Le soleil, 9 novembre 1974, Cahier D
[" LE SOLEIL QUEBEC, SAMEDI 9 NOVEMBRE 1974 ^ twr: -C f -S: ¦ ¦ £y ' JT>.: .Hélène Loiselle entre Blanche du Bois et Lady MacBeth Les escaliers du scénographe tchèque Josef Svoboda Melody Stewart fait le grand saut Le voyage intérieur de Fernand Ouellette POUR TOUS LES FILMS MUTUELS, en wocumoN me us films CLAUDE MICHAUD, présantMit Le chef-d œuvre de la littérature erotique devient enfin un film.L\u2019ARNAQUE LAISSEZ-PASSER ET CARTES D AGE D OR NON VALABLES PAUL avec NEWMAN HORAIRE HORAIRE 2.30-5.00 ELLEN BURSTYN MAX VON SYDCW LEEJCOBB ¦ KITTY WINN - JACK VkGCMAN 1.40-3.45 7.20-9.45 6.10-8.05- W1LLIAM PETER BLATTY HOMME: SEMAINE: 2 00-4 30-7 00-9 30 SAMEDI ET DIMANCHE 12 00-2 20-4 40-7 00-9 90 IAISSC2 NSSU r CAETtS 0 A6E 0 M ¦M VALA9US MMéiZ WIÜAMPETER BLATTY (THE EXORCIST) Mis en scène par WILLIAM FRIEDK1N Le traitement de certains épisodes du film risque de .\u2022 _ \u2022 surprendre,voire de secouer fortement le spectateur.V,\t*- LA DIRECTION |P FRONTENAC I LE DAUPHIN FRONTENAC II LES CINEMAS ODEON ' DU PONT & BOUL CHAREST INF.529 9745 STATIONNEMENT INTERIEUR PARC AUTO PAQUET & LALIBERTE l \\ h D 2 Quebec, Le Soleil, somedi 9 novembre 1974 Lire Le théâtre est mort, vive le théâtre! Richord Monette en phase de devenir Hosanna.A propos de l'échec de \"Hosanna\" à New York.par Martine Corrivault Une petite annonce publiée dans les colonnes spectacles du New York Times mentionnait, vendredi dernier, les dernières représentations de la pièce de Michel Tremblay \"Hosanna\" au théâtre Bijou, à New York, La décision prise au début de la semaine par les producteurs, le Tarragon Theatre de Toronto, John Goodwin de Montréal et Norman Kean de New York, s'imposait du fait que personne ne pouvait se permettre de perdre dans l'aventure, pour des raisons purement de prestige pour le Québec et pour la pièce, plus d argent qu on en avait déjà perdu.Comme toujours, c'est l'entreprise privée qui avait pris le risque et non les gouvernements québécois ou canadien.Si les choses avaient bien tourné, tout le monde se serait félicité, à commencer par les producteurs qui aujour-d hui encaissent le déficit.\"Avec des si, on va à Paris mais on n'en revient pas\" disait ma grand-mère.Kean, Goodwin et Bill Gassco du Tarragon tenaient à présenter Michel Tremblay comme un auteur accompli, à New York.Jouer à Broadway fut peut-être une erreur, admet John Goodwin, \"nous aurions peut-être eu plus de chance \"off-Broadway', mais au moins, personne n'a été condescendant avec nous et on a reçu la pièce et la production comme un produit de professionnels.Il fallait faire une percée à New York, nous l'avons tentée.Mais nous devons admettre qu'arrivant aux Etats-Unis avec un auteur et une pièce inconnus, sans noms de vedettes, l'entreprise était d autant plus difficile.Il fallait plus de temps pour que la publicité de bouche à oreille commence à rapporter.\" C'est là, semble-t-il, que l'entreprise a échoué.Pour mieux comprendre, il faut connaître les règles du jeu à Broadway.Par exemple, on peut jouer des \"avant-premières\" aussi longtemps que l'on veut, devant un public auquel on demande un prix d'admission réduit, ce qui permet \"d'essayer la pièce sur un auditoire et d'y apporter les corrections ou modifications qui s'imposent avant d'inviter la critique.Parce qu à New York, les jugements de ces messieurs de la presse peuvent être déterminant du succès ou de l'échec d une production.Dans le \"milieu\", on tremble devant un Clive Barnes qui semble être le Dieu le Père de la critique.Si la publicité de bouche à oreille est déjà engagée favorablement le verdict de la critique pourra ralentir l\u2019enthousiasme, mais de toutes manières, on aura eu le temps de fignoler la production.Ainsi, \"Equus\" de Peter Shaffer joue depuis presque un mois des avant-premières\" et déjà les salles sont quasi remplies et les billets vendus au prix normal Un \"bouche à oreille\" de curiosité circule déjà.Walter Keer consacre à la pièce un long article qui débute en première de section du cahier des arts du New York Times et en dit tout ce qu il en pense.Puis, en semaine.Clive Bames va voir le spectacle et il rend sa sentence.S'il aime, ça va; s il aime un peu.le public lira entre les lignes, consultera les autres et prendra peut-être une chance.S\u2019il n\u2019aime pas, autant plier bagages, dit-on à New York.Dans le cas de \"Hosanna\", M.Bames a aimé un peu et ses confrères, même ceux qui avaient apprécié le spectacle, pouvaient avoir des réserves.La pièce a tout de suite été jouée devant les critiques que l \u2019on y avait invités: donc, pas question de prendre le temps de fignoler.La production était celle présentée à Toronto au Tarragon Theatre, donc considérée comme à point.M.Bames a quand même dit aux gens que l'on pouvait aller voir cette oeuvre à laquelle il reconnaissait un certain intérêt Mais d\u2019autres la trouvaient souverainement ennuyeuse.Il fallait donc miser sur le temps et la publicité.L un et I autre coûtent très cher à New York.On a bien consenti un petit effort supplémentaire pour la publicité, mais en analysant le \"box office\", on a fini par conclure que le risque ne valait pas qu'on s\u2019endette plus avant.Déjà près de $60,000 ont coulé dans l'aventure.\"Pour arriver, il aurait fallu quelque $11,000 de rentrées aux guichets par semaine; on plafonnait à $4,700, $4.900 et $5,035 pour les trois semaines alors que les frais étaient d à peu près $9.000 par semaine.\" Doit-on conclure qu il n y a pas de place pour le théâtre québécois à Broadway.?Comme tel, je ne crois pas.\"Hosanna\" n'a jamais connu le succès populaire de Charbonneau et le chef\" par exemple, ou bien \"Les belles-soeurs\", mais cette production avait l\u2019inestimable avantage de ne comporter que deux comédiens et un minimum de décors et accessoires, choses à considérer quand on fait voyager un spectacle.Que feraient \"nos\" succès à New York.?Probablement comme les succès américains ou britanniques qu'on y présente.Parce que Broadway, c'est l\u2019endroit où l\u2019on va se faire couronner, quand on est anglophone.Comme c\u2019est l\u2019endroit où l'on va et d\u2019où l\u2019on part pour relancer une carrière quand on est vedette.Mais le Québec a-t-il vraiment besoin de ses consécrations de 1 étranger pour vivre et inventer.?Comme le déclare philosophiquement Michel Tremblay, \"c\u2019est ce qui se passe ici qui m'intéresse\".N\u2019empêche que ça fait quand même un p\u2019tit velours de se faire dire qu on nous trouve fin.Quatre siècles avant 1ère chrétienne, Sophocle disait déjà: le théâtre se meurt Depuis, on annonce sa mort tous les cinq ou dix ans \u2014 selon Ja rapidité de l'évolution de la société qui publie l'avis de décès \u2014 et toujours, cinq ou dix ans plus tard, une nouvelle génération de comédiens, d\u2019auteurs, de gens de théâtre ou de spectateurs peut proclamer la même nouvelle.On finit même par croire que tant que l\u2019on pourra annoncer la mort prochaine du théâtre, il sera en bonne santé.Tout cela pour résumer un débat qui avait lieu cette semaine, au Cegep de Limoilou.On n\u2019y discutait pas cette fois de la mort du théâtre, mais plutôt du genre de vie qu il mène et fait mener à ceux qui se réclament de sa maison.Pendant une semaine consacrée à la culture québécoise, le Cegep avait cru intéresser beaucoup de monde en organisant un débat-midi sur le théâtre, les raisons qui motivent ceux qui en font comme celles qui pourraient expliquer qu'on y va encore.En fait, il n'y avait pas beaucoup de monde, mais ceux qui étaient présents à 1 auditorium du collège, avaient leur petite idée sur la question.\ti D\u2019abord, pour engager la discussion, on avait demandé à des individus représentant différentes tendances dans le théâtre qui se fait ici, de venir s\u2019expliquer.En fait, Michel Gariépy du Trident, Jacques Lessard autre fois du Circuit temporaire, Hélène Fleury du théâtre en Vrac, Hélène Desperrier du Parmi-nou et Georges Delisle de la Feniè-re ont plutôt brièvement situé chacune de leur compagnie, alors que Jacques Vézina de l\u2019AQJT (association du jeune théâtre) lançait la première balle en précisant les objectifs politiques et sociaux des troupes membres du jeune théâtre.André Simard, représentant à Québec du Centre d Essai des auteurs dramatiques devait pour sa part répondre à une première question venue de l'auditoire, concernant 1 apparente contradiction existant entre la présence même du Centre, qui regroupe des auteurs, et la pratique de la création collective, caractéristique du jeune théâtre contemporain.Le débat amorcé Mettre en contradiction ces deux réalités, c est poser un faux problème.Le théâtre d\u2019auteur est peut-être un medium qui a vieilli, mais il reste un moyen de communication permettant toujours d aller plus loin.Il faut pour cela laisser les créateurs créer.Ils sont là pour cela Pour ce qui est du danger de récupération de 1 auteur, le risque est aussi grand au niveau des troupes, souligne-t-on.Le théâtre est un moyen d'expression.Un moyen d'action corrige-t-on.L'auteur dans sa tour d\u2019ivoire et le producteur qui choisit tel auteur,, sont loin des préoccupations du public Mais on ne s entend plus sur le sens du mot \"public\".Le spectateur-consommateur de théâtre bourgeois vient se sécuriser en observant des pièces qui véhiculent ses valeurs ou des textes d\u2019auteurs révolutionnaires que l\u2019on apprivoise en les jouant dans des compagnies \"bourgeoises\".Un homme ordinaire Le comédien est un être humain qui veut exprimer les réalités qui l'entourent.Qui veut participer aux batailles du peuple, du travailleur.Le public devient \"travailleur\u201d.Mais le travailleur qui rêve de devenir bourgeois.?C\u2019est un préjugé de bourgeois qui prête aux travailleurs de pareilles ambitions.Bon, alors, reprenons.Rien n empêche une troupe de jeune théâtre de travailler avec un auteur.Ou l\u2019inverse: ça existe déjà par le biais du Centre d essai.Souvent le travail d'improvisation du groupe est résumé en canevas par T écrivain-comédien\" que l'on appelle plus volontiers \"créateur-comédien\".Toutes les formules sont possibles, de ce côté-là.Il ne faut pas se perdre dans une question de forme L important, c'est d\u2019avoir quelque chose à dire, de savoir ce que l 'on veut dirè et de quelle manière.Dans l\u2019ordre ou dans le désordre.7 Quelqu'un lira une phrase de Louis Jouvet que la plupart ne comprendront pas Désordre des idees7 des hommes?Chaos?Ignorance de ce qui doit être dit ou fait?,Non Désordre de la liberté qui permet de créer.Le théâtre va-t-il vers le spectateur ou existe-t-il par lui-mème, pour ceux qui le font.?Quelqu'un parlera d\u2019art, quelqu'un d'autre, de divertissement.Un autre dénoncera le théâtre qui endort\" alors qu'une jeune fille parlera de ce qui \"touche le coeur de l\u2019homme\u201d.Mais pourquoi tout doit-il être simplifié, grossi, précisé, expliqué.?Tout doit-il être dit, nommé, dénoncé.?\"Si ça va dans l'homme, ça va se répercuter S\u2019il est touché, il va comprendre: pas besoin de dessins.Il faut faire confiance à l'intelligence du public.\" Et si tous, travailleurs, petits bourgeois et grands bourgeois ne demandaient pas mieux que d'être endormis?S\u2019ils allaient se mettre à réclamer l'égalité au nom du droit de chacun de se laisser endormir.?Tant mieux-' on en aura pour une autre dizaine d années à se bagarrer avec des mots pour éveiller ceux qui veulent dormir, ignorer, mourir.comme \"la bande de -caves.\" Et le théâtre, lui, sera d'autant plus vivant! Martine CORRIVAULT hDÇî Le Soleil, André Boucher Pormmou et La grand langue nouvelle version, participaient aussi à la semaine de la culture québécoise.EN SPECTACLE I AU CINEMA ; CARTIER Une présentation QUEKC JEAN-GUY MOREAU En Ira parité: FRANCOIS LEVEILLE Dans chaque foule il y en a un A LA BOITE lOOt, 3« ov.CE SOW efoEM»» Dimanche: 20hJ0 Samedi: tthJtt et 23hJ0 Réservation* 525-51 44 S .0.et vous?MÉDITATION TRANSCENDANTALE« Une technique pratique pour des gens actifs CONFÉRENCE D INTRODUCTION DIMANCHE 10 nov.6 14K.00 Université Lavai, Pavillon de KonMt, local 1A MARDI, 12 nov.à 20H.00 Centre du Plan Mondial.1085 ov des Erables MERCREDI, 13 nov.é 2Oh.OO Université laval, Pavillon de Konwfc, local Tf Nous donnons ejr demande des conféreras an orgoihations et clubs soc ou» Association international# Mérftotion Transcendantal# Tel.: 529-2149 ENTREE LIBRE SERVICE DES LOISIRS ET DES PARCS LA TROUPE DE DANSE CONTEMPORAINE ENR.Lo Troupe de Danse Contemporaine de la Ville de Québec, dont l'objectif est lo présentation de spectacles de ballet-jazz, est à la recherche de danseurs masculins et féminins, âgés de 17 à 30 ans, posrédont une formation dans l'un des domaines suivants: \u2014\tBallet-jazz\t\u2014 Expression corporelle \u2014\tGym-jazx\t\u2014 Folklore \u2014\tBallet classique lçs danseurs intéressés à joindre eetfe troupe dynamique sont invités à se présenter à l'audition du 12 novembre, à 20h.00, au Chalet de tennis du Parc Victoria.Pour informations: 694-6140 Le Greffier de la Ville, Pierre-F.Côté, avocat.Soirée tzigane fief., , .\t' présentée dons le codre des concerts populaires du Maurier ET L'ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE QUEBEC cm le SAMEDI 23 novembre à 20 h 30 au Grand Théâtre de Québec du rythme, de l'émotion et de la couleur LAJOS MOLNAR KATALIN MOLNAR ERNO BANGO violoniste\tdanseuse\tcimbalom PIERRE MORIN chef d'orchestre Billets en vente ou Grand Théâtre de Québec de $3.00 à $7.00 %- -%?\u2022-.\u2019 ^ ; < Qu*b«c, Le Soleil, samedi 9 novembre 1974 sitaire, par les rapports qu il établit entre les mathématiques, le génie et l'esthétique.\"C'est quand même un poète, un poète et un mathématicien doué d une sensibilité constante, soutenue par une autorité un peu sèche qui se perçoit dans son sens des grandeurs, des proportions dans la grandeur\" Evidemment, tout cela finit par coûter très cher.Pour la Tchécoslovaquie, la renommée de Svoboda vaut bien ce que ses oeuvres peuvent coûter à son pays, que I on considère comme un des hauts lieux des arts de la scène.Mais lorsque I artiste remplit des contrats à ( étranger, les coûts ne sont pas moindres: ainsi, le plateau oscillant qu il a créé pour la tétralogie de Wagner, à Covent Garden à Londres, coûtera quelque chose comme deux millions de dollars! C'est pourquoi il importe de ne pas se contenter de regarder et d'imiter ce que fait ce scénographe, mais plutôt \"chercher le message.\" Ici, la scénographie est un peu laissée de côté.Les jeunes compagnies sont peu fortunées et pour elles, la priorité reste donc, ce qui est normal, le jeu du comédien.Elles n'ont pas les moyens de se payer décors et décorateurs: plus le renom d un créateur est grand, plus le cachet qu'il réclame risque d'ètre important.Et puis, c'est presque un cercle vicieux, les débouchés étant limités, les hommes s'intéressant à cette discipline et prêts à s'y consacrer sont rares.Nous assistons à un retour vers le réalisme qui n est pas une évolution, selon M Doat.Le naturalisme de Zola est démodé.Déjà Antoine a voulu, pour faire plus réel, un véritable étal de boucher sur la scène.Inutile d expliquer qu après trois jours, les odeurs étaient les arguments les plus irréfutables contre cette initiative.\" Le théâtre ne peut pas s adresser à 1 intelligence; l'intelligence aide à donner une structure à ce que la sensibilité veut dire.Si on ne se sert que du raisonnement.on n'est pas là dans le circuit normal de la scène à la salle oû il s'agit de créer un parti-pris.Le véhicule normal du théâtre c'est la passion, ce n'est pas I intelligence.En voulant faire une tribune du théâtre, je me demande si on n'ennuie pas prodigieusement le spectateur,\" Mais, de tout excès on peut toujours tirer une leçon.Ce qui fait 1 intérêt des travaux de Svoboda reste précisément cette leçon que spectateurs, grand public.gens de théâtre ou décorateurs, architectes ou \"aménagistes\" sauront en retenir.Un peu dans le sens de cette définition du réalisme qui dit qu\u2019il s agit d'une représentation concrète cachant une vérité abstraite.L'exposition Svoboda est accessible au public tous les jours, entre 10h00 et 22h00, mais je vous suggérerais d y aller plutôt le soir: moins d élèves circulent alors dans les corridors de la faculté.« Jeux de formes et de lumières.par Martine Corrivault Si le public et les gens de théâtre pouvaient ramener d une visite de l'exposition Svoboda.une plus grande admiration |4our l'artisan qui sait utiliser le décor comme une façon d exprimer une idée de base dans une oeuvre dramatique ou un spectacle, cette manifestation organisée un peu en catastrophe à I université l.a-val, aurait atteint son but.Jan Doat.directeur des Etudes théâtrales à la faculté des lettres de Laval, croit du moins que cette manière qu a le scénographe tchèque de traduire l'esprit d u-ne pièce constitue 1 intérêt principal de ce qu il accomplit.On le sait, depuis lundi dernier et jusqu au 14 novembre, on peut visiter.dans le hall d entrée de la faculté des Sciences de l'administration de l'université Laval, une exposition où sont réunies photographies et maquettes mobiles retraçant 1 oeuvre du maître scénographe de Prague, Josef Svoboda Chef de file incontesté de ce que 1 on appelle maintenant ' l école de Prague\", Svoboda s'est initié avec son père, un menuisier-charpentier, aux secrets de l'artisan constructeur.Après avoir opté pour l'architecture et les arts appliqués pour acquérir une formation technique, il abandonne l'académisme pour plonger résolument dans le spectacle.A la fin de la guerre, il était entré au Théâtre de Prague; avant d'avoir terminé ses études en architecture.il deviendra directeur technique du Grand Opéra En 1950.il acceptait le même poste au Théâtre national de Prague et on peut presque dire que c'est là que tout a vraiment commencé, en même temps qu il s'employait à la formation au sein de cette maison, de quelque 300 techniciens de la scène.Depuis, la carrière de ce créateur audacieux est jalonnée de titres d oeuvres qui témoignent de son évolution.Quejques-unes d entre elles sont évoquées \u2014 bien pauvrement il est vrai \u2014 dans cette exposition que l'on peut visiter à l université Laval, par des photographies et des maquettes auxquelles il manquera toujours le mouvement et la lumière qui sont le souffle et l ame des oeuvres de Svoboda L université Dalhou-sie.à Halifax, a organisé cette tournée nord-américaine de spécimens des réalisations de M.Svoboda à qui le Canada et Montréal devaient déjà, en 1967, la fameuse \"lanterna ma-gica\" de l'Expo 67 A Québec, on avait d a-bord pensé recevoir l'exposition Svoboda au Grand Théâtre, mais Yvon Sanche, des services techniques du Grand Théâtre, ayant vu à Halifax le dispositif nécessaire, dut admettre que I on ne disposait pas de l'espace nécessaire pour rendre justice aux pièces à présenter.C'est donc l'université Laval qui a reçu L exposition, bien que l'on puisse ici encore déplorer que l'endroit finalement choisi pour la montrer ne réponde pas tellement aux exigences idéales pour une telle manifestation.Quoi qu il en soit, un pieu vaut mieux que rien du tout; espérons que I on fera mieux la prochaine fois.Un art ancien repense La mode veut que l\u2019on affuble de nouveaux noms des disciplines déjà anciennes, mais que I on apprend à regarder différemment.La scénographie en est un exemple: tout ce qui con-çeme 1 aménagement matériel du théâtre et plus spécialement d un plateau de théâtre et de ce qui s'y trouvera pour un spiectacle donné, est maintenant désigné par ce mot.Pour Jan Doat - qui se défend bien d être un disciple incontesté de I artiste, ayant plutôt toujours prôné un théâtre \"pauvre\" - Josef Svoboda est un des éléments dynamiques de la scénographie moderne.Sa façon de trouver un nouveau visage à une pièce, sa manière de la traduire par des formes fixées et suggérées, par le mouvement aussi, tient simplement du génie.\"Quiconque observe attentivement ses créations peut en arriver à reviser totalement sa manière de voir le spiectacle.Ce que l'on apprend de ce créateur peut amener un homme à faire sa propre révolution.Ce serait évidemment dangereux si tout le monde se mêlait de vouloir I injiter ou tentait d utiliser les mêmes techniques.Mais je crois qu\u2019il est possible de prendre quelque chose qui soit issu de Svoboda, par exemple, et de s'en servir d une manière qui soit totalement anti-Svoboda Ce maître du décor mouvant rappelle Léonard de V'inci à l univer- La recherche en scénographie culture Svoboda et le D 3 théâtre lyrique par Marc Samson A la suite des plus grands metteurs en scène de théâtre, le scénographe Josef Svoboda, par 1 intérêt qu il voue à I opera, apporte une nette contradiction aux détracteurs de cette forme d expression artistique qu\u2019ils considèrent complètement dépassée.décadente, et naturellement \"bourgeoise\".La majorité des créations de Svoboda constituant l'exposition itinérante, qui fait présentement étape à l'université Laval, se rapportent justement à l'opéra.A l aide de plusieurs photos et de trois ou quatre maquettes, le visiteur pourra se faire une idée de l\u2019art du grand scénographe tchèque.Ou plus précisément une certaine idée.Car ces reproductions photographiques.souvent floues, en noir et blanc, et forcément statiques, ne don-nent qu'un vague aperçu de la perspective extrêmement personnelle dans laquelle Svoboda s'efforce de repenser chaque ouvrage lyri-que par l\u2019intérieur.Perspective où il cherche à redonner un cadre physique qui, le plus souvent, rompt nettement avec la tradition et le conformisme.Dans la célèbre production de \"Carmen\" de Bizet, laquelle devait inaugurer le règne de Goran Gentele comme directeur général du Metropolitan Opera de New York, on cherche- rait en vain une reconstitution historique ou folklorique de lEspa gne.Svoboda épure les lignes des décors, dépouille le lieu scénique, suggère les places de Séville, la passe en montagne ou l'auberge de Lila Pastia, où se situe I action plutôt que de les reconstituer dans leurs détails.Pour les décors de ''Tosca\" de Puccini qu il a conçus a l'intention de l Opéra de Prague, en 1969.Svoboda ne pourra échapper au naturalisme de l'oeuvre mais ne trouvera pas moins le moyen de leur apporter une dimension structurale nouvelle, avec notamment cette échappée sur la coupole de l\u2019église au premier acte.On pourra s\u2019étonner, par contre, que pour le Don Giovanni\" de Mozart, présenté à Prague en 1969 également, il s en soit tenu à une reconstitution fidèle du palais du libertin et n'ait point eu recours à une certaine forme de stylisation, que peut accepter la forme et le style de l'ouvrage Les Vêpres siciliennes Une des réalisations les plus significatives de 1 art de Svoboda consiste en ce dispositif scénique qu'il a créé pour \"Les Vêpres siciliennes\" de Verdi, révélé à Hambourg avant d etre présenté au Met.la saison dernière, et à Paris, cette année.Verdi a composé cet ouvrage à la demande de l'Opéra de Paris et dans le style du grand opéra\" à la Meyerbeer.c'est - à - dire nécessitant autant de réalisme que de déploiement scénique.Divisée en trois actes, 1 oeuvre se situe à Païenne à la fin du troizième siècle et se déroule en six endroits différents: l\u2019extérieur d un château, une plage, un bureau, une salle de bal, une prison, l'extérieur d une église.Svoboda a fait fi de toute cette affabulation historique et a limité le cadre de l'action à un seul et immense escalier.demandant ainsi au spectateur un effort d i-magi nation que tous et chacun ne sont pas prêts à fournir.Cette extrême simplification du décor devait également occasionner l un des plus sérieux problèmes de mise en place qu'ait connus l'opéra de Paris de toute son histoire.La scène de ce théâtre étant légèrement inclinée, l\u2019énorme escalier qui pèse des tonnes risquait de glisser à tous moments dans la fosse d orchestre.Ce qui a nécessité d inimaginables efforts techniques pour arriver à le maintenir en place.Après Wieland Wagner.qui révolutionna complètement la présentation des ouvrages de Richard Wagner à Bayreuth en la dépouillant à l'extrême.le théâtre lyrique avait besoin d autres hommes de génie pour lui donner une nouvelle impulsion.Josef Svoboda fait partie de ceux-ci.Ce qui ne veut pas dire pour autant que ses réalisations suscitent une admiration et une approbation totales.Dans certains milieux, on commence à lui reprocher ses éternels escaliers qu'il transporte de production en production et de théâtre en théâtre\u201d On ne saurait manifester une telle attitude ici à son endroit, pas plus qu à ceux qui s'inspirent de ses idées et de ses théories.Le théâtre lyrique au Québec et au Canada reste bien à I a-bri de ces nouvelles conceptions scéniques et persiste à se réfugier dans un réalisme rassurant.A moins qu avec Tristan et Isolde \", 10-péra du Québec tente un effort de rajeunissement qui s'inscr dans cette optique.Le décor pour BORIS GOOONOV l'idée de base à découvrir.-, J Mg -u (samedi 9 nov, 20H.30) THEATRE au Théâtre de te Cité Universitaire BEBITTE Etudiants dt Lmt $UB «ufrtt *2 JO B ltotl PT vpn* à I l|tr*ehO« da i« *»\u2022 evé*»* lirnci #ft 'Win toc* cuNurtH en attendant £*odot Le Théâtre du Trident présente EN ATTENDANT GODOT de Samuel Beckett une mise en scène de OLIVIER REICHENBACH décors et costumes de Paul Bussières avec LUC DURAND et JEAN GUY René Massicotte Normand Chouinard et Marie Hélène Gagnon à la salle Octave Crémazie du 20 novembre au >4 décembre GRAND THEATRE DE QUEBEC SALLE OCTAVE CHEMAZE, TEL 643 8131 1 SOIR SEULEMENT PALAIS MONTCALM BALLET JAZZ LA COMPAGNIE DE DANSE EDDY TOUSSAINT PRÉSENTE \"PLACE JACQUES-CARTIER\" \"ÉCHEC AU ROI\" \"LES FEMMES ET AUTRES\" LE 17 NOVEMBRE 1974 A 2000 BILLET EN VENTE AU GUICHET DU PALAIS MONTCALM ADMISSION S3 00 des et Samedi le 9 novembre 1974 à 8 h.30 p.m.Au Colisée de Québec ¦fit\t1 La rencontre Grands Maitres l'unique tournoi des champions HP\t \t >KEND0*AIKID0 Des performances défiant la limite des possibilités humaines Billets en vente au Colisée de Québec, tél.694-7142 a I i \\ :\t&Nir»E MAISON SU» LA GAUCHI : 6S50 ¦ «MO; L! SfXt SAUVAGi ; IhOO; Horair» dimontl»: LA MBNIIIE MAISON SU» LA GAUCHI : JhJO \u2022 *M5 \u2022 «h40; LI SIXI SAUVAGI ; IMS .4hlJ - IhOO; Horolr.i»r Mmolnr U OCINICIi MAISON SU» U GAUCHI ; «h 10; U SIXI SAUVAGI : 7h30.l'NTRlGUANt .Bans TERRIFIANT.INTRltfWNT.TE^ifiànt.Tf «'Fiant.N'oubliez pas ce n'est qu'un I film.! Paul Cjn *» Jennifer BMftfsiei * >ow a* N.B.Club de I Age d Or; lolssas-potsar non volabla «amodi at dimancha.\tADMISSION: VM Le tramway qui mène à la rue Désir.?du début à la fin, traduit le refus de la violence, de la brutalité, de l'intolérance, une sorte de repli sur soi pour se protéger de l\u2019avenir.Elle refuse de se battre, ne sait plus blesser les autres pour se défendre.C'est beaucoup de la condition de vie des femmes que Williams a, consciemment ou pas, résumé par les existences de Stella et de Blanche.De la condition des humbles, des victimes qu'une apparente soumission ne réduit pas nécessairement à l'impuissance.% \u201dJ ai bien hâte de jouer le \"Tramway\u201d en tournée, explique la comédienne qui précise que chaque public se trahit par ses réactions devant ce qui se passe sur scène.\"Certains pouffent de rire devant la brutalité.D autres protestent, s indignent.Quand le public réagit ainsi, c'est merveilleux: on a vraiment l\u2019impression de communiquer quelque chose à quelqu'un.\u201d Et vivre avec Blanche du Bois.?Hélène Loiselle a un de ses sourires énigmatiques pour me dire qu elle l'aime bien, maintenant.Lionel Villeneuve, le mari de Mme Loiselle, me répond, lui, \"que ça pose parfois de petites difficultés\u201d.Mais les trois enfants des Villeneuve sont habitués: ils ont toujours connu leurs parents à travers leurs rôles à la télévision, au théâtre ou au cinéma.Les deux ainés marcheront même sur leurs pas: l'un veut être comédien et l\u2019autre cinéaste.La benjamine n'a que 12 ans et pour une fois, n\u2019a pas manifesté le désir de voir la pièce où joue sa mère.On lui a dit qu'elle est un peu brutalisée vers la fin: 1 enfant a préféré ne pas aller voir.Après la dernière du \"Tramway\", en quittant Blanche du Bois, Hélène Loiselle a rendez-vous avec un autre personnage troublant du théâtre: Lady Macbeth.Cinéma ST-ROMUALD 37 ni» d* l'Eglise, St-Romodld Tél.: 839-6553 tajbmmhl lh 30 1/ Soleil.Roland Marrons pour onfants moint do 14 an*: (0.75 - Adulta*: (1 JS UN MONDE FOU, FOU, FOU \u20191 HORAIRE: CARESSES A DOMICILE\": 1.304.25-7.00-10.00 \"IA DEVOREUSE\": 3.10-5.45-8.45 Hélène Loiselle: il y a un peu de toutes les femmes dans Blanche du Bois.SALLES,CLIMATISEES *»* » *\t?' T- 4 -\tV \\ .\t\u2014 STATIONNEMENT FACILE, GRATUIT CGALCMtNT A L AFFICHE AU CINEMA ST-ROMUALD 37 n» de Hall», St-ftomuald - «34-4553 HORAIRE! SAMIDI ET DIMANCHE C(mMi à domicile\": 6 30-9 30; ta Dévoreuse 8 00 SCMAINf : \"La Dévoreuse\"t 7.30 \u2022 ' Carww» à Dormcile\u2019': 8.55 f Québec, Le Soleil, samedi 9 novembre 1974 -MB- Lumet se retrouve avec \"Serpico\" par Claude Daigneault t Heilman 5* semaine 1 Y'w* Al Pocino dans Serpico: one interprétation très convaincante Rêves érotiques Un pas vers le véritable érotisme reves erotiqi b.s film américano-hollandais.Série de courts métrages par un groupe de réalisateurs: S'icholas Ray.Max Fischer.Lee Craft.Hea-thcock Williams.Falcon Stuart.Jess Thoersrn, Oscar Cigard.Great Koo-h in.Sam Rotterdam.Hass Kanters.Au cinéma Capitol.En version anglaise avec sous-titres français.Qu est-ce que c'est au juste que l'érotisme au cinéma?Pour être simple, on pourrait dire que c'est le contraire de ce que nous présentent généralement les innombrables films de sexe qui occupent la majorité de nos écrans.Pour être sérieux, on pourrait en esquisser une définition en disant que c\u2019est une façon d émouvoir le spectateur, de le stimuler sexuellement par une évocation de I acte et du climat qui l\u2019entoure Les treize courts métrages contenus dans \"Rêves érotiques \" constituent justement un effort sérieux pour évoquer un climat et des sensations, en laissant place à 1 imagination du spectateur d intervenir.Du nombre, trois ou quatre y parviennent vraiment parce qu\u2019ils participent d\u2019une volonté de création artistique.Les autres, bien que valables pour d autres raisons, dont l\u2019humour, se situent plutôt au niveau du simple exercice de style.L\u2019humour, d'ailleurs, apparait comme l une des caractéristiques premières de cette collection de film, comme si les réalisateurs n'avaient pu eux-mêmes se libérer d'une certaine gêne face à leur sujet et qu ils I avaient masquée de cette manière Même le titre du film lui-méme.qu'on impose longtemps au spectateur pour lui laisser le temps de le regarder dans ses moindres détails, est réalisé sur une note d humour, chaque lettre évoquant une partie d a-natomie humaine (le \"i\" par exemple est un pénis).Le \"rêve numéro 2\" est particulièrement bien réussi parce qu'il sêmploie non seulement à faire éprouver des sensations aux spectateurs à partir de macro-plans sur des gestes posés avec une douce lenteur, mais aussi à évoquer de façon symbolique des images furtives de phénomènes de la nature, en particulier le vent et la forêt.C'est bref et bien fait.Sans condescendance.On peut retenir aussi le rêve numéro 4' ' basé uniquement sur le baiser et sur les caresses simples entre deux personnes nues.Le réalisateur a fui toute vulgarité pour exprimer une langueur insolite et frappe beaucoup l'imagination en opposant des êtres de pigmentation différente.La structure pyramidale du film est réussie et laisse à la Le mélodrame survit à lui-même PAUL ET MKTfEIJJE: film franco-britannique dr 1974.Réalisation: Lewis Gilbert.Scénario: Angela Huth et Vernon Harris, d après une histoire de Lewis Gilbert.Images: Claude Renoir.Interprètes: Anicée Alvina.Sean Bury et Keir Dullea.En complément de programme aux cinémas Champlain et Lairet.Le mélodrame à 1 eau de rose continue d inspirer des cinéastes, et des spectateurs puis-qu ils vont voir leurs films.C'est un phénomène que je ne m 'explique pas A moins qu 'il reste encore beaucoup de gens qui aiment s'évader de la réalité en pleurnichant sur le sort des autres.Quoi qu 'il en soit.Lewis Gilbert a peut-être envie de faire un coup d argent en répétant I exploit des Angélique\" et des \"Sissi \".Il avait inventé Friends\", un long métrage sur les amours enfantines d un couple d adolescents qui fuyaient la société caméra le temps de s arrêter à la plasticité des formes, La nudité n'est plus une provocation pour esprit refoulé, mais une expression de la beauté.Le ' rêve numéro 5\" évoque la hardiesse surréaliste d'une ou de plusieurs toiles qui m'ont semblé être de Bosch.Le \"rêve numéro 8\" est un court essai humoristique d'animation alors que le \"numéro 9\" s 'emploie à évoquer le plaisir en cadrant uniquement le visage d une femme en plans fixes ou au ralenti syncopé.Le \"rêve numéro 11\" est d une imagination farfelue et cynique en faisant se composer sous nos yeux le drapeau américain par des corps peints qui se meuvent au son d'un bruitage de match de baseball.Le sado-masochisme n'est pas traité comme tel même si quelques brefs plans lui sont consacrés.Par contre, on retrouve souvent des éléments de fétichisme comme les bijoux ou les bottes de cuir.Le choix des accompagnements musicaux est presque toujours d'à propos A ceux qui s attendent à voir des films pornos, il faut dire qu\u2019ils risquent d être déçus L é-rotisme n à rien à voir avec les \"films d\u2019enterrement de vie de garçon\".Sans être des chefs-d\u2019oeuvre, plusieurs de ces courts métrages donnent cependant une juste idée de ce que pourrait être l\u2019érotisme au cinéma lorsque le sujet sera traité par des artistes plutôt que par des exploitants de la crédulité humaine.C D El à quarante-neuf ans, il a fait ' Serpico\", comme s'il avait voulu prouver qu'on peut demeurer fidèle à soi-même et donner aux amateurs de cinéma du samedi soir une oeuvre forte qui les tiendra en haleine et ne leur donnera pas l'impression d avoir gaspillé leurs dollars.Pour celui dont on hésitait à attendre quelque chose de mieux que \"Le prêteur sur gages\" (1964), c'est une victoire sur le scepticisme.A un journaliste du New York Times, en janvier dernier, il se plaisait à dire non sans cynisme: Vous ne le croyez peut-être pas, mais ''Serpico'' est un film à message.\" Et il ajoutait: \"Ce que je voulais démontrer, c est que l 'acceptation de la corruption comme façon de vivre fait partie intégrante du \"système américain.\" Cette mentalité qui séx-prime par la phrase \"Que pouvons-nous faire?Nous ne pouvons rien contre le pouvoir\" est à la racine de nos problèmes.Les services de police ne sont qu un exemple, mais si cela est vrai de la police et de la justice, alors nous sommes dans le pétrin jusqu'au cou.A qui pourrons-nous demander de l aide\"?(20 janvier 1974).Il est évident que les producteurs et le réalisateur de ce long-métrage avaient compris qu il y avait moyen d'intéresser le grand public à cette histoire de corruption policière qu'un simple petit inspecteur honnête s'efforce de mettre au jour en dépit des embûches qui s'accumulent sur sa voie.Non seulement parce que l histoire était authentique et avait fait la manchette ils avaient l'amour au fond du coeur., pour devenir parents à quinze ans.Il les fait se retrouver cette fois trois ans après, avec la petite fille née de leur union.Ils ont bien des problèmes et vivent une bien triste existence, surtout lorsque le père très riche coupe les vivres à son fils qui refuse d\u2019abandonner sa mousmée pour lui faire plaisir.Cêst plate à mort, larmoyant, sentimenta-lo-masochiste, dément et cucu.Heureusement il y a Claude Renoir qui pourléche quelques belles images.C\u2019est truffé de lieux communs, de phrases pour personnages de romans-photos et d inepties sur les jeunes.Alors alLz au cinéma pour voir Serpico\" qui est au même programme, mais ne perdez pas votre temps avec cette affreuse bluette une fois que vous aurez vu le joli corps nu d Anicée Alvina.CD.Michel Costom présente Jean Duceppe Denise Filiatrault dans un film de Richard Martin avec Yvon Dufour Luce Guilbeault Andrée Lachapelle Yves Létoumeau Gérard Poirier Louise Portai Robert Maltais « Catherine Bégin .\tf musique de Claude Léveillée une production: Richard \"C'EST UN TRAVAIL BIEN FAIT, PAR TOUS\".\u2014 Claude Daigneault, Le Soleil.eayp anches D'.iprts I tvuvrv de Marcel Dubé imagés: |oan -C liitulo Vabroc»|uo montage |.ki)uos Gagne pnduCHnjf asstK ie loan /a U mm sli-fmI'mIh'it ( iwe- Nft K\\c HORAIRE: Ik, 3H.t 5h., 7h.et 9h.p.m.LaiiMi-paiMr \u2022( cartas d* I Aga d Or non valables.LES GAIERIES CANARDIERE \u2014 661-8575 CANARDIERE STATIONNEMENT GRATUIT SERPIGO: film américain de 1973 en version française Realisation: Sydney l.umet.Scenario: Norman Wexler et Walso Sait, d après le livre de Peter Maas.Images: Arthur J.Ornitz.Musique: Mikis Theodorakis.Interprètes entre autres: Al Pacino.John Randolph.Jack Krhor, Biff McGuire.Barbara Eda-Young.Cornelia Sharpe.Tony Roberts.Aux cinemas Champlain et Lairet.Depuis Douze hommes en colère (qui, au cours des années cinquante fut la pièce de résistance de tous les ciné-clubs des collèges classiques du Québec), Sydney Lumet a poursuivi, avec des bonheurs divers, une carrière de réalisateur et de metteur en scène de théâtre.Le public (et la critique peut-être encore plus) n a pas toujours marché dans ses films et dans ses émissions dramatiques pour la télévision.\u2022) I cinéma -\\ des journaux en 1971, mais aussi parce qu un scandale comme celui du Watergate, en particulier.avait secoué, toute la nation américaine.l.es profits impressionnants qu a faitslefilmen témoignent largement.A une époque où le simple citoyen ne peut que constater qu il n'est qu un numéro, qu un contribuable anonyme, Lumet arrive à point pour exprimer sa confiance en l\u2019individu qui, à force de persévérance et d honnêteté, arrive à faire échec à l'apathie et à la corruption.Comme il l avait déjà fait en 1956 avec Douze hommes en colère\".Et Lumet prend soin d insister sur ce point.Son petit flic \"Serpico\" n est pas une \"tête brûlée\u201d de roman populaire: c est un gars ordinaire qui aspire légitimement à se cultiver, à bien faire son travail parce qu'il y croit et parce qu'il est imbu depuis toujours de principes d honnêteté.Parce qu il croit sincèrement que«on métier est utile, il ne peut concevoir qu\u2019il soit foulé aux pieds par ceux qui l'exercent.Il ne peut surtout pas accepter que la police devienne pire que les syndicats du crime et vive de protection, de pots-de-vins et d extorsion.Avec autant de désespoir que de nai-veté, Serpico s emploie à faire échec à la corruption généralisée.Lumet a choisi de mettre constamment en évidence L effort de ce seul homme.Les images de Ornitz viennent d ailleurs à point avec leurs gros plans bien choisis, leurs éclairages sombres savamment dosés, leurs angles de prises de vue insolites.Dommage cependant que la musique de Theodorakis se révèle si décorative et si conventionnelle.Lumet ne cherche pas à aller en profondeur: il n'explique pas pourquoi la corruption s'était instaurée de façon si systématique dans la police new-yorkaise des années soixante, pas plus qu'il ne s'attarde au rôle de la presse dans cette affaire sans qui Serpico n aurait jamais pu faire éclater le scandale.Tout se passe comme si Lumet n avait pu renoncer à son si grand amour des bons comédiens qui rendent leur role a la perfection (Al Pacino s y révélé très convaincant).Le film y perd un peu à la longue: le rythme est soutenu mais la progression est lente parce que les comédiens ont trop de temps pour s exprimer et faire leur petit jeu.Pourtant le film passe très bien et en dépit de son réalisme classique (Lumet ne semble pas avoir été touché par 1 esprit néo-réaliste du cinéma américain des années soixante-dix), il réussit sans peine à convaincre le spectateur.Et Lumet a raison en disant que c est un film à message: en sortant de la salle, on se sent de plus en plus disposé à s\u2019interroger sur ces hommes en bleu\u201d bien payés qui préfèrent mettre des contraventions sur les pare-brise plutôt que de s attaquer aux véritables criminels.Que le film ne serve qu'à cela par le biais du ' divertissement\u201d, et il aura joué un rôle important._____________________J 5 Romy Schneider est le charme même de la monstruosité .Express Maska Gomska est une révélation * .Express Un Michel Piccoli époustouflant -Télérama Girod est parfaitement maître de son language\t-Ecran 74 18ans Trio Infernal dans un film réalisé par FRANCIS GIROD MICHEL PICCOLI ROMY SCHNEIDER musique de ENNIO MORRICONE 2i*me FILM LE CONCIERGE HORAIRE LE C< M LE CONCIERGE: 12.45 - 4.10 - 7.45.LE TRIO INFERNAL: 2.15 - 5.40 - 9.30.LES FILMS MUTUELS LES FILMS CLAUOE MICHAUD \u2022t fi**0 LE BIJOU TU $22*7956 t S, CHI MIN STR tort présentent Toute POUK TOUS de' Claude Lelouch Je considère ce hlm comme mon premier vrai hlm Marthe Keller André Dussolit Gilbert Bécaud HORAIRE: ''TOUTE UNE VIE\u201d: SEM.: 6.30 - 9.00 DIM.: 1.30 - 4.00 - 6.15 - 9.00 t / < * ft' mm* *' \\ tm m f\t«»*'* \u2022 ne pAtt«,,tt».,r-e mseit-ltf d «4M TN» l'MStt if Adrien\t\u2022 IN v\t'\tle Itetit Soirées:\tjduMAURIER LES GRANDS BALLETS CANADB^S présente en une soirée BALANCHINE.MACDONALD.SHIRLEY JACKSON.CHARLES DAUDELIN.HINDEMITH.« LE SACRE DU PRINTEMPS > DE STRAVINSKY ET .GILLES VIGNEAULT C EST TOUT UN SPECTACLE ! «QUATRE TEMPÉRAMENTS .Musique Paul Hindemith Chorégraphie : George Balanchine « LA LOTERIE » Musique Igor Stravinsky Chorégraphie : Brian Macdonald -PAUL HÉBERT « TAM Tl DELAM » Musique : Gilles Vigneeult Chorégraphie Brian Macdonald 28 - 29 el 30 NOVEMBRE à 20h30 BILLETS : $3.50 - $4 50 - $5.50 - 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