Le soleil, 14 décembre 1974, Cahier B
[" / .cahier B les dossiers de la semaine SOLEIL QUEBEC, SAMEDI 14 DECEMBRE 1974 L'ensemble du dossier risque d'échapper à la Commission Cliche mu > ^ /s 'V *; CUCHf par Léonce Gaudreault La Commission Cliche s'était fixé comme objectif de terminer ses audiences publiques avant la période des Fêtes.Elle n'a fait que les ajourner au 13 janvier prochain.Ces trois mois d'enquête publique, qui devaient suffire à brosser l'ensemble du tableau de l'industrie de la construction, n'auront permis aux enquêteurs d'en aborder qu'une facette, celle de l'activité syndicale.Cependant, les révélations auxquelles ses travaux ont donné lieu jusqu'à ce jour, même si, superficiellement, elles se sont limitées au syndicalisme, ont suscité partout des besoins de se prolonger dans le monde patronal et politique.A ce stade-ci, on a l'impression que cette commission risque de décevoir, d'autant plus qu'elle a projeté une image, largement fondée, d'une efficacité dépassant ses propres moyens techniques.L'efficacité qu'elle amaintenue jusqu'à ce jour tient beaucoup aux hommes qui en font partie.Il n'est venu à l\u2019esprit de personne, même de celles qui ont été les plus touchées par ses révélations, de douter de l'intégrité et de l'indépendance de ses membres, pas plus d'ailleurs que dans les mois à venir, peu importe de quoi ils seront faits.L'hypothèse qu elle risque de décevoir dans les prochains mois tient à plusieurs facteurs.Une preuve partielle Une grande partie de la preuve que la Commission a faite jusqu'à ce jour a été puisée à même les éléments qu'accumulait depuis plusieurs années le ministre de la Justice.On sait la grande part qu'a eue l'espionnage électronique dans l'établissement de cette preuve.Ajoutées à cela la grande efficacité des enquêteurs de la Commission et la crédibilité des commissaires, les têtes dirigeantes syndicales incriminées et celles de leurs lieutenants (comme à la Commission de l'industrie de la construction) n\u2019ont pas tardé à rouler.La Commission a du même coup levé quelque peu le voile sur des complicités (en milieu patronal et politique) sans lesquelles les illégalités \"syndicales\" n'auraient pu prendre la forme systématique révélée.La preuve de ces complicités reste difficile à faire.L'alliance qui avait permis jusqu'à maintenant à la FTQ-construction de construire son pouvoir \u2014 dont une partie a été détournée vers une nouvelle forme d'exploitation des travailleurs \u2014 a éclaté après les événements de LG-2, certains hommes politiques et entrepreneurs ayant décidé d'y mettre fin.Si l'insécurité traditionnelle des travailleurs a pu être exploitée à des fins mercantiles par un groupe de leaders syndicaux, le financement des partis politiques tel qu'il existe ici oblige à une alliance entre les hommes politiques et les entrepreneurs.Il faudrait qu\u2019un gouvernement ait des instincts suicidaires ou une forte dose de moralité publique pour accepter de contribuer allègrement à purifier cette alliance politique-patronale.Ajoutée à cela la subtilité, aans doute plus grande que dans le monde syndical, des rapports entre ces deux groupes, les espoirs d\u2019assainissement que la Commission Cliche a suscités risquent d être plus difficiles à satisfaire.Même si la Commission d'enquête sur l\u2019exercice de la liberté syndicale dans la construction abordera sans doute, en janvier, certains autres aspects du monde syndical, elle aura tout de même réussi à dresser un bilan assez net de la situation.Syndicalisme à deux facettes En même temps qu'ils oeuvraient pour des causes syndicales justes, certains dirigeants syndicaux ont favorisé des entreprises lucratives personnelles, s ali- mi :«p à® m m Itr- *- -.f ^ r raisons que l'on ignore encore, qui contribuaient généralement à amorcer le processus de pourrissement, en cédant avec une grande facilité aux pressions syndicales qui profitaient plus aux leaders syndicaux dénoncés par la Commission qu'aux syndicats eux-mêmes.Les petites entreprises québécoises ne faisaient généralement qu\u2019emboîter le pas.La Commission devra sans doute clarifier cette question comme elle a la responsabilité d\u2019aborder plus directement les liens que la FTQ-construction avait réussi à établir avec l'appareil gouvernemental pour obrenir les privilèges de toutes sortes (par négociations secrètes et législations rétroactives) qui lui ont assuré ce monopole.L\u2019étude du comportement du ministre du Travail et de ses collaborateurs ne suffira pas.Il n'est qu'à rappeler que le mystère le plus total règne toujours sur les circonstances qui ont entouré la réunion au bureau du premier ministre Bourassa, le 28 mai 1972, avec les dirigeants de la FTQ; réunion qui a été suivie de négociations secrètes qui devaient déboucher sur un monopole syndical de cette centrale à la baie James.Enfin, il serait sans doute dans l'ordre des choses que la Commission aborde la question de la participation des entrepreneurs de la construction au financement de la caisse électorale.Cette participation, et sa contrepartie, le patronage, pourraient fournir d'autres explications aux causes du pourrissement du monde de la construction.Déjà au bout?L\u2019indépendance des membres de cette Commission d'enquête et sa volonté manifeste \"d'aller jusqu'au bout\" ne suffiront pas à satisfaire tous les espoirs qu'elle a fait naître.Les commissaires n'ont pas tenté de cacher que cette deuxième phase de leur opération sera plus ardue.Us doivent pour cela compter sur la collaboration, notamment, du mouvement syndical.Ce qui n\u2019est pas assuré.Il en est de même du côté des employeurs.La réponse, on peut la trouver du côté du ministère de la Justice et de la police.Il s'agit que le ministre de la Justice garde le \"robinet\" ouvert et continue d'alimenter la Commission ou.encore, augmente le nombre de ses enquêteurs et obtienne le prolongement de son mandat mentant tant auprès des compagnies (pots-de-vin, extorsion) que du mouvement syndical (détournements de fonds) et des travailleurs (prêts usuraires).Tout cela au moyen de la violence, de l\u2019intimidation ou d'une simple exploitation de la naïveté.Par ailleurs, la Commission a démontré que les travailleurs dans l'industrie de la construction souffrent d'une certaine insécuritéet tentent d'y remédier en recherchant un contingentement de leur nombre.Même si elle est illégale selon l'interprétation du décret de la construction, \"l'étiquette syndicale\" adoptée par un certain nombre de corps de métiers, dont les plombiers et les électriciens, vise cet objectif.Des dirigeants syndicaux ont cependant fait dévier les fins premières pour lesquelles \"l'étiquette\" avait été adoptée.La recherche d'une certaine autonomie syndicale, par rapport aux unions américaines, aurait pu bénéficier aux travailleurs si cette reprise en main de son autonomie n\u2019avait pas été remplacée par le bafouement, dans plusieurs sections locales, de la démocratie syndicale, comme il a été démontré par la Commission.Ces aspects de la \"double\" activité syndicale ont été assez bien esquissés par la Commission, comme il a été assez clairement établi par quels moyens la grande puissance à laquelle la FTQ-construction est parvenue a été atteinte.Alliance politiciens-patrons En retour d'un monopole de faits obtenus grâce à la complicité de certains secteurs politiques et patronal, la FTQ-construction a fourni des appuis politiques (passeurs de télégraphes, intimidation d\u2019électeurs, etc.) et une relative paix syndicale aux entrepreneurs, souvent au prix d une plus grande élasticité dans l'application des conditions de travail.La sécurité physique sur leschantiers, par exemple.Ce sont des entreprises multinationales, pour des TEL.:523-8144 DENTUROLOGISTE Sur rendez-vous seulement QUEBEC GU 1W5 378 - 24ième RUE POUR NOEL ÊTES-VOUS À U RECHERCHE DU BONHEUR?Célibataires, veufs, divorcés, si vous désirez des amies, nous serons heureux de vous aider.I.O.M.CANADA 683-7459 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difficile de prendre pour acquis.Si Jean-Claude Duvalier prend pour acquis que son père a véritablement réalisé une \"révolution politique\", il devient difficile de comprendre pourquoi son régime s'acharne à refaire l'image d'une dictature, celle de son père, qui a plongé le pays dans une véritable misère physique et morale.Un régime qui, sous la \"houlette\" pour ne pas dire le pistolet des Tontons Macoutes.a réduit une populationtouteentière à une politique du silence qui parle par elle-même.Quant à la seconde assertion, relative à la révolution économique, il faudra certes que Dieu prête longue vie \"au bien-aimé président\" pour qu il parvienne à la faire.A peine sortie d'une période d'occupation américaine directe, 1915 à 1934, la République d\u2019Haïti et la majeure partie de sa population vit encore à l'époque pré-industrielle.Il faudra plusieurs générations avant que le début d industrialisation qui a pris naissance sous \"Bébé Doc\" ne se fasse sentir hors de la périphérie immédiate de Port-au-Prince.Avec un budget \"officiel\u201d d'environ $40 millions par année, Haïti devra de toute évidence compter sur le capital étranger pour donner le coup d'envoi de son économie sous-développée.Les exploiteurs Or l'histoire de cette ile, découverte en 1492.par Christophe Colomb, n'est que la répétition de l'invasion du pays par l\u2019impérialisme étranger.D'abord les Espagnols qui, pour extraire du sous-sol de l'île l'or si convoité à l'époque, n ont pas hésité à exterminer virtuellement les Indiens qui y habitaient alors.I A un point tel que les Français, lorsqu'ils prirent la relève des colonisateurs espagnols, durent importer dans Pile des esclaves africains pour leur servir de main-d\u2019œuvre.Ce sont ces esclaves qui sont les descendants directs de la population haïtienne actuelle.Expulsés en 1804 après une révolte des esclaves, les Français, comme les Espagnols, n'ont rien laissé sur Pile pour lui permettre de survivre politiquement et économiquement.Illettrés à près de 100% et incapables d administrer le pays, les premiers noirs libérés (Haïti est devenue la première république noire indépendante) passèrent sous la toute nouvelle férule de l'aristocratie mulâtre qui n'hésite pas à bâtir son opulence dans le sang et la sueur des nouveaux esclaves libérés.Profitant enfin de la première guerre mondiale et d'une prétendue position stratégique de Pile, les Américains n'hésitèrent pas à occuper la république d Haïti, y laissant pour tout vestige de leur passage, une milice formée à l'américaine et quelques capitaux étrangers qui exploitent encore aujourd hui sans vergogne cette population à près de 84% illettrée et complètement rompue par autant d'exploiteurs.Ils y laissèrent aussi probablement cette hantise du communisme et des activistes de gauche qui risquent encore la mort en Haïti.Une loi spéciale prévoit en effet la peine de mort pour tout Haïtien qui ose proférer publiquement ou en privé (les dénonciations rapportent encore en Haiti) sa foi dans le communisme.La brutale dictature de François \"Papa Doc\" Duvalier a fini de rompre ce peuple de près de 6,000,000 de noirs.Les Tontons Macoutes pourraient disparaître, ce qui n'est pas encore le cas en dépit des allégations de l\u2019actuel régime de Jean-Claude \"Bébé Doc\" Duvalier, et cette population mettrait encore des années à se relever de tant d années d\u2019oppression.En arrivant à Haïti, on est un peu surpris d'entendre tout le monde nous dire: \"Il n y a pas de problème à Haïti.La vie est belle\u201d.Après avoir séjourné dans ce pays, on comprend vite que c'est déjà là le cri de désespoir d une population qui croupit dans une misère indescriptible pour des yeux de nord-américains.Si l'on y parle aujourd'hui un peu plus librement (bien qu'il ne soit pas encore permis de critiquer les décisions du régime Duvalier-fils), l\u2019Haïtien moyen patauge toujours dans la misère, la sous-alimentation et une crainte morbide de la police, des militaires et des Tontons Macoutes.0 Lundi en page A-5 \u201dL impossible révolution économique en Haiti\u201d V i|| m *1 w m s mm > ^ Population\tplus de 5,000,000 Taux d analphébétisation\t84 pour cent Salaire annuel moyen\tmoins de $100 Budget national ' officiel\u201d\t$40,000,000 Nombre de militaires et de policiers\t?y iSLf jfe ra : !> ;¦ Sous la botte du dictateur En réclamant le statut de réfugié pour les quelque 800 Haïtiens en instance de déportation du Canada, les porte-parole de ce groupé d'exilés volontaires ont probablement donné aux gouvernements canadien, québécois et haïtien, les meilleurs arguments pour rejeter leur demande.Si fallacieux soient-ils, les arguments des politiciens canadiens et haïtiens contiennent en soi, une dose suffisante de vérité pour se parer d une auréole de crédibilité.\"Papa Doc\u201d est mort et avec lui a été timidement tournée la page de la dictature brutale d un homme qui ne négligeait rien, y compris 1 assassinat pur et simple, pour asseoir son pouvoir.Son fils, Jean-Claude \"Bébé Doc\" Duvalier, tente désespérément de redor rer le blason de la dynastie des Duvalier en Haïti et sa venue s'est effectivement manifestée par un léger relâchement de la botte dictatoriale.C'est pourtant une bien mince lueur d'espoir pour les Haïtiens et il serait faux de prétendre que la démocratie ou même une velléité de démocratie commence à poindre dans la république haïtienne.Si \"Bébé Doc\" permet une certaine critique bienveillante des atrocités qui ont été commises sous le règne de son père, il n'admet pas plus que ce dernier une critique de sa dictature personnelle.S\u2019il a réussi à laisser croire que l'influence désastreuse des barons du régime de \"Papa Boc\" et des Tontons Macoutes est à la baisse, il n'est cependant pas parvenu à les écarter de la carte politique et policière.Les ramifications de la dictature A Plusieurs ministres de l\u2019ancien régime de \"Papa\u201d sont encore en poste, bien que les plus contestables aient été écartés, et les Tontons Macoutes, cette police secrète sur laquelle François Duvalier avait établi son pouvoir personnel.bénéficient toujours d'un respect, ou plutôt d'une crainte très grande, dans \"La perle des Antilles\".Ces policiers vendus à la cause du Duvaliérisme hantent toujours les rues de Port au-Prince et il faut être aveugle pour ne pas les remarquer.Pistolet et Colt 45 à la ceinture ou dans la poche, ces \"policiers\" en civils sont partout.On peut les voir dans les rues, dans les magasins, etc.Au palais présidentiel, ils sont encore une véritable légion et leur influence ne semble pas s'être éteinte.Même les militaires leur vouent un respect qui surprend l observateur non averti.Ils ne sèment vraisemblablement plus la terreur comme à l époque de Duvalier père, mais le haïtien moyen le considère toujours comme un pilier du régime politique.Dans un pays qui entetient encore quatre polices parallèles.Volontaires de la Sécurité Nationale (Tontons Macoutes), Police municipale, Police militaire, Garde présidentielle (connue aussi sous le nom de Léopards) et une armée ferme, il serait dangereux de croire que l une ou l'autre de ces forces a perdu son influence.Le règne de la crainte D'ailleurs l'Haitien moyen a gardé du régime de François Duvalier une crainte démesurée de tout ce qui porte uniforme ou pistolet.Il ne la conteste même plus, il la craint tout simplement Il suffit simplement de prononcer le mot \"police\u201d pour mettre sur ses gardes 1 Haïtien qui accepte de vous parler.Il devient alors muet comme une taupe ou vous vante tout simplement les bienfaits de 'Tordre, de la discipline et de la sagesse\u201d.Sur ce point, le régime de \"Bébé Doc n'a même plus à menacer de ses forces policières.Elles sont là et le message est compris par les Haitiens.Pourtant, toutes ces forces armées ne négligent pas de temps à autre de faire état de leur force.Il n'est pas rare ainsi de voir de rutilants chars d'assaut circuler dans les rues de la ville, à plein régime, toute sirène dehors.A quoi servent toutes pes polices parallèles?Certainement pas à surveiller la circulation automobile sur les routes ou dans la ville.Bien qu'il existe sur papier un code de circulation, ce ne semble pas être le rôle de la police de le faire appliquer car on peut faire sans problème à peu près tout ce qu\u2019on veut avec une automobile.Les peines prévues pour des infractions au Code de la route, dans ce pays où la voiture est déjà la marque d une classe supérieure, sont dérisoires.Ainsi, par exemple, il en coûte $20 au conducteur d automobile qui tue un piéton dans un accident de la circulation.Ces \"polices\" ne servent à peu près pas non plus à réprimer la criminalité à l'occidentale, car elle est à peu près inexistante à Haiti.Et pour cause.La loi prévoit en effet des châtiments exemplaires pour les voleurs et si leurs méfaits étaient commis de nuit, il équivaudrait à un véritable suicide.On peut tirer à vue sur tout voleur nocturne.Les prisons Quant aux prisons d'Haiti, elles ont une si triste renommée et ont été sous le régime de François Duvalier le théâtre de telles atrocités (exécutions sommaires, conditions de détention inhumaines, etc) que leur seule existence décourage toute velléité de désordre public ou autre.La prison de Fort-Dimanche, en banlieue de Port-au-Prince, semble avoir été le théâtre du paroxysme de ces atrocités.S'il faut en croire ce que les Haitiens qui acceptent d'en parler racontent, elle aurait servi beaucoup plus de fosse communale que de centre de détention.Son nom même évoque dans l'esprit des Haitiens les exécutions \"dominicales\" qui s'y sont pratiquées à chaque premier dimanche du mois et qui selon certains se pratiqueraient encore.Sous la férule de \"Bébé Doc\u201d, on ne se tue plus dans la rue Les méthodes draconiennes de François Duvalier semblent avoir été mises au rancart.Pourtant l'on sent bien que le régime de Jean-Claude Duvalier est équipé pour mater toute velléité de révolte et même de contestation de ses décisions.Le Palais présidentiel et la garde de tout instant que l'on y monte constituent probablement la meilleure image de la force policière et militaire de ce régime.Situé tout près du centre ville, cet imposant bâtiment est entouré de barrières métalliques et gardé à chacune de ses entrées par des soldats en armes.A hauteur de trottoir les canons de mitraillettes sortent de guérites aménagées devant le palais.Tout près de 1 édifice, de véritables canons et chars d assaut sont parqués bien a vue.Après 5h30 (17h30), on ne passe plus sur la rue devant le palais.L armée détourne la circulation vers d autres artères.Même en pleine campagne, les rares routes encore carrossables sont jalonnées de haltes\" policières qui permettent un contrôle serré en cas de besoin 1 à / / Québec.Le Soleil, samedi U décembre 1974 B 3 400 pouces cubes 300 chevaux-vapeur et des millions d'embêtements par Paul Roux Mises à pied, ralentissement de la production, chute spectaculaire des profits: la riche industrie de l'automobile, naguère triomphante et arrogante, est au bord de la panique.Ce n'est pas pourtant que le consommateur ait enfin compris que 1 automobile dévore son salaire et pollue son environnement Ils sont encore nombreux, bien sur, ceux qui taperaient une bonne dépression nerveuse si on leur retirait leur gros jouet de tôle.Mais la passion des 400 pouces cubes rutilants, des 300 chevaux-vapeur fougueux et des beaux sièges en vrai simili-cuir coûte aujourd'hui si cher que les plus inconditionnels sont atteints d'inquiétude.Soyons méchants: il faut souhaiter qu elle coûte de plus en plus cher.Car c'est peut-être le seul moyen de se débarrasser de ce cadeau maudit de la technologie, à côté de quoi la guerre des mondes ressemble à un rhume de cerveau.Rien n'est plus inutile Certains diront que la décadence de l'industrie de l'automobile serait une catastrophe pour l'économie, étant donné que, dans beaucoup de pays industrialisés, c'est un travailleur sur sept qui dépend directement ou indirectement de l'industrie de l'automobile.Ceux qui soutiennent cette thèse raisonnent comme s'il était impossible de reconvertir une économie.Il ne serait pourtant pas difficile d'investir dans des centaines de choses plus utiles que l'automobile, à commencer par les équipements collectifs, pour lesquels on n'a, parait-il, jamais d'argent.D autres diront que 1 homme ne sacrifiera jamais cette fine fleur de la science qui abolit l'espace.C'est un argument qui ne tient pas entre 17h et 18h où le pied est souvent plus rapide que le cheval-vapeur.Car ces bolides, rapides mais combien encombrants.se sont multipliés à un point tel qu\u2019ils roulent maintenant pare-choc à pare-choc.Construit-on de nouvelles voies que les difficultés s'aggravent C\u2019est un paradoxe, mais il est réel.La construction d autoroutes au coeur des villes a entraîné partout un accroissement du trafic et de la congestion.Une enquête récente a révélé qu\u2019on traversait actuellement Paris à la vitesse moyenne de sept milles à l'heure.C'est la vitesse des calèches du début du siècle.A Québec, j'en conviens, nous n\u2019en sommes pas encore là.Nous roulons encore à 10 ou 13 milles à l\u2019heure; du moins en dehors des périodes de pointe.Mais cette vélocité, toute relative, il nous faut la payer en démolissant des quartiers complets pour construire des autoroutes, en creusant la falaise pour nicher nos voitures et en polluant notre ville de bruit et de monoxyde de carbone.En dehors des villes, ce sont les terres arables que nous détruisons.Car la majorité des villes du Québec sont situées dans la plaine fertile du Saint-Laurent.C'est dire que chaque fois que l'on construit une nouvelle route, c'est notre stock de terres arables qui diminue.C'est une situation que le Québec, qui n'arrive déjà pas à s'autosuffire en produits alimentaires, ne peut se permettre longtemps encore.Il faut ajouter que 1 automobile gaspille une grande quantité de matières premières.Il faut beaucoup d'acier pour la construire et beaucoup de pétrole pour la faire rouler, deux matières précieuses dont les réserves sont loin d être inépuisables Rappelons, pour les sceptiques, que les réser- ves canadiennes seront déjà épuisées au début des années 80.Coût élevé, encombrement des villes.destruction des terres arables et des espaces verts, gaspillage de matières premières indispensables.Voilà déjà pas mal de bonnes raisons de se débarrasser de l'automobile.Il y en a au moins une autre.C'est qu'il est possible de se déplacer de façon plus sûre et plus confortablement, à un coût individuel et collectif sensiblement moindre, qu'avec l'automobile.Grâce à un réseau de transport en commun moderne.Ici, il faut être clair.Un réseau de transport en commun moderne, ce n'est pas la CTCUQ, ce réseau d autobus démodé, inconfortable et d\u2019une lenteur préhistorique.Ce n'est évidemment pas avec un tel système qu\u2019on va finir par convaincre les gens d'abandonner leur voiture.Mais il y a le métro, qui a fait ses preuves.Il y a le nouveau tramway, silencieux et rapide, qui s'installe dans beaucoup de villes européennes et nord-américaines.Imaginez un réseau de métros et de tramways qui sillonneraient la ville dans toutes les directions et qu'on n\u2019attendrait pas plus de deux ou trois minutes.Ce n'est pas de l'utopie.Ca existe déjà ailleurs.En dehors des villes, la solution est toute trouvée.C\u2019est le train, moyen de transport confortable, sécuritaire et rapide.Je parle, bien sûr, du train d aujourd'hui, pas de celui du CN et du CP qui se traîne d'une ville à l'autre, presque à la vitesse d'un autobus de la CTCUQ.et dont la fréquence est de un ou deux départs par jour.Imaginez plutôt un train rapide qui partirait, par exemple, deux fois par heure en direction de Montréal et qui mettrait une heure trente pour franchir la distance.Solution d autant plus séduisante qu'elle nécessite proportionnellement cinq fois moins d\u2019essence que l'automobile et quatre fois moins d'espace que la route.Mais le coût, dira-t-on?Le coût de ces innovations, bien sûr, est inaccessible si nous nous entêtons à conserver une flotte de millions d'automobiles tout en mettant sur pied un vaste réseau de transport en commun.Aucune société, si riche fût-elle, ne pourrait se le permettre.Mais si nous renonçons à l'automobile en tant que premier et presque unique moyen de transport, il deviendra possible de créer un nouveau système de transport tout en réalisant des économies substantielles.Nous avons donc un choix à faire entre le rêve et le cauchemar.Le rêve, ce sont des villes dépolluées et silencieuses, des campagnes et des forêts qui ne seront plus dévorées par l\u2019asphalte, des moyens de transport rapides, sûrs et peu coûteux.Le cauchemar, c'est ce que nous vivons maintenant.Mettons-nous à rêver du jour où il sera possible d'aller se promener sur les Plaines sans avoir l'impression d \u2019être dans la rue Saint-Jean, où il sera possible de traverser le boulevard Saint-Cyrille sans craindre d'être écrasé par le bolide de quelque Jackie Stewart raté, où il sera possible de se rendre de Place Québec à l\u2019avenue Cartier en moins d une demi-heure à l'heure de pointe, et où les espaces verts auront plus de place que les stationnements et les autoroutes.Quant à l'automobile, réservons-lui la seule place qui aurait dû lui être dévolue.Faisons-en un véhicule de promenade qu'il serait possible de louer à l'occasion.Pour le reste, débar-rassons-nous-en.Avant qu il ne soit trop tard.0* «m I ÏÈÈjL % V Ü te\"'- S m m \u2019#§1 4M W M r ¦J», «w nm.1 jt Soleil.Ra>nald Lavoie Les étudiants refusent qu'on leur fasse le \"coup d'Ia vie\" Par Anne-Marie Voisard \"Moi, j'ai travaillé pour gagner mes études.Mon père aussi a travaillé dur.Les prêts et les bourses, il n'en était pas question.sauf si on disait qu'on voulait devenir curé.\"Aujourd'hui, c'est épouvantable.Regardez-moi ces jeunes barbus qui, au lieu d'étudier, ne se gênent pas pour fumer du \"pot\" dans des écoles qui ont coûté des millions.Et, en plus, ils font la grève.\"Vous voyez bien que c\u2019est un prétexte, les prêts et bourses.Encore si ça coûtait quelque chose pour aller à l'école.\u201d Ce n'est pas le ministère de l 'Education qui parle ainsi.Ce sont des parents \u2014 pas tous cependant \u2014 qui se demandent ce qui a bien pu se passer.Comment se fait-il que leur petite fille de 14 ans, elle qui était encore une \"vraie petite soie\" l'année dernière, ne rentre pas coucher à la maison ce soir parce qu elle \"occupe\" l'école avec ses camarades.La situation est sérieuse.Tout le monde est d'accord là-dessus, le ministère, les parents et même les étudiants.Encore faut-il, avant de porter des jugements, essayer de savoir les causes profondes de cette vague de débrayages.Quelles sont les revendications des étudiants'\u2019 Quelle est la position du ministère?L origine du conflit D'abord, il faut se rappeler que c'est à Rimouski, une région défavorisée sur le plan économique, que la crise a éclaté, il y a presque un mois maintenant Ce n'est qu'une semaine plus tard que les Cegep de la région de Québec ont décidé à leur tour de débrayer.Quant à ceux de Montréal, ils viennent tout juste déntrer dans le mouvement.et encore bon nombre d entre eux se tiennent toujours à l\u2019écart.Il y a très certainement une explication.Il y en a même deux.L an dernier, soit à l\u2019automne 73, les étudiants avaient commencé à recevoir leurs prêts à la fin de septembre.Cette année, les réponses ont commencé à venir en novembre seulement.D'où une première cause du mécontentement des étudiants.A Rimouski, comme dans tous les Cegep du Québec, l\u2019instruction est gratuite, il est vrai, à l'exception des frais d'inscription et du matériel didactique qui sont à la charge des étudiants.Toutefois, comme dans toutes les régions éloignées des grands centres, les étudiants sont très souvent obligés de quitter la maison familiale pour se rapprocher du Cegep Ce nouveau lieu de résidence qui devient, soit le Cegep lui-même, soit une chambre dans le voisinage de l\u2019institution, implique évidemment des frais.De plus, l'étudiant doit payer sa nourriture, contrairement à la plupart de ceux qui vivent encore dans leur famille.Autres points à considérer dans les régions défavorisées: l'insuffisance du revenu familial et la rareté des débouchés sur le marché du travail pour l'étudiant qui veut travailler l'été ou les fins de semaines.Ces divers aspects ont leur importance puisqu'ils entrent en ligne de compte lorsqu'on détermine si un étudiant est oui ou non admissible au régime de prêts et bourses.Revenons à Rimouski où la majorité des étudiants, contrairement à leurs confrères plus favorisés de la région de Montréal, avaient rempli une formule de demande de prêt.Rien de plus normal puisque ces étudiants, dans ( ensemble, ont à la fois plus de dépenses et moins de revenus que les autres.C'est ici que se situe la deuxième cause du mécontentement, cause qui a d ailleurs provoqué les débrayages.Non seulement les réponses du ministère sont arrivées en retard, mais les étudiants n'ont pas reçu ce qu'ils étaient en droit d attendre.Les prêts consentis par le ministère étaient généralement beaucoup plus faibles que l\u2019année dernière.Plusieurs étudiants qui comptaient sur leur prêt pour boucler le budget n\u2019ont rien reçu.Jusqu'à maintenant tout le monde est d\u2019accord.le ministère aussi, qui a reconnu la présence \"d'erreurs administratives\".Les formules de demandes de prêts étaient difficiles à remplir.Elles étaient également difficiles à interpréter et pour les fonctionnaires et pour les ordinateurs qui devaient compléter les calculs.Le ministre François Cloutier s'est dit déçu de cet échec parce que les fameuses formules n'étaient que la première étape d'un plan de réforme du régime des prêts et bourses.Pendant qu'au ministère, on s'affairait à réparer les erreurs, les étudiants, de leur côté, débrayaient.Ils en profitaient aussi pour dresser une liste de revendications.Ces revendications sont de deux ordres.Certaines visent à réformer en profondeur le système des prêts et bourses.D\u2019autres sont de nature à apporter des correctifs pour l'année en cours.Dans ce cas, le ministère a répondu oui à un certain nombre de demandes.Par exemple, le ministère a accepté de prolonger jusqu'au 1er janvier prochain la date limite pour présenter une demande d'aide.Il promet, aussi, que les étudiants qui ont quitté leurs études à cause de difficultés financières pourront y revenir sans avoir à payer de nouveaux frais d'inscription.Contrairement à ce que voulaient les négociateurs étudiants, toutefois, cette mesure est réservée aux étudiants inscrits le 30 septembre dernier dans une institution.Le ministère se est rendu à la demande des étudiants voulant que ceux qui ont déjà reçu un certificat de prêt aient la possibilité de le compléter jusqu'à concurrence du montant maximum de $500 Le ministère ajoute que les étudiants des universités pourront bénéficier de la même mesure.sauf que dans ce cas, le montant maximum est de $700 pour un premier diplôme et de $1.000 pour un deuxième.Une autre revendication des étudiants, celle-là visant à décentraliser et à régionaliser le régime des prêts et bourses, reçoit un accord de principe du ministère.Ce qu\u2019on veut, en somme, c'est qu on tienne compte, dans l\u2019attribution des prêts, des caractéristiques particulières de chaque région.Est-ce que le coût de la vie est plus élevé?Est-ce que la région est défavorisée sur le plan économique.Pour y arriver, on propose en même temps que la gestion du régime de prêts et bourses se fasse, non plus au ministère, mais au niveau de chacune des administrations locales.Les étudiants auraient souhaité cette réforme, dès cette année.Le ministère, pour sa part, estime que ce n'est pas possible avant lan prochain.Les étudiants ont été plus heureux avec leur demande visant à autoriser les responsables locaux de l\u2019aide financé re, à fournir une avance sur le montant du prêt à venir.Ici, le ministère a devancé les étudiants, et, depuis quelques semaines déjà, ceux qui n ont pas encore reçu la totalité de leur prêt, peuvent bénéficier d un service de dépannage.Rien ne va plus Jusque là les positions des deux parties paraissent bien près l une de l'autre.On peut se demander pourquoi elles ne sont pas arrivées à sêntendre.C'est que les étudiants ont formulé d autres revendications.Ils réclamaient de recevoi la totalité du montant de leurs bourses d'études d'ici le 30 janvier.Le ministère a répondu: la moitié seulement; le reste en février.Ils réclamaient aussi que \"le remboursement des prêts et le versement des intérêts sur ces prêts ne soient exigés de l'étudiant que six mois après que ce dernier eut trouvé un emploi\".Le ministère a encore une fois répondu nom Le plus grave toutefois, pour les étudiants, c'est que le ministère ait refusé de considérer dans 1 immédiat leurs principales revendications: ljlabo-lition de la contribution des parents pour le calcul des prêts et bourses; 2) la révision du mode d'établissement de la contribution de l'étudiant au financement de ses études.Le seul fait d'abolir la contribution des parents impliquerait selon les derniers chiffres du ministère, un seul montant de l\u2019ordre de $70,000,000.Le ministre Cloutier avait parlé au départ d une somme pouvant aller jusqu à $250,000,000.Au niveau de la contribution des étudiants, interviennent les possibilités de travail durant l'été et les fins de semaine.De combien d'argent, un étudiant a-t-il besoin pour vivre?La question est évidemment complexe et aucun chiffre n'a d'ailleurs été avancé à ce niveaau.Pour régler le problème, le ministère a proposé la formation \"d'un comité mixte (étudiants-personnes désignées par le ministère de l\u2019Education).Les étudiants, eux, exigeaient un accord de principe, sur l\u2019essentiel de leurs demandes, quitte à discuter ensuite, en comité, les modalités d application.Pour marquer leur désapprobation, les étudiants ont donc rejeté en bloc l'ensemble des propositions du ministère.De plus, ils ont, entre-temps, précisé leurs revendications premières; et la liste de leurs exigences s'est allongée quoique, sur le fond, rien n'a changé.On a reproché aux étudiants de réclamer un salaire minimum ou, si l'on préfère, d'exiger d\u2019ètre payés pour étudier.C'est faux.Ce que veulent les étudiants parait bien compliqué.Mais, au fond, leurs exigences peuvent se résumer en quelques mots: permettre au plus grand nombre d'être amdmissi-bles à un prêt, sans pour autant abolir les bourses pour ceux qui sont vraiment défavorisés sur le plan économique.Quand les étudiants demandent au ministère d'évaluer leurs frais de subsistance en tenant compte de la hausse du coût de la vie, il faut comprendre qu'ils se plaignent de n'avoir pas assez d'argent pour vivre.Pour eux aussi et leurs parents, le coût de la vie augmente.Vues sous cet angle, les choses pourraient peut-être encore s'arranger.Le ministre Cloutier laissait entendre, 1 autre jour, à titre de suggestion, que le régime actuel de prêts aux étudiants pourrait peut-être être remplacé par un système comparable au crédit agricole.Les possibilités d'emprunt de l'étudiant seraient accrues mais en retour on exigerait un intérêt à taux préférentiel.En même temps, le ministre était d accord pour qu\u2019on maintienne un système de bourses, afin de venir en aide aux étudiants plus défavorisés.Cette proposition n'a jamais été présentée aux étudiants.Seraient-ils prêts à I accepter\u2019 Il serait pour le moins intéressant, en tous cas, que M.Cloutier leur demande ce qu ils en pensent.7370 Bilan de Paris Bourassa s'est révélé plus fin diplomate 0 que Trudeau par François-Marie Monnet .¦ 88 V/ «rate * fs Québec, Le Soleil, samedi 14 décembre 1974 Paris \u2014 Les visites officielles en France de MM Trudeau et Bourassa quossa donne?Et tous ceux qui grouillent, grenouillent, scribouillent de sortir les règles à calcul pour se livrer à une évaluation comptable de la situation avant et après.Ceux-là mêmes qui sont les plus prompts à dénoncer un retour du néo-colonialisme français sont aussi les premiers à retourner les poches de leurs premiers ministres et à leur demander combien rapporterez-vous, comme des mendiants incapables de se défaire d une mentalité coloniale d'assistés.Ni M.Trudeau, ni M.Bourassa, ni M.Giscard d'Estaing ne sont des marchands de tapis, et la diplomatie ne se réduit pas à des marchandages: ces messieurs représentent des peuples, ils ne sont pas les commanditaires des Chambres de commerce même s'ils ne peuvent et ne doivent pas ignorer l\u2019intendance.Une évidence s'impose: le réalisme a changé de camp.En recevant à Paris M.Trudeau, la France reconnaissait solennellement le fait fédéral canadien et en recevant M.Bourassa elle montrait qu elle ne confondait pas régime fédéral et régime militaire.Et qu elle respectait scrupuleusement la jurisprudence du Conseil privé de Londres selon laquelle les provinces canadiennes sont dans les domaines de leur juridiction aussi souveraines que le gouvernement fédéral.Le temps n'est plus où le général de Gaulle donnait pour consigne à ses ministres d\u2019éviter la capitale fédérale et multipliait les gestes diplomatiques pour donner l'illusion que le Québec était un Etat souverain ou s\u2019apprêtait à le devenir bientôt.Le temps n'est plus non plus où le président de la république française se permettait de donner son avis sur l'évolution du système constitutionnel canadien.Dans les brisées de de Gaulle M.Trudeau qui dénonça ces ingérences avec la vigueur que l'on sait, semble curieusement marcher dans les brisées du général de Gaulle et faire ce qu'il reprochait au défunt président.Avant même d'arriver en France, il confiait péremptoirement au journal Le Monde: je consens à tourner la page.Etait-ce au chef d'un gouvernement étranger de (consentir) à tourner une page de l'histoire diplomatique de la France comme on l'en avait prié?Mais M.Trudeau avait souffert des impertinences gaulliennes; il était presque justifié à donner ce \"coup de pied\" à la mémoire du général.Si du temps de de Gaulle, plusieurs ministres français firent preuve outre d'indélicatesse, d'irréalisme en venant à Québec sans pousser jusqu'à Ottawa, M Trudeau fit preuve d\u2019un certain esprit d'anticipation en décidant que sa première visite en France depuis son accession au pouvoir, serait immédiatement suivie d une visite à la capitale \"communautaire\" européenne, Bruxelles.Les déclarations de M.Trudeau et de ses ministres finirent par donner l\u2019impression que Paris n\u2019était, aux yeux du gouvernement fédéral, qu'une étape vers Bruxelles.Elle l\u2019était dans les faits et aussi au niveau politique puisque M.Trudeau venait essentiellement demander à M.Giscard d\u2019Estaing l'appui de la France pour obtenir de Bruxelles la conclusion d'un accord commercial canado-européen dont le contenu restait d'ailleurs imprécis pour les Canadiens eux-mêmes de l aveu de M Trudeau.Si l'actuel chef du gouvernement fédéral a pu autrefois se montrer très susceptible au sujet de la souveraineté canadienne, la France l est toujours au sujet de sa propre souveraineté et elle ne se conçoit pas encore comme une \"province\u201d de la future fédération européenne ni comme une \"étape\" vers Bruxelles.Le gouvernement français est certes favorable à un renforcement des institutions communautaires mais il entend que ce renforcement se fasse à un rythme réaliste et indépendamment de toute pression extérieure.Or, voilà qu\u2019à Bruxelles, M Trudeau affirme que le Canada \"fera pression\" sur la communauté européenne pour l'amener à se structurer et à définir ses rapports avec les autres pays.C\u2019était là pour un chef de gouvernement étranger donner son avis sur révolution constitutionnelle de 1 Europe d\u2019une façon toute aussi déplacée que 1 avait fait de Gaulle au sujet de l'ensemble canadien.Encore de Gaulle n'avait-il pas osé affirmer que la France \"ferait pression\" sur le Canada ou sur le Québec pour le ranger à ses vues.De plus, pour un homme venu convaincre ses interlocuteurs français de la \"spécificité\" des politiques canadiennes par rapport Etats-Unis, M.Trudeau tenait des propos que n\u2019aurait pas désavoué un Kissinger lui qui lui aussi avait l'hiver précédent fait pression sur la Communauté européenne pour l'amener à se structurer et à définir ses relations avec les Etats-Unis.Certes Ottawa n'a pas le poids de Washington mais dans ce cas la menace de M.Trudeau perd de son intérêt et surtout de son sérieux.A peine le premier ministre canadien était-il rentré de Bruxelles que son gouvernement, soutenu par les Etats-Unis, soumettait à l\u2019arbitrage du Gatt le contentieux qui l'oppose à la CEE au sujet des indemnités que la communauté élargie doit au Canada du fait de l'entrée de la Grande-Bretagne dans le Marché commun.Ce recours à un arbitrage formel intervenant si peu de temps après les entretiens qu'avait eus M.Trudeau à Bruxelles avec les responsables de la CEE permettait de supposer que ces entretiens n'avaient pas été couronnés de succès.Et l'appui des Etats-Unis ajoutait un nouveau poids d'ironie sur la \"spécificité canadienne\".Pas de détour Quand son tour vint d\u2019être reçu en France, M Robert Bourassa se montra plus fin diplomate.D\u2019abord il ne ferait pas suivre sa visite à Paris d'un détour par Bruxelles?Il y était allé au printemps.Mais même à cette époque, il avait prévu de garder la France pour la fin de son périple européen, évitant ainsi de donner aux autorités françaises l'impression que l'on considérait leur pays comme une \"étape européenne\".A Paris, M.Bourassa avait décidé d'utiliser deux cas: le français et l'uranium.La première carte était apparemment la plus facile à jouer puisqu'elle se référait à la loi 22, loi provinciale régissant un domaine de compétence provinciale; le gouvernement fédéral ne pouvait en prendre ombrage.M.Bourassa venait demander et il obtint en effet l\u2019aide de la France pour collaborer à lappplication de la loi 22 en général et particulièrement à la francisation des entreprises québécoises Cela permit au premier ministre du Québec de souligner que sa province était désormais le second Etat francophone du monde et de disserter en termes généraux sur sa politique de souveraineté culturelle.On sait que le fondement de cette politique est la méfiance présumée des Canadiens français à l'égard du gouvernement fédéral, expression de la majorité anglophone du Dominion.M.Trudeau ne partage pas ce point de vue.On se demanda dans certains milieux parisiens pourquoi il avait laissé passer l'occasion de manifester concrètement aux autorités françaises qu il était lui aussi le représentant des Canadiens français, et de battre en brèche l'appel de M Bourassa.Il lui aurait en effet suffi de demander l aide de la France pour collaborer à l\u2019application de la loi fédérale sur les langues officielles; bien que cette loi soit moins récente que la loi 22.le dernier rapport de M.Keith Spicer, Commissaire aux langues officielles indique assez que des progrès restent à faire dans le domaine du français.M.Trudeau se serait-il humilié de demander l'aide de la France, ou bien cela aurait-il été inacceptable pour \"sa majorité anglophone\"?Il est peu vraisemblable que Paris lui eut opposé un refus.En ne demandant rien, il laissa le champ libre à M Bourassa et offrit à ce dernier la possibilité de renforcer sa position d\u2019interlocuteur français\u201d ainsi que de donner plus de chair à la coopération franco-québécoise qui à son tour ne fera qu'accentuer le caractère \"particulier\" de la Belle Province.Une partie à trois Au sujet de l\u2019uranium et plus précisément du projet de construction d une usine d'enrichissement de 1 uranium dans la région de la baie James dont la production serait au moins en partie destinée à la France, tout s'est passé comme si Paris et Québec avaient organisé une sorte d\u2019opération-vérité, un \"piège\", dans lequel Ottawa est lourdement tombé.La partie se joue en effet à trois.Le principal intéressé c\u2019est la France.Paris s'efforce de résister à la tentative que mènent les Etats-Unis pour embrigader sous leur houlette tous les pays occidentaux consommateurs d\u2019énergie.Le Canada, riche en uranium, peut soit aider la France en lui permettant d'atteindre un certain degré d\u2019autonomie énergétique soit ne pas 1 aider en lui refusant son uranium sous un prétexte ou un autre, ce qui revient à faire le jeu des Américains.Pour M.Trudeau, qui veut à tout prix démontrer la spécificité de cette politique, c'est l'occasion rêvée.Il a parlé d'uranium avec le président Giscard d Estaing mais les choses sont restées vagues.C'est que l\u2019accès à ce précieux minerai est commandé par deux \"serrures\".M.Bourassa qui peut se prévaloir d'une juridiction souveraine sur les gisements éventuels de sa province et sur l'électricité nécessaire pour alimenter une usine d'enrichissement, détient la clé de la première serrure.M.Trudeau qui en tant que chef du gouvernement fédéral est seul habilité à autoriser ou interdire l'exportation d\u2019uranium détient la clé de la seconde serrure.M.Bourassa sait tout cela; il le dit et le répète en précisant que son gouvernement est disposé à vendre de 1 uranium à la France mais que cette vente est sujette à l'approbation d'Ottawa dont il compare le rôle pour être bien compris, à celui d'un douanier.Une insulte Pauvres douaniers canadiens: ils doivent tous se sentir outragés car Ottawa prit pour insultecet te comparaison! Au beau milieu de la visite de M.Bourassa, M Donald McDonald, ministre fédéral de 1 Energie, rappela depuis la capitale fédérale que le gouvernement canadien n'autoriserait pas la vente d'uranium à un pays étranger si ce dernier n'acceptait pas à s'engager à n'en faire qu'un usage pacifique.Il précisa que la France ne s'y était pas encore engagée.On prit bonne note à Paris de la déclaration de M.McDonald.Que signifiait cette déclaration pour le moins inopportune?D abord elle laissait entendre que dans l'état actuel des choses, Ottawa s opposait à l'exportation d'uranium en France alors que le Québec y était disposé Ce qui en termes diplomatiques voulait dire que le Québec était disposé à aider la France et que gouvernement Canadien ne l\u2019était pas.Ensuite M McDonald affirmait hautement que la France n'avait pas pris d'engagement au sujet de l'usage pacifique de 1 uranium que le Canada pouvait éventuellement lui vendre: cela revenait à exiger formellement que la France se plia aux conditions canadiennes sans laisser la porte ouverte à la moindre négociation.Enfin et surtout, il faut savoir \u2014 et l'on sait fort bien à Paris \u2014 que la réglementation fédérale sur l'usage pacifique de l'uranium a été adoptée à l\u2019instigation des Etats-Unis qui réussirent ainsi dans les années 60 à faire échouer une vente d'uranium à la France de de Gaulle.Ottawa montrait donc en 1974 que la nouvelle politique canadienne dite de diversification, si soucieuse qu elle fut de manifester sa spécificité, assumait tout le passif des belles années du continentalisme.Laisser entendre qu'on s opposerait à la vente d'uranium à la France revenait déjà dans l'absolu à faire le jeu des Américains.Mais s'y opposer en réaffirmant l'attachement du gouvernement canadien à des mesures adoptées à la suite de pressions américaines, prouvait au deuxième degré que M.Trudeau avait encore fort à faire pour établir sa crédibilité comme initiateur d une politique étrangère non alignée sur celle de Washington.Pas grand risque Quant à M.Bourassa qui doit compter lui aussi avec les Etats-Unis, il ne courait pas grand risque à se dire prêt à vendre de l'uranium à la France puisque la responsabilité de la décision finale incombait à Ottawa Mais il est évident que Paris ne pouvait que juger son attitude plus amicale que celle du gouvernement fédéral.L invitation qui lui fut faite par le président Giscard d Estaing de partici- per aux délibérations du Conseil des ministres devenait une faveur largement justifiée.Ainsi non seulement le Québec n\u2019a-t-il pas perdu après la normalisation des relations franco-canadiennes son titre d\u2019interlocuteur privilégié du gouvernement français mais il a gagné à la comparaison d apparaitre comme l'interlocuteur le plus amical.Tout ragaillardi par ce qu'il faut aceepter de qualifier de victoire diplomatique \u2014 M.Giscard d'Estaing aurait pu aussi bien mettre un terme aux relations directes entre la France et le Québec et passer par Ottawa comme le font tous les pays du monde \u2014 M.Bourassa s'offrit le luxe suprême d\u2019un diplomate: appeler un chat un chat et dire la vérité.Alors que M.Trudeau embarrassé par une question sur le Vive le Québec libre du général de Gaulle s\u2019était cru obligé d'affirmer que de Gaulle n avait pas \"compris\" la situation canadienne; alors que même du côté français on ait été aussi embarrassé de commenter ce fait pourtant historique, M.Bourassa déclara tout bonnement à un poste de radio français: \"C'était de la part du général de Gaulle un témoignage de son attachement au Québec comme j'ai reçu aujourd'hui de la part du gouvernement français un témoignage exceptionnel de son attachement au Québec en étant reçu àu Conseil des ministres, ce qui crée un précédent historique\".La continuité est donc rétablie et honni soit qui mal y pense! ir«llit»ratl«n tpéeUir) Vovaqeur bonne idée, mais.* ^\tJean travaille la veille de Noël.Arrivez plus tôt, ons\u2019verra plus longtemps i ÉCOUTE.Toi, Nicole tu pourrais prendre Voyageur avec les enfants en fin de semaine.Jean arrivera pour le Réveillon et vous retournerez ensemble après Noël.» «C\u2019EST POURTANT VRAI.EN PRENANT VOYAGEUR ON ARRIVERAIT PLUS D\u2019BONNE HEURE.» Voyageur Voyageur Si 0 1 Québec, Le Soleil, samedi U décembre 1974 Le locataire ne peut espérer un droit éternel d'occupation nmk a» t UWEUKOte ¦M.iW!- .V à 9H.30 tf £ nt 009, Sl-Jean 4 PLACE QUEBEC GALERIES CHAGN0N \u2022 MoM\u2019hI ¦ |m6m \u2022 DH».M»ll - lem Uuwnqw ¦ Tmt iirw'.i Pouvoir aux municipalités pour préserver les biens culturels Une municipalité pourra dorénavant adopter un règlement pour interdire, pour une période maximale d un an, la démolition d'un immeuble constituant un bien culturel au sens de la loi sur les biens culturels.En effet, le ministre des Affaires municicipales, le docteur Victor-C.Goldbloom, a déposé, hier, un projet de loi en ce sens.Portant le numéro 91.ce texte modifie la Loi sur les cités et villes et le code municipal.Le document a pour but de permettre aux villes d'interdire la démolition d'un édifice, mais pour une période de 12 mois seulement.Une fois le règlement adopté, le conseil municipal a 15 jours pour présenter une requête au ministère des Affaires culturelles afin de faire reconnaître l'édifice en question comme bien culturel.Cependant, l'interdiction de démolir débute à partir du moment où l'avis de motion est présenté au conseil municiapal.Si à l'expiration du délai d'un an le ministère des Affaires culturelles n'a pas reconnu ou classé l'immeuble, le propriétaire pourra alors procéder à sa démolition.Il reste à voir de quelle façon cet amendement à la loi pourra protéger le patrimoi- ne Jusqu à maintenant, les villes ont rarement tenté de conserver des édifices, favorisant même au contraire leur démolition.Au sens de la loi sur les biens culturels, un immeuble peut constituer un bien culturel pour plusieurs raisons: le point de vue esthétique ou l'intérêt public; l\u2019intérêt historique, par son utilisation ou son architecture; ou encore l\u2019occupation humaine, préhistorique ou historique.Le ministre Choquette et les interruptions d électricité Le ministre de la Justice, Me Jérôme Choquette, recevra des représentants du Groupement des locataires du Québec métropolitain, lundi avant-midi, pour discuter des interruptions volontaires d'électricité de la part de l\u2019Hy-dro-Québec.Le rendez-vous a été confirmé par le ministre lui-mème au député créditiste Camil Samson.Ce dernier venait de lui demander pour la seconde fois, ce qu'il entendait faire face aux demandes répétées de l\u2019association pour discuter avec lui des coupures d'électricité.On se rappellera que les locataires désirent que Me Choquette intervienne pour empêcher l'Hydro-Québec de couper l'électricité des locataires quand le propriétaire d'un édifice à logements omet de régler ce qu'il doit à la Société d\u2019Etat.L an dernier, L Hydro avait utilisé cette arme pour forcer la main de propriétaires dont le compte était trop élevé à ses yeux.Le Groupement des locataires du Québec métropolitain veut l'intervention du ministre parce que, dans ces cas, les locataires ont payé à même leur loyer mensuel les frais de l\u2019électricité.C'est donc à d autres fins, selon l'association.par Vianney DUCHESNE Dans l'état actuel de la législation, le locataire ne peut s attendre à avoir les mêmes droits qu\u2019un proprié-' taire quant à la durée d'habitation d un logement.C\u2019est là du moins l'opinion émise par Me Robert Cardinal et M.Reynald Lemieux, conseiller technique en immeubles, au cours d'une entrevue aceordée au \"SOLEIL\".Ils faisaient ainsi écho aux propos tenus par des locataires, dans un article publié la semaine dernière, sur la transformation de logements loués en condominiums.On se rappellera que dans cet article on soulignait le fait que ces transformations se font en somme sur le dos des locataires car ils ont alors le choix entre acheter le logement qu\u2019ils habitent ou bien s en aller ailleurs.Il avait été démontré aussi qu'en général le coût men- suel, après acquisition, était plus élevé qu en location.Selon nos deux interlocuteurs, la réalité est tout autre; d abord parce que le locataire touché, à cause de ses revenus, est sur un marché encore très bon sans compter qu'il est le premier sur la liste des acheteurs possibles; à cela s'ajoute le fait que la copropriété est la meilleure formule d'accession à la propriété qui, elle, demeure toujours le meilleur placement.Tout d abord, Me Cardinal a souligné le fait que les locataires touchés par les transformations de logements en condominiums sont en général des gens avec des revenus de $15,000 et plus.Ils habitent déjà des conciergeries de luxe (Bar- le-Duc et Le Garnier).Or, au niveau de ces habitations, il établit à environ 500 le nombre de logements libres.D'autre part, de préciser l\u2019avocat, un individu fait un choix quand il décide de devenir locataire ou propriétaire Dans le cas du locataire, il ne peut s'attendre, en signant un bail, posséder un droit éternel d'occupation.Tout comme le propriétaire ne s'attend pas à ce que son locataire lui restera fidèle jusqu'à la fin de ses jours.\"Le bail est un droit essentiellement temporaire \", a-t-il dit.C'est pour cette raison que la loi a prévu des mécanismes de renouvellement Il a cependant admis qu'une telle transformation dérange les gens qui habitent les logements touchés.\u201cS\u2019ils ne veulent pas acheter, ils doivent déménager.Mais, c'est là le risque du locataire\".Pour M.Lemieux, le risque du locataire est beaucoup plus grand, s'il refuse de profiter de l'offre.En effet, il a affirmé que la meilleure façon de se mettre à l'abri de l'augmentation du coût d'un logement est bien de devenir propriétaire de ce logement.Selon lui, c'est là que la transformation d'un logement déjà existant est un atout précieux: le locataire l'habite déjà depuis quelques années.11 est donc à même de connaître les qualités et les défauts de son appartement.De plus, il est beaucoup plus facile de déterminer, de façon précise, le coût des frais communautaires car ils sont alors basés sur des faits vécus depuis la construction de l'édifice.Le locataire est-il protégé?Oui, selon eux.Ils précisent à ce sujet que la Loi pour favoriser la conciliation entre locataires et propriétaires sera amendée.Les modifications ont été déposées jeudi, par le ministre de la Justice, Me Jérôme Choquette.Dans ces changements on note principalement les points suivants: le bail du locataire sera maintenu jusqu à son expiration; si à la date normale où U prend fin le logement n i pas encore été vendu, il pourra être prolongé pour une période maximum d un an, le loyer sera alors fixé par l'administrateur de la Régie des loyers et le logement continuera d être sous le contrôle de cet organisme.Au chapitre de la spécula- tion, ils prétendent que les propriétaires de ces édifices ne profitent pas plus de l'inflation sinon moins, que les propriétaires de maisons unifamiliales.Au contraire, en vendant individuellement des logements, ils permettent à ceux qui sont locataires aujourd\u2019hui de bénéficier eux aussi de la plus-value dans le domaine de l'habitation.Us ont spécifié aussi que ces transformations répondent à une demande: la formule de la copropriété fait son chemin au Québec et elle devient de plus en plus populaire.Dans le cas des logements de la firme Dufresne et Lé-garé, de la rue Bar-Le-Duc à Sainte-Foy.les prix seront entre $25.000 et $28.000.selon la grandeur.A part, un montant comptant de $5,000.les acheteurs auront à débourser mensuellement entre $311 et $350 pour tous les fr*is (remboursement du capital, intérêts, taxes et entretien) Actuellement, le coût mensuel de ces logements se situe entre $250 et $300 le docteur Victor-C.Goldbloom Commençant lundi 16 décembre ROBES LONGUES\t^IQ99\t^AQ99 Valeur jusqu'à $119.99 pour I W à *¦ V ROBES\t$m».W» Valeur jusqu à $ 89.99 pour IV à ¦ W COSTUMES Valeur jusqu à $119.99 pour m*T à rV ENSEMBLE PANTALONS\tsiûm\tsaqss Valeur jusqu'à $134.99 pour I »\t3\t\u2022 * PANTALONS\t$ cw\tsi 799 Valeur iusau à $ 39.99 Dour V 3 COSTUMES Valeur jusqu : Valeur jusqu à $119.99 pour PANTALONS Valeur jusqu'à $ 39.99 pour JUPES LONGUES\t$90» Valeur jusqu\u2019à $99.99 pour mV JUPES COURTES\tun» - Valeur jusqu a $ 4099 pour I W BLOUSES ET GILETS $ n Valeur jusqu'à $ 3039 pour V SACS A MAIN\t-\tsonss Valeur jusqu a $7099 pour SOUTIEN-GORGE 8 et Wondertre Valeur jusqu à $ 9.99 pour MANTEAUX\u2014 -\t:\t$oq» Valeur jusqu e $189.99 pour\tWW *udticn4 Xl-t-\"'' FACILITES DE STATIONNEMENT TOUTE VENTE FINALE / i*R?iS fc#wr: Emm i l '\u2022\"SwT- :.\u2022 ;\u2022\u2022:\u2022« ' La Rolls-Royce ¦\tLa décapotable £orniche, carrosserie de Mulliner, Park Ward ¦\tLa berline Cofhiche à deux portes, carrosserie de Mulliner, Park Ward.¦\tLa berime Silver Shadow à quatre portes.¦\tLa berline Silver Shadow à empattement long.Québec, U Soleil, samedi 14 décembre 1974 SONDAGE GALLUP Tous droits réservés Malgré l'inflation, les Canadiens économisent davantage Maigre les tendances inflationnistes, plus de Canadiens économisent systématiquement.aujourd'hui, qu'ils ne le faisaient il y a cinq ans.Interroges récemment.64 pour cent des adultes ont déclaré que dans leur famille, on économisait ou mettait de côté quelque chose, à chaque semaine, chaque mois.En 1969.seulement 44 pour cent faisaient de même Les groupes qui se montrent le plus intéressés à economiser sont ceux qui vivent dans les plus grandes villes (71 p.c.).ceux qui ont une formation universitaire (72 p.c.) et ceux dont les revenus dépassent $10,000 (78 p.c).Le taux d'économie le plus bas se retrouve chez les Canadiens français (52 p.c.), ceux En 1969 1974 Par groupes Francophones Anglophones 100.000 personnes et plus 10,000\u2014100.000 Moins de 10.000 Primaire Secondaire Université Moins de $6.000 $6.000\u2014$9.999 $10.000 et plus qui demeurent dans les petites localités de moins de 10,000 habitants (55 p.c.), ceux qui n\u2019ont qu une formation académique primaire (53 p.c.) et ceux dont les revenus annuels sont en bas de $6.000(39 p.c.).Durant la première semaine de novembre, des entrevues personnelles ont été effectuées auprès de 10,070 adultes, âgés de 18 ans et plus.Un échantillonnage de cette envergure ne permet qu'une marge d'erreur de quatre pour cent La question posée était la suivante: \"De tous les revenus dans votre famille, est-ce que vous économisez ou mettez quelque chose de côté, régulièrement.chaque semaine ou chaque mois?\u201d OUI NON NE PEIT DIRE Nouveau commandant Une courte cérémonie militaire a marqué la passation de commandement du corps de cadets 08 Champlain, au manège militaire, hier soir à Québec.Le lieutenant Germain Prince a remis son commandement au lieutenant Claude Bégin, l'événement s'est tenu sous la présidence du lieutenant-colonel l.-C.Pharand, chef de l'administration à la base des forces armées à Volcortier.siaf 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Québec, le Soleil, samedi 14 décembre 1974 n Croisière à bord d'un rafiot B 7 A Un couple s\u2019était vu offrir, comme projet de vacances, une croisière de rêve, à bord d'un luxueux paquebot, aux iies Canaries.Mais lorsque les voyageurs montèrent à bord, ce n\u2019était plus le navire montré dans le prospectus: c'était un \"vieux rafiot\", bâti en 1928 et subséquemment restauré \"Si le commerçant a le droit d\u2019exagérer les qualités de son produit, il n'a cependant pas celui de fausser l\u2019essence du produit qu\u2019il veut vendre\", a substantiellement jugé Me Georges Chassé, juge en chef adjoint intérimaire de la cour provinciale.L\u2019agent de voyage qui a causé ce dol a été condamné à rembourser tous les frais indûment assumés par ce couple.Il devra plus spécialement lui payer $700 ($350 par personne) pour réparer le préjudice moral causé par la perte de vacances.(CPQ-89-121) Cette décision avant-gardiste apporte quelque chose de neuf dans le mutisme jusqu\u2019ici gardé par la jurisprudence.Elle trouve son fondement dans une décision de la Cour suprême du Canada qui définit le droit au repos et au délassement recherché par des vacances comme faisant partie du patrimoine d\u2019une personne La décision se base, de même, sur un arrêt de la Cour d'appel d'Angleterre qui maintient un droit de recours, pour préjudice moral, lorsqu'un tiers cause la perte d'un tel patrimoine.Concrètement parlant, la décision du juge Chassé est susceptible d\u2019orienter le dénouement de nombreuses causes semblables: celle de la personne à laquelle on a promis un séjour à l'hôtel en bordure d\u2019une plage de la Floride, alors que cet hotel se trouve à dix ou quinze milles de cette place, par exemple.Une croisière M.et Mme M.Desches-nes.de Québec, avaient rencontré l'agent de voyage Jean Juan qui leur proposa, au début de 1972, une croisième de rêve, aux îles Canaries, à bord d\u2019un navire européen.l'Irpinia.Le prospectus parle par lui-même\", leur avait déclaré l\u2019agent de voyages.L'Irpinia.un navire long de 500 pieds, jaugeant 21,000 tonneaux et comportant 334 cabines, avait toutes les apparen- ces d'un palais flottant.La croisière s\u2019annonçait magnifique: piscines, chambres luxueuses, jeux sur le pont, cuisine savoureuse.salons d une beauté exceptionnelle, etc.L itinéraire avait des apparences envoûtantes dans les Canaries et sur la côte africaine: Malaga (Espagne).Teneriffe et Las Palmas (Canaries), Dakar (Sénégal), Bathurst (Gambie) et Madrid (Espagne).Le premier mars, le couple paya le montant convenu de $700 par personne et prit l'avion quelques jours après pour 1 Espagne.Avec un jour de retard, il monta à bord du bateau à Teneriffe, près de Santa Cruz.Ce n'était plus comme dans le prospectus.La température était froide L extérieur du bateau était grisâtre et sale; les cuisiniers étaient d'une malpropreté déconcertante: la nourriture était infecte; la salle de bain était malpropre; les piscines n'étaient que des trous vides dont les parois étaient tachées d huile.La chambre des deux voyageurs n'avait pas de hublot Le mur de leur salle de bain était défoncé; une serviette y était tachée de sang; l'un des verres était si sale que M.Deschesnes s\u2019est privé de boire.Tous deux sont descendus à la première escale pour rentrer immédiatement au Canada.C\u2019est, en gros, ce qu'a soutenu leur procureur, Me Pierre Néron.En défense, lagent de voyage a rejeté le tort sur le grossiste Express Tours Liée et sur l arma-teur Sicula Océanica.Ces trois parties ont produit une preuve établissant qu'au cours de croisières antérieures, le navire était en excellent état.Ils la loi par J-Claude Rivard ont soutenu qu\u2019il est possible qu\u2019en raison de la mauvaise température, les deux époux aient pu être affectés d'une névrose.Le juge n'a rien retenu de cette preuve.Le jugement \"De toute évidence, dit le juge Chassé, l\u2019Irpinia n'avait pas au moment de cette croisière les vertus représentées avec trop d'emphase par l'agent de voyage dont la Cour doit mettre en doute la véracité de son témoignage, mais surtout à cause de sa façon de répondre aux questions, de sa volubilité exagérée et de ses tentatives répétées d'éluder les réponses aux questions posées La seule réponse que le juge avait obtenu de l'agent de voyages, lors du procès, fut invariablement la suivante: \"Le prospectus parle par lui-même \", Ce dernier avait aussi déposé au dossier des moyens dilatoires destinés à faire rejeter les torts sur le grossiste Express Tours Ltée et la firme Sicula Océanica (contrats intervenus à Palerme et à Syracuse, en Sicile Le juge Chassé a passé outre en maintenant que l agent de voyage était responsable du dol subi par les demandeurs, en tant que mandataire de ces derniers, et compte tenu du fait qu aucune preuve de complot entre eux et lui ne lui a été présentée.\"En l\u2019absence d\u2019une législation appropriée sur semblable matière, les consommateurs que sont les demandeurs avaient la seule alternative de s'en rapporter aux représentations de l'agent de voyage sans pouvoir exiger de garantie autre que sa bonne foi présumée sur la véracité de ses représentations\".Il a donc décidé qu en raison du dol subi, les deux voyageurs ont droit à I annulation de leur contrat avec Jean Juan; au remboursement de toutes leurs dépenses ainsi qu à une indemnité de $350 chacun pour préjudice moral pour perte de vancances.Le grand total est de $1.386, auquel s a-joutent les intérêts et les frais judiciaires.Fondements juridiques C\u2019est à la lumière d\u2019une décision de la Cour suprême du Canada que le juge Chassé a reconnu à ce couple un droit au repos et à la détente, recherchés dans une période de vacances, comme faisant partie de leur patrimoine (Chaput et Romain vs Proc.gén.du Québec, RCS p.834).C\u2019est surtout en vertu d'un arrêt de la Cour d'appel d'Angleterre qu\u2019il fixe l\u2019indemnité de $350 par personne pour cause de préjudice moral.(Jarvis vs Swan Tours, 1 ail.ER p.71).Dans ce cas, le tribunal britannique avait accordé 125 livres sterling (environ $250) à un sportif empêché de participer à une excursion de ski, comme compensation pour le préjudice moralement subi.LANCOME Fait plus Belle la Beauté Offrez pour la Période des Fêtes La Trousse Week-end Lancôme 5oz Lait Galatée (démaquillant) 5oz Tonique Douceur (tonique) 1V2oz Frescabel (base protection) Régulier $17.35 Spécial des Fêtes $12P° EN VENTE CHEZ LES DÉPOSITAIRES AGRÉES POUR UN TEMPS LIMITÉ $1 Les spécialités de chez Bardou 1 JAMBON BRAISE BARDOU Cuisson complète au four, unique dans son genre, fumé au bois d'érable.QUANTITE LIMITEE \u2022 COMMANDEZ DI BONNE HEURE AVOCADOS ARTICHAUTS TOMATES DE SERRE AUBERGINES TOURNE (préparé POULET BLANC DINDE Boites de biscuits de fantaisie Etc.«1174101J 1040, av.Cartier 525-8135 3 MELONS D'ESPAGNE CELERI - RAVES IMPORTATIONS DE GRANDES VARIETES D EPICERIE DE LUXE Frooatt dt foule sortis Caviar Russe, sauce à fondus, beurra à I oïl pour esargots, plum pudding Anglais, gâteau aux (ruts au rhum, figurine» assorties à la pâte d\u2019amande.\"%© 48Vt, rue Couillard m-m Au service des Québécois depuis 1923.¦ .8 SIMARD & VOYER, CHAUSSURES POUR HOMME ET FEMME PLACE STE-FOY.PLACE LAURIER, PLACE FLEUR DE LYS.PLACE QUÉBEC SIMARD&VOYER Québec, le Soleil, tamedi 14 décembre 1974 B 8 POLLACK Une profusion d'aubaines fantastiques dans tous les rayons \u2022\tMail St-Roch \u2022\tSainte-Foy \u2022\tGaleries Chagnon, Lévis LUNDI DERNIERE JOURNEE ¦SIMPLEMENT POfïïtZ TEXAS INSTRUMENTS reconnus mondialement pour leur précision électronique vous offrent Exactra 20 Calculatrice électronique portative Garantie pendant 90 jours SEULEMENT Douillettes lavables, à motifs attrayants A prix spécial, un lot de chauds édredons, rembourrés 100% polyester.Finition de qualité avec molleton douillet SPECIAL en flanelle sur l'envers.Plusieurs motifs de couleurs variées pour complimenter votre chambre à coucher.Mai) St-Roch, literie rayon 180, 4e étage Sainte-Foy et Lévit, rez-4e-chaucsée Cet hiver équipez-vous pour la raquette Hommes Femmes et enfants Harnais de cuir solide (non illustrés) * \\ \\ ^3\t' Bottes 12 oeillets de 11 pouces de hauteur.Doublure de véritable mouton avec semelle de crêpe.Extérieur de suède blanc cassé.Pointures unisexes pour hommes et femmes: 7 à 12.EMBALLAGE GRATUIT Profite, de notre service gratuit d\u2019emballage pour vos cadeaux de Noel.A nos trois magasins.VESTIAIRE GRATUIT Nous avons mis à la disposition de notre clientèle de Moil St-Roch, un vestioite gratuit dés maintenant et |usqu au 24 décembre 3e étage, mise de côté.-\t' I i Mail St-Roch.articles de sport, rayon 920 ¦oui-soi, Somte-Foy et Lévis, rej-de-dioussée.iîiBIZi (batteries non incluses) m 52^W92 TELEPHONEZ : .*551 i 10® te' .¦.¦.\\V »\u2019\"¦->\t?' 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