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Le soleil
Journal quotidien d'information de grande diffusion publié à Québec. Il a longtemps été associé directement aux partis politiques libéraux.
[...]
Le Soleil voit le jour à la fin de 1896 pour prendre la relève du quotidien d'allégeance libérale L'Électeur, qui avait subi la réprobation de l'Église. Sans perdre un seul jour de publication, le journal, qui avait publié les contributions de Louis Fréchette, Arthur Buies et Wilfrid Laurier, est relancé sur un ton plus modéré, sous son nom actuel, à l'initiative d'Ernest Pacaud et des directeurs de la Compagnie d'imprimerie du Québec.

Jusqu'au milieu du XXe siècle, les principaux actionnaires et dirigeants du journal sont des hommes politiques libéraux. Le Soleil s'affiche d'ailleurs pendant tout ce temps comme un organe des partis libéraux provincial et fédéral. Il deviendra par la suite un journal d'information généraliste.

Au fil des ans, le journal accueille les contributions de grands rédacteurs et journalistes : Ulric Barthe, Henri d'Hellencourt, Jean-Charles Harvey, Joseph Barnard, Raymond Dubé, Joseph Hardy, Joseph Voisard, Henri Dutil, Paul Audet et Gilbert Lavoie, parmi plusieurs autres. Dès le milieu des années 1930, Germaine Bundock et Renaude Lapointe tiennent des chroniques féminines et couvrent les actualités culturelles et sociales; viennent ensuite Monique Duval, puis Lise Lachance. Le journal imprime des photographies d'Alcide puis de Pierre Martineau, et plus tard de Raynald Lavoie et de Clément Thibault. Les caricaturistes Raoul Hunter, puis Berthio (Roland Berthiaume) et André-Philippe Côté y feront aussi leur marque.

En 1936, Le Soleil consolide sa présence sur le marché de la presse quotidienne de Québec lorsqu'il acquiert son concurrent, L'Événement, publié depuis 1867, puis Le Journal en 1938. Les deux titres sont fusionnés. L'Événement-Journal sera publié de 1938 à 1962, puis il reprendra le nom de L'Événement jusqu'à sa fermeture définitive en 1967.

Après avoir été présidé par la famille Gilbert (à partir de 1948), Le Soleil est acquis en 1974 par Jacques Francoeur et le groupe Unimedia. Le journal passe aux mains du groupe Hollinger de Conrad Black en 1987, puis à celles du groupe Gesca en 2000. En 2006, pour faire face à la concurrence du populaire Journal de Québec, il abandonne le grand format pour adopter le format tabloïd.

Le Soleil
est tiré à 22 000 exemplaires en 1907, à 49 000 en 1932, à 121 000 en 1960, à 160 000 en 1971, pour redescendre à 100 000 exemplaires en 1987 puis à 80 000 en 2000.


Sources :


BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 11-15.

LEMIEUX, Louis-Guy, Le roman du Soleil - Un journal dans son iècle, Québec, Septentrion, 1997.

BOIVIN, Mathieu, « Tout petit, le Soleil », Trente, vol. 31, no 8, septembre 2007.

CARDINAL, François, « Le Soleil brillera-t-il pour Gesca? », Trente, vol. 25, no 6, juin 2001.


Éditeur :
  • Québec :Le soleil,[1896]-
Contenu spécifique :
Cahier F
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Électeur (Québec, Québec : 1880 : Édition quotidienne)
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Références

Le soleil, 1975-02-12, Collections de BAnQ.

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[" cahier gros plan SOLEIL QUEBEC, MERCREDI 12 FEVRIER 1975 (I) La crise dans l'industrie textile La production canadienne, moins coûteuse que l'importation, a stabilisé le marché Les consommateurs canadiens ont toujours vu d'un bon oeil les importations des pays étrangers.Ce qu'ils savent moins, c'est que n'eût été de l'industrie textile canadienne.les manufacturiers canadiens de vêtements auraient payé 30, 40 et même 50 pour cent plus cher, leurs fils et leurs tricots au cours des deux dernières années.En effet, au cours de la période fin 1972 milieu 1974, les prix des fils et des tricots de toutes sortes ont subi d'énormes fluctuations.D'après des chiffres fournis par l'Institut canadien des textiles, (le fédéral n'en n'ayant pas pour des périodes aussi récentes), les prix des tissus de laine peignée sont passés progressivement de $3.90 la verge à $8.90; puis au cours des derniers mois, ils se sont de nouveau affaissés.Quant aux tissus moins luxueux comme le tricot double, le polyester, le coton tissé et le nylon tissu, la situation s'est avérée identique à celle des tissus de laine peignée.L'examen des courbes de prix pour ces textiles, révèle en effet qu\u2019au cours de cette période, les prix des tissus et des fils importés ont grimpé rapidement au-dessus des prix des producteurs canadiens pour redescendre par la suite.Il ressort donc clairement que les supposés pays à faible coût de revient (à cause des bas salaires) ont montré au cours des dernières années des signes d'essoufflement à soutenir la concurrence internationale.Comme les produits importés dans le domaine du textile primaire occupent 50% du marché depuis le début des années 1970, les producteurs canadiens ont éprouvé dans ces circonstances beaucoup de difficultés à répondre à la demande.En dépit des investissements effectués et des hausses de salaire accordées, ils sont quand même parvenus à vendr leurs produits moins chers que les pays traditionnellement à faible coût de revient.Il en est même résulté une hausse considérable de leurs bénéfices au cours du dernier exercice financier.Mais pourquoi les prix ont-ils soudainement montés à de niveaux jusqu\u2019alors inconnus, pour ensuite redescendre brusquement?Quelle est la logique de ce phénomène?Cela n\u2019est pas sans rappeler les coups du pétrole et du sucre.Pour Yvon Jacques de la Fédération canadienne des Travailleurs du Textile, il faut peut-être y voir une tactique des Japonais pour s'emparer du marché.Ils avaient en effet constituer auparavant de gros achats de laine et de coton en Australie et aux Etats-Unis.En fait, il faut se demander ce qui serait arrivé si l'économie capitaliste (dont le Japon fait partie) n'avait pas connu le resserrement monétaire et les taux d'intérêts élevés des derniers mois.Tout comme il faut se demander ce qui serait arrivé si le Japon avait main tenu excédentaire sa balance commerciale comme c'était le cas lorsque les prix des ses tissus et de ses tricots ont monté en flèche bien au-dessus des prix des manufacturiers.canadiens.Textes de Michel Morin Car en définitive, ce sont les banques japonaises qui ont coupé court aux ambitions des producteurs japonais.Ce sont elles en effet qui les ont forcés à écouler les inventaires financés à prix fort qu'ils avaient accumulés pour provoquer des pénuries et une hausse de leurs profits.Il fallait payer la facture des hydrocarbures et redresser la balance commerciale.C\u2019est cette concurrence, qui a en quelque sorte un caractère artificiel, que doivent aujourd'hui subir les producteurs canadiens.D\u2019après les manufacturiers, les prix d'importations sont en mo yenne de 9% en-dessous des prix de 1972.Dans certains cas, c'est même 27 et 43% en-dessous des niveaux de fin 1972 et du milieu de 1973.On rapporte même des cas où les prix des textiles asiatiques sont plus bas que les prix des matières premières qui entrent dans leur fabrication.Pour comble, les salaires ont augmenté dans ces pays; dans le cas du Japon, la hausse a été estimée à 30% Le consommateur et l'industrie du vêtement En l'absence du'une politique qui protégerait le marché canadien contre les importations vendues à perte, l'industrie du textile risque d'être frappée sévèrement pour des années à venir.Toutefois, c'est le consommateur canadien qui pourrait, à long terme, payer le prix de cette facture.C\u2019est à cette perspective qu\u2019ont fait allusion les auteurs d\u2019un document présenté l'automne dernier lors de la Conférence économique j aP§ L'industrie du textile est ou Québec ce que l'industrie de l'automobile est à l'Ontario.L'avenir à court terme de l'industrie textile La crise que traverse actuellement l'industrie textile est sans doute la pire qu'elle ait eu à traverser depuis le début des années 1950.Dans le mémoire présenté conjointement par les manufac turiers et les syndicats en décembre dernier à la commission fédérale du textile et du vêtement, on peut constater jusqu\u2019à quel point toute l'industrie est actuellement traumatisée par les préjudices causés à son fonds de roulement (cash flow).Dans ce contexte, les dépenses d\u2019investissement et d'amélioration de la productivité deviennent incertaines.Pourtant, au cours des dix dernières années, l'industrie des textiles a vu sa productivité croître à un taux supérieur à celui des autres secteurs manufacturiers canadiens.Quant à l\u2019indice des prix des textiles et des tricots, il a augmenté de moins de la moitié du taux de l\u2019indice des prix de vente industriels pour tout le secteur industriel Toujours pour la période 1963-1973, l\u2019indice des prix des vêtements à la consommation révèle quant à lui une performance bien su périeure à celle de l'indice des prix à la consommation.La hausse annuelle moyenne pour cette période a été de 1.0% dans le cas des textiles, de 0.7% dans le cas des tricots, de 3.0% pour les vêtements et de 3.9% pour tous les articles.Si l'industrie du textile primaire continue d'être exposée aux importations vendues à perte, c'est l\u2019économie des régions étroitement dépendantes de ces industries qui en souffrira.Le textile primaire est surtout concentré dans des villes moyennes partout en province.On n'a qu'à songer à Sherbroo- ke, Drummondville, Loui-seville, Farnham, Joliet-te, Montmagny et St-Georges.L\u2019industrie du textile n'est-elle pas au Québec ce que l'industrie de l'automobile est à l'Ontario?REPRESENTANT ou CONSTRUCTEUR compétent demandé pour faire la vente et l'érection des bâtisses d'acier préfabriquées.Notre entreprise fabrique cinq (5) modèles différents.Notre marché couvre l'industrie à la ferme.Communiquer à: 694-0314 387-2903 LES BATISSES D'ACIER HERCULE Routa Kennedy, Ste-Marie-de-Beauca, Que, QOS 2Y0 nationale tenue sous le patronage du C seil economique ondu Canada.Les auteurs du document écrivent en effet: \"A une époque où l'approvisionnement est incertain et où les prix des importations profitent de la situation, le consommateur canadien se trouve dans une position particulièrement vulnérable car peu de pays dépendent aussi étroitement que le Canada des importations de textiles et de vêtements\".En ce qui concerne l\u2019industrie du vêtement, le comité \"Textiles et vêtements\" de la conférence économique nationale pose à peu près le même verdict.Rappelant la situation qui a prévalu au cours des dernières années, les auteurs du rapport écrivent: \"Pour l\u2019industrie canadienne, cette expérience a démontré l\u2019importance de ne dépendre de personne dans un monde où les pénuries se font de plus en plus fréquentes\".Sur ce point, le vice-président de Dominion Textile M.Brady, n'hésite pas à dire: \"C\u2019est nous qui donnons la stabilité au marché.Si nous n\u2019étions pas là, les prix seraient plus élevés\".Demain: Un élément de solution à la crise actuelle: l'enregistrement au préalable des importations.im m les producteurs canadiens ont éprouvé beaucoup de difficulté à demande.à la Attention! Bientôt vous en saurez plus sur la façon d\u2019épargner pour avoir une maison bien à vous tout en économisant de l\u2019impôt! Le Trust Royai présentera, très bientôt, un nouveau régime qui pourra vous rendre la vie plus facile.Il s\u2019appellera Régime enregistré d\u2019épargne-logement.Et nous voulons que vous soyez parmi les premiers à le connaître.Si vous ne possédez pas déjà votre propre maison (conformément aux stipulations de la loi régissant de tels régimes), ce nouveau régime vous permettra d\u2019épargner chaque année un certain montant en vue d\u2019en acheter une.Vos contributions à cette fin ne seront pas imposables, même lorsque vous les retirerez pour acheter la maison de vos rêves.N\u2019est-ce pas merveilleux?Cette occasion unique, dont vous ne pourrez bénéficier qu\u2019une seule fois de votre vivant, vous est proposée par la plus importante compagnie de fiducie et d\u2019immeuble au Canada.Une fois la loi en vigueur, nous annoncerons notre nouveau régime.Cela vous intéresse?Écrivez-nous ou mieux, téléphonez-nous pour recevoir de plus amples renseignements.Le nouveau régime enregistré d'épargne-logement: un autre service que le Trust Royal met à votre disposition.Nous pouvons vous aider à réaliser ce que vous voulez.Veuillez m\u2019envoyer de la documentation concernant votre Régime enregistré d'épargne-logement, sans obligation de ma part.Nom__________________________________ Régimes enregistrés cfépargne-bgement Adresse.Téléphone.Trust Royal § Bureain à Québec: 1120 Chemin St-Louis, Sitlery\t811-7241 Centre 4 Achats Place Laurier\t868-1013 1874 d Estimauville, Québec\t08T-T31I Ouvert les ieutfi et vendredi jusqu e 9:00 pjn.et le samedi jusqu à 5:00 pjn.Autres bureau! à Montréal, Trois-Rivières, Sherbrooke et par tout le Canada courtier | en GPENIEP RUEL G CIE INC.! K t ASSOCIATION CANADIENNE DES courwis EN VALEUR MOMltWS MEMME SE LA KUtSf 0E MONTEtAl QUéaCC/MONTKÉAl JL .Y \\ \\ ! F 2* Québec U SoU.12 1975 Les compagnies à charte québécoise n'ont que 15% des $818 millions de primes d'assurance-vie des Québécois par Jean-Claude PICARD Les Québécois, qui forment un des peuples les plus assurés au monde, font très largement affaires avec des compagnies étrangères au Québec.Cette tendance, qui se manifeste depuis que les Québécois achètent de l\u2019assurance, se vérifie une fois de plus dans le dernier rapport annuel du service des assurances publié ces jours-ci.Elle s'est même accentuée en 1973 puisque le volume des primes vendues par des compagnies et sociétés d\u2019assurances ayant leur siège social ou leur bureau principal pour le Canada au Québec s'est accru de 11.4%, comparativement à 13% pour les autres.Ainsi, cette année-là, (ce sont là les derniers chiffres disponibles), les Québécois ont payé plus de $818 millions en primes d\u2019assurance-vie, mais n'ont versé qu'un peu moins de $134 millions à des compagnies d'assurance-vie à charte québécoise, soit une proportion d'environ 19%.Signalons, à titre de comparaison, qu'ils ont versé davantage, soit tout près de $150 millions, à des compagnies étrangères dont le siège social ou le bureau d'affaires principal est situé en dehors du Québec.La situation n\u2019est guère plus reluisante en assurance générale (automobile-feu-vol-responsabilité civile) où, des $949 millions versés en primes en 1973, seulement $177 l\u2019ont été à des compagnies à charte québécoise, soit une proportion d'environ 18%.En assurance-automobile, où les primes versées en 1973 totalisent $426 millions, cette proportion s'établit à 20%, $96 millions étant tombés dans les coffres de compagnies à charte québécoise.Plus globalement et au niveau de l\u2019assurance générale, $461 millions ont été versés en primes à des compagnies dont le siège social ou le bureau principal au Canada est situé au Québec tandis que $488 millions tombaient dans les coffres de compagnies qui n'ont ni siège social ni bureau principal au Québec.Le décalage est encore plus grand en assurance-vie, soit $383 millions contre $434 millions, en faveur évidemment des compagnies d'assurance-vie dont le siège social ou le bureau principal est situé à l'extérieur du Québec.Cette situation, qui laisse pour le moins songeur lorsque l'on considère que les compagnies d\u2019assurance, et plus particulièrement les compagnies d'assurance-vie, constituent l\u2019un des réservoirs financiers les plus importants de notre société, s'explique en partie par le très grand nombre de compagnies étrangères autorisées à faire affaires au Québec.Ainsi, en 1973, 141 compagnies d assurance-vie obtenaient un permis d opération du ministère des Institutions financières et de ce nombre, seulement 21 étaient des compagnies à charte québécoise, soit environ 19%.En assurance générale, des 315 compagnies détenant un permis, seulement 17 étaient des compagnies à charte québécoise, soit 4%.Il ne faudrait cependant pas conclure de tous ces chiffres qu'il s'agit là de fuites nettes de capitaux à l\u2019extérieur du Québec puisque d'une part, les compagnies d'assurance retournent une bonne partie de ces sommes aux assurés sous formes de paiements et que, d'autre part, elles investissent une partie de leurs recettes sur le territoire québécois.Le rapport du service des assurances ne contient cependant aucune statistique sur la localisation des investissements et placements des compagnies si bien que seule une enquête dans chaque compagnie per- mettrait de mesurer exactement cett fuite de capitaux Evelutioa générale Ce rapport indique par ailleurs que le chiffre d'affaires des compagnies et sociétés d\u2019assurances exerçant leurs activités au Québec s'est accru de 12.2% en 1973 par rapport à 1972, le total des primes payées en 1973 étant de $1,819,752.835.Les ventes d'assurance-vie se sont accrues un peu plus fortement que les ventes d'assurance générale.A la fin de 1973, le capital d'assurance-vie détenu par les Québécois s'élevait à $48 milliards et demi.En assurance générale, c'est le secteur de l'assurance accident-maladie qui a connu la plus forte hausse, avec 16% par rapport à 1972.\"Belle Province\" accuse un retard dans la conversion au système métrique par Claude TESSIER Les Québécois et aurtout le gouvernement du Québec sont loin d\u2019être complètement engagés dans l'implantation du système métrique qui sera en vigueur au Canada dans cinq ans pour les transactions quotidiennes normales du secteur économique.Le directeur des relations publiques à la Commission fédérale du système métrique, M.Cyrille Guay, a dit, lundi, que trop peu de Québécois sont jusqu'à maintenant conscients du fait que le gros de la conversion sera fait dans deux ans, et sera complété en 1980.\"L'homme d'affaires québécois, a dit M.Guay devant les comptables en administration industrielle de la région de Québec, doit se rendre compte que cette conversion est en marche, qu'elle se planifie, se fait, se fera, qu'il ne peut l'ignorer.S'il l\u2019ignore, a dit M.Guay, il paiera les conséquences de son indifférence.\" Le témoignage de M.Guay est confirmé par une mini-enquête du \"SOLEIL\" qui révèle qu'au gouvernement du Québec, on piétine encore sur une mesure qui a été annonçée en 1970.Le gouvernement du Québec a mis trois ans et demi avant de nommer un comité interminis tériel pour s'occuper de la conversion au système métrique.Ce n'est que l'an dernier que ce comité a pu commencer à fonctiomner efficacement Il impliquait au départ onze ministères.Le nombre a été porté à quinze devant les implications que comporte la conversion au nouveau système de mesure.Plusieurs provinces ont déjà un coordonnateur a plein temps, mais pas le Québec.Le budget affecté à cette tâche est ridicule et absorbé presque complètement par le salaire du président du comité interministériel.Quand on cherche le ministre responsable de l'opération, on nous renvoie d'un ministère à l'autre.Le ministre des Affaires intergouvernementales aurait la chose en main.Mais c'est le ministère de l'Industrie et du Commerce qui pilote l\u2019affaire par son service des normes.Il renvoie à chaque ministère la tâche de faire la conversion.Mais cette conversion n'implique pas seulement quelques ministères.Il y a tous les organismes paragouvernementaux, l\u2019information à faire avec le public, et la coordination à assurer avec la Commission fédérale du système métrique.C'est le ministère des Commu- nications qui hériterait de cette tâche, mais rien n'a encore été décidé.Comme on croit qu'une décision en ce sens va bientôt être prise, on se demande comment les Communications vont pouvoir faire la tâche sans argent On commence, au niveau fédéral, et provincial dans certains cas, à publier le calendrier des échéanciers.Or, le public est mal renseigné sur le sujet parce que les média n\u2019accordent pas assez d'attention à cette opération d'envergure; ils se heurtent à la faiblesse de l\u2019organisation responsable de la conversion.La situation au Québec se complique du fait que le gouvernement fédéral a une soixantaine de comités sectoriels où les Québécois ne sont pas toujours présents.Le fédéral utilise, comme canaux de sensibilisation et d\u2019action, les grands organismes nationaux comme les associations patronales, les associations industrielles, ouvrières, etc.Or le Québec n'a pas de relations toujours avec les organismes nationaux.L'industrie secondaire est peu développée au Québec, mais le tertiaire l'est plus.Bref, ie maître d\u2019oeuvre est le gouvernement fédéral, mais les gouvernements provinciaux se sentent des responsabilités morales.Le gouvernement fédéral a clairement dit que la conversion au système métrique est \"volontaire\u201d.C'est sa façon de dire qu'il ne mettra pas d'argent à cette fin et que les frais seront assumés par les individus.M.Cyrille Guay a démontré lundi à Ste-Foy qu\u2019il est difficile d évaluer les coûts du changement du système de mesure.II est certain qu'avec le temps, tout le monde en sortira gagnant.Sur une évaluation sommaire, on croit que le Québec perdrait entre $50 et $60 millions par an en contrats étrangers parce que son industrie ne produit pas en métrique.La question qu'on doit se poser maintenant, selon M.Guay, est celle-ci: combien cela nous coûte-t-il de ne pas convertir?Les provinces de i Ouest accusent de l'avance dans la conversion et les Maritimes du retard.Le Québec serait dans la moyenne, mais comme il est industrialisé, on peut dire finalement qu\u2019il est en retard.D'ailleurs, le grand nombre de questions que se sont posé lundi des comptables en administration industrielle indique bien que les Québécois sont dans le noir devant la nécessité de penser métrique.* V fa Of m «m m 4* fii Cette affiche a mérité un prix à son auteur, M.André Asselin de Chariesbourg, dans le cadre d'un concours de la Commission du système métrique et de le Société des Graphistes du Québec.Au Québec, les régions propices à I élevage de bovins manquent de capitaux et de main-d'oeuvre par Marc LESTAGE Il ne faut pas se surprendre que l'industrie de la viande bovine se soit développée lentement dans l'Est du Canada, puisque ni la structure de ferme, ni la main-d'œuvre n'étaient adaptées à cette production pourtant rentable dans l'Ouest.Ironiquement, on constate aujourd'hui que l'absence de relève agricole et l'exode des populations rurales vers les centres urbains peuvent favoriser une reprise dans la production bovine, au Québec.En effet, selon M.Orance Mainvil-le, de la ferme d'élevage de bovins Boda Inc., de Saint-Anicet, comté Huntingdon, l'agriculture bovine québécoise ne peut que profiter de la disparition des milliers de petites fermes ayant une main-d'œuvre agricole nombreuse.Ce qu\u2019il faut, pour rentabiliser cette industrie, c'est pouvoir utiliser de grandes superficies en culture et un minimum d'ouvriers, soutient le \"rancher\" québécois.Le colloque sur l'avenir de l'industrie bovine dans l'Est du Canada, tenu à Québec dans le cadre du congrès du Conseil des salaisons du Canada, cette semaine, a cependant permis de constater que les terres qui sont libérées et qui pourraient être mises en valeur avec l'industrie de l'élevage du bovin de boucherie sont localisées dans les régions dites marginales.Or, la moyenne d'âge de la population agricole active de ces régions est relativement élevée.Les exigences sociales (affaires-achats-ventes) de l'exploitant agricole font qu'il préfère généralement se rapprocher des grands centres.Par conséquent, l'introduction de nouveaux exploitants dans les régions marginales tarde à se faire.Les mêmes arguments sont égale- ri:é.: ¦ , .T-\t!'V.A»\t' l-'l\tA\t, : 7 ;.\u2022 - * ¦ -\t\u201e\u201e \u201e.;e'\t.\t; / ¦> 1 'sàt ».WêêL -\u2022 ' 8» aie **¦ ymtn ?JÈBÊËËÊâ a d'e dons l'Ouest canadien.ment vrais pour le capital, selon M.Mainville.\"Les pourvoyeurs de capital ou les institutions financières ne veulent pas prêter dans des régions considérées marginales\", selon ce dernier.Croissance limitée Pour ces motifs, le développement de l\u2019industrie vaches-veaux aura une croissance encore limitée à 2 ou 5 pour cent par année.En deux mots, la matière première (espace, foin, fond de terre) est de plus en plus disponible, mais ies hommes et le capital manquent.Ce que l'on désigne sous le nom d\u2019industrie bovine vaches-veaux concerne l'entretien d'un troupeau plus ou moins important de vaches de type de boucherie en gestation.Ce sont ces troupeaux qui sont à la base de l'industrie bovine canadienne.On retrouve 82 pour cent des vaches à bœuf de production dans l'Ouest et seulement 18 pour cent dans les provinces de l\u2019Est.Au Québec, il n\u2019y en a que 5 pour cent.Parcs d'engraissement L'industrie bovine du Québec pourrait aussi être aidée par la mise en place de parcs d'engraissement.Il s'agit d'endos où l'on entasse littéralement plusieurs centaines de jeunes bœufs ou génisses de 400 livres (18 mois) pour les engraisser jusqu'au poids commercial de 14100 livres.Au cours des dernières années, le développement des parcs d\u2019engraissement a été plus marqué dans l'Est du Canada que l'industrie vaches-veaux.Les provinces de Québec et de l'Ontario sont responsables pour environ 34 pour cent de la production canadienne en parcs d'engraissement.La production ontarienne de génisses et bouvillons produits suivant cette technique représente 782,500 bêtes.Au Québec, on en produit environ 60,000 tètes.Le développement du parc d'engraissement est directement relié avec le développement de la culture du maïs.C\u2019est l'unique moyen d'assurer la rentabilité de ce type d'exploitation.Tous ceux qui ont tenté l'expérience de l'élevage bovin à base d'aliments achetés à T extérieur de l'entreprise ont été à même de mesurer l'importance de cette recommandation.\"Ils ne sont plus en affaires\", constate M Mainville D ailleurs.la situation actuelle de l'industrie bovine au Québec est loin d\u2019être reluisante.Cette situation tient au fait que les prix payés sur le marché sont dans bien des cas de 40 pour cent inférieurs à ce qui était payé l\u2019an dernier.Il faut oublier cette mauvaise période et songer à un redressement de la demande.\"L'industrie bovine aura sûrement des jours meilleurs et c'est dans cette optique qu'il importe de mesurer le potentiel futur de cette industrie au Québec\", de recommander M.Mainville.Maïs Dans cette veine, il serait ridicule de réaliser des parcs d'engraissement non intégrés à une importante production de maïs Pour cette même raison, le Québec ne pourra jamais mettre en exploitation des parcs d\u2019engraissement comptant plus de 5,000 têtes (sic.).Les économies réalisées au niveau de l'entreprise capable d'assurer son approvisionnement en maïs servent à défrayer les coûts d'investissements supplémentaires requis, au Québec, en raison des conditions climatiques défavorables.Sous notre climat, chaque animal doit pouvoir être abrité en hiver et cette dépense représente au moins $100 par tête.Approvisionnement En ce qui concerne les approvisionnements en jeunes boeufs ou génisses (400 livres) de l'Ouest des parcs d'engraissement du Québec, cette possibilité ne peut être retenue pour des raisons de rentabilité.En effet, un producteur du Québec qui désire administrer un parc d'engraissement à partir d'animaux provenant de l'Ouest doit payer ie même prix pour le transport de ses jeunes sujets qu'il en coûte aux éleveurs de l\u2019Ouest pour acheminer sur le marché de l'Est (Toronto-Montréal) les carcasses du même poids d'animaux rendus à maturité dans I Ouest.C'est pour cela qu\u2019il faudra penser à constituer un élevage de bovins québécois qui pourra utiliser plus efficacement les jeunes animaux (400 livres) provenant des troupeaux laitiers.Ceci permettra de rentabiliser les parcs d'engraissement du Québec et de combler un peu le déficit important que l'on enregistre aujourd'hui entre la demande de jeunes bovins et le potentiel de production des vaches du type de bouchère de l'Est.g I > [ I Qoébtc.U SoM, mercredi 12 février 1975 Le ''Coeur du Québec\" se remet à battre après 20 ans de ralentissement économique F 3 par Claude TESSIER L* \"Coeur du Québec\" se remet à battre après une bradycardie, un ralentissement économique, qui a duré près de 20 ans.Les projets mis en route sont si mirobolants que la région risque de retomber malade et de souffrir cette fois de palpitations.Plus d'un milliard de dollars seront investis d'ici 1980 dans la région comprise entre Gentilly et Bécancour: usine d'eau lourde, centrale nucléaire, usine de chlore et de soude caustique, métallurgie, etc.Trois-Rivières, métropole régionale, change aussi de vocation.On ne parle plus, comme ce fut le cas pendant 50 ans, de \"capitale mondiale du papier\".Le papier reste un secteur important de l'économie régionale, mais Trois-Rivières ambitionne de devenir le deuxième centre industriel du Québec.De nouveaux types d'entreprises voient le jour.Les Japonais, de concert avec des intérêts canadiens, y sont venus avec une usine qui ajoute une dimension nouvelle à l\u2019industrie textile de la région: la teinture et l'impression des tissus.C'est Fuji Dyeing & Printing Ltd\" Shawinigan accueille, avec Cari-Mode Inc., des stylistes italiens qui se lancent dans la confection pour dames.D'autres Italiens, Nautylatex Canada Ltée, fabriquent des bateaux en caoutchouc.Les Américains ont installé à Trois-Rivières Eurocan Plastics Canada Ltée.Pour sa part, Westinghouse y a construit une deuxième usine.De la région, part maintenant toute sa production canadien- ne On parle aussi de la venue d investissements roumains.Bref, tous ces investissements4 stimulent le rythme cardiaque de la région.Seul le ventricule de Shawi nigan met du temps à emboîter le pas avec un taux de chômage qui dépasse 12 p.c.Ces investissements ont des effets d'entraînements importants.Les trois places commerciales sont prospères D'ici 1977, il faudra construire dans la région de Trois-Rivières 3,000 nouveaux logements.Mis à part le début du siècle et la seconde guerre mondiale, jamais la Mauricie ne s'est sentie en aussi bonne forme.Comme le fait remarquer le délégué régional du ministère de l'Industrie et du Commerce en Mauricie, M.Arthur Rousseau, qui quitte ses fonctions après quatre ans pour retourner dans l'entreprise privée, \"de Bécancour à St-Tite en passant par Trois-Rivières, Shawinigan et Grand'Mère, la région forme maintenant un 'oeuf industriel\".La reconversion industrielle est en cours pendant que de nouvelles usines voient le jour.La Société des Pâtes et Papiers de Trois-Rivières Ltée (Kruger) a remis sur pied l'usine abandonnée par la Domtar.La Consolidated-Bathurst Ltée a réinvesti dans sa filiale de Wayaga-mack.Pendant longtemps, la région a souffert au plan économique de troubles artériels.Les choses changent! Une nouvelle route a été construite entre Shawinigan et Trois-Rivières.Des améliorations ont été apportées è la transquébécoise vers Drummondville.On attend maintenant avec impatience l'ouverture de l'autoroute entre Trois-Rivières et Berthier, sur la rive nord.Les hommes politiques disent que c'est pour cette année, mais la route ne sera qu'à une voie au début.La région espère aussi la réalisation de l'autoroute de la rive nord vers Québec.A l'intérieur même de Trois-Rivières, une voie rapide traversant la ville est mise en chantier.Un de ceux qui sont reliés de près à cette renaissance régionale est le commissaire industriel de la ville de Trois-Rivières, M Jean-Paul Pepin, un ex-vice-président du Club Automobile de Québec.Pour M.Pepin, c\u2019est un changement d\u2019attitudes qui est à l'origine de la Mauricie nouvelle.Les conflits ouvriers des années 1950 avaient laissé de profondes cicatrices dans la région.Puis Montréal avec Expo 67 et Québec, avec son développement de 1968 à 1972, ont éclipsé la région de Trois-Rivières.Aves les années 1970, la région échappe aux grandes grèves.L'absentéisme dans les entreprises reste très bas.Les municipalités ont compris la nécessité d'abolir l'esprit de clocher.\"C'est notre tour\", dit-il.Shawinigan et Grand\u2019Mère ont mis en commun leurs efforts de promotion industrielle.Trois-Rivières a donné une allure métropolitaine à sa promotion industrielle.Cette promotion, M.Pepin a voulu qu'elle se fasse en cinq langues dont l'Allemand, l'Italien et le Japonais.- m * ' C K Mil U NS Icton I fey Will Icy Mis p Iw E A W» I p M Cm M A pr M I J M C pr W 0 pr 8rh Cap A Sa Mans limora I M M IM 9 A M™od A B«x* Soi War «o» Vol» V\tCoi Sol» In bamoiao V\trWc Sioi A Sands M 1500\t400\t3*5\t390\t-10 3000\t$5%\t514\t5% -\t% 1975\t$6%\t6Vi\t6Vi -\t% 1000 160 156 160 27500\t35\t33\t35\tA I 1250\t55'/)\t5%\t5% -\t% 7681 512*» 12% 12*4 + \u2019» 6605 520*» 20'* X% - '* 579 520V) 21' \u2022 21V* + Va 200 225 225 225 200\t56V:\tIV)\tIVS-\t% 300\t470\t460\t460\t-25 300\t55*4\tS'/j\t5>/j 3250\t229\t225\t221\t+3 1500\t46\t46\t46\t-1 1000\t47\t47\t47\t-3 1333\t5\t5\t5\t-1 725\tSSVa\tIVa l'a -\t'* 4100\t114\tIOO\t100\t-13 z20\t565\t65\t45 2525\t5I7H\t17V]\t17% +\tVa 220 5294a 29*4 29*4 IX\tSir*\t12'4\t12% -\tV* 946»\tSlO\u2019/a\tI\u2019*\t10*4 il Va 6X\t$1?»\t17\t17 IX\t5644\t644\t644 +\ta 5** 2725 fc'/a J'* 5>a 3X\t465\t465\t465 -\t5 1X0 »\t70\t70\t-\tI ra s»'» x x - \u2019> I0X\t2»\t2»\t2» +\t5 XX\t522*4 22\t22*4 -\tI 25X\tI»\t141\t161-2 1575 sox 4M 1571 36X 4X\t4»\t4X\t-10 I0X 62\t62\t62 IX 335\t335\t335\t+10 4725 $19*4 If* 19*4 + '* 347 521'» X*> X\") no 335\t335\t335\t-\t5 21434 127\tX'.27 ?'* 25X 524*4 24s» 26*»\t*4 2» til\u2019* 11*4 11*1- '* )4 56\t6\t6 400 515*4 15'* ISVa + *4 I» $11*1 11*4 11*4 ill SI'* 8'* I'* 5X 415\t410\t415 IX 516\t16\t16\t+\tVa IX 215\t215\t215 1475 55*4 5V» 5*4 7X 5202'» 195 302'* +7*4 2084 209\t206\t2»\t-\t3 9» 3»\t340\t340 8X »'* f* f * - '/a 12(09 523*4 23\t23*4- *1 290 123\t23\t» -IVa 30» 17\t16\t17+1 2470 $11\t10'* Il +1'* 400 210\t210\t210 32X 514*4 14*4 l4\u2019/a 2X 220\t2»\t220\t-\t4 20760 515*4 15*4 15*4 - '4 5X 10'» 10'* 10'/»- '* I5X $7*4 6*4 6\u2019* - *4 400 515\tIS\t15 5X 4X\t4X\t490\t-\t5 5®\tIX\tIX\tIX -\t4\tNboobi\t 29 $14*4 14*1 14V.354\t$14*4\t14'*\t14*.+2*4 5X0\ttil'*\tII'*\tIIV* +\tV» 399\t3X\t3X\t3X 300\tIX\tIX\tIX\t+10
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