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Le soleil
Journal quotidien d'information de grande diffusion publié à Québec. Il a longtemps été associé directement aux partis politiques libéraux.
[...]
Le Soleil voit le jour à la fin de 1896 pour prendre la relève du quotidien d'allégeance libérale L'Électeur, qui avait subi la réprobation de l'Église. Sans perdre un seul jour de publication, le journal, qui avait publié les contributions de Louis Fréchette, Arthur Buies et Wilfrid Laurier, est relancé sur un ton plus modéré, sous son nom actuel, à l'initiative d'Ernest Pacaud et des directeurs de la Compagnie d'imprimerie du Québec.

Jusqu'au milieu du XXe siècle, les principaux actionnaires et dirigeants du journal sont des hommes politiques libéraux. Le Soleil s'affiche d'ailleurs pendant tout ce temps comme un organe des partis libéraux provincial et fédéral. Il deviendra par la suite un journal d'information généraliste.

Au fil des ans, le journal accueille les contributions de grands rédacteurs et journalistes : Ulric Barthe, Henri d'Hellencourt, Jean-Charles Harvey, Joseph Barnard, Raymond Dubé, Joseph Hardy, Joseph Voisard, Henri Dutil, Paul Audet et Gilbert Lavoie, parmi plusieurs autres. Dès le milieu des années 1930, Germaine Bundock et Renaude Lapointe tiennent des chroniques féminines et couvrent les actualités culturelles et sociales; viennent ensuite Monique Duval, puis Lise Lachance. Le journal imprime des photographies d'Alcide puis de Pierre Martineau, et plus tard de Raynald Lavoie et de Clément Thibault. Les caricaturistes Raoul Hunter, puis Berthio (Roland Berthiaume) et André-Philippe Côté y feront aussi leur marque.

En 1936, Le Soleil consolide sa présence sur le marché de la presse quotidienne de Québec lorsqu'il acquiert son concurrent, L'Événement, publié depuis 1867, puis Le Journal en 1938. Les deux titres sont fusionnés. L'Événement-Journal sera publié de 1938 à 1962, puis il reprendra le nom de L'Événement jusqu'à sa fermeture définitive en 1967.

Après avoir été présidé par la famille Gilbert (à partir de 1948), Le Soleil est acquis en 1974 par Jacques Francoeur et le groupe Unimedia. Le journal passe aux mains du groupe Hollinger de Conrad Black en 1987, puis à celles du groupe Gesca en 2000. En 2006, pour faire face à la concurrence du populaire Journal de Québec, il abandonne le grand format pour adopter le format tabloïd.

Le Soleil
est tiré à 22 000 exemplaires en 1907, à 49 000 en 1932, à 121 000 en 1960, à 160 000 en 1971, pour redescendre à 100 000 exemplaires en 1987 puis à 80 000 en 2000.


Sources :


BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 11-15.

LEMIEUX, Louis-Guy, Le roman du Soleil - Un journal dans son iècle, Québec, Septentrion, 1997.

BOIVIN, Mathieu, « Tout petit, le Soleil », Trente, vol. 31, no 8, septembre 2007.

CARDINAL, François, « Le Soleil brillera-t-il pour Gesca? », Trente, vol. 25, no 6, juin 2001.


Éditeur :
  • Québec :Le soleil,[1896]-
Contenu spécifique :
Cahier D
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Électeur (Québec, Québec : 1880 : Édition quotidienne)
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Références

Le soleil, 1975-02-08, Collections de BAnQ.

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[" cahier D QUEBEC, SAMEDI 8 FEVRIER 1975 LE SOLEIL \u2014 J Vi \u2022 « mmeam ¦ni % ':, mm Hnm >\u2022 n- !»K \"A*.La Sogouine, d Antonine Maillet ou de Viola Léger, on ne sait plus, c'est la soeur acadienne d\u2019Archélas Cliche, de la Beauce, qui a fait misérablement sa vie entre les chantiers du Maine et sa petite terre de Saint-Robert; c'est la cousine de Nazaire Ménard, parti de Normandin, au Loc-Saint-Jean, pour s'établir avec ses douze enfants à Val Rita, dans le nord de l'Ontario; c\u2019est un peu la nièce d'Edgar Tremblay, qui échange ses trois lots de Saint-Nazaire pour deux sections de Homestead, en Alberta.(Photo Guy Dubois) Servir l'Acadie en exil, ça n'est pas lo trahir: c'est prendre la mesure de ce qu'elle représente pour soi.A Québec pendant quelques mois, le chansonnier Calixte Duguay souhaite nous faire partager la fierté qu'il a de son coin de patrie.(Photo Reynold Lavoie) Entre l'Acadie d'hier et celle de demain d'aujourd'hui .y l'homme v t \u2014 ¦ w ' l* V*'S %.Vincent, f Français, et tes autres coin tins < STEPMANt AiJOMâM MAftK OUM* AMTONtlLâ LUALO* UMBCMTO C I CATNtlttNf ALLfGPfT LE DAUPHIN Jamais Charles Bronson n\u2019a eu affaire à aussi forte partie ! \"US CASSEURS\"! 12-46 - AJO SJO \"M.MAJESm 'l J JO «JO - 1040 \u201cLes Casseurs de Gang\u201d ELUOTT GOULD HORAIRE; OTTUHtn JOKJ : MS -SUET-AKR : IJO-UI Mil MISE EN SCÈNE DE SAM PECKINPAH \"LE GUET-APENS @V(«Vn«\t0( TME GITAWAV \u2018Dynamite Jones» S FRONTENAC I\tFRONTENAC II à ¦\t¦ v'\t-, DU PONT & BOUl CHAREST INF.529 9745 STATIONNEMENT INTERIEUR PARC AUTO PAQUET & LALIBERTE LIS mus MUTUEL*.S \u2022« \u2022\t*»\u2022« CM X1UE* CIEUOE MtCMXUO EruulEM YVES MONTAND, MICHEL PICCOLI.SERGE REOGIANI, GERARD DEPAROIEU Steve McQueen\tû un homme qui courtise le danger\tANS AH MacGraw une femme qui maîtrise bien le volant Lu critique est unanime.Il ni »ty«niblt de décrire fa éptt'ft A» la mita an trme la baauta des sentiment» *1 de l'emotion qu elle \u2022Aspire\tLe Quoi'di en de Pans (Je 1res besm film aux émotion» finement dosee» dans la peesie des Irafédies familières Le Fiqare On aimerait que le cinéma produise souvent de» ouvre fe» da cafte qualité\tLe Monde La rencontre de Sauf et et de Montand est un radeau des dieu»\tFrance Soir Le film qu'il faut voir en toute priorité L Humanité POUR TOUS Si le film de Sautai neu» bouleverse a ce point, c'est que nous somme» tous de» Vincent, de» François et de» Peut\tL'Express Profitons de notre chance' Voici un chef d'oeuvre d'au |Ourd'hui\tLe Journal du Dimanche Jamai» sans doute les acteurs n'ont été si b-en servis par ce maître directeur qu'est\tSeutet\tUn film à voir absolument\tL'Aurore Un film vrai, chaleureux fav vivant Près de» larmes Acteurs sensationnels\tMontand\tinoubliable Un chef d'oeuvre fronçais\tParis-Match LES CINEMAS ODEON IL VOULAIT LA PAIX, ON LUI IMPOSA LA VIOLENCE b b * D 2 Pour Calixte Duguay, le temps est venu de se faire connaître par Benoît Lavoie Malgré tout, profondément enraciné en ce pays d Acadie, Calixte Duguay vient de décider de s'établir à Québec pour pouvoir mieux contribuer à la culture acadienne, en la faisant connaître par ses chansons et ses musiques C\u2019est le paradoxe que doit subir celui qui entend vivre de ses chansons, s\u2019il est Acadien.\"On dit beaucoup, depuis quelque temps, qu'il est extrêmement difficile pour un chansonnier québécois de vivre au Québec, qu'il est forcé à se renouveler rapidement et constamment à cause du public restreint qu'il vise.Transposez cette situation en Acadie et c'est dix fois pire\", dit Calixte.Mais Calixte, depuis une dizaine d années professeur de littérature québécoise et de folklore en Acadie, au Collège de Bathurst plus précisément, avait choisi de prendre une année pour venir à Québec obtenir son doctorat en littérature.Il s\u2019est donc installé en septembre dernier dans une superbe maison qui domine le fleuve à Saint-Nicolas, avec sa petite famille, dans le but d'écrire une thèse sur l'oeuvre d\u2019Antonine Maillet, auteur acadien très populaire au Québec, et dont on connaît maintenant presque comme un classique la \"Sagouine\".Son projet de thèse est refusé dans les détails, puisqu\u2019on ne considère pas encore l\u2019oeuvre de Mme Maillet complète.Dès lors, Calixte Duguay entreprend de transformer un peu son projet Sur ces entrefaites arrive le Festival annuel de la chanson de Granby.Duguay est chansonnier en Acadie depuis des années, il a dans ses papiers une centaine de chansons, autant de musiques, à son compte des musiques de films même, et puisqu'il avait aussi pensé venir au Québec pour faire de la chanson, il tente sa chance.Et il remporte le premier prix dans la catégorie auteurs-compositeurs-interprètes du Festival de Granby.UNE CERTAINE IDEE Comme il le racomte, il avait cru que sa chanson pourrait peut-être percer au Québec lorsqu'il vint il y a de cela deux ans avec un autre chansonnier de chez lui, Donat Lacroix, faire une \"soirée cana- l« FBTML te FBTMLI SAMEDI 8 FEV.lOhüO DIMANCHE 9 FEV.9H.30 un* récital LES SEGUIN grand* première à Québec SAMEDI 1« MARS è Th JO \u2022( 10hJ0 BEAU DOMMAGE achetez VOS BILLETS dés MAINTENANT et faites vit* POUR LES SPECTACLES pris unique *2.99 1019 QIRTIEk 525 9340 dienne\" au Grand Théâtre de Québec.C'avait été un très bon succès, mais il s\u2019était dit: oui, il y avait beaucoup de parents dans la salle\".L été dernier, c\u2019est la Su-perfrancofète, et il est amené à faire partie du groupe représentant le Canada lors du spectacle de ce pays.Là le goût le prend de venir voir si, vraiment, au Québec, il pourrait réaliser le rêve qui le hante depuis toujours de vivre de sa musique.Il s'établit donc ici pour un an, mais pour sa thèse surtout.Puisqu'on refuse son sujet, et qu\u2019entre-temps.il remporte le Festival de Granby, il prend une autre décision.\"Là j'essaye pour vrai\".Cet essai sérieux, ça se fait actuellement autour d'une idée principale.L'enregistrement d'un microsillon de ses chansons pour cette année.Avec son copain Daniel Deschênes, qui incidemment est l'accompagnateur d'Edith Butler, une autre compatriote, il y travaille présentement Certaines compagnies ont montré leur intérêt dans le sujet, mais qu'à cela ne tienne, si jamais il fallait qu il le produise lui-même, il y est décidé.Le microsilion sortira cette année, et même peut-être dans quelques mois, puisque tout est fin prêt et avec un groupe d amis on est même disposé à créer la compagnie si nécessaire.En attendant, des contrats sont discutés II donne mardi soir à la Résille de l\u2019université Laval un récital de ses chansons.II prévoit en fin d\u2019année faire une tournée des Maritimes, une autre dans l\u2019Ontario francophone, une petite tournée dans le Québec au printemps prochain, etc.I EPOPEE DE LOUIS MAILLOUX Et surtout, dans le temps présent, il travaille sur ta musique d'une \"comédie musicale\u201d qu'une compagnie théâtrale d\u2019Acadie, \"Les productions de l\u2019étoile\", monte pour l\u2019été prochain.La \"comédie musicale\" est mise entre guillemets puisqu'il s'agit en fait d une tragédie.Ce sera l'histoire en musique, en chansons et en théâtre de l\u2019épopée de Louis Mailloux, ce jeune Acadien dont on souligne cette année le 100e anniversaire de la mort, survenue dans des circonstances troublantes.Il faut dire que ce projet tient au coeur de Calixte Duguay puisqu'on doit en quelque sorte la découverte de ce personnage historique d'Acadie aux recherches de ce professeur en littérature et folkloriste.En 1967, Duguay découvre et écrit l'histoire authentique de ce jeune homme qui a payé de sa vie, en 1875, son acharnement à défendre la cause francophone au Nouveau-Brunswick, au cours d'une période troublée où le gouvernement enlevait en pratique le droit de l'enseignement en langue française dans les écoles de là-bas.A l\u2019époque, Calixte Duguay avait écrit une nouvelle sur l'histoire de Louis Mailloux et une chanson \"La ballade de Louis Mailloux\" devenue presque un classique en Acadie, chanson que les Québécois commencent à peine à découvrir.(Cette chanson était du groupe des trois qu'il interpréta à la finale du Festival de la chanson de Granby).Et depuis, Calixte Duguay pensait à faire découvrir encore plus le personnage.Ce sera fait cet été avec la \"comédie musicale\".Il a fait toutes les recherches se rapportant à cette production, a campé les personnages, et on lui a confié la direction musicale.D ACADIE AU QUEBEC Cette histoire sera montrée au cours du Festival acadien de Caraquet l'été , s ¦ Le Soleil.Raynald Lavoie Calixte Duguay: exilé ici pour mieux chanter l'Acadie.IB: WsM, conférencier , Dr JACQUES VERUNDE LUNDI 10 FEVRIER, 20H00 t L AMPHITHEATRE, PAVILLON POUUOT, UNIVERSITE UVAL dans le cadre de la Semaine Nationale du Plan Mondial ENTREE LIBRE\t_ j A.I.M.T.Tél.; 529-214?SI SEULEMENT UNE PERSONNE SUR CENT MEDITAIT.Présentation de la Meditation Transcendantale prochain et promenée peut-être ailleurs ensuite, dépendant de T accueil du public.Au Québec aussi peut-être, qui sait! Pour cette raison et pour bien d autaes qui tiennent à son attachement à son coin de pays, il est en navette continuelle entre Québec et là-bas.Il dit avec le sourire en coin que chez eux on raccuse lui et d'autres comme Edith Butler, Angèle Arsenault, ou même Antonine Maillet de trahir mais \"on ne peut pas faire autrement que de s exiler si on veut, par la chanson ou autrement, s\u2019assurer un minimum vital.Avant de venir à Québec, j'ai dû arrêter pendant un an de chanter là-bas, parce qu'on fait vite le tour du public disponible\".Comme d autres l\u2019ont fait avant lui, il se lance résolument vers la chanson, avec quand même une pointe d\u2019angoisse, puisque le problème reste de \"trouver assez d\u2019argent pour survivre''.Mais toutes les nuits ou presque, il travaille à ses chansons, fait des musiques pour des films, fait des exercice i vocaux, se prépare '.sidûment La seule chose qui le désole un peu, c'est qu\u2019en juin, avec sa famille, il devra quitter la maison qu\u2019il a louée à Saint-Nicolas.perdue dans la forêt sur le bord du fleuve, un endroit de rêve.(Excepté qu'en hiver, c\u2019est un peu difficile de s'y rendre en automobile.J\u2019ai dû mettre au moins deux heures et un camion-remorque pour en sortir).Mais depuis Granby et à mesure des spectacles que Calixte Duguay donne dans la région, il sait maintenant ou du moins le devrait-il, que les succès qu'il remporte ne sont pas dûs \"à la parenté dans la salle\".U n'y a qu'à entendre \"la ballade de Louis Mailloux\", \"Pierre à Jean-Louis\", Poème de chair\" et bien d\u2019autres pour s'en faire une idée.Québec, le Soleil, icr-~di 8 février 1975 ?\u2014-\\ ! Aller aux Etats pour avoir Y le temps de se \"retourner\" j Claude Dubois est le type de chansonnier québécois qui ressent et démontre bien toutes les contradictions de ce métier à l'intérieur d'une population distante et peu nombreuse.Il est francophone et bien Québécois, mais comme la question s\u2019est posée un jour à Charlebois, il lui arrive maintenant de se demander s\u2019il ne devra pas traduire son \"stock\" et s'en aller le produire aux Etats-Unis.D'autre part, la chanson qu'il fait ne se prête pas toujours aux canons du commerce, mais il a accepté d'animer pour 21 semaines une émission de télévision qui fait flèche de tout ce qui est commercial, ou du moins c\u2019est ce qui se produisait alors que \"Jeunesse\" ne s'appelait pas \"Showbizz\", au canal 10.Il 1 admet lui-même sans qu'il soit la peine de le lui signaler, \"tout ça est un peu confus\".Pour parler d'abord de l\u2019émission qu'il anime, remplaçant à ce poste l'impayable Jacques Salvail, il dira que 'Te cash, l'argent comptant, c'est la pire affaire\", voulant signifier qu'il est quelquefois difficile de dire non aux liasses de billets verts.\"Mais je n'ai pas voulu signer un contrat pour plus de 21 semaines.Il en reste quinze et je les compte\u201d, dit-il en riant.Mais encore, il se reprend et explique que s\u2019il a accepté cette émission, ce n'est sûrement pas d'abord pour l'argent.\"Ca m'intéresse de jouer avec les média, pour les brasser un peu.Ils sont d'ailleurs beaucoup moins niaiseux qu'ils l'étaient et commencent à être plus ouverts à la quaiité.Si je suis là, c'est pour voir ce qu\u2019on peut faire avec ça, remplir les possibilités qui sont là, les utiliser\".\"Quand on pense qu'il y a trois ans à Télémétropole, on m'avait mis sur la liste noire parce que j'avais les cheveux longs!\" AU \"HIT PARADE ' Puisque Claude Dubois fait maintenaint partie en quelque sorte de ces faiseurs de \"hit parade\", il aimerait bien parvenir à quelque chose.Selon lui, le Québec est probablement le seul pays où le \"hit parade\" soit constitué de traductions de chansons américaines ou d\u2019interprétations de chansons faites pas des artistes étrangers.\"U faudrait en arriver à normaliser tout cela et faire en sorte que ceux qui doivent être au hit parade y soient, c'est-à-dire les véritables auteurs-compositeurs-interprètes.Actuellement, ça n'a aucun sens, même si ça commence à V L.Sol.il.Vndrr Bourhrr Cloude Dubois: voir ce qu'on peut foire avec ça.bouger aussi dans le secteur Il ajoute d'ailleurs à ce sujet que le public québécois devient de plus en plus connaisseur.\"Il ne faut pas le sous-estimer ce public.Aujourd'hui il achète les 33-tours, les musiques originales.U s'agit de profiter de l'occasion\".C'est à tout cela que pense Claude Dubois en animant \"Showbizz\u201d, mais comme il n'est pas homme à demeurer longtemps en place, il pense très fort à ce qu\u2019il va faire ensuite.Et c est là que les Etats-Unis l'attirent.D'ailleurs, il passe le plus clair de ses loisirs dans le bout de New York, avec les musiciens de là-bas.Son dernier disque a d'ailleurs été enregistré à Woodstock, avec une collaboration musicale américaine.PAS LE CHOIX \"J'ai pas le choix.Je sais que je vais être obligé d\u2019y aller.Parce que tu ne peux pas donner des spectacles au Québec seulement et en vivre.De six mois en six mois, tout est toujours à recommencer.Aux Etats-Unis, même en un an tu ne réussis pas à faire le tour des salles de spectacles.Ca te donne le temps de te retourner.\"Au Québec ça prend dix * ans pour vendre un mil lion ! de disques.Ca prend une carrière.Et à tous les six mois il faut que tu changes.C'est vrai que ça a comme résultat de nous pousser toujours dans le dos.Un gars s'essouffle\".Mais puisqu'il est francophone, pourquoi alors ne pas choisir normalement ce qui le ferait connaître en Europe, dans les pays francophones?Dubois n'y croit pas beaucoup.Son dernier disque va sortir là-bas incessamment, mais il se dit assuré que ce ne sera pas significatif.\"De toute façon, je ne suis plus capable de les prendre, les Français\" Constamment en instance de départ ou en train d'arriver, Dubois ne peut, quand même faire de projets à long terme.Même s\u2019il s\u2019est installé depuis de trop brèves années pour travailler à Montréal, il y a toujours le démon du voyage qui l'attire.Son envie d aller chanter ailleurs, elle a bien sûr les raisons officielles du public restreint au Québec.Mais elle aurait principalement les raisons véritables de ( voyager encore que ce ne serait pas surprenant.Benoît Lavoie l CARNAVAL DE QUEBEC une soiree avec les super-vedettes en concert iHerbMert (ffé XûQi'HflW Îÿimîtfl Urôss // AVIS «au- un 4*t*uSu .70\u201c** 5» * FEELING A VENDRE (PIECE EN 2 ACTES) par \"La Troupe des Treize\" Admission *1.50 les 10 \u2022 11 \u2022 12 -14 et 16 fév.\u2022 à 20HJ0 îT ii«£ presentation LA BOITE POm M#|tvMiow*' lOOa, 3* ov.\t525-5144 JEAN-PIERRE BERUBE » CARNAVAL DE QUEBEC BRYAN TERRY! MOT M4CAAY iiOHN WETTONi ML MINZANERA ¦EDDIE JOBSOdl PAUL THOMPSON I* Il tùvrier t LA BOITE POUR RESERVATIONS 100B, 3* OV.\t525-5144 iÆÊL Wm LE THÉÂTRE OU TRIDENT PR^ENTF AU TUAIS MONTCALM JUSQU\u2019AU 8 FEVRIER SEULEMENT OU MARDI AU SAMEDI INCLUSIVEMENT À 20H30 DERNIER SOIR ÈJ5uîtbeg3ftcfo UNE GRANDE COMÉDIE DE WILLIAM SHAKESPEARE MISE EN SCÈNE PAR ANDRÉ BRASSARD LA NUIT DES ROIS\" c «f le iWAlr» qui devient Wte.(C\u2022-\t:\u2022 ¦ - ¦ ._ : par A.W.Banfield ¦ ¦ f.¦ .mmmm a* ' r< j 198 espèces de mammifères décrites en détail: traits physiques, mues, croissance, caractères anatomiques, mensuration et poids, moeurs, comportement reproductif., le tout dans un langage rigoureusement scientifique mais accessible à tous.178 cartes de répartition permettant de situer chacune des espèces.Une magnifique collection de gravures d'artistes canadiens, dont plusieurs en couleurs-et inédites.Un fort volume cartonné avec jaquette, format 22 x 28cm.432 pages, 181 figures dont plusieurs en couleurs, 176 cartes de distribution: $19.95 Un utile lexique des termes utilisés.Une agréable évasion dans la nature qui vous mènera à des découvertes souvent surprenantes: BON DE COMMANDE Veuillez m'envoyer-exemplaire!s) de l'ouvrage Les Mammifères du\tpar A.WJ* Banfield.L'exemplaire, 819.95 l'explication de ce qu'on croyait être la ruse de la sarigue devant le danger; la force prodigieuse de la taupe qui déplace des masses 35 fois supérieures à son poids; comment la souris sauteuse du Pacifique se tient en équilibre; l\u2019inexactitude de la croyance populaire selon laquelle les chauves-souris seraient aveugles; le service de protection et de secours que s'organisent certains dauphins; l'otarie relanceuse de cailloux.Paiement ci-jointQ Nom_________________ À facturera Adresse LES PRESSES DE L'UNIVERSITÉ LAVAL CP 2447.Québec G1K 7R4 EN VENTE CHEZ VOTRE LIBRAIRE OU CHEZ L ÉDITEUR: LES PRESSES DE L UNIVERSITÉ LAVAL Avenue de la Médecine, Cité universitaire, Sainte-Foy, CP.2447, Québec G1K 7R4 I Québae.U Soleil.»ndi 8 tévriw 1975 Si vous habitiez Moncton, Drummondville ou Winnipeg et si vous étiez discophile.par Marc Samson Si les résidents des grands centres du Québec et de rOntario trouvent aisément à satisfaire leurs goûts de musique classique \"en conserve\" \u2014 Montréal, Québec, Toronto possèdent d'excellents disquaires aux tablettes largement et diversement garnies \u2014 le problème se pose de façon toute différente dans les villes de population moyenne.Le magasin de disques local y garde en stock une centaine (et encore!) de gravures classiques, au travers son échantillonnage des succès du \"hit parade\" de la chanson et du pop.Ce que l'on sait moins, c'est que les Maritimes, en totalité, se rangent dans cette catégorie, de même que des villes de l'importance de Calgary, Saskatoon, Edmonton.Sherbrooke et ses environs, avec ses quelque 100,000 habitants, se trouvent également dans cette situatioa Et si l'on ajoute que seulement 25% des 12,500 professeurs de musique au Canada ont accès chez un disquaire, on en vient vite à la conclusion qu'il se trouve là un immense marché inexploité.Marché composé d\u2019amateurs de musique désireux de s'alimenter autrement qu\u2019à ces \"clubs du disque\" américains, qui répondent très mal à leurs besoins.Un Maskoutain, perspicace et lucide, un brin philanthrope, homme d'affaire avisé, s'est penché sur la question et a décidé de iui apporter une solution, en créant le comptoir postal de disques André Perrault André Perrault est né à Saint-Hyacinthe, technicien en électronique de son métier, et mélomane par goût \"J'ai donc connu cette situation de l'amateur de musique qui ne peut se procurer l\u2019enregistrement dont il a tant envie.Une entreprise telle que celle que je dirige ne pouvait prendre naissance que dans une petite ville, dans un endroit où U faut faire 25 milles avant de trouver un pain français\".Un projet naïf et audacieux L'aventure a commencé en 1970.Avec l'aide des maisons de disques, Perrault lance son premier catalogue.Par ordre numérique.et tout en anglais.Il publie une annonce dans les Hebdos A-l, dans le but de servir des régions \u2014 notamment la Côte-Nord \u2014 totalement défavorisées dans ce domaine.Le projet était à la fois naïf et audacieux.Personne ne pouvait évidemment savoir s'il existait un marché pour un tel genre d'entreprise, et encore moins en évaluer les perspectives.Les commandes entrent à un rythme ralenti et André Perrault en vient vite à la conclusion qu'il s'est lancé dans une \"affaire de fou\".Alors qu'il croit avoir raté son cdup et songe sérieusement à s'arrêter là, arrive une commande en provenance de Vancouver.A l'étonnement (comment son catalogue a-t-il pu se rendre aussi loin?) succède la volonté de poursuivre.Au cours de cette première année d\u2019activités, le comptoir postal André Perrault \u2014 le seul alors et toujours l'unique du genre en Amérique \u2014 aura répondu à 600 clients.En 1971, le nombre passera à 7.000; en 1972, à 24,500; en 1973, à 125,000.Dans les derniers six mois de 1974, son chiffre de ventes aura dépassé ceux de tous les disquaires du Québec réunis.On pourra se faire une idée du roulement actuel de l'entreprise en soulignant que 500 copies des Cantates de Bach avec Harnoncourt ont été écoulées rapidement; que ses achats pour l'intégrale de l'oeuvre pour orgue de Bach avec Marie-Claire Alain se chiffrent par 144 coffrets à la fois.Au moment où je suis passé au magasin, les tablettes étaient garnies de pas moins de 68 albums des Quatuors Tost\" de Haydn avec lAmademus et de 36 gravures des \"Romances sans paroles\" de Mendelssohn avec Barenboim.Les réactions des disquaires Alors que j'allais demander à mon interlocuteur qu'elles sont les réactions des disquaires \"traditionnels \", ceux qu\u2019on trouve à Québec et à Montréal, il prévient le coup et me dit; \"Je ne m'adresse pas aux discophiles des grandes villes, plutôt à ceux des centres desservis ou mal servis.\"Pour attirer les clients je coupe les prix, certes, mais tout le monde le fait.Les rabais que je consens se trouvent à compenser pour les frais d'expédition qui leur sont forcément imposés.Résultat: ils déboursent un montant à peu près égal que s'ils achetaient leurs disques dans un magasin.Pourquoi pénaliser cette clientèle pour la seule raison qu elle ne trouve pas sous la main ce dont elle a goût\".¦vV / .\tA .V$*\"**Vï .-.er.«HT* '\t: V Si' Le propriétaire d\u2019un des principaux magasins de disques de Québec m a confirmé que 5% seulement de ses clients lui avaient ainsi échappé.\"Les collectionneurs aiment se retrouver chez vous, consulter les nouvelles parutions, discuter avec d'autres amateurs, pouvoir échanger de main à main les enregistrements défectueux\".Pourtant la clientèle ontarienne \u2014 qui représente 25% du marché total du distributeur de Saint-Hyacinthe, comparativement à 33% pour le Québec \u2014 se recrute surtout à Toronto.Jamais à court d'arguments, Perrault réplique que les gens des grands centres en ont assez de payer $2 de stationnement, pour se faire dire par leur disquaire qu'il n'a pas en main l'enregistrement désiré.Aidé d'un personnel de 18 personnes, dont trois anciens élèves du Conservatoire qui l'assistent sur le plan musical, André Perrault a monté un service postal singulièrement efficace.Toutes les commandes reçues le matin \u2014 de 300 à 500 quotidiennement \u2014 sont expédiées le soir même, les préposés demeurant sur place jusqu'à ce que le dernier colis soit emballé.Pour alléger leur tâche, le directeur de la maison compte bientôt embaucher une \"équipe de nuit\".Le catalogue \u2014 sur lequel repose toute l'entreprise, précise son propriétaire \u2014 s'est nettement modifié .V .\t& \" \u2022\u2022 & '* J.¦ f- M # ¥ S % v \u2022 ' .\u2022p.^ * X \u2022 ' : S*******!' .' ¦' '\u2022 ' - ,; , ^ \u2014r\t\u2022\t3 & * æ v .\t%\t* ¦.\t.\t.-S.\t¦\t.\t¦\t- V J.\t4.i.\t.¦.¦ .-* - ¦\t\u2022 - ï C _ .î , v.¦ ¦a ' wevVT S'****»*.$$$.'./ «*\u2022.)#\tW.V \u2022, \u2022 ï : \u2018 RA'Ét: u Mww RAVEL « t'ŒUVRB d* ?tA.NO dîsquies avec les années.\"M.Schwann, rédacteur du célèbre catalogue discographique du même nom, m a donné de précieux conseils à cet effort Notamment d'en réduire le format (et du même coup les frais d expédition), d'employer un papier de moins bonne qualité\".Aujourd'hui, le catalogue Perrault qui tire annuellement à 100,000 exemplaires, compte plus de 15,000 titres provenant de quelque 50 étiquettes différentes.On y trouve un grand nombre d'enregistrements ne figurant pas dans le Schwann; soit que certains disques n'ont pas encore été distribués aux Etats-Unis (ce qui est souvent le cas pour les Deutsche-Grammophon), ou encore parce qu\u2019il s'agit de produits européens importés en exclusivité.Service et marketing Dans les nombreux classeurs voisinant les milliers de disques qui dorment sur les tablettes en attendant de trouver des oreilles attentives, se trouvent les noms de tous les clients, les commandes en suspens, etc, etc.Ces clients sont classés en diverses catégories (amateurs d'opéra, de piano, de flûte, de guitare, d'orgue, etc, etc) grâce à un système de cartes perforées, à la fois simple et complexe.A l aide de ces fiches, les préposés au marketing (André Perrault attache une grande importance à l\u2019élément \"mise en marché\"), informent les clients des nouvelles parutions selon leurs goûts.Ainsi l'amateur de musique symphonique sera prévenu des nouveautés dans ce domaime et non pas dans celui de la musique baroque, le fervent d'opéra se verra mis au courant des inédits en ce domaine, et ainsi de suite.Une garantie de dix jours s\u2019applique à chaque envoi.Si jamais le client n'est pas satisfait de son achat \u2014 pour quelque raison que ce soit \u2014 il pourra retourner le ou les disques et se les faire remplacer ou rembourser.D'ailleurs les vendeurs des différentes compagnies qui visitent fréquemment le magasin de la rue des Cascades, en savent quelque chose.Ils doivent passer par une petite pièce où se trouvent, dans différentes boites de carton, tous les retours et les reprendre sans discussion avant de pouvoir sortir leur \"livre de commandes' '.Homme d'action, André Perrault n'a pas l'intention de se reposer sur ses lauriers \u2014 ce qui est beaucoup dire puisqu'il affirme que son entreprise lui a rapporté des profits pour la première fois l'an dernier.Il songe à un \"camion-étalage\" (sorte de discobus), bien fourni en enregistrements, qui ferait le tour des commissions scolaires du Québec, dans le but d'aider à l'éducation musicale des enfants des écoles.Et aussi \u2014 pour compléter son bulletin de nouveautés \u2014 à établir une liste de disques les plus vendus au Québec et au Canada.Et aussi à la création d\u2019un \"Prix André Perrault\", destiné à couronner le lauréat d'un concours musical tenu au Québec.Et aussi au lancement d une étiquette de disques, non seulement pour une distribution chez nous mais pour échange avec les maisons européennes avec lesquelles il fait affaire.Et aussi, et aussi.André Perrault aligne les projets comme d\u2019autres les paris! SOLDES CARNAVAL Du 8 au 28 février 1975 .'.\u2022 .K- V *;-v ?' JmÉ- - *.-¦ a .r .fs ENCYCLOPEDIES EN SOLDE Ency.du livre d or .QC I Atlas illustré\tI Histoire du mondo * - I Encv.universelle éi $55.00\t' 1 495 I S31JOO\tSQ95 | ou»\t$1^95 | $4200\t$< en 16 volumes en 8 volumes en 16 volumes en 21 volumes librairie êarneau, Itée 47 - 49 RUE BUADE, QUEBEC \u2022 CENTRE-VILLE \u2022 FLEUR DE LYS \u2022 PLACE LAURIER \u2022 PLACE QUEBEC \u2022 GALERIES CHAGNON, LEVIS TEL.: 692-3790 \u2022r Québec, La Soiefl, samedi 8 février 1975 o / creima Denis Héroux: le Patof du cinéma québécois par Claude Daigneault POUSSE MAIS POUSSE EGAL; film québécois de 1975.Réalisation: Denis Héroux.Scénario: Marcel Gamache.Musique: Lee Gagnon.Images: Bernard Chentrier.Interprètes entre autres: Gilles Latulippe, Céline Lomez, Denis Drouin, Suzanne Langlois, Yves Létourneau.Huguette Oligny.Au Cinéma de Paris.Si Denis Héroux a donné avec \"Quelques arpents de neige\u201d l'impression qu'il affichait quelque velléité de faire du cinéma, son treizième long métrage établit définitivement qu'il a abandonné le cinéma pour le commerce.Jusqu\u2019à \"Quelques arpents de neige\", chaque sortie d'un de ses films lui fournissait ( occasion de poser deux gestes: le premier, de chercher des poux à la critique qui s'occupait de moins en moins de lui, et le deuxième, de s'expliquer longuement sur la valeur de ce qu\u2019il jetait en pâture au public.Ce qui avait permis à Luc Perreault de La Presse d\u2019écrire en octobre 1970: \"J\u2019ai toujours eu l'impression que ce dernier tuait ses films en cherchant trop à les expliquer et qu\u2019il se faisait du tort en voulant justifier une démarche qui m'apparaissait avant tout commerciale\" Dorénavant, je doute fort que Héroux cherche à \"expliquer\" le genre de cinéma (si on peut encore appeler cela du cinéma) qu'il fait II est devenu le \"Patof\u201d du septième art: il fait du commerce en vendant des images de personnages imposés par la télévision, comme le clown du 10 prétend amuser les enfants en leur vendant un tas de breloques qu'il fait fabriquer.Tout cela se comprend: la compagnie coproductrice du film, France-Film, a des affinités très très très étroites avec la station de la rue Alexandre de Sève à Montréal.Héroux dispose de bonnes vieilles recettes éprouvées pour mener à bien son entreprise qui consiste à faire rigoler en amassant des sous.La première consiste à choisir des comédiens que les téléphages adulent et perçoivent confusément comme représentatifs d'eux-mêmes.Grâce aux journaux à Péladeau, on sait \"tout\" de Gilles Latulippe, de Céline Lomez, de Juliette Huot, de Janine Sutto etc.Le fait que Marcel Gamache ait créé le personnage de Symphorien en fait l homme tout désigné pour inventer une suite de gags dans lesquels les personnages de la série se sentiront à l'aise puisqu'ils les répètent depuis des années.L'autre recette est simple: Héroux et son scénariste situent leur suite de sketches dans un contexte \"québécois\" mâtiné de traditionnel dépassé et de cocasseries rendues familières au public par les annonces de bière.Et comme Marcel Gamache est un gag-man \" plein de ressources, il fait flèche de tout bois et invente une série de grosses farces et de gags qui font rigoler le public le moins exigeant L'ensemble se révèle du niveau de la fameuse série britannique \"Carry On\" qui a inondé les écrans durant les années soixante.Pour faire bien, on glisse quelques blagues à tendance politique: l'anglaise outrée de voir Latulippe lui voler sa place dans une filée de gens \"sans savoir parler anglais\"; le fait que Yves Létourneau veuille se présenter candidat libéral alors que Denis Drouin le dit péquiste et toutes les \"pinottes\" contre le parti libéral.C'est un parti que Héroux doit bien connaître puisqu'il était responsable du 'Trudeau-Express\" durant la dernière campagne électorale fédérale.La cerise sur le gâteau, c'est l\u2019aspect strictement publicitaire du film.Dans \"Y'a toujours moyen de moyenner\", Héroux faisait bon ménage avec une marque de bière; cette fois, il passe une dizaine de \"commerciaux\" sur une certaine chaîne d'hôtels appartenant à des intérêts américains.Une fois chaque élément de recettes bien incorporé, on se rend compte que \"Pousse mais pousse égal\" est un film bien ordinaire.C'est du comique de situation comme en offre la télévision américaine et comme en offrait le cinéma muet à l\u2019époque où l'on croyait que c'était un amusement de foire.C'est rentable pour les producteurs qui sont aussi les distributeurs, et c\u2019est sûrement utile à Héroux pour payer son ioyer et son épicerie.Peut-être a-t-il décidé de faire du cinéma à l'étranger en coproduction, et nous réserver, à nous Québécois, son effort de \"marketing\u201d d'un produit insipide?Denis Drouin, Gilles Latulippe, Janine Sutto, Céline Lomez et Yves Létourneau dons \"Pousse mois LE CLUB SOCIAL MUGUET toutes les personnes séparées, veuves ou célibataires à ses soirées de DANSE.Tous les samedis à 21 h.au Lafayette 5(7 est, bout.Charest.DANSE ORCHESTRE tous les soirs ENTBEE UME \"LêS COTVtt's\" Fêtons le CARHAVALH! VENEZ VOUS AMUSER ET DANSER LA DANZA CASA CE SOIR DANSE \u2022 DISCO-BAR \u2022 \"ENTREE LIBRE\" 545, Ire AVENUE r ^ Frankie fa», BOUL LAURIER, STE-FOY - TEL: 653-5234 BAL TABARIN hr uwc WÜIK niül taeséit », 11k, tk.(assslw» tk.e 11k.l'wtMNé As tk à A.CABARET > SUPER CLUB 550 de la Couronne - Tel.: 524-5200 40, St-Nicolas \u2022 coin St-Paul 2 iMouisuirits dinuusts feHJÎc loKewe comovlique ^¦VIVI l AMOUtl 0P RINA BERTI TANNIC LONDON CLAUDINE AUBERT MICHEL LARRO DIANE OftVlS TOUS LES SOIRS u XM sauf le lundi dieter fess orqaniste-rr.anieur bavarois POUR LE DINER (7 h 30 a 9 h 301 SALLE ST CASTIN POUR LA OANSE (10 h a 1 h) CAFE NORMAND Reservations 8-19 446.1 MANOIR Mardi au mmfrodi: TOhûO p m 12K30 om.Sam* %00 - tlhOO lhOO.Pimondei 5K30 p.m.9h00 nhoo Rés 692-2529 Denis Héroux Lac BfUupori LE CERCLE ELECTRIQUE 27 Côte du Palais CE SOIR et DIMANCHE Commençant CARNAVALGNS ¦GAIEMENT !| L'OSTRADAMUS l Présente Pour It dernier soir à la demande générale Un bon repas à la brasserie LA CALÈCHE Alan Gerber A l\u2019heure du cocktail, de l\u2019apéritif, ou à toute heure que danse et musique Les 10 et 11 tev.- J«n Ou 12 au 15 fév.Musique d'atmosphère ¦ au piano-bar avec Le groupe chilien Quillahua L'OSTRADAMUS café-cabaret 29, rue Couillard peuvent agrémenter YEARS ALBERT CHANCY DANSE TOUS LES SOIRS CE SOIR DIMANCHE Commençant merer* \u2022\tTI-OUS f \u2022\tT1-MOUSSI Club Le Vieux Bardeau Tout cela pour vous amuser sous un même toit ! fSTONS le CARNAVAL une bonne main d'applaudissement pour CLAUD notre bar-salon 1 Ob «t mmu't auberge Quality Inn AU nUO ÏMI MARC RUEL 3115, boul.Laurier, Ste-Foy tél.: (418) 658-5120 «Un peu en retrait.mais tellement en avance» 95, CHEMIN STE-FOY (Coin «v.Cortlor) 522-8971 nance avec orcnosir UANOC LES DECIBELS « tN >111III CLAUDE WADE il * Û I JSiSL - \\ f - \"'\"JW\u2019 - % «r * Spectacles tous les soirs (Dimanche: relâche) »\u2022 LOEWS L_g Concorde Place Montcalm *¥ \u201cL'hôtel par excellence.\u2019\u2019 Pour renseignements: 647-2222 ciiiniiiiin PATINEZ, GLISSEZ, AMUSEZ-VOUS avec vos parents et amis, passez des après-midi et des soirées de gais plaisirs aux sports d'hiver du Château Frontenac.PATINAGE GLISSOIRE \u202275 adulte* ¦50 Juif.U| I.¦Vw BfïïOflTl 1.75 P* «éance ?u Château Frontenac » r V mf ^^OIVOIQ-VOUS h A U IUK\tA n AU-KU DO ETOUS.\" 2001: odyssée de I espace ilk.ft* BUS DINO DI UUMEMT1IS l)|IM Adultes fo^\u201cTHE LONGEST YARD it»*®; Charly Chlaog Linda Urtg GABRIEUE DRAKE ME ME LAV MANCIE WAIT ASTR10 FRANK \u2014THE GAZETTE ¦THE MONTREAL STAR tar mumIim * tfinanaha Quind lM fillet.1.11 Tier* A lfc.10 O» - LU pm.Aar.ap.Jwm filial M Htf !¦» PLACE QUEBEC 525 4524 « A.ma um-iM msm EMPIRE KARATE Des agents secrets aux prises avec une bande de .criminels fl\\av«'ce^oU\\eut «IFftSDjK^ Couleur 1 CINÉMA G MIDI MINUIT 252 ST.JOSEPH EST 522-2828 LAIRET 1044, 3p AVENUE, 523 5050 ALOUETTE 2500 LAURIER blvo ste Fovj 656 0592 CAPITOL 972, ST JEAN, 522 6300 par Claude Daigneault que \"César et Rosalie\", bien que les mêmes ingrédients de tendresse, d 'humour, de violence contenue, de déchirements, d'espoirs déçus ont contribué à cuisiner ce plat délicat que l'on savoure mais qui laisse sur sa faim.Cette fois, l\u2019adversité a une méchante tendance à trop bien faire les choses, à accumuler de trop sombres nuages sur la tète de cette tribu bien gentille que composent les personnages du film de Sautet On finit par se dire que peu importe d'y croire: l'ensemble exhale un tel parfum de sincérité qu'on se laisse aller A subir le charme.Ces hommes de quarante ans que les difficultés matrimoniales ou financières forcent enfin à sortir du cocon de l'adolescence s'offrent à nous avec tant de sympathie que nous ne pouvons guère leur refuser quelque attention.Les enfants de Guy de Larigaudie et du Père Hublet dispo- sent de ressources de charme incommensurables.Ramené à des proportions moins éthérées, le sixième long-métrage de Sautet expose les tribulations d'un petit groupe d'amis, une espèce de commune bourgeoise de fin de semaine, que l\u2019amitié ne parvient pas à protéger contre les coups sournois de l\u2019adversité.Il y a deux clans qui tentent de cohabiter dans une même aspiration de bonheur discret: les vieux que des besoins matériels de plus en plus grands ont transformés en romantiques déçus et trop calculateurs, repliés sur leur incapacité i être eux-mêmes, et les jeunes, vivants, et fonceurs, moins embertifi-cotés dans leur moi intérieur, à l'aise avec des aînés charmants et amicaux.Les problèmes des vieux apparaîtront graves à leurs yeux, mais sans les empêcher de tourner les difficultés à la blague (scène de François, à table, un dimanche comme les autres).A l'attitude cassée et larmoyante des vieux, ils répondent par urne attitude calme, une leçon de courage (le combat de boxe de Jean contre un adversaire plus fort).Mais ces hommes entre eux, malgré leur morgue grandiloquente, trahissent un besoin commun: celui de la femme.Pas uniquement épouse-cuisinière-mère-maîtresse-confidente: mais la femme-bâton, la femme-pansement, la femme-moitié, la femme-soeur qui poigne les coeurs blessés qu\u2019on porte en écharpe.Comme dans les autres films de Sautet, cette femme est belle, fine, intelligente.Mais elle n'a plus envie de jouer les Pénélope auprès du grand garçon complexé qui lui sert d« mari et qui brûle son enthousiasme sur l'autel de l'égocentrisme.Elle se rebiffe, se met à vouloir vivre sa vie et faire l\u2019amour avec qui elle l'entend.Elle veut aimer et ne plus servir de tapis.Même bien brossé.Alors les vieux, presque tous, se retrouvent seuls.Avec leur partie de ballon et leur repas du dimanche.Les jeunes leur manifestent toujours une tendresse sentimentale: mais ils ont envie de changer d'air et ils s'éloignent doucement Comme les femmes.Ils laissent les hommes de quarante ans à leur \"ah! - ccmme-nous-étions-heureux-quand-nous- étlons-jeunes\".A leurs sarcasmes amers et leurs mesquineries.Film doux-amer, \"Vincent, François, Paul et les autres\" romance les tribulations d'une génération blasée et hésitante.Avec ses couleurs ténues et sa grosse musique bebète, dans une structure linéaire rigide, et avec ses plans intérieurs ponctués d\u2019images bucoliques, il découvre un aspect désabusé de nctre société contemporaine, mais sans pouvoir s'empêcher de faire sourire.La performance d'excellents comédiens (er particulier Yves Montand qui est vraiment étonnant) contribue en fin de compte â situer ce film dans la lignée des bons spectacles qui amènent le spectateur à oublier qu'il existe.VINCENT, FRANCOIS.PAUL ET IJT.AUTRES: film français de 1974.Réalisation: Claude Sautet.Scénario: Jean-Loup Dabndie, Claude Néron et Claude Sautet d'après le roman \"La grande mande\" de Claude Néron.Images: Jean Boffety.Musique: Philippe Sarde.Interprétés entre autres: Yves Montand, Michel Piccoii, Serge Reggiani, Gérard Depardieu, Stéphane Audran, Marte Dubois, Ludmila Mikael.Au cinéma Odéon.salle Le Dauphin.Emouvoir est un art et Claude Sautet le pratique avec une aisance désarmante qui ne l'empêche malheureusement pas de chuter dans la fosse du mélodrame.Pour en sortir aussitôt cependant comme s'il se rendait compte de lui-même que le ridicule est proche parent de la sentimentalité.Serge Reggitmi et Michel Piccoii dons \"Vincent, François, Poil et les mitres RUN Version F rant .us Son \"Vincent, François, Paul et les autres\" est d'un moins bon crû prêtante Va .v.VV ¦ v^-; Sem.Sem POUR TOUS de Succès \u201cGagnant des prix:\" \u201cMeilleur film de l\u2019année.\" \u201cMeilleur réalisateur: Felini.\" \u2014N.Y.FILMS CRITICS Le meilleur film de l'année.\" TIME MAGAZINE \u2014N.Y.TIMES Le film #1 de 1974.\u2014JUDITH CRIST Un des dix meilleurs films de l'année.\u201d Samedi \u2022 Dimanche Quand lot filles\u2014 1.IS - 4.10 \u2022 SJSO \u2022 Ma Jeunes filles tu pair MO \u2022 SJO \u2022 LOS DANS VILLE VIGILANT LA UN SEUL EST JUGE, LUI EXECUTEUR.JURY ET SERPICO avec Al Pacino Danin! too U Hau JmS-««nl.B-UI-Uhloyta kO TW a* 18ans Adulte.Horaire: Ro.complota à fh.- 3h.- SQ.- Th.-9h.pjn.24, DE IA FABRIQUE 692-2190 CHARLES BRONSON dans un film de MICHAEL WINNER Les spectateurs ne font pas que le voir ! ANS \u201cUN JUSTICIER DANS LA VILLE\u201d Ils en partent ! Ils l'acclament : Ils chahutent! Ils explosent! Et ils l'aiment! FUAMOUrr PICTURES PRESEXTI VERSION FRANÇAISE OE \u201cDEATH WISH* UNE PRODUCTION ALBERT S.NUDDT EN VEDETTT BURT REYNOLDS LES DURS Lino Ventura Isaac Hayas Nanim la, Die é Novi Mean U - Il IA Sem.*\u2022 EDDIE ALBERT m MIM CO VEDETTES M\tEDLAUTER MIKECONRAD '^\"1\u2014Horaire: Sam.ot Dinu 2hJ00 -Enmna 4h.!0 - 6hJ0 - Sh.40 pm Sur PLoca ou«««c »».»» t>w.i Th.ot Sh.18 pjn.Dm m-ta-ta ¦ 18 ANS adutte?ttmnmw -OHMHsya Le plus grand duel t des maîtres du V KARATÉ !\t^ Queooc, U So'oii Kimad* û tovner 1V75 O crema \"Vincent, François, Paul et les autres La commune bourgeoise de Claude Sautet CANADIEN LuJ\t114 ANSI AÏ AU! DELON EDe MIREILLE OARC rautre Jane Davenport (Madly) un étrange ménage à trois.unflknde ROGER KAHANE musique de FRANCIS LAI ^^46220++./^^ 9 381107^707 I mœm.Ww?ffî' EN PRIMEUR T SEMAINE Un film de avec LENA JOHANN LORIS DELAAS MARION miHgçkinpa Adultes ¦NI NOTSCHK A m retire aussi son pantalon le Me/UcuR PU It/NtWS U This HdkKL pu AU IS JAMES COBURN \u2022 KRIS KRISTOFFERSON BOB DYLAN\tJASON ROBARDS Musique BOB DYLAN\tRealisation SAMPECKINFAH PAT GARRET BILLY LE KID ?£\u2019\t'7 * NINOTSCHKA ¦ 1 00 - 4 00 - 7.00 - 10 00 - LES CRACKS AU UT: 2 40 - 5 30 - 8.30 y.y.w.v.uuuowuuw fi*** PIGALIE LE BIJOU J1S*Ul S?JOSIFHIST III 5IS WI4 mam C'est à la blague que Jean-Pierre Lefebvre évoquait le fait qu'il \"fêtait'' ses dix ans de cinéma, lors d'un entretien que nous avons eu il y a quelques jours.Dix années au cours desquelles il n'a jamais cessé d étonner le monde du cinéma québécois par ¦ impossibilité dans laquelle il s'est mis de correspondre aux épithètes qui venaient vite à la bouche de ceux qui tentaient de \"l'analyser Peut-être parce que le cinéma qu'il fait se révèle à son image: celui de la simplicité, de la ferveur.C'est à 1 âge de 15 ans, à l'âge des études classiques au collège Bourget de Rigaud, qu'il a ressenti un coup de foudre pour le cinéma.Il découvrait Eisenstein, Fellini, Dreyer alors que jusqu\u2019alors il avait été marqué par le cinéma commercial, le western et les comédies musicales.''Le cinéma m'a surpris, comme une espèce de pays merveilleux, magique et libre.\" Il a poursuivi ses études en pensant à faire des films et il est allé passer un an à Paris pour voir des films.Lorsqu'il réalisa \"L'homoman\", un court métrage, il n'avait même jamais fait de cinéma amateur pas plus qu'il n'avait touché une caméra.\"Ce n'est pas le film qui m a convaincu que j'étais fait pour continuer.C'est plutôt \"Le révolutionnaire\", mon premier long métrage qui m a embarqué.Après lui, je me disais: est-ce que j\u2019en ferai jamais un autre?Aujourd'hui, je sais que j en ferai d'autres, mais je trouve cela de plus en plus difficile.\u201d Evolution Le cinéma de Lefebvre est d'abord apparu comme ambigu et d'accès difficile, peut-être parce qu'on comprenait mal un film qui correspondait mal aux critères imposés depuis toujours par le cinéma commercial.Puis, depuis 1973, Jean-Pierre Lefebvre a produit coup sur coup deux films, \"On n'engraisse pas les cochons à l'eau claire\u201d et \"Les dernières fiançailles\" témoignant d'un retour à un réçit linéaire et à une grande simplicité de ton.' 'C'est vrai que mes deux derniers films sont plus accessibles.Je pense que ce qui s'est produit, c'est une maturation de mon \"talent\" (entre guillemets) et une maturation du public.Lorsque j\u2019ai présenté une deuxième fois \"Les dernières fiançailles\" à quelque temps d'intervalle à une équipe de Radio-Canada, on m a dit que j'avais fait de bons changements au niveau du montage et que le film s'était amélioré.Pourtant je n'avais rien changé.Des gens qui revoient mes vieux films disent la même chose.Pourtant, je n\u2019ai jamais retouché aucun de mes films.A l'époque, un film comme \"Le révolutionnaire\" ne s'inscrivait pas dans un cinéma traditionnel, avec un découpage traditionnel (ce qui est le cas des \"Fiançailles\").La thématique des \"Fiançailles\" peut d'ailleurs rejoindre plus de monde que celle du \"Révolutionnaire\", parce que j avais fait le \"Révolutionnaire\" pour 1.000 personnes, alors que j'ai fait les \"Fiançailles\" pour un million de Québécois\".\"C'est dans le mauvais cinéma commercial que n existe pas cet esprit de respect des collaborateurs: la plupart des ' grands du cinéma travaillent en équipe de la même manière.Pense à Bergman, à Bunuel, à Fellini ou à Ford.\" Après l'occupation du BSC L'automne dernier, l'occupation du Bureau de Surveillance du Cinema à Montréal a secoué l'inertie de bien du monde: après 12 ans d attente, les cinéastes se mettaient en colère devant le refus du gouvernement actuel de présenter,le projet de loi-cadre du cinéma.En sa qualité de président de I Association des réalisateurs, Lefebvre a pris une part plus qu'active à cet événement.Quelles conclusions tire-t-il du geste posé?\"Il s'est d\u2019abord produit une cristallisation du milieu du cinéma.Nous n'avions jamais eu de contacts aussi profonds.Nous avons connu une profonde identification à un moment où le cinéma québécois est en train de s'éparpiller à cause des valeurs commerciales et des intérêts commerciaux qui sont apparus.\u201d \"L'autre point important est le fait que le dossier est enfin rendu public.Et je fais amende honorable à la presse qui, contrairement â ce que nous avions d'abord laissé entendre, a été d une grande exactitude en transmettant ce dossier au public.Désormais, il ne sera plus possible au gouvernement de tout balancer pour repartir à zéro, même si on changeait le ministre en place.\" Les associations regroupées au sein de la Fédération de l\u2019industrie du cinéma, vont poursuivre leur action à leur niveau, mais aussi au niveau du public, ce qui suppose d autres gestes concrets dans le but de communiquer l'importance du document et des problèmes culturels du Québec en général.Notre but et notre action étaient politiques et nous entendons continuer le combat sur ce plan.\" Engagement politique et cinéma Comment Lefebvre considère-t-il rengagement politique d'un réalisateur, ou plutôt le sien face à son expression cinématographique?Je fais du cinéma social, plutôt que politique.Ou mieux, du cinéma familial, toujours dans l'esprit de la grande famille québécoise dont j ai parlée.\" Quel que soit le sujet d un film, il doit toujours offrir une incidence sociale.Les dernières fiançailles\" a été fait dans le but de créer un pont entre les générations, par exemple; c'est réjouissant de constater que les jeunes se sont emparés du film: ils ne connaissaient pas ces aspects anciens (religieux entre autres) du Québec.Mais le film a aussi été fait pour parler des problèmes de solitude, qui sont au centre de mes préoccupations.\" \"On n'engraisse pas les cochons.\" avait une tangente sociale plus immédiate, plus accrochée à des réalités concrètes.Tout film est politique jusqu à un certain point.Mais je n ai jamais fait de film politique didactique au premier degré et je ne sais pas si j'en ferai.\" Pour l'instant, Lefebvre prépare trois autres films: un premier, intitulé \"Les gars des vues\" qui sera fait avec des amateurs et des moyens amateurs, un autre, probablement en mars, qui s'intitulera \"L'amour blessé' et qui se situera dans le cadre d'une ligne ouverte radiophonique, et un troisième, à l'état de projet, qui se réaliserait en coproduction avec la France.Jean-Pierre Lefebvre .\"Je n\u2019ai pas changé.Je continue à dire les mêmes choses qu'au début Pour moi.un film est une porte nouvelle sur un univers qui est le mien, c est-à-dire le Québec.Ce que j'appelle la grande famille du Québec et qui est la mienne.\"Le révolutionnaire\" était un film sur la solitude, comme Les dernières fiançailles\", comme \"On n'engraisse pas les cochons.\" qui rejoint les mêmes préoccupations.\" Pratiquement inconnu au Québec, \"Les dernières fiançailles\" est pourtant un film qui a obtenu beaucoup de succès à l\u2019étranger, à commencer par Cannes.Récemment j'apprenais qu\u2019il tenait L affiche depuis six mois dans un cinéma parisien.Qu'est-ce qu'il signifie dans l'évolution de Lefebvre?\"Ce n'est pas un nouveau départ mais plutôt, une nouvelle façon d'aborder un médium comme le cinéma et un public de cinéma.C'est une nouvelle façon de faire qui a commencé avec \"On n'engraisse pas les cochons\", alors que \"Les maudits sauvages marquait la fin d'une période plus politique dans son articulation.Dans cette période \"politique \", j'accordais plus d'importance à bouleverser le langage, à bouleverser les choses qu'il y avait derrière aussi.Ca m était nécessaire parce que j'avais besoin de m'identifier, parfois contre les autres.\u201d \"Cette nouvelle période qui commence essaie de faire un pont entre 1 ancien et le présent, d'où la volonté d'essayer une forme de cinéma plus simple mais qui demeure rationnelle et distancée.Je me suis amélioré, mais le milieu du cinéma aussi; les équipes techniques aussi ont évolué vers le mieux.\u201d Conception du travail Comme Jacques Leduc avec qui il aime beaucoup travailler, Jean-Pierre Lefebvre privilégie une technique de travail en équipe avec la notion de l'individualité du créateur?\"Un film, répond Lefebvre, c est la responsabilité de tout le monde, mais une responsabilité spécialisée.Deux caméramen ne peuvent regarder en même temps dans le viseur, pas plus que deux réalisateurs ne peuvent être en même temps chef d'orchestre.Et le réalisateur c'est cela: un chef d orchestre.\" \"Le sens du travail en équipe est justement dans cette responsabilité spécialisée que chacun accepte et qui détermine non pas par rapport au réalisateur, mais par rapport au sujet du film.En conduisant une automobile, un gars surveille les signaux routiers, la ligne blanche, tandis que les passagers regardent le paysage: mais personne n'est frustré de la situation.\"Des mois avant de tourner un film, je contacte mes gens pour parler du film, même lorsque le scénario n est pas écrit.Chacun connaît son morceau: c est le réalisateur qui les fait coller ensemble Le tournage se fait dans un esprit de fête et d amour, mais aussi dans un esprit de respect de T autre.\" $ «ËË0UÏIBI \t 14 ANS\t St-Agapit L0TBINIERE Vendredi somedi dimotche O 8b p m \"BINGO U VALISE \u2019 >/ li fllTOl du FHT1WII ^ C# uk #( émues* TU» ' LES CHIENS DE PAILLE'' wc Ourttn C.toit , I0U» el dimanche a OhJO récitals LES SÉGUIN Oimanche \u2022 ihJÛÙ, 4MB HAROLD et MAUDE CARTIER 8?ST -V-v 4* SEMAINE! \u2019Le PARRAIN\" vous faisait une offre que vous ne pouviez refuser.\"La CITE de la VIOLENCE\" ne vous donn^ pas le choix.Si vous n appartenez pas à la famille, surveillez-vous! Charles Bronson Jill Ireland Telly Savalas COBLE UBS \u2014 Complamaal dt programmé: \u2014 LES 5 DOIGTS DE U MORT CITE delà VIOLENCE Version française de \"the family\u2019 HORAIRE : 5 D0IST5 DE LU MORT 1 10 - 4 25 - 7 40 CITE DE LA VIOLENCE 2 3j - 5 50-910 J.-Léo Gagnon et Marthe Nadeau, dons \"Les dernières fiançailles \u2019 Les Galeries Canardiere \u2022 661 -8575 \u2022 Stationnement Gratuit SIS) ducui te fin par Claude Daigneault crama ) Les dix ans de cinéma de Jean-Pierre Lefebvre Québec, Le Soleil, somedt 8 février 1975 -\\ I l Ooébmc, U Soleil, lomedi 8 février 1975 D 11 imuisiquie Le jazz s'installe en nos murs par Jacques Marois ht Soleil.Roland Marrmu ' 'l'univertité doit continuer d'assurer la diffusion d'artistes et orgoniser des ateliers de travail pour les musiciens locaux avec eux.\" S ' \u2022 ) Les amateurs de jazz, à Québec, connaissent tous Denis Lelièvre; co-animateur, avec Jean-Pascal Souque, de la principale émission radio consacrée à cette musique dans la région, (CKKL-FM, le vendredi soir), on lui concède une culture jazzistique très complète, et ses commentaires, souvent intarissables, restent néanmoins toujours judicieux.Ce que l\u2019on sait moins, c\u2019est que Lelièvre et Souque sont aussi les instigateurs de la première série de concerts de jazz offerts à Québec (au Pollack de l'université).La rumeur veut aussi que cette série ne puisse présenter ses deux derniers spectacles, faute de moyens financiers.Nous avons donc rencontré Lelièvre pour en avoir plus long à la fois sur la survie des concerts à Laval et sur sa propre vision de l\u2019avenir de la musique de jazz à Québec.En bon universitaire (il est professeur de français dans un Cegep).Lelièvre avait bien préparé sa matière, si bien qu'il a pu nous brosser avec rapidité et précision le tableau que voici.Vulgarisation \u2019 On me demande souvent ce que j'ai l\u2019intention de faire pour le jazz dans l'avenir.A cela je réponds toujours que c\u2019est une musique difficilement accessible à la majorité, et que par conséquent, il faudra la vulgariser, contribuer à en faciliter l\u2019accès.Pour ce faire, il existe trois types d\u2019action parallèles: le premier, c\u2019est de faire diffuser cette musique à la radio plus qu elle ne l a été jusqu'à présent C\u2019est ce qu\u2019on a fait à CKRL depuis deux ans, les autres stations nous suivant dans une certaine mesure.Ensuite il s\u2019agissait pour nous, et ça, c\u2019est encore plus important, de permettre aux musiciens qu on passe, d\u2019ètre entendus en spectacle; c'est pour cette raison qu'il y a eu organisation de concerts.Le troisième pian, moins important consistait à écrire des articles théoriques sur cette musique, ce que nous avons fait dans les deux derniers numéros de la revue \"Le musicien québécois\".r- \\ Les concerts de jazz ont donc débuté l an dernier à Laval.Lelièvre et Souque faisaient l'émission du vendredi et les gens des loisirs sociaux-culturels, qui ne se connaissaient pas.leur ont demandé conseil.Devant le succès des deux événements qui eurent lieu à ce moment l\u2019université leur demanda de mettre sur pied une saison de huit concerts pour cette année.\"L'objectif que nous poursuivons, dit Lelièvre, c'est d\u2019éveiller les gens à une nouvelle musique.Il s\u2019agit de types d\u2019artistes précis, pas nécessairement les plus connus, parce que des gens comme Hancock, Corea et Davis peuvent être assumés maintenant par d\u2019autres circuits, plus strictement commerciaux.\"Nous croyons qu\u2019en vertu du rôle d\u2019avant-garde culturelle que doit jouer l\u2019université, celle-ci se doit d\u2019assurer la diffusion d\u2019artistes moins bien servis par les grands circuits commerciaux, notamment les groupes où la musttflie improvisée est importante.\"Nous comptons aussi sur l'organisation d'ateliers de travail avec les artistes invités du concert (workshops) pour les musiciens de Québec, parce que l\u2019enseignement de l\u2019université est très classique, traditionnel, et qu'on n'y trouve pas de professeurs de jazz.Or les gens que nous faisons venir sont souvent parmi les plus compétents dans ce domaine, puisqu'ils exercent ce genre d\u2019activité régulièrement, dans un grand nombre d\u2019universités américaines\".Plafonnement?Cette année, six des huit spectacles prévus ont été présentés et ils ont connu un succès relatif.On a réussi à conserver une moyenne de quatre cents entrées par spectacle, ce qui double pratiquement le chiffre de fréquentation par rapport aux manifestations sporadiques du passé.Il semble cependant quasi impossible pour le moment de dépasser cette moyenne autrement qu\u2019en engageant des musiciens plus connus, ce à quoi Lelièvre se refuse: \"Je ne crois pas qu'il soit nécessaire, même du point de vue financier, de changer notre politique.Les groupes plus connus coûtent beaucoup plus cher et je ne crois pas qu'ils attireraient tellement plus de inonde.Nos problèmes actuels n\u2019ont rien à voir avec le fait que nous ayons présenté des groupes difficile d approche II s'agit plutôt d'un problème de régie interne à l\u2019unviversité et il ne serait pas bon d\u2019en discuter maintenant Nous travaillons à trouver une solution et je reste optimiste en ce qui a trait à la présentation des deux derniers concerts de cette année \"D'ailleurs je pense à l\u2019avenir et je voudrais mettre sur pied une série qui s'intitulerait 'Jazz.Blues et Musique improvisée\u201d Il n'est pas question de rester en territoire déjà exploré II faut aller vite, rompre les ponts.On a réussi a faire entendre une musique difficile à des gens qui l\u2019ont découverte avec bonheur.C\u2019est un gain considérable.Donc, il est possible que nous intégrions petit à petit des manifestations de musique électro-acoustique, des concerts comme celui d Anthony Braxton qu\u2019on ne sait plus trop où classer.Nous avons en quelque sorte un rôle de dépisteûr culturel et nous entendons continuer à le jouer\" Lelièvre compte continuer à travailler dans le milieu universitaire, qui lui offre les meilleures disponibilités techniques, les appuis financiers dont il a besoin et surtout 1 arme de diffusion que représente CKRL-FM.Il projette aussi d intégrer dans l\u2019avenir davantage de musiciens québécois dans l'ensemble des concerts présentés A l'écouter parler, on partage vite son\tenthousiasme et on est aisément convaincu que le problème actuel trouvera une solution.Le jazz semble donc définitivement installé dans nos murs (Collaboration spéciale) LA DIRECTION SOUHAITE À TOUS JOYEUX CARNAVAL! POUR TOUS CLAUDE HEROUX / présente Gilles LATULIPPE * ~ pousse mis pousse ém t / avec Céline LOMEZ et Denis DROUIN Suzanne LANGLOIS Yves LETOURNEAU Huguette OLIGNY ^-n.XW' J N U un film de DENIS HÉROUX - DISTRIBUTION FRANCE FILM JANINE SUTTO- JULIETTE HUOT- FERNAND GIGNaC-JEAN LAJEUNESSE-JEAN - PIERRE MASSON MICHEL NOEL-JACQUES DUVAL-DENISE ANDRIEU-JEAN GUILDA-ROGER TURCOTTE \u2022 JACQUES LORAIN MARCEL GAMACHE- MANDA PARENT-JACQUES FAMERY- MARTHE NADEAU-ROBERT DESROCHES PIERRE JEAN-SUZANNE VALERY SCENARIO ET DIALOGUES MARCEL GAMACHE MUSIQUE LEE GAGNON UNE PRODUCTION CINEVIDEO INC COMPAGNIE FRANCE FILM TELE CAPITALE LTEE AVEC L AIDE DE LA SOCIÉTÉ DE DEVELOPPEMENT DE L'INDUSTRIE CINEMATOGRAPHIQUE CANADIENNE HORAIRE: 1h.- 3h.- 5h.- 7h.- 9h.(\u2018inéma * PARIS 966, RUE ST-JEAN QUEBEC TEL: 522-7811 EGALEMENT AU CINEMA TACHE MONTMAGNY / \\ Québec, U Soleil, lamedi 8 février 1975 à québec ^ f Saint-Pierre, peintre aujourd'hui ^ H ellf rubrique est mise gratuitement a la déposition des differents groupes socio-culturels.a (lire d infomialionl le/
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