Le soleil, 1 novembre 1974, Édition Québec Régional
[" météo Généralement nuageux au jourd'hui et demain avec quelques averses, dans les régions de Québec, Baie-Comeau.Sept-lles et Gaspé.\u2014 Détails, page A-2 LE SOLEIL QUEBEC, VENDREDI 1er NOVEMBRE 1974 PRIX VINGT CENTS 78e ANNEE \u2014 No= 256 44 PAGES Whelan est prêt à faire son enquête Nos deux Parlements, Québec et Ottawa, ont tenu, hier, un débat spécial ou \"d'urgence\" comme on dit, sur la situation des éleveurs de bovins du Canada, particulièrement ceux du Québec.Rien de concret pour ce groupe d'agriculteurs n'est sorti des débats houleux qui ont opposé les députés des deux Chambres, si ce n'est une déclaration \"officieuse\u201d du ministre fédéral de l'Agriculture, M.Eugene Whelan, à savoir qu'il n'allait pas laisser tomber les éleveurs\", et qu'il ferait sa propre enquête sur toute l'industrie du boeuf si le rapport de la Commission Plumptre, rendu public aujourd'hui, n'est pas satisfaisant.Toute cette affaire a pris l\u2019envergure que l'on connaît à cause du \"sacrifice\" de plusieurs centaines de veaux qu'ont fait les éleveurs du Québec, à St-Bruno, plus tôt cette semaine.Pour M Whelan, \"de toute façon, c'était des veaux de lait Nos informations à la page C-1 impropres à la consommation humaine\".\"Chaque consommateur canadien.a - t - il souligné, détruit 400 livres de nourriture par an.et si l'on avait bien examiné les images à la télévision qui a transmise la colère de St-Bruno d un océan à l'autre, on voit bien que c'était des veaux de lait.etc.\" A Québec, un producteur un peu plus écoeuré que les autres, s'en est pris violemment à l'ensemble de la députation liberale, du haut des balcons de l'Assemblée nationale, au cours du débat spécial II a évidemment été éconduit après son intervention.Le débat québécois a pris fin quand la motion du Parti québécois, présentée par le député de Saguenay, M.Lucien Les- sard, a été défaite par 54 voix contre 9.La motion préconisait entre autre l'établissement d'un prix de 60 cents la livre aux producteurs de bovins; l'indexation des prix agricoles; un mécanisme de mise en marché de la viande, etc.A Ottawa, le débat s'est ajourné sans vote puisqu'aucu-ne motion n'était débattue, le leader néo-démocrate Ed Broadbent ayant tout simplement demandé un débat sur la question.En résumé, les éleveurs en sont au même point qu'hier.* :*\u2022 Ris Pour bébés par Jacques DALLAIRE Rien de plus normal que de vouloir assurer la sécurité de son enfant lorsqu'il voyage en automobile./ Cependant, à compter d\u2019au-jourd hui, le consommateur canadien éprouvera sans doute beaucoup de difficultés à se procurer un petit siège satisfaisant aux nouvelles normes fédérales sur les sièges d autos pour enfants.Mlle Joy Moon, réputée experte quant à la sécurité des enfants en automobile et membre de l'Association des consommateurs du Canada, déclare que les nouveaux règlements fédéraux sont tellement rigides qu ils écartent du marché à peu près tous les types de sièges fabriqués jusqu'à maintenant et qu'on pouvait se procurer assez facilement dans les magasins.Mlle Moon n'a pas tort puis-qu'à elle seule, la compagnie Canadian Tire a dû retirer de ses tablettes pas moins de 15 modèles différents de sièges d auto pour enfants qui ne satisfaisaient plus aux normes fédérales.Canadian Tire a prévenu riches! toutes ses succursales, il y a quelques semaines, de voir à écouler leur stock et à se conformer à la loi fédérale, à compter du 1er novembre.D'autres chaînes de magasins, comme Sears et Eaton, ont fait de même, en offrant ces sièges à prix réduits après avoir coupé les commandes depuis plusieurs semaines déjà.La plupart des compagnies qui fabriquent ces sièges ne remboursaient pas en effet, les magasins, en cas de retour >uite à la page A6, 2e col.) Cooprix.de nom seulement par Marcel COLLARD La Fédération des magasins Coop veut que, dorénavant, les nouveaux magasins Cooprix soient «administrés par des compagnies plutôt que par des coopératives, comme c\u2019est actuellement le cas, te qui suscitera un débat long et passionné.Il faut s'attendre à de vives réactions de la part des défenseurs du coopératisme puisque le principe \"un homme, un vote\" disparaîtra au profit de la représentation par coopératives et organismes à but lucratif, ayant souscrit un \"montant appréciable d actions\u201d.Pour sa part, la Fédération des magasins Co-op conservera la majorité des actions votantes.Le premier Cooprix ainsi administré sera ouvert à Chicoutimi.Considérant qu'il est difficile, tant à Montréal qu en province, de constituer par le biais des membres d un Cooprix un investissement équivalent au tiers des actifs, la fédération croit qu'il est impossible dans ces conditions de confier l'administration d\u2019un Cooprix à une coopérative locale.Qualifiant de souple cette .nouvel- le formule, la fédération veut imiter une expérience tentée à Alma, au Lac-Saint Jean, en créant des compagnies, qui peuvent acquérir d'au très entreprises par l'échange d actions.Sujet controversé Au sein de la fédération, la crise est loin d'être réglée L'assemblée générale du mois de mai 1974 a avorté.On tentait d amender les règlements de la fédération de façon à limiter les droits de représentation, notamment ceux des délégués de Montréal et, dans la confusion la plus totale, on avait décidé de confier l'étude des amendements à un comité.L'éclatement avait aussi provoqué la remise à l'automne du congrès annuel.Le travail du comité sur les amendements a accusé un retard important et la date du congrès n'a pas encore été annoncée.Voici qu\u2019en plus la Fédération des magasins Co-op décide d'un realignement sans consulter l'assemblée générale.Dans le milieu coopératif, on interprète cette décision comme un (Suite à la page A6, 3e col.) n \u2022/ t 'fïj/- , René Monfho, à son arrivée à Montréal > Je n'ai rien à cacher (Mantha) René Mantha est arrivé à Montréal, hier après-midi, en provenance du Zaire, où il se trouvait depuis cinq mois.L'ancien coordonnateur du local 791 des opérateurs de machinerie lourde (FTQ) a été assigné à comparaître devant la Commission d en quête sur la liberté syndicale dans 1 industrie de la construction dès qu il a mis le pied à 1 aéroport de Dorval Au cours d une entrevue.Mantha a déclaré que.devant la Commis- Autres informations à la page A-3 sion Cliche, il entendait réfuter les nombreuses accusations portées contre lui.Déplorant 1 acharnement des journalistes à son endroit, il a affirmé qu'il ne s était pas réfugié au Zaïre et qu il s est empressé de revenir au pays dès qu'on lui eut fait parvenir la requête en ce sens formulée par le juge Cliche par I entremise de son emjdoyeur, la compagnie Sintec.\"Je n ai rien à cacher , a-t-il dit.L'ex-patron d'Yvon Duhamel, cet ancien agent d affaires du 791 condamné à 10 ans de prison pour son rôle dans 1 incendie du chantier IXS-2, a ajouté qu il avait appris d'un certain M Gagné que sa présence était requise ici.Toutefois.a-t-il précisé, j'étais en brous- 9 se à 1,400 kilomètres de Kinshasa\" et 1 information a mis du temps à lui être communiquée.Ce n est finalement que mardi qu'il a quitté le Zaire et ce départ ité lui a fait manquer le match de boxe entre Ali et Foreman Mantha a nié avoir séjourné : envolé directe-itale zairoi.se pour le Canada, avec une escale à Paris.René Mantha a expliqué qu il avait travaillé dans la brousse à la mise en place d'un important réseau de télécommunications, un faisceau de micro-ondes pour la radio et la télévision zairoises dont l\u2019Agence canadienne pour le développement international a confié la construction à Sintec.une société de gestion et de conseils fondée il y ¦ quelques années par l actuel député de Laporte.M.André Déom.Plainte de la Sintec\t' La société Sintec s est d ailleurs plainte auprès du juge Robert Cliche hier de ce qu elle appelle la publicité malicieuse qui lui est faite depuis que la presse a appris que 1 ex-coordonnateur de la section locale 791 (FTQ-construction), René Mantha, a été envoyé en Afrique par ses soins.Dans une lettre qu il a adressée au president Cliche, le président de Sintec, M.Guy Gauthier, réaffirme que 1 engagement de Mantha le 10 (Suite à la page A6.3e col.) 1 4' %* Ce citoyen, en tenue d'Hallow'een\", tient, à sa façon, à dénoncer le rôle joué par le Progrès civique dans le domaine de l'habitation dans St-Roch.Pendant que les gouvernements donnent $25 millions au CPR pour son départ du centre-ville et $5 millions pour la construction d'un mail, affirme le comité des citoyens de l'Aire 10, on ne trouve pas d'argent pour restaurer l'habitation dans St-Roch et Jacques-Cartier.\t__ Détails, page C4 Protestation Le Soleil, lotir* Bowcbrr ire Autre procès Montréal privée de Un second procès devra avoir lieu en regard des accusations d extorsion portées contre André Desjardins et Jean-Claude Sureau de la FTQ après un désaccord du jury, hier.\u2014\tpage A-2 Habitation Le ministre Victor Goldbloom a échoué dans sa tentative de convaincre le PQ de ce que le Québec demeurait le maître-d oeuvre et Ottawa le banquier en matière d'habitation.\u2014\tpage A-3 pompiers MONTREAL (d après PC) \u2014 Les 2.400 pompiers de Montréal on» débrayé, illégalement, hier soir, tandis que leurs dirigeants syndicaux ont démissionné après que le premier ministre Bouràssa eut refusé d'intervenir dans le conflit qui les oppose à la métropole M.Jean L'Abbé, qui a démissionné de son poste de président de l\u2019Association des pompiers, a déclaré, hier, au cours de la journée qu'il doutait du respect d'une injonction ordonnant le retour au travail des syndiqués qui réclament notamment l'indexation.On veut la tête du ministre Les élèves du Conservatoire de musique de Trois-Rivières en ont assez de la situation \"stagnante, croupissante et fétide\" dans laquelle ils se trouvent et, devant le mutisme du ministère des Affaires culturelles, réclament la démission du ministre Denis Hardy.page B-7 Moyen-Orient Les risques de guerre se sont brutalement accrus au M.-O.à la suite de la reconnaissance par les pays arabes de l'OLP comme représentant unique de la Résistance palestinienne \u2014 page A-14 sommaire A Québec aujourd'hui\tB-8 Annonces classées C-5 à C-14 Arts et lettres\tB-ô à B-8 Bandes dessinées\tC-14 Bridge\tC-12 Décès\tC-15 Economie-finance C-2 à C-4 Feuilleton\tC-7 Horoscope\tC-13 Mot-mystère\tC-5 Mots croisés\tC-9 Poge documentaire\tA-5 Patron\tC-10 Sport\tB-l à B-4 Télévision\tA-16 Tél V et CA5y M.L Abbé, qui demeurera le porte-parole des pompiers, a également fait connaître sa déception devant le refus du premier ministre Bourassa d'intervenir mais \"nous sommes prêts, a-t-il dit, à combattre jusqu'à la mort pour mettre un terme à cette injustice\".La moitié des effectifs ne s'étaient pas rapportes à 18h.hier soir.Lorsque la décision de M.Bourassa fut connue, vers 23h, hier, le reste des effectifs a débrayé ' Ijp directeur du Service des incendies de Montréal a, pour sa part, précisé que les chefs de pompiers et 45 autres membres du personnel de cadre, étaient au travail pour répondre aux alertes d'urgence.Il a également souligné que les pompiers de la banlieue montréalaise pourraient être appelés si un incendie d'importance survenait.Au début de la nuit dernière, le service des incendies avait eu à maîtriser quatre incendies mineurs.Cependant, l'escouade anti-émeute a dû intervenir pour contrôler quelque 500 syndiqués qui tentaient d empécher leurs supérieurs d\u2019éteindre les brasiers.Le chef Alain Day a d\u2019ailleurs été transporte à I hôpital après avoir reçu une bouteille à la tète Le premier ministre Bourassa a aussi précisé à Québec qu'il n'entendait pas recourir à une loi ordonnant un retour au travail.Les pompiers, qui ont un salaire hebdomadaire d environ $230.réclament un ajustement de $750 pour la hausse du coût de la vie en 1974 Ils avouent qu'ils demanderont une hausse salariale de 12 pour cent lors des négociations en vue du renouvellement de leur contrat de travail pour 1975.*\tX I Le chantage syndical sur lequel enquête la commission Cliche se poursuit à l\u2019heure actuelle sur les chantiers de Mirabel, a affirmé hier, un patron à I enquête sur la liberté syndicale dans la construction.M Claude Brulotte, gérant général de T entreprise Paul Dubé et fils, qui remplit actuellement un contrat a 1 aéroport international de Mirabel, a raconté comment il est forcé par le local 144 des plombiers de la FTQ de verser prés de $2000 par semaine à un entrepreneur plombier pour faire un travail qui, selon le décret de la construction.doit être fait par des journaliers.II s agit de la pose de tuyaux d égoût, un travail dans lequel, selon le témoin, les plombiers ne sont pas intéressés et qui.d apres le décret, doit être fait par des journaliers.A plusieurs reprises, les travailleurs de ses cinq équipes ont refusé de descendre dans la tranchée parce qu'ils avaient reçu des menaces de la part d\u2019un groupe d'hom- mes disant représenter le local 144 des plombiers.Le syndicat insistait qu il fallait que des plombiers procèdent à la pose de ces tuyaux.Etant donné la pénurie actuelle de plombiers, a dit le témoin, il lui a été impossible d'en embaucher Même le bureau d emploi de la FTQ affirmait qu'il ne pouvait lui M *Kj mm *J|S hfTEfCf -'BÉLUSTS1 M Epilogue M fivV-vY-fc .-.r.£ \u2018V:#- * '-M ' V- Jean-Paul Mercier et Robert Frappier, deux des célèbres évodés de St-Vincent-de-Paul, ont terminé, hier, leur escapade à l\u2019hôpital, Mercier étant blessé très grièvement.C'est dans une succursale de la Banque Royale, au centre commercial Boulevard, dans la métropole, qu'une vingtaine de policiers ont blessé les deux récidivistes qui tentaient d'effectuer un hold-up.Les bandits venaient à peine d\u2019entrer dans la banque quand les policiers, prévenus à l'avance, ont surgi.La fusillade qui s'ensuivit blessa les deux hommes, une caissière et un piéton, ces derniers de façon superficielle.Deux autres bandits ont réussi à prendre la fuite.Certaines indications laissent supposer que l'un d'eux était Richard Blass, un autre évadé du 23 octobre en fournir Son entrepise a donc etc forcée de recourir à un entrepreneur plombier de St-Eustache dont le frère est un délégué de chantier de la FTQ, à Mirabel, sur un chantier voisin de celui de la firme Dubé M Brulotte a affirmé qu il était forcé de payer $18.50 l\u2019heure à cet entrepreneur pour chacun des 10 plombiers qu'il a été forcé d\u2019embaucher.Chacune de cinq équipes dépose de tuyaux doit comprendre deux plombiers qui travaillent 10 minutes.La pose des tuyaux doit durer encore cinq ou six semaines, a dit le témoin, qui affirme que son entreprise est forcée de se plier à l\u2019arrangement pour rencontrer les délais de travail prévus II a aussi affirmé que son entreprise ne réalisera aucun profit de son contrat de $300,000 à Mirabel par suite de ces dépenses imprévues.Protection Un autre employé de la même entreprise, M.Jacques Dubé, surintendant de l'entreprise, a avoué avoir versé une somme de $100 par semaine à M.André Renaud, agent d affaires du local 791, de la FTQ-qui séparait la somme avec M René Mantha.Comme il avait d abord refusé de payer, M Renaud lui avait dit: \"Il y en a qui n\u2019ont pas payé qui ont eu les jambes cassées.'' M Dubé avait alors offert de payer $50 par semaine, à quoi M Renaud avait répondu que René Mantha allait rire de ça, et qu\u2019il ne prenait rien de moins que $50 par semaine.Craignant la violence physique, et son père le propriétaire de l'entreprise refusant de se plier au chantage, M.Dubé a payé de ses propres fonds le premier versement.Il a ensuite demandé à être relevé de son travail à Mirabel.A partir de ce moment, M.Dubé père a accepté de verser lui-piéme le montant jusqu\u2019à la fin des travaux du chantier.Un employé de Pantagon Construction, de Mirabel, M.Guy Tremblay, a aussi avoué avoir accepté le Goldbloom ne réussit pas à persuader le PQ par Jacques DI \"MA IS Le ministre québécois des Affaires municipales, M Victor Goldbloom.a tenté en vain, hier, de persuader l'Opposition officielle qu\u2019il n'a pas plié l'échine devant Ottawa en ce qui touche la conception des programmes d'habitation et le contrôle du logement sur le territoire québécois.En réponse à des questions du député péquiste dé Lafontaine, M.Marcel Léger, lequel obtenait un mini-débat (dix minutes) de fin de soirée sur le même sujet, le ministre a rageusement affirmé que le Québec restait le '\u2019maître.d'oeuvre\u201d de la boutique et Ottawa le pauvre \u2019\u2019banquier\".En désespoir de cause, il a promis que \"l'histoire'' des projets de loi de son ministère prouverait un jour qu'il n'a aucunement trompé la population en faisant cette déclaration.M Léger s\u2019est dit persuadé, au contraire, que l'analyse exhaustive du texte de l'entente conclue le 12 septembre dernier entre M.Goldbloom et son homologue fédéral, Bamet Danson.prouvait hors de tout doute que le Québec vient de mettre fin à sept années de ' souveraineté\u201d québécoise dans l'habitation, souveraineté proclamée par feu Daniel Johnson Suppression Le député vitupère contre la suppression, dans cette entente, d\u2019un article que le gouvernement Trudeau tenait absolument à renégocier au nom de la Société centrale d\u2019hypothèques et de logement mais au détriment de la Société d\u2019habitation du Québec.Cet article se lit comme suit: \"Il est convenu entre les parties que la déclaration d'admissibilité a pour seul but de déterminer que le projet peut faire l'objet d'un prêt en vertu de la loi et de fixer le montant du prêt; la Société du Québec est seule responsable de l\u2019évaluation du besoin, de l'acceptation de l'emplacement et du nombre ainsi que de la grandeur des logements, de l\u2019approbation, de la planification, de l'architecture, des plans et devis, des nonnes et conditions d'occupation et aucun certificat d\u2019admissibilité ne sera refusé ou retenu pour des considérations basées sur ces sujets ou sur d'autres de même nature \u201d.Pour M Léger il est clair que la suppression de cette clause donne Ottawa gagnant sur tous les fronts.D'après lui, chaque demande de prêt peut être refusée par Ottawa si la SCHL n'est pas d'accord.Comme le gouvernement central a le dernier mot, il se réserve d\u2019intervenir directement au niveau des municipalités qui font les demandes de prêt.Ottawa \"bouleverse\" les relations entre la SHQ et les municipalités, fait disparaître les offices municipaux d\u2019habitation.Goldbloom réplique 1\u2014\tM.Goldbloom affirme, lui.que le retrait du paragraphe litigieux s'imposait parce que devenu \"superflu\" depuis juillet dernier, alors que l\u2019Assemblée nationale a adopté une loi (loi no 1 modifiant la Loi de la SHQ) qui donnait au Québec \"l'autorité d'être maître d'oeuvre\" dans le secteur de l\u2019habitation; 2\u2014\tLe ministre prétend que la province ne perd pas mais garde la \"responsabilité de la conception complète\" des programmes d'habitation, conjointement avec les municipalités; 3\u2014\tQui évalue les besoins en logement?Les municipalités du Québec qui soumettent leurs propositions à la SHQ, insiste M.Goldbloom; 4\u2014\tIJ appartient aussi à cette Société d'accepter l'emplacement, les plans et les devis des projets dans le cadre de l'entente avec le fédéral; 5\u2014\tQui approuve chaque projet?La SHQ, rassure le ministre.6\u2014\tEn vertu de quelles normes?Comme avant, soit celles du Code national du Bâtiment entériné par le Québec au chapitre des exigences minimales.En plus, \"nous avons, nous, des exigences qui vont plus loin et ce sont effectivement nos exigences qui doivent être respectées\", ajoute M.Goldbloom 7\u2014\tQui effectue les inspections?Le Québec mais \"nous n\u2019empêchons pas le gouvernement fédéral de venir visiter les chantiers car.après tout, c\u2019est en bonne mesure son argent\".8\u2014\tLa SHQ a-t-elle perdu, aux termes de l'entente, le pouvoir de \"reprêter\" les sommes reçues de la SCHL aux divers offices municipaux d'habitation?Non car ce pou- voir, le Québec l\u2019a \"abandonné intentionnellement\".Pourquoi?\"Parce que le gouvernement fédéral disait: 'C\u2019est un nouveau cadre qui doit s'établir pour les ententes'.Nous (Québec) avons dit: \u2018Bon, dans ce nouveau cadre, nous serons le maitre d'oeuvre et nous n'aurons pas besoin de reprêter car nous serons effectivement les propriétaires\", de dire le ministre.Pas d excuse En conséquence, M Goldbloom croit avoir fait la preuve que le Québec préserve son rôle face à Ottawa Et il exige des excuses de la part de M.Léger pour ses accusations.Le président Jean-Noël Lavoie n'insiste pas.\"Lorsqu\u2019on désire, dit-il, faire retirer des paroles, il faut que ce soit immédiatement lorsque ces paroles sont prononcées et non pas lors d\u2019une autre séance ou subséquemment\".M.Léger, en l'absence de M Goldbloom.mercredi, s\u2019était adressé au ministre des Affaires intergouvemementales.Gérard-D.Lévesque.Celui-ci s\u2019était récusé prétextant la \"complexité\" du sujet.paiement d une somme de $100 par semaine a M Renaud, pour assu rer la paix sur le chantier\" Après l\u2019emprisonnement de M.Renaud en rapport avec la bataille de Mirabel, son entreprise a continué à verser les paiements à Jean-Paul Demontigny.agent syndical qui a remplacé M.Renaud la condamnation de Leclerc Au cours de la matinée, le procu reur en chef de la commission Me Jean Dutil, a révélé que le ministre de la Justice.M Jérôme Choquette, l\u2019avait assuré que son ministère ferait enquête au sujet des faux témoignages portés contre M Yvon Leclerc, de la CSN, condamné pour voies de fait.Le témoin André Renaud a raconté mercredi, qu'il n\u2019avait jamais frappé M.Leclerc, ainsi que lui et quatre autres personnes ont juré lors du procès de M Leclerc.Le ministre de la Justice aurait assuré M.Dutil que s\u2019il y avait en injustice, elle serait corrigée Dossier Les membres de la commission n\u2019ont pas semblé priser l'insistance qu'a mise le procureur de la FTQ.Me Lucien Dansereau, pour demander au juge Robert Cliche de contremander l'ordre donné aux journalistes de ne pas révéler qu'un certain témoin possédait un dossier judiciaire.Le juge a noté qu'il avait de mandé la même chose aux journal istes dans quatre autres cas déjà et il a offert à Me Dansereau de faire revenir ses clients dans la boite pour témoigner sur leurs dossiers judiciaires.Le commissaire Brian Mulrooney a demandé à l'avocat: \"A-t-on de mandé à M Robert Meloche s'il avait un dossier?\" Le juge est resté inébranlable et a refusé de retirer son ordre, donné, a-t-il dit, pour des raisons humanitaires, étant donné que l'existence de ce dossier n'était pas pertinent à l'enquête et que les enfants du témoin ignoraient le fait.Le reste de la matinée avait été pris par les témoignages de plusieurs témoins ven»is corroborer des faits révélés au cours du témoignage de M.Renaud Par ailleurs.Me Dansereau a révélé que \"malgré le voeu de M.Meloche\", il avait choisi de ne pas contre-interroger M.Renaud.Me Dansereau a déclaré que le jugement rendu par le juge Cliche quant aux procédures de l'enquête, était \"très large, très approprié et qu'il souhaitait qu'il fasse jurisprudence.Le juge Cliche a dé
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