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Titre :
Gazette de Sorel
Éditeur :
  • Sorel :[Gazette de Sorel],1857-1900
Contenu spécifique :
samedi 22 mars 1873
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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Références

Gazette de Sorel, 1873-03-22, Collections de BAnQ.

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16ème.4.NNEE.!.SOREL, ('PROVINCE DE QUEBEC), SAMEDI MATIN, 22 MARS 1878, N».59./.i ' v ‘ i t G.I BABT1IE.' Propriétaire et Rédacteur.amaaqc a^wa«leaJJw^a!gM»B^J»«^»su^^sy^cl^TOgwc»ap2sag2^gy^^lRJi^y Feuilleton de “La Gazette de Sofel,” - DU 22 MARS 1873.LA SERVANTE DU CURE.% '41'#V ¦HggMWggagBi PUBLIE DANS LES INTERETS DU DISTRICT DE RICHELIEU.Jos, CHENE VERT, Imprimeur, • (Suite*) III.—Lis LIVRE DE M.LE CURÉ.Depuis ce temps, Mme Rose se laissa de plus en plus dominer par le sentiment de vénération que lui inspirait le curé de H.LVxtrème et constante nienveillante ne ce »ier-nier vint ajouter au resjf?ct qu’elle ressentait pour lui un dévouement sincère et pr le curé en travaillant à re* lever le vieillard.— A-lie esi au lit, monsieur le curé, avec la fièvre depuis tantôt ! et j’ai pensé qiv je pourrais lien al* pauvre* femmes ignorantes qui ne savaient pas fair** autre chos qm do marmotter leur chapelet!.— Et voilà qu’elle avait pé< hé au coir traire, et que Dieu, ne l’avait p«»mt bénie 1.—L’numilite ! .détail donc une condition bi n »»sse««l'eil»* de ia vettu !.La moindre pensée de complaisance vaniteuse outiuiaii donc tom mérite !.—ll«»s-* en ét-ii à ces la-fl» xions quand sou maître rentra.—M.h* curé lui adressa quelques questions sur le s»*mio » du jour, se disposant à l’éclairer, si quelque poiat, pour .elle, était reste obscur ; mais il vit bientôt que mi servante avait compris, et tiè^-bion compris.— Alors, voulant rendre plus profonde encore l’impression salutaire qui la dominait, il ouvrit son bureau de noyer, y prit .un g'-»»s volume, jadis doré mu* tranches, et l’ouvrit avec respect.—Sur la pre xnière page, on lisait ce titre: Vie de Jésus Christ.—Entre deux foui des ramollies el à demi usées, le saint prêtre chercha une gravure, et In présenta à Rose, “ Voyez vous ?.dit* il.Rose se pencha avidement et aperçut un homme qni, deoout près de l’autel, priait, le front haut, avec, une * xpression de visage calme ei Mipe»t>e.Il y avait dans son altitude quelque chose de serein et de iriom pliant.— Qui est celui-là?demanda t-elle.—C’est le pharisien, répondit le» eu ré.—Ali!;.(Rose regarda long* ternjis.J Et celui-ci ?—Celui ci, c’esi le publioain.’’ Rose ne dit mot, mais regarda plus longtemps encore.Le publioain, confus et tremblant, sè tenait timidement à g» poux à , la porte du temple, les mains jointes et les yeux baissés.Le curé montra alors du doigt un w.rayon céleste qui, sur la gravure, illuminait.la tête courbée de ce pauvre homme.Puis, après un silence; “Dieu verse comme cela un rayon de son amour sur tous les humbles cœurs, Rose! ••’’dit-il en baissant h voix, corn* me pour parler a la conscience même de celle qui l’ecoutdit.—Et H ferma le livre.rais plus de sabots, t*l que j’ai seuil ben vite que c’était si comme mes pieds se mouraient, quoi!.El puis je suis tombé.— Mon pauvre ami !.dit le bon curé, mon pauvre ami !.Te nez, appuyez vous sur moi, et pre- n z ces sabots-là.Vous grelot* tez, malheureux i.El te saint homme se hâtait de p sser aux pieds du vieillard sa propre chaussure.—Mais.mais.mais vous, monsieur 1»* curé !.Comment !.-Vim! vit»*!.moi, j’ai des bas.;.et des pantoufles, vous voyez bien !.Press- z-vous, père Michel.Bon! voilà!.Mainte* liant mandions.Pouvez vous?.Appuyez-vous bien.plus .que cela !.encore !.—Ah ! vous êt»*s l’ang»- du bon Dieu, monsieur h* cure ! .Vous êtes ben une vraie Provhhmce !.— Pieu zgaid»*! .Une pieire, là, père Mi> bel, —Oui.monsieur lo curé.” Au bout d’un instant, ils ouvrirent une porte nasse et mal joint»* et entière ni dans une chambre obscur" et froide, à peine éelriié»- par quel* quis brins de bois qui brillaient dans l’àtre.“ Chut ! .lit te cmé, la malade dort peut-être ! Asseyez vous, pèic’Mtch I : je* vais ranimer ce feu*là !.• Vos p «livres pieds ! mon Dieu ! mon.Dieu !” U prit du Dois et se mit A souffler r v* c tonte l’aetvité possible.Puis il frictionna les pied* du vieillard.11 y avait des lann» s dans les yeux de celui-ci.Le curé s’approcha ensuite du lit du misérable, qui ôtait à peu jirôs l’unique meuble du pauvre réduit.11 se pencha et vit qu’on dormait.u Elle a un souffle tiès calrue, père Michel, ci if ii bientôt en revenant près du bonho rime.Demain, elle ira mieux ; soyez tranquille, rt es* j'érez en Dieu.Je vous promets qu’on ira ce.*oir voir à l’étable.—Oh ! "ben "vrai?monsieur ie curé, ben vrai?.—Je vous le promets !.soyez en sûr ! Allons! vous Voilà un peu réchauffé, et vou» vous sentez mieux n’est*ce pas, jicre Michel?Maint»* * liant, adieu! Faites votre prière du soir et dormez eu paix Et le curé disparut, laissant le pauvre vieillard muet d’admiration et de reconnaissance.Quand celui-ci sortit de sa rêve* ri**, il aperçut juès du foyer, sur ie sol raboteux- de son humble demeure, les sabots noirs et luisants que M.le curé lui avait pietés.“ Sainte Vierge 1 s’écria-t-il, il les a ^ m pourtant lai>sés là!.” Et d’un uond il s’élança vers la porte en appelant dehors de toutes ses forces: “ Monsieur le curé ! monsieur le curé!.” Ce dernier, bien loin dé* jà, nVntendiL point.Il s’acheminait à la hâte vers l’étable du père Michel, so disant avec satisfaction :“Ce pauvre père [Michel ne marchera pas.du moins pieds nus quand il se lèvera demain matin.” V .—MADAME ROSE CHEZ LE PÈRE MICHEL.Le bonhomme venait de re fermer sa porte lorsqu'il e: te idit, en -e retournant.frapper doucement sur la vitre.Il ouvrit de nouveau : c’ét»ii Mme Rose ; elle tenait entre ses mains une large écudie de terre brune.“Ça gèle dur! père Michel, ça gèle dur ! .et ii lait joliment bon à vous apporter des soupières chaudes!.dit elle en déposant l’é cuelle à côté du vieillard.Tenez, c’est un peu de soupe pour votre pauvre femme.Comment va-t-elle ?—Ah ! bénédiction des bénédictions ].Asseyez vous, madame Rose ! Eile va mieux.elle dort.et puis M.le curé, qu’est un grand saint, b»-n sûr ! l’a vue tout à t’heu-te !»••*•# — Il est donc venu, père Michel?—Et si ben venu que v’ià encore ses sabots là !.—Comment?,.dit Rose trou-idée et osant à peine comprendre, il a laissé! .Mais il en avait donc d’autres?* —Non ! Madam»* Rose !.il s’est sauve comme ça !.Et le vieillard raconta tout ému ce qui était arrivé.Ruse lut longue à se remettre.Sou digne maitre, M.le curé, chaussé aussi légèrement que dans sa chambre, courait à cette heure, par ce froid, dans les sentiers du village!.Il y avait de quoi mettre en émoi toute «a sollicitude delà fi iôle servante.La première impression lut vive.“ Je m’eu vais, pore.Michel, je m’en vais ! ] 1 f mt un grand feu là bas dans la cuisine pour le réehauf.1er à son retour !.Elle se h*va ; mais, en partant, s«-s yeux tombèrent sur les pieds du vieillard.Ces pieds violais, soutenant ce corps débile, avaient un langage à eux d’une éloquence douloureuse.Ros • tres-h « il lit.“ Adieu, père Michel !” dit- elle.«-t elle sortit.Apres dix pas laits à la hâte, elle en lit dix autres pins lentement.puis elle s’arrêta.L»-s pieds, les pauvres pieds du père Mietiel, ebe les voyait toujours !.Elle sentait les siens bien à l’aise dans ses gros bas de laine épaisse.Son cœur battait.Le ciel était éblouissant.11 y a des nuits faites pour les résolutions héroïque*, de ces nuits lumineuses où Fame aperçoit Dieu.Tout à coup : “Si j’ôtais mes bas ?.di Telle : si je les ôtais vite ?.je les lai donnerais, et je n’en mourrais pas.M.le curé en a fait bien cl’auttes ! .” Une seconde, encore, et elle se re* trouvait à la porte du père Michel, avec ses pieds nus dans ses sabots et ses bas dans la main.A ce moment, il lui vint un sou* venir de la belle gravure qu’elle avait vue !a veille, “ Père Michel ! ’’ dit *Mle.Père Michel arriva.“ Tenez, tenez ! ” balbutia Rose précipitamment et le moins haut qu’elle put, “j’ai oublié tout à l’heure do vous refnettre ces bas qu’on m’a chargée de vous donner.PrenèzdoR tout de suite, père Michel, .plutôt que de rester ainsi par le temps qu’il fait ! Ils vous iront, car ils sont très*grands.” Et, ayant fermé la porte, elle s’enfuit comme une cou* pable.Quand le curé revint au presbytère, il trouva sa servante occupée à lui préparer une tasse de lait chaud, et r**inen-ia la sainte femme, dont il ne s’expliquait jus au just»» les exclamations réitérées.Son fauteuil de paille l’attendait à la meilleure place; il s’y assit.“Dites «loue.Rose, demanda-t-il alors en s’abste* liant de présenter comme d’habitude ses pieds au feu; si vous me donniez une chaufferette ?.CVst bi» ii plus com mod»* !” Rose, qui était intelligente, avait Lu dernier numéro de la Revue scientifique piddi0 une lecture faite par le docteur Liebteich, à l’institution royale de la Grande-Brqtngne sur “ l’Ecole et son influence sur la vue.Nous empruntons à cette lecture quelques passages qui présentent un intérêt pratique universel, bien que la myopie dont il s’agii soit beaucoup plus fréquente en Allemagne qu’en France.“ La myopie exerce une influence fâcheuse sur la sauté en général, en faisant prendre l’habitude «ie se tenir penché.Son accroissement, au surtout un sens divinatoire très*dé- I point de vue national, d»>it donc être ll«i .\ f # .4- I r* t.¦ t L .A —- I _ _ __ .?I ^ / • _ beat, et les raffinements de vertu de son maître lui échappaient rarement.Aussi comprit-elle de suite pourquoi, ce soirla, il cachait si bien devant elle ses pieds sous sa soutane, et pendant quelques instants elle le contempla avec une admira* Loti si évidente et si enthousiaste, que le bon curé, lui trouvant alors une expression tout à fai* étrange, ne put s’» mpê'-her de lui dire : ‘•Rose, à quoi pensez vous ?—Je pense,.je pense.je ne pense à rien ! monsieur le curé,” Et elle se tut soudain«-m»int, saisie malgré elle d’un religieux respect pour l’humilité du saint homme.“Chauffez-vous donc à ce bon feu* là ! repi ii le curé.Vous avez l’air d’avoir bien froid, Rose!.Vos pieds ! approchez vos pieds surtout.— Merci, monsieur le curé !.Tenez, je vais prendre une chaufferette, moi aussi : c’est bien plus com* mode.” Et Rose, en regagnant sa chaise, étendait furtivement sa robe sur ses pieds cachés.— Le fait e>t que c’est bien plus commode !.répéta le curé avec conviction.„ • •»••• *••••• *#•••• • • • # • Il devait y avoir un ange derrière eux, témoin souriant et indiscret de cette scène charmante.VI.—la pauvre mère.Quatre ans s’étaient écoulés depuis qu’ils s’étaient rencontrés l’un et l’autre, :*ans que le curé s’on aperçut, dans une pensée commune de suuli m»* abnég dion.-D'-puis, h- saint prêtre avait observé avec bonheur ia chari’é toujours croissante de R»>se ; mais certes il n’avait pas tout vu : si adroite avait été souvent la pieuse dissimulation de l’excellente femme, qu’il avait ignoré b*eu des choses.— Or, Dieu voulut réjouir un jour l’âme angélique du* maître par l’un des plus doux spectacles qui pui la ravir; celui »ie la haute venu de son élève, et voici ce qui arriva : Ou louchait à la lin de janvier.— Le curé 1T., ouvrant un matin assez bruyamment sa porte, appela beaucoup plus fort lce*pas ?.de bon*bouillon ! Monseigneur aura faim.et puis., vous savez, Rose?, r (»-t il hésitait), vous savez ?.ma soutane qui est usée au coude.n’y aurait il pas moyen de cacher un peu ?.— Que vous ôtes trop bon ?.que vous donneriez jusqu’à voire dernière chemise, n’est ee pas ?.interrompit vivement la fidèle ser* vante, qui no pardonnait pas à son maître les privations volontaires qu’ello savait sibien s’imposer à elleunèrae.—Allons!.allons l .dit le curé en riant, il ne faut pas me gronder aujour«i’hui,^Rose ! Du reste, je suis tranquille.— Vous m’arrangerez cela pour ce soir, et si bien quej’au* rai Pair d’être ou toilette ! - -.Et il sortit joyeux pour aller dire sa messe.(A continuer.) considéré comme un mal sérieux.Autrefois, quand l’éducation libraire était i'initée à un petit nombre, c»*tte question n’avait qiu* pen ou point d'importance; mais maintenant, et surtout à un moment où l’Angleterre est sur le point d’éten-lie les bienfaits de l’instruction se.o lai re à un nombre beaucoup plus considérable de ses citoyens,la ques lion de savoir comment la myopie peut être prévenue mérite la plus sérieuse attention.Un éclairage insuffisant ou mal disposé nous oblige à diminuer la distance entre l’œil et le livre pour lire ou pour écrire, Nous faisons de même si les sièges ou les pupitres n’ont pas une position convenable ou si leur forme, et leurs proportions sont mauvaises.“ Quand l’œil regarde un objet très-rapproché, l’appareil d’accommodation et les muscles qui meuvent les yeux de lapon que leurs axes convergent vers le.même objet, sont amenés à un état de plus grande extension, et cela cioh êt«e considéré comme la principale cause de la myopie et de son accroissement .u Si les muscles de l’œil ne sont pas assez forts pour résister longtemps à c-tte tension, fuir des yeux est abandonné à lui-même, et pendant que le premier se dirige sur l’objet, l’autre dévie à l’extérieur, reçoit défaussés images, et sa vision devient indistincte, amplyopique.Les muscles résiste» t peut-être quelque temps à ces difficultés, puis ils se fatiguent, et c’est ainsi que se produit la diminution de la force.“ Comment ces maux peuvent-ils être prévenus ?“La lumière doit être suffisamment iorte, tomber sur la table du côiô gauche et autant que possible il’»*n haut.Les enfants doivent être assez droitn et avoir leurs livres à une disiance de l'œil d’au moins dix pouces (25 centimètres).En outre, le livre doit être élevé d’environ 20 ° pour écrire et de 40 ° pour lire.“ La lumière qui vient de droite ne vaut pas celle qui vient de gauche, parce que l’ombre de la main est portée sur le point qu’on doit regarder.La lumière qui ar* rive par derrière est plus mauvaise encore, parce que la tête et la partie supérieure du corps projettent une ombre sur le livre ; mais la lumière qui tombe en pleine figure est la pire de toute.” Débats Parlementaires.u Ottawa, 18.A l’ouverture de la séance, un grand norabie de pétitions sont présentées pour protester contre les elections des comtés de Gardvv.ell, Middlesex-Esl, Toronto-Est, South* Renfrew, Perth ’Nord, Dorchester, Pontiac.Corn wall,ElgiirOuest, Monk, Masliinongé, Dundas, Huron*Nord, Lévis, Rimouski, Missisquoi, Prince ’Edouard, PertlrS.ud, S‘or* mont, L’lslet, Northumberland*Est, Argentenil, Yamaska, HuroirSud, London, Chicoutimi el Charlevoix.M.Rymul présente le rapport du comité des ordres permanents.On lit un message du Gouverneur* (xéuérul remerciant la Chambre d’avoir voté l’adresse en réponse au discours du trône, et déclarant on môme temps que les membres, sans aucun doute, examineront avec «oiti et attention Us questions im* portantes qui leur ont été soumises.M.J.H.Cameron présente le rap* port du comité des privilèges et élections dans Pallair de Peterboro* Ouest, en recommandant à la chain* bre de laisser décider la question suivant l’acte des élections parle* mentaires contestées, si l’on pré^en* te une pétition contre telle élection ou t«*l rapport.À ladema de de M.McKenzie, on lit les procédés du comité.L honorable M.Huntington tait un loti g discours et passe en revue toutes les circonstances de l’affairo de.Peterboro-Ouest.Il parle de la juridiction de la Chambre et dea dr»iits et jiouvoirs de i’officierrap* porteur.L’orateur attire l’attention du gouvernement sur la décision prise dans la question de Muskoka, et cite des autorités pour montrer quo l’officier*rapporteur n’avait aucun pouvoir officiel pour se prononcer sur la qualification du candidat.Il termine eu proposant que le rapport du nomité dans l’élection de Peterboro*Ouest ne sou pas adop* té, mais que la chambre accorde un siège à M Bertram, candidat qui a obtenu lu majorité des voix, confor* moment à 1a decision de Muskoka et aux antécédents canadiens.M.James McDonald, de Pictou,.dit que ia question ii déchier est do savoir si la Chambre iloit considé* rer la grande question do constituti* onnalité,question qui affecte les droila et intéresse tout le pays, ou si Pou doit, recourir à des précédents créés dans des circonstances qui cer* taiuement ne sont pas les mêmes.11 ne veut jias suivre les précédents de l’ancienne Province du Canada, qui noirseulement sont contraires aux antécédents du parlement de la Grand*** Bretagne, mais sont aussi contraires à ceux des colonies qui composent maintenant la Puissance.Le comité, après avoir considéré longuement la question do Pcterbo-ro-Uuest, a par une majorité de 18 contre G fait rapport que l’affaire devait être référée au comité des élections contestées.La Chambre nodgc, Joinville, Donner, Dowell, Dugas, Duguay, farrow, Flcsher, Fortin, Gaudct, Gendron ribbs [Ont N.], R.Gibbs, [OntS.JGlass, Irant, Grover, Huggart, Harwood, Sir F.lincks, Ilowe, Joncs, Killam, Keeler, lirkpatrick, Lnccrte, Langevio, Lanthior, leviscontc, Little, Sir John A.MacDonald-IcDonald [Cape B.], McDonald [C.B.’ictou], McDoncll, [Inverness], NJacKay, lailloux, Mathieu, \JacAdam, McDougall, [erritt, Mitchell, Moffat, Nathan, Nelson, •’Connor, O’Reilly, Palmer, Pinsonneault, ope, Price, Ray, Robinson, Robitaille, .ochcstcr, Ross, [Chainblain] Eyan, Sa-»ry, Schultz, Shipley, Staples, Stephenson, hompson, [Cariboo] Tilley, Tobin, Tou-tugeaii, Tuppcr, Wallace, (Albert), Wap ce, [Norfolk) Wcbb, Witton, Wright, Ottawa), Wright, (Pontiac).—Total, 93.Voici maiutcuant une analyse du vote ;ir Provinces ; | Pouiu * Contre.ntario 4*1 .Outario' 37 •uébec 21 Québec 27 Une correspondance de Mexico du 2 du courant au Courrier des Etats-Unis, annonce que le général communcux Lozada.dans sa dernière proclamation, déclare que tous les mexicains non descendants d’indiens sont des étrangers et des usurpateurs ; ct que par conséquent tous actes émanant d'eux sont nuis ct non avenus.Pour sanctionner sa proclamation, lc général a fait mettre Astillcro A sac par une bande d’indiens, qui ont emporté tout ce qui pouvait l’être et out égorgé le bétail.Un mouvement révolutionnaire paraît imminent dans l’Etat d’Oaxaca, où la pc-tite-vévolc fait de grands ravages.Le gouvernement mexicain a répondu à la note du gouvernement anglais, réclamant une indemnité pour les déprédations commises par los Mexicains dans lc Honduras britannique, qu’il fera tous ses efforts pour préveuir la répétition d’actes semblables; mais qu’il refuse de payer aucuoc indemnité.Lc budget annuel que M.Léon Say, Miuistre des Finauccs, a présenté lundi A l’Assemblée Nationale de Fraucc, montre un état fiuaucicr très-ratisfaisant.Il y a maiutcuant daus le Trésor la moitié de la LA GAZETTE DE SOÎtEL, SAMEDI MATIN, 22 MARS 1SV3, somme d’argent duo A l’Allemagne, ct il ne faudra faire aucun emprunt pour compléter lc paiement de Tindemuité, aux dates désignées par la convention de samedi dernier.Voici ce qui s’est passé de plus intéressant lc 19 A Ottawa, la Chambre s’étant * • ajournée A 9 heures : M.Cartwright [Leunox] propose que Ton nomme un comité spécial qui sera chargé d’examiner quelle est la ligne la plus directe et la meilleure pour les malles et les passagers entre la Puissance ct l’Europe .Il dit que lc projet qu’il allait soumettre serait peut-être considéré comme trop recherché et continuerait de l’être jusqu’à ce qu’on l’eut étudié plus attentivement.Il sait bien que les compagnies de chemin de fer sont cramponnées au gouvernement, et qu’avec l’augmentation du service actuel il n’est pas probable qu’il suggère d’en employer d’autres, mais il croit que cette question intéresse tout lc pays.Lc chemin Je 1er Intercolonial ne peut être une source de revenus que s’il a un autre trafic que le trafic local : autrement, ce fera un fardeau pour le pays.Si sou projet est adopté, il pourra peut-être payer, vu que ça sera la route la plus directe pour l’Europe.La route de Shippegon A laquelle il a fait allusion a été recommandé par NI.Fleming dans son rapport.La Chambre doit savoir que St.Jean est le point extrême du continent ct Valencia, en Irlande, le point le plus occidental de 1 Europe.La distance entre ces deux points est un peu plus grande que celle qui existe entre New-York ct l’Europe par les routes ordinaires.Voici de prime abord les avantages de cette proposition.Il a pris la peine de vérifier la distance outre Londres et Valentia qui est A seize heures de la capitale, ct entre Valentia et ! le Cap Race, la distance est de seize cents ! milles.Cette distance peut être facilement franchie en cent heures, ce qui ferait j cent seize heures, pour :1a distaucc entière.Du Cap Race, ou pourra construire uu chemin de 1er au Havre St.George et cette distance pourra être franchie eu seize heures de IA A un poiut sur T Intercolonial, et en cent quarante heures, les malles j et les passagers sc trouveraient A 10 ou 12 heures de Québec ct 15 ou 1S de Montréal 11 pense que si on adoptait cette route, la traverse serait moins longue de cent heures ct l’aller et retour ne prendraient pas plus de 12 A 13 jours.Ce n’est pas IA le seul avantage : les dépenses seraient de plus | moindres, pourvu que Tou encourage cette j route; il y aurait également économie de matériel, outre une plus grande sûreté, i es dangers maritimes seraient beaucoup mo-ius nombreux, car Ton sait que sur nos côtes des naufrages ne surviennent que trop sjuveut.S’il est bien renseigné, depuis 10 ans, 14 ou 1S paquebots ont fait naufrage entre le Cap Race et New-York.On doit aussi se rappeler que les pertes u’étaicut qu’eu proportion des risques réels, sans parler de l’anxiété que ce°.dangers occasionnent.- Une route aussi courte issurcra aussi, des traversées plus rapides.parce qu’il est beaucoup plus facile de faire uue heureuse traversée de 1,000 milles, qu’une de 3,000 milles.Peut être trouvera-t-on que la vitesse dont il a parlé est chose impossible.A cela il répondra que la moyenne de la vitesse des vaisseaux de guerre de Sa Majesté est de 14 nœuds, vitesse qu’ils conservent quand ils sont armés en guerre.Il est d’avis que si l’on construisait des paquebots spécialement affectés au service des i malles ct des passagers, la traversée pourrait être accomplie ou quatre jours, peut-être un peu plus do iroîn.i_)c même que les trains express surpassent de beaucoup en vitesse les trains ordinaires,on pourrait construire des paquebots d’une vitesse supérieure A celle des j paquebots des lignes Cuuard, Allan ct Inman.il peut assurer que le projet est praticable.Quoiqu’il n’ait pu sc procurer de statistique, des personnes bien renseignées lui ont dit que le nombre de passagers de première classe qui voyagent par année entre ici et l’Europe s’élève A 100,OuO ; lc uombre des immigrants est en moyenne de 400,000 et quelquefois de 000,000.La population des Etats-Unis et du Canada s’élève A présent à 45,000,000, et dans quelques années elle atteindra un chiffre beaucoup plus élevé.Outre les j touristes du continent, pendant la belle saison le nombre des voyageurs n’est pas égalé dans n’importe quel pays.Il ne conuaît pas quel est lc trafic des malles, mais il croit qu’il est très-considérable.Ce projet, comme il Ta déjA dit, en aurait fait fourirc plusieurs avant la coustruction du chcmiu de fer Intercolonial ; de plus, la construction du cable avait diminué l’intérêt que fou portait A cette entreprise.Il doit avouer, cependant, que cette route est plutôt une route d’été que d’hiver, ct qu’elle ne cou viendait, A cause des nombreux transbordements, qu’au service des malles, des passagers ct des marchandises d’un poids léger.Ce projet coûtera beaucoup moins’ que le chemin de fer du Pacifique, ct comme le Canada doit donner de fortes sommes pour les travaux publics, il est de son devoir d’entreprendre toute amélioration qui pourra nous amener une bonue classe d’immigrants.Politiquement, ou ne peut voir ce projot d’uu ceil indiffércui, car il sc pourrait que le système de la confédération ne fonctionnerait pas comme on s’y attend.Cette route place la Colombie Anglaise ct le Pacifique A 10 jours de Londres, le Japon et la Chine A 25 jours ct l’Australie A 30 jours.Si T Angleterre cat obligée de prendre de nouveau les armes pour combattre les Indous, elle pourra transporter rapidement scs troupes.• Toute route outre le canal de Suez qui nous rapproche des Indes, mérite considération.Il ne s’étendra pas plus au long sur ce sujet, car il croit qu’il en a fait voir tous les avantages.Il serait sage de nommer un comité qui recueillerait toute information nécessaire pour vérifier les assertions qu’il a faites.II! iroposo que ce comité soit composé de MM.Campbdl (Inverness), Anglin, Fortin, Young (Montréal), Young (Waterloo) ct MucKay (Cap-Breton).M.Anglin dit que le député de Lennox ct Addington a épuisé le sujet et qu’il n’ose pas preudre la parole après lui.Cependant, il fera remarquer que le chemin de fer qu’il faudra construire pour mettre ce.projet A exécution pourra être construit A meilleur- marché que partout ailleurs, si on en excepte les prairies de l’ouest.Quant A celui qu’il faudra construire à Tcrrcncuvc, comme cette province ne fait pas partie de la confédération, on ne pourrait dépenser d’argent dans ce but.Quelqu’un suggérera peut-être la Baie des Chaleurs ou un autre port comme terminus, mais il croit que Shippegon était lc meilleur point.D’ailleurs le comité décidera ct il espère que ce projet sera mis A.exécution avant longtemps.Sir John dit que c’était un projet de lu plus haute importance et qui méritait d’être approfondi par le comité.L'honorable député de Leunox a droit A des éloges de la part de lu Chambre, pour la manière claire et habile avec laquelle il a développé son sujet, Lc comité nommé pour le prendre en considération fera sans doute de sages # O suggestions, ct quand il aura soumis sou rapport, la Chambre pourra s’occuper de ce projet durant cette session.Lh motion est adoptée.NI.Oliver (Oxford) fait motion pour une adresse demandant le retour du dernier tarif de péage sanctionné par le Gouverneur cri Conseil, ayant rapport au transport des marchandises et des passagers sur les chemins du Great Western et du Grand-Tronc.Il ajoute qù’on se plaint d'inconvénients graves dans le transport du fret sur le Grand-Tronc, le Great Western ct autres chemins de fer du Canada ; d’abord que les chemins de fer accordaient des pri viloges de transport A certaines localités et A certaines personnes ; que quelques villes, quelques manufacturiers et quelques amateurs obtenaient des termes) plus bas que d’autres; ct que dans quelques villes où les chemins de fer étaient en compétition, lc fret était moins cher jusqu’aux ports de mer, qu’A d’autres stations plus A l'est.Par exemple, on peut obtenir un char de grain de Londres A Montréal pour $50 tandis que Tou demande $G5 do Stratford, qui se trouve A 30 milles à Test, ce qui fait 17 cents par miuot dans le premier cas et 20 ccüts dans lc second.Je crois que l’intention de l’acte des chemins de for.était de mettre sur lc même pied toute personne expédiant des marchandises par chemin de fer.Je désire de plus attirer l’attention de la Chambre sur le fait qu’A certaines saisons, surtout quand il est nécessaires de transporter des marchandises venant de différentes parties du pays pour sc' rendre aux ports de mer A l’est, il est impossible de le faire ; on m’informe que l’autre jour dans le comté de Huron il y avait 000 chars de grains qui ne pouvaient être expédiés par le Great.Western et le Grand-Tronc.La plupart des chars étaient employés A transporter les produits des Etats de l’ouest de l’Union, aux ports de Test, quoique, A quelques exceptions près, on ne put transporter A travers lc pays nos propres produits.Il fait cctlc motion dans le but de savoir du gouvernement s’il n’y aurait pas moyen d’apporter un remède A cet état d’affaires.La motion est adoptée sans opposition.La question du chemin de fer du Pacifique, qui a déjA été beaucoup débattue au Sénat, promet d’y faire du bruit, dit le Nouveau-Monde.Les gens d’Ontario sont décidés A faire une guerre A outrance A la compagnie incorporéce par le gouvernement, et THon.M.Christie a donné avis de la motion suivante : .Que par une humble adresse Son Excellence le Gouvcrneur-Géuéral soit prié de faire déposer devant cette Chambre, copie de toute correspondance entre le gouvernement ou quelqu’un de scs membres ct Sir Hugh Allan ou quelqu’un écrivant en son nom, ou un de ses associés, ou toute correspondance avec quelque personne ou quelques personnes que ce soit, au sujet du chemin de 1er Canadien du Pacifique ou de la'proposition faite par ces personnes de construire, équiper ct exploiter, et des moyens qu’elles avaient de former uue compagnie ; Copie de tout contrai conclu entre Sir Hugh Allan ct ses associés ct le gouvernement pour la construction, l'équipement et l’exploitatin du dit chemin de fer, en vertu de la charte accordée prtr lo Gouverneur-Général en conseil lc cinquième jour de février dernier, et copie de la liste d’actions soumise parSir Hugh Allan et ses associés avaut la signature de ce contrat ; Dos états énonçant los noms des actionnaires du chemin de fer canadien du Pacifique, en vertu do la dite clmrto du 5 février dernier ; le nombre des actions possédées par chaque actionnaire ; par qui ct quand elles ont été souscrites ; et, pour celles qui n’out pas été souscrites par l’actionnaire en personne, les noms des agents ou procureurs qui les ont souscrites j lc montant versé nu Jerédit du Receveur-Général ; le nom de la banque où il est maintenant déposé ; la date de ce versement, et s’il a été fait eu espèces ou eu effets du gouvernement, ct les conditions auxquelles ces dépôts ont été reçus ; Une liste des noms de ceux qui ont demandé A prendre des actions en réponse aux annonces de la compagnie demandant des souscriptions ct datées A Montréal le 11 février dernier ; et dans le cas où la demande n’a pas été faite personnellement par le demandant, les noms des agents ou procureurs qui l’ont faite ; lc nombre d’actions demandées pour chaque personne, le nombre alloué à chacune, le montant payé sur chaque action et A quelle banque est déposé ce montant ; la date du paiement et les conditions auxquelles ces dépôts sont en possession do telle banque ; ct dans les cas où il peut y avoir eu transfert (Tuerions, les noms dos personnes auxquelles ont été faits ces transferts ; Aussi le montant des actions souscrites sur les livres ouverts pour recevoir des demandes de souscription d’actions par la compagnie du chemin de fer du Pacifique dans les capitules des provinces du Canada, en juillet dernier, avec indication du nombre d’actions demandées dans chacune de ecs villes ; et dans les cas où la demande | n’a pas été faite personnellement par le j demandant, les noms des agents et des procureurs qui l’ont faite pour lui.Nous avons lu avec plaisir le prospectus | 4’une nouvelle compagnie destinée suivant nous A inaugurer un grand mouvement industriel dans la Province de Québec.Il s’agit de la Compagnie des Moulins à coton de Victor Jludon, A Hoehelaga.C’est une compagnie A fonds social dont le capital est de 8*200,OUO, en actions de 8500 chacune.On a déjA commencé la construction des batiments nécessaires ; on la poursuit activement et bientôt tout sera prêt.Les directeurs sont MM.Victor Hudon, Président j J.F.Sincennes, Vice-Président; Honoré Cotté, Jacques Grenier, et George, II.Nye.Avec do pareils noms, l’entreprise est assurée d’un succès éclatant.C’est d’autant plus heureux que ce sera un puissant encouragement pour les efforts d’autres personnes dans la même direction, uu exemple constant qui trouvera des imitateurs.Ce sera peut-être, la chose est très-probable, comme le noyau d’uu développement futur prodigieux, dans le district de Montréal, de cette grande industrie cotonnière A laquelle T Angleterre doit en partie sa prospérité.Cette heureuse idée, ce sont de nos compatriotes qui l’ont eue ; Tcntrcprisc dout nous parlons est une entreprise éminemment nationale.A ne titre seul elle mérite d’etre encouragée.Mais si l’on songe O O au bien qu’il en résulterait pour le pays si un succès éclatant venait couronner les efforts des hommes énergiques ct intelligents dont nous avons tout-A-Theure mentionné les noms, on n’hésitc plus A dire que c’est le devoirjde tout véritable ami du pays de placer IA me partie de ses épargnes En effet, le seul moyen pratique que nous ayons de guérir cette terrible plaie de l’émigration, qui fait tant de mal au pays, qui nous enlève A nous particulièrement, canadiens-frnnçais, une grande partie de cette force dont nous avons tant besoin pour l’absorption qui nous menace de tous côtés,c’est de rendre par tous les moyens possibles lc Canada aussi prospère, au point de vue deTindustrie surtout, que les Etats-Unis.On a beau chercher ailleurs ; IA seulement est le remède.Eh bien ! il faut pour cela que chacun y mette du sien ; qu’une entreprise par exemple, comme celle dout nous parlons rencontre partout dçs sympathies, non pas stériles, mais pratiques.Nous félicitons sincèrement les directeurs de la compagnie nouvelle des mon-liusA coton.Us font là une Œuvre nationale ; ils donnent une grande impulsion au mouvement industriel dans ce pays, et contribuent par IA puissamment à amener les conditions économiques où nous trouverons, avec la richesse ct la prospérité, le salut de tout ce qui nous est cher.— Mat tonal La civilisation a Manitoba.On lit dans le Métis : Jeudi dans la nuit, vers 2 heures du matin, le Dr.Bird, Orateur de la Chambre d’Assemblée, fut éveillé par sa domestique, qui lui dit que la dume*du Rvd.M.Black so mouiait et qu’uu messager était venu en toute hâte lc chorchcr.Malade lui-même, le Dr.Bird .refusa ct conseilla d’aller chercher lo Dr.Codd, son associé.Environ une heure après, juste lc temps qu’il faut pour aller ct revenir do Winnipeg.A Kildouan, où demeure M.Bluok, ou vint de nouveau frapper A la porte du Dr.Bird, ct le même messager réclama cette fois avec instance les soins du docteur, en donnant A la domestique sur l’état de Madame Black, cliente du Dr.Bird, certains détails aggravants qui devaient convaiucrccc dernier.Eu effot, il sc lova, s’habilla promptement et partit dans une voiture qui .Tattcudait et.quo conduisait un jeune garçou.Le sleigh ou cutter avait A peine dépassé lc pont de la Police lorsqu’un homme que le Dr Bird n’avait pas aperçu so mit A crier ct A gesticuler.C’était, puraît-il, lc signal convenu ; le docteur avait été reconnu.A quelques arpents plus loin, une bande d’hommes sortirent tout A coup d’uiic auberge, et crinut au docteur d’arrê-ter se jetèrent les uns au devaut du cheval pendant que les autres entouraiont la’ voiture.Le docteur, ne soupçonnant encore rien, dit A ces hommes de ne pas l'arrêter, qu’il s’on allait visiter une femme mourante et qu’il les verrait chez lui A son retour.En même temps, il leva la main ; croyant apercevoir un pistolet, ces misérables s’éparpillèrent lin instant, mais bientôt ils se précipitent sur lé docteur, l’étranglent avec une lanière de drap, le bfiillonnent pour empêcher ses cris ct lui compriment lo nez j our l’étouffer.Alois commença une- lutte terrible, désespérée, entre cet homme qui se battait pour sa vie et dix A douze bandits qui voulaient l’assassiner.Une montre, des cache-nez de laine, des gants, .dos courroies et des morceaux de laide ramassés par la police le leudemaio ¦ matin témoignent de la résistance énergique du docteur.» Accablé sous le nombre et frappé plusieurs fois A la tête, il perdit conn aissancc une seconde fois, ct revint A lui en sentant A la tempe gauche une sensation froido et horrible.Ou allait lui faire sauter la cervelle lorsqu’un des misérables détourna ses complices, ct dit qu’il valait mieux goudronner et emplumer lo docteur.Au même instant, on apporta de l’auberge du goudron chaud, et l’ignoble opération commença.Le docteur perdit connaissance, ct resta ainsi assez longtemps, paraît-il ; lorsque le froid le rappela A lui, un de ses meurtriers était encore près de lui ; il s’éloigna aussitôt.JiC docteur se leva alors et regagna son domicile tant bien que mal*.Comme T lion.M.Bird n’a pas d’enne-| mis et qu’il est universellement estimé, on j ne peut assigner d’autre cause A ce barbare attentat que la décision donnée la veille par lui comme Orateur de la Chambre d’Assemblé, au sujet du bill d’incorporation de Winnipeg.Et pourtant dans sa décision lien que de strictement juste et constitutionnel.Recevant du Conseil Législatif uu message qui soumettait A l'approbation de l’Assemblée un projet de loi dont plusieurs clauses décrétaient la levée d’impôts et l’emploi des fonds publics, THon.Orateur avait décidé qu’un tel bill ne pouvait prendre naissance que dans la branche élective ou populaire do la Législature, et concluait par conséquent au rejet du message.C’est cette décision si constitutionnelle qui a voulu A M.Bird les outrages dont il a été la victime, ct ces outrages mêmes montrent, si la Législature a eu raison ou non de modifier le bill d’incorporation de Winnipeg.On voit aujourd’hui en quelles mains serait tombée la gestion municipale de cette ville si le bill tel que présenté était devenu loi.La police va t cile enfin agir et prouver qu’elle existe ?Ou bien va-t-on voir se renouveler la farce du mois d’octobre ?NouveSlo.s diverses.NouveSlo.s diverses./'w/X/ JGSrUN premier éciiec.—M, Mathieu.* alarmé de la requête présentée contre lui, a eu recours A un moyen désespéré et absurde.Il a’prétendu que le certificat que l’Orateur avait douné pour constater que lc cautionnement avait été fourni, n’était pas bon.Cela équivalait, ni plus ni moius, A dire A l’Orateur : “ Vous vous êtes trompé: vous ne saviez pas ce que vous faisiez lorsque vous avez signé le certificat qui était rédigé par votro secrétaire.” Puis M.Mathieu, avec son outrccuidcncc ordinaire, a cité des autorités, sans doute sur % ce Jon d’écolier qu’on lui connaît.L’Orateur a impitoyablement renvoyé les objections ct la requête a été admise.Ce nau-vrc M.Michel a la manie des autorités.Il soulève les questions les plus ridicules, puis il fouille, fouille dans do vieux bouquins, ct tout-a-coup il s’imagine avoir déterré une autorité ! Dans son inexpérience, il ne voit pas que la fameuse autorité Ten-fonce !.Il a la science infuse et confuse.O m An es du Traité des devoirs du Shérif nous écrascrcz-vous toujours B©-Tempête.—Dans la nuit de jeudi A hier il s’est élevé une violente tempête de neige, accompagnée d’un vent terrible.Elle s’est continuée, quoiqu’avcc moins de violence, durant une partie de la journée.Cette tempête a eu pour effet do gâter les ohemins, et do les rendre Aocrtains endroits A peu près impraticables.Achetez vos elaquéB chez A.CON-LIN, qui vous vendra A 25 pour cent meilleur marché qu’uillcurâ.Elles sont garanties être de 1ère qualité.^!. LA GAZETTE DE SOliEL, SAMEDI MATIN, 22 MARS 1873.4WWM rawKii .Plusieurs députés sont malades à Ottawa, entre autres MM.Connell, Archambault et Masson.Il y règne des fièvres très-malignes et très-dangereuses 'dont beaucoup de personnes sont atteintes et meurent.Un journaliste et un contracteur du gouvernement sont morts depuis l’ouverture de la session, après quelques jours de maladie seulement.tirage uu sort pour la Société de Contruetion de Sorcl a ou lieu jeudi soir, et la 14èmc.appropriation de 8500 a été vendue à M.Elz.Bouthillier, moyennant SSO.La 15ème u été-gagnée par M.Clément St.Clcor"2S.CD Zfây-M.N.Arsenault a le plaisir d'annoncer qu’il transportera, dans la première semaine d’avril, tout son fonds de marchandises sèches dans son nouveau magasin, situé vis-à-vis celui de M.Cyrille Labello.—Toutes' personnes désireuses de faire de bonnes emplettes à bon marché, voudront bien ne pas l’oublier.Voir l’annoucc dans une autre colonne.^ Vous n'avez donc pas appris la bonne nouvelle ! • DÉCÈS.En cette ville, le 1C courant, Adélard, enfant «le M.David I’ngé, peintre, h Page de 10 mois.A.Berthicr, le 21 du courant, George Ile nrv Olivier, enfant du Capt.F.O.Lamarche, à Pflgc de 10 ans et 2 mois.mTCwera r.'frjrra Nkoi.ioencf.—Bien des gens négligent la santé et la condition do hoirs chevaux jusqu’à ce qu*il soit trop tard pour les soigner, tandis que, à peu de frais et sans trouble aucun, ces animaux auraient pu être sauvés si l’on s’éfnit occupé d’eux dans le temps voulu.' Nous recommandons en toute confiance à tous ceux qui auraient occasion de faire usage d’une médecine «le ce genre, de recourir aiix Poudres de Condition et au Rem>dc Arabe de Darley, car c'est sans aucun doute la meilleure préparation en usage, comme peuvent l’attester des milliers de personnes qui l’ont employée.Souvenez-vous du QUELLE EST-ELLE DONC ?o’kst que .ARSENAULT VIENT D’OUVIUll SON NOUVEAU MAGASIN EN FACE DE CIIE7.M.F lï AN 00 IS LABEL LE.CHAUSSURES ! ! ! s VIKT MILLE DE COMPENSE T\ nrj Y .V.-J L) « I ! 1 I I On vient «le recevoir ù ce nouveau magasin les patrons les plus nouveaux de Marchandises de printemps, et qui peuvent ctre vendues ù aussi bon marché que les vieilles marchandises, car elles sont achetées ù des prix très-réduits.POUR M.ARSENAUL.T continuera aussi de vendre tout le stock qu’il y a dans sou vieux magasin An-dfsos dn mix contant.afin de se défaire du tout pour le commencement d'avril.liâmes, Messieurs et jEivfaiits.^t i une xjraude variété, un assortiment complet de chaussures d après les i derniers e/oûts, seront toujours trou rés chez —-T- ¦ —- - .- r -v— • -tir.%.!.; h 1 ~~~ - .1 : — - - — ; - \ j :s.'j.r\ i .- il-i,-— -T / ç!cV*' '•> « ¦ * ,vr*V ‘ •*> • • •••*» ÏXÎX: cCTiï!' J.F, so u,s,s i g i lu ?dis que j'ai actuellement en mains, valant A enez, Mesdames et Messieurs, et profite/.«lu.bon marché.k A 0 CÛILIN r MAC AS LYS .’—Voisin de SEXECAL k FRERE, ht le nouveau en fane de chez M.Fis.L AB ELLE.N.ARSENAULT.Send, 22 mars 1972.—jno.Maison a louer.doiu, et voyez à ce que la rignature de Tîurd k -j Oo.se trouve sur chacun des paquets.Northrop & Lyman, do Newcastle, Ont., sont lés propriétaires de ce remède en Canada, et il est à vendre par tous les pharmaciens.Ecole Commerciale, Havre de Grace, Terre-Neuve.t • .A M.James I." Fellows.—Cher monsieur : Je suis très-heureux de reconnaître le bicn-cire dont je suis redevable à l’usage de votre Sirop Composé d'Hypophosphite.Durant l’espace de plus d’une année, j’ai souffert horriblement par suite d’une toux grave et d’une asthme fort violente, pour le soulagement desquelles je me servis de tout ce qu’on put m’enseigner.A la lin je commençai à employer votre Sirop, et après en avoir pris une tiole j’étais en état «le remplir les devoirs de ma charge.Je continuai à m’en servir suivant la manière prescrite jusqu’à ce que j’en eusse épuisé huit fioles, qui *achevèrent nia guérison.Avec beaucoup de reconnaissance, Votre,-etc., M.Scullev, Instituteur.Avez-vous jamais pensé que ce qu’on appelle rhume ordinaire, conduit souvent, lorsqu’on le néglige systématiquement, à cette maladie si funeste et afiligcantc : la consomption, tandis que, si l’on prend sur-le-champ les moyens propres à le faire disparaître, il est généralement facile d’en obtenir la guérison ?Si vous « tes incommodés soit-par la toux ou par le rhume, vous trouverez que les Pastilles de Bryan pour les Poumons sont- très-efficaces contre cos .maux, car elles soulngent immédiatement, et guérissent presque toutes les fois qu’on les emploie en temps opportun.Ces pastilles sont à vendre chez tous les droguistes et marchands «le campagne à raison de 25 rts.par boite.* ÊîÉ.Une magnifique maison en bois si’ -gJUiLtnée sur la rue du Roi enface.du Richelieu.La ma’.son est divisée comme suit : Un magnifique salon, une petite salle «le réception, une salle à dîner, une cuisine à part.Il y a G chambres à coucher dont une en bas.Il y a aussi une magnifique glacière, une écurie, un hangar et un jardin.Le tout en bon ordre.Possession au 1er.mai prochain.—S’adresser à F.X.COMTOIS, Marchand.Sorcl, 22 mars 1STH.—jno.Mag’asins si louer.IIIe : Deux magnifiques magasins situés £; ?AP- sur la rue Augusta, dans la bâtisse faisant coin des rues King et Augusta.P LAC F, DU MARCHE.S’adresser à Sorcl, 17 mars 1873.—jno.A.COXL1N.Acte Concernant la Faillite de 1869, ET SES AMENDEMENTS.LE Sous l'Union : 1841-1807, tar LOUIS P.TURCOTTE.EN DEUX VOLUMES.A LA DE LA GAZETTE.PRIX :-$1.50.•I VMM* «B , -9 Ceux qui ont*déjà le premier Volume peuvent se procurer le second en payant Si.00.Sorel, 22 mars 1873.—-jno.CHAUSSURES ! ! ! j/C soussigné informo le public en général qu’ôtant pour laisser Çorel au commencement de mai prochain, il vendra d'ici à ce» temps, tout son stock de clmussurés AU PRIX COUTANT.Il y en a de .toutes espèces pour Dames’ Messieurs et Enfants: PIERRE LUSSIER, • * magasin kn arrière du marché,—SOREL.*brr], 22 mars 1873.—jno.Dans l’affaire de MICHEL O’IIETR, de la paroisse de St.Gabriel de B ran «Ion, marchand.Failli.Le failli m’a fait une cession de ses biens, et lés créanciers sont notifiés de se réunir à sa place d’affaires, au dit lieu d«?St.Gabriel de Brandon, JEUDI, lu TROISIÈME jour «lu mois d’A\ RIL prochain, à ONZE heures du matin, pour recevoir un état de ses affaires et nommer uu syndic.J.0.CHALUT, Syndic Provisoire.Berthior, 10 mars 1873.—jld.Acte ciccrait la Faillite At 1868.Kn l’affaire de JÉROME DANGEVILLE TEL-LIER, commerçant de la ville de Sorel, Failli.TiC failli m’a fait cession de scs biens et effets, et.les créanciers sont notifiés de se réunir nu lieu d’affaires du dit failli, situé rue Augusta, eu la dite ville de Sorel, lundi, le vingt-quatre mars courant, à dix heures de l’avant-micli, afin de recevoir un ' état de ses affaires et de nommer un svndic.G.I.BARTHE, Syndic Provisoire.Sort-l, le 8 mars 1873.—5 ins.Magasin el logement a louei p j jt Une magnifique maison en brique à MfifCir (^cux otages située en arrière du marché JUKiy* qui ai toujours servi pour une groce-rie.Le haut est très-confortable pour une famille.Possession au premier mai.S’adresser a ED.LEMOINE, Sorel.Sorel, 8 Mars 1873.—jno.A vendre.Allez le visiter avant d’aclietei- et vous trouverez chi*z lui tout ce qu’il vous faut pour tous chausser a votre gowt.# et vous serez certains d’épargner sur vos achats.Jl fera une spécialité des ouvrages en prunelle qu'il vendra à 10 pourcent meilleur marché que les prix ordinaires.A.CONLI.N, Magasin au coin du inarched en face de Scnecal& Frcre.SOREL, 8 MARS 1873.Société Mutuelle île Construction SITUATIOK DEMANDEE DE SOREL.I)c marchandises sèches de premier choix, «pie je v.ndrni jusqu'à nouvel ordre à la bullo rétine- tinu «le N T J II Jj D m RE.En agissant ainsi, je me propose d’nc« «unplir deux buts: le premier est de prouvur ma reconnaissance, pour l’encouragement signalé «pie j’ai reçu pondant l’aimée é«;oul4w, Pnutm est de réduire mon stock pour faire place aux marchandises du printemps.A l’enseBg’ne Tricolore, IBHLtul© cLtul SFi.oiBaon! CT.as.sk P».Le premier versement «le la tleuxièmo classe de cette société sera dû et exigible LUNDI LE 17 MARS courant ; les autres versements se continueront tous b*s LUNDIS à partir de cette date.AIMÉ ROY, Sec.Très.Sorel, -1 mars 1873.—jno.Un jeune homme pouvant fournir de bonnes recommandations «*t parlant les deux langues, \ désire avoir une place comme commis dans un magasin d’épiceries.S’adresser au bureau de La (/mette.Sorel, If» février 1873.—jno.Épi id à al’ J U Un jeune homme pour servir comme commis dans un magasin «le marchandises sèches.Celui qui connaîtrait les deux langues et qui aurait une certaine expérience dans ce genre de commerce, serait préféré.JOHN MULLEN, Marchand, A l’ancien magasin de M.McCnllinn, j:x face nu marche.Sorel, 28 août 1872.—-jno.c -£Lul IPijlI&XïGc Comme j’ai résolu «l'abandonner au printemps le commerce de marchandises sèches, j’offre en vente, D’ICI AU PREMIER DE MAP toutes mes marchandises AU PRIX COUTA NT et meme au-dessous de «v juix pour quelques-unes, espérant que le public s’empressera de profiter d’un avantage aussi réel «pie celui-là.Mon fonds «le marchandises se compose DE TOUS LES EFFETS PROPRES A LA SAISON, et les acheteurs seront certainement satisfaits «d de la qualité
de

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