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Le soleil
Journal quotidien d'information de grande diffusion publié à Québec. Il a longtemps été associé directement aux partis politiques libéraux.
[...]
Le Soleil voit le jour à la fin de 1896 pour prendre la relève du quotidien d'allégeance libérale L'Électeur, qui avait subi la réprobation de l'Église. Sans perdre un seul jour de publication, le journal, qui avait publié les contributions de Louis Fréchette, Arthur Buies et Wilfrid Laurier, est relancé sur un ton plus modéré, sous son nom actuel, à l'initiative d'Ernest Pacaud et des directeurs de la Compagnie d'imprimerie du Québec.

Jusqu'au milieu du XXe siècle, les principaux actionnaires et dirigeants du journal sont des hommes politiques libéraux. Le Soleil s'affiche d'ailleurs pendant tout ce temps comme un organe des partis libéraux provincial et fédéral. Il deviendra par la suite un journal d'information généraliste.

Au fil des ans, le journal accueille les contributions de grands rédacteurs et journalistes : Ulric Barthe, Henri d'Hellencourt, Jean-Charles Harvey, Joseph Barnard, Raymond Dubé, Joseph Hardy, Joseph Voisard, Henri Dutil, Paul Audet et Gilbert Lavoie, parmi plusieurs autres. Dès le milieu des années 1930, Germaine Bundock et Renaude Lapointe tiennent des chroniques féminines et couvrent les actualités culturelles et sociales; viennent ensuite Monique Duval, puis Lise Lachance. Le journal imprime des photographies d'Alcide puis de Pierre Martineau, et plus tard de Raynald Lavoie et de Clément Thibault. Les caricaturistes Raoul Hunter, puis Berthio (Roland Berthiaume) et André-Philippe Côté y feront aussi leur marque.

En 1936, Le Soleil consolide sa présence sur le marché de la presse quotidienne de Québec lorsqu'il acquiert son concurrent, L'Événement, publié depuis 1867, puis Le Journal en 1938. Les deux titres sont fusionnés. L'Événement-Journal sera publié de 1938 à 1962, puis il reprendra le nom de L'Événement jusqu'à sa fermeture définitive en 1967.

Après avoir été présidé par la famille Gilbert (à partir de 1948), Le Soleil est acquis en 1974 par Jacques Francoeur et le groupe Unimedia. Le journal passe aux mains du groupe Hollinger de Conrad Black en 1987, puis à celles du groupe Gesca en 2000. En 2006, pour faire face à la concurrence du populaire Journal de Québec, il abandonne le grand format pour adopter le format tabloïd.

Le Soleil
est tiré à 22 000 exemplaires en 1907, à 49 000 en 1932, à 121 000 en 1960, à 160 000 en 1971, pour redescendre à 100 000 exemplaires en 1987 puis à 80 000 en 2000.


Sources :


BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 11-15.

LEMIEUX, Louis-Guy, Le roman du Soleil - Un journal dans son iècle, Québec, Septentrion, 1997.

BOIVIN, Mathieu, « Tout petit, le Soleil », Trente, vol. 31, no 8, septembre 2007.

CARDINAL, François, « Le Soleil brillera-t-il pour Gesca? », Trente, vol. 25, no 6, juin 2001.


Éditeur :
  • Québec :Le soleil,[1896]-
Contenu spécifique :
Cahier D
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Électeur (Québec, Québec : 1880 : Édition quotidienne)
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Références

Le soleil, 1974-10-19, Collections de BAnQ.

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[" r ?cahier LE SOLEIL QUEBEC, SAMEDI 19 OCTOBRE 1974 \u2022>:¦ \"H ci J A une MPMlfMHpiJ & W -.\"Les beaux dimanches\" du théâtre au cinéma V________) \u2014 Devenu nom commun, Robert s'intéresse aux noms propres V\ty \u2014 Denis Champoux croit au \"Québec country\" iHioU) André Ijt (m) V POUR TOUS POUR TOUS e SEMAINE! présentent un policier fracassant C\u2019est l\u2019anatomie \\\td\u2019un coup *\tde foudre Claude 1 Leloucm Je considère ce film comme mon premier vrai film IIOHMWIVM UN SILENCIEUX AU BOUT DU CANON Il met tout en oeuvre pour mettre fin à une super organisation i de crimes! PAUL ROBERT NEWMAN REDFORD L\u2019ARNAQUE VERSION FRANÇAISE DE thesung HORAIRE: 1.50 - 4.20 - 7.00 - 9.30 OPERATION JIM DRAGON HORAIRE 2.00 4.30 7.00 9.30 Marthe Keller André Dussolier Charles Donner Musique de ¦ Francis Lai Gilbert Bécaud Caria Gravina Charles Gérard LES CINEMAS ODEON LES FILMS MUTUELS LES FILMS CLAUDE MCHAUD avec wm a cHHLEî ES D\u2019ACTION_ FRONTENAC I LE DAUPHIN FRONTENAC II TATIONNEMENT INTERIEUR PARC AUTO * PAQUET & LALIBERTE DU PONT & BOUL .CHAREST INF.529 9745 Québec, Le Soleil, samedi 19 octobre 1974 D 2 U Soleil.!U>nald Lavoie cfeques Ç mmmmm ' «ü a v .*\u2022: 'i&Êm Sj| \"%n WÊi | P -.\u2022y*'' \" i- - 'Caramel Mou \", avec Christin Mont marquette, piano, Guy Paradis, basse, Viviane Mcngeau, la chanteuse, Normand Martin, aux percussions, et Robert ludger Desnoyers, à la guitare.Qu'est-ce que c'est que \"Caramel mou\".?De Shoe Shine à Caramel mou par Magic Mushroom! Voilà un problème bien posé dont la solution est fournie par un disque qui vient d'ètre lancé sur le marché.Ainsi donc, \"Caramel mou\" est le nom assez bizarre d'un nouveau groupe rock québécois, dont les débuts ont été faits, par un concours de circonstances, en sol américain, à Alburgh au Vermont plus précisément, en juillet 1972.Il s'agissait alors d'un concert donné sur un terrain de camping par un quatuor sans nom à ce moment, mais qui résolut pour la circonstance de se dénommer \"Shoe Shine '.Un mois après, quelques spectacles au Québec, un cinquième membre et une invite à la boite L'Imprévu de l'hôtel Iroquois, à Montréal - Et tout à coup, sans trop savoir comment, la publicité annonce le groupe \"Caramel mou \", du titre d'une des compositions de l\u2019ensemble.Le nom demeure et le succès leur fait prendre un engagement qui durera durant les huit premiers mois de 1973 à l'Evèché de l'hôtel Nelson, toujours dans le vieux Montréal.Autres tournées, autres compositions et association avec une nouvelle maison de production, la Magic Mushroom Music, de Montréal.Après une année de répétitions, d'arrangements et de sessions en studio, c'est aujourd'hui la sortie du premier microsillon de \"Caramel mou\", aussi une première production pour la maison Magic Mushroom, gérée par trois jeunes Montréalais.Autant dire tout de suite que tout le groupe est montréalais.Qu il est composé de Christian Montmar-quette, Normand Martin, Viviane Mongeau, Robert Ludger Desnoyers et Guy Paradis.Spectacles Ils se sont tous trouvés réunis par l'occasion, au cours de \"jams\".comme on dit dans le jargon musical.Toute la petite famille était à Québec cette semaine pour la promotion du disque.Pour faire connaître \"Caramel mou\" qui ne s\u2019est pas encore rendu ici en spectacle.IjC disque devrait amener des propositions, espere-t-on.Pour le moment, cependant, on ne veut pas d'apparitions, publiques, puisqu'on s'est donné trois mois pour monter un véritable spectacle, avec mise en scène, décors et costumes.On commencerait à Montréal pour faire fondre le caramel à travers la province.Attention, dit-on, en écoutant la musique du disque, vous vous en lécherez les oreilles (sic!).Et si on achète ie microsillon, il est, dit-on, encore recommandé de le garder au congélateur pour les rares fois où il ne serait pas sur la table tournante, étant donné sa propension à fondre! Faut-il spécifier que la musique du disque est presque entièrement originale, à part une interprétation d une chanson de Carole King.En scène, le groupe fait aussi dans le Charlebois et autres.Inqualifiable Depuis peu, on aura pu entendre en 45-tours des chansons telles \"Ce matin\" et \"La mâchée de gomme \", et encore \"It feel the earth move\" de Carole King, chantée par Viviane Mongeau.Chansons qui se retrouvent sur le microsillon, dont fait partie également celle s'intitulant \"Caramel mou\".Le style du groupe est difficilement définissable selon celui-ci.C'est du rock, du folk, toutes sortes de choses.\"C'est personnel et inqualifiable, c\u2019est du caramel mou.\" Le disque est distribué par De-ram-London, étiquette qui a déjà fait la promotion de groupes comme \"Ten Years After\" et des \"Moody Blues\".Et la maison de production au nom anglais de Magic Mushroom?Claude Lusignan, un des trois jeunes initiateurs, explique que ce nom anglais vient de ce que la compagnie veut s\u2019introduire sur le marché européen.\"Et là-bas, il n'y a que les maisons de production américaines qui marchent.\u201d Pour \"Caramel mou\", des contacts ont déjà été établis à Paris, notamment pour des représentations à l\u2019Espace Pierre Cardin.Selon Robert Lusignan, cependant, ça ne peut se produire avant 1975 Reste à l'entendre ce fameux disque, qui promet une musique \"f-haude\" et spéciale.Bonoit LAVOIE GRANDI VEDETTE INTERkATlOWALE Miss Canada Hue 1974-75 TRIXIE DELIGHT BAL TABARIN WîCTàCUt i : Sny» I0h13 1IHS 1*1} Servtf- *00 '0h45 i2hOC \u2019*00 D-norvV *00 'OhOO 11*00 DANSE oprèft-mtd< tout 660 da la Couronna Toi.: 524-6200 aux «ont d« I OANSEUSES TOPLESS Le Ça \"Québec country\"de Denis Champo ressemble aux vrais Québécois par Benoît Lavoie Denis Champoux en a long à dire sur le style \"country\" qu'il affectionne depuis qu'il a commencé à s'intéresser à son principal instrument, la guitare.Parce que Denis Champoux.un Québécois qui veut à tout prix le demeurer, fait de la musique country'' depuis 1962, qu'il a à son actif une dizaine de microsillons et qu'il vient d en sortir un tout nouveau, avec RCA, où on n'entend que ses créations originaies.Il en compose depuis les tout débuts, ce qui signifie bien à son sens que la musique \"country\" est autant d'ici, du Québec, que des Etats-Unis.On en revient invariablement, si on jase de ce style musical, à faire les différences avec le western qu'à tort on assimile toujours au \"country\" Voici plutôt ce qu'en dit Denis: \"La musique country, c'est de la musique simple, pas trop compliquée par les arrangements et aux antipodes du style lourd et imprécis de la musique \"pop\".Ce que j aime aujourd'hui encore, c est que 1 apparence du chemin de fer soit demeurée la même.Un train, une locomotive, ça m a toujours impressionné, c'est demeuré typique et traditionnel.\" Son disque contient ainsi des musiques qui s\u2019intitulent \"Grand canyon\u201d, \"Locomotive 6218\" qui lui rappelle cette locomotive à vapeur du CN venue à Québec, il y a quelques années, \"L'homme de Nashville\", un hommage à Chet Atkins, \"Caboose\" le train de queue où voyagent les cheminots, \"Route de sable\", etc.Son grand rêve, puisqu'une autre de ses compositions majeures est de faire de la photo, serait de partir sur un train à travers le Canada et de faire en chemin des photos de toutes les petites gares qu\u2019on y rencontre.Il parle de la photo comme d'une occupation à plein temps; tout comme il parle de la musique comme d'un travail assidu, même s'il ne gagne pas sa vie de cette façon.Il ne voudrait surtout pas que l'on considère ces occupations comme des pas- se-temps, parce qu'il y met toutes ses énergies Assez curieusement d ailleurs, puisqu\u2019on parle de musique, il ne veut pas parler de ce qui est principalement son gagne-pain le travail de réalisateur de télévision.\"Chaque chose est pour moi bien différente et ça ne peut pas se mélanger\".\"Ca fait quinze ans que je mets mes intérêts dans la musique, dans le disque.J ai depuis réalisé une dizaine de longs-jeux.Pour moi, cela est beaucoup plus concluant que d'avoir fait de l'argent.Ces disques, ça représente mes diplômes, des pas que j'ai faits.\" Avant ça Au début des années 1960, \"La boite aux chansons\" de Québec engageait un groupe de quatre jeunes musiciens qui allaient commencer au Québec la vogue des groupes.Il y en eut des bizarres aux cheveux blancs, Les Classels, d\u2019autres habillés en gendarmes, etc.Mais ce furent \"Les Mé-gatones\" qui produisirent le déclic.Celui qui dirigeait cet ensemble qui remporta alors de très grands succès populaires était justement Denis Champoux.Et le premier disque qui en sortit contenait plusieurs compositions originales de ce dernier.Ce furent d\u2019ailleurs ces chansons, comme \"Rideau s.v.p.\", qui gagnèrent la faveur du public.\"Dès le début, j'ai eu comme une espèce de culte pour les compositions originales et ça a toujours demeuré.\" A ce titre, il croit que les postes de radio devraient présenter sur leurs ondes beaucoup plus de compositions originales et délaisser un peu les repiquages de chansons américaines et autres.\"On fait une trop large place à la musique étrangère\".Il sait bien, Denis Champoux, qu'il est difficile pour un artiste de conquérir la popularité s'il demeure à Québec,.Pour sa part, il n'en démordra pas et ne \"s'expatriera pas\" à Montréal, même s'il doit pour cela en souffrir.Il en va de même des spectacles qu'il aimerait donner.Présentement, il n'en voit pas la possibilité.\"Il faudrait que les gens connaissent ma musique et viennent pour 1 entendre .Il ne veut pas devoir faire des salons-bars où les gens sont plus intéressés à entendre les musiciens interpréter les airs à la mode que leurs propres compositions.Rien de tout cela ne le décourage cependant, comme le fait que dans les deux prochaines semaines, c'est à peine s\u2019il entendra une fois ou deux ses compositions sur les ondes de la radio québécoise, trop accaparées par les productions étrangères.Il prépare d\u2019autres compositions, pour des gens qui en ont demandé.Ainsi collabore-t-il toujours avec Claude Patry, chanteur country de Québec, avec qui il a réalisé le dernier microsillon, \"Québec, Québec\".\"Eventuellement, pour un prochain disque, j'aimerais faire une pochette avec des photos prises au Québec révélant le style \"country \", des ponts couverts, des vieilles granges.\" Pour tenter d'enlever aux Québécois l'idée préconçue que le \"country\", ça représente le cowboy ou 1 Américain du Texas.Vf* '.-y/.*.V \u2022n bot I orchciirf MARC RUEL organ I s te-chanteur Denis Champoux: partir en train ht Solril.Jacques Drsrhêne» Club U Vieux Bardeau Samodi \u2022«\t3 P1**»» dimanche soir de dansa \u2022t I°îh30 HOTEL MOTEL HELEN S - BEAUPORT HUTCHISOH ET SES MUSICIENS Pour LA U NU 11 m haut I Pour réserver: 663-3503 Com énonçant morcrodi: TI-GUS et TI-MOUSSE ET LEURS MUSICIENS LES DECIBELS\" avec orchestre du jeudi au dimanche.HOTEL BRITANIA 163 ousst, rus Principals, St-Romuald CLAIRE ST-AUBIN guitariste-interprète Du dlmanc^t» au mercredi inclusivement VOTRE VEDETTE VOUS L'AVEZ TANT AIME ET APPRECIE QU'IL REVIENT.L'UNIQUE ROSAIRE OEROY POUR VOUS AMUSER A VOTRE PIANO-BAR Céull-, VOIR NAPLES ET MOURIR.\" ROSAIRE DEROY tous les soirs.ANGLE BOUL CHAREST ET BOUL LANGELIER POUR RESERVER: 529-0369 \"C'est une musique douce, nostalgique et qui va avec i esprit des gens qui aiment conserver une certaine tradition.\" Québec Country Ainsi, la pochette de son microsillon, qui ne contient que des compositions instrumentales, représente la petite gare du Canadien national à Cap-Rouge, là où Denis Champoux demeure.Ca représente bien le style \"country\u201d, C'est une gare qui a gardé tout le cachet d une certaine époque et qui a malgré tout, encore aujourd'hui, son utilité.\u201d Un autre exemple du style \"country\" est selon le compositeur, le retour à la ferme que pratiquent de plus en plus de jeunes Québécois.\"Ils ont le style, vraiment\".Tout près de chez lui encore, Denis parle de ce vieux cultivateur qui a gardé sa ferme, entourée d un développement domiciliaire.Il chauffe encore sa grande maison au bois qu'il va couper dans son étable, cultive son blé d'Inde et se promène dans son champ avec le pas tranquille qu\u2019il a depuis les débuts de sa vie de cultivateur.Le développement technologique l'environne, le tasse, mais il réussit à conserver l'esprit traditionnel.\"C'est du style country\".De là à dire que ce style est autant québécois qu'américain et même français, il peut se retrouver partout.Son disque La pochette de disque représente donc le \"country\" québécois de Denis Champoux, avec la petite gare de Cap-Rouge.Et toutes les compositions qu'on entend sur le disque ont comme fil conducteur celui du chemin de fer.48, de la Fabrique, 694-0383 Tous les jeudis, vendredis et samedis.EN SPECTACLE Vendredi - Samedi - Dimanche 18, 19 et 20 octobre 1974 NORMAN KNIGHT Vedette de la radio et d* la T.V.< t Qutboc, U SoM.samedi 19 octobre 1974 4 D 3 COMMENÇANT LUNDI ^ UNLIMITED M'I'fll m Ü 'mam ptkÆvÊSsL j&ft S '»¦¦¦&:*.¦y \\ awwiMwiredklii ¦\u2022 *' ¦\u2022\u2022\u2022 \u2022.¦$** ' % fv>v:\t^ \u2022\u2022\t7ge , balcon 2 Balcon 2 ITM * on \u2022v «a troupa da danaaurt Nwytii lar dacambra^ Salit Oetava-Craman# 9 dacambr» Salla Louit-TracnaÏÏï Parterre KA P.loge* balcon 2 corheille Paterre Q X Loges balcon Balcon Balcon 2 11 au IB daoambra S.'i.Louif I >\u2022 PALAIS MONTCALM 31 OCT.à 20.30 hres 1er-2-3 NOV.à 20.30 hres matinée 3 NOV.à 15.30 hres.Biuarsi $3.00 et S3 00 (étudiant*) BILL ers en vente: au Pal al a Mon te aim La Laurantlanna (rotation* publique*) 500, Grande Allé*, Oué PENSE IGNE UE NT S: 688-3500 692-2275 UMI MOMJCnOM i.KO-MUNDO § I FREMISSANT! Québec, le Soleil, samedi 19 octobre 1974 l©ftr©5 ^Notes pour'récupérer' la rencontre des écrivains par Jean Royer \"Ici, le chant a toujours prédominé sur la théorie\", a lancé Fernand Ouellette, dans son discours d ouverture de ta troisième Rencontre québécoise internationale des écrivains, organisée par l\u2019équipe de la revue Liberté, la semaine dernière à ville d Estérel dans les Laurentides.Le poète québécois avait aussi précisé la question du colloque l'écriture est-elle récupérable?en définissant \"la défense d'un destin de la parole - écriture dans le sens de l\u2019ouverture de la liberté \u201d.Ces deux phrases de Fernand Ouellette posaient déjà les mouvements et remous du colloque.Dans la Tour d'Estérel: une vingtaine d\u2019écrivains et professeurs, québécois et étrangers.Au deuxième jour, la guerre des oiseaux éclata.Le divorce entre poètes et professeurs.Entre planeurs et chasseurs.On ne parlait tout simplement pas le même langage.Les interventions théoriques des écrivains français d'abord, et le langage abstrait et structuraliste de certains professeurs québécois surtout, n'ont pas manqué de briser l'aile de la plupart des écrivains québécois.Le commando Jacques Godbout a répliqué vivement.Puis, Antonine Maillet et Michèle Lalonde, entre autres, voulaient quitter une rencontre qui s annonçait stérile.Gaston Miron, pour sa part, a défendu la nécessité d'un acte de réflexion sur l\u2019écriture.La guerre des oiseaux, \u2019\u2019récupérée\" par la présence du poète-théoricien Miron, a repris de plus belle, pour se préciser, entre le Québec et la France, dans un deuxième mouvement.Ce n\u2019est qu'à la toute fin de la rencontre que Nicole Brossard, entre autres, a identifié le malaise qui a marqué le colloque.Cette relation de la guerre des oiseaux serait vaine, si elle ne mettait pas en lumière le nid même des débats, le lieu même du combat: le Québec et l\u2019écriture.Car la rencontre a essentiellement débouché sur une tentative de définir l'identité du Québec, en rapport avec l\u2019étranger.Rapport qui a été mis en lumière par la situation de l'Algérie, expliquée par Rachid Boudjéra.(Voir Le Soleil du 12 octobre).\"Les aigles me font peur\" \"Je vais peut-être continuer à voler bas, a dit Godbout.Les aigles me font peur, comme les B-59\u2019 ils volent très haut.\" Les aigles, ce sont les théoriciens et les professeurs, avec leur langage abstrait.Qui s'opposent aux \"rossignols qui chantent au bout des fusils\".Mais pourquoi l'écrivain québécois refuse-t-il souvent la théorie?Michèle Lalonde a commencé de répondre à la question Notre réflexion, dit-elle, souffre de mimétisme.Elle a des références fran-çaises, européennes, bourgeoises et exclusivement1 marxistes.Nous ne faisons pas de réflexion à partir de notre réalité II nous faut une réflexion originale, misH \u201cIN CONCERT\u201d VENDREDI 25 OCTOBRE, 20H30 LOCATION $3.00 à $5 50 BILLETS EN VENTE AUX GUICHETS OU GRAND THEATRE ET A LA CAISSE POPULAIRE LAURIER .GRANDTHEATRE DE QUEBEC SALLE LOmS-FFCOCTTE,TEL 643 8131 SPECTACULAIRE! \u2022SANS PAREIL AU MONDE ŒpP* Uno produc^on Une producVon de IRVING FELD ET KENNETH FELD Direction et mise en scene de RICHARD BARSTOW VOYEZ, DANS UNE MÊME CAGE, LE PLUS EXTRAORDINAIRE NUMERO OE FAUVES ET D'ANIMAUX SAUVAGES' POUR LA 104e ANNÉE, UN TOUT NOUVEAU SPECTACLE! SIÈGES RÉSERVÉS: S3 50 #54 50 eS5 50 RÉDUCTION S 1.00 ENFANTS MOINS 0E 12 ANS: MER 20h00 #JEU 20h00 \u2022VEN 161)00 «SAM 11 hOO BILLETS EN VENTE AU COLISÉE 0E QUÉBEC ET AUX MAGASINS SEARS OU MARDI 29 0CT.au DIMANCHE 3 N0V.AU COLISÉE DE QUÉBEC MERCREDI (30 oct ) 20h00 \u2022 JEUDI (31 oct ) 20h00 \u2022 VENDREDI (1 nov ) 16hOO «.20h00 \u2022 SAMEDI (2 nov ) 11hOO.15h00 & 20h00 \u2022 DIMANCHE (3 nov ) 13h30 A 17h30 \u2022 SPÉCIAL D OUVERTURE SI 25 DE RÉDUCTION SUR TOUS LES BILLETS AVEC LES COMPLIMENTS DE CFCM \u2022 CKMI-TV VOYB L\u2019HOMME LC FUS PETIT U MK même faite en termes abstraits.Car Michèle Lalonde, pour sa part, ne refuse pas un appareil d'analyse.Pour Nicole Brossard, c'est cet appareil d'analyse qui nous manque au Québec Depuis Parti Pris, dit-elle, la problématique québécoise ne s'est pas renouvelée, tandis que la conjoncture a changé dans presque tous les domaines: éducation, économie, statut de la femme, attitudes des hommes politiques.Les mensonges circulent très naïvement, dit Nicole Brossard.Bourassa passe pour un homme de gauche! La loi 22 est présentée \"pour la promotion de la langue française , tandis qu elle joue en réalité contre elle! Et, depuis que l'équipe de Parti Pris s'est dispersée dans l'action syndicale, il n'y a pas eu de relève par d'autres sociologues et philosophes.Seuls, les écrivains posent la question de la pratique.On reste collés à nos thématiques On ne renouvelle pas 1 imaginaire, le vocabulaire.Et ie pouvoir récupère, conclut Nicole Brossard.La langue et l'identité québécoise Une fois le malaise identifié entre professeurs et écrivains québécois, la guerre des oiseaux a pris une nouvelle altitude.Pour s\u2019approcher de la véritable question du colloque.Pour chercher une réponse dans la situation où se trouve l'écrivain québécois.\"Nous ne vivons qu'en parole!\" avait lancé Michèle Lalonde, pour exprimer le non-lieu du Québec.Pour dire l\u2019impossibilité de nommer la rencontre \"québécoise internationale\": vous êtes ici dans un non-pays.Le Non-Québec.Le poème et le roman sont notre constitution.\" Michèle Lalonde a plus tard insisté sur nos \"conduites sur-compensatoires\".Dans cette période noire où l'avenir apparaît incertain, le Québec a tendance à sur-valoriser les caractères très culturels qui pourraient nous différencier, de manière à être en rapports plus vrais avec les littératures étrangères, par exemple.Cette réflexion a conduit la discussion au point de nommer la différence entre la langue et l'identité québécoise.Ici, avait dit Jacques Godbout, on donne l'existence à un peuple par la littérature.Comme en Pologne la poésie, l'oralité, avait permis la durée du pays.Mais certains écrivains d'ici ont tort, quand ils pensent que ça donne l'existence littéraire.Pour le poète québécois Jacques Brault, nous n'existons pas qu'en parole.Il ne croit pas du tout à ces espèces de postulats qui établissent des rapports étroits entre langue et mentalité ou culture d'un peuple.Le problème de la relation de la langue à un peuple (québécois) n'est qu'une instance historique.Ce n'est pas une existence, précise Jacques Brault.C est là une racine de cette ambiguïté La problémati- que du Québec s'organise autour de la langue pour des raisons historiques et stratégiques.Mais ce n est pas une véritable émanation.Il ne faut pas se jouer le tour d en faire un point d aboutissement.Le français n appartient pas à la France Le jouai n appartient pas au Québec II ne faut pas se jouer le mauvais tour d'une indépendance formelle C'est la pratique de la parole qui compte Et pour l'écrivain québécois, il lui faut la tenir, cette maudite parole! a conclu Jacques Brault.Pour Gaston Miron aussi, l'identité est plus qu une langue.C'est I appartenance à une structure globale Un Québec français, province unilingue dans une structure \"Canadian\", ne réglerait pas le problème.On passerait notre temps dans les batailles juridiqi es avec Ottawa et dans les conférences inter-provinciales pour essayer de démarquer les conditions de l'unilinguisme, a dit Miron.Il y a le danger que le problème de la langue occulte complètement la question nationale et l'identité québécoise, a conclu Miron.Vers un manifeste Le poète de \"L'homme rapaillé\" avait lancé, à un autre moment du colloque: ici, le problème de la langue a mangé le problème de l\u2019identité Le jour où nous aurons notre identité, nos relations avec la France seront tout autres.Le colloque était alors en plein débat France-Québec.A cet autre niveau, les écrivains tentaient de répondre à la question: l'écriture est-elle récupérable?Jacques Godbout, toujours provocateur, a accusé \"l'impérialisme français\".Michel Deguy a entrepris / de défendre la \"centrale parisienne\".Camille Bourni-quel, de la revue Esprit, a explique que la France est en train de \"s'ouvrir\" à l'étranger, sans toujours vouloir exporter sa culture.Bourniquel a nommé ce \"phénomène de repli\" d'une France qui s'ouvre aux autres.Pour sa part, le romancier algérien Rachid Boudjédra a rappelé que la France a \"tatoué\" sa culture arabe et continue de \"primer\" les écrivains algériens.Cette troisième phase de la guerre des oiseaux \u2014 on ne peut plus stérile \u2014 a cependant débouché sur une proposition concrète de Jean-Pierre Faye.Les écrivains québécois, a dit Faye, m apparaissent comme les diseurs d'un non-lieu.Il leur faudrait montrer au-dehors la voix du Québec.Ca intéresse le monde entier.Il faudrait que la lutte du Québec soit assumée par d'autres pays, indépendants.Laisser le non-lieu du Québec disparaître, ce serait un \"bain de sang\u201d aseptisé.Il faut que les écrivains québécois se trouvent des amis ailleurs et montrent leur différence.Pourquoi alors, a proposé Jean-Pierre Faye, les écrivains québécois ne prendraient-ils pas position sur la situation québécoise et ne prendraient-ils pas tremplin de leur affirmation partout où l'on voudrait les appuyer?Pourquoi pas un manifeste des écrivains québécois?Voilà la \"rencontre\" consommée, récupérée.Dans un manifeste fraternel.On pouvait maintenant peut-être écrire \"québécois\" et \"international\"! La rencontre avait presque oublié un autre niveau de la réponse à la question première.Celle qui oppose le pouvoir de l'écriture aux autres pouvoirs.Réponse qu\u2019on retrouve dans les interventions retranscrites dans Le Soleil.Telle qu'enseignée par: ii M ESI I TT AT IIIM T MANSC ENIMiVDILK CONFERENCES D\u2019INFORMATION: (Entré» libre) Données par un instructeur de M.T.Mardi 22 oct.(20R) Centre du Plan Mondial 1086 av.des Erables Maharlshi Mahesh Yogi Mercredi 23 oct.(20K> Université Laval Pavillon de Konink Salle 2-F Sous les auspices de l'Association Internationale de Méditation Tronscendontaie POUR INFORMATION: 529-2149 ICE SOIR SAMEDI LE 19 oct.20H30 THEATRE OE LA CITE Universitaire Pavillon dos Sctanças I Administration Une journée sans LE SOLEIL Les mimes électriques\" c est comme un jour sans soleil.Billets en vente au Secretariat du Service de» lot mm Socio-Culturel* et ou Theatre de la Cité Universitaire Etudiants de Laval: S140 Autre* Q40 direction pesrali de le vie étodiwtt eervice des letsin »OCID-CutfcK»i| m 5\u20acRG\u20acLPmA LOCATION: SUM à STJO En vanta au guichets Thààtra ai a la Caitaa Populaire Lauriar présente par GRAND THEATRE DE QUEBEC.SALLE LOUIS-FRECHETTE.TEL 643 8131 NC SOVII MSS DtÇUSt ACHaraz vos aiiLars ots maintbnant; LES LUNDIS DU CONSERVATOIRE DE DE QUEBEC SALLE OCTAVE-CREMAZIE Le 21 octobre 1974, à 20H.30 I\u2014 Sonate en do majeur no 4 pour tlOte.clavecin.et basse continue\tJohann S.Bach SYLVIE LEPROHON.flûte Classe: JOHANN VAN VEEN Au davecin: MADELEINE BERNIER-MAGNAN A la viole de gambe: HERMEl BRUNEAU.professeur II\u2014\tSonate no 6 pour violon et piano - transcription pour saxophone M.Mule ALAIN COUET.saxophone Classe: PIERRE BOURQUE Au piano: REJANE MARCOTTE-MORIN III\u2014\tSonate pour hautbois et piano MARIE BELANGER, hautbois Classe: JACQUES SIMARD Au piano: LOUISE FO RAND-SAMSON ENTRA CTI IV\u2014\t\"Rythmic\" pour timbales et batterie\" BERNARD DEUSLE.percussion Classe: ROGER JUNEAU Au piano: MADELEINE 8ERNIER-MAGNAN V\u2014 Concerto pour violon MARIE DORE, violon Classe: CLAUDE LETOURNEAU Au piano: LUCIE LANGEVIN-CAPLAIN Présentatrice: NICOLE LEGARE Entrée libre (selon ses places disponibles) Georg F.Hoendel Poul Hindemith Eugène Bozzo Dimitri Kabalevsky GRAND THÉÂTRE DE QUÉBEC SALLE OCTAVECREMAZE.TÉL 643 8131 \u201dS ./' ¦ » \"VT A *»// £>\u2022* /M/vS* V ^IVV **yCS* m s.Un petit livre-miroir Les Editions l'Aurore, dirigées par Léandre Bergeron et Vietor-Lévy Beaulieu, viennent de publier \"Le livre des sacres et blasphèmes québécois\", ü) Titre un peu prétentieux, puisque ce court essai de Gilles Charest se présente avant tout comme une simple interrogation sur le phénomène socio-culturel du sacre au Québec.Ceux, par conséquent qui s'attendent à une profonde analyse du phénomène \u2014 analyse passant par tous les méandres scientifiques et quelque peu ennuyeux qui le sous-tendent \u2014 risquent d'être déçus.Néanmoins, et compte tenu du fait que pratiquement rien n a encore été écrit sur le sujet, ce petit livre amusant peut contribuer à nous faire réfléchir sur cette réalité quotidienne qu est l'expression de nous-mêmes, et de notre milieu, par le sacre.Au fait, Gilles Charest adresse son livre à tous ceux qui.ne fusse qu'une fois dans leur vie, ont prononcé ou entendu prononcer un sacre.Et comme un sondage, effectué auprès de cinq cents personnes de toutes catégories sociales, a révélé que 70% des Québécois sacraient, on doit presque en conclure qu'il nous concerne tous.Premières questions posées par l'auteur: qui sacre?Comment?Quand?Pourquoi?Déjà, à ces réponses, vous aurez des surprises.Ces statistiques établies, Gilles Charest les développera chez les jeunes (il est professeur au secondaire), chez les femmes, à la télévision, au cinéma, au théâtre, au roman, à la poésie, aux spectacles, etc.De page en page, on découvre, comme Roch Carrier, que \"la structure syntaxique du blasphème raconte bien notre histoire, le flou de notre expression, le piétinement de la pensée et de la vie\".Cependant \u2014 et pour citer Gérald Godin cette fois: \"Le bon français, c'est l'avenir souhaité au Québec, mais le jouai c'est son présent.J\u2019aime mieux, pour moi, qu'on soit fier d\u2019une erreur qulhumilié d'un présent\".Donc, un petit livre-miroir que le caricaturiste Jean \"Pierre Girerd contribue à faire réfléchir.(Il LE LIVRE DES SACRES ET BLASPHEMES Ql\u2019EBECOIS \u2014 Essai; par Gilles Charest; L'Aurore (\"connaissance des pays québécois ') 122 p.Robert Tremblay (4 ni la hors t ion «prciilfl DONALD K.DONALD présente Shawn Phillips en concert avec OU AT ERMAS S PETER ROBINSON BARRY 0ES0UZA JOHN BUSTAFSON JEUDI, LE 24 OCTOBRE zoam CENTRE MUNICIPAL OES CONGRES DE QUEBEC n ne Duron, ouate eurrt m h ttirt\tA I li MU Oi0 ¦1 COVt Æ MIN n* IkjM»\tV LA GALERIE D'ART DE QUEBEC INC.vous présente une exposition de GRAVURES de K.Bruneau, M Champagne, A.Dumas, De so, Gécin, Labbé, R.Lacroix, Laliberté, Lau, Ledair, J.-P.Lemieux, M.Mercier, Morin, Pellan, Simonet.Liw.Voutti Ai Seminair* d« Quabac Date: Samadi It octabra: IKJO pjn.- SMX) pjL Dimancha 29 actobrai 1SA0 p.m.- (hJO pan.JEAN PROVEHCHER LA GRANDE PEUR DONOVANc Jeudi 7 nov.21 hres aui (vichats GRAND THÉÂTRE DE SALLE LOUI S-FRÉCHETTE.TÉL 6438131 uque/.V\tGRAND THÉÂTRE DE QUÉBEC___ZJ SALLE LOUK-FRECHETTE.TEL.643 8131 présentent A dndt Belvedere V ^U'Âa' SALLE UUUIo-rHELHt I It.TfcL 643 6131 jeudi 31 oct.à 20H30 Location: $2.50 à $5.50 En vente aux guichets du Grand Théâtre et à la Caisse Populaire Laurier GRAND THÉÂTRE DE QUÉBEC La \"Galerie Michel de Kerdour EXPOSITION de peintures de collections privées.I, PUCE QUEBEC \u2022 HILTON BOUTIQUES QUEBEC - TEL.: 522-4341 Le cl ub m usicaI ôe quéeec pRésente le meRCRedi 6 novemoRe 20h30 the one thiRô ninth tRio ce trio fut créé en 1970 et est formé de deu« premiers, pupitre* de l ordtev tre philharmonique et d\u2019-jn professeur de la faculté de musique de I université de ccdgary en 1973-74, I ensemble a donné plus de 150 concerts en aménqum du nord et a remporté d immenses sucrés loc.uion par concepts $5.00, éuiéiAnts $3.00 GRAND THÉÂTRE DE QUÉBEC u SALLE LOUIS-FRECHETTE.TEL.643-8131 Il était une fois, en Angleterre, un petit garçon de trois ou quatre ans du nom de James Morris.Un jour, alors que sa mère, musicienne, jouait Sibélius, le petit James alla s'asseoir sous le piano avec son chat.La musique tombait sur sa tête en cataractes (même Sibélius est bruyant, entendu sous un piano) et le petit James se sentait comme dans une caverne.Ce lointain souvenir mérite d être relaté, puisque c'est à ce moment précis que le petit James constata l'aberrante erreur chromosomique qui allait marquer toute sa vie: malgré son corps de garçon, James ressentit, au plus profond de son âme, qu'il était en réalité une fille.Près de cinquante années plus tard, Jan Morris raconte, dans \"L'Enigme\" (1), comment elle est devenue légalement une femme, après 35 ans d'une vie d'homme et 10 ans d'indécision angoissante.Il importe ici, avant de continuer, de préciser certaines choses.James Morris, ainsi que vous le verrez, n\u2019avait rien, physiquement, d un efféminé.Homosexuel alors?Pas du tout: l'homosexuel aime ceux de son sexe alors que James Morris, justement, détestait, sinon tous les hommes, du moins le fait d'en être un.Travesti peut-être?Non plus, le travesti jouit de son ambiguïté, aime devenir, pour un temps, ce qu'il n\u2019est pas; or James Morris, lui, voulait cesser d'être, pour toujours, ce qu'il n'était pas.Tout le contraire, donc, du travesti.Au fait, le cas de James Morris se situait bien au-delà de ce qu\u2019on appelle, faute de mieux, \"la confusion des genres\".Plus simplement, James Morris avait la conviction inébranlable d'être une femme dans un corps d'homme, à la suite de quelque mystérieuse distraction de la nature.On pourrait chercher \u2014 et peut-être trouver \u2014 une explication freudienne à ce cas de transsexualité (surtout que l'enfance assez particulière de James Morris nous y invite).Je m en abstiendrai, laissant à d'autres le soin \u2014 ou le loisir \u2014 de spéculer sur les causes (qu'elles soient d'ordre chromosomique, endocrinologique ou psychologique) du phénomène.J'ajouterai seulement qu'aucun \"véritable\" transsexuel n'a encore accepté son enveloppe sexuelle, qu\u2019on l'y incite par la persuasion, la force brutale, Comment passer d'un sexe à l'autre par Robert Tremblay les médicaments, l'analyse sur un divan, l'humiliation, le ridicule ou le traitement par électrochocs.Dans ces circonstances, ne reste plus qu'une solution de compromis pour le transsexuel: assortir son sexe à son genre (on confond trop souvent les deux) par des moyens artificiels: comprimés d'hormones, chirurgie, etc.Voilà du moins ce qu'en a conclu James Morris, après 45 ans d\u2019imposture insoutenable pour lui.Son témoignage, qu'on croirait extrait de la mythologie grecque, mérite dètre raconté.Pour ne pas donner prise aux interprétations simplistes, je n'évoquerai pas \u2014 même brièvement \u2014 l'enfance de James Morris.Retrou-vons-le plutôt dans les années 40.soit pendant la guerre.Cette guerre, James Morris y participa comme volontaire, dès l'âge de dix-sept ans.Officier de liaison, il fit la campagne de l'Afrique du Nord, celle de 1 Italie et celle de l'Europe Centrale.En vrai soldat.Cette expérience de caserne et de club vint néanmoins renforcer sa conviction d'être une femme: James Morris avoue qu'il se sentait totalement séparé et distinct des autres, qu\u2019en leur compagnie il avait l\u2019impression d\u2019écouter aux portes, de pénétrer dans un royaume interdit.Et comme il voulait devenir écrivain, il put ainsi étudier, de façon presque anthropologique, les manières et les attitudes du monde des hommes.A leur insu, bien sûr.La guerre terminée, James Morris acheva ses études à Oxford et devint grand reporter pour le \"Manchester Guardian\" et le \"Times\" de Londres.Métier périlleux qui le conduisit à travers le monde, au gré des guerres et des révoltes, des famines et des tremblements de terre, des raffinements diplomatiques et des récits de tortures II rencontra Che Guevara à Cuba, Eichmann en Israël, le pilote-espion Powers, devant le tribunal du Peuple de Moscou.Il fit même partie, en 1953.de la première expédition britannique ayant atteint le sommet de l'Everest \u2014 le \"Times\" possédant les droits exclusifs sur les dépêches émises par l'expédition.Métier périlleux, donc, mais exaltant aussi.Malgré cela, James Morris n\u2019oubliait pas le jour où, sous le piano, il avait ressenti la certitude d'être une femme déguisée en homme.Et entre deux avions, deux reportages, il consultait les plus célèbres psychiatres et sexologues de I Occident.En pure perte: on lui répétait, comme à un enfant, que ce phantasme lui passerait, qu'il devait faire un homme de lui.Ce qu'il fit II se maria à la fin des années 40 \u2014 - Elisabeth et lui eurent cinq enfants: trois garçons et deux filles.Cette expérience matrimoniale, bien que réussie à tous les niveaux, ne parvint pas à réconcilier James Morris avec lui-même, ni avec le reste de l'humanité.Il abhorrait de plus en plus son corps et le rôle social que celui-ci l'obligeait à jouer.Il prit alors, pendant dix ans, des comprimés d\u2019oestrogènes.De fortes doses.Et peu à peu, des caractères sexuels féminins secondaires apparurent, sa voix mua, sa barbe disparut, ses hanches s'élargirent des embryons de seins se développèrent, etc.James Morris était devenu une chrysalide, une sorte dandrogyne, mi-chair mi-poisson, avec tous les avantages et les inconvénients que cela peut impliquer (vous découvrirez par vous-mêmes avec quel humour très britannique Jan Morris résume cette période).Malgré tout, selon la loi, James Morris n\u2019était pas encore une femme.U subit donc de nombreuses interventions chirurgicales et, un boh jour, rentra chez lui.Sa femme l'y attendait, de même que ses enfants.Et comme Jan ressemblait à une vieille tante, on lui fit la fête.Elisabeth, compréhensive, divorça assez gentiment, toute heureuse d'avoir enfin une belle-soeur avec qui prendre le thé Les enfants, quant à eux, trouvèrent que ces histoires de parents ne les concernaient pas.Ils avaient bien raison.Au moment où j'écris ces lignes, il se peut que Jan Morris soit en tram de se maquiller.Ne riez pas: devenir soi-mème est une révolution; celle de James Morris a réussi, malgré les tabous innombrables secrétés par nos sociétés.Il y a là de quoi réfléchir sur nos révoltes puériles et nos rêves évanescents.Et si la révolution était le socle de l'utopie?(1) L'ENIGME \u2014 Récit autobiographique; par Jan Morris; Gallimard (\"Du Monde entier\"), 213 p.Collaboration spéciale Dimanche 27 oct.20h30 BILLETS: $3.00 à $7.50 aux guichet» du Grand Théâtre et à la Caisse Populaire Laurier.De 10b 00 a.m.à 22hOO fous las jours la dimancha da 13h00 à 17K30.A.J.Cosson - John Collin» Fordes - A.Suzor-Côté -Stcviley Cojgrove, R C.A.- Georges Delfosse - Jean Dallaire - M.A.Fortin, A.R.C.A.- J.F.Franchère - F.lacurto, R.C.A.- Ozias Leduc, A.R.C.A.- Henri Masson, R.C.A.- Robert Pilot, R.C.A.- Narcisse Poirier - René Richard - A.SherriH Scott, R.C.A.- A.Tatossian, R.C.A.CENTRE MUNICIPAL DES CONGRES Billets; $6.00 en vente à la Mute et aux magasins Sherman Une production KOSMOS Blurts MAINT! NANT *N VINT! La grande peur des dirigeants par Vincent Cliche Le livre de Jean Provencher, \"La grande peur d'octobre \u201970\u201d, lancé mercredi aux Editions de l\u2019Aurore pour \"fêter\" le quatrième anniversaire de l'imposition de la Loi des mesures de guerre par le gouvernement d'Ottawa est le pendant nécessaire du film de Michel Brault.\"Les Ordres\".Nous ne pouvons, en effet, nous empêcher de relier ce livre au film de Brault.Sortis à quelques semaines d\u2019intervalle, ces deux documents de notre récente histoire se complètent.Autant le film passe volontairement sous silence les événements et les responsables des \"ordres\" qui ont \"permis\" à plus de 500 Québécois de faire connaissance avec la \"justice\" de leur pays, autant le livre de Provencher s'accroche à ces événements et aux déclarations commises par nos dirigeants durant ce mois de grande noirceur.Après quatre ans, c'est justement un effort d\u2019éclaircissement que tente Jean Provencher.Son livre n'apporte aucun fait nouveau aucun document confidentiel qui permettrait de répondre à toutes les questions qui restent en suspens.Ce sont donc des faits et des déclarations connus que relate l'auteur, mais par un agencement chronologique rigoureux et un rapprochement des déclarations des premiers ministres et de leurs hommes de main, il jette une lumière nouvelle sur ce qui s'est passe il y a quatre ans.D'abord celle des autorités.\"La grande peur d'octobre \u201970\u201d, c\u2019est d'abord celle de nos gouvernants d'alors (et encore au pouvoir aujourd'hui) qui ont été dépassés dès le début par les événements: enlèvement de Cross, exigences des ravisseurs, réaction favorable ou du moins \"non négative\" de la population.C'est ensuite la tentative de volte-face de ces dirigeants et leur campagne de conditionnement de la population en vue d'utiliser, sans être obligés de donner de justification, une loi abolissant les droits des Québécois.C\u2019est enfin, l'histoire des abus engendrés par cette loi dans la population terrorisée.La forme \"revue de presse\" adoptée par l'auteur, et qui surprend après un recul de quatre ans alors qu\u2019on devrait s'attendre à un texte analytique serré, ne l'empêche cependant pas de développer tout au long du livre, certaines thèses: le conditionnement de\u201d la population, l'abdication du gouvernement Bou-rassa face à Ottawa, le refus constant des autorités de négocier la libération de Cross et Laporte.Le lecteur reste cependant sur son appétit.Même après quatre ans, la reconstitution des faits et certains témoignages, plusieurs questions restent sans réponses.L\u2019auteur ne fait qu\u2019en dresser la liste.Ce peut-il qu\u2019en quatre ans, on ne soit pas plus avancé Peut-on oublier si vite?La population a apporté la réponse à cette question en reportant au pouvoir, avec des majorités accrues, les fabricants de la \"grande peur d'octobre '70''.P. 0 12 Québec, Le Soleil, lomedi 19 octobre 1974 Un metteur en scène grec pour \"Les Troyennes du Conservatoire d'art dramatique de Québec n par Martine Corrivault Le premier atelier public des élèves du Conservatoire d'art dramatique de Québec se déroulera du 2 au 8 novembre, au petit théâtre de la rue St-Stanislas, et consistera en la présentation de I adaptation de Jean-Paul Sartre des \"Troyennes\" d'Euripide Et pour donner aux élèves de l'institution l'occasion de découvrir cette oeuvre dans un esprit qui soit le plus proche possible de celui de la tragédie grecque, la direction du conservatoire a invité un metteur en scène autochtone pour la monter, Nicolas Perellis.Pour le commun des mortels \u2014 et j'en suis \u2014 le nom de Perellis n'évoque rien de particulier, sauf que l an dernier, je me souviens avoir lu quelque part qu'un jeune comédien metteur en scène grec montait, à Montréal, avec des comédiens grecs et francophones, une pièce tirée du répertoire grec contemporain, \"Le musicien\" Nicolas Perellis est né à Mytilène.l'ancienne Lesbos, où une tradition théâtrale est solidement implantée Comment lui est venu le goût du théâtre?Il ne saurait le dire: il sait avoir joué une première fois à l'âge de trois ans, mais c'est plutôt une question d'environnement qui l'a conduit où il se trouve aujourd'hui.Après avoir travaillé avec des troupes d'amateurs, Perellis a passé avec succès les examens d admission au Conservatoire (l'Ecole nationale de théâtre) d'Athènes où on le considérait comme un brillant sujet.Le brillant sujet y connut cependant certaines difficultés parce qu'il avait tendance à tout remettre en question.En 1963, il sortait muni de tous les diplômes nécessaires et après avoir joué avec des troupes indépendantes, il cher- cha à réaliser son rêve: créer un théâtre populaire libre Au mor ient où.avec un groupe de jeunes .omédiens, Perellis pouvait comme icer à produire un théâtre traitant de questions actuelles et de problèmes sociaux contemporains, la dictature des colonels prenait le pouvoir, imposant une censure qui n'épargnait même pas les grands classiques grecs.Après trois ou quatre tentatives, dans une clandestinité quasi complète, l'équipe se rendit à l'évidence que dans les circonstances et le climat politique d alors, l'implantation d\u2019un théâtre populaire était une utopie.Nicolas Perellis se résigna alors à quitter la Grèce pour tenter ailleurs de réaliser ses projets.Déjà sa soeur vivait au Canada, à Québec plus précisément où elle enseigne, à l\u2019université Laval, l'histoire du théâtre et le grec moderne.C'est ainsi que le jeune comédien débarquait à Montréal, il y a quelques mois, avec l\u2019intention bien arrêtée de faire carrière en Amérique.Après une \"tournée\" d\u2019exploration\tdu\tcôté de New York, il revenait au Québec, décidé à y vivre puisque la Grèce ne pouvait pas lui offrir le climat nécessaire\" au travail qu'il veut accomplir.\"Si je dois vivre hors de la Grèce, ce sera au Québec parce qu'ici, beaucoup peut encore être réalisé.\" Et les changements survenus récemment dans le climat politique de son pays.?Perellis.comme beaucoup de Grecs, suit de près la situation.\"Nous sommes d'étemels Ulysse: toujours prêts à partir, mais dès que nous sommes loin du ciel de chez nous, nous n'avons que le goût d'y retourner II est difficile pour un artiste, de travailler loin de chez lui.\" .\t.,\u2014.~ -\u2022 Le Soleil.André Belle-I&le Nicolas Perellis Et \"Les Troyennes\" L'adaptation qu'a faite Sartre de la pièce du poète grec en fait une oeuvre contemporaine au niveau des intentions.Contemporaine, sociale et politique.La poésie du langage d Euripide échappe peut-être au texte du philosophe français, mais le metteur en scène affirme que Sartre lui apporte une dimension de \"théâtre document\" Cette pièce, écrite en 415 avant J.-C., parle d'esclavage, d enlèvements et de meurtres abominables.Choses que la Grèce des colonels a malheureusement rendues très actuelles aux Grecs des années I960-1974.\"L'auteur est vraiment témoin, aussi, des tragédies du Vietnam, de Corée, du Chili et de Chypre \" La mise en scène est basée sur la structure dialectique de la pièce.J'essaye de rendre le cri, l\u2019accusation qu'elle contient, avec la passion qu'y apporte la parole du poète.Je pense que la décision de la direction du conservatoire d\u2019initier ainsi les étudiants à la tragédie, et à la tragédie grecque, est bonne.Ce contact avec un texte classique demande une responsabilité qui mesure la maturité du comédien et concrétise son talent.\" En Grèce, la formation du jeune comédien repose beaucoup sur la recherche que l'on effectue à partir de la tragédie classique ancienne.Les sept années de la dictature ont interrompu ces recherches \u2014 même si l'on trouvait toujours moyen d'oeuvrer clandestinement \u2014 mais Nicolas Perellis croit que le retour à la démocratie arrangera bien des choses.s Nos constructions sont faciles * assempte» et durent ptus longtemps Pour plus o informations sans engagement oe votre part RrcHiDrome Ca 'ent tou (Ours fl SPÉCIAL D 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