Gazette de Sorel, 12 octobre 1867, samedi 12 octobre 1867
* «] l | ’ .* , * 4 T* v i t il ffowwat JB-JHUowa&ait* JWtfiqu*, fioummiat, fricot* if tilf*ratrf.G.I.BARTHE, Propriétaire et Rédactenr.thufellté dans dès Cntépêts d« 0>t®tHet de ÉteheCîewi I JOSEPH CHENE VERT» Iraprimenr.FEUILLETON DE ®a- Siazdl* 6$ Sont du 12 Octobre 1867.&OS&&IO1 HISTOIRE ESPAGNOLE.PAR K.B.DRIEUDE.O.Religion l tu es l’Ame du vrai bonheur I young.(Suit deux heures, c’est bien court., sensible en le pressant contre son “ H soupira : ” peut-être les dernières cœur.de ma vie /.Qui êtes vous donc?De son côté, Hippolyte était saisi dit-il ensuite à Silva, comment dc-dc vénération pour tous oenx qui Pen- J meurez-vous chez le prince de Mas-vironnaient ; l’impression qu’il avait sérano ?éprouvée au couvent de Sainte-Ma- —ne connais pas ce seigneur ; rie, chez les Fransiscains, sc renou- Isola-Doma ne lui appartient plus de-velait à Isola-Doma ; il y retrouvait Pu*s un grand nombre d’années; il Dom Camille avec une joie indicible, plus même en Espagne.’’ boni père.ses craintes, son affection.—J ai toi dbalear dà feu.que je né la supporterais pas.1 ¦ , P:'1,Ô îf*u • • > ¦¦ .f •* 1 • .r » % ' I .tout pesé.J’aime mon père, reprit le jeune, homme avec émotion ; rpais si voué saviez combien une seule heure m’a éclairé sur le fonds que ie dois fai ré de cette tendresse !.Ah ! laissez moi vous ouvrir mon cœur, vous* révèlèr les secrets affieux.—Jamais, dit Silva, jamais je n’y consentirai : ces.secrets sont ceux de Morven, autant et peut-être plus que les vôtres.; Descendez dans votre âme, Hippolyte ; interrogez votre conscience, telle .vpus dira,-que vous êtes déjà bien coupable d’avoir parlé avec autant d’indiscrétion de l’auteur de vos jours ! Rentrez en vous-même, mon bien cher ami, et promcUez-môi de.vous examiner sérieusement çlia-que jours .sur ves pensées, vos paroles et vos actions,;f que cet examen précède toujours votre repos.Quand vous a tirez.découvert vos imnerfec-ll°n® jotinialièreSÿ.il ne vous i restera autant dejoisir, ni;de volonté pour ob- l %1 dfcryer celles .des antres.m >i pleurait de .contrariété, et Silva n*cn cacha rien à son père.“ Avec tout autre que vous, mon cher Silva, dit le comte, je m’y refuserais ; .mais si la seule crainte de me déplaire s’oppose à voire consentement, si la présence de mon fils ne vous est point à charge dans votre voyage, je me fie à votre honneur, pre-nez-le avec vous* et respectez sa religion.” Silva saisît la main du comte.“ Votre confiance me fait une loi sacrée d’y répondre j j’espère qu’Hip-polyte sent tout le prix de votre condescendance.’’ Le jeune homme se jeta dans les bras de son père.“Je verrai Oscar, quel bonheur! s’écria-t-il ; mon père, je deviendrai plus soumis que jamais vous ne vous repentirez pas d’avoir rendu votre fils heureux.” Le comte l’embrassa en laissant échapper quelques larmes dont Silva ne put alors approfondir la vraie eau- et déjà ce cœur frivole savait goûter une satislaciioii paisible et silencieuse.Le jeune comte de Morven voulut faire avec les autres la prière du soir a la chapelle, sc mit à jenoux comme eux, et pendant l’examen son recueillement était édifiant.Il se plaignit, doucement à Silva, le même soir, de ne pas encore bien faire cet examen, et il le pria humblement de l’y aider en lui disant les fautes qu’il aurait remarquées en lui durant le jour.Silva le lui promit avec attendrissement.Hippolyte dormit bien, se leva plein de joie, et voyant que Silva allait à la chapelle, il l’y suivit, pria aussi longtemps que lui et l’accompagna au salon d’en-bas.Hippolyte était déjà bien changé et avait singulièrement profité des leçons et des exemples de Silva.Sa docilité et son amour pour son aimable guide utfimnt Ann» .*1 f * I • •., 3- beauté ravissante.Cependant, en- étaient sans bornes ; il étudiait sur sa viron un quart d’heure après ou’ii eut nhvsmnnmip fnnt An fini 1.:________:• :i_____¦ 1 se.XIV .Silva et Hippolyte partirent le len-d.®majn,au,point du jour.Rien de comparable à la , joie d’Hypolite ; il s’ébattait dans la campagne, faisait ’ébattait dans la campagne, mille folies, dont Sijya souriait agréablement, heureux de l’innocence des mœurs/èt de la pureté des plaisirs de son jeune ami.Ils : rencontrèrent dans les Pyrénées une femme assez mal yêtue,.qni salua Silva ; c’était Ul|e personne malheureuse, qui habitait les, environs ide Castel-Abeja.physionomie tout ce qui pouvait lui plaire ou lui déplaife* et rien n’était capable, ce semble, de le déterminer à désobéir a celui qu’il aimait.Silva le prit avec lui pour visiter le village; il ne craignit point dele rendre témoin de la reconnaissance de ses pauvres habitants pour les bienfaits d’Henry, de Mathilde, et pour les siens propres, parce que ce spectacle ne pouvait qu’enflammer l’estime d’Hippolyte pour la vertu et la bienfaisance, ii avait déjà dimu-nué dans son élève un goût immode* ré pour les dépenses vaines et inutiles j et, par son exemple autant que par ses discours, il lui inspirait insensiblement cette sage et noble économie qui, sans rien refuser aux justes convenances du rang et de la société, dédaigne les frivolités et le luxe.Sil* va était trop, profondément chrétien pour ne pas être pénétré de cette grande vérité : que la fortune n’est donnée à l’homme que pour la partager avec les malheureux* et comme un moyen d’acquérir, par la bienfaisance .et les privations volontaires, l’éternité, qui sera pour d’auties le prix des sacrifices forcés et de la résignation chrétienne dans l’état obscur et pénible où les a fait naître Celui qui ne doit compte aux mortels ni de ses actions, ni de la distribution de ses, dons» L’inconnu s’appuya"sur le bras de Silva en pâlissant.*’ Il n’est plus ici répéta-t-il douloureusement ; ainsi je ne le reverrai probablement jamais!.; Que votre volonté soit faite ù mon Dieu !’’ Il allèrent à l’église ; Silva avait prié Oscar de l’y devancer.L’inconnu, en entrant, se jeta à genoux dms le chœur, croisa ses mains sur sa poitrine, et demeura comme absorbé clans sa méditation.Silva alluma les cierges : et après avoir fait sa préparation jusqu’à une h(*urc du malin, il célébra ia messe.Cscar la servit ; l’inconnu s’approcha de la sainte table.Silva lui donna la sainte communion, ainsi qu’au pieux Oscar, qui se présenta pour participer au mémo bonheur.Le visage de l’inconnu était inondé be larmes ; un vif éclat, causé par l’émotion de son âme, rendait sa A m m _' ’ communié, il perdit tonte connaissance.Oscar, à g^nouxjprès de lui, le soutint danc ses bras.Silva qui faisait son action de grâces, vint à lui.Ils le portèrent dans une petite salle attenant à la sacristie et lui firent prendre un peu de vin.Sous son manteau, le jeune inconnu avait un espèce de vêtement de soie noire.Silva prit une soutane neuve à lui, dans l’armoire de la sacristie : “ Mettez cette robe sous votre manteau.lui dit-il, vous aurez moins froid, et vous porterez les livrées du Seigneur.” Il y consentit.“Je fus consacré au Seigneur «lès ma naissance, dit-il, je m’offris moi-même à lui avant l’âge de sept ans ; il a accepté mon sacrifice, car il m’a réséryé pour lui seul !.Puis, regardant attentivement Silva et Oscar, il demanda leurs noms et s’ils étaient frères.“ Nous sommes frères en Jésus-Christ, dit Oscar avec feu, unis pour Je servir et pour vous aimer ! —M’aimer .-.'.répéta l’inconnu.Ji y a longtemps que ce cœur, tout brûlant d’affection, n’en inspire plus à personne J.Oscar le saisit entre ses bras.“ Ne pouvons-nous donc te retenir avec nous ?lui dit-il avcc cetfc cxal- lui restent, pour me jeter dans les bras cio Celui qui m’éprouve, et peu a peu la paix renaît dams mon cœur.—Où vivez-vous donc si solitaire ?—Pardonnez mon silence, il doit être inviolable.Je dois vous quitter, continua-t-il ; j’emporte le senii-ment^ de vos bontés et de ma reconnaissance ; puis-je espérer vous avoir encore?.;; —Quand vous le voudrez, dit Silva ; marquez le jour, j’y serai exact ; et, dans le cas d’une impossibilité imprévue, mon ami irait vous joindré! et vous en instruire.’’ L’inconnu entra alors dans l’église, sc prosterna au pied de l’au'el ; et se ie levant, il essuya ses larmes, et sortit nvèc les deux amis, auxquels il donna rendez-vous pour le jour de l’Assomption.Ils choisirent une pierre dans les ruines, aù Silva promit de déposer une lettre pour lui sSl: avait quelque chose à lui demander.L’inconnu lui dit pareillement y mettrait un mot s’il désirait vivement sa présence avant le temps marqué.Oscar se chargea de visiter la pierre chaque jour.“ Pour moi, je n’ai ni papiéfj’ ht^ crayon,” dit le jeune homme.Silva promit de cacher bous cette* pierre un petit cahier et un crayon' qui leur serviraient mutuellement.Ils' s’embrassèrent ; l’inconnu demanda la bénédiction de Silva, et, les priant* de ne le point suivre, il s’enfonça1 dans les ruines; Les deux amis reVinrént à Isola4' Doma en s’entretenant de leurs intéressant ami.Silva le connaissait' mieux qu’Oscar ; mais lié par le secret de la confession, il devait se cocher à lui-même ce qu’il soupçonnait du nom et des malheurs de cet être angélique.XV Le lendemain, vers midi, on ap- porta à Silva une lettre du comte Morven ; elle contenait ce qui suit : “ Veuillez, mon respectable ami, prolonger votre séjour à Isola-Doma jusqu’à la réception d’une nouvelle lettre de ma main.11 règne ici une maladie épidémique ; les médecins pensent qu’un de mes domestiques en est attaqué.Si leurs soupçons se confirment, je vous indiquerai un lieu où iious pourrons nous réunir, afin qu’Hippolite ne revienne pas à Bayonne, au milieu d’un air si contagieux.“ Adieu, cher Silva ; je dois cesser; un mal de tête accablant ne me permet pas de m’entretenir plus longtemps aveevous ; je! me déciderai j peut-être à vous aller trouver.Mod cœur est tout à Isola-Doma ; mais si j’étais moi-même surpris du mal qui règne ici, par aucune considération, sous aucun prétexte, et quand même je le demandeiais moi-morne, à moins _ • m 1 • • A |f« que par écrite ne conduisez point Hip- ilflHKififH iüiH B; polyte près de moi, ni à Bayonne; la complexion faible et delicate de ce cher enfant ne résisterait pas à une maladie.«.• “ Adieu, priez pour moi ; vous me trouverez toujours le même, pénétré de l’estime et du respect qu’inspire la vertu.“ Votre ami, “ Ildephonse di MitV* • • • *4 .{A continuer.) v' ¦¦a Sa Saztfft ht Samedi matin, 12 Octobre 1867.ils ne seraient que des factieux dont la mission avouée serait une politi que de cabale et dont le but ne serait que l'intérêt personnel.REVUE.Umoiïiégislative on fédérale.v.44 II y aura dans notre politique, deux principes en lutte : le principe de l'union et le principe fédéral.Le premier tend à la fanion de tous les intérêts ; le second au contraire aura pour effet de maintenir l'autonomie de chaque Province.” 44 La Nouvelle-Ecosse, parait-il, aurait craint les empiètements du gouvernement général.Les tendances d’Ontario et de Québec l’auraient effrayés.Tels sont les sentiments qui expliqueraient l'attitude qu’elle vient de prendre.’’ 44 Si cette interprétation de sa conduite est exacte, ce n’est pas grave, et les Canadiens-Français surtout GRANDE FÊTE À BERTHIER.Un nombre considérable de citoyens marquants de divers endroits étaient réunis mercredi, à Berthier, pour célébrer la 50ème anniversaire de prêtrise du vénérable M.Gagnon.L’intérieur de l’église était richement décorée de bannières et de tentures.L’autel ressemblait à un faisceau resplendissant d’or, d’argent
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