Gazette de Sorel, 20 avril 1870, mercredi 20 avril 1870
JL Sème année Sorel (P.-Q.,) Mercredi matin, 80 Avril 1870.Numéro 65 >-v.< 1 Soutwaï SLti%u$, liotttttttwial, ürjuicote tï O, 1, BAKT11E, Proprietaire et Rédacteur Publie dan» les interets (lu llistriet de lticlielieu.J0M« \ Imprimeur# A Mos petits Amis# Blonds enfants aux roix argentines, Frais comme an bouquet d’églantints, Riants co une des chérubins, Si beaux, sous tos robes oranges, Qua l’on dirait un groape d'anges Nés sous le piuceau do Rubens.J’aime à rocs voir sur la pelouse, Sous l’œil d’aue mère jalouse, Courir comme des papillons Dansant sur leurs ailes de soie; Feu soucieux, dans rotre joie, Du monde et do ses tourbillons.Ab (quand je vois vos fronts sans rides, Vos teints roses, vos yeux limpides Quo n’ont jamais teruis les pleurs, Je pense à mes jeunes années.A mes illusions fanées, liélus 1 sous le vent des douleurs 1 Oh ! gardez voire foi si vivo Et votre innocence naïve, Coupe d’ambroisie et do miel 1 Fuyez une vie orageuse.Ët si votre mère est heureuse, Vous aurez votre place au ciel 1 Loois-H, Fbkoiiïtth.DlCALOGUE DE L’EPOUSE.I Femme à six heures tu te lèveras, Et tu prieras Dieu convenablement.II Nette et bien propre tu te changeras.Et feras à déjeuner vitement.III Ta maisonnée et toi déjeuneras, A sept heures invariablement.IV Tous les jours, ta soupe au feu mettras, Sur los huit heures indispensablement, V Le soir au besoin tu boulangeras, Et pèleras tes patates memement.IV Tous les autres repas tu régleras, Et observeras fidèlement.1JLV Couture et autre ouvrage tu feras, Sans aller ailleurs payer chèrement.IJIV A ta maison tu travailleras, Et mettras de l’ordre pareillement.XI Tes enfants avec toi tu garderas, Et les élèveras chrétiennement.X Tous ces préceptes tu accompliras, Et iras au ciel bien certainement, Les sept commandements de l’epoux I Sur les cinq heures tu te lèveras, Et réchaufferas ta maison vitement.II Seul à genoux tu te prosterneras, Et adoreras Dieu dévotement.III Do toutes tes forces, tu travailleras, Et feras tous tes travaux promptement.IV Vieille Routinciu repousseras, Et suivras le Journal fidèlement.V Tes garçons et filles tu instruiras Et apprendras à vivre saintement.VI Toute liqueur forte répudieras, Et boiras l’eau pure seulement, VII Ces commandements tu observeras, Et t’en repentiras aucunement.d’affection pour notre langue, refusent en quelque sorte de passer aux traducteurs les documents qui sortent de leurs bureaux, lis traitent indignement le chef des traducteurs ; français, qui occupe vis-à-vis d’eux ' une position inférieure.Pour remédier à cet inconvénient il faudrait réunir en un seul bureau les traducteurs du déliât et des Communes, et faire de ce bureau un dé-partement régulier, avec un chef auquel on donnerait une position égale en tout à celle des assistants-ministres.Cette organisation rendrait la traduction moins dispendieuse et beaucoup plus efficace.Cette idée, au reste, n’est pas nouvelle.Plusieurs orateurs de l’ancienne assemblée législative ont déjà songé à la mettre eu pratique, no-tammant M.Turcotte et Thon M.Sicotte.Le ministre actuel des Travaux Publics a voulu aussi réaliser ce projet pendaut qu’il était Secrétaire d’Etat.Il serait temps, je pense, de donner suite à ces velléités.Et l’on no saurait trouver un homme plus digne et plus compétent que M, Dorion, le chef des traducteurs français, pour organiser et diriger un semblable bureau.Description, Taux.Montant.Station et dépôt de la Pointc-Lévls.Bureaux des officiers $ 3000 Hangar pour lefret Do pour les chars à passa- 1000 gers Do pour les locomotives et 700 atelier pour les réparer.Ecurie, avec uu apparte- 2500 ment pour y mettre les harnais et le fourrage.600 Maison pour loger le gar- dieu do la station 600 Barrières et clôtures 1000 Enclos pour les animaux.200 Plateformes tournantes.300 Pour quatre stations intermédiaires.Bureaux, hangar pour le fret, plateformes tournantes, gare d’évitemeut S 2000 8000 Terminus à Saint-François 3000 Lignes do télégraphe complètes, 50 milles.250 12500 $ 31400 S 9000 21000 (Du Courrier de Si.Hyacinthe.) A propos d’impression, je dois vous dire que les documents français viennent presque toujours après coup.Nos députés se plaignent avec beaucoup de raison de ces retards, qui ne sont nullement imputables aux traducteurs français.Ils ne peuveut obtenir les documents anglais pour les traduire quo quand ils ¦ont livrés au public.C’est une lacune qu’il est important de combler.Si l’on tient à l’u-sago de la langue française, il faut quen tout les députés d’origine française soient traités absolument comme ceux qui parlent l’anglais.C’est-à-dire que tous devraient recevoir en même temps, dans leurs langues respectives, les documents publics.Les retards éprouvés dans la distribution des papiers français pro- viennent de ce jue certains chefs de />.„ .yvur ,c cncm Bureaux anglais, qui n’ont guère de la Pointe-Lé vit à Komibec, JLo coat de» diemins se» de bois* Un ingénieur, M.Rickon, fournit, dans un rapport relatif au chemin de Gosford, des renseignements qui ne manquent pas d’intérêt pour ceux qui s’occupent du chemin de Richelieu et Arthabaska.Voici quelques extraits de ce rap* port : “ Les frais de construction sont basés sur ceux d’aulres iigncssembla-bles.J’évalue le coût delà construction du chemin proprement dit, une fuis complété, à $256,550.Celui du matériel roulant, à $77-, 700, soit $334,250, ou $0,635 par mille, pour 50 milles.D’après l’expérience que j’ai acquise dans des ouvrages semblables, je suis persuadé que l’on pout construire cette ligne et la munir de son matériel au prix fixé dans mon estimé, à l’exception du coût des terrains et de celui des clôtures.J’ai ajouté 1(10 pour les dépenses contingentes, dans lesquelles il faut comprendre les travaux qui se rapportent au génie civil, à l'arpentage, aux plans, spécifications, dépenses légales,.frais de voyage, etc., etc., etc.En terminant ce rapport, je ferai quelques observations sur l’avantage qu’il y aurait à construire un chemin à lisses de bois.Je dirai, d’abord, que le coût de la construction de ce chemin, est bien bas .* étant moins de la moitié de celui des chemins à lisses de fer, tandis qu’ils peuvent contribuer, autant que ces derniers, au développement des ressources et du commerce d’un pays.En second lieu, ces sortes de chemins offrent une grande facilité pour la construction d’un chemin à lisses de fer, quand les lisses de bois sont usées, l’aplanissement et le terrassement étant les mêmes dans les deux cas.Enfin, et ce n’est pas la moindre considération, on peut obtenir du gouvernement un octroi égal à un tiers du coût total, quand le chemin est terminé, ce qui ne peut s’obtenir pour un chemin en lisses de fer, la loi déclarant qus ces octrois seront pour les chemins à lisses de bois ¦eulement.Au Secretaire De la Compagnie.Estimé approximatif du codt de la construction de 50 milles de chemin à lisses, depuis la Pointc-Lévis jusqu'à Saint-François, dans le comté de Bcauce, y compris h matériel, fait pour le chemin à Us- 8 1800 72000 Pour la construction du chemin propre- ment dit.Pont sur la Rivièro Etche- min.7000 pieds de pilotis à traversées cudroits bas, les nyrtns,etc.Tnwaux d’excavation consistant à tailler le roc où il sc rencontre en bancs, et à remplir les inégalités pour former les pentes, soit 9000 verges cubes par milles, il 20 cts.par verge, par mille .Pour 40 milles.Ouvrages sur pilotis dans la partie du terrain inondée par la rivière Chaudière, soit 8 milles.4500 Travaux d’excavation dans le roc, exigeant l’action de la poudre, 1 mille, 9000 verges à80 cts.Pour terrasser, fixer, entailler les traverses et poser la voie,soit 40 milles à.Entailler Ira traverses et poser la voie,10 milles.50 milles de lisses d’érables, 75G lisses par mille, à 50 cts.378 50 milles de traverses,2300 par mille, à 25 cts.chaque.50 mille coins, 9200 par mille, à 2 cts.chaque.Plateformes tournantes, n.2, pour les locomotives.Réservoir, aiguilles, gares, gare d’évitement.pour aller et revenir.$ 2000 500.000 m mots do grain, à 10 ceti- tins chaque.50000 50 chevaux à 82.50 chaque*.125 1000 vaches, il 82.00 “ .2000 5000 moutons, cochons, cto., à $J chaque.5000 , 3000 barils de farine, etc., à 50cts.1500 j 100.000 madriers, à 82.50 p.100.2500 Fret eu général, tel que viaude do boucherie, volailles, beurre, etc., et le fret de retour,—passages par la ligue du télégraphe, etc.4000 Dépenses générales,—comprenant la direction, les employés, etc.10000 1 ingénieur.800 0 conducteurs de locomotives.3600 6 chauffeurs.1800 2 conducteurs de convois.1000 2 hommes de frein.600 5000 cordes de bois.750 lluilo, déchet, etc.*.1200 50 hommes pour poser les lisses, hommes pour les aiguilles, portefaix, etc.7500 Ajoutez un 1/5 pour la détérioration sur $200,000 pour le coût de la voie et du matériel roulaut.40000 874000 Laissant nue balance à déposer sous forme de dividende.$47125 J.J.ltlOIvON, Ingénieur civil* 36000 800 200 575 184 7200 32000 2000 18900 28750 9200 COURRIER PARLEMENTAIRES.CIIAMBke des communes.250 500 2000 Total pour lo chemin complet.Matériel roulant.4 locomotives pesantes pour le fret.8 7200 2 “ légères pour les passagers.5800 G chars à passagers.1500 4 plateformes pour les animaux.400 2 chars à die vaux.400 40 wagons pour le graiu, etc.400 30 chars plateformes pour le bois.,,,«.250 4 chars boîtes.300 4 chars à bois (hand trucks) 100 2 chars à frein et i\ bagage pour les convois de passagers.400 $256,550 28800 11600 9000 1600 800 16000 7500 1200 400 800 Total du matériel roulant.% 77,700 Grand total : Stations, télégraphie, etc.8 33400 Chemin proprement dit.25G550 Matériel roulant.77700 8367659 Plus 1/10 dépenses contingente*».36765 $404415 A l’exception du prix des terrains et des clôtures.J.J.Rickon, I.C.Nouvel EstimI transmis par M.Rickon au secrétaire de la compagnie : Estimé du Revenu paur 200 jours coopération.100 passagers chaque jour, prix moyen, $1 Outaouais, 11 avril.Apres les affaires de routine, M.Ilowe a demandé à la Chambre de s’ajourner pour témoigner de son respect à la mémoire de M.Chipman, décédé dimanche matin.il lit l’éloge du défunt, qui était un homme à l’esprit élevé, un mar-chaud entreprenant et habile, et un excellent représentant du peuple.L’hon.M.Tupper désire aussi honorer la mémoire de M.Chipman.11 jouissait de l’estime générale et de la confiance de la population au milieu de laquelle il vivait.L’hon.M.Doriou dit qu’il n’avait connu M.Cliiptnan qu’en sa qualité d’homme public, mais il avait pu remarquer l’indépendance de son caractère et son esprit pratique» Il demande de seconder la proposition d’ajournement.La chambre s’ajourne.Séance du 12.Hier soir, dans la chambre des communes.Sir A.T.Gall a proposé la motion suivante de non-confiance au ministère: Que le système actuel, en vertu duquel le chemin de fer intercolonial doit être construit comme ouvrage public de la Paissance, est dispendieux et peu satisfaisant, qu’il n’est pas dans l’intérêt public que le gouvernement soit chargé de l’entretien et du fonctionnement des chemins de fer, et que, dans l’opinion de la Chambre, il est désirable que des mesures soient adoptées immédiatement pour constater si des arrangements ne pourraient pas être pris avec des personnes responsables pour la construction du chemin de 1er intercolonial comme entreprise privée (les dits arrangements comprenant les contrats existants), et pour la disposition en leur faveur des chemins de fer existants de la Puissance, à compte du paiment de leur entreprise, par suite desquels arrangements une somme très-considérable pourrait être économisée dans le coût du premier ouvrage, et le gouvernement exonéré du devoir difficile et dispendieux d’administrer un système do chemins de fer trèa-élendus.La discussion de celte résolution a occupé toute la séance.Le député de Sherbrooke a com-mencé par déclarer qu’il ne désirait pas que l’on considérât sa proposition comme une motion de non-confiance.U est arrivé très-souvent dans le Parlement anglais que des amendements au budget ont été adoptés sans que lo ministère sc soi4, cru o-bligo ue résigner.Dans son opinion la politique du gouvernement à l’égard des entre-prises de chemins de fer, pourrait être avantageusement améliorée.L’Acte de l’Amériques Britannique du Nord ordonne la construction du chemin do fer intercolonial.Le statut du parlement canadien relativement à cette entreprise décrète qu’elle sera placée et exécutée sous le contrôle du département des travaux publics de la Puissance par un bureau de Commissaires.11 ne voul blâmer ni le gouvernement ni les Commissaires, mais démontrer qu’une expérience de deux ans ayant fuit voir que le système est vicieux, il y a lieu à un changement.Le première partie de sa résolution déclare que la construction de chemins de fer par le gouvernement est dispendieuse, et ne donne aucune satisfaction.A l’appui de cette thèse il cite l’autorité de M.Fleeming qui a évolué les frais de construction à, $20,000-000.Or, en adoptant un autre système, tout le chemin pourrait être bâti pour $17,000,000.Si le système actuel continue,cette entreprise pourrait absorber $21,-000,000, C’est ainsi que les chemins de fer du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Ecosse, qui sont la propriété du gouvernement, ont coûté en moyenne de $47,000 à 843,000 par mille.La manière d’accorder les cont rats est auss fort défectueuse ; elle a eu pour résultat leur abandon par plusieurs entrepreneurs oui les avaient obtenus.Les journaliers n’ont pas été payés.Le gouvernement se trouve en butte à toutes sortes d’accusations de favoritisme, etc.La seconde partie de la résolution proposée déclare qu’il n’est pas de l’intérêt public que le gouvernement se charge de construire et d’exploiter des chemins de fer.En effet, l’exploitation d’une entreprise de ce genre est une affaire qui oblige do donner l’attention à une infinité de détails, à organiser une nombreuse administration et à des rapports multipliés avec les particuliers.On ne peut s’attendre r^u’un minisire trouvera le temps de sassujétir à tous ces embarras.Au point de vue financier, l’exemple des autres provinces nous servira de leçon.En 1867-68, l’exploitation des chemins de 1er de la Nou-vellc-Eccssc coûta 834,479 au trésor public ; en 1868-69, pas moins de $90,038.Dans le Nouveau-Brunswick,bien ue les chemins de 1er paient mieux, ils entraînent toujours une perte pour le gouvernement.La troisième résolution déclare qu’il est à propos d’essayer do faire des arrangements pour abandonner l’entreprise à une compagnie responsable, y compris la cession des chemins de fer déjà entre les mains du gouvernement comme partie du prix de la construction de l’tnicrco-lonial.L’adoption de co moyen épargnerait des sommes considérables.Au Nouveau-Brunswick, la coutume est de donner 810,000 par mille de chemin construit.De cette manière on a assuré la construction de 179 milles do chemin de fer.Ce système fonctionnerait parfaitement dans l’entreprise de lTntercolonial, surtout si l’on prenait soin d’établir une liaison avec les routes déjà existantes.Son but est d’engager le gouvernement à s’enquérir s'il ne pourrait pa« trouver une personne responsable disposée à se charger de l’cntre- Krise.Si cela est impossible, il est ien disposé à laisser perpétuer le système actuel.M.Shanley, en secondant la mo-i tion, dit que le Haut-Canada ne ti- SI rêvait aucun bénéfice de l’intorcolo nial, mais qu’il l’a accepté comme une nécessité de la confédération.C’est pourquoi il insiste pour que la plus stricte économie soit observée.De tous les contrats donnés durant la première année, il n’on reste qu’un qui n’ait pas été abandonné par los entrepreneurs.Profitons de l’expérience acquise chèrement.Il pense que le chemin pourrait être construit pour moins de $20,000,-000 ; mais qu’avec le systemo uctuol, cette somme ne sera pas suffisante.M.Shanley insiste sur la nécessité d’abandonner l’entreprise ù dos particuliers et de brisev toute liaison avec lo gouvernement.C’est en ce moment lu question la plus importante, à part colle de la Rivière Rouge peut-être.11 a pleine confiance au gouvernement, mais sa politique a besoin d’etre ici modifiée.L’Hon.J.II.Camoron trouve que lo moteur et le secondcur de la résolution n’ont pas établi leur cause sur des arguments solides et convaincants.Ils devraient démontrer d’abord que, comme entreprise commerciale, rintercoloniftl réussirait.O’cst ce qu’ils n’ont pas tenté de faire.Le système actuel a été inauguré avec le concours du parlement britannique, et co n’est qu’avec lo môme concours qu’il pourrait être changé.Sir Georgo Etienno Cartier dit quo la proposition do M.Gnlt contient deux censures à l’adresse du gou* vernement, l’une relativement à la manièro do construire l’intercoloniul et l’autre à raison de l’exploitation des chemins de fer du Nouveau-Brunswick.Dans la première session (lu Parlement de la Puissance, la jn'cmiôro question a été discutée complètement, et il a élé trouvé avantageux: que le chemin fût construit sous lu direction de Commissaires nommés par le gouvernement.Les commissaires ont 6(6 nommés lo 11 décembre 1868, c’est-à-dire il y a 16 mois à peine.Aussitôt des soumissions furent demandée» pour diverses sections, et des contrats lurent conclus pour diverses sections.Le 8 février des soumissions étaient reçues pour 70 milles do chemin et successivement jusqu’à ces derniers jours.En ce moment 251 milles sont donnés à l’entreprise au prix de $3,-567,022.Lo montant payé au 31 décembre 1869 était de $335,765, ou environ 10 p.100 du lout.Les sections 3 et 7 ont été abandonnées et seront données de nouveau vers le milieu de mai.Mais ce n’est pas tout.Il y aura bientôt 380 milles donnés à l’entreprise.I/intercolonial est construit plus rapidement que ne lo furent le Grand-Tronc et le Créai Western.Sir George, conclut en disant qu’il ne peut voir, dans la résolution de Sir A.T.Galt, autre chose que ce qui s’y trouve réellement : c’est-à-dire un vole de censure.M.Bolton appuie la motion qui fut combattue par M.Tilley et repoussée sur la division suivante : Pour, 40 ; contre, 97.Pour MM.Ault, Bodwell, Bol-ion, Bowman, Burpee.Carmichael, Cartwright, Colby, Connell, Currier, Ferris, Galt A.T., Geoff rion, Godin, Jlolton, Kiezrkowki, Macfarlano, Mackenzie, Magill, McDougall, (Redrew), McMonies, Metcalfe, Mills, Morrison (Victoria), Oliver, Pâquet, Picard, Renford, Ross (Prince Edward), Ross, (Wellington), Rymal, Scatchcrd, Shanly, Snider, Stirton, ^ells, Whitehead, Wright (York,Ontario), W.R.Young.—To-tal, 40.Contre, MM.Anglin, Archambault, Archibald, Beatty, Béclmrd, Bellerose, Benoit, Bertrand, Blanche!, Bown, Brousseau, Caldwell, Cameron (Inverness), Carling, Ca ron, Cartier, Casault, Cayley, Chauveau, Cheval, Cowan, Costigan, Cou.pal, Drew, Dobbie, Dufresne, Da.oust, Dunkin, Fortin, Fortier, Gro- « er, Gray, Grant, Gibbs, Gendron, nutlet, Gaucher, Hurdon, Howe, olmes, Hincks, Heath, Hagar, iitehison, Jackson,Keeler, Lacertc, angevin, Langlois, Lapum, Law* >11, Leyisconlc, McDonald (Corn-all), McDonald, Sir John A., McDo-ild (Lunenburg), McDonald (Mid-esox, Masson (Soulanges), Masson, Terrebonne), McDougall (Trois-Ri-iores'i, McGreovy, McICoagny, Mc-liilan, Merritt, Morris, Morrison Niagara), AJunro, Perry, Pinson-eault, Pouliot, Pozer, Ray, Read, ,cnaud, Kobitaille, Ross (Cham-lain), Ross (Dunda?), Ross (Viclo a, N.S.), Ryan (Kings,do), Savary.Driver, Simard, Simpson, Smith, proat, Street, Stephenson, Tilley, rcmblay, Tupper, Wallace, Walsh, febb, Wilson, Workman, Wood, bright (Ottawa Couniy.)-Total,97.-' louve au-Monde du 13.Mercredi matin JLa Gazette de Sorel.20 Avril 1870.>UtM Mercredi matin, 20 Avril 1870.GARE AU FANATISME I Outaouais, 15 avril.Suspension de ï habeas corpus.Sir J.A.McDonald.—U est du deuil* du gouvernement d’attirer Pat-ntion des députes sur une grave gestion et de leur demander de scander ses c(loris pour maintenir la aix publique.D’après des rensei-nements dignes de foi que nous vous reçus, le pays est exposé à une ouvelle invasion ionienne.Ces en-ernis du Canada se sont préparés e longue main.Pendant l’automne l’hiver derniers, ils n’ont cessé de organiser.Afin de mieux atteindre leur but, s ont changé leur manière de pro* éder.On sait que par le passé, ils ïsaient beaucoup de bruit aiin exciter l’enthousiasme, chaque fois l’ils voulaient envahir le Canada, ’ais aujouTU’hni, ils se préparent ns tapage en gardant autant que ossible le secret sur leurs desseins ; leurs préparatifs.Le gouverne** aent a reçu des informations préci-s, mais il est fâcheux que nous ne lussions les communiquer b la hambre sans mettre en danger la ie de nos émissaires.Les féniens ont donc décidé d’en, ahir le Canada, à un moment don-é, que nous ne connaissons pas, ais qui n’est probablement pas oigné.Pout prévenir co danger, lo gou-einement assume la grande respon-bilité de demander au parlement b placer entre ses mains le pouvoir u’il avait en 1806, et du passer une >i pour lui permettre d’appréhen-er et de détenir les personnes soup-onnôes de commettre des actes d’hos-lité ou de conspirer contre la per-onno de Sa Majesté ou de son gou-ernement.Le gouvernement ne fait pas cet-i demande sans comprendre la gra-ilô de la situation, et il est pénétré e l’idée quo, s’il agissait autrement, faillirait à ses devoirs et trahirait i confiance du peuple.Les circonstances exigent impé-euseraent que nous soyons investis o ce pouvoir.Car les renseigne-lents déclarant que les féniens profitent d’envahir le pays comme en 866, sont très-précis.Plus que qui quo ce soit, le gou-ernement regrette que le pays soit longé dans l’inquiétude par les >rojets des féniens, de ces scélérats ui méditent des desseins pervers outre la vie et la propriété des ci-oyens du Canada.Il y une chose bien certaine, c’est [il’en paraissant plus tranquilles qu’-¦utrefois, les féniens déploient plus ’activité que jamais, et il faut ré->ondre à cette ardeur pour le meur-re et le pillage par un redoublement Il faut, à tout prix, chi- le NORD-OUEST.I.Sous prétexte que Ferdinand II de N aples refusait de nourrir l’armée anglaise en Crimée, la presse Je Londres traitait Ferdinand de tyran ; cependant, ce roi ne visait qu’à no pas affamer son peuple.Sous prétexte que l’Espagne frappait les produits étrangers d’un lourd impôt, la presse de Londres invectivait Isabelle et son gouvernement : Isabelle êluit un autre tyran pareeque l'Angleterre ne pouvait aisément placer ses marchandises en Espagne.Parce que la population de la Rivière Rouge n’est point disposée à sc laisser trafiquer comme un troupeau de moutons, nos compatriotes d’origine saxonne jettent les hauts cris ! Riel et ses adherents sont des monstres ! Meetings d’indignation de tous côtés en Canada et chaque orateur voudrait manger tous les métis, Kiel sur tout.Que sera-ce quand nous serons en brouille complète avec les Sauvages eux-mêmes ?Le fanatisme est monté à ce point, qu’on affirme que les habitants du Nord-Ouest refusent de laisser les nouveaux colons s’établir au milieu d’eux, repoussent la civilisation pour ainsi dire ! Les révérends, montés sur les hustings, croient l’occasion belle de vilipender lo clergé catholique en le faisant plaisamment complice des troubles que d’autres ont suscités, et qu’un peu de modération et de tact auraient pu prévenir.Au sujet da l’exécution de Scott dont personne ici ne connaît encore bien la respectabilité et, qu’à la Rivière Rouge, on accuse d’avoir nourri des idées d’asassinât contre Riel, ci même d’une tentatived’assassinât sur un nommé Snow agent de notre gouvernement, nous avons entendu dire sérieusement, que ce qu’il y avait à faire pour venger la mort de poor Scott, c’était lyncher les délégués de la Rivière Rouge, de les pendre sans aucune forme de procès ! Si nous sommes portés à qua ’énergie.êcher ces envahisseurs de mettre pied en Canada, car, suivant l’expression de M.Cameron dans une lutre discussion, la vie d’un citoy-|n vaut plus que «£300,000.En conséquence, je demande de >résenter un bill pour autoriser l'appréhension et la détention des personnes soupçonnées de commettre les actes d’hostilité ou do conspirer Contre la personne de Sa Majesté et le son gouvernement.Après quelques remarques de Al.Holton, McKenzie,^Anglin, le >ill subit toutes ses épreuves, passe Pt est envoyé au Sénat où il a reçu a sanction de Sou Excellence.lifier d’acte impolitique et meme cruel, l’exéeution de Scott, par les Métis de la Rivière Rouge, comment qualifier le barbare langage des civilises du Haut-Canada ?Il est évident qu’il faut un contre-poids à des idées aussi extrêmes’ et la presse française du Bas-Canada devra, un peu plus tôt ou un pou plus tard, prêcher, en faveur de nos compatriotes du Nord-Ouest, unocondui-te do conciliation.II.Lo Père Ritehot, l’un des délégués sé'qu’il fit do son voyage devant le parlement.M.McDougall étant à Pembina, dix ou douze résidants de la Rivière Ronge, allèrent lui porter une lettre contenant des résolutions passées à une assemblée publique, exposant les craintes des habitants du territoire, touchant les travaux des arpenteurs envoyés par le Canada, à une époque antérieure, touchant aussi les intentions de M.McDouerall lui-même, à anéantir tout ce qu’ils regardaient comme leurs droits.Lorsque cette lettre lui fut remise, M.McDougall remarqua que l’envelop.pe était salie.Au lieu d’en prendre connaissance et de traiter courtoisement les délégués, il se contenta de déchirer la lettre à leur nez ! Ç’a n’est pas, certes, par des procèdes aussi cavaliers, que l’on peut espérer s’attirer le bon vouloir et la confiance d’un Peuple qui a quelque cœur et qui se croit d’avance maltraité.Il n’est pas besoin de dire que les délégués s’en retournèrent indignés de la conduite de M.McDougall à leur égard.III.Nous ne cherchons point à créer en Canada un parti qui applaudira à fous les actes malheureux que pouvaient commettre les habitans de la Rivière Rouge, dans lo conflit plein d’orage qni vient de naître, mais il importe à l’histoire comme à l’honneur de notre race, qu’on ne leur in-pute point tous les torts, sans con.tradiction quelque part, Il importe aussi que le clergé catholique de la Rivière Rouge, no soit point ici faussement représenté par le fanatisme protestant, pour ce seul fait qu’il jouit de quelque considération dans le Nord-Ouest, considération qu’il s’est acquise au prix de si rudes labeurs qui n’ont eu, jusqu’à présent, pour récompense, que celle qui s’attache d’ordinaire aux travaux du missionnaire, c’est-à-dire,celle de gagner des âmes à Dieu ! D’après ce que noua savons, les difficultés à la Kivièr^-Rougo ont surgi d’un malentendu par dessus lequel le Canada a voulu passer, malentendu que M.McDougall n’a lait qu’agrover et qu’il lui était facile d’éclaircir.Mais nous espérons que, pour le plus grand bien de tour, si le Gouvernement à assez de sagesse pour résister aux entrainements du fanatisme protestant, et surtout haut-Canadien, les choses se termineront te, et même, si le gouvernement n’accordait pas aux censitaires le bénifice du doule} qu’alors, il le déclarait solennellement, il ferait la guerre au gouvernement! Et M.Guévremont a ajouté, qu'il ôtait convaincu' que les censitaires avaient raison de demander l’abolition des rentes.C’est donc le moment de dire, Prenez garde I Prenez garde 1 La Dame Blanche, Vous regarde I LEfil FENIENS, Il sc fait beaucoup de tapage à propos des féniens, mais on n’en a pas vu la queue d’un sur les frontières.Ce qu’il y a de plus probable, est que les féniens vont se diriger vers le Nord-Ouest, ou la confrérie essayera de se constituer en république.O’Donohough, l’un des associés do Riel est, dit on, fénien, (ce qui peut expliquer la mort de Scott), de sorte que si, comme la chose parait certaine, on envoie dos troupes au Nord-Ouest, les féniens s’allieront aux métis, ce qui, avec l’aide des sauvages, compliquerait singulièrement la situation.d’une manière pacifique, et que nous n’aurons point à subir la honte et les déchirements d’une guerre fratricide.IV.Nous voyons aussi que la presse anglaise s’est emparée d’une effusion poétique deM.Lemay, et qii’el-le s’en sert comme de l’huile sur le feu.Nous aimons le poète, mais nous concédons volontiers que l’opportunité de la publication de ses derniers vers est discutable.Copen do la Rivière Rouge, aujourd’hui cm- dant,que gagneront nos confrères an- prisonné à Ottawa, (autre moyen de pacifier le peuple du Nord-Ouest !) croit pouvoir assurer que la population entière, de la Rivière Rouge, Canadiens-Français comme Aûglais, à l’exception de quelques trafiquants américains quidésireut l’annexion aux Etats-Unis, est en faveur d’une union avec le Canada ; mais cette population désire que tous ses droits soient garantis, qu’elle soit admise sur le mémo pied que les autres Provinces delà Confédération, et non pas achetée et vendue comme on le fait dos terres publiques.Riel lui-même est bien disposé en faveur du Canada.Le Gouvernement provisoire de la Rivière Rouge, possède la confiance général et ferait placo à un gouverne- C^Code des Dames.—Art.501 ment régulier, sous gouverneur du suivants ; l’ont ce qui est à pa.l Canada, si en voulait seulement coix-kautage des hommes sera désormais sentir à garantir les droits de la po-l’avantage des femmes.pulation, et le Révérend Père ajoute, Art.2282.—Les demoiselles seu-îs auront le droit de faire leur de-nande en mariage.Les messieurs t’auront pas le cU’oit do refuser.Q& Vous bâillez, disait une femme son mari.—Ma chère, lui dit celui-ci, le tari et la femme ijo sont qu’un, et [uand je Bips seul, je m’ennuie.que rien serait plus désastreux que l’envoi des troupes â la Rivière Rouge.lino telle conduito soulèverait tout lo monde contre le Canada.Le Pore Ritehot met au jour un nr cident que.M.McDougall a sans doute oublié de relater, dans l’expo- glais en attisant le fanatisme déjà trop surexcité, au moyen de la traduction en prose de l’inspiration poétique de M.Lemay ?Chaque goutte d’encre qu’ils dépensent si maladroitement, pourrait bien se changer en autant de gouttes de sang ! C’est dans das circonstances comme celle-ci, qu’il faut envisager la situation avec calme.Il faut, à titre de chrétiens et do patriotes, oublier nos fautes réciproques.si nous ne voulons pas amener la guerre civile parmi nous.Pensons-y bien ! 11 faut aussi que Pou sache, quo les franco-canadiens et les catholiques sont, tout autant que les anglo-protestants, disposés et capables de maintenir leurs droits et leurs immunités.Encore une fois, gare, gare au fanatisme î Pensons-y bien ! ü DAME BLANCHKJODS REGARDE ! JM.Guévremont a dit, Diraancho, dans un speech à la porte de l’Eglise de Sorol.que si lo gouvernement ne rendait pas justice aux censitaires de Sorel, on réglant à leur avantage la question do la Seigneurie de Sorel, «dans le cas où une preuve serait fai- H E N A T.Voici la division qui a eu lieu dans le Sénat sur la motion demandant la formation d’un comité pour prendre en considération la requête des censitaires de Sorel.— Contents :— Les honorables Messieurs : Anderson, Armand, Bell, Blake.Bostlord, Bureau, Chatters, Cormier, Lever, Dickey, Dumouchel, Février, Gué-vremont, Lacoste, Locke, Malhiot, Miller, Odell, Olivier, Reesor, Renaud, Ryan, Simpson, Skead, Stee-ves, Wilmot.—26.Non-Contents :— Les honorables Messieurs Ai kins.Benson, Burnham, Campbell, Cha-pais, Kenny, Leslie, McClelan, Mc-Cully, McDonald, McMaster, Mac-pherson, Mitchell, Ritchie, Ross,-15.Ainsi, elle a été résolue dans l’affirmative, et Ordonné en conséquence.Sur motion de l’honorable M.Guévremont, secondé par l’honorable M.Olivier, il a ôté Ordonné, que le nnm de l’honorable M.Chapais soit ajouté au comité spécial pour s’enquérir des griefs dont se plaignent les propriétaires de bieus-londs dans la seigneurie royale de Sorel, par rapport aux rentes et redevances seigneuriales perçues sur ces biens-fonds, originairement concédés aux loyalistes de T Empire-Uni et autres, en franc et commun soccagc, et que le nom de L’honorable M.Ai kins soit substitué à celui de l’honorable M.Campbell sur le dit comité.Alors, sur motion de l’honorable M.Guévremont, secoadé par fliono-rable M.Olivier, il a été Ordonné, que la pétition d’Alp.Nelson et a litres,en date du 1er mars, soit renvyée au dilcomitô spécial, pour s’enquérir des grids dont se peignent les propriétaires de biens* fonds dans la seigneurie royale de Sorel, par rapport aux rentes et rede vances seigneuriales perçues sur ces biens-fonds, originairement concédés aux loyalistes de l’Empire-Uni et autres en franc et commun socca-ge.Decisions Legales, Relatives aux papiers-nouvelles.Nous traduisons de Albion de New-York : “lia été décidé par les tribunaux : lo.Toute personne qui retire régulièrement un journal de la poste aux lettres—qu’il soit adressé à son nom ou à celui d’un autre, ou qu’elicy soit abonnée ou non— est tenue de payer le prix de l’abonnement.“ 2o.Celui, qui discontinue de recevoir un journal, doit payer tous ses arrérages.Autrement l’éditeur peut continuer de le lui adresser tant qu’il n’a pas payé, et percevoir tout le montant, que le journal ait été retiré ou non.u 3o.Refuser de retirer de la poste aux lettres des journaux ou des recueils périodiques, ou partir sans en faire la demande, est une marque évidente de l’intention de frauder,’’ C^Avis.—D’ici au quinze mai prochain,nous recevrons l’argent dur sans escompte, pour tout ce qui est dû à l’établissement de La Gazette.Après cette date, nous serons obligé de charger l’escompte.Ainsi, qu’on se hâte de paysr si on veut profiter de cet avantage.(fë-> Manufactures a sorel.— Nous signalons avec plaisir la formation de «plusieurs compagnies à Sorel, dans le but d’établir des manufactures.Deux sont formées depuis quelques mois et ont commencé leurs opérations ; l’une prépare le bois pour la manufacture de portes et chassis et est aujourd’hui en pleine opération; une autre a fait l’acquisition do patentes pour la manufacture de cribies, machines à laver le linge, barrâtes et autres instruments agricoles et devra être prochainement en pleine opéra, ti on.Une autre Cie.est en voie de formation avec un capital de $12,000 dans le but d’établir une mauufac turc de chaussures sur un grand pied.Cela démontre l’esprit (l’entreprise de nos concitoyens.Nous souhaitons à toutes ces Cies.tout le succès qu’elles méritent d’obtenir à tous les titres.#*^Un de nos anciens et fidèles abonnés, nous écrit des Cantons de l’Est : “ Je vois par un de vos écrits publiés dans La Gazelle, que vous recevez un encouragement libéral et consolant par l’accroissement du nombre de vos abonnés.Cela est du à la conduite honnête, impartiale, indépendante et loyale que vous avez constamment tenue depuis la londation de votre journal.Les années ont prouvé que j’ai assez justement défini la meilleure voie à suivre, dans la carrière du journalisme, quand je vous ai écrit, pour vous présenter mes souhaits de prospérité et de succès dans les premières semaines de l’apparition de La Gazette.Succès encore plus grand pour l’avenir !” ^(^Rectification.— M.Austin nous informait, dans sa lettre du 5 mars, qu’à l’avenir on ne pourrait prendre, au moyen de seines, pendant l’été, le Doré, VAchigan et le MasJci-mmgé.M.Austin nous a écrit depuis qu’il n’était nullement question de cela dans l’ordre en conseil, et que les choses devront restera cet égard dans le mémo état qu’elles étaient avant la mise en force du nouveau règlement.£fê=»AVrJS.—Nous avons reçu l’autre jour $ 10 par la malle sans savoir de qui vient cet argent.Si ça n’est pas lin cul eau d’un généreux ano-nyinn, nous prions la personne qui nous a fait cette remise de vouloir bien nous en donner avis, afin de nous permettre de porter ce montant à son crédit.Blancs.—Des chantiers de M.Fréchette, l’on a lance, l’autre jour, la coque d’un nouveau vapeur devant remplacer le Prescott, pour le compte do M.Trancheniontagne.Le nouveau vapeur est destiné au remorquage.Nous constatons avec plaisir que le chantier do M.Fréchette a été fort occupé durant l’hiver et que l’énergie et l’esprit d’entreprise de notre esiimé concitoyen ne manquent pas d’encouragement.$3^Noyé.—M.le Coroner de ce district a tenu, lundi, une enquête sur le corps .d’un jeune homme d’à peu près 20 ans, qu’on a trouvé flot tant dans le Richelieu, entre Sorel et St.Ours, dans le cours de la jour née ; on suppose* que ce jeune incon nu s’est noyé l’automne dernier, aux dernières navigations, vu qu’il était dan* un état de conservation remarquable.Le verdict du jury a été; Trouvé noyé.Yoicison signnlement.—Taille, 5J pieds ; cheveux noirs,mais pas de bar* be.Il portait un pantalon noir, deux chemises, dont l’une en coton et l’autre en flanelle grise, et des bottes françaises : c’était tout son vêtement.Lo noyé a été inhumé dans le cimetière catholiquo de cette ville.— Ayis aux parents.(^Navigation.—Lundi et Mardi s’est opérée la débâcle du St.Laurent.La glace passait avec une grande rapidité.f/eau e$t montée considérablement.Ce matin l'Etoile est partie pour Berthier d’où elle doit ramener des volontaires pour la frontière.Le Terrebonne a aussi laissé notre part pour Terrebonne, et le Chambly pour Chambly.Le Trois-Rivières est aussi parti ce matin pour prendre sa ligne.Le Québec, le Montreal, et tous les^ autres bateaux-à-vapeur sont prêts et n’attendent que des ordres pour partir.(J^-Nous avons appris, dit L'Ordre, avec beaucoup de plaisir l’entrée do , ,Pr\J* Dorion, d’Ottawa, à a redaction du Courrier d'Outaouais laissée vacante parla retraite de M.Gustave Smith.M.Dorion est un veteran de la presse : plusieurs journaux français qu’il a londés aux Etats-Unis et au Canada ont dénoté son patriotisme et ses aptitudes.Il n y a pas de doute que sous sa direction le Courrier cl'Outaouais prendra dans la presse un rangdistino*ué.Nos meilleurs souhaits de succè^, BoUQuet de la lYrE française et^ canadienne.”—.Nous accusons réception des deux jolies romances ; Un Rcve et Je C attendrai.dont MM.L’Hérault etGosselin.de M.A.J.Boucher,viennent do gratifier le public.Ces deux morceaux no sont que le commencement d’une nouvelle série do chants, avec paroles françaises, que ces messieurs se proposent de publier sous le titre : Boucpiel de la Lyre Française et Canadienne.Cet e collection comprendra, comme son nom l’indique, un choix des beautés vocales les plus marquantes des répertoires français et canadien.Chaque îomaiice se vend 10 contins net ; le but des éditeurs étant de populariser, par le bon marché, ces chants qui sont demeurés comparativement inaccessibles à un granJ nombre d’amateurs à cause de leur ’ cherté.On pourra sc procurer les romances déjà publiées, de môme que celles qui le seront à l’avenir, au magasin de M.A.J.Boucher, 330, '*ue Notre-Dame, Montréal.Le public fera bien d’encourager cette publication, et de contribuer par là à répandre le goût de l’art musical dans notre pays, et nous l’engageons à le faire.{^Accident Meurtrier.—M.Joseph JütFcoat de Limestone, un vieux et respectable citoyen, vint lundi dernier dans notre ville pour faire son marché, et acheter du char-bon.Déjà il était chargé et était prêt à partir, quand, étant dans la rue à quelque distance de sa voiture, il dit au jeune homme qui l’aceom-paguait et auquel il avait confié ses chevaux, de partir.Malheureusement, au moment où le jeune homme prenait les rênes, les chars arrivaient ; les chevaux funnil effrayé?, et s’é-lancôrent dans li rue avec la plus grande impétuosité ; le jeune homme lâcha les rênes et sc jeta en arrière à bas de la voiture; M.Jctfcoat voyant ce qui se passait se précipita en ayant pour saisir s°s chevaux à la bride, mais à l’iustant il fut frappé par le timon de son wagon sur la tête et renversé sous les pieds do ses chevaux, puis écrasé sous les roues desa voiture.Il fut ramassé dans un état horrible, et expira quelques minutes après.Le défunt était un des plus an* cions habitants du comté, jouissant d’une belle réputation d’honnêteté et de respectabilité ; sa mort cause beaucoup de regrets à ses nombreuses connaissances.—Courrier de flti-ïiois.(jfè*Dimanche soir, à Wesborough (Mass.), un enfant de dix ans est mort de peur à la vue d’un autre en?faut masqué.fii^Un assassin de l’Ohio, qui a été acquitté en plaidant aliénation mentale, refuse maintenant de payer son avocat sous le même prétexte.(il^BELLE DÉCOUVERTE.-M.Hell Bessemer, 1’iuventcur du procê( de l’acier, propose de faire dispan tre de suite et pour toujours mal .de mer.Par Inapplication c principe d’après lequel les boi^ssol de navire sont suspendues, il pou voit à la construction d’une chamb qui sera parfaitement exempte c roulis ou de tout autre mouvemc du vaisseau.On a fait l’essai d’u modèle avec le plus grand succè Par ce procédé l’on rendra trôs-agr ab’e le voyage sur mer.{^Dettes municipales.—Yoici 1e chiffre de la dette des principales villes des Etats-Unis, en suivant l’ô?chelle décroissante : Philadelphie $36,737,735; Ne^r York, $35,000,000 ; Baltimore, $21,- Mercredi mâ ( i ü 3 JLa Gazette de Sorel.o> SO Avril 1870.947,0S5 ; Boston, $16,959,500 ; Brooklyn, $14,139,419; Saint-Louis, $Ï2,-642,000 ; Chicago, $11,000,000 ; Nouvelle-Orléans, $15,740,S50 ; Cincinnati, $5,020,030 ; Louisville, $4,952,-193; San Francisco, $4,709,100; Memphis, $2,628,792, ; Détroit, $3,-272,195 ; Pittsburg, $3,160,000 ; Cleveland, $1,581,000; Buüalo, $858,* 500.bon CHAT box rat.—Un .journal d’Ottawa (Illinois) rapporte ie fait suivant.Voici ce que nous a raconté, l’autre jour, un fermier du village de Peru : J’étais assis dans ma grange, raccommodant un har-nois.lorsque je vis mon gros chat Tommy s’accroupir à un pied des tonneaux, les oreilles au guet et la queue battant la mesure avec une majestueuse lenteur.Il rampait, se glissait en avant.Soudain il s’élance entre les tonneaux,et revient aussitôt avec un énorme rat dans la gueule.Le rat se débattait avec violence et poussait des cris perc uits ; mais Tommy riait dans sa barbe et chantait victoire avec sa queue.Hélas 1 Tommy avait ri trop vite, les cris de sa \ictoire avaient été entendus des rats du voisinage, et tout un régiment de ces voraces accourut, sur le champ Je bataille.Ii en vint de tous côtés, et tous se jetèrent sur Tommy qui perdit la tete et ne sut plus de quel côté donner les den*s.11 lit un bond et sauta tiois pieds en l’air,avec deux rats accrochés à ses pattes de derrière, tandis que les autres, la lôte levée, le déliaient des yeux et du geste.Tommy, qui ne pouvait rester entre le ciel et la terre, retomba au milieu de se* ennemis.Ce fat alors que le combat s’engagea sérieusement.Tommy jurait comme un diable, dans son langage de chat ; ses coups de gueule eide patte tombaient drus comme grêle ; les rats combattaient on silence ; on n’entendait que les petits couics do ceux qui se sentaient touchés à l’épine dorsale par les crocs aigus de Tommy.Le combat durait depuis cinq minutes environ, et mon Tommy perdait du terrain, il succom hait sous le nombre, il était sur le liane, avec deux ou trois rais à cha-que patte, uno douzaine sur la poi* .mine, et une multitude d’autres au* tour de la tête.J’allais me mêler de l'affaire, lorsqu’une maîtresse chatte, la terrible Amazone, suivie de ses deux jeunes chats, s’élança d’un tas de foin dans lu mêlée.Ce renfort permit à Tommy de se relever,et en trois secondes les choses avaient changé de face.Treize cadavres de rats jonchaient le sol,et les blessés prenaient la fuite.Il n’y a point eu do prisonniers.Tommy, couvert de sang, alla faire sa toilette derrière le poêle, et.Amazone retourna sur le tas de foin.Benjamin Shaw, de London, a repu instruction de préparer 800 barils de lard destinés à servir d’approvisionnement à l’expédition de la Rivière Rouge.ft^pUn journaliste marié récemment se plaignait de la naïveté irréconciliable de sa jeune femme.—Impossible d’en rien tirer dans le tête-à-tete ! ni intelligence, ni esprit.C’est une vraie bûche ! —Mais cost le bonheur du ménage, mon cher: les bûches ne sont-elles pas la joie du foyer ?.est dévot mais il rendrait des points à Harpagon.—Quand il prie, disait quelqu’un, il joint les mains avec tant de ferveur qu’il lui est impossible do les séparer au moment de la quête.{fër»Entre deux cocodès : — Ah ! mon cher, la drôle de cho, se qui m’est arrivée hier en mnngeant-des huitres ! —Est-ce que l’une d’elles t’aurait reconnu ?Mira beau, l’orateur le plus puissant de la Révolution Française do 1789, mais horriblement laid et d’une conduite très-immorale, disait un jour à l’abbé Maury, dans le cours d’une discussion très-animée ; “Je vus vous enfermer dans un cercle vicieux .’’ —Ah! mon Dieu ! interrompit Maury, est-ce que vous allez m’embrasser ?” ST.LAZARE DE BELLECHASSE, DISTRICT DE MONTMORENCY, C.E.13 août 18G4 M.Edmond Giroux, Pharmacien, No, 47 rue St Pierre, coin du vieux marché, Basse-Ville, Québec.Cher Monsieur»-—La présente est pour certifier que, pendant 18 moi*, j’ai été malade obligé do garder le lit, et incapable de fairo un seul pas.Après avoir essayé, sans succès, tous les remè le* prescrits par les médecins et beaucoup d’autres, je résolue d’essayer la ‘* S «Ise* pareille do Bristol" et j’en pris 5 bouteilles.Aujourd’hui jo marche parfaitement bien et je puis m’occuper -le mes alTtires.Un des plus habiles médecins, après m’aroir saigné, déclara que ma maladie était uno nftociiou dangereuse de rhumatisme.Je suis respectueusement votre, JOllN RU EL.Assermenté devant moi, un des jugea de paix de Sa Mnjeslé, pour (e District de Montmorency, le 13 août 1804.J.RU EL, Juge de Paix.A vendre par tous les pharmaciens.TERRESAVENDRE.DEUX BELLES TERRES, situées dans la paroisse de St.Germain do Grantham, dont l’une tl un mille de l’Eglise et l’autre il quatre milles, dans une bonne place pour la culturo, contenant chacune cent acres de terre, dent 'l’une a cinquante arpents en culture et l’autre trente, avec uno sucrerie sur chacune d’elles, bftties de maisons et autres dépendances en bon ordre.Conditions faciles.S’adresser il HONORE BERNARD St.Germain de Grantham, 23 mars 1870.—lm.—lfps.Maux de tete.—Uno digestion imparfaite avec ses accompagnements inévitables, le dérangement du foie et des intestins, est la cause excitante des maux de tète nerveux.Pourquoi endurer cette longue agonie quand un cours et quelque fois une dose des Pilules sucrées de Bristol peuvent faire disparaître la cause et les conséquences de cette maladie ?Le mal de tète eliro- Acte coucü’iiant la Faillite 1864-65-69.CANADA, Province de québec, District de Richelieu.Bans la Cour Supérieure.Dans les affaires de Praxèdc Trépanior et Kusèbc Lu«sicr, Zé-phirin Naud, Joseph Pelletier, Charles Clément, Esther Désy et Uldéric Jean P rancœur, commerçants do la Ville de Sorcl ; Justine Pélissier et Narcisse Stanislas Lassallc, commerçants do St.Michel d’Yamasku ; Paschal Dauplaise et Prosper Lord et al, commerçants de St.François du Lac ; Octave Lachance et Narcisse Neveu, commerçants do St.Gabriel de Braudon ; Flavicu Lavallée et Alfred Bourguignon, commerçants de la ville de Bcrthier, et Augustin Bonier, commerçant de la ville de St.Ours, Faillis.AVIS cet par le présent donné que LUNDI le SE1ZIE ME jour de Mai prochain, à dix heures de l’avant-tuiidi ou aussitôt que conseil pourra être entendu, le Dissolution it Société.La .société qui a ci-devant existé sous le nom et raison do “ Dragon & Faut eux,” a été dissoute de consentement mutuel le SIX AVRIL courant, Les atlaires seront continuées et réglées par OVIDE FAU-TEUX.GEORGES DRAGON, OVIDE FAUTEUX, Sorel, 13 Avril 1S70.—lmois.-éVTT 1er MAI, Le soussigné transportera son magasin dans la maison occupée par M.Masse, et tout on remerciant ses pratiques il espère avoir le même cncouvagement que par le passé.Ayant acheté des marchandises îl bon marché il pourra vendre t\ plus bas prix que n’importe quel autre marchand;!Sorcl.OVIDE FAUTEUX.Sorcl, 13 Avril 1870.U Aft ADA, 1 District de Richelieu, v Comté d'Varnaska.) CONSEIL tlIDXKIPAL 1)1] COOTE D’IAMASKA.nique, du type le plus obstiné, ne man- soussigné Georges Isidore Bartlic, Syndic que jamais de céder à cc puissant cathartique,qu: fait également disparaître les désordres de l’estomac et du foie, l’irrégularité ou la constipation des intestins.Dans tous les cas où le poumon est sérieusement affecté, la SaUc-rcillti de Bristol—le plus puissant purificateur que le monde ait connu—facilitera grandement la guérison.Les Pilules sont contenues dans des fioles et peuvent être gardées sous tons les climats.Ces doux médecines sont à vendre chez tous les principaux pharmaciens.ATTENTION ! ! QjHAsBiY -tes ci-devant de Sorcl, a l’honneur d’annoncer aux familles tant de la Ville que de la campagne, et au public eu général, qu’il ouvrira au 1er MAI PROCHAIN, Le Magasin autrefois occupé par jlf, Ed% O'IIcir, place dur Marché, avec un assortiment complet d’Epiccrics, Vins, îiiqncurs, Provisions, Huiles, Ferronneries, Faience, lAunpes, etc.Il ose espérer qu’après trois ans d’expérience dans une des premières maisons de commerce de Montréal, il sera capable de donner satisfaction au publicpar la qua lité de scs effets et la modicité de scs prix.Une visile est respectuensemeut sollicite.Effets livrés à domicile dans toutes les parties de la Ville.Sorcl, 15 avril 1870.—3m.en ces affaires, s’adressera la dite Cour pour obtenir sa décharge eu vertu des dits actes.G.I.B A II TUE, Syndic, Pau A, E.BRASSARD, son procureur ad lit cm.Sorcl, G avril 1870.—bins.BireeioTicj» «le liovcll POUR LA PUISSANCE Eï LES PROVINCES.Pour cire publics tn Octobre 1870.COllllES PODDAXCE, Laval trie, le 19 avril 1870.Monsieur le Rédacteur, Veuillez insérer dans vos colonnes les quelques lignes qui suivent.MUSIQUE ET CHANT SACRÉS.Dimanche dernier, jour de Pâques, a été célébré d’une mauièro vraiment magnifique à Lavaltrie.La musique et le chant étaient des mieux exécutés.Déliés Carmélisse et Ovide 1).Bondy, l’une comme organiste, eit l’autre comme violoniste, faisaient la musique.Les Belles Célie G-i-roux, Marguerite Ashley et Adeline Lafontaine, accompagnées de Mes.sieurs Albert Lafontaine, Siméon Martineau, écr., médecin, Théotime Hétu et Octave Morin, se firent remarquer dans le chant qui fut des mieux exécuté.Le Regina Cæli et le Tayitum Ergo furent exécutés de jnein de maître.Un Spectateur.ACTE CONCERNANTLAFAILLITE 1869, Daus l’Affaire de F.11.TRANCHEMON-TAGNE, Commerçant de Bcrthier, Failli.Une quatrième Feuille de dividende a été préparée .sujette à objection jusqu’au troisième jour de Mai prochain, inclusivement.T.SAUVAGEAU, Syndic officiel.Montreal, 1G Avril 1870.—lins.CitINULINE ! ! Eu Gros et en detail.-O- Le soussigné a été nommé agent pour la vente des Crinolines de la manufacture de J.F.Bureau, des Trois-Rivières.Les crinolines seront vendues à 10 par cent meilleur marché que partout ailleurs.AUSSI ; 400 Ilabillemcutii d9If ouïmes, de toute grandeur et de meilleure qualité vendre û.bon marché.Wm.KELLY, En face du Marché,—SORELf.Sorel, 20 Avril 1S7Q.—3m.AVIS.— Apprenant que sans aucun droit on s’est servi de mon nom pour des directories vendus maintenant dans les Provinces, et qui sont tout à fait étrangers à mes œuvres, et que dans d’autre
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