n'était pas rare pour les ainés de considérer les jeunes comme d\u2019un autre monde.Il a recommandé la synthèse de l\u2019enthousiasme des jeunes et de l\u2019expérience des ainés.Il a déclaré qu'à son ministère, on tendait à collaborer avec les jeunes, et mentionné les chantiers étudiants, etc.11 a ainsi mis l'accent sur le besoin de la collaboration entre les générations, sur l'importance de la compréhension mutuelle.M.Beauchemin a aussi admis un certain ralentissement des réflexes chez les ainés, qui leur rendrait plus difficile de se mettre au diapason des jeunes.JEUDI, VENDREDI ET SAMEDI LES 2-3-4 MARS CHEZ DUPUIS -ûfldndmçoum/ipMm àfaffent/ianfaü^ n La soirée, qui était aussi sous les auspices de la Chambre de Commerce des Jeunes du district de Montréal, de la Jeunesse ouvrière catholique, de l\u2019Union générale des Etudiants du Québec, a comporté du folklore, avec la participation de dan-s e u r s italiens, esthoniens, grecs, des spectacles de chansonniers, et de la danse avec accompagnement d'orchestre.Le cardinal Léger se dit songeur et inquiet\" Commentant les propos tenus par le doyen de la faculté des Sciences sociales de l'université de Montréal au rallye de la Fédération des oeuvres de charité canadiennes-françaises, le cardinal Paul-Emile Léger s\u2019est dit \"songeur et inquiet\" devant la situation de la famille québécoise.\"M.Garigue, a dit l'archevêque de Montréal dans une courte allocution, nous a prouvé que notre société était à la veille d'un déclin.On a souvent critiqué l'Eglise qui est souvent revenue avec cette idée de la revanche des berceaux.Parler de cela en 1967 ne fait qu'attirer des sourires narquois .Mais faudra -1 \u2022 il maintenant' songer au triomphe des tombeaux ?\u201d Le cardinal Léger a affirmé que, pour s'épanouir, une société doit être tendue vers un idéal.Selon lui, si nous n'avons pas \"le courage et la générosité\" d'aller porter au monde un esprit, une civilisation, \"comment pouvons-nous aspirer à plus que ce que nous avons\".ROLAND FAUCHER, c.t.LA PRESSE, MONTREAL, LUNDI 27 FEVRIER 1967/J AUBAINES pour les FUTURS MARIÉS OFFERTES NULLE PART AILLEI QUE CHEZ \"LE ROI DES BAS PRIX\" PROFITEZ-EN POUR ACHETER DES MEUBLES DE QUALITE AUX PLUS BAS PRIX QUI SOIENT « ^ ^ A f UN VERITABLE CADEAU A CHAQUE CLIENT DU \"ROI\" qui athifra pour $130 ou plut! 4 JOURS DE VACANCES pour 2 PERSONNES à MIAMI (transport ron comprit) Tout! personne achetant pour $150 ou plut tecevra immédiatement un certificat-cadaao donnant droit dt pisser 4 jours et 3 nuits i l\u2019hôtel ATLANTIC ou SEAISLI à MIAMI, et de faire une excursion touristique avec guide dent un (rend centre dt le Floride, déjeuner et dîner compris.Ce certificat-cadeau de vacances donne tutti droit oui distractions luivantes : Danse tous les soirs \u2014 spectacles \u2014 défilés de mode \u2014 films \u2014 cocktails \u2014 soirées d'amateurs 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