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Titre :
Gazette de Sorel
Éditeur :
  • Sorel :[Gazette de Sorel],1857-1900
Contenu spécifique :
jeudi 12 novembre 1857
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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Références

Gazette de Sorel, 1857-11-12, Collections de BAnQ.

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lifl JOURNAL DU DISTRICT DE RICHELIEU .n 6.I.Barthe, Rédacteur-en-Chef.] >(i\iÀVK' [Aidé far un Comité db CollaRoratwm.VOL.I.SOREL, JEUDI MATIN, 12 NOVEMBRE 1857.No.14 FAITS DIVERS.¦»OuO»' Rftvlere d’Yamaslta.On veut rendre cette rivière navigable depuis son embouchure jusqu’à St.Hyacinthe.Les paroisses de St.Michel, de St.David, de St.Guillaume, de St.Hugues et de St.Aimé ont déjà tenu une assemblée pour aviser an moyens d’obtenir un octroi de la 16-.gislature pour cet objet.’ On a prouvé, à cette assemblée, que cette amélioration est bien possible et que mênie elle avait été déclarée facile et peu dispendieuse en 1835.La Chambre d’assemblée du Bas-Canada s'est occupée de cette question en 1835.Les localités intéressées avaient présenté une pétition à cet effet : un Ingénieur, M.Stevenson, avait été chargé de faire une exploration ; une commission avait été également employée dans le môme but ; et tout était en faveur du projet.Un comité spécial de la chambre d’assemblée n’a pu s’empêcher de recommander très-fortement cette entreprise dans un rapport reçu en chambre le 11 décembre 1835.Mais dans ce;malheureux temps nos gouvernants avaient d’autres projets plus grandioses.On projetait l’union des provinces ; on vidait la caisse du Haut-Canada et on comblait celle du Bas-Canada.Dans le Ilaut-Canada, on faisait des travaux extravagants et ruineux ; dans le Bas-Canada, on négligeait les plus utiles pour avoir droit de nous dire arriérés ; dans le Haut-Canada, non seulement la caisse publique* était vide, mais on était ruiné, on arrivait à la banqueroute ; dans le Bas-Canada la caisse était pleine ; dans le Haut-Canada, on demandait l’Union des provinces; dans le Bas-Canada, on la redoutait, prévoyant qu’on nous dépouillerait pour payer les dettes de la province supérieure.C’est ce qui est arrivé, et nos projets d’amélioration ont été ajournés en conséquence.Cependant, cela n’empêche pas d’insolents Haut-Canadiens de dire que nos campagnes sont arriérées et que cela est dû a notre religion, à nos coutumes et à notre caractère français !—Il y a -22 ans que la rivière d’Yamaska serait navigable si on avait écouté les représentations des habitants intéressés, dans un temps ou notre caisse publique pouvait subvenir aux frais de toutes sortes d’améliorations de ce genre.—Minerve.11 blir une fonderie et y construire des For-“ ges sous le nom de « Forges de l’Jslet,” « et tous se mirent immédiatement à l’œuvre 44 et encouragés par la beauté du site et la « proximité des matériaux nécessaires à leur « établissement ils construisirent immédiate-« ment les logements nécessaires aux ou-« vriers et une chaussée admirable par sa « solidité qui doit retenir l’eau nécessaire « pour former un pouvoir plus que suffisant « pour faire mouvoir les usines qu’ils se pro-44 posent d’établir en cet endroit.” ‘ “ Depuis ce temps les travaux ont toujours été continués avec la plus grande activité, En arriére de la charrue s’adaptent des I phie Vusaicnt, de toute tradition » semoirs qui repartissent la semence ou l’en- vouloir lÜ .a grais, de sorte que l’on peut à volonté ense- g|ssan.t non loin de son habitation.leur.— Parfois les éeus ne curent vous déplaît*— hommes passeront et 1 - - ’ I ~ —- v vaiv » UUA« « L’établissement est très, bien approvi- Elle est simple daus scs détails, facilement sionné de charbon do bois et de minérai de conduite, et donnant un travail parfait, fer.On y voit aumoins 20,000 barriques de Marine des rine de guerre des Exportations et importations du port de New-York et des Etats-Unis.charbon dans les bâtisses destinées à le recevoir.Plusieurs mille barriques de minérai sont déjà déposées près de la fournaise et on 17,"-»™"'- « Tlto I T*” *—; .v- u,.|.v.uu,ui,J «uw uxjionauons en .voit une très grande quantité placée près ^ ctat Rïrète pour être présente au Con- I** port de New-\ ork se sont considérable-ti l’on doit en dégager les particules Sr^s .dpns sa session actuelle, se coin- *#»* accrues, ainsi qu’on peut en juger par le .« ¦ ® .J .1 “1 .!________ 1 « \ / I f nllloflll ei.dilccAllc* nui „ I .a A Etats-Unis.—Ln ma- —Pendant l’année fiscale finissant le lcrjtiil-es Etats-Unis, d’après let 1857, les importations et les exportations T du lavoir où uuiufui» » un «vu vil uvgilgu IC3 Jl.ll IIULIUS _ —w — V.V} vv 4 îl *1 .1 J O I* * inutiles avant de la soumettre à l’action du Pose.10 vaisseaux, de 12 frégates tableau ci-dessous qui présente les totaux feu.On la tire des savanes aune petite dis- |à voiles, de 4 frégates à vapeur ré- 1 P9ur les quatre dernières années.tance de l’établiscmcnt où il se trouve en très- comment construites et dont voici les .grande quantité et de la meillcur.qualité.* noms : Missouri, Mississipi, Meiri-“ La société possède plusieurs lots de Imac, Minnesota; de 18 sloops, de si terre bien boisés en bois franc qui fourniront bricks,' de 2 schooners, de 5 corvettes pendant plusieurs années, à quelques pas de ,\ vapeur, de G navires magasins et de Années 1153-4.1854- 5.1855- C.IMPORTATIONS.Or et Mnrchnn-Argent dises Total $2,037,048 Si 18,137,458 $192,074,504 1,153,001 153,351,805 154,505,520 1.125,097 197,028,050 198,154,747 ; 4: ~T r*'.7’ - r ., “ vupuur, uu U navires magasins et de 1855-*.1,125,097 197 028 050 108 154 747 £se££ èsTtièS tri Pi^rimSS^-La tï"•dc -8 219:727:772 fo"te,L ,____ .dSttosués et des murins Uès-^e‘rc6sS T°°"a $n'°58'154 $768‘245'M3 44 On ne peut trop rendre hommage à f< r®.•* , arms trcs-exorces.l’énergie et à l’esprit d’entreprise de ceux de * a ( msion ^cs grades est la môme nos c" réelle du ti.Hui.vv, i|ui uuMiivt iju eueu ov/nt i 1-w.w exploitées donnent les plus belles espérances plus élevé est celui de commodôre, de fortune.| intermédiaire entre le grade dc capi- , “ Nous aimons à croire quo cet établisse- tainc dc vaisseau et celui de contre- j totaux $141 882 80a 1855-G.1850-7.EXPORTATIONS.- Or et Murchun- Argent dises Total $34,304,241 $72,824,824 $107,129,005 38,058,334 02,323,581 100,381,915 22,680,991 79,980,758 102,607,749 40,942,243 82,269,075 129,202,218 # .- - « ——- ; ^7 ——j iumu* ^i^i,ao-',ouu 297,395.138 499,280.947 ment va fleurir et qu’il rémunérera Pespnt amiral.Lorsque plusieurs escadres n ., ’ ’ d’entreprise de ceux qui ont eu l’heureuse sc sont réunies pour une opération, .„l" , ‘!"cJa b?l,i,nJc dc commerce con- îdée de se livrer à ce genre d’industrie.” c’c«t le commodore le nlnq nnoii.n rie *re !e *!e ^cw*^ orb pendant la dernière 6 .c esi ic commouore te plus ancien de annic fLSCaic a ,i.n million, ann aor; con .-dernière année fiscale a été de 40 millions 500,895 guère être tenninée avant cinq ans.L’édifice entier coûtera environ 250,000.* Daux des assassins sont arrêtés ; mais, com-w >" me ils anpartiennent à l’innocent parti des Knownotliings, 011 s’attend qu’ils ne tarderont lungs, pas à être relâchés.(Extrait du WarltciU Freund de Cincinnati.) Charrue a vapeur.grade qui commande en chef, e, il en dollars cTor et en argcnM^c 137 millions est de même a l’egard des autres oflt- 467,797 dollars en marchandises.Pour les Lcttc regie est du reste mise en 1 quatre années, cette balance défavorable s’est r* am Li’M.m M «.4 A I .I / I / t « 4 A • •.• _ _ cicrs.Ce» Forges de l’Islet Nous lisons sous ce titre, dans YEre Nou-vdle, de Trois-Rivières : “ Oo se souvient encore que dans le mois de janvier dernier, nous disions qu’un nouvel établissement venait de surgir près dc la rive Est du St.Maurice, à quatre lieues de son embouchure, sur la petite rivière de l’Islet, • dans la paroisse de St.Maurice, qui parrais-sait devoir bientôt tenir un rang distingué parmi les établissements industriels du Bas-Canada.“• Nous disions alors ï “ dans les premiers u jours dc septembre dernier ce ruisseau cou-44 lait encore tranquillement et presqu’inapper-44 çü à travers les arbres et les broussailles 44 qui couvrent ses bords, lorsque MM.Louis •,44 Dupuis, André Robichon, Pierre Robi-44 ebon, Eugène Dupuis et A.L.Désaul-44 niers, Ecuier, cinq de nos concitoyens très 4* actifs, formèrent une société sous le nom 44 de Dupuis, Robichon et Cic,” pour y éta- Nous empruntons l’article suivant l’homme ont atteint les dernières limi- i-— — — — - c 7 Nous avons pu voir cette machine à l’Exposition universelle ~ connaissance de faut de détail dans le _ ne pouvait fonctionner mais il était facile dc w ____ d’une pareille inventionT Deux années del peur, lois d’un fort tonnage, pour la 17t7e7im£rtatioM de 3°l4 mîîîiéns8^»,^’ perfectionnements dans les ateliers de Cros- navigation maritime, et 3,400 clip- dollars.kill, le fameux constructeur Anglais, en ont perS) également d’un fort tonnage.Il Ces chiffres montrent que la balance dc fait un instrument bientôt indispensable dans jaut ajouter qUe ccg bâtiments navi- commerce reste contre les Etats-Unis.— toutes les grande, fermes.Aussi félicitons- ^ntdans les conditions telles, que le (.Echo du Pacifique.agricole, d’une iivention dont tout le Canada f toujours meilleur - doit être fier.Voici, d’ailleurs, ce qu’en dit 1 che qu ailleurs.Les Etats qui Douane de la Nouvelle-Orle un correspondant du Hull Advertiser: itITnpw V T ?0Ilp’ 6 ^aiI?e> ans.—La première pierre de la Dou «Nous avons vu la machine inventée et d New-York,,1a^Pennsylvanie, anc de Nouvelle-Orléans a été breveté par M.Robert Romaine, et nous Ie Massachussets et le Maryland.Us p^e par Henrv Chv le 22 février n’hésitons pas à dire qu’elle a tout ce qu’il ont toujours sur les chantiers un grand irao r e ni,.n JL i; faut pour réussir ; elle labourait à une pro- nombre de navires commandés par r1C(% ‘ At/a A fondeur de 9 à 12 pouces et pulvérisait le sol l’étranger.V fice a été dressé par M.A.T.Wood.d’une manière beaucoup plus satisfaisante que -—* ,*.•* Beauregard est actuellement ne pourraient jamais le faire des labours et - - • 11 architecte de cet des hersages répétés* M.Romaine affirme I qu’il peut en uu seul jour labourer de 1 à 8 arpents dc terre à une profondeur dc 9 pouces.La profondeur du labour peut varier de 9 à 16 pouces, bien entendu que, la profondeur augmentant, la surface labourée par jour diminue.immense bâtiment superficie de 87, Le capital.—Les voies du capital qui couvre une uü U( .sont impénétrable.—Dénoncé violcm- 333 pieds carrés; les fondations ment comme un agent aristocratique J avaient 8 pieds de profondeur ; les le capital est peut-être destiné à ac- murs se sont enfoncés dc 18 pouces eomplir la reforme sociale.—Fourier, dans le sol depuis leur construction, le péie des phalanstériens, avait bien Lorsque l’édifice sera terminé, il aura indiqué que la religion et la philoso-[ un poids total de 173, 309,040 livres Un citoyen utile.—Le Richmond Despatch raconte en lieu de mots lu vie laborieuse et utile de Zadock Prats, fermier d’un des comtés de l’Etat de I ,LA mode a paris.—Ln cervelle dca fa-New-York.Zudock Prats, depuis bricants et tnaiclmiids de nouveautés est en qu’il se livre à l’agriculture, a ein-1 B s’agit de baptiser dc nouvelles* ployf des titre scnicc üOO chevaux et 1,000 paires riSqucrait d’en vendre fort peu, du moins aux .Ilscslconso,1}rn«chezlu> dames nnglai.se.s, qui viennent en si grand 100,000 boisseaux d’avoine, 120,000 nombre maintenant passer l’Iiiver parmi nous, tonnes de foin, 30,000 barils dc farine, —On annonce positivement de Paris qu’une et des pommes de terre sans nombre grande révolution va avoir lieu.non pas ni mesure.Zadoek Prats offre cer- dans le inonde politique mais dans le monde tainenient le type le plus accompli de fashionable.Les daines, dit-on, justement la double fonction du producteur et pénétrées d’un profond repentir,s’apnrêtcntk du consommateur.j abandonner lu crinoline, la ouate, le uourtelet ___‘_______________ toute autre chose plus ou moins extrava- Trix des negres en Virginie.—Un | 6®n*c excentrique dans le costume féminin» correspondant virginien écrit que le prix des nantiraient une rapide fortune.On vend pour V Y T ï mille piastre, et même pour moins des nègres £ " .S ü , ’ " arl?,c’d “?qui en râlaient $1500 il y a quelques scinui- 11 " journal .pécml, nés.Le correspondant semble inviter les ^ d0-T,nï a '"ï* Louisiana» à oc genre d’affaires, mais co'',e“r verte, signe ii.ra.ll.ble de In ignore que l’argent est fort rare iéi en cc ?' égét^on, de I arroser avec une d.s- inoment, et que la plus part des planteurs ont flT'l- pr?ï peme 4 s en procurer pour les besoms le.plus j(intcs) d»cau> Cc j, j.unc t P • - — — | — — - - —” - — w.-w m «va# V i V 1CS- l emploi avantageux en horticulture.Le, ré- yards oulcs Amcrgnats, U Virprne ferait L„|totg^Wnt, dit-on merveilleux.—(Gazette bien dc nous en envoyer trente mille chaque j.* année du 20 octobre au 20 décembre.Ces J _________________ deux mois de location rendraient plus aux fautes de fonctuatioü.—Le44 Punch” propriétaires que les 10 autres pendant les- assure avoir lu dans un journal la description quels les esclaves sont occupés à cultiver le suivante dont la ponctuation se peut traduire blé ou le tabac.On noüi assure que le prix en français, comme la phrase anglaise ; courant dc la location d’un nègre est de $60 j 44 Lord Palmerston entra alors sur sa tête.par mois pour la roulnison.(Orléanais.) Il portait un chapeau blanc sur ses pieds ; • " — — ¦ des bottes venues élégantes sur son front ; La famille.—La famille est la société un nuage passait par moments dans sa main ; en raccourci.La famille est dc tous les temps il agitait sa canne comme d’Iinhitude dans et de tous les lieux ; les devoirs sacrés de la son œil : une sombre préoccupation éclatait famille constituent donc une morale éternelle sans rien dire.11 s’ns-it!” et universelle.Moraliser la famille, c’est Ce qui prouve qu’il est bon de placer à moraliser la société.—La famille est l’école propos les points et les virgules.naturelle, le berceau moral de la société ; elle - développe puissamment les dispositions dc ses Raisins dans l’illinoit.—11 parait que membres.C’est dans la famille que le ci- cultturc de la vigne prend des proportions toyen reçoit ses premières impressions et la ass*jz importantes dans le comté de Monroe, direction la plus énergique de ses facultés* Hlinois.On estime que les habitants de ce Le pérc est réponsable devant sa patrie de vendront cette année, cent cinquante l’éducation de ses enfants et de l’impulsion ,n*Hes galons dc vin, ce qui ferait, aux prix.qn’elle leur a donnée.Quiconque élève mal actuels, deux cent mille dollars.ses enfants est coupable envers sa patrie.tr- 1 1 * I Une langue suffit a une femme.—Oi* ._____.- ._ _ _ ^ _ , demandait à un écrivain célèbre, s’il avait H nat du Revd* I ©re Saveliy, l’intention d’enseigner plusieurs langues à sa Un journal de la Nouvelle-Orléans rap- Bille.44 Hélas ! répondit-il une seule tangua porte l’assasinat dfun prêtre catholique com-| nc suffit-elle pas à une femme V* me suit * I - Le Rhv.Pire Saveliy, prêtre catholique .ClH?»'**»•»»•— Dernièrement W'il n’avait pas cnn?de les" samedi 3 octobre courant.Les assassins, garder toutes les cinq ; il voulait seu-qui étaient déguisés, n’ont pas porté moins lement les essayer, et garder la meiW de seize blessures à leur malheureuse victime, leur,—ou la moins mauvaise.FEUILLETON O Do 12 Novembre 1857 OOI1EH OSI Efffi DS HIUM (Suite et fin») En dépit de mes propres hésitation, et malgré les sages paroles dé Rodolphe je ne sais vraiment pas à quel parti je me serais arrêté; ai une lettre de mon père -reçue le même jour,-ne m’avadt forcé dé m’absenter sans aucun retard.Ma mère souffran-te depuis longtemps était dangereusement malade, et mon père m’écrivait de hâter mou arrivée à Marseille, si j’avais à cœur de recevoir ses derniers embrassements.Tout aiMsitétj’oubliai Loinse, Raoul, M.de Mortain, Arabelle elle-même.Je ne songeai plus qu’a ma pauvre, mère.Je courus à l’hôtel den portai,- j’arrêtai ma: place, et deux heures après je roulais • surlaroute de • ijrrt.' : ' .Civ-*/ •f* p-," •4* /i*» *'*•' + Pendant un mois, ma mère fut entre la vie et la mort.Nous eûmes la joie de la sauver, et je ne me séparai d’elle qu’après un entier rétablissement.Dans cet intervalle je reçus quatre lettres d’Arnbelle, qui 'avait su le motif sacré de mon voyage, et qui me pardonna d’être p£rti sans l’avoir prévenue.La première lettre était brûlante, la reronde était tiède, la troisième fut froide, et la quatrième glacée.Cette dégradation de température ne me surprit en aucune façon.Est-ce qu’on s’étonne qu’un thermomètre centigrade ne marque pas le même nombre dé degrés à l’ombre qu’au soleil ?Or, en amour, la présence c’est le soleil, et l’ombre c’est l’absence.De retour à Paris, je trouvai la carte du marquis de Mortain, avec ces mots écrits à la main: Pour prendre congé.Je passai à (Km hôtel, et j’appris qu’il avait rejoint son poste diplomatique.Arabelle avait changé de logement, et le concierge, qui me connaissait bien, ne voulut pas ou ne aut paa ra’iadi-quer sa nouvelle adresse.Coouoe je sortais de cbes non infidèle, assex mauaade, asset F if .*.^ ' K »T décontenancé, je rencontrai Rodolphe.«Eb bien ! me dit ce cher ami, je ne vous ai pas aperçu depuis votre visite matinale.—J’arrive de Marseille.• * —Je le sais.• .et votre roman ?—Il en est restée au premier volume.* Tant mieux ! J’ai beaucoup songé à cette affaire décidément il ne s’agit de rien moins que de vous travestir en don Quichotte, un personnage ridicule ! —Laissons cela, interrompis-je et donnez-moi des nouvelles d’Arabelle.—Faut-il vous dire la vérité ?” —Je commençai un sourire ; je finis une grimace.44 J’ai un successeur ?demandai-je d’une voix émue.—Juste ! —Il se nomme ?—Le vicomte d’Entrevaux.—Et qu’est-ce .que ce vicomte ?—Un gentilhomme millionnaire, à én juger par l’or qui ruisselle dans ses mains ; {un chevalier d’industrie, ai l’on en croit de méchant i 1 ^ •-¦.j-é.) .i._* •— propos.” • ^ ! i* • * * ’ * * • .t » * * Tf f ! T.* r # r-'iVf» w _ • • • • # > *' .UI èA .a.I * .J .« Je quittai Rodolphe en répétant le nom du vicomte.Je ne connaissais point cet homme, et déjà je le # haïssais cordialement* Ce jour-là l’Opéra était ouverte et l’on don“ nait encore les Huguenots.Avant de repa’ raître dans les coulisses, je crus qu’il était prudent de me montrer de* loin à Arabelle.Rodolphe l’avait peut-être calomniée ; et d’ailleurs je ne désespérais pas au fond de ma vanité masculine, de raviver par ma seule présence une flamme que je savais alanguie» mais que je ne croyais pas éteinte.Un peu après sept heures, je pris donc possession de ma stalle d’orchestre, juste au moment où le petit page de la reine dc Navarre apportait au duc dc Ncvers un message de sa belle maîtresse.Qui de vous ne sc souvient dc Marie Flécheux, cette pauvre fille d’un si grand talent et d’une mort ai prompte, qui créa ce joli rôle où elle n’a pas été remplacée ?Vous savez avec quelle voix de fauvette elle disait la cavàtinc.Une dame noble et sage, et quelles jambes rondes* et fines elle montrait sous son suiilotiLd • 1 4 % soie grise.Le demoiselle qui remplissait ïicï ce rôle était un peu cagneuse et chantait volontiers au-dessous du ton.C’est pourquoi je me bouchai les oreilles et fermai les yeux, d’autant plus qu’Arabelle ne figurait point dans le premier tableau.La salle se remplissait, l’orebestre surtout.Sur mon rang, une seule place, contiguë à la mienne, était inoccupée.La toile se baissa ; et, dans (’entr’acte, un homme grand et mince, blond, la moustache relevée en crocs, babillé avec la recherche la plus élégante, et décoré d’un ruban d’une nuance inconnue, vint s’asseoir à mes côtés.—Pardon, monsieur, dit-il en passant devant moi.Ces deux mots furent jetés d’une voix brève et dure qui sonna à mon oreille de la façon la plus déplaisante.Pour ma part, je ne sais rien d’insolent comme une phrase polie prononcée d’une voix impertinente.Dés le premier abord, cc nouveau spectateur me déplut souverainement.Tout m’irritait en lui, son attitude, scs gestes, , la .manière •.dont il lorgMitle.femme», Je.odeur» pén* trente» qui parfumeieat w tube, »on *- ses cheveux.Au moment où le régisseur'' frappa sur le plancher de la scène les trois' coups traditionnels, un grand œil noir, brillant comme une escnrbouclc, apparut à l’une des* ouvertures pratiquées dans eétte vaste toile qui représente Louis XIV signant le privilège de l’Académie royale de musique et de dan«e.Cc regard, cliargé d’effluves magnétiques, m’atteignit en plein cœur.Comme si l’on eût voulu m’enlever toute incertitude,* deux doigts blancs et effilés se montrèrent à travers le rictus du rideau et je reconnus, à l’un de ces doigts une bague que j’avais offerte à Belle la veille de mon départ.• —C’est elle ! pensai-je ; elle m’a vu ; elle a fait un signe perceptible dc moi seul.;.En me parlant de ce vicomte d’Kntrevativ, est-ce que Rodolphe ne se serait pas fait, son insu l’écho d’une médisance’ de coula scs ?.Au deuxième acte le théâtre' représente les jardins de Cbcnonceauxr/C’iûf on ta^ bleau charmant auquel je priStàï une .admiré* lion fort distraite.Toute mon attention se concentra sur Arabelle ; et nos xjm B épa- >*iv i.,1 ¦ jf .a i i LA GAZETTE DE SOREL V Lu eltuatloi Bord, Jeudi matin, 12 Nov.185V.CV/Î> JP w ï I «« J commencement et nous tâcherons tou- fit ©n-pe foe mxtl w«« ^ (\ i cours dans les différents cercles politi- "CPU1S quelque iems ueux granue» que s an sujet \f\f Terrill mandé tout de suite comine S’il n’y a pas de questions assez graves ptfpr tenir les Canadiens divisés, il en existe certainement et d’une importance assez souveraine pour nécessiter leur union.' Le gouverneur-général nous arrive d’Angleterre; on parle depuis longtemps de confédération ; prenons garde au sort qu’onIveut nous faire dans ce remaniement de la carte d’A- 9 • • • » ¦% Assurément que si celle objection est partie de la tête de quelques nils dé nos amis ça n’a pas été leur ectur qui la leur a inspirée car il a coutume d’avoir des battements plus nobles / En effet, les canadiens-françàis ont toujours été en majorité, dans le Bas- Jadlcatare.V Ere Nouvelle- est fâchée et sérieu-sement fâchée que la loi de l’hon.M« Cartier devienne en opération.Tout ce que nous pouvons lui dire c’est que nous sommes fâché nous de ce qu’il persiste, à parler contre cette mesure, ____i_.___vi ____ ___:__ Canada et combien de comtés français qû'H a en mains les moyens ont pin n„„, 1ns rnnvnsentnr an Parle-, ^ mettre\rois.Riviôres dans une pO- ont élu pour les représenter au Parle ment des hommes d’autres origines ?Proclamation.PROVINCE DU CANADA.Par Son Excellence le Tres-Hono-radle mérique.Et puisque cette question Et dans le ministère, dans la magistra-doit être réglée avant longtems, pré- tare, dans le Parlement, dans les Bu-parons-rious à en tirer le meilleur par- reaux publics, partout enfin, les deux ti possible dans l’intérêt de notre ave- origines sont représentées et s’il y a nir comme race.Et nous dirons plus, différence elle n’est pas en notre fa-si nous voulons profiter de la eircons- veur.Cependant nous ne nous en plai-tance pour opérer notre salut, elle s’y gnons pas ; c’est notre ouvrage.Qué-prète admirablement.Dans ce mo- bec, cité française, a un seul député ment nous avons notre sort entre les Canadien-français et deux d’origines mains.Montrons donc que nous exis- étrangères ; Montréal aussi ; les mai-tons ; et, pour que nos suggestions res de Québec et de Montréal ne sont soient pesées à leur juste valeur, unis- pas de notre origine.Et combien sons-nous comme un seul homme, d’autres exemples ne pourrions donc L'existance de notre race se trouvant pas apporter à l’appui de notre libéra- en question, n’est-cc pas là un motif lité ?Mais en voilà assez pour la ga- ?l ri.sitj I s’est trouvé au grand complet.Voilà, Itionale, menaçait le peuple de nou-|asscz sacré et assez puissant pour rantir.îce-Annral cç un actc (ic bonne ct sagc poli.veaux malheurs, la création d’un par- opérer notre union ! Rappelons-nous L’espace nous manque pour en dire tique.Et si le ministère n’oublie pas ti opposé ct arborant le drapeau des | toujours que moins nous serons unis | davantage aujourd’hui, mais nous cro- « *» p f 11 ftyn?4 du Nord, ci i c jc ministère a prouvé son boni dans des divisions qui, aujourd’hui Capitaine Général ct, C-ouvcrneur- V0U[0jrj en émanant la proclamation moins que jamais ont raison d’être.cn-Ghcf dans et sur les ^ Provinces I d(j rj„uenr pour |u mjsc Cn opération Lorsque après l’union des provinces, k\loi d?judicature, aussitôt qu’il I une jjolitiquc unü-libéralcct anti-na- du Canada du Nouveau-Brunswick et de l’isle du Prince Edouard, et Vice d icelle, etc., etc.tique, iüt si le ministère n'oublie pas A tous ceux à qui ces présentes par- de donner promptement un effet im-viendront, ou qu’icelles pourront médiat à la loi relative à la codifi-conccrncr—Salut : cation, ces deux mesures marchant TTFNDU cnscIn^e ct Poussées avec une égale Proc.Génl { nue par up certain acte de la Le-”-1 com.ucnr tes suitraces uc m classe Geo.Et.Cartier.) A '* .4 , -, .’ * /% I vigueur ne manqueront pas de lui législature de h con(*u6rir les sllll‘raSc« la classc Province du Canada passé dans !‘a bien pensante du pays-ct c’est, Dieu vingtième année du Règne rie sa Ma- "le'c,r’.la P1"8, «ombrcuse-pourvu jesté, et intitulé: “Ac?c pour amen- tou,cfo,s '!ans cs nominations der les Actes de Judicature du Bas T,c cca dc"x n.1,l?°1r‘antt!S !01S vont « Canada,” il est entres choses, dans nécessiter le ministère agisse sut- la cent cinquante-deuxième section van.1 1e ™l,d° 1 hon; M* Ca.r(Ucr> f ., .I errmi/e tu f/nmi/i* nt r>nncnl(n îvivtnnl d’jcelui lions opposé et arborant le drapeau t____ .w principes était devenu nécessaire, plus malheureux sera pour nous le yons avoir bien établi que l’union des mais aujourd’hui qu’on ne renlurque sort qu’on nous prépare dans le nou- Canadiens est aujourd’hui plus pos-plus de principes réels en cause, et vel état de choses que l’on médite de- sible et plus désirable que jamais, qu’on ne bataille plus que pour des ! puis longtemps ct que l’on a tout in- Nous livrons donc ces appréciations chimères, les Canadiens courrent à j torêt de réaliser contre nous; le te- au jugement de nos lecteurs, une; ruine certaine cn continuant à j moignage du passé est là pour justi- former deux camps seulement pour | dcr nos prévisions.Regard De travers.______Nos lecteurs guerroyer l’un contre l’autre.Le nou- Voilà des raisons capitales qui nous savcnt que ic Journal de Québec nous veau parti libéral avait son program-1 font dire que l’union des partis étant j ci£cocilc ^ lems £ autres de mauvais nous parti libéral avait son program me qui renfermait des mesures d’une j possible est plus que jamais désirable.I coups de plume." Pourtant jamâTs nécessité absolue pour le peuple.Et nous le répétons, si nous vou- n’avons provoqué notre espiègle con-Mais aujourd’hui que, grâce aux ef- Ions profiter de la circonstance actuel- frè„ Mais si nous nous tenons tou- sition meilleure que ci-dcvant, en faisant attention aux amendements que nous lui avons suggérés de demander et qui répareraient, on ne peut mieux, tout le mal dont il se plaint."T"m • A propos de poésie* Notre confrère de U Ere Nouvelle a dans son dernier numéro une petite critique de la versification de notre poète E.M.Le manque d’espace nous empêche d’en discuter le mérite, mais nous pouvons dire que si notre confrère connaissait notre poète, assurément qu’il aurait été plus ga-lant.Nous invitons notre correspondante à prouver à notre confrère que si ses pensées sont bonnes ses rimes ne sont pas si mauvaises qu’il le prétend.voir jusqu si veinent,— vingt-et-unc jusqu’à quatrc-vingt-uiA i vc* \ «o»,Y il™ i/.,,;,, L « .° , qu’il a cru les mieux qualifies a rem- neul, rune et rautre inclusivement, V , ./ .««in in n/Jnin «4*~.' i i ’ pli T ces charges i m portail tes, et comme avec la cédule B mentionnée dims la 1 , , on/,.;An .i en cela c’est lui qui est le plusdirec- section vingt-quatre,—toutes les sec- ., , 1 K lions depuis cent dix-sept jusqu’à cent ,emunt.>?teres^ nous espérons c,ue trente-deux, l’une et l’antre inclusive- n°f mln'slrcf responsables prendront 2“ ?CPU1S CCtnt Aussi, une bonne règle à suivre sc- hnit IV,up Pt liiaro innli11-* c” rait de choisir ces nouveaux ollieiers i»ntrprnnt pn fnrr l * ° lsl'CIÎlenr’ / parmi les personnes qui résident dans entreront en force le jour qui sera fixé ! .,-4l ^ .a i n J 1 i les ocalites ou ils devront être en ex- a cette fin par le Gouverneur dans une • prnri(im * m ^ Barronnet, en.-ma' qïTalnél]c- Go»ver-J c,ter btcn s,ncürcmcnt 1 hon* M' Car‘ Iç VINGT-QUATRIÈME j^^ de SCS ^rts méritoires et son énergie NOVEMBRE courant, comme devant Pa/S^%^ranlc) ^î^ être, le jour où les dites différentes sec- i s1, 1 p \, b ; longtemps peut-tions du dit Acte et la dite Cédule, Bj «*re encore d’une bonne lot de deeen- les présU?el?-'d«e’-|^4r"lèt*le ^fit M-Cartier est monté au pouvoir, des VINGT-QUATRIÈME jour de NO-1 court,sans—ct on sait que cette gente VFMBRE courant, les dites différentes sections du dit Acte ct la dite Cédule B seront et demeureront en pleine force et effet ; De ce que dessus tous les féaux sujets de Sa Majesté, ct autres que les présentes peuvent concerner, sont requis de prendre con-1 “lv ” “’7*,* 77 0"M u “-“•“ç»» 4.i 1 i • ‘ propres a le faire marelier vite et bien naissance ct de se conduire en conse- i r i • i > .dans la voie du progrès ct l’honneur * * .d’avoir attaché son nom aux Donne sous Mon Seinget le Sceau lois de judicature et de codification du de Mes Armes, à l’Hôtel du Canada-Français ! Ce sera toujours Gouvernement, dans la CITÉ pour lui une belle couronne dont il de TORONTO, dans ls dite pourra ceindre son front, porter fière- J°Vr C^e ment, ct qui lui fera oublier bien des NOVEMBRE, dans l’année de déboires quand le teins sera venu Notre Seigneur, mil huit cent pour lui de diro adieu à la vie publi-cinquante-sept, et du règne de qUe ! Su Majesté la Vingt-et-unième.| Et dans ces tems d’égoïsme, c’est un EDMUND HEAD.trouve à vivre dans tous les pays disaient qu’il était, descendant du célèbre Jacques Cartier, le premier pionnier du Canada.Cela peut être vrai, mais à part l’honneur de porter un beau nom, M.Cartier aura le mérite d’avoir doté son pays d’avantages principes il n’y a plus que des questions de dé- avec sa législature ct son gouverne-tail a régler par rapport à ces difTéren- ment à lui.Imitons en un mot la contes mesures.Et pour compléter le pro- stitution des Etats-Unis.De cette ma-granime du parti libéral il n’y a plus en nière, il y aura en Amérique un grand arrière que lesquestionsdu vote auscru- peuple, sous le protectorât de l’Angle-lin et du snflrage universel, et ces terre jusqu’au moment où le jour de deux questions ont môme déjà reçu SOn indépendance aura lui ! Emprunt.Nous apprenons par le Courrier de St.Hyacinthe que la corporation de cette cité vient de décider d’emprunter £3,000 sur le fonda consolidé des municipalités, afin de continuer ct maintenir les canaux commencés pour l’égout et l’assainissement de la cité, et faire un Aqueduc pour aider à prévenir et arrêter les incendies.Bravo / Par Ordre, T.LEE TERRILL, Secrétaire.agréable devoir pour le journaliste de pouvoir reconnaître hautement les mérites d’un homme et d’oublier toujours les préjugés mesquins de la politique pour le juger d’après ses actes.Ça été notre ligne de conduite dès le adeptes viennent de dire qu’elle est morte et enterrée.Ce ne sont donc plus des principes qui divisent les Canadiens aujourd’hui, mais bien ct seulement les préjugés qui sont nés de la lutte ardente entre ceux qui réclamaient ccs principes et ceux qui les combattaient.De là aujourd’hui encore les accusations d’absolutisme d’une part et de démagogie sanguinaire de l’autre.De là encore les objections que l’on fait de part et d’autre contre l’union des partis.Il y a un abîme entre-nous dit le parti qui a le pouvoir et qui veut le garder—L’union fut-elle possible ne serait pas désirable dit le parti hors du port ct qui veut y.arriver.Telle est cn peu de mots la situation.Mais le jugement du peuple est sain et le jour n’est pas éloigné où il fera justice de tout cela.C’est ainsi que l’union des partis s’opérera de lui môme.Mais c’est la part des hommes de cœur et des esprits sérieux, des vrais patriotes cn un mot, d’exposer la situation telle qu’elle est( toujours et partout.De cette manière, on en viendra avant longtems à comprendre, et généralement, que ce ne sont que des mots que des fanatisques, des hypocrites ou des ambitieux exploitent pour eux-mêmes, et qu’il serait déplorable que le peuple s’y laissât prendre pour plus longtemps.L’union des partis est donc possible puisque nous avons tous entre nos mains le moyen de l’opérer.Et déjà de nobles cœurs, de belles intelligences l’ont voulu et unissent leurs cf-forts dans celte intention.Grossissons 1 la phalange jusqu’à ce qu’elle embrasse dans ses rangs, tous les hommes de cœur et de tête ! Mais puisque l’union est possible voyons maintenant si elle est désirable sous les circonstances actuelles.La Gazette charmant regard ce côté-ci.pendant l’un de l’autre I “ Le rédacteur de la Gazctt.de Sorcl est le frère du rédacteur du Canadien.Voici cc que le premier dit du second : “ Le rédacteur du Ca?iadicn a traité “ cette question ex-professo.Un journaliste “ de sa capacité ne pouvait entreprendre une u tâche plus difficile en face de la scission.” u Jc ne prétends pas que l’écrivain du pas ce compliment ; entre frères on devrait de crainte d’avoir l’air monts hétérogènes qui nous entou-1 de dire : “ Passe-moi le séné de l’approba-rent, les Canadiens se développeront je *e passerai la rhubarbe de l'adini- par eux-mêmes, augmenteront- leurs ra,lon etc- etc‘ richesses nationales par l’exploitation Allons confrère ! vous savez bien dp leurs grandes ressources territoria- qnc Ce n’est pas le rédacteur de La les, fortifieront leur nationalité par Gazette mais bien notre chroniqueur une immigration européenne qui leur de St.Ours, qui a écrit ces lignes.est assimilable, de manière que dans Mais si le Journal en peine de matiè-moins de cinquante ans il y aura cn rc éditoriale voulait absolument parler Amérique un grand peuple français et de La Gazette, que ne reprenait-il la catholique ; et, certes, cc n’est pas le discussion qu’il a soulevé contre nous territoire qui nous manque pour ccln ! et qu’il a abandonné en sc réfugiant A ce point de vue l’union des Ca- aux Etats-Unis !.nadiens n’est-il pas desirable / Mais dans cc même numéro du Mais l’objection capitale que l’on Journal de Québec, nous avons deux soulève est celle-ci.Vous oubliez, fois la preuve que l’esprit ct le juge-nous dit-on, dans votre rêve d’indé- ment n>ont pas élu domicile dans la pendance nationale, que vous vivez | tête de l’écrivain du Journal.La Ire _ nous venons de la donner ct la secon- de la vôtre ?Cela est vrai.Mais nous ja voici : Parmi scs petites nouvel-ne voulons pas plus les assimiler à fes> jc journal a une pompeuse petite nous que nous fusionner dans eux.réclame cn faveur de M.OLIVIER Prenons cette déclaration comme point CAUCHON frère du principal rédac-de départ et voyons si les Canadiens I ,cur de cette feuille.Ainsi, nous ont droit de dire à leurs frères d’au- fconseillons aux pharmaciens de QuÔ- Jeudi dernier, les amis de M.T.Darcy MacGee, l’éditeur du Neio Era, journal irlandais de Montréul, ont invité ce publiciste à un dîner et, après le repas, lui ont offert un secrétaire cn beau maroquin noir, renfermant £500, le produit d’une souscription publique.00=* Nous adressons avec le numéro de la Gazette d’aujourd’hui des comptes à ceux de nos souscripteurs qui ne nous ont pas encore payé leur premier semestre d’abonnement et nous espérons que personne ne tardera à nous en faire tenir le montant aussitôt.-L nouit tle la joie la plus vive quand j’observai, à n’en point douter, qu’elle souriait ct saluait de mon côté.Je saluai et souris aussitôt; enivré, transporté, radieux.Cet enivrement fut de courte durée : en me retournant, je vis mon voisin sourire et saluer comme je venais dé le faire moi-même.Nos deux regards se choquèrent comme deux épées.‘—Monsieur, me dit-il en se penchant à mon oreille, les signes d’intelligences que vous avez surpris au passage ne s’adressent point à vous, ainsi que vous paraissez le croire.—Vous supposez cela î lui demandai-je en donnant à mes intonations leurs dièzes les plus dédaigneux et leurs bémols les plus impertinents., —Je ne le suppose pas, répliqua-til j’en suis certain.—Et moi je suis assuré du contraire* -Est-ce que vous auriez l’honneur de connaître mademoiselle Arabelle 1 —J’ai cette honneur.Et vous, monsieur t —Moi de même, monsieur.—Cela étant je prends pour moi la moitié des faveurs qu’elle vient de "noua accorder.—Soit dit-il : je vous abandonne le salut et je garde le sourire.—Fardon, repliquai-je, il se peut faire que le sulut soit pour vous, mais c’est à moi que le sourire s’adresse.—Monsieur murmura mon voisin en proie à un tremblement nerveux, une telle insistance est ridicule ! —La vôtre est inconvenante !” repartis-je en me sentant pâlir de colère.; Sans nous rien dire, nous fouillâmes dans la poche de notre habit.Mon voisin me tendit sa carte et je lui passai la mienne.“ M.le vicomte d’Entrevaux ! dis-je cn froissant sa carte avec rage ; la branche régeante ! —M.Gérard de Fontenay ! dit-il en serrant la mienne dans son.porte-feuille ; la branche exilée ! t, t —Nous vivons dans un temps fertile en révolutions ct cn contre-rcvolutions, repris- je.—Dupres entre en scène, me dit-il ; si vous voulez bien me permettre, nous reprendrons cette causerie pleine d’intérêt après l’acte, dans le foyer.âi Nous gardâmes le silence : aussitôt que le rideau fut tombé jc sortis de l’orchestre ct je montai au foyer, suivi du vicomte.Nous primes place sur une banquette, dans un angle écarté, et je ne suppose pas qu’aucun des pro* meneurs ait supçonné la nature de notre entretien.—Monsieur, me dit-il en froissant sa moustache, j’aime Arabelle et j’en suis aimé.Vous n’avez pas, j’imagine, la prétention de fuire obstacle à mon amour ?Four continuer votre métaphore politique de tout à l’heure, je vous préviens que je ne crois pas à la possibilité d’une restauration monarchique.—Ainsi vous persistez à croire que c’est vous qu’elle a salué, et que c’est à vous qu’elle a souri t — Sans aucun doute.Vous plait-il un argument vainqueur t Lisez cette lettre dont l’écriture doit vous être connue.Je pris la lettre qu’il me présentait et je la déchirai en petits morceaux.Le visage du vicomte s’empourpra, ses yeux lancèrent des flammes.—Monsieur, dit-il, j’ai^^ît-.nreuye avec •Y;,., •• -rélaHÀ'ilsA.m très origines ! “Vivez avec nous et vous ne serez pas plus troublés dans vos immunités nationales que dans le droit que vous avez d’adorer Dieu d’après les inspirations de votre à-ine ! ” Aujourd’hui ne sommes-nous pas en majorité sut eux et en avons-nous jamais abusé ! s Ayant pour eux la garantie du passé qu’ont-ils à craindre de l’avenir ?Et peuvent-ils trouver mauvais, eux, nos frères d’antres origines, que nous, canadiens français, dont les pères ont été les premiers pionniers de ce lieu de notre naissance, qui avons fécondé cette terre de nos sueurs ct de notre sang, peuvent-ils trouver mauvais disons-nous, que nous voulions toujours vivre ct mourrir sur cette terre conquise au prix de tant de sacrifices si méritoires a la seule condition d’être toujours traité par nous comme ils l’ont été t vous d’une moderation, d’une patience qui ne sont pas précisément dans mes habitudes.J’ai pu pardonner votre colère, je ne saurais tolérer vos insultes.J’ai le regret de vous annoncer que demain, à pareille heure, vous serez ou mourant ou mort.—Vous croyez-vous donc invulnérable ?—Non, mais je me crois de première force à l’épée ou au pistolet.A demain, monsieur, à sept heures, devant la mare d’Au-teuil.Il se leva ; nous nous saluâmes, et nous restâmes assis côte à côte jusqu’à minuit.Il n’était pas loin d’une heure du matin quand je rentrai dans la chambre de Rodolphe.—Rodolphe, lui dis-je, je me bats dans quelques heures, et je compte sur vous.—Avec qui vous battez vous! —Vous ne devinez pas ?Rodolphe se frappa le front.—Avec le vicomte d’Entrevaux î s’écria t-il.t —Précisément.—L’aflaire est-elle de celle qu’on arrange f —Non certes.Je l’ai insulté $ je le ei^ots ft:*'.M.bec de faire une importation de séné ct de rhubarbe pour la grande consommation de ces messieurs, et nous les prions aussi de ne pas oublier le sel, car l’écrivain du journal cn a grandement besoin pour parvenir à taire goûter scs articles insipides.Elections ! Elections ! Le Canadien ct le National de mardi, annoncent que les bruits d’une dissolution des chambres sont devenus de plus en plus intanccs depuis samedi dernier ; et nous apprenons par le Montreal Gazette d’hier que M.le Secrétaire-Provincial Terrill a résigné.Electeurs / préparez-vous.ne vous laissez pas prendre par surprise !.Depuis longtemps déjà les candidatures sont annoncées publiquement dans le Haut-Canada; brave ; l’un de nous restera sur le carreau.—Vous souvient-il de la morale que jc vous ai faite, il y a quelques semaines, un certain matin, à six heures, dans cette chambre ?—Parfaitement: vous m’avez entretenu de M.Dupin, des avocats du roi, de leurs réquisitoires et de la cour d’assises.—Nai-je point ajouté que je considérais à l’égal d’un actc déraisonable de se battre avec un inconnu ?.„ —Mais, mon cher, interrompis-je, les circonstances sont bien changées.Si le misérable Raoul était un mythe pour moi, le vicomte d’Entrevaux est une réalité ; Arabelle existe, tandis que Louise n’était qu’uac fiction ; enfin, c’est moi qui suis en cause cette fois; aucune volonté étrangère ne ns pousse en nvnnt, aucun fil invisible ne dirige mon bras.—Le duel aura-t-il lieu à l’épée ou au pis-.tolett me demanda Rodolphe’ persuadé que •on éloquence serait inutile.—Vout réglerez cela avec le fémom de M.d’Entrevaux.* .Nous avons depuis déjà plusieurs jours la preuve que Jean Bte.Guévremont Ecr.M.P.P.a vendu son vote sur une seule question deux fois pour $25 chaque fois ct quelques jours de pension.Nous invitons ec Monsieur à venir en prendre connaissance à notre bureau et à signer en même tems la résignation de son mandat suivant la promesse qu’il nous a faite publiquement dans le easounous lui prouverions cct avancé.CHIQUE DE L\ “GAZETTE.” f * i.• ,.- Enquête des Censitaires de la Seigneurie de St.Ours.—M.le Commissaire Judah.— Elections générales — Un mediant coup de ciseau.En vertu de l’acte seigneuriale de 1854, le cadastre du la seigneurie de St.Ours ayant reste ouvert à l’inspection de la Seigneurie ou de son représentant, ct des censitaires de la dite seigneurie pendant les trente jours voulus par la loi, ct l’expiration de ce terme étant arrivée, M.le commissaire Judah fit, samedi, son apparition à St.Ours, dans la salle d’audience du comté de Richelieu, ainsi que les agents ou procureurs nommés par la scigncurcsse ct les censitaires dans le but de procéder sommairement à la revision finale du dit cadastre.S.C.Monk, C.R., comparaissait pour la seigneuresse, et l’iion.L.V.Sicotte,cn faveur des ceuci-t aires.M.le commissaire s’est beaucoup plaint des défectuosités et des irrégularités portées au cadastre, mais comme ancune procédure ne peut-être contestée pour aucune irrégularité, it ne pouvait, dit-il, y apporter aucun remède, car il avait à se conformer à —Voulex-vous qu’on vous dresse un lit dans mon salon ?—Volontiers.La chose fut faite en un tour de main.Le domestique de Rodolphe nous éveilla 4 six heures ; nous passâmes ches Grisier et chex Lepage prendre des épées et des pistolets de combats.A sept heures précises nous touchions au lieu du rendex-vous.Le vicomte et son témoin nous attendaient en fumant leurs cigares.Les pistoleta furent choisis par les deux parties : la distance mesurée.Nous fîmes feu et le vicomte d’Entrevaux tomba raide mort.Le lendemain, je vis le marquis à qui je fis part- de mon aventure.Il ne mtnqai pas de reconnaître Raoul dans le vicomte d’Entrevaux.Louise était donc délivrée de son persécuteur sans que je le susm et sans qu’elle connut son libérateur.Le marquis en récompense de mabrarours stde mon dé* vouement chevaleresque en raison de la pro* meme que je lui avais frite, me fit épouser sa fille Mlle.D.* Et c’est ainri que j’épôu-sai un tmDion.ÉüüiÉfett m la Gazette dé sorel.laM tTMt tout qui établit qu’aucune procédure ne peut être révoquée en doute pour erreur,.etc., et qu’il ne pouvait affaiblir l’effet du cadastre pour aucune irrégularité quelconque, etc.Cette partie de l’acte Seigneurial parut sauter aux yeux de M.Monk—De ce qu’il s’est glissé une erreur de date ou de nom, il ne s’ensuit pas, dit-il, qu’une opposition peut-être maintenue que par cela même ; que le but de la loi était d’abolir tous droits, charges et redevances féodales ou seigneuriales en leur substituant des rentes constituées d’égale valeur, et qu’on ne pouvait pas sur défaut dé forme faire une opposition com-plette, comme on paraissait le demander ou le vouloir ; que si on prouvait que les censitaires avaient été surchargés, le commissaire pouvait se guider sur le titre reçu de la seigneuresse par le propriétaire, et qu’il ne demandait rien autre chose que les censitaires se conformassent à la volonté de la loi tout aussi bien que les Seigneurs.À cela M.Sicotte répondit que le représentant de la seigneuresse savait bien que durant les trente jours il avait le môme droit de corriger toute erreur ou de suppléer à toute omission que les - censitaires, qu’il était trop tard pour apporter des changements, qu’il était impossible de remplir un blanc par le nom d’un vendeur qui avait été omis en premier lieu.M.le Commissaire parut donner gain de cause à M.Sicotte.N’ayant point assisté à tous les débats nous né pouvons dire la déduction faite sur la somme totale demandée par la seigneuresse, sur la valeur des biens et droits lucratifs, telle que la valeur annuelle des lots et ventes, .la valeur annuelle du droit de banalité et du droit exclusif de bâtir des moulins dans la seigneurie etc., Tout cela est une question de chiffre.Dans tous les cas, il y a déduction.Les censitaires doivent être satisfaits, car M.Judah a paru leur rendre pleine et ample justice.Il est à espérer que les commissaires rendront, cette autre justice aux censitaires— C’est celle-ci : d’économiser les sommes requises payées à même le fonds consolidé du revenu de cette province pour défrayer les dépenses autorisées par l’acte seigneuriale de 54, afin de laisser une balance mmnahlc du dit fonds spécial au rachat des lotis et ventes ou autres droits de mutations dans les seigneuries.C’est aux intéressés à voir que les dépenses ne se multiplient pas par trop, car il y a d’autres dcpetiscs incidentes, telle que dépenses professionelics qui paraîtront assez suspectes aux yeux de plusieurs.Il appert que M.Judah non content de scs lumières qui pourtant sont bien brillantes, voudrait s’éclairer davantage en consultant des membres de la profession légale.Pourquoi n’irait-il pas droit à l’avocat général ou au solicitcur général ?Est-ce que la province ne les paie pas assez cher pour remplir ces fonctions honorablement et dans les intérêts du pays?Vous avez donc, censitaires, ce que vous reclamiez depuis si longtemps, l’abolition de la .tenue seigneuriale.Vous vous rappelez .que lors de la convention anti-seigneuriale on vous parlait souvent de la commutation forcée.Quest-ce que la commutation forcée ?C’est la liberté pour l’agriculture, c’est l’emploi des pouvoirs d’eau restés improductifs entre les mains d’un grand nombre de seigneurs depuis plusieurs siècles, c’est une barrière au fléau de l’émigration qui chaque année nous enlève des capitaux et des bras forts, c’esi rétablissement du régime démocratique, instamment* réclamé par nos mœurs et nos besoins, enfin c’est la substitution d’un principe de vie à un principe de mort.Les élections maintenant.Je disais dans ma dernière qu’il était presque certain que nous n’aurions point d’élections prochainement, vu que Sir Allen McNab disait dans son adresse à scs électeurs que d’après les meilleurs renseignements il inclinait à croire qu’il n’y aurait pas de dissolution.Mais l’arrivée de Sir Edmund Head à Québec, qui delà vole de suite vers la capitale des Canadas afin de saisir au plus vite les rênes du gouvernement nous fait croire à une dissolution prochaine, et à un appel au peuple.Tout donne à présumer, et tout concourt à nous confirmer dans l’opinion que la dissolution du parlement et les élections générales ne sauraient se faire longtemps attendre.Quelles nouvelles nous apportent Sir Edmund de Downing street.(?) Quelle est la capitale des Canadas ?—: Son Excellence se décidera sans doute prochainement à nous l’apprendre.Le rédacteur du Journal de Québec avait oublié d’ajuster scs' lunettes en lisant notre avant dernière Chronique, car: s’il eut.vu clair il se serait bien apperçu en lisant nos au-bas.de notre revue hebdomadaire Îiue nous n’avions point l’honneur d’être lo-rére du rédacteur du Canadien.?'Nous connaissons M.Barthe plus par ses oeuvres, que par nos relations personelles avec lui.Que les Rédacteurs du journal, consultent leur mémoire, ou'plutôt leurs souvenirs :et ilsse rsppeleront que nous appartenions autrefois à la république voisine, et que sous' l’anonyme (Tun catholique, .nous étions quelque fois leur correspondant, et ils s’exempterons d’écrire à tâtons, et de donner des coups de ciseaux pour rien.Molière répond pour nous :— Je ne suif point mon frère un docteur révéré ; Elle savoir cher moi n’est pas tout retiré, Mais en un mot, je sai/, pour toute ma scienee, Du faux avec le vrai faire la différence.D.E.J.St.Ours, 9 Not.1857.tentement partiel parmi quelques régiments de Cipayes, c’est-à-dire de soldats du pays, payés par la Compagnie des Indes, mais c’est une guerre universelle qui comprend plus de trois cents lieues de pays.Les anciens rois de Delhi et d’Oude, avec un grand nombre de chefs, sont à la tête de cetté révolution.Ils ne veulent rien moins que massacrer tous les Européens et rétablir le puissant empire du Mongol.Cette guerre est en même temps politique et.religieuse : les mahomé-tans veulent détruire le christianisme dans les Indes et régner sur le pays.Maintenant plus de deux cents mille soldats sont révoltés ; tous les prisonniers ont été déchaînés pour aider à compléter plus promptement l’œuvre de destruction.Dans plus de soixante-dix villes importantes, les anglais ont été égorgés, brûlés vifs, hachés par morceau, enfermés dans des caisses qu'on a brûlées j d’autres ont eu les yeux arrachés ou enfoncés, le nez et les oreilles coupés j d’autres ont été sciés en deux.Tous les genres de torture imaginable ont été mis enjeu.La semaine dernière on a essayé de brûler les buttes.Les Européens sont jour et nuit sur le qui-vive.Le mois dernier, plus de cinq cents de mes catholiques ont eu une peur panique, et ont prit la fuite.Dans cent autres villes on en a fait autant.Des conjurations ont été découvertes ; des millions de francs ont été sacrifiés pour payer les insurgés ; des proclamation incendiaires ont été distribuées ; partout on répète : Mort aux Européens ! *?i la providence ne nous protège pas d'une manière spéciale, sans aucun doute nous sommes perdus.Nous sommes ici seulement douze cents chrétiens contre plus de deux millions de mahométans, qni n’attendent qu’un signal pour nous massacrer.Que pourrons-nous faire, sinon nous résigner à la mort ?“Voilà l’affreuse situation dans laquelle nous nous trouvons.” SltBAtlôn de» Catholique» dan» XJ Ordre et la liberté de Caen-publie la litre suivante, où un missionnaire, le P.laron, décrit ainsi la situation dés Européens, t e» particulier des catholiques dans l’Inde : “Chittagong, 10 août, 18î>7.“ Depuis deux mois, les Indes orientales oat devenus un foyer d’insurrection, de brigandage et de meurtre.Nous sommes ex* ?osés au pins terrible danger.Ce n’est plus, omme non le pensions d’abord, un méçoo- ; • l Brutalité’ envers une jeune Fille Il y a quelques semaines, une jeune fille, de Chielmgo âgée de douze ans disparaissait de la maison de ses parents adoptifs.On ne savait ce qu’elle était devenue, et son sort inspirait les craintes les plus sérieuses.Elle pouvait être tombée entre les mains des vauriens qui l’auraient fait périr après avoir assouvi sur elle letfrs passions brutales.La police se mit en campagne, et après beaucoup de recherches crut avoir découvert les premiers fils de cette alfaire mystérieuse.Un cocher de voiture publique, nommé Brush, et une vieille débauchée connue sous le nom de inêre Moody, étaient les deux personnages qui paraissaient y avoir pris la principale part.La vieille Moody avouait qu’une jeune fille avait été amenée chez elle par Brush et par un autre cocher de ses camarades ; mais elle disait que cette jeune fille était de St.Louis.La police ne s’en rapportait pas à cette dernière partie du témoignage de la Moody} elle lit les démarches les plus actives pour retrouver la jeune fille sans laquelle il n’existait aucune preuve contre les parties soupçonnées.Samedi dernier, l’oflicier .dc police Charles E.Smith, revenait de London, ilaut-Canada, ramenant avec lui la jeune fille dont parlait la Moody.Elle s’appelle Christina Davis j elle est âgée de douze ans ; sa physionomie est très-heureuse et son intelligence plus développée quc.pe l’est ordinairement l’intelligence des enfants de son fige.Elle a prouvé qu’elle venait de St.Louis, comme le disait la vieille mégère, entre les mains de laquelle elle avait eu le malheur de tomber.Ce n’était donc point la jeune fille de cette ville que cherchait la police.Ainsi, tandis qu’on cherchait une jeune fille qu’on suppose avoir été enlevée, on en a trouvé une autre qui était dans la même condition et du inôme âge Le cocher Brush; son compagnon Mike Joy et la femme Moody, ont été écroués, sous l’accusation d’avoir enlevé une jeune fille avec l’intention de la débaucher.Christina Davis avait fait le voyage seule de St.Louis à Chicago, le 25 septembre» C’est au dépôt du chemin de fer qu’elle avait rencontré Brush à qui elle demanda de la conduire dans une maison privée où elle pourrait attendre qu’elle ait trouvé ses pa rents, à Chicago.Brush conduisit la pauvre enfant dans le bouge infâme de la vieille Moody.Elle y resta une nuit, où elle eut à subir toute sorte d’outrages.Le lendemain la Moody, craignant la police, envoya Christina dans une, maison respectable du voisinage.Les jours suivants, Brush, Mike Joy et la Moody, sc croyant découverts par la police résolurent d’écarter leur victime pour se sauver de toute poursuite.En conséquence* Brush conduisit Christina à Detroit et de là à Windsor, dans le Canada.Il finit par la mener à London, où il la plaça dans une famille du nom de Sopcr.C’est là où l’officier de police Smith, de Chicago,'la trouva.* Là présence de Christina à la cour de police, vendredi dernier, son extrême jeunesse, la manière, touchante dont elle a raconté toutes les épreuves par lesquelles les * misérables qui voulaient la perdre l’ont fait passer, ont produit une profonde impression sur la cour et siiir les personnes présentes à son interrogatoire.^ .L’avocat dé la ville',' Jdbri C; Miller, a recueilli chez lui cette jeune fille.Elle dit que son père doit demeurer maintenant à Chicago, sa mère est morte depuis plusieurs années.Elle à une sœur aînée à St.Louis.Il paraît que les parents de Christina Davis sout canadiens et qu’ils ont habité longtemps Montréal.La femme Moody a dû fournir au cautionnement de $2,000.Bill Brush et Mike Joy ont été emprisonnés faute de pouvoir fournir un cautionnement de J£2’000, pour le premier, et de $500, pour le second.3 * Brame mjntlrleox a Londres.Nous trouvons dans deux numéros successifs d’un journal de Londres un rôeit dramatique dont voici la traduction : Un crime horrible, et encore enveloppé de mystère, vient d’étre .découvert à Londres.Vendredi matin, deux jeunes gens descendaient la Tamise dans une nacelle, lorsque, arrivés à la hauteur de Waterloo-Bridge, ils aperçurent, appuyé sur un arc-boutant, un sac de nuit bien enveloppé de toile et de cordes, et traînant an bout de câble qui avait servi à le descendre du quit, sur Far- bouc tant où il » été recueilli.¦a.v Le paquet étant trop bieu emballé pour être défait, les deux jeunes gens, croyant avoir fait une précieuse trouvaille, le prirent dans la nacelle et l’emportèrent chez eux.Après en avoir coupé les cordes et enlevé la toile, un spectacle horrible s'offrit à leur vue ; le sac ne contenait, en effet, que les dé • bris d’un corps humain, du sexe masculin, et auquel manquaient les pieds, les mains, la tête et plusieurs autres parties.Les deux jeunes gens accompagnés d'un frère plus âgé remballèrent ces hideux débris et allèrent les déposer au prochain bureau de police.L’examen médical qui eut lieu immédiatement, fit constater l’enlèvement de plusieurs parties desjchairs; la mort devait remonter à plusieurs jours, mais diverses indications prouvaient qu’on, avait dû chercher à arrêter la décomposition par l’emploi du sel, dans le but probable d’empêcher que l’odeur n’ac-•usàt la présence du cadavre.Connue la tête manquait, il a été impossible d’indiquer même appromaximativeinent l'àge de cette mystérieuse victime, qui ne pouvait être, toutfois, qu’un homme fait.Le paquet contenait en outre divers vête ments, tels que chemise, gilet, redingote.Ces objets étaient confectionnés d’étoiles de la plus grande finesse, et tels que n’en possèdent (pie les personnes les plus aisées de la société.Ils étaient imprégnés de sang et percés en plusieurs endroits de trous correspondant entre eux de manière à faire croire que l’assassinat a été cammis sur un homme parfaitement vêtu et au moyen d’un instrument pointu, frappant à la manière d’un poignard ou d'une épée.Sept coups out dû être portés dans la région du cœur.Aucnn des vêtements n’était marqué d’initiales pouvant servir à constater l’identité du cadavre.La chemise, le gilet et la redingote étaient coupés dans le milieu du dos, ce qui fait supposer que l’assassin aura après le crime, tourné sa victime sur la face et séparé les vêtements à l’aide de ciseaux, pour pouvoir mieux ensuite couper le cadavre en morceaux.L’enquête a fait découvrir que jeudi, vers minuit, une femme déjà âgée, portant* un lourd sac de nuit, a acquitté le péage des piétons à un passage près de la Tamise ; ce sac de nuit paraît être celui qui contenait les débris humains.Le receveur a même pris ce sac en main pour aider la femme à franchir la voie.En ce moment le sac n’avait pas encore de traînée de corde, et il est probable que la femme en faisant descendre son fardeau à l’aide d’un léger câble, sans bruit et de manière à ne pas donner l’éveil, a cru qu’elle le livrait au courant du fleuve.Il résulte des recherches subséquentes que cette même femme à été vue au bord du fleuve, portant, outre le sac de nuit, un paquet entouré de papier brun ; il y a lieu de penser que ce second paquet renfermait les portions du cadavre qui n’avait pu trouver place dans le sac.Des ordres ont été envoyés à tons ces surveillants le long de la Tamise, a l’effet de voir si des restes humains ou un paquet se rapportant au signalement indiqué n’apparaissit à la surface du fleuve.Dans la journée d’hier, on a commencé l’interrogatoire de tous les cochers de la capitale.Il paraît positif, en effet, que si le paquet venait d’une certaine distance, la femme.qui a/îte chargée du soin de le porter à la-Tamise, a dû avoir à sa disposition une voiture pour une partie du parcours.Une circonstance qui semble importante, c’est que toutes les poches des habits trouvés étaient retournés et ne contenaient aucune valeur.Le vol pourrait donc ne pas être étranger à ce crime, dont la découverte a produit aujourd’hui une indicible émotion dans la capitale.De nombreux détails circulent aujourd’hui à Londres sur les progrès de l’enquête faite par la police, au sujet de l’assassinat de Waterloo-Bridge.— Les fouilles faites dans la Tamise ont fait retrouver la cravate supposée de la victime : cette cravate est en soie noire et coupée en divers endroits.On suppose qu’elle se sera détachée du paquet qui contenait les débris humains manquant dans le sac de nuit.Une scène de pugilat a eu lieu mercredi à Dieppe entre deux Anglais.Personne n’én a su la cause ou ne l’a transmise aux journaux.Elle est pourtant assez .piquante, et un de mes amis qui revient de Dieppe me l’a racontée ce matin.• .L’un de ces Anglais, chirurgien, était dans ce petit port, lorsqu’il a vu descendre du paquebot un de ses compatriotes qui av été condamné, il y a huit ans, à être pendu pour avoir tué sa femme.Après sa condamnation, il avait vendu son corps à l’homme de l’art, et avait touché et bu le prix de son marché ; mais ayant été gracié, puis mjs en liberté après huit tngiie séjour dans tes prisons, il était devenu valet de chambre d’une famille anglaise qu’il avait suivie à Dieppe.C’est là qu’il a rencontré l’acquéreur de son corps.Il a feint de ne pas le reconnaître ; mais Sur-gcoti l’â saisi par le collet et l’a secoué avec rudesse.Contusionné partout, l’homme ven- ét l’intérêt, répliquait le doctèurwr^éc que l’autre i fini par (aire.Le National, de Québec, annonce à ses lecteurs qu’il ne paraîtra que deux fois par semaine pendant la saison d’hiver.'• La Minerve ne parait plus que le Mercredi et le vendredi, et le Canadien ne publiera qu’une édition tri-hebdomadaire * mais au printems il reprendra son édition quotidienne.les mormons.—Les dernières nouvelles du Territoire des Mormons nous apprennent que Brigham Young et son lieutenant H.C.Kimball s’pprétaient à quitter la ville du Lac Salé avec des provisions pour une campagne de six semaines dans les montagnes, leur projet paraissant Être de barrer le passage aux troüpes des Etats-Unis.Martage.A St.Michel Yamitka, le 28 Octobre dernier,par le Revd.Messire Lebrun, Curé du lieu, M.Joseph Turcotte, Marchand, d« ¦ .' .j , !.j Village D’Industrie, à Dlle.«‘Mathilde Eloise Clarisse Laflcur, fille de Paul Lufleur Ecuicr, Marchaudde St.Michel.Tableau des Ventes par le Shérif, DISTRICT DE MONTREAL.rouit LE MOIS UE NOV.1S57.H.N.Nelson vs J.McGui—deux terrains «àlson a l’industrie—Vente à l'industrie, le 16 à 10 heures.É.Clark vs W.Cunningham—Un terrain rue St.Alexandre—Vente au bureau du Shérif, le 16 10 heures.J.Hood vs W.McDouald—Un terrain, rue Ste.Marie—Vente au Bureau du shérif, le 16 à 10 heures.E.McGreggor vs E.Baird.—Un terrain, côte St.Antoine—Vente au Bureau du Shérif, le 17 à 10 heures.H.Carleton vs E.Duford—Cinq terrains, maison à St.Rémi —Vente à St.Rémi, le 16 à 10 heures.G.M.Prévost vs J.B.Dubois—Deux terrains, etc., Sic.Adèle, le 16 à 10 heures.G.A\ hit held vs C.D'école—Quatre terrains, maison, St.ltoimmld—Vente à St.Romuald, le 16 à 10 heures.G Bcaudet vs .1.Lalande— Une terre, maisons 4St.Ignace, le 16 à 10 heures.A.Sauvageau vs Vandal— Un terrain, maisoft, Chatcauguay—Vente à Chatcau-guay, le 16 à 10 heures.C.Schiller vs M.Duplessis.—Deux terrains et une terre, maisons, côte à Languedoc, Coteau St.Pierre et Côte St* Luc— Vente au Bureau du Shôrifï, le 25 à 10 heures.J.Patenaudc vs II.Beauchcmin—Un terrain, Belœil, le 16 à 10 heures.S.Paige vs J.Bowkcr—Plusieurs terrains etc., Farnham et Stc.Bridget— Vente àFarnham lc 12 à 2 heures et à Ste.Bridget, le 14 à 10 heures.IL Iloward vs J.Campcll—Uu terrain, maison, Cntliam—Vente à Catham, le 25 à 10 heures.A.* Delisle vs M.Pomiuvillc—Deux ter.rains, maisons, rue St.Phillipc—Vente au Bureau du "hériffle 25 à 10 heures.• C> VU “ s ¦ « * s 3 ® • P «- £_ .2.• o < • c_ • —• ni .*.• ^ «—• .r • n p .* .f» • : • « .« np .p r_ • * .3 S3 • î • » ?.• .• ut co .: : §*- : • : ?^ • • • *•# • • • • s • .o l * I • « ?2 n n —i — 3 ° u.33 * c Og o O 73 ~ nS If es c * 3 C3 • ^ ft n « —— o ® a ~t es • • < “ ?- < P -t CO a a CO Ut : a • m • p • : 3 : n c* X c rr CO Ut *é, et leur annonce qu’il couünuc sa grande du soussigné, à quelques pas du Palais de manufi'cturo de voitures, Au MIVH HORLOGiER, Place du Marché, • OR L.Sorel, 13 août|1857.A.©©MLDIKIj MAGASIN DE CHAUSSURES, Vis-a-i’is le Marchéy Sorcl.p déjà ItOFITB d’une presso à Sor pour remer-_ cicr scs nombreuses pratiques qui lui ont éjà donné un si grand oncourngcmcnt.Il les invito de nouveau à faire la visite de son magasin.On y trouvera toujours qn assortiment complet à vendre à un prix très-reduit.Son assortiment est de ls meilleure qualité et composé d’articles les plus variés, tels que : Bottines poor Dames, Elastiques, Congress a talon pour Dames, toutes espèces de CliniiSRures pour Messieurs, Bottes de veau.français, Gatcrs en Cuir à patentes et élastiques, Souliers.en cuir à patente et toutes espèces d’autrr» Chaussures qu’on peut désirer.Anssi un assortiment complot poor lesenfonts.\ .R Sorti, Il août 18ST LA PLUS CONSIDERABLE DE SOREL, et une des pins grandes du pays, et qu’il y fait constamment des voitures de toutes espèces pour l’été et pour l’hiver, joignant la solidité au style le plus nouveau, de n*importe qu’elle espèce depuis la plus élégante jiifl’quà la plus commune.Ceux qui cn auraient besoin et qui lui feront le plaisir de lui rendre visite, pourront choisir sur un grand nombre déjà faites et s’ils n’en trouvaient pas de leur goût, on pourrait leur en faire comme Ils le désiraient dans très peu do teins.Il emploio aussi pour la manufacture des voitures le meilleur bois possible et les meilleurs matériaux en tous genres, afin de donner toute la satisfaction possible aux pratiques.A la manufacture de voitures du soussigné est attaché BT UNS BOUTIQUE POUR PXUTURBR BT VERNIR les voitures, de manière à donner toute la satisfaction possible aux pratiques qui ne sauraient trouver un ouvrage mieux fini nulle part ailleurs.Il espère donc mériter encore davantage le patronage du public, et quant a la libéralité des termes de paiement il 8c flntte que jusqu’à présent ceux qui out eu affaire à lui n’ont jamais eu lieu de regretter sous ce rapport.HUBERT DROLET.Sorcl, 13 août ld57.LOUIS DUSSEAU, menuisier et Entrepreneur, SOREL LE Soussigné prend là liberté d’offrir ses services au public comme GONSTUCTEUR ET ENTREPRENEUR DE MAISON.11 pourra aussi exécuter les manuscrits de toutes sortes pour maisons, etc.suivant le goût de ceux qui voudront bleu l’encourager.’ II fbra Huusf'toutes espèces clVmvrage de goût en bols.Il sera permis à ceux qui l’emploieront do fournir les matériaux nécessaires, ou bien le soussi-gaé let fournira lui-même.LOUIS DUS8KAC.Hotel, 10 août 1857.w * IL.m TOI Kl, ARPENTEUR, Mme Charlotte, tort.Sorel, 13 août 1857.ÿit da^clk k jswtl, JOURNAL PUBLIE DANS LfeS INTÉRÊTS DU DISTRICT DE RICHELIEU, Le Jeall de chaque semaine, par CL I» BARTUE, Proprstaiir > Angmnt Fmrtl r, Imprimicr.i TERMES D'ABONNEMENT : Fihuir l’Amn 1C*.“ &lx inmlft,.to.‘ .» I.4 1er.Semestre payable invariablement d’avanee*.Ceux qui veulent discoRtinuer sont obligé» d’en donner avis un mois avant l’expiration, dût terme de leur abonnement, qui ne peut .tone moindre que de G mois.Toutes Correspondances, etc., doivent êtr» adressées ail Hédacteur-en-Chef, affranchies «I munies d’une signatures responsable.Toutes correspondantes d’une natum perse*-nelle, serout chargées à tant la lignes TARIF DES~ANNONCE*.• * •» Les annonces sont toisées sur type Brtwier.La 1ère insertion,* par ligne,.kds 0 4 Les insertions subséquentes par Ilgnc^ 0.0 1 Une annonce d.une colcnno, avec condition, pour l’année.vi'i ; .’.CIO 0 • Do 11 w • 44 •, six mois.0 ft .# .Do “ “ if:v trois mois, i 15 0 Adresse d’affaire*, de 3 à 5 Hgnes, psr an 1 0 0 Toute annonce, sans condlUei, sera insérés jis* qu’a contre ordre,—à 4d.et ld la ligne.: It tout ordre jionr discontinuer RM annonss doit être fait par écrit.; On Accordera mm praëqies Bm étoltafles Mbéréli’; • :vi,t “ J.t.-‘•O., u.'MmmmuÉamuai è.-i
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