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Le soleil
Journal quotidien d'information de grande diffusion publié à Québec. Il a longtemps été associé directement aux partis politiques libéraux.
[...]
Le Soleil voit le jour à la fin de 1896 pour prendre la relève du quotidien d'allégeance libérale L'Électeur, qui avait subi la réprobation de l'Église. Sans perdre un seul jour de publication, le journal, qui avait publié les contributions de Louis Fréchette, Arthur Buies et Wilfrid Laurier, est relancé sur un ton plus modéré, sous son nom actuel, à l'initiative d'Ernest Pacaud et des directeurs de la Compagnie d'imprimerie du Québec.

Jusqu'au milieu du XXe siècle, les principaux actionnaires et dirigeants du journal sont des hommes politiques libéraux. Le Soleil s'affiche d'ailleurs pendant tout ce temps comme un organe des partis libéraux provincial et fédéral. Il deviendra par la suite un journal d'information généraliste.

Au fil des ans, le journal accueille les contributions de grands rédacteurs et journalistes : Ulric Barthe, Henri d'Hellencourt, Jean-Charles Harvey, Joseph Barnard, Raymond Dubé, Joseph Hardy, Joseph Voisard, Henri Dutil, Paul Audet et Gilbert Lavoie, parmi plusieurs autres. Dès le milieu des années 1930, Germaine Bundock et Renaude Lapointe tiennent des chroniques féminines et couvrent les actualités culturelles et sociales; viennent ensuite Monique Duval, puis Lise Lachance. Le journal imprime des photographies d'Alcide puis de Pierre Martineau, et plus tard de Raynald Lavoie et de Clément Thibault. Les caricaturistes Raoul Hunter, puis Berthio (Roland Berthiaume) et André-Philippe Côté y feront aussi leur marque.

En 1936, Le Soleil consolide sa présence sur le marché de la presse quotidienne de Québec lorsqu'il acquiert son concurrent, L'Événement, publié depuis 1867, puis Le Journal en 1938. Les deux titres sont fusionnés. L'Événement-Journal sera publié de 1938 à 1962, puis il reprendra le nom de L'Événement jusqu'à sa fermeture définitive en 1967.

Après avoir été présidé par la famille Gilbert (à partir de 1948), Le Soleil est acquis en 1974 par Jacques Francoeur et le groupe Unimedia. Le journal passe aux mains du groupe Hollinger de Conrad Black en 1987, puis à celles du groupe Gesca en 2000. En 2006, pour faire face à la concurrence du populaire Journal de Québec, il abandonne le grand format pour adopter le format tabloïd.

Le Soleil
est tiré à 22 000 exemplaires en 1907, à 49 000 en 1932, à 121 000 en 1960, à 160 000 en 1971, pour redescendre à 100 000 exemplaires en 1987 puis à 80 000 en 2000.


Sources :


BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 11-15.

LEMIEUX, Louis-Guy, Le roman du Soleil - Un journal dans son iècle, Québec, Septentrion, 1997.

BOIVIN, Mathieu, « Tout petit, le Soleil », Trente, vol. 31, no 8, septembre 2007.

CARDINAL, François, « Le Soleil brillera-t-il pour Gesca? », Trente, vol. 25, no 6, juin 2001.


Éditeur :
  • Québec :Le soleil,[1896]-
Contenu spécifique :
mercredi 29 mai 1974
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Électeur (Québec, Québec : 1880 : Édition quotidienne)
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Références

Le soleil, 1974-05-29, Collections de BAnQ.

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[" / Laiteries : le par Marc PLAMONDON \"Qu'on range les fusils et qu'on négocie!\" Par suite d'actes de violence et d'intimidation qui détériorent gravement une situation pourtant suffisamment délicate, le conciliateur gouvernemental, M.J.-P.La-fleur, a décidé de saisir la vache par les cornes en convoquant pour vendredi les représentants des laiteries québécoises et de leurs 312 employés de production à un nouveau tête-à-tête.Et pour tirer les négociations de l'impasse actuelle, M Lafleur invite vigoureusement les parties (laiteries Laval, Cité.Arctic, Fortier et Bellevue et le Syndicat national du lait) à se préparer \"sérieusement\u201d en vue de cette rencontre fixée à 11 heures.C'est l\u2019apparition de carabines et de revolvers qui a incité le conciliateur à prendre I'initiative dans ce conflit.En effet, hier, certains livreurs de la compagnie Borden, de peur de se voir attaqués par ceux des laiteries paralysées, décidaient d assurer leur propre protection La direction de la compagnie Sealtest, pour sa part, fait accompagner ses camions d une autopatrouille où trois agents et un chien policier prennent place.La police de Sainte-Foy assure, par ailleurs, la sécurité sur les lieux mêmes de la laiterie Borden.L\u2019annonce de cette nouvelle ronde de négociations risque donc de diminuer la tension dans ce conflit.Nous avons appris qu\u2019il est très probable que la partie patronale dépose une contre-proposition salariale qui allongerait la durée de la convention de 24à30mois, l\u2019intérieurde ce cadre, la partie patronale pourrait reconsidérer son offre finale, sans déroger de sa position initiale.c\u2019est-à-dire l\u2019offre d'une augmentation de $45 par semaine sur deux ans.Le négociateur syndical, M J.-G Michaud, nous a déclaré, pour sa part, que le syndicat s\u2019est toujours dit prêt à négocier, et n\u2019en cite comme preuve que jamais il n\u2019avait déposé de proposition finale, contrairement à la partie patronale.LES LIVREURS SE REUNISSENT Ce sont les laitiers qui, à long terme, risquent d y laisser le plus de plumes.Des pertes brutes de $50 par jour, une diminution probable de leur clientèle, etc.L utilisation de la force n\u2019a eu.semble-t-il.que peu d impact sur ces divers dangers qui guettent leur commerce.D'autant plus que les grandes chaines d'alimentation, comme ce fut le cas pour le pain, accélèrent une guerre des prix que les laitiers ne pourront pas concurrencer Le consommateur qui doit, dans les circonstances actuelles, s\u2019approvisionner chez l\u2019épicier, verra vite où est son profit.A très long terme, c\u2019est la disparition des laitiers comme entrepreneurs indépendants qui peut survenir.Si le premier geste des laitiers fut la panique, le deuxième pourrait bien être celui de l\u2019organisation.C\u2019est du moins ce qu\u2019ont déclaré certains d\u2019entre eux.A ce sujet, ils se sont réunis, une centaine de diverses laiteries de la région, dimanche dernier, pour évaluer leur situation.Aucune décision n\u2019a été prise, mais un conseil exécutif provisoire (non élu) garde le contact.PENURIE ET MARC HE NOIR Il n\u2019est pas question de pénurie de lait pour le moment.S'il se fait rare à certains endroits, d'autres en regorgent.Mais il semble que la rive sud soit plus favorisée que la rive nord du fleuve.Cette situation s\u2019expliquerait par 1 approvisionnement dont les laitiers de Lévis.Lau-zon.etc.ont pu bénificier des petites et moyennes laiteries de la Beauce et des environs, et ce, sans être importunés.Mais, à Québec et à Sainte-Foy, la situation est sensiblement différente.D'autant plus que les livreurs de Borden ne sont pas sortis avant-hier, et hier, ils n\u2019ont desservi qu\u2019une partie de leur clientèle C'est ainsi que nombre de clients de cette compagnie se sont rendus à la laiterie même chercher la précieuse boisson.conciliateur exige un tête-à-tête sérieux ?100 PAGES PRIX QUINZE CENTS REMY BEAULIEU i ASSOCIES DOCTEURS EN OPTOMETRIE 376 du Roi, ch.208.Tél.: 524-8417 (in haut Soci«fé-d«» Alcools) QUEBEC, MERCREDI 29 MAI 1974\t78e ANNEE \u2014 No 127 Marchand l'annoncerait le 7 juin Québec au lieu de Gros-Cacouna comme port de transbordement par Réal Laberge de notre bureau de La Pocatière Le ministre fédéral des Transports, M Jean Marchand, s apprêterait à annoncer un nouveau programme de dragage du Saint-Laurent, en aval de Québec, pour porter la profondeur du chenal de quelque 40 à 70 pieds et pouvoir ainsi localiser le long des battures de Beau-port le projet de port de transbordement en eau profonde.C'est du moins ce qu\u2019a affirmé, hier, le président du Comité de promotion du port de Gros-Cacouna, le Dr André Bourdeau, de Rivière - du - Loup, en dénonçant avec vigueur les dangers à l\u2019environnement et a l équilibre biolo- gique qu impliqueraient de tels travaux, en un point aussi rétréci du fleuve.\u201d11 est grand temps que le chat sorte du sac\u201d, a notamment déclaré le Dr Bourdeau, à propos de ces Entente conclue sur le désengagement militaire intentions prêtées à M Marchand Les informations obtenues en ce sens vont même jusqu'à préciser que c\u2019est à l\u2019occasion de la Journée du port de Québec, le 7 juin prochain, que M Marchand, de connivence avec son homologue québécois des Finances, M Raymond Garneau, a prévu d\u2019annoncer officiellement le choix de Québec comme empla cernent du port de transbordement, et le projet d un nouveau creusage du fleuve.Selon M Bourdeau, il s'agit là de travaux qui auront pour effet, à coup de centaines de millions, de démolir l\u2019écologie et l\u2019équilibre biologique d'un milieu précaire, alors que d'autres services gouvernementaux engouffrent d'autres millions dans des tentatives visant à maintenir cet équilibre.DECISIONS C O N TRAIRES AirX ETATS-UNIS Jérusalem (AFP-UPI-Reuter-PA)\u2014 Israël et la Syrie sont parvenus aujourd hui à un accord sur le désengagement des forces après 33 jours de négociations intensives menées par le secrétaire d\u2019Etat américain.Le gouvernement israélien n'a pas encore fait de déclaration officielle à ce sujet, mais la radio et les journaux israéliens de même que des observateurs proches du gouvernement israélien affirment sans restriction qu\u2019une telle entente a été conclue.A moins de difficultés imprévues, les deux gouvernements enverront des représentants à Genève en fin de semaine pour signer cette entente qui sera aussi paraphée par les Américains et les Soviétiques.Shimon Peres, ministre israélien de l\u2019Information, avait déclaré ce matin qu\u2019ile ne restait plus aucune question en litige avec la Syrie.Il ne restait que certains points à éclaircir.avait-il ajouté, avant que le cabinet n accepte les termes de Iaccord.# Selon la radio israélienne, l'annonce officielle de la décision prise par le gouvernement israélien sur 1 accord avec la Syrie ne seraitfaite que demain parMmeGoldaMeir devant la Knesseth Le parlement a d ores et déjà été convoqué pour ce jour-là à 9 heures locales.Pour obtenir le consentement de la Syrie, Israël aurait fa it de nouvelles concessions.Israël aurait en particulier abandonné sa demande de garantie par la Syrie que les Fedayine ne s\u2019infiltreraient pas en Israël au travers des lignes syriennes.Jérusalem recevrait en échange une garantie de Washington à ce sujet.Israël aurait en outre accepté le retour à la Syrie de plusieurs autres localités syriennes du Golan à la condition (Suite à la page 2, 5e col.) Selon le président du Comité de promotion de Gros-Cacouna, de telles décisions sont prises sans même en étudier les conséquences néfastes pour les générations à venir et elles vont à l\u2019encontre d'une série de décisions récemment prises aux Etats-U ni s, à 1 a su ite d\u2019une importante étude effectuée en ce domaine pour le compte de l\u2019Office de recherche et de développement de l'administration maritime américaine.(Suite a la page 2, 5e col ) Pétrole Le Québec construira deux raffineries de pétrole supplémentaires, annonce le ministre Saint-Pierre.page 7 sommaire Annonces classées\t74 à 83 A Quebec aujourd hui 67\t Arts et lettres\t66 et 67 Bandes dessinées\t84 Bridge\t82 Décès\t85 Economie-f i nance\t51 à 54 Famille\t40 et 41 Horoscope\t83 M«t-mvstère\t74 Mots croises\t79 Page documentaire\t16 Sport\t23 a 28 Télévision\t67 la météo Généralement nuageux avec possibilité d'averses.Même chose jeudi.Les détails, page 2 p MSI\tj£\tA-.' * T\t.V ' -3 Allons-y pour une autre journée C est plutôt amer! Puisque je vous le dis.mm /\u2022f 4V Stanfield barre la route au maire Jones par Donald DOYI.E envoyé du Soleil à Moncton Le chef conservateur Robert Stanfield a annoncé ce matin à Moncton qu\u2019il est prêt à mettre en jeu son leadcr-lup de même que le résultat de l election fédérale du 8 juillet prochain Au cours d une conférence de presse extraordinaire convoquée en fin d avant-midi a Moncton au Nouveau-Brunswick.M Stanfield a annoncé que Charles Thomas défendra les couleurs du Parti conservateur au cours de I élection II a aussitôt invité tous les conservateurs du comté de Moncton a voter pour celui qui siège à Ottawa depuis 1968 et par conséquent répudier le maire Jones.M Stanfield a précisé quec est la première fois qu il exerce ce droit de veto contre un candidat élu par une association de comte II a ensuite ajouté que si le maire Jones parvenait quand même à se faire élire à titre d indépendant ou autrement, il refusera de 1 admettre au sein de son caucus.M Stanfield a egalement affirme qu il compte faire tout en son possible pour protéger (intégrité du parti qu il dirige Dans son optique, il n est absolument pas question de faire aucune espèce de compromis quand des principes aussi fondamentaux sont en jeu Il a expliqué que son leadership doit se traduire par un esprit d\u2019unité et d harmonie partout àtravers le pays.C est parce que j\u2019ai à coeur cette unite nationale, a-t-il ajouté, que j\u2019ai quitté I arène provinciale et mon poste de premier ministre de la Nouvelle-Ecosse et que je me suis lancé sur la scène fédérale (Suite à la page 2.5e col.) Caouette hospitalisé à Rouyn pour 3 jours Le premier ministre Trudeau a poursuivi son operation de charme dans les Maritimes, hier, au moment ou il est monté a bord du train spécial qui le conduira de Sydney en Nouvelle-Ecosse à Montréal Faisant halte dans nombre de villages.M Trudeau a été accueilli par des foules de 150 à 200 personnes qui n\u2019ont pas manqué de démontrer leur sympathie Pendant ce temps, le chef néo-démocrate.David Lewis, attaquait sa cible favorite, soit les conservateurs, lors d \u2019un congres de mise en candidature, à Ottawa, leur reprochant des politiques qu\u2019il juge imprecise*.\u2022 Textes et photo à la page 8) par Claude TESSIER envoyé du Soleil à Rouyn Ce qui devait etre pour M Réal Caouette un examen de contrôle médical de trois heures devient maintenant un séjour de trois jours a 1 hôpital de Rouyn.Hier après-midi encore, M Caouette me déclarait \"Demain matin (en parlant d aujourd hui) j entre a 8h à 1 hôpital A llh30.des photographes m ont demandé pour (aire des photos En fin d après-midi, ma secrétaire arrive pour mettre au point ma tournée dans l\u2019Ouest.\u201d En aucun moment, le chef du Crédit social m a laissé croire qu il cachait quelque chose et je n ai pas mis en doute sa sin -cérité Par la suite, son médecin traitant, le Dr Achille Juneau, a dit que M Caouette allait entrer des 8h du soir à 1 hôpital pour n en ressortir que vendredi Des lors, j\u2019ai acquis la certitude que M Caouette avait été pris par surprise (Suite a la page 2, 3e col ) \u20224 v N V Quebec Le Soleil, mercredi 29 moi 1974 2 ?H) +'ftœ «K.| plu* B oncow.fr clf: 0w«b«c7/v* yi 7.JW'»»G?r7î,k OPAGtSi \" vv ' * f Ol^ r'fl'or V/U./Y* S- \u2022'¦\u2018\u2022O» > fronotco 7yV, Kontot C.»f 0009909099 \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 Il est difficile d annoncer les prévisions de la météo quand elle n'est pas branchée! Il fera done toujours aussi beau, c'est-à-dire qu il pourra y avoir des averses entre deux périodes nuageuses à travers lesquelles le soleil réussira parfois à percer.Il fera cependant un peu plus chaud que ces derniers jours.Les chiffres sur la carte indiquent les températures maximales prévues pour aujourd hui, tandis que les autres données sont vaiides pour le milieu de la journée.MONTREAL (PC) \u2014 Voici les prévisions régionales pour la province de Québec et la vallée de l'Outaouais émises par le bureau météorologique de Montréal pour mercredi avec un aperçu pour jeudi, entre parenthèses, en degrés Celsius.Régions de Chibougamau, du Saguenay-Lac-Saint-Jean passages nuageux.Minimum 40(4C.).Maximum 55 (13 C.).Jeudi: généralement nuageux.Régions de l'Abitibi, de la Haute-Ma uricie, de Québec et de Trois-Rivières: généralement nuageux avec possibilité de quelques averses.Minimum près de 40 (4 C.).Maximum près de 60 (16 C.).Jeudi: généralement nuageux.Régions de Pontiac-Témiscamingue et des Lauren-tides: pluie légère passagère.Minimum près de 40(4C.).Maximum de 55 à 60 (13 à 16 C.).Jeudi: nuageux.Régions de Montréal, d Ottawa et des Cantons de l Est: pluie légère passagère commençant tôt en matinée.Minimum près de 45 (7 C.).Maximum de 60a 65 (16 à 18 C ).Jeudi: nuageux.Caouette hospitalisé.Marchand l'annoncerait.(Suite de la premiere page) (Suite de la première page) Ainsi, la carrière de cet homme politique continue d etre remplie d imprévus et de contradictions qui vont jusqu'à l'airét.dans une chambre d hôpital, d une campagne électorale qui vient à peine pour lui de démarrer.En 1972.à la suite d une intervention chirurgicale, on avait écrit que M.Caouette ne pourrait pas faire campagne II a fait campagne.Mais 1974 ne ressemble pas à 1972 U semble y avoir des imprévus.Un de ses amis me disait hier: \"M.Caouette s'épuise rapidement et perd vite patience maintenant\u2019.Pour lui.la présente campagne donne le chant du cygne à cet homme drogué de politique.\"Il a un courage extraordinaire Je n'ai pas de crainte, M.Caouette va être réélu et la population va lui donner un vote de remerciement pour ce qu il a tait pourlecomtéet pour Rouyn qu'il a mis sur la carte\".C'est un hasard qui m a permis, hier de rencontrer M.Caouette terré dans le bureau de son garage, rue Larivière, a Rouyn, et qui m'a permis de soupeser une situation devenue fort délicate.Le directeur régional d Air Canada fut une des rares personnes admises chez M Caouette Pour y parvenir, il dut passer par l'arrière du garage et par une chambre de toilette reliant un passage encombré et le bureau du député de Témiscamingue.M.Caouette l avait fait venir pour lui montrerce qu'il a appelé \"le sabotage\" qu'on avait fait à sa valise, dimanche soir, quand il est retourné de Québec à Rouyn.Québec Cette carte d Air Canada valide pour tous les vols internationaux a été remise à M Caouette sur une intervention du premier ministre Trudeau.\u2014 Tu vas voir, je vais remporter, cette fois, une majorité de 10.000 voix, dit M.Caouette à son ami.\u2014 Ne trouves-tu pas que tu charries un peu à cause de ta santé?Tu vas être réélu, mais ta santé.M Caouette parle des réalisations dans son comté.notamment de la reprise des activités à la papeterie de la CIP dans le Témiscamingue sud: \"Tu sais, j\u2019y ai contribué, mais il y en a d autres aussi, comme Carpenter, des syndicats \".M.Caouette parlait et paraissait en forme.Les reporters de la Presse Canadienne ont aussi recueilli la même impression.Pour le moment, M.Caouette subit des examens habituels plus prolongés que prévu.Ses médecins l'ont assuré qu il pourra continuer à faire campagne électorale en fin de semaine.\"Mais s'ils m'avaient dit d arrêter, a déclaré M.Caouette, j'arrêterais \", Mais on pense un instant aux médecins: peuvent-ils vraiment lui dire qu il ne peut plus continuer?Pour M.Caouette, la politique, c\u2019est sa vie.M.Caouette poursuit sa campagne électorale dans une chambre du Centre hospitalier Youville de Rouyn inauguré à l'été de 1973.Si cette étape de la campagne était prévue à l'itinéraire.sa durée comme elle se produit, ne semble pas l avoir été.C'est à suivre.Cette etude établit en effet que tout dragage excessif des chenaux entraine des perturbations inacceptables d un point de vue écologique.M Bourdeau a souligné que nos voisins des Etats-Unis, plutôt que d opter pour cette solution facile, ont choisi d investir de $500 a $700 millions, pour créer de toute piece un port de transbordement éloigne des côtes et amenage au large Et ceci, après avoir rejeté 32 emplacements de dragage possibles, allant du Maine à la Californie ON .SE POSE DES QUES TIONS Par contre, à vouloir \"bêtement draguer le Stanfield barre la.(Suite de la première page) Il a ensuite déclaré qu il a pris un engagement personnel à titre de chef de son parti de mettre tout en oeuvre pour faire avancer la cause de r unité nationale MM.Jones et Stanfield ne partagent certainement pas les mêmes opinions au sujet des droits des minorités, en particulier des droits linguistiques.Quoiqu il en soit, M.Stanfield a formellement répudié la candidature du maire Jones et celui-ci ne pourra se présenter comme candidat de ce parti aux prochaines élections.Entente conclue.(Suite de la première page) toutefois qu'une partie d entre elles demeurent dans la zone tampon, afin que la Syrie ne puisse y faire stationner des troupes.On croit savoir que la ligne de démarcation passerait légèrement à l\u2019ouest de Kouneitra.La zone tampon aurait, suivant les configurations du terrain, de deux à six kilomètres de largeur.L'effectif des Nations unies comprendraient 1,250 hommes pour monter la garde dans cette zone.André Gromyko, ministre soviétique des Affaires étrangères, s'est entretenu aujourd'hui avec le président Hafel AJ-.Assad.Ce dernier a déclaré que la Syrie est prête à poursuivre le combat contre Israël plutôt que d abandonner un seul de ses droits.Selon Damas, cet accord n'est qu'un premier pas vers un retrait total israélien des territoires arabes occupés et la reconnaissance des droits du peuple palestinien.En fin de semaine s\u2019ouvre au Caire le conseil national de la Palestine.Les dirigeants palestiniens auraient pris des dispositions spéciales après avoir été informés qu\u2019Israël envisageait d intercepter les appareils qui les conduiraient dans la capitale égyptienne.Le quotidien libanais \"Al-Moharrer\" indique que la résistance palestinienne s'attend qu\u2019Israël veuille frapper un grand coup comme il avait tenté de le faire l\u2019été dernier en contraignant à atterrir sur l'aéroport de Tel-Aviv un appareil libanais intercepté au départ de Beyrouth.fleuve de 25 a 30 pieds supplémentaires et implanter le port de transbordement sur les battu-res de Beauport.M Bourdeau s\u2019est demandé si la population de cette municipalité et du secteur de 1 île d Orléans, comme d ailleurs celle de Québec.sera très fière de recevoi r des montagnes de 12 a 15 millions de tonnes de charbon, surtout quand le vent soufflera de l est ou du nord-est 11 faut bien réaliser, de poursuivre le Dr Bourdeau.que si on accepte le monopole du transbordement.il faudra egalement en accepter le meilleur et le pire.le blé.comme le charbon ou le souffre \" D autre part, après en avoir posé en vain la question à M Marchand, le Comité de promotion de Gros-Cacouna demande encore au ministre des Transports \"pourquoi il ne veut pas se servir d un port (Gros-Cacouna) que son propre parti a construit à coup de millions de dollars\u201d.Ce qui éviterait des dépenses aux contribuables.tout en lui permettant de prêcher par 1 exemple ce qu'il a si longtemps clamé avec ardeur: l'élimination des disparités régionales.On s explique d autant plus mal le volte-face électoral présumé de M Marchand, que ce dernier affirmait par écrit, le 25 janvier 1972: \"Je crois à 1 avenir de Gros-Cacouna et j\u2019apporterai toute l aide nécessaire et possible à son développement\"; et le 1er mars 1972.que \"le gouvernement fédéral suit ce dossier de très près; toutes les parties concernées espèrent en arriver à une entente le plus rapidement possibie\".C est pourquoi, plutôt que de s embarquer dans un nouveau projet de creusage du fleuve.M Bouf deau réclame du ministre des Transports qu\u2019on cesse immédiatement le dra gage actuel, dans le chenal de l ile aux Coudres.1 ile d Orléans et le long des battures de Beauport Si les promoteurs (du projet de dragage) sont honnêtes, suggère enfin M Bourdeau, ils devraient organiser un débat télévisé.d ici la fin de la campagne électorale, entre M Marchand et un membre du Comité de promotion de Gros-Cacouna.\"afin de faire éclater la vérité une fois pour toutes\".MAINTENANT À CHARLESBOURG Montréal TP\tM cou* rie * Trust 6905 ISAAC BÉDARD POUR MIEUX VENDRE VOTRE MAISON Régions de Baie-Comeau, de Sept-Iles, de Rimouski et deGaspé: passages nuageux.Minimum de35 à40(2 a 4 C ).Maximum 55 (13 C.).Jeudi: peu de changements.La page d histoire par la PRESSE CANADIENNE Le mercredi 29 mai 1974 1865 \u2014 Le président américain Andrew Johnson amnistiait tous les rebellesde laGuerrecivile acceptant de prêter allégeance au gouvernement des Etats-Unis.1910 \u2014 Glen Curtis brisait un record de vitesse en avion en volant de New York à Albany, soit une distance de 137 milles, en deux heures et demie.1918 \u2014 La Commission de l'industrie de guerre des Etats-Unis était créée La malle paraissait brisée volontairement par quelqu un.Le représentant d Air Canada lui a expliqué que cela pouvait se produire dans la manutention des bagages.De toute façon.Air Canada était prêt à remplacer la valise Te rends-tu compte, dit M.Caouette.qu elle vient de l'Inde\".Puis il part dans une digression pour dire que c\u2019est sa carte de chef d\u2019un parti politique qui lui a permis de court-circuiter les passagers de dimanche soir, car.autrement.il serait resté collé à 1943 \u2014 L île d Attu était enlevée aux Japonais par les forces américaines.1953 \u2014 Les Néo-Zélandais Edmund Hillary et Sherpa Tensing Norkay devenaient les premiers hommes à atteindre le sommet du mont Everest, d une hauteur de 28,028 pieds.Hillary et Norkay faisaient partie d'une expédition de 13 hommes dirigée par le Col.John Hunt.Dix autres expéditions avaient échoué auparavant et le succès de Hillary et Norkay survenait quatre jours seulement après le couronnement d Elisabeth II, inaugurant ainsi une nouvelle ère élizabé-thaine.Courrier de la deuxieme classe - Enregistrement No 1206 LE SALON INTERNATIONAL OU LIVRE DE QUEBEC annonce que le porteur du billet 18,786 es» prié de réclamer ton prix au: JEUDI Lever Coucher 3.56\t19.30 JEUDI Haute 2h20 Easse 9h50 Haute 14h45 Basse 22h20 Il y a coïncidence et coïncidence Montréal (PC) \u2014Christine et Virginia Gudas,deux jumelles identiques, persistent à affirmerquecest par pure coïncidence si, samedi prochain, elles recevront toutes deux la médaillé du gouverneur général pour le plus haut résultat à la faculté des Arts, au Collège Loyola.De plus, toutes deux ont obtenu une moyenne de 86 2 p.c.et toutes deux ont été diplômées en psychologie.\"Nous n\u2019avons rien prévu dans tout cela, a déclaré Virginia, âgée de 21 ans.Même que nous avons eu souvent des cours différents; c\u2019est juste une coïncidence.\" Incendie causé par une défectuosité du réseau d électricité L'incendie qui a chassé 40 personnes de leur logement, dimanche soir, à Sainte-Foy, a été attribué à une défectuosité du réseau électrigue.Le feu s est déclaré, vers 18 heures, dimanche soir, au sous-sol.et s'est rapidement communiqué à tout l\u2019immeuble de 16 logements, situé au 3220 rue de la Gare, près du Chemin Saint-Louis.27S0 Ch«mîn Sta-Foy Plaza Laval.Tél.: 658-1974 FREINER LA CROISSANCE ?la française l\u2019a décidé et vous ?i\tAvec la haussa du prix du pétrole, les vêlements en tissus\tf j\tsynthétiques (Nylon, etc.) risquent de devenir plus rares et plus chers.A ce sujet, laquelle des deux phrases suivantes I est la plus proche de votre opinion ?\t I\tC 'est lo (in de la mode à lo portée de !\tfoutes les bourses, seuls les gens aises pourront suivre la mode.\t l\tLes fabricants seront obligés de taire une mode plus classique, et qui dure pius\ti longtemps.\t*\t Sans opinion.\t7% 100%\t IUUO | CIVUI1^ UCUIUC iepuis 5ans importations féminines PERREAULT intérieur plaza laval stefey 658-CD8I réduit à sa plus simple expression le complet de polyester et laine Notre indispensable complet d'ete, coupe d'excellence et de fraîcheur Bien en forme, il voyage en premiere et en toute légèreté.À noter: la veste plus courte, près du corps.La carrure accentuée.Les revers crantes.Les piqûres.Le pantalon en ligne droite Se distingue en marine, sable, bleu et gris doux ou brun Tailles: 38 a 44 en court, régulier ou long.$150 simons le trente et un pour homme/ ploce/te-foy « HR- Bourassa modifierait le projet de loi 22 par Gilbert ATHOT Pendant que le Parti créditiste venait s ajouter officiellement, hier, aux opposé tionnistes et demandait le retrait du projet de loi sur la langue officielle, de plus en plus d\u2019observateurs politiques s accordaient à prévoir un recul strategi que de la part du premier ministre Bourassa A la suite d\u2019une reunion des dirigeants du Parti créditiste, en fin de semaine dernière, le chef parlementaire de ce parti, M Camil Samson, a demandé formellement au gouvernement de retirer son projet de loi sur la langue officielle Selon le député de Rouyn-Noranda, ce retrait vise à désamorcer le débat orageux, inutile et stérile que ce projet ne peut que susciter dans le cadre d\u2019une campagne électorale fédérale M.Samson estime que l\u2019actuel contexte favorise les attitudes et confrontations extrémistes et met en danger la paix sociale au Quebec.Il est illogique d entraîner sur la scène fédérale un problème propre aux Québécois, qui les regarde et qui doit être réglé par eux\", ajoute le chef parlementaire créditiste.\"En conséquence, des audiences publiques sous la responsabilité d'une commission parlementaire devraient être tenues au cours de l\u2019automne prochain pour permettre aux groupes et citoyens intéressés de se faire entendre \", devait-il ajouter avant de conclure: \"Ce n\u2019est qu\u2019à la suite de telles consultations qu un projet de loi révisé pourrait revenir devant l'Assemblée nationale et refléter véritablement la volonté populaire des Ouébécois.\" Par ailleurs, de nombreux observateurs politiques doutent fortement que le chef du gouvernement s'obstine à faire approuver le bill 22 au cours de l\u2019été, croyant même qu\u2019il donnera toute la latitude voulue à la commission parlementaire chargee, à compter du 11 juin, de tenir des auditions publiques sur le projet de loi tant controversé.Selon ces mêmes observateurs, il est peu probable que M.Bourassa ira jusqu 'à retirer le bill 22, surtout après toutes ces années de préparation à une telle mesure législative, mais il semble déjà plausible que le premier ministre voudra apporter, en temps et lieu, des amendements majeurs à son projet de loi.D ailleurs, a l\u2019instar du Soleil, en fin de semaine derniere,LeDevoir laissait entendre a son tour, hier, dans une analyse signee par l\u2019un de ses correspondants.Gilles Lesage, et publiée en surmanchette, que M Bourassa se prépare a faire une retraite stratégique l-es indices sur lesquels les observateurs politiques appuient leurs previsions sont sensiblement les mêmes et peuvent se résumer ainsi: a)\tM.Bourassa n\u2019a jamais eu pour habitude politique\" d\u2019imposer des gestes impopulaires et le projet de loi sur la langue officielle a soulevé, jusqu à maintenant, assez de passions \"négatives\" pour prouver au premier ministre que son projet de loi est très impopulaire, b)\tdepuis le dépôt du projet de loi, mardi dernier le chef du gouvernement a diminué la virulence de ses attaques contre les opposants à sa mesure législative et adopte maintenant un ton plus serein: c)\tle premier ministre a précisé, en fin de semaine dernière, en des termes assez clairs, qu\u2019il était prêt à envisager des modifications, même et surtout au chapitre le plus litigieux, celui de renseignement; d)\tles opposants au projet de loi No 22 ne se recrutent pas seulement chez les adversaires politiques et autres de M.Bourassa.mais chez ses propres députés (ouvertement) et même chez certains de ses ministres (officieusement); e)\tle mécontentement que le dépôt du projet de loi No 22 a pu susciter chez plusieurs libéraux fédéraux qui, en pleine campagne électorale, sentent que le débat linguistique québécois pourrait leur causer du tort, surtout dans les provinces anglaises; f)\tplusieurs expériences, depuis 1970.ont aussi démontré que M.Bourassa a toujours su composer avec les événements et que dans des cas où ses prévisions ont été dépassées, comme celui du projet de loi sur la langue officielle, il a su ajuster son tir en conséquence.L\u2019expérience la plus révélatrice, et d ailleurs la plus semblable à celle que l'on vit actuellement, a été celle de la réforme des structures scolaires de Montréal, en 1971.M.Bourassa avait alors plus que retraité, puisqu'il avait retiré un premier projet de loi pour revenir avec un autre.rm^m****» \" ' - :) m I ¦\t^ V .' -\t,\t¦ AJJ - v ¦ xf 1* Noirll Kjxnald 1 avoir - ¦ \u2022«Ml* Unilinguisme On cherchait en vain sur la carlingue des avions de I armée canadienne qui participaient aux recherches d un avion disparu, ces jours derniers dans Charlevoix, la traduction française du \"rescue\" inscrit d un rouge flamboyant de chaque côté des appareils, dépêches de Trenton, Ontario.Au Quebec, les sauvetages se font en anglais.Seulement deux des quelque 25 secouristes envoyés de Trenton et de I Ile - du - Prince-Ldouard parlaient français.Le PQ accuse le ministre Hardy de mentir aux Québécois Cardinal favorise l'unilinguisme MONTREAL (D après PC) \u2014 Celui qui, il y a cinq ans, présentait le fameux bill 63, M Jean-Guy Cardinal, a changé d\u2019opinion depuis sur la question linguistique.Selon le quotidien montréalais Le Jour, qui interrogeait l\u2019ancien ministre de l Education sous le régime de l'Union nationale.M.Cardinal croit que le b\u2019U 22 \"semble\" abroger la loi 63.mais que c est un leurre qui ne change rien et qui complique même la situation.Il se dit d\u2019avis qu'il faut retirer et le bill 22 et le bill 63.Il ajoute que, s'il avait à légiférer aujourd hui, il établirait l'unilinguisme français, et ce, dans toute l\u2019activité publique ou collective, y compris le système scolaire, étant entendu que I anglais resterait libre dans les relations individuelles et les écoles privées.M.Cardinal souligne que le bill 22 crée une situation imprévisible et incontrôlable.particulièrement au chapitre de la langue d enseignement, en laissant au ministre, au Conseil des ministres et aux commissions scolaires les pouvoirs qui devraient relever de la loi.Il s\u2019étonne d\u2019autre part que, nulle part dans le projetde loi, il ne soit question des immigrants.sauf pour abroger les mesures de francisation que la loi 63 avait adoptées.par Benoît LAVOIE Le député péquiste de Saint-Jacques, M.Claude Charron, a accusé, hier, le ministre des Affaires culturelles du Québec, M.Denis Hardy, de mentir aux Québécois lorsqu'il affirme sans retenue qu'il va obtenir d Ottawa la souveraineté culturelle pour le Québec.\"On n'a pas les moyens de faire cette politique actuellement et vous mentez quand vous dites qu Ottawa vous attend avec les bras ouverts pour faire cette politique culturelle.C'est contraire au fédéralisme dans lequel on vit\u201d, a dit M.Charron, en répondant au programme du ministère des Affaires culturelles que M.Hardy avait rendu public, le 4 avril dernier Pour faire ces affirmations, le député Charron s'est servi des arguments invoqués par l'ex-titulaire du ministère, M.François Cloutier, dans un document qui avait été rendu public par Le Soleil, l\u2019automne dernier.Dans ce document, que le Dr Cloutier avait, par ailleurs, rejeté comme étant sien, le présentant tout au plus comme un outil de travail, il était conclu: \"Le Québec se trouve dans ( impossibilité d'établir sa propre politique culturelle.\" Le député Charron a fait la lecture complete du document en question à la commission parlementaire des Affaires culturelles, faisant comme s'il était de sa plume, avant de declarer: \"Depuis le début de mon intervention, j\u2019ai largement emprunté, en fait totalement emprunté mon intervention à celui qui, dernièrement, s\u2019est fait refiler le bill 22.François Cloutier, l'ancien mi-nistre des Affaires culturelles.\" Subséquemment, le député de Saint-Jacques devait expliquer que le fédéralisme actuel n\u2019admettra jamais de se voir déposséder des juridictions qu\u2019il a accaparées dans le domaine culturel, tout comme il n admet pas de remettre au Québec d\u2019autres juridictions autant dans le domaine des Communications, du Travail, que de l\u2019Agriculture.La politique culturelle que vous defendez est justifiable, mais pouvons-nous admettre sans prétention que la même regie que nous affirmons pour les Québécois s'impose aussi au Canada et pour les mêmes raisons que nous?Le secrétariat d'Etat du Canada ne peut pas laisser aller une politique culturelle, ne peut pas lui non plus laisser émietter la politique culturelle au niveau des provinces, parce qu'il a lui aussi la même tâche que ce gouvemement-ci à faire, maintenir l\u2019unité du peuple\", a expliqué M.Charron.Pour reprendre aussitôt que si l'on est convaincu de la nécessité pour le Québec d'une souveraineté culturelle, il fallait en arriver à des décisions.\"Quant nous disons que nous ne pouvons parler de souveraineté culturelle sans parler de souveraineté tout court, le ministre comprendra le sens de nos propos.\" FEDERALISME RENOUVELE M.Charronavoulufairedire au ministre Hardy qu\u2019il n\u2019avait aucun indice de croire qu'il pourrait obtenir d'Ottawa que le Quebec soit le seul maitre d oeuvre de sa politique culturelle.Il a cité à ce propos le ministre des Communications.M.Jean-Paul l\u2019Ailier, qui avait dit.pour sa part, n\u2019avoir aucun indice qu \u2019il pourrait obtenir la mainmise du Québec sur les communications, mais qu\u2019il continuait à défendre ses vues quand même.Le ministre Hardy a répondu au député de Saint-Jacques que ce dernier tout comme les autres députés ou membres du Parti québécois étaient pris de panique \"lorsqu ils voient la possibilité que l'on puisse réaliser au sein du fédéralisme canadien une situation telle qu elle permettrait à la collectivité québécoise de complètement s\u2019épanouir\".M.Hardy a dit du document cité par M.Charron qu'il n'avait jamais été approuvé par le Dr Cloutier, puisqu'il n\u2019était qu\u2019un document de travail.Mais il a admis que \"ce document de travail décrit d une façon assez exacte la situation présente\".Le ministre a expliqué à M.Charron qu il existe une quantité très grande de formes de fédéralisme.\"Le fédéralisme, tel qu'il est pratiqué à l'heure La route tue par Jean-C.RIVARD Au Canada, en 1972.la population était de 22 millions d habitants; au Québec, elle dépassait à peine 6.0 millions.Au cours de la même année, 79,781 Canadiens sont décédés d affections du système circulatoire pendant que 5,808 autres sont morts des blessures subies sur les routes du pays.Au Québec, 19,918 citoyens ont été victimes des maladies cardiaques tandis que 2,141 sont morts dans des accidents routiers.Six chiffres dont l \u2019intérêt majeur ne semble à priori que mettre en évidence avec quelle vigueur les maladies cardiaques \u2014 \"le fléau du siècle\" \u2014 ainsi que les drames sanglants de la route déciment la population, tant au Canada qu au Quebec.Reexaminez cependant ces chiffres: comparez-Ies les uns aux autres; vous y trouverez en termes de proportions des éléments qui tiennent du tragique: que les maladies cardiaques Population: -\tVictimes cardiaques: -\tVictimes de la route.Canada Québec 22,000,000 6,100,000 79.781\t19.918 5.808\t2,141 Premiere considération près de la moitié des victimes de la route, en 1972.ont connu la mort au Québec où la population n atteint pas le tiers de la population canadienne.Seconde observation un Québécois est décédé sur la route chaque fois que \"le fléau du siecle\" a fauché dix vies.Dans l \u2019ensemble du Canada, cette proportion a été, de un à seize Au Canada, les maladies du système circulatoire ont fait 3.6 mille victimes par million d\u2019habitants; la route en a fait 0.27 mille par million d\u2019habitants.Au Quebec, les victimes des maladies cardiaques ont été de 3.3 mille par million d habitants; les deces.occasionnés par les accidents de la route, ont été de 30 mille par million d habitants Toutes proportions gardées, il en ressort que la routeest plus mortelle pou ries Québécois que ne le sont les défaillances du système circulatoire, à travers l\u2019ensemble du Canada D AUTRES CHIFFRES Au cas où les chiffres vous intéresseraient, en voici d autres pour expliquer comment le Quebeca maintenu en 1972 (tout autant qu\u2019en 1973) son bien peu enviable record.Mais voici l\u2019aspect troublant deceschiffres: 90%des véhicules qui ont été impliqués dans des accidents de la route québécoise, en 1972, n'ont révélé aucune défectuosité mécanique apparente.Plus de la moitié de ces véhicules avaient moins de trois ans d'usure, et trente-six pour cent des conducteurs impliqués avaient plus de sept ans d'expérience.Dans un cas sur dix, un camion fut impliqué dans l accident.A cinq cents reprises environ, il y avait aussi un autobus d implique.Ces chiffres, qui émanent du ministère québécois des Transports, nous ont été fournis par M.Gilles Juneau, relationniste au Club Automobile de Québec Comme on le verra dans un prochain texte, le nouveau système des points de démérite a stigmatisé deux causes majeures d accidents: l 'alcool et la vitesse.134.489 accidents de tous genres; 246,748 véhicules impliqués; 1.724 accidents ont été mortels; NDLR: Devant la montée effarente du nombre des victimes de la route et face à de sombres tableaux statistiques, le public s interroge.Que font donc le gouvernement, les tribunaux, les corps intermediaires et les compagnies d assurances?Ce premier d une sérié de quatre articles entend apporter une part de réponse à cette question.35.452 accidents ont fait des blessés; 2.017 personnes ont ete tuées, suivant les rapports que l\u2019on possède; 51.094 personnes ont été blessees.90.752 conducteurs conduisaient l automobile depuis sept à vingt ans; 53.466 conducteurs étaient âgés de 20 à 24 ans; 63.464 conducteurs avaient de 25 à 34 ans; 120.343 des 246.748 véhicules impliqués avaient quatre à sept ans d\u2019usure; 234.000 véhiculés concernés n ont révélé aucun defaut mécanique majeur: 1.546 avaient cependant des freins défectueux; 958 accidents ont été causes par des pneus en mauvais état; 21.306 des véhiculés impliqués dans ces accidents étaient des camions; 4.883 accidents de motocyclette ont aussi été rapportés, de même que: 4.812 accidents de bicyclette.495 accidents de motoneige; 79 accidents de scooter; 36,747 automobilistes impliqués dans ces accidents d automobile n 'étaient pas assures; 209.845 autres étaient cependant solvables.Pour fins de comparaison, que I on se rappelle qu en 1971 la route québécoise avait fait 1.735 mOrts; 45.000 blessés et des dommages matériels pour $800 millions.AU CANADA Egalement pour fins de comparaison, que l\u2019on se rappelle qu\u2019au Canada, il y a eu 508,538 accidents de la route en 1972; 5.042 ont été mortels en entrainant 5.981 pertes de vie tandis que les autres ont fait 208.993 blessés.QUE FAIT-ON?De 1971 à 1972.somme toute, le nombre des accidents routiers a augmenté de 4 1% au Québec; le nombre de pertes de vie s\u2019est accru de 9 4% et le nombre des blessés de 9.2%.Bien que I on ne possédé pas de statistiques en ce qui concerne l annee 1973.il est prudent de croire que ce même taux d augmentation pourrait s\u2019étre maintenu, entre 1972 et 1973 Mais ce n\u2019est peut-être pas tout à fait le cas: les campagnes de sécurité s\u2019étant montrées insatisfaisantes.les gouvernements se sont alertés.Le gouvernement du Québec a.pour une part, réagi Avec la venue de la nouvelle Loi des transports, le Bureau des véhicules automobiles est entré en revolution tranquille\".Toute une série de réglementations nouvelles vient d apparaitre A lui seul, le nouveau regime des points de démérité semble avoir contribué à eduquer et à discipliner le tempérament latin des usagers de la route! Demain: la revolution tranquille du ministère des Transports.présente au Canada, n'est pas le fédéralisme en soi.\u2019\u2019Comme nous n\u2019avons pas une pensée figée, statique comme les gens du parti séparatiste, comme nous croyons à l'évolution, comme nous croyons à la possibilité d une dynamique en politique, nous croyons que ce fédéralisme canadien peut évoluer dans le sens que nous désirons, c est-à-dire un fédéralisme canadien qui permettrait à la collectivité québécoise de s'épanouir.\u2019\u2019Je crois encore que c\u2019est possible au sein d'un fédéralisme renouvelé.\" Enfin, M.Charron a reproché au ministre Hardy de n avoir fait état dans son discours sur une politique culturelle que de programmes ne pouvant se réaliser avant plusieurs années.De programmes qui n\u2019ont aucun écho dans le budget actuel.Tandis que le ministre répondait que sa méthode était d établir des principes d'abord et de les mettre en pratique par la suite et non le contraire.M.Hardy, au cours de son allocution d hier, a par ailleurs annoncé qu\u2019il croyait pouvoir présenter et faire adopter avant la fin de cette session la loi-cadre sur le cinéma.Ce a quoi le député Charron a rétorqué: Si le ministre veut nous faire encore une fois le coup de la loi-cadre du cinéma qu 'il vient encore de nous annoncer pour la présente session et prétendre contrôler la mainmise étrangère de cette façon, qu il fasse attention, parce que I Opposition a fait semblant de croire Mme Casgrain à un certain moment avec sa Loi sur les biens culturels, mais cette fois, la bonne volonté ne suffira plus.Ce n\u2019est pas non plus par une loi qui laisserait libre cours à une réglementa tion secrète dans le cabinet du ministre que 1 Opposition pourra se déclarer satisfaite.\"Je pense même que je peux dire que cet appui naïf que nous avons donne à la Loi no 2 sur les biens culturels, tout en constatant les immenses trous qu\u2019on y laissait et surtout en sachant aux mains de qui on laissait 1 application de cette loi à l\u2019époque, cet appui naïf nous ne sommes pas prêts à le répéter, surtout pas dans un domaine aussi important que la mainmise étrangère sur la vie culturelle des Québécois et la loi-cadre du cinéma qui nous est promise pour la cinquième année.\" Service de Rencontre ANNA Tél.: 525-4631 COIFFEUSES D EXPERIENCE demondé«$ o temps plein ou partiel Bonnes conditions de travail.Orsainville 626-2394 626-2001 RAYON 0 OPTWUE ET 0 OPTOMETRIE Maillants opeiani en vertu de U Loi des optometnstes et opticiens de la province de Quebec Place Laurier.Ste Eoy\t653-8396 Gare Centrale d autobus\t5294655 1050 St Jean Quebec\t524 7543 2.Edifice Place Quebec\t529-5883 ARGENT A PRETER (taux bancaires) 10.000 i oO.ooo 1.000,000 ?\tLong terme ou temporaire.?\tIre ou 2e hypothèque ?\tRésidentiel, commercial, industriel, terrain.Vf Consenti rapidement 529-0951 Duchesne & Associes Inc.OUIMC FINANCE COUtîlEt 529-0951 ACADEMIE ST-LOUIS 810 av.des Érables, Québec 6 \u2022\tInstitution pour garçons et filles \u2022\tReconnue d intérêt public par le Ministère de I Education Cours Secondaire Complet ADMISSION SECONDAIRE I, II, III, IV, V \u2022\tclasses régulières e classe d appoint en Secondaire I pour les élèves qui remplissent les conditions d odmisston mais qui éprouvent des difficultés en fronçais et mathématiques.Pour renseignements et inscriptions.SERVICE des ADMISSIONS 810, av.des Érables, Québec 6.Tél.: 681-7768 éditorial Fais ce que dois V V\t?LE SOLEIL, QUEBEC, MERCREDI 29 MAI 1974 La langue d'enseignement C\u2019est surtout dans le secteur de l'enseignement que le projet de loi 22 provoque les réactions les plus vives.Rien de plus normal que le Québec cherche à intégrer au français les immigrants n'appartenant ni à l'une ni à l\u2019autre de nos deux grandes cultures historiques.Il n'est pas certain en revanche que le test d'aptitude aux langues soit le meilleur moyen d'en arriver à ce but.Pour l'ensemble de la question linguistique et plus particulièrement du fait de son incidence dans l'enseignement trois grandes propositions doivent entrer en ligne de compte: 1 - La liberté de choix des parents à l'enseignement dans l'une des deux langues; 2 - Cette liberté joue en faveur de l 'anglais, même au Québec; 3 - En conséquence, il faut prendre les mesures qui visent à l\u2019intégration harmonieuse des immigrants au français dans le Québec.1\t\u2014 La liberté de choix à la langue d\u2019enseignement est un corollaire de nos sociétés actuelles.Sous l'effet de la technologie et de l'industrialisation, qui rendent nécessaires les plus vastes ensembles, les petites sociétés closes d'autrefois se sont regroupées, ont éclaté vers des unités plus vastes.Avec les marchandises et les idées, les hommes ont circulé plus librement.Il y a coexistence de groupes et de cultures différentes.Ainsi, les vieilles nations unitaires d'Europe se regroupent, tandis qu'aucune des nouvelles nations d\u2019Asie et d\u2019Afrique n'est fondée sur la nationalité, c'est-à-dire un seul groupe ethnique.Surtout dans les sociétés industrialisées et démocratiques, cette liberté de choix, matérielle et culturelle, est prononcée.Une déclaration des Nations unies qui a obtenu l'assentiment de 71 pays signataires, reconnaît la liberté des parents de choisir la langue d'enseignement de leur choix pour les enfants.Il ne s\u2019agit évidemment pas ici de créer une école pour chaque enfant de chaque culture mais de répondre adéquatement aux besoins des diverses cultures nationales à l'intérieur d'un même Etat.Le Canada a signé cette déclaration des Nations unies et le gouvernement central a reconnu ces principes au niveau fédéral.Les provinces, qui retardaient sur le Québec à cet égard, ont fait de même en reconnaissant a la minorité francophone le droit à l'enseignement dans sa langue partout où le nombre d élèves le justifie.C'est notamment le cas de 1 Ontario, du Nouveau-Brunswick et du Manitoba, où les minorités françaises sont les plus compactes.Toutefois, le principe adopté au niveau provincial ne s'est pas appliqué partout avec efficacité du fait de la résistance de certaines commissions scolaires.Il n\u2019en reste pas moins que le principe de la liberté de choix est maintenant consacré dans les autres provinces.2\t\u2014 Jusqu'à maintenant, cette liberté de choix intégrale prévalait au Québec.Mais ici comme dans les autres provinces, elle jouait presque exclusivement en faveur de 1 enseignement en langue anglaise; même au Québec, 80 à 90 p.c.des immigrants fréquentent spontanément 1 école anglaise.Les causes en sont bien connues.L'Amérique du Nord est largement anglophone; le Québec n'y représente qu'une enclave de 5 à 6 millions de francophones parmi 220 millions d 'anglophones.La mobilité sociale et géographique étant très marquée en Amérique du Nord, la connaissance de l\u2019anglais y devient indispensable à l'échelle continentale qui marque très fortement la vie économique, y compris au Québec.Il faut cependant remarquer que la province est majoritairement française à 80 p.c.et qu'il y a là un impératif pour l'immigrant de connaitre la langue de la majorité.3\t\u2014 Si donc, même au Québec, le poids naturel de l'environnement nord-américain joue en faveur de l'anglais, des mesures correctives s'imposent pour canaliser les enfants des immigrants vers l'école française.Ces mesures ne doivent cependant pas être arbitraires Tout en poussant à la limite les mesures incitatives et les pouvoirs législatifs de la province vis-à-vis de l'immigration, il faut éviter de faire, des discriminations entre diverses catégories de citoyens.Il faudrait de même préserver la liberté de choix à l \u2019enseignement dans l 'une de nos deux langues officielles au pays.Il s'agit à la fois d un principe lié au double passé de ce pays et à sa composition actuelle, qui fait coexister en divers endroits du Canada, dont au Québec, nos deux nationalités historiques au sein de la même nation.Mais rien n'interdit de réglementer, de circonscrire la liberté de choix.En fait, le projet de loi 22 interdit la liberté de choix aux immigrants qui ne savent ni 1 une ni 1 autre des langues officielles.On évite de cette façon l enquéte sur les origines ethniques des immigrants pour les dirigervers l 'une ou l 'autre école, mais on se reprend par le biais de la langue, ce qui souvent revient au même.De plus, les tests linguistiques confiés à la responsabilité des commissions scolaires peuvent prêter à tous les abus, donner lieu à toutes la manipulationdans le climat d\u2019émotivité lié aux questions linguistiques.Où commence, ou finit par exemple le critère de connaissance suffisante de l une ou de lautre langue?On aurait donc intérêt à agir selon des normes plus objectives.Ainsi, la libertédc choix pourrait au Québec être réservée aux seuls citoyens canadiens.Les immigrants, au cours de leur cinq premières années dans la province seraienttenus d inscrire leurs enfants à l'école française.Une fois leur citoyenneté canadienne obtenue, ils auraient alors le choix d'inscrire leurs enfants à l une des deux écoles.De cette façon, tous les immigrants seraient placés sur le même pied.Du point de vue du Québec, ce premier passage obligatoire à l'école française représenterait un élan en faveur de celle-ci, élan appelé par la suite à se continuer même après 1 obtention de la citoyenneté.Certes, subséquemment, plusieurs parents, notamment ceux d'origine anglo-saxonne, tiendraient a ce que leurs enfants fréquentent l'école dispensant l'enseignement dans leur langue maternelle.Mais, un premier passage à l'école française aurait imprimé au préalable une bonne connaissance du français au nouvel arrivé.Cette législation limitant la liberté de choix à 1 acquisition de la citoyenneté serait insuffisante sans des moyens d'action complémentaires au niveau de l'immigration.C'est un secteur de juridiction concurrente, où il ne devrait pas y avoir de difficultés à ce que le Québec puisse réglementer sa propre immigration de manière à ce qu'elle serve ses propres fins.C'est ainsi que le Québec devrait être présent en vue de la prospection et de l'acceptation des immigrants dans la province.S'il le faut, la législation québécoise lierait l'acquisition de la citoyenneté canadienne dans la province à la connaissance du français.Il s'agit donc pour le Québec d obtenir tous les pouvoirs qui lui permettraient, lorsque le besoin s'en fait sentir, de réglementer et même de contingenter l'immigration selon ses propres besoins culturels.Comme les autres provinces nous avons besoin d'immigrants; d'autant plus que notre taux de natalité a baissé ces dernières années.Mais il s\u2019agit de choisir entre deux valeurs.S\u2019il arrivait, que l 'immigration joue à l 'encontre de la culture française en cette province on ne saurait blâmer cette dernière de se protéger.Il ne faut pas exagérer la menace, il convient plutôt de se donner dès maintenant les moyens d y faire face.N'accorder la liberté de choix de l'école qu'aux citoyens canadiens n\u2019est une mesure discriminatoire pour aucune catégorie de citoyens; elle comporte cependant l'avantage de jouer au départ en faveur de l'école française.Procéder au niveau de l 'immigration pour filtrer celle-ci selon les besoins culturels du Québec s inscrit dans la logique de la première mesure et n'est pas, non plus, discriminatoire Le Québec doit éviter de répéter l 'exemple de la Belgique qui, avec une précision tatillonne dans les textes, en est arrivée à un véritable fouillis linguistique.Par certains de ses aspects, en particulier les tests d'aptitudes linguistiques, le projet de loi 22 risque de nous engager dans cette voie.Le grand mérite du critère de la citoyenneté conduisant à la liberté de choix de l'école et des pouvoirs québécois accrus en matière d immigration est qu'on procéderait là selon des notions objectives et simples plutôt que de recourir a des notions souvent subjectives et difficiles d application, vers lesquelles le projet de loi 22 nous dirige.Gilles BOYER De pis en pis Depuis que l'inflation a dressé sa tente dans notre vie quotidienne, les revendications salariales et les conflits de travail n'ont cessé de se multiplier dans tous les secteurs économiques, industriels et commerciaux.Et, en ce sens, nul n aurait pu prévoir malgré tout que l'industrie de transformation laitière du Québec métropolitain, pourtant réputée éminemment essentielle au bien-être communautaire, pourrait devenir la victime d un tel phénomène.Il y a déjà au-delà d une semaine, en effet, que les laiteries Laval.City.Artic et Fortier sont paralysées par l'arrêt de travail de quelque 312 employés de production.Au début, on se disait bien que.en dépit du litige en cause, l'affaire allait se résorber rapidement, vu principalement la nature de l'entreprise concernée et l'indispen-sabilité des besoins auxquels elle pourvoit.Après tout, une grève du transport en commun, cela derange bien du monde.Mais une grève du lait, cela dérange tout le monde.Mais voilà que la situation risque de se prolonger dangereusement, surtout si les laiteries et les syndicats persistent, chacun de leur côté, à coHsidérer leurs propositions comme finales.Cet imbroglio entraînera certes de plus en plus de déboires pour le consommateur d autant plus qu'il risque de le priver non seulement de lait mais de tous les autres produits laitiers dont la présence s avère indispensable 29-y* \t ¦ s» MAU.f ?; l'opinion du lecteur L'hospitalisation des jeunes enfants Un grand nombre de jeunes enfants ont depuis leur naissance une santé fragile, mais nous savons que mêmes les enfants sains, joyeux, turbulents peuvent un jour ou l autre être malades.Avoir à vivre à l'hôpital trois jours, trois semaines ou trois mois représente donc une réalité qui peut toucher tout jeune enfant au cours de ses premières années de vie, et pourtant combien de parents s'intéressent-ils vraiment à ce roblè-me?Au lieu de faire pression sur l'opinion publique, de réclamer, de protester énergiquement pourvoirsaméliorer le climat d'accueil réservéaux jeunes enfants hospitalisés, la plupart retournent à la maison trop heureux de voir rétablie la santé physique de leur enfant pour s'élever contre certaines pratiques de la vie hospitalière, pratiques qu'ils n'approuvent pas po ;r leur enfant, mais qu'ils acceptent silencieusement par crainte ou par habitude.Mon intention n\u2019est pas ici de dénoncer des faits négatifs (nous connaissons tous des cas d'enfants attachés à leur lit sans raison, isolés inutilement, coupés de leur famille à cause d\u2019horaires de visites nettement insuffisants etc.) pour démontrer l'ampleur du chemin à parcourir dans ce domaine de même que l'importance de l'expérience de l'hospitalisation dans la vie du jeune enfant.Je voudrais plutôt rappeler au lecteur qu'il est possible cher nous comme ailleurs, de changer quelque chose à cette tradition de sévérité et de rigueurqui colle encore trop souvent au mythe de l hopital-prison et qu\u2019on peut, sinon éviter, du moins atténuer le choc psychologi que qui accompagne souvent la maladie chez le petit C est dans cet ordre d idée que je veux souligner le tra va il remarquable accompli quoti- diennement depuis quatre ans, au service de pédiatrie du Centre Hospitalier de l\u2019Université Laval (CHUL); j'ai eu, à plusieurs reprises, 1 occasion d y séjourner cinq ou six jours consécutifs, comme parent d'un jeune enfant hospitalisé en plus de nombreuses visites faites aux médecins en clinique externe et à la salle d'urgence.Ici, l\u2019enfant hospitalisé ne perd pas son identité d enfant parce qu il est malade; on lui permet de jouer, de courir, de circuler librement lorsqu'il n'y a pas de contre-indications sérieuses et de rester en contact étroit avec sa famille en utilisant un horaire de visites qui laisse la possibilité aux parents de visiter leur enfant en tout temps et même de passer la nuit s\u2019ils le désirent.L'enfant a pour ( aider, la présence quotidienne d une éducatrice spécialisée qui anime une salle de jeux bien pourvue en s'adaptant aux intérêts des enfants autant qu\u2019à leurs besoins immédiats, en tenant compte du milieu spécial dans lequel ils évoluent.Ainsi il n'est pas rare de voir la salle de jeux transformée en ruche bourdonnante: jeux d'eau, escalades, jeux de ballons.tout y passe! Ou encore on fait une jambe de plâtre à la poupée on lui donne une injection; de cette façon, l'enfant démystifie peu a peu des gestes dont il a peur spontanément.Et le soir, les mamans berçent et les papas font la promenade dans le couloir et se chargent volontiers des enfants qui n\u2019ont pas la visite de leurs parents.Médecins, infirmières, secrétaires, employés de soutien, tous peuvent participer au bien-être de l'enfant et -a patience, la bonne humeur, la simplicité n'enlèvent rien à l'efficacité et à la qualité des soins médicaux, bien au contraire' Comment accepter apres cela que de jeunes enfants pour guérir, doivent à certains endroits être isoles inutilement, inoccupés, épuisés pour avoir trop hurlé ou encore désespérés et abattus parce qu'ils ne comprennent nen à ce qui leur arrive.La pédiatrie du CHUL est une réalisation ir\u2018*ressante (ce n'est évidemment la seule), un exemple adapté à notre milieu d'une conception moderne des soins infirmiers pour les jeunes enfants devant séjourner à l\u2019hôpital.D'autres parents ont réclamé bien avant nous des changements dans ce domaine, changements qui ne tiennent bien souvent que du simple bon sens et qui n'ont nen de révolutionnaire.Ainsi en Angleterre, une enquête nationale réalisée il y a déjà quinze ans par le Ministère de la Santé (Londres, 1959) et mieux connue sous le nom de Rapport Platt, a émis toute une série de recommandations au niveau des aspects \"non médicaux\" des soins à donner aux jeunes enfants de la naissance à six ans; ces recommandations ont par la suite été mises en pratique, petit à petit dans les lôpitaux anglais à cause de pressions venues entre autres d un groupe de jeunes parents dynamiques qui amenèrent même la création d'une association nationale pour le bien être des enfants à 1 hôpital (National Association for the Welfare of Children in Hospital).Les résistances, les objections viennent d'ailleurs autant des familles, à certains moments que du milieu hospitalier.Si d'une part, l'hôpital considéré souvent les parents comme des êtres encombrants, incompétents, voire même nuisibles., face à l experience pénible que signifie la maladie de leur enfant, n arrivant pas à surmonter leur propre peur, ceux-ci se réfugient derrière les interdits pour justifier leur absence.Ici il est bon de rappeler ce que pensent plusieurs chercheurs dans ce domaine: la présence d une mère, même anxieuse, est souvent meilleure pour le jeune enfant que ne l est une absence prolongée Ajoutons enfin que pour quelques pa rents désagréables et aceapa reurs, il y en a des dizaines d autres qui, soucieux de la guérison de leur enfant, se conforment fidèlement aux di rectives médicales et apportent en plus, A l'infirmière une assistance intelligente au niveau des tâches qu'ils accomplissent chez eux tous les jours (laver l'enfant, le changer de couches, le faire manger.) tout en rassurant I enfant et en l\u2019amenant lui aussi à collaborer a sa guérison Certaines autorités hospitalières, à bout d arguments, font souvent miroiter les énormes problèmes que suppose l\u2019aménagement des espaces nécessaires pour accueillir les parents, n\u2019allons surtout pas les prendre au sérieux car tout le monde ou presque dispose d une chaise longue: à la rigueur, quelques lits pliants qui se rangent le jour feraient le salut de bien des parents d enfants désespérés! S il est vrai de dire que les besoins affectifs sont étroitement liés à la santé physique du jeune enfant, il est par conséquent urgent d accorder enfin plus d importance aux larmes d'un enfant et à leur signification qu'au brillant des parquets - et il est essentiel que cet état de fait ne soit pas le privilège de quelques-uns mais une situation norma le, généralisée à tous les services hospitaliers.Denise Garon-Dupont (Mere-étudiaxte) 808S, Trait-Carré.Charlesbourg.dans le menu quotidien, y compris spécialement le beurre.Toutefois, le but de ce propos n'est pas précisément, du moins pour le moment.d'évaluer les positions respectives des parties en cause pas plus d ailleurs que d'entonner des jérémiades sur le sort réservé au consommateur de produits laitiers.On n'ignore plus que, dans une économie libre comme la nôtre, les conflits de travail sont inévitables et font partie intégrante d'un système où l\u2019équilibre des forces patronales et syndicales doit continuellement se maintenir.Que chacun y gagne ou y perde, selon les circonstances, les bénéfices ou les pertes qui en découlent, finissent infailliblement par retomber sur une certaine masse.Mais le conflit laitier actuel présente un aspect particulier inique dont on ne saurait passer les graves implications sous silence.On sait que quelque 70 entrepreneurs indépendants assurent habituellement la livraison des produits laitiers aux foyers et dans les entreprises de détail.Ces gens sont propriétaires de leurs véhiculés, en assurent l'entretien et en retirent l essentiel de leur revenu.Depuis le début de la grève des producteurs laitiers, ces livreurs éprouvaient peu ou pas d inquiétude puisqu'ils pouvaient aller s'approvisionner ailleurs qu'aux laiteries paralysées et ainsi satisfaire, malgré tout la majeure partie de leur clientèle Or, voilà que la situation se corse puisque les laiteries \"suppléantes\" auraient été invitées à ne plus fournir de lait à ces entrepreneurs et cela sous certaines menaces \"voilées\" mais qui en diraient long sur les intentions des individus qui les profèrent.Ces gens n\u2019appartiendraient pas au syndicat qui, d\u2019ailleurs, ne s\u2019oppose en rien, et biçn au contraire, à la présence de concurrents sur le marché des laiteries touchées par l 'arrêt de travail, parce que, dit-il, c\u2019est une pression de plus sur les propriétaires.L'argument pourrait demeurer en soi valide si, en vertu des nouvelles circonstances dont sont maintenant victimes les 70 entrepreneurs laitiers indépendants concernés, il ne faisait pas le jeu de concurrents étrangers au détriment d une certaine solidarité syndicale qui doit, malgré tout, demeurer à la base des relations entre producteurs et livreurs d'une même industrie, même si ces derniers ne sont nullement impliqués dans le conflit.Et il serait désormais déplorable et condamnable si le syndicat n'entreprenait pas à son tour une action pour empêcher la détérioration de cette situation qui menace de ruiner bon nombre de ceux qui, en somme, contribuent à leur façon à assurer en temps normal le gagne-pain de ses membres.Sinon, la violence que pareille situation menace d'engendrer ne pourrait que desservir sa cause devant l\u2019opinion publique Paul LACHANCE ; F / % \\ I / Quebec le Soleil, mercredi 29 moi 1974 CIWRGVX ^ vvVV,^Î.V\\\\' \u2022 1 CHIC COMPLET TOUT LAINE OU LAINE ET POLYESTER \u2022 1 PAIRE DE SOULIERS EN CUIR y-V-' $\t*' \u2022 1 CHEMISE SANS REPASSAGE \u2022 1 CRAVATE A VOTRE GOUT \u2022 VS> »V^VL^ ***' \u2022 1 CEINTURE LARGE EN CUIR \u2022 1 PAIRE DE CHAUSSETTES master charge ! - Ü .:,?.'¦¦ ' ' >*¦«/ 1 ¦ ¦ mm 2;\t' -fv *
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