Le soleil, 1 novembre 1975, Cahier C
[" LE SOLEIL QUEBEC.SAMEDI 1er NOVEMBRE 1975 »**»*?¦»**»'\u2022\u2022»*»»» ipi mmm v/S- '0mM Anne Hébert par un bel L'administrateur après-midi d'été indien de la culture québécoise Jilil mmm *?wMm iÉi .hSSeï 4sv< LES CINEMAS ODEON SELECTION CANNES l»75 ROBERT CHAZAL '\u2022i* | so>» Un cinéma d une liberté, d une efficacité, d une virtuosité qui en font le meilleur du monde 8 JEAN LOUIS BORY: Orfile et touchent.JEAN DE BARONCELLI.On é rl au Festival, ce qui n'arrive pas tous les jours.HENRY CHAPIER S2S~ Une boudée de tendresse, de fraîcheur et dé talent, qui promet de taire la conquête du public H BURSTYN 1975 KRIS KRISTOFFERSON CENE WILDER PETER BOYLE CLORIS LEACHMAN MARTY FELDMAN MILICE N'EST PLUS ICI VtruO* PFOBÇO't» d» YOUNG HUNStfNS-TEW frayant b *AUa DOESN'T UVT HfK AN***! \u2018La Ballade Sauvage \u2018Le Flic Ricanant HORAIRE: BALLADE SAUVAGE: I2.30 - 4.15 - 8.15.ALICE 2 15 - 6.00 - 9 50.HORAIRE: FRANKENSTEIN, 1.30 - 5.35 - 9 40 LE FUC 3.30 - 7.45 HORAIRE: 1.00 - 4.30 - 8 30 FRONTENAC II FRONTENAC I PARC AUTO PAQUET & LALIBERTE STATIONNEMENT INTERIEUR DU PONT & BOUl.CHAREST INF.529 9745 C 2 Québec, U Soleil, samedi 1er novembre 1975 littérature A .m mVm- ¦\t\u2022 -\t\u2022 V: Par un bel après-midi d'été indien une entrevue de Paule-Crance Dufaux Anne Hébert est l'incarnation même de cet aphorisme lancé un jour par Philippe Soupault: \"Quand on est jeune, c\u2019est pour la vie!\u201d Si vous pouviez passer au moins une heure en tête à tête avec l\u2019auteur des \"Enfants du sabbat\u201d, vous conviendriez avec moi de la justesse du propos de Soupault.Vous regardez le sujet \u2014 permettez-moi l\u2019expression \u2014 éblouie et fascinée simplement parce qu'Anne Hébert c\u2019est tout le charme des temps confondus: passé, présent, avenir.Pendant plus d\u2019une heure nous avons discuté en vrac de sujets aussi divers que son dernier livre, son oeuvre en général, le jouai, la liberté, l\u2019impact quelle a sur la jeunesse québécoise, l\u2019écriture, l\u2019écrivain une enregistreuse sur la table et un photographe papillonnant \u2014 à distance respectueuse il est vrai \u2014 autour d\u2019elle.En moins de cinq minutes, Anne Hébert entrait, apparemment sans arrière-pensée, dans le jeu de l\u2019entrevue, consciente qu'aucune question d'ordre privé n\u2019interviendrait au cours de cette rencontre.Tout cela s\u2019est passé à Montréal (où elle était de passage avant de se rendre à un colloque sur la poésie tenu à Toronto), par un merveilleux après-midi d'été indien.Ecrit dans ia joie Je n\u2019ai pas demandé à Anne Hébert si elle était \"heureuse\u201d, elle venait de me dire qu\u2019elle avait écrit \"Les Enfants du sabbat\u2019 \"avec beaucoup, beaucoup de joie\u201d, mais je profitai de cet \"aveu\u201d pour lui demander, elle qui m\u2019avait confirmé qu\u2019en effet elle portait en elle depuis longtemps le sujet de ce livre, si c\u2019était par une liberté intérieure récemment acquise par le fait de l\u2019éloignement ou une liberté délibérément prise, arrachée, qu'elle s\u2019était décidée à écrire ce livre si différent par la forme et l'écriture du reste de ses romans.Le mot liberté n\u2019était pas incongru.\"J'étais consciente que je pouvais me casser la figure avec un sujet pareil.Mais j\u2019avais envie de le faire et je l'ai fait.Oui c'est bien de liberté qu'il s\u2019agit et cette liberté je l\u2019ai prise consciente des risques.\u201d Tout en reconnaissant que l'éloignement \u2014 Anne Hébert vit actuellement en France \u2014 lui a \"permis\u201d une certaine liberté et que cela a pu l\u2019aider, lucide elle sait que cette liberté acquise probablement du fait de l\u2019éloignement, n'est pas définitive, \"on fait des brèches, on donne de grands coups de bélier, on se libère.Un temps.Mais il faut toujours se défendre, car la liberté, ça n\u2019est jamais gagné\u201d Pour l auteur des \"Enfants du sabbat\u201d, la liberté d'expression, écrite ou parlée, est la liberté fondamentale, après on peut agir politiquement par exemple, \"mais si on n'a pas celle-là (liberté d'expression), l'autre n\u2019est pas possible\u201d.Ecrit en toute liberté et dans la joie, le dernier livre d'Anne Hébert marque-t-il un tournant dans l\u2019oeuvre de l\u2019écrivain?C'est presque l\u2019affirmative.L\u2019auteur est consciente qu'une certaine liberté acquise avec \"Les Enfants.\u201d pourrait certes jouer sur son prochain livre.Qui sera vraisemblablement un roman.Anne Hébert admet que son dernier livre tranche su'r les précédents, en précisant toutefois que certains éléments étaient dans Kamouraska et dans Le Torrent.Oui.mais à l\u2019état latent.Comme la claustration du couvent pour Elisabeth.la famille vivant à l'écart dans Le Torrent un peu comme celle de la cabane dans la montagne de B.par exemple.Bien sûr elle a fait \"éclater tous ces éléments\u201d dans \"Les Enfants.\u201d, elle a été jusqu'au bout.Libre dans les descriptions, le style, la structure, le langage.Si vous lui dites que vous croyez qu\u2019il s'agit là d'une explosion heureuse, attendue, elle vous répond \"peut-être\u201d en ajoutant vite \"j\u2019avais très peur.Je me disais ça va être reçu avec des briques.J'ai été ravie et étonnée de l'accueil.\u201d Le choc de deux idées On reviendra sur cet accueil.Je voulais savoir de quoi, d'où était sorti tout ce qui fait ce livre.Il y a eu d\u2019abord une idée de couvent; indépendamment une idée de forêt Mais les deux idées faisaient leur chemin, parallèlement.\u201dCa a fait un choc dans ma tète quand les deux se sont rejointes.\" Bon, mais il y a aussi et surtout Julie.Si l\u2019on se reporte à un passé presque récent, ce ne sont ni les couvents ni les religieuses qui manquaient au Québec.Et à tant et tant en voir, en côtoyer tous les jours, on finissait par se poser des questions.\"Ces religieuses, elles ont toutes eu une enfance, elles n'ont pas toujours été ces figures anonymes.J'ai fait des recoupements avec par exemple des choses que je savais de la campagne où vivait un monde presque à l'état sauvage, etc., et j\u2019ai imaginé l\u2019une d'elles ayant vécu une enfance exceptionnelle.\u201d J'insistai.Avait-elle eu vent d\u2019une telle enfance?Non.Mais un souvenir précis de la bagosse, cette drogue de l'époque de la prohibition D\u2019en boire des gens devenaient aveugles quand ils n\u2019en mouraient pas.Je m'imagine mal l\u2019enfant de famille bourgeoise québécoise, bien éduquée, caracolant dans une sorte de montagne de B.Je souligne mon étonnement par ces remarques qui m'attirent de vives protestations de l'auteur de ce sabbat et un rappel: que les milieux sociaux sont ici moins structurés qu\u2019en Europe Par un savant raccourci, nous allons chez la Goglue chercher la bagosse.Par un chemin à moitié défoncé plein de roches parmi les arbres enchevêtrés, la voiture montait vers une maison isolée, pauvre, très pauvre.Une cabane.\"J\u2019étais très jeune.Ca m\u2019impressionnait Je trouvais ça extraordinaire.Le mot de passe; l homme qui sortait de la cabane, venait ouvrir le coffre de la voiture, regardait partout.De là à m'imaginer que la Goglue était une sorcière.\" Et de là, plus tard à lier cabane et couvent, se documenter sur le sujet en lisant Michelet, ça a donné le beau et captivant livre auquel Paris a réservé un extraordinaire accueil.\"J'étais pleine de crainte.Pour l\u2019accueil à Paris mais aussi pour celui qu'il allait recevoir ici.Pour d autres raisons qui pouvaient ne pas toujours être d'ordre purement littéraire.En France, je craignais qu'ils s'attachent trop au côté fantastique du roman.Les Français n'aiment pas le fantastique.Mais ça ne s'est pas produit.En province on a été un peu réticent.Choqué parfois.\u201d Des cas isolés qui n'empéchent nullement \"Les Enfants du sabbat\u201d de poursuivre un glorieux tour de France, et d'ètrementionnéssurles différentes listes correspondant aux différents prix littéraires distribués sous peu à Paris.Un impact sur la jeunesse C'est aussi avec son dernier livre qu'Anne Hébert a vraiment réalisé l impact qu\u2019elle a sur la jeunesse québécoise.\"Je le réalisais, mais plus ou moins.Aujourd\u2019hui d\u2019après les réactions à la parution de ce dernier livre, je suis vraiment confondue, émue.J\u2019y pense beaucoup.Caron croit toujours qu'on n'exprime que soi, peut-être un peu autour de soi.\" Et puis un jour l'écrivain se rend compte qu'il exprime beaucoup plus que cela et cette découverte, à travers les réactions exprimées, est toujours bouleversante.J'en ai été témoin En parlant de réaction, quelle est celle que pourrait manifester Anne Hébert au jouai?\"En soi je trouve que le jouai est une bonne chose parce que c\u2019est une chose vivante.\u201d Pour lui aussi elle demande la liberté.Mais oui.Le laisser libre pour le laisser vivre.\" Là où elle verrait un danger, c\u2019est si on l\u2019enfermait dans une grammaire, ce qui le figerait.Comme on pourrait donner une image figée d\u2019Anne Hébert si on l'enfermait dans ce que d\u2019aucuns appellent son \"immatérialité\u201d.Je refuse de \"figer\u201d Anne Hébert.Je risque d\u2019après ce que j'ai vu, à dire que pour moi du moins, Anne Hébert mèst apparue d'une superbe indépendance.Et une femme indépendante est toujours suspecte aux yeux des autres.Pas aux miens.Pour vivre, il faut d'abord assumer la mort par Céline Bernard Comment peut-on faire une sociologie de la mort alors que l'expérience que nous en avons est nulle?Déjà, cette simple question semble vouer à l'échec toute tentative d\u2019analyse.Pourtant.avec son dernier ouvrage \"Les vivants et la mort\u201d Jean Ziégler établit le dialogue avec ce phénomène dont personne n\u2019ose plus parler et qui, pourtant, détermine les limites mêmes de nos vies.S'appuyant sur une étude comparée des traitements culturels de la mort entre la diaspora africaine du Brésil et nos sociétés capitalistes, Ziégler démontre parfaitement que ces dernières \u2014 donc la nôtre \u2014 relèguent l'homme à sa seule fonctionnalité marchande en niant sa mort et sa signification profonde Mais, avant d'aller plus loin, reprenons ensemble le procesuus du mourir.La mort évacuée L'homme, aujourd'hui, n'est que marchandise.Parqué dans des silos de béton, classé, numéroté, agressé quotidiennement par une publicité aliénante et une propagande d\u2019Etat mensongère.on aurait pu espérer \".qu\u2019au moins son corps resterait soustrait au cannibalisme marchand.Erreur\u201d.Ses organes sont maintenant achetés, vendus, transplantés.L\u2019unique réplique sociale s'exprime par la folie, la névrose, le deuil pathologique.Même le langage, ce merveilleux outil de communication, est entrainé dans ce circuit infernal et ne se traduit souvent que par des balbutiements phonétiques se situant au niveau infra-verbal.La réalité de la mort est évacuée.L homme se retrouve abandonné face à sa destinée.Car.\"le médecin n'enregistre plus l'heure de la fin d\u2019une vie, il la fixe selon son choix\".Il prolonge l'agonie du malade ou l\u2019interrompt instantanément en débranchant un appareil et ce, sans jamais avoir consulté l\u2019homme concerné ni sa famille laquelle, évidemment, doit rester absente du drame qui se joue.Enfin, déchet de la société marchande, dans un état incompréhensible de non-production et de non-consommation, refusant de répondre aux ordres, ne donnant aucune prise aux flatteries et aux corruptions, le cadavre est camouflé, confié à des spécialistes et.ensuite, enfoui dans des cimetières dont l\u2019aspect, malgré le discours édifiant \u2014 toujours semblable d\u2019ailleurs \u2014 prononcé devant la tombe, constitue l\u2019exacte reproduction d'un système inégalitaire de classes sociales.Mais le médecin.Auparavant, la constatation de la mort se définissait (ou se mesurait) comme \"un événement de la nature\u201d, que le médecin ne faisait que \"constater \u201d.De nos jours, ce principe n\u2019a plus de poids.Les transplantations, que ce soient celles du coeur, du foie ou du rein ont aboli une règle pourtant fort précise il y a moins de dix ans.Ici, cependant, se posent de nouveaux problèmes: quel sera le critère objec- ta et sùr permettant d'identifier une \"mort réelle\u201d?L'encéphalogramme peut ne montrer aucune réaction cérébrale.mais un cerveau peut recommencer à fonctionner normalement \u2014 et sans laisser de sequelles \u2014 plusieurs heures plus tard.A preuve: les \"faux-morts\", au cerveau bloqué par une surdose affluent en nombre toujours plus grand dans les hôpitaux.La même lacune se reproduit lorsqu'on utilise l'électrocardiogramme pour déterminer une mort certaine Considérons qu'un coeur doit être transplanté au maximum une heure après avoir cessé de battre, un foie 15 minutes après son arrêt; qui prendra la décision devant certifier le décès du donneur?Quel patient sera choisi pour ' bénéficier d'un sursis, surtout lorsqu'on tient compte du nombre limité d\u2019organes et d'appareils disponibles?A toutes ces questions, les gouvernements répondent, avec un bon sens apparent, que des budgets militaires ou routiers sont prioritaires puisqu'ils assurent Ta survie de la nation\u201d.Ils laissent ainsi aux médecins la charge de faire une sélection qui ne serait pas nécessaire si l\u2019ordre des priorités était renversé et si la vie des hommes leur importait davantage qu'un programme politique à respecter.Médecin et mourant subissent finalement un statut similaire: celui que la société capitaliste leur assigne dans le réseau de l'organiaation du profit.Une vie digne d être vécue Pour la premiere fois dans l\u2019histoire des hommes, nous faisons face à une société qui nie la valeur primordiale essentielle de la vie des hommes.Bien sûr, beaucoup l\u2019ont compris et réagissent avec violence en dénonçant l'injustice et l'aberration d'un système uniquement basé sur la recherche effrénée et malsaine des gains et des privilèges.Songeons ainsi aux situations révoltantes qui prévalent actuellement au Chili et en Espagne, où ceux qui osent prendre la parole pour exprimer une opinion contraire aux vues d\u2019un parti fasciste sont tout simplement supprimés, sans autre forme de procès.En un sens, ces régimes totalitaires et répressifs se meurent et la brutalité dont ils font preuve n'est, au fond, que le résultat d \u2019une frustration .inhérente aux contradictions qu'ils véhiculent, et àe manifestant par une rage fiévreuse d'autodestruction.Certes, ce n'est pas demain que les hommes retrouveront leur dignité et leur liberté.Une dégradation universelle semble amorcée et l 'humanité se dirigé rapidement vers une entropie irréversible.Mais, en lisant \u2019Les vivants et la mort\", l\u2019ancestral refus de la mort nous envahit et nous pousse à revendiquer avec force l'unique solution possible: celle de la qualité de la vie.Ainsi, seulement, la mort pourra être assumée et intégrée comme nécessité existentielle.«» LES VIVANTS ET LA MORT - Par Jean Ziégler: Editions du Seuil, Collection \"Esprit \u201d, 312 p.23 NOVEMBRE - I6h00 L'ORCHESTRE DE CHAMBRE PIERRE MORIN Pour la cinquième année consécutive.I Orchestre de chambre Pierre Morm entreprend une saison de musique classique d ou se détache une programmation légère choisie en (onction d un public de plus en plus léune.Au programme: Sonate no 3 en do majeur - ROSSINI.Miroir Fugace - JOSE EVANGELISTA.Serenade opus 43 \u2022 TCHAIKOVSKI.GRAND THEATRE DE QUEBEC SALLE OCTAVE CREMAZE.TEL 643.8131 Trois compositeurs canadiens ROGER MATTON FRANÇOIS MOREL GILLES TREMBLAY seront au podium pour diriger L'OSQ.dans leur oeuvre UNE EXPÉRIENCE UNIQUE À cm L\u2019ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE QUÉBEC CONCERT: MERCREDI, LE 12 NOVEMBRE, 20h30 BILLET $3./$2.étudiants RÉPÉTITIONS: OUVERTES AU PUBLIC LUNDI.10 NOVEMBRE.9h30 MARDI.11 NOVEMBRE 9h30 et 19H30 PRIX $1.par répétition Billets en venteau SK GRAND THEATRE DE OUÉ0EC \\l|| SALLE OCTAVE CREMAZIE LE THÉÂTRE DU TRIDENT PRÉSENTE POUR 15 REPRÉSENTATIONS SEULEMENT DU 30 OCTOBRE AU 15 NOVEMBRE A 20H 30 OU MARDI AU SAMEDI AU PALAIS MONTCALM UNE PARODIE MUSICALE ET HISTORIQUE UN SUPER-SHOW DE MUSIQUE.DANSES ET CHANSONS 30 TABLEAUX.70 COSTUMES.7 MUSICIENS ET 13 COMEDIENS SUR SCENE TEXTE DE CLAUDE RCUSSIN ET JAMES ROUSSELL MUSIQUE DE CYRILLE BEAULIEU DÉCORS ET COSTUMES DE PAUL BUSSIÊRES CHORÉGRAPHIE DE LOUISE LUSSIER DANS UNE MISE EN SCENE 0 ALBERT MILLAIRE Ve* ' \\ ^ ; :: : :*?GRAND THÉÂTRE DE QUÉBEC SALLE OCTAVE CFt MAZE TÉL AA3 8tH e Theatre en couleurs présente premier.Mon premier show ?15 novembre: I8H3Û \u2022/ 22hOO 16 novembre: 20H30 une entrevue de Martine Corriveault à Québec ESB* MMMRM MM * «I Mercredi, jeudi, vendredi, samedi et dimanche, 20H.30 Entré*: $3 Depuis son accession au ministère desAffaires culturelles,il y a plus de deux mois, le plus volubile des ministres québécois est resté muet.En fait, l'entrevue que M.L'Allier m'a accordée était la première qu il consentait depuis son passage des Communications aux Affaires culturelles.Ce silence, M.L Allier l'explique ainsi: A tort ou à raison, j'ai l'impression que le ministère a peu de crédibilité.A l'intérieur et à l'extérieur.Or, dire quelque chose quand on n'a pas beaucoup de crédit, c est comme ne rien dire.Ca vient même s\u2019ajouter au discrédit.J aime autant poser des gestes, au niveau des fonctionnaires, de l'administration, de I extérieur, et finalement, comme au printemps, voir \"retiger\" la crédibilité d\u2019elle-méme.\" Autre raison, non moins négligeable, c\u2019est que l'heure est à la consultation.S'il faut en croire le ministre, des changements importants sont à l\u2019horizon.Mais il n\u2019est pas prêt à les annoncer dans l'immédiat.Tout au plus M.L\u2019Allier s\u2019est-il contenté de donner quelques indices.Ainsi, ai-je appris que la loi sur le livre, promise par M.Hardy, était complètement à repenser, sans quoi nous marquerions dix ans de retard sur l\u2019Ontario; qu\u2019on envisage de se servir des lieux publics pour diffuser les oeuvres d\u2019art; que le dossier fédéral-provineial en matière de culture est à rouvrir, mais pas avant un an Pour le reste, rien de vraiment précis.En revanche, M.L\u2019Allier a parlé abondamment de sa conception de la culture et du rôle global que lui et son ministère entendent jouer.Notre culture, ce sont les choses qui font que nous sommes différents de ! Ontario Reprenant en la précisant, une définition de la culture qu\u2019il avait faite aux Trois-Rivières, au cours d\u2019un colloque sur le multiculturalisme, organisé par le gouvernement fédéral.Jean-Paul L'Allier explique: ' La culture, pour nous autres, le peuple québécois, notre culture, ce sont les choses qui font que nous sommes différents de l\u2019Ontario.Ces particularités qui se sont transmises et formées, de génération en génération, en creusant un sillon suffisamment profond pour nous identifier à un lieu donné.\" Il faut d abord reconnaître que le Québec est un peuple, une nation pour parler d une culture québécoise.Et ce sont les choses que l\u2019on a.comme Québécois, en commun qui sont suffisamment profondes dans leur sillon, pour se véhiculer de génération en génération.Des choses donc que l\u2019on voudra conserver et à partir desquelles on veut continuer d\u2019évoluer, parce que l\u2019on est bien comme ça.\" Les traits culturels sont parfois définis par des influences bien extérieures à l\u2019héritage intellectuel et moral des gens, reconnaît M.L\u2019Allier, ce qui s\u2019explique par l\u2019absence d\u2019une volonté culturelle à l\u2019état pur.\u201d La télé dispense une drogue \"On ne commence à agir culturellement que lorsque l\u2019on a réussi à se déshypothéquer des obligations quotidiennes de la vie: gagner sa vie, payer ses dettes, élever ses enfants, s\u2019occuper de ses malades.C\u2019est le temps que l'on a réussi à dégager qui nous permettra de s occuper de nous comme homme, comme personne et comme personnq incarnée dans une société québécoise.\" Optique qui rapproche la chose culturelle des loisirs.Et pour Jean-Paul L'Allier, le loisir n'est pas exclu- sivement de la culture, mais en fait partie.C\u2019est pourquoi à son sens, les chicanes de juridiction entre services gouvernementaux dans ce domaine, sont ridicules.Peu lui importe, par exemple, si ce sont les Affaires culturelles ou le Haut-Commissariat qui s'occupent de tel ou tel dossier; ce qu\u2019il faut, c\u2019est que quelqu'un s'en occupe.L\u2019ancien ministre des Communications reconnaît qu\u2019en matière de loisirs, les communications sont concernées.\"Quand on pense que le Québécois passe par semaine, 30 heures devant sa télévision, il ne reste plus beaucoup de place pour autre chose.\" Mais ce que présentent la radio et la télévision n\u2019a bien souvent rien à voir avec les réalités québécoises.Dans ce domaine, M.L\u2019Allier croit que Radio-Québec pourrait faire quelque chose.Les autres diffuseurs.Radio-Canada compris, dispensent une drogue.\"Vous n\u2019avez qu'à voir dans les hôpitaux et les maisons de retraite.\" Une politique culturelle doit chercher à rendre aux gens le goût des gestes créa teurs, quelque soit leur âge ou leur condition.Nous ne sommes pas là pour assumer seuls la responsabilité des Québécois vis-à-vis de leur culture L\u2019action culturelle doit adopter toutes sortes de formes, ajoute le ministre.\"Le but de ce ministère-ci n\u2019est pas de gérer la culture au Québec: on n\u2019est pas là pour assumer la responsabilité culturelle de la collectivité québécoise.Les gens ne pourront pas se décharger sur nous de leur volonté \u2014 ou de leur absence de volonté-d\u2019avoir une culture et de la sauvegarder De la même façon que les parents ne peuvent pas se décharger sur l\u2019école de leur rôle dans l\u2019éducation de leurs enfants.\" Pour Jean-Paul L\u2019Allier, il n'appartient pas au ministère des Affaires culturelles de s'occuper seul de la culture.\"On ne peut rien faire contre l apathie et la neutralité des gens.Notre rôle est essentiellement celui d'éduquer, de sensibiliser, de faire connaître; de doter la collectivité québécoise d'outils culturels.On est là avec les budgets et tout.Ensuite, il nous revient d\u2019établir le lien entre les gens et les outils.On ne peut remplacer ni les uns ni les autres.En d'autres mots, je ne peux pas.moi.aller au théâtre pour tout le monde.!\u201d Une autre des priorités auxquelles s'attache M.L\u2019Allier consiste à doter le ministère d'outils qui soient à l\u2019abri des caprices des fonctionnaires et des hommes politiques qui passent.S\u2019il a pu se produire dans le passé que l'on s'occupe d'opéra parce que quelqu'un au ministère aimait ça et que par la suite, quelqu'un d autre qui préférait autre chose, abandonnât les grands airs pour la chanson qui l\u2019intéressait plus et que demain l\u2019on abandonne tout pour miser uniquement sur l'artisanat.il ne faut plus que cela puisse se reproduire.\"Une politique culturelle ne peut s'élaborer comme ça.On a besoin au départ d\u2019institutions qui vont assurer la permanence des grandes outils culturels de l\u2019Etat.Et on a besoin, ici, de dégager le ministère de la gestion quotidienne des outils culturels.En déléguant des pouvoirs et en concentrant plutôt au ministère, la conception politique de l'action de l Etat en matière culturelle.\" Je suis le représentant du citoyen au ministère Pour M.L Allier, le rôle du ministre des Affaires culturelles consiste d\u2019abord, au sein du gouvernement, à essayer \"d\u2019infléchir les actions sectorielles des travaux publics, de l\u2019éducation, du Haut-Commissariat, pour que ces actions respectent la protection et le développement de nos caractéristiques culturelles.\" Au sein du ministère, \"c\u2019est précisément de tempérer \u2014 si on peut employer l\u2019expression \u2014 l\u2019expertise professionnelle sectorielle en regard des besoins des gens.Je suis davantage le représentant du citoyen, dans le ministère, que le représentant des professionnels de la culture qui voient les choses à travers une lunette beaucoup plus spécialisée que la moyenne des gens.Si j\u2019était un homme de théâtre ou un musicien, je ne pourrais pas parler comme ça.Mais je me définis d'abord comme un individu possédant une expérience en administration.J\u2019ai fait des études en droit et en administration publique.Et il faut, dans le domaine culturel, accréditer, donner de la crédibilité à notre rôle administratif.A l\u2019intérieur mais aussi auprès des milieux culturels qui n'ont bien souvent aucune espèce de notion des mécanismes administratifs.Je suis là pour simplifier au maximum ce qui est dans la pratique fort complexe.Ce n est pas une question de budget, mais d'imagination Contrairement à ce que I on a souvent évoqué comme excuses à l\u2019inaction des Affaires culturelles, le fond du problème ne réside pas dans le budget, selon le nouveau ministre.Il soutient qu\u2019il est prêt à se battre pour faire porter au moins à un pour cent du budget annuel de la province, le montant consacré à ce qu\u2019il appelle \"la fierté nationale\" des Québécois.Si la collectivité québécoise ne peut pas obtenir, par ses députés, ce minimum, il y a sérieusement lieu de se poser des questions sur le sérieux de ses réclamations en matière de culture.Mais il ajoute: \"On aura beau quadrupler, quintupler le budget des Affaires culturelles, d abord on ne sera pas capable de le dépenser.Et puis, ça ne réglera pas le problème \"Bon an, mal an, je pense que depuis dix ans.le ministère a retourné une partie de ses crédits au Conseil du trésor.Des sommes parfois infimes, parfois importantes.Mais si c'est normal, ça démontre qu\u2019on a manqué de rien.Ou qu'on n'a pas su utiiiser ce Jeon-Poul L'Allier: \"Dire quelque chose quand on n'a pas de crédit, c'est comme ne rien dire.\" Le Solril.J -M.Villeneuve qu\u2019on avait Et ça devient une question d imagination.Quand on me dit 75 pour cent des acquisitions du musée ne peuvent pas être exposées parce qu\u2019on n\u2019a pas de salle d\u2019exposition, je le constate, c'est un fait.Mais est-on certain que la solution, c'est de construire un musée à Québec.?Musée qui coûterait dix, quinze, vingt millions.?Jean-Paul L'Allier croit que c\u2019est ici qu'il faut oser prendre des risques.Il va falloir prendre des décisions importantes sur la façon de faire les choses.Il faut accepter que le ministère évolue.Il faut se poser des questions plutôt que de poivrer uniquement les subventions à gauche et à droite.A ce chapitre, M.L\u2019Allier se propose de \"courir le risque d\u2019ennuyer ceux qui ont déjà six ou sept fois exposé leurs points de vue\" en les consultant, plutôt que de laisser croire qu\u2019il est déjà au fait de tout et essayer de faire des expériences sur le dos des gens.\"L'objectif, c'est de retenir que la fonction d\u2019un ministère des Affaires culturelles, est de sauvegarder la fierté nationale.On est un peu la conscience québécoise dans le gouvernement, dans l\u2019administration.Conscience qui doit faire en sorte que l\u2019administration ait des réflexes de sauvegarde et de développement du patrimoine, au sens le plus large du terme.Et ça ne se limite pas aux vieilles pierres.Mon objectif à moi, je l'avais déjà aux Communications, c'est la connaissance du Québec par les Québécois.\u201d François Couperin LES LUNDIS DU CONSERVATOIRE DE MUSIQUE DE QUEBEC LE 3 NOVEMBRE, à 20H30 PROGRAMME: HERMEL BRUNEAU, claveciniste, et sa classe de Musique Baroque 1.Cinquième ordre du premier livre La Logivière, Allemande Première Courante Seconde Courante Sarabande de la Dangereuse Gigue La Tendre Fanchon.Rondeau La Badine La Bandoline.Rondeau La Flore L'Angélique La Villers Les Vendangeuses.Rondeau les Agrémens\tHERMEL BRUNEAU les Ondes.Rondeau\tCLAVECINISTE ENTRACTE 2.3.Thomas Erskine Sonate en trio no 4 en do majeur SYLVIE LEPROHON, flûte REJEAN VERMETTE, basson BRIGITTE MAGNAN, violon RICHARD PARE, clavecin Air allemand \"Susser Blumen Ambraflocken\"G.F.Haendel ODETTE BEAUPRE, soprano LORRAINE BRUNNEMER, viole GENEVIEVE BLANCHARD, flûte HERMEL BRUNEAU, clavecin Concerto en la mineur pour six instruments Q p TELEMANN mélodiques et basse continue HELENE BOUCHARD et LYNE DUMONT, flûtes MARIE BELANGER et ANDRE VALLEE, hautbois VIOLAINE MELANCON et ANNE ST-CYR, violons REJEAN VERMETTE, basson, et FRANCOIS MYRAND, contrebas» FRANCE LACHANCE.dovecm Présentatrice: HELENE BEDARD A LA BOÎTE 1008, 3e Aven Tél.: 529-5333 Production T.V.Q.En vente au* guichets du Grand Théâtre et à la Coisse Populaire laurier r*etfOt GRAND THÉÂTRE DE.QUÉBEC SALLE l£US-FRÉC>\u20acTTE.TÉL 643 8131 Québec, Le Soleil, samedi 1er novembre 1975\tC 3 -culture \"Mon ministère doit établir sa crédibilité\" v_ ¦f'.i theatre Quebec, le Soleil, tomedi 1er novembre 1975 .V7 X\u2019S .* \u2022« s.r.p.y.^ïî m >.*\u2022'; V Véronique Le Flaguais: brûlante de rage de vivre.Marie Tifo: étonnante de désespoir.Michel Gameau: il coupe le souffle aux Français.Le théâtre québécois chez les petits cousins par Martine Corriveault PARIS \u2014 Au départ, 1 expédition Théâtre Quebec entreprise en France par le Centre d'essai des auteurs dramatiques (CEAD), ressemblait beaucoup à une campagne de mise en marché du théâtre québécois auprès des professionnels français du spectacle.Aujourd'hui, après une semaine de rencontres et de représentations dirigées par les metteurs en scène Jean-Luc Bastien et Ciaude DesLandes, il faut bien admettre qu il s agit d'une présentation' , à des gens qui ne le connaissaient que peu ou pas.de certains visages du théâtre québécois.Et ce que le CEAD a révélé à ceux qui ont participé aux rencontres organisées en collaboration avec le Bureau des Auteurs de ( Agence technique d action culturelle française, dans la petite salle (125 places) du CET, ce ne sont pas que des auteurs, mais des comédiens vraiment interprètes des méandres de l âme québécoise.La cible Beaucoup de Québécois a Paris ont suivi toutes les étapes de l'expédition Mais, à mesure qu\u2019avançait la semaine à Paris, on voyait plus de comédiens, de directeurs de théâtre et de journalistes que de simples Français, assister aux spectacles et participer aux discussions qui suivaient.A aucun moment, cependant, y a-t-il eu vraiment foule de spécialistes du métier.Tous les soirs, on refusait un nombre de plus en plus grand de spectateurs.Si un jour on devait répéter l'expérience \u2014 et ce ne serait pas une mauvaise idée même à l\u2019intérieur du Québec \u2014 une plus importante campagne de promotion et une plus grande salle devraient peut-être être prévues par ceux à qui incombent finalement la responsabilité de la diffusion de notre culture.Le ministère des Affaires culturelles du Québec n\u2019a versé qu'il y a quelques jours, la subvention spéciale accordée au Centre d\u2019essai.Il est vrai qu\u2019entre le moment où l\u2019on a commencé à en parler et le jour du départ du groupe pour la FYance (un an), on a eu le temps de changer de ministre.Il ne faudra certes pas s\u2019attendre à ce que demain matin ou la saison prochaine, les salles de théâtre françaises inscrivent à leurs affiches une ou plusieurs pièces québécoises.Mais l\u2019intérêt a été éveillé et quelques-uns des malentendus qui subsistent \u2014 même encore chez nous \u2014 entre les auteurs qui ont choisi de prendre la parole et de parler de ce qu ils connaissent et un certain milieu ayant du théâtre une conception plutôt littéraire.les malentendus auront commencé à se dissiper On n\u2019est jamais plus international que lorsqu'on est local \", lançait lundi matin, lors de la conférence de presse, un Michel Tremblay installé à Paris depuis peu pour un stage de travail.Quelques heures plus tard.Michel Gameau réussissait avec sa fanstastique pièce \"Quatre à quatre \u201d, magistralement jouée par une Marie Tifo étonnante de désespoir, une Sophie Clément hallucinante de vitalité, une Murielle Atil d un romantisme étheré et une Véronique Le Flaguais brûlante de rage de vivre.Michel Garneau réussissait à couper le souffle à tout le monde, tirant même d'une dame àgéee (elle n'a pas manqué par la suite un seul spectacle) le commentaire: \"Ce sont toutes les femmes du monde et leur situation que vous avez exprimées là.\u201d Plus tard, en soirée, on refusait des spectateurs pour la première représentation de \"A toi pour toujours ta Marie-Lou\u201d.Et là, si le public découvrait Üentreprise d\u2019exorcisme ou de libération menée par la dramaturgie.québécoise envers la famille qui l\u2019a engendrée, on reconnaissait encore un thème commun à bien des hommes et des femmes sur toute la surface du globe, celui de l\u2019incommunicabilité.Incommunicabilité au niveau des sentiments et du langage \"Le problème avec vous autres, déclarait en discussions un des auteurs à son interlocuteur français, c\u2019est que lorsque vous allez voir le théâtre grec de La Mamma, ou l'Italien du Piccolo teatro, vous savez que vous ne comprendrez rien au texte et cherchez une autre dimension pour l'apprécier.Avec le théâtre québécois, vous vous attendez à tout entendre sans effort et vous repartez frustré quand vous en avez perdu des bouts.\" Des flèches Pour exporter un produit, il faut d\u2019abord convaincre l'éventuel acheteur, de sa valeur et de son originalité.Dans le cas du theatre québécois, la vitalité et sa vision des rapports entre I homme et ses semblables à travers les structures de la société pourraient être considérées comme des caractéristiques originales, au même titre que le langage Longtemps silencieux, le Québécois a perdu ses complexes en prenant la parole et en constatant que lui aussi pouvait exprimer avec ses mots à lui, le trop plein de sa révolte et sa soif de communiquer.D\u2019abord maladroit et souvent excessif, il a appris à maîtriser un langage qui évolue d'autant plus rapidement qu\u2019on l\u2019utilise.Et même le plus sectaire des Français, quand il a constaté et compris cette realite, ne se laisse plus rebuter par les difficultés que pourrait lui présenter la langue des auteurs québécois.Surtout lorsque ceux-sci sont joues par des comédiens du Québec.Bien sûr, un auteur est toujours intéressé à ce qu\u2019on le joue le plus possible, mais chez les Québécois, l\u2019unanimité n'existe pas quant à la manière de le faire.Faut-il adapter, faut-il traduire, faut-il se risquer à jouer dans la langue originale?La représentation par une troupe parisienne, le Théâtre sur la place, de la pièce de Robert Gurik Le procès de Jean-Baptiste M.mardi soir, devait reposer le problème tout en LE NOUVEAU PROORAMMI-CALENORIEI malntMont DISPONIBLE CARTIER Sl-M cltâciin dis tilre /fr 1019 CARTIER 525 9340 DERNIERS t (3MMÆ JOURS ! 2e GBAUD FILM EN COULEURS: \"LES VENGEURS DE L'AVE MARIA \"les Vengeun\u201d: 2.15 -5.15-8.15.\"ZIG 3G\": 12.50 \u2022 3.45 ¦ 6 45 - 9 40 Anéanties par un monde étrange et menaçant.ELLES sont prisonnières et victimes du' MILIEU '.' mmwM CATHERINE DENEUVE BERNADETTE LAFONT faisant la preuve que certaines preoccupations sociales de nos auteurs peuvent rejoindre certains objectifs poursuivis par des troupes étrangères Le drame de Jean-Baptiste M.a retenu, l\u2019an dernier, l\u2019attention des gens du Théâtre sur la place, justement par la qualité du jeu théâtral qu'il exige et par les interrogations qu\u2019il pose à la société sur sa responsabilité devant les gestes posés par des individus.Ce groupe de comédiens qui souhaitent proposer un théâtre populaire intégré aux réalités sociales des publics pour qu'il joue, a abordé la pièce de Gurik comme elle l'aurait fait pour celle de n\u2019importe quel auteur: ce n'était pas l\u2019exotisme québécois qui l\u2019intéressait, mais bien la réalité sociale décrite et le problème posé La production du Théâtre sur la place présente \"Le procès de Jean-Baptiste M.\u201d comme il est écrit, sans s\u2019arrêter aux problèmes d'accent qui se posent D ailleurs, chacun des comédiens français joue avec son propre accent.Ce qui dérange un peu les oreilles même françaises, maintenant familiari sees a une certaine musicalité.une certaine sonorité des mots et des phrases.Question d\u2019habitude?.Le problème suscite chez les auteurs autant que chez les acteurs, de vives discussions.Il n\u2019est plus seulement question de mots, mais de structure de la phrase, de couleur, de rythme, de musique.Là où un Michel Tremblay s'oppose à toute modification au niveau du langage, un Michel Garneau.pas du tout convaincu, demande qu\u2019on lui prouve qu'une adaptation pourrait ne pas trahir sa phrase.D\u2019autres, comme Jean Barbeau ou Serge Mercier, demandent aussi à voir et entendre, mais André Simard résume peut-être le débat en disant que tout dépend de ce à quoi un auteur attache le plus d\u2019importance, ce qu\u2019il a voulu dire ou exprimer par sa pièce ou la manière de le faire.La spécificité du théâtre québécois tient beaucoup à sa manière de lire et de faire les choses, que ce soit au niveau du langage ou de la forme.Au niveau des thèmes, nos préoccupations rejoignent d\u2019une étrange manière, celles des français que nous avons surpris, lors des discussions suivant les pièces, en train de se découvrir des visages qu\u2019ils s'ignoraient La discussion la plus vive et la plus intéressante a eu lieu à la suite de la présentation, hélàs frustrante, d\u2019un mauvais vidéo réalisé par le département d'audio-visuel de l'université du Québec à Montréal, eur la pièce pour enfants de Marie-Francine Hébert, 'Tellement cute des enfants\u201d.Et, de l\u2019aveu de Mlle Hébert, des points soulevés en discussions par les spectateurs à Paris n\u2019étaient pas tellement\tdifférent de ceux entendus lors de rencontres avec les parents montréalais.Rejetant toute idée de didactisme ou de merveilleux.Marie-Francine Hébert qui a reproduit dans son texte des répliques venues d\u2019enfants en atelier d'expression dramatique, prône la démystification du langage et propose un théâtre pour enfant réaliste.C\u2019est à l \u2019école même que l'on doit apprendre à s\u2019exprimer avec ses mots et à se voir tel que l'on est.Mlle Hébert poursuit sous forme de recherches avec le Théâtre de la marmaille, une démarche comparable à celle des Tremblay, Garneau, Barbeau, Simard, auprès des adultes Avec les presentations, mercredi, \"Les temps d'une pèche\", de André Simard et du très beau texte de Serge Mercier sur les quotidiens d un couple de vieillards \"Encore un peu\u201d, on a clairement senti que l'étape de la curiosité linguistique avait été franchie.On s'arrêtait pour redire son admiration pour les comédiens Curvi, Bilodeau, Atil, Madon, Tifo.Clément, Le Flaguais et pour apprécier la formule leeturé-spectacie, mise au point par les metteurs en scène Jean-Luc Bastien et Claude DesLandes.On se découvrait entre Français, et on se reconnaissait, entre créateurs interprètes québécois, une solidarité, une communion d esprit insoupçonné de vant le besoin de dire juste, avec ses mots, la musique du parler de chez nous Au Québec, on connaît très mal notre théâtre parce que l\u2019on s'arrête trop facilement aux vedettes, à tous ce.ux qui font du bruit.On cherche des oeuvres originales nouvelles alors que l'on n\u2019a même pas encore fait le tour des légumes qui ont mûri dans son jardin.En s\u2019entêtant dans ses préjugés et en refusant de reconnaitre l\u2019évolution de la question au niveau du langage, on s\u2019expose une fois encoro à voir L étranger reconnaître notre vitalité et notre originalité avant nous.Notre théâtre est une sorte d\u2019exorcisme d\u2019une longue implantation qui fait partie de notre rituel vital Et en France, on admet déjà que les comédiens québécois sont peut-être les mieux préparés pour bien servir le théâtre qu'ils reconnaissent d\u2019autre part, fort exportable.Adultes WJ EDITH Vteichman en COULEUR MONIQUE VITA ANNE LIBERT ¦ COULEUR ta HUA UT IA tan* UDia.UA II BL VT MIDI MINUIT 252 ST JOSEPH EST 522-2828 CHAMPLAIN 2500, BOUl LAURIER PLACE STE-FOY, 6560592 Québec, Le Soleil, samedi 1er novembre 1975 C 5 disques Jazz Sons nouveaux et retrouvailles par Jacques Marois Jazz: musique de la découverte.Découverte de sons nouveaux, de climats nouveaux.Autant de musiciens, autant de points de vue, autant d\u2019horizons.Aux oreilles du Québécois de campagne que je suis, certaines musiques, certaines sonorités, ont des résonnances quasi-magigues LINGER LANE, Bobby Hut-c her son.Blue Note BN-LA369G SUNBURST, Eddie Henderson, Blue Note BN-LA464G Ainsi en est-il.par exemple, de 'Linger Lane \".Je me souvenais de Hutcherson pour l'avoir entendu sur le Sama Layuca\" de McCoy Tyner, et je craignais en abordant \"Linger Lane\u201d d\u2019è-tre confronté à une musique violemment introspective, manifestation ethnique indéchiffrable.appartenant exclusivement aux Noirs américains.Craintes inutiles, puisque dès la première audition le disque de Bobby Hutcherson allait me fasciner, sans que je puisse mettre le doigt sur l\u2019explication exacte de cet irrésistible attrait.Chose certaine, le climat y est plus heureux et détendu que sur la plupart des oeuvre» d'autres musiciens noirs contemporains.Plus naturel aussi: la production de \"Linger Lane\" traite tous les instruments avec équité, les étale devant vous en respectant scrupuleusement la sonorité de chacun.Peut-être la richesse de cette sonorité doit-elle beaucoup au fait que le disque a été enregistré en plein air, dans les montagnes californiennes.Bobby Hutcherson joue du marimba, instrument du même clan que les xylophones et vibraphones, mais ayant plus de présence, dégageant plus de chaleur que ceux-ci Se plaçant résolument à l'avant-plan, Hutcherson remonte aux sources africaines trouver une douce euphorie, des mélodies joyeuses mais tranquilles, des rythmes ondoyants et ensoleillés, jamais violents.Musique de haute altitude qui démontre bien que les pics neigeux des Rocheuses ne sont après tout pas si différents du Kilimandjaro.Musique de connivence aussi, entre Hutcherson et ses musiciens, plus soucieux de douceur que de performance.qui ne vous assaillent pas mais vous séduisent.Mentions spéciales à la basse coulante et discrète de Chuck Rainey, au superbe travail du batteur Harvey Mason (Ntu en particulier), à l'intelligence rythmique et harmonique du guitariste John Rowin.Les musiques heureuses sont rares de nos jours, aussi rares que les hommes heureux.\"Linger Lane\" est une portion de bonheur que nul ne peut refuser.Henderson \"Junburst\", disque du trompettiste Eddie Henderson est aussi, et même davantage, une oeuvre où l'apport des musiciens participants est déterminant En fait ce disque est une véritable création collective.Cinq des musiciens signent des compositions et on reconnaît partout la personnalité de l'un ou de l'autre.Pour qui a entendu Uerbie Hancock ou Weather Report, pas de surprise ici, mais plutôt de joyeuses retrouvailles avec des musiciens qui ont contribué à la création d\u2019un style de jazz, et qui continuent à en explorer le territoire.Voyons donc brièvement la contribution de chacun.George Duke signe la première pièce; il restera extrêmement discret tout au long du disque, s'en tenant surtout à un travail harmonique au Fender Rhodes et à la coloration sonore au synthé- tiseur; travail de précision, question de mesure et de goût, un grand clin d'oeil à Herbie Hancock.Eddie Henderson, quant à lui, signe deux pièces, et prend des soli partout, utilisant au maximum l\u2019arsenal électronique qu\u2019il a associé à sa trompette; sonorité assez dure, abondance des effets d'écho, un phrasé très parent de celui du Miles Davis de \"Bitches Brew\u201d.Alphonso Johnson, bassiste de Weather Report signe lui aussi deux pièces.On ne peut manquer ses plans de basse aux rythmes insolites, sa sonorité chantante qui témoigne de sa maîtrise absolue de la basse électrique.Buster Williams est là aussi, à la contrebasse, et son apport dans \"Sunburst\u201d de même que son travail complémentaire à celui de Johnson dans \"Galaxy\" ne peuvent susciter que l'admiration.Je pourrais me répandre en superlatifs supplémentaires à propos de Benny Mau-pin et Julian Priester, des batteurs Harvey Mason et Billy Hart Je vais plutôt m en tenir à ceci: si l'occasion vous est donnée d'entendre ces messieurs, ne la ratez surtout pas.Ce disque, en particulier, réunit de façon exceptionnelle certains des musiciens dont on peut dire qu\u2019ils \"sont\" le jazz d\u2019aujourd'hui.(collaboration spéciale) DE TEMPS EN TEMPS, LE RESTAURANT.ÇA CHANGE! POUR SAVOIR OU ALLER, LISEZ NOS PAGES GASTRONOMIQUES OU SAMEDI.LE SOLEILO UNE SELECTION DES FILMS MUTUELS PIERRE DAVID préwnt» un film d* MARCEL LEFEBVRE réalisé on collaboration avac Yves Gélmas hob^Îsam»-*?> y a _ s \u201d, vv LIOO Lévis 837-2272 Galeries Rond Point ANS v A 11,000 pieds sous terre.un spectacle d\u2019aventures et de destruction dépassant l\u2019imagination ROGER MOORE SUSANNAH YORK un film de Peter HUNT base du livre \u201cGOLDMINE\u201d de WILBUR SMITH 2 e film au meme programme ^¦st-romuald^H «toc m onnsi sum «nom L\u2019OR - SEM.9.03 - SAM: 5.30 \u2022 9.20 - DIM! 1.30 - 5.20 - 9.15 LA BRIGADE EN FOLIE: SEM: 7.30 SAM: 7.45 - DIM: 3.45 - 7.35 l\u2019OR \u2022 ».10 - 4.55 - 8 55 LA BRIGADE EN FOLIE 3.20 - 7.05 LA FAMILLE flINSTONE 1.30, YOGI IE NOU-NOURS 3.10 Torn 18ANS %.Adultes \\ Une expérience inoubliable\u201d PX.ESW0 ZTUflQÜ NE MANQUEZ PAS LES AVENTURES INCROYABLES DE FLESH GORDON Version Française de FONGALULI NEW YORK POST VERSION FRANÇAISE! avec Jason Williams.Suzanne Fields./Z Un conte de fée pour tous les enfants de plus de21 ans.Si l'érotisme a droit de cité parmi les sentiments humains, ici il atteint la grandeur C est un film qu on consomme comme un aphrodisiaque ' Luc Perrault LA PRESSE fitted PIGALLE 315.RUE ST-JOSEPH EST QUEBEC TEL:525-9724 Un film d'Eduoardo Cemano avec Persephone Black 2e umaini LE PETALE DE LAMOUR.-FLESH GORDON: 1.30 - 4.40 - 8.00 3.05-6.10-9.30 Mît ty-U teufa avec GERARD DEPARDIEU JEAN-PIERRE DARRAS FRANÇOISE FABIAN 2lème FILM ELLE COURT, ELLE COURT LA BANLIEUE fitted LE BIJOU QUEBEf 15 CHEMIN STE-FOY TEL 522-7956 EUE COURT EUE COURT IA BANLIEUE - SEM 7.30 .DIM: 1.15 \u2022 4 25 - 7.50 AU RENDEZ-VOUS.SEM: 9 20 - DIM 2 55 -6 15 - 9 35 Québec, le Soleil, samedi 1er novembre 1975 C 6 cinéma Le cinéma qui par Claude Daigneault Jean-Pierre Lefebvre s'est longtemps fait accoler ( étiquette de jeune cinéaste margional qu: fait des films hermétiques en 16 mm, en quelque sorte le Godard québécois.Ces clichés faciles ont commencé de paraître éculés avec la sortie de On n engraisse pas les cochons à l'eau claire'' et de ' Les «Jernières fiançailles' en 1973 et 1974; ils paraîtront définitivement dépassés avec la présentation de \"L'n amour blessé \", où le cinéaste amplifie la description \"réaliste \" de ( univers québécois ordinaire.Dans une interview à Luc Perreault de \"La Presse\", en février dernier, Lefebvre révélait que \"Les cochons\" inaugurait une sérié de 12 films qu'il entendait tourner avec, comme sous-titre, \"La révolution tranquille\".' Oui, précisait Lefebvre lors d'une interview la semaine dernière, \"L'amour blessé\", comme \"Les fiançailles\u201d et \"Les cochons\", se situe dans cette perspective: exprimer l'univers québécois d'après la révolution tranquille Ces films sont des dramatiques de facture presque conventionnelle dans leur développement.\"Les cochons\u201d était un film de série B qui empruntait son thème au cinéma américain, mais traité daris un contexte québécois, un contexte très petit De la même façon \"L\u2019amour blessé\" s'inscrit dans un contexte très québécois, celui des lignes ouvertes, dont la popularité n'a pas d'égale dans aucun autre pays\" Le cinéaste a reconnu cependant, en réponse à une question, qu'il ne s\u2019agissait pas d'un film sur les \"hot lines\u201d en tant que telles, mais d'un film sur la parole, ou plutôt sur le son\".Le son dans \"L'amour blessé\" témoigne du véritable viol des consciences auquel nous sommes parvenus à l\u2019heure actuelle.C\u2019est le cas de l\u2019animateur de la ligne ouverte dans le film qui interrompt sa conversation avec Louise Cuerrier pour passer des commerciaux.Cette situation est à l\u2019image de ces émissions de la télévision américaine dont la courbe dramatique est conçue en fonction des commerciaux qu\u2019on insère à toutes les dix minutes.C'est tellement vrai que, sans les pauses commerciales, ces émissions n'ont n'ont plus d'impact dramatique Dans le cas de la fille, par exemple, ça la laisse désarmée, incapable de vraiment faire passer le message quelle voulait transmettre à la désespérée qui venait de parler juste avant elle en ondes\".Réalisme et technique \"L\u2019amour blessé\", en dépit d'un budget très réduit (avec participation financière de la SDICC), a été tourné en 35 mm et en couleurs.Encore là, on se retrouve loin du Jean-Pierre Lefebvre voué au 16 mm et au noir et blanc.\"Le 35 mm, c'est une question de respect pour le public qui a tout de même droit à de la pellicule de qualité, et c\u2019est aussi pour donner à l'image un format que la petitesse du 16 mm ne permet pas.un format qui corresponde à la vision que je projette de cet univers.Par ailleurs, si j'avais choisi le noir et blanc, le spectateur aurait eu l'impression dès la première image que c'était un film triste, du genre série B.La couleur, dans \"L'amour blessé\" entretient l'illusion qu'il y a une certaine beauté dans cette vie-là.L'effet réaliste outré disparait un peu en somme\" Pour Lefebvre d\u2019ailleurs, le \"réalisme\" c'est de la poudre aux yeux, puisque, au départ, le cinéma est un art d'illusion ou de désillusion.Il cite à cet effet un texte (le premier d'une série) qu'il a publié dans la dernière livraison de Cinéma-Québec et qui précise sa pensée en ces termes: \"Il est facile de constater que depuis la naissance du cinéma, encore davantage que depuis celle de la photographie, nous avons toujours été pris au piège du prétendu \"réalisme\" de l'image, de la prétendue \"vérité\" parce que apparemment réaliste, de l'espace-temps filmique qui agit en quelque sorte comme une montagne russe qu\u2019on ne peut arrêter d'aucune façon et qui est en ce sens, de même que toutes ses composantes techniques (son-couleurs), beaucoup plus déterminant que le sujet qu'il véhicule\u201d.Distanciation et hermétisme Les trois derniers longs métrages de Lefebvre, qui affectent un ton \"réaliste\u201d, n'échappent pourtant pas à une pirouette hermétique à la fin.Ainsi la mort de l\u2019agent double dans \"Les cochons\" et celle des deux vieux dans \"Les fiançailles\" laissent le spectateur perplexe.Dans \"L'amour blessé\", c\u2019est la vision d une enregistreuse Nagra et de deux personnages dans l'ombre qui assaille le spectateur de doute.\"Le plan de la Nagra m'est apparu chargé de deux significations, lui ai-je dit: celle du \"film dans le film\", c'est-à-dire de l\u2019équipe de tournage qui montre qu'elle viole l'intimité de la femme, et celle de l'évocation de l'écoute policière.Est-ce cela?\u201d \"Oui c'est juste.Je voulais marquer une certaine distanciation pour le bénéfice du spectateur.Même s'il sait que c'est du cinéma, il se laisse croire que c'est réel.Je lui donne le moyen de s\u2019en sortir, de comprendre que même si sa relation avec le film est très réelle, l'espace-temps évoqué, lui, est illusoire, mensonger même.Mais, plus globalement, c'est à l'écoute électronique policière que je fais référence, à son utilisation politico-sociale.Il peut paraître faux de montrer l'enregistrement de conversations impliquant des personnes sans importance socialement parlant.Mais octobre 1970 nous a démontré que nous n'étions pas à l'abri de cela.L\u2019enregistrement de telles conversations peut servir à la police à établir une sorte de portrait-robot d une population donnée, plus facile à manipuler ensuite\".Le \"style\" cinématographique de Jean-Pierre Lefebvre se traduit par un recours systématique au plan-séquence et au plan fixe.Pourquoi?\"C\u2019est au tournage du \"Révolutionnaire\" qu'il faut remonter pour donner réponse à cela.Pour des raisons climatiques (nous tournions l'hiver) et budgétaires (manque d'argent caractérisé), j\u2019en suis venu à synthétiser le temps des gestes des personnages et à tourner une séquence d'un seul trait.Le cinéma étant un art irréaliste formel (il se DE TEMPS EN TEMPS, LE RESTAURANT.ÇA CHANGE! POUR SAVOIR OU ALLER, lise: nos pages GASTRONOMIQUES OU SAMEDI.LE SOLEIL O LA TETE ; DE 1 NORMANDE l ST.ONGE prépare le terrain passe plus de choses durant les 78 minutes de \"L'amour blessé\u201d que durant toute une nuit en fait), en ayant recours à de longs plans-séquences, je crée un espace-temps qui devient \"réel\" au deuxième degré aux yeux des spectateurs\".Distribution et commerce S\u2019il rejette l\u2019obligation de faire du cinéma commercial (\"bien, dit-il, qu'un film comme \"Les dernières fiançailles\" ait rejoint jusqu'à présent quelque chose comme 5 millions de spectateurs\") dans le sens que ses films connaîtraient une distribution en salles conventionnelles commerciales, Jean-Pierre Lefebvre insiste pourtant pour dire qu\u2019il fait du cinéma populaire.\"A la soirée de l'Outremont organisée par le CQDC, il y avait quand même 700 à 800 personnes, des gens intéressés «ui ont pose des questions.En fait, quand je dis que je fais du cinéma \"populaire\", je veux dire par là qu'il rejoint un public conscient, quel qu\u2019il soit, et que mes films appartiennent à tout le monde; c'est comme un legs que je ferais au peuple\".\"Je crois que mes films connaîtront le sort de la chanson québécoise.Au début il n'y avait que Félix Leclerc qui chantait tout seul.Petit à petit, ses chansons sont devenues \"populaires\u201d, c'est-à-dire que les gens s'en sont appropriées pour les chanter, que la radio les a diffusées.A force de patience.Félix a préparé le terrain pour les autres.Il a rendu possible à un Vigneault de chanter des choses difficiles ou peu connues et de voir ses chansons reçues par le peuple\u201d.\"Je crois que le cinéma que je fais sert à cela: il prépare le terrain\".«WJ* Jean-Pierre Lefebvre LE FILM AUX 6 OSCARS OSCAR DU MEILLEUR FILM L DE L'ANNEE HORAIRE 12.45 8.00 p.m Vous n \u2019avez pas vu \"le Parrain si vous n\u2019avez pas vu.Le Parrain est devenu l'un des plus grands succès de l\u2019Histoire du cinéma.Et pourtant, étant donné l\u2019épaisseur du roman, le cinémavavait dû sacrifier un tiers du best-seller de Mario Puzo lors du premier film.Le Parrain 2e Partie, n\u2019est donc pas une suite ; grâce aux retours en arrière, il revient au tout début du livre, pour relater l\u2019enfance de Don Vito Corleone, s\u2019attarder aux autres personnages et aux événements qui n\u2019apparaissaient pas dans le premier film.\t.La 2e Partie, c\u2019est surtout Michael Corleone, qui prend la succession de son père, Don Vito, à la mort de celui-ci ; c\u2019est sa vie avec sa femme Kay, les aventures de son frère Fredo et de sa sœur Connie, Tom Hagen le consi-gliere, ainsi que les autres membres de la famille Corleone, alors qu\u2019ils étendent leur empire jusqu\u2019à Las Vegas et au-delà.Al Pacino, c\u2019est une nouvelle fois Michael Corleone ; l\u2019équipe aussi reste la même : mise en scène de Francis Ford Coppola, scénario de Mario Puzo et Coppola.WSTR18UT PM CINÉMA WTIRNATIONAl CORPORATION ALOUETTE 2500, BOUL.LAURIER PLACE STE-FOY, 6564)592 EMPIRE 24, DE LA FABRIQUE, 692-2190 Quebec, Le Soleil, samedi 1er novembre 1975 C 7 cinéma Le quatorzième Lefebvre Au temps de la communication faussée Adules L\u2019AMOUR BLESSE: film québécois de 1975.Réalisation: Jean-Pierre Lefebvre.Scénario: Jean-Pierre Lefebvre et Robert Favreau.Images: Jean-Charles Tremblay.Interprète: Louise Cuerrier.Avec les voix de: Gilles Proulx, Paule Baillargeon.Pierre Curzi, Frédérique Collin, Jean-Guy Mo-reait, Monique Mercure.Jocelyn Bérubé.Guy Thauvette, Denise Morelle.Raymond Cloutier et France Demers.Au Cartier, le 5 novembre à 19 heures.34 ans.14 longs métrages réalisés, un quinziéme en pré-tournage, et un seizième à l'étape de la scénarisation La sortie d'un film de Jean-Pierre Lefebvre, c\u2019est presque devenu un événement annuel, même si le grand public le connait mal et se contente de lire dans les journaux que son oeuvre fait l\u2019objet de rétrospectives et mérite des prix à l'étranger \u2019\u2019L\u2019amour blessé\u2019' (qui donnera lieu à un débat sur les lignes ouvertes en présence du réalisateur lors de sa présentation au Cartier) confirme l\u2019orientation de Lefebvre vers une expression de plus en plus \"réaliste\", terme que le cinéaste n\u2019utilise lui-même qu'avec circonspection.Le film porte en sous-titre Confidences de la nuit \u201d, et cette particularité le définit bien.Chargé d\u2019une émotion amère, égale du début à la fin, \"L\u2019amour blessé\u201d agit au niveau de la perception du spectateur comme une insinuation.provoquant à la fois un malaise de voyeur gêné, et une compassion pour cette jeune femme seule, prisonnière de son appartement et des bruits qui percent les murs.Le film a nécessité deux nuits de tournage seulement (une façon de faire bien propre à Lefebvre), et met en cause une seule comédienne (Louise Cuerrier), les autres participants ne se manifestant que par la parole ou en silhouette.C\u2019est à deux niveaux que nous sommes touchés par le drame \"tranquille\" de cette jeune divorcée qui s\u2019ennuie, un vendredi soir comme tous les autres.Sa solitude d\u2019abord nous émeut: nous suivons ses gestes coutumiers, lents et désabusés.La caméra grandit notre gène de voyeur en ne se déplaçant pratiquement jamais, laissant à Louise Cuerrier le soin d'aller et venir dans son intérieur, comme si elle nlétait pas surveillée.C\u2019est l'un des traits forts du style de Lefebvre que de soulever un flot d'intensité dramatique sans agiter inutilement l\u2019image.En un deuxième temps, nous devenons obsédés par les conversations qui vrillent l'ambiance autour d\u2019elle: celle, aussi cruelle que vulgaire, du couple qui se chamaille dans l\u2019appartement d\u2019à côté, et celles que l'animateur radiophonique entretient avec ses interlocuteurs, conversations régulièrement interrompues par des messages publicitaires.Dans cet univers marqué par la déception.la jeune femme souffre tout doucement, n\u2019échappant à son ennui que par une tentative avortée de communiquer avec l'animateur de lignes ouvertes.Ce faux psychologue, chargé de tous les traits d\u2019une société conservatrice et anti-féministe, la rebutera par sa vision bornée de la vie et ne servira en somme qu\u2019à accentuer son dégoût pour les autres.Cette incapacité de communiquer est entretenue chez elle par la fausseté morne de la sexualité (pourtant forme de commur.Ication privilégiée) qui baigne l'atmosphère de sa nuit.Les messages de films à la radio ventant les mérites d'un érotisme de magazine, les journaux à potins, qu'elle feuillette, contrastent durement avec sa situation de femme seule, forcée d\u2019écouter les élucubrations avinées du couple de voisins.A ce sujet, il faut se rappeler un plan magnifique où la caméra se fixe sur le lit double non défait de Louise Cuerrier.pendant que la trame sonore laisse percevoir les ébats amoureux du couple in isible de l'autre appartement; ce seul plan résume de façoi magristrale tout le propos du film: la solitude et la désil jsion dans un univers où la communication est faussée.Claude Deigneault VÿV,;.;.;.;.;.;.;.;.;.;.; \u2022V.V.V.V.'.V.V.V.vXvI-.y.y.v.y.y wmzà mmwM v 4e sem.&Ljode succès et Realisation CLAUDE JUTRA MONIQUE MILLER CLAUDE JUTRA MONIQUE MERCURE PIERRE DUFRESNE GISELE TREP&NIER PIERRE EBRAULT JUIN HOSTIE COULEUR LES PRODUCTIONS CARLE/LAMY DISTRIBUTION CINEPIX INC Horaire: Sam.et Dim.: Ih - 3h.- 5h.* 7h.- 9h.p.m.HORAIRE: Sam.et Dim.: Antéchrist 6 2.15, 5.50 et 9.25,-Château à 12.30, 4.00 et 7.30.Der.sp.complet à 7h,30 p.m.4e Sem.à Québec! SON NOM DE CODE A LA CIA EST CONDOR AU COURS DES SOIXANTE-DOUZE HEURES TOUS CEUX EN QUI IL A CONFIANCE VONT TENTER DE LE TUER r-n CINÉMAS UNIS UNE SELECTION DES FILMS MUTUELS PIERRE DAVID présente un film de MARCEL LEFEBVRE réalisé en collaboration avec Yves Gélinas POUR ROBERT REDFORD/FAYE DUNAWAY CUFF ROBERTSON/MAX VON SYDOW LA TETE ; DE ' NORMkNDE L ST-ONGE POUR VOUS ECLAIRER SUR LES SUJETS D'ACTUALITE.LISEZ JOHNHOUSEMAN /M/tc»*OAViOGNUSlN-eM»o«ntp Marcel Sabourm Bobby Hachey Andrée Pelletier Stephen Machin Marie-Hélène Thouin Jack Beauscholte Willie Lamothe Luce Guilbeault Albert Miliaire Nanette Workman Claude Blanchard Muriel Millard La raison d Etat justifie-t-elle le meurtre?4e Sem.à Québec! ORMANDE STONGE LA MOUTARDE ME MONTE AU NEZ UN FILM DE GILLES GIRLE\tmusique uwisiuPfy avec PïNff GIP4RD PEYNAIDBOUCH4PD RAYMONDCLOUtlïP OIWVING'POLX JlEOCaGNON OIE IAN GU'MOND 4NNE MIRlf DUOMRMf P-OduC\u2019on fjfitê D St'bubon C'N|P « Courut avec Pierre Richard et Jane Berkin HORAIRE: MUSTANG à 2 45 - 6.05 et 9.25; MOUTARDE à 1.00-4.30 et 7.40.Der.sp.complet 6 7h.40 p.m.un film de Les moins de costa - gavnas dialogues de Jo-ge Semprun 14 ans $1.00 hr.»* Sa- « Dm lit .» Qm iziu place QUt»rc S2S 4' PLACE 4524 U PREMIERE D\u2019UN FILM AUX PREMIERS RANGS DU CINEMA QUEBECOIS / As.____.UN ÉVÉNEMENT DANS LE MONDE ENTIER UN MARIAGE QUI FAIT RIRE ET QUI FAIT MAL CANADIEN 2700, BOUL.LAURIER PLACE LAURIER, 656-9922 * * s DAYS à j V- * OFTHE U ^CONDOR vît.je suis t j heureuse, normale.sauvez~moi CAPITOL 972, ST-JEAN, 694-0806 CANADIEN 7700.BOUL LAURIER PLACE LAURIER.654.9472 CINEMàQ P « A C 8 Québec.Le Soleil, samedi 1er novembre 1975 arts visuels Marcelle Maltais déclare la guerre au Conseil des Arts et à Molinari par Jean Royer Je ne vois pas pourquoi les budgets du Conseil des Arts seraient entre les mains d un petit groupe d'artistes-peintres qui sont en même temps juges et parties.'\u2019 C'est la déclaration de guerre de Marcelle Maltais, peintre bien connue, qui vient de se voir refuser pour la huitième année d affilée une bourse de travail libre du Conseil des arts du Canada Cette année.Marcelle Maltais n'a pas quitté son atelier de Paris pour Hydre, son île grecque préférée, mais pour Québec et Montréal, où elle entend dénoncer \"la dique-à-Molinari\u201d: c'est-à-dire un groupe de peintres québécois, les Plasticiens (ceux qui font des bandes verticales et des ronds\"), qui ont été, ces dernières années, tour à tour membres des jurys et boursiers du Conseil des arts du Canada Elle vole un de ses tableaux En avril dernier, devant un huitième refus de suite du Conseil des Arts de lui accorder une bourse, Marcelle Maltais a décidé de passer à l\u2019action.\"J\u2019ai kidnappé un de mes tableaux à l\u2019ambassade du Canada à Paris, voulant par là manifester ma colère et poser un geste suffisamment illégal\" afin d\u2019obtenir une enquête sur l\u2019attribution des bourses.\" Petit scandale.M Fortier, président du Conseil des arts, a une émission de Radio-Canada, parle des \"progrès de l\u2019artiste\" comme critère peur l'attribution des bourses.Marcelle Maltais, voleuse de tableau, écrit au secrétaire d\u2019Etat pour lui déclarer forfait.M.Faulkner, ministre poli, la remercie de sa lettre, lui annonçant la visite d'un agent du Conseil des arts.Quelques semaines plus tard, en effet, visite à l\u2019atelier parisien de Marcelle Maltais, du directeur des programmes de la Banque des Arts, flanqué de deux peintres, dont Claude Tousignant, \"le peintre qui fait des ronds depuis quinze ans et lieutenant de Molinari\".Les agents du Conseil des arts sont venus voir des tableaux de Marcelle Maltais qui pourraient être acquis par la Banque des Arts (crédits de $5 millions pour cinq ans pour l'acquisition d\u2019oeuvres d\u2019artistes canadiens).\"Visite bizarre\", me raconte Marcelle Maltais.Deux phrases prononcées par les \"agents Une par Tousignant: \"C\u2019est-y peint à l'acrylique, ça?\" Quelques autres semaines plus tard: lettre de refus du jury de la Banque des Arts.15 NOV.- 20h.30 LOCATION: (5.00 En vente aux guichets du Grand f Théâtre et à la Caisse Populaire Laurier.une collaboration ejjcc GRAND THEATRE En vente aux guichets \u2022\tdu Crand Théâtre CaiMe p°Puliire Uur,er TRIOSUK Le violoniste Joseph Suk, s'associa au pianiste Jan Panenka et au violoncelliste Josef Chuchro pour former, en 1952, le TRIO SUK.Cette formation est maintenant reconnue comme le meilleur ensemble de musique de chambre de Tchécoslovaquie.« Des champions de musique de chambre > Londres.n Un trio d'une classe à part » V ienne.Programme: trio No 1 de HAYDN, Opus 101 de BRAHMS et Opus 100 de SHUBERT Dimanche, 2 novembre, 20h30 m LE GRAND THÉÂTRE DE QUÉBEC Salle OctaveCrémazie Location par concert $5 00, étudiants (3 00 Quant au tableau \"volé\", ni M Faulkner ni personne d\u2019Ottawa n\u2019a réagi: \"Le tableau repose en paix dans mon atelier\", me dit Marcelle Maltais Juges et boursiers Mais revenons aux bourses du Conseil des Arts Marcelle Maltais a relevé les noms des membres des différents jurys, depuis huit ans qu\u2019elle est refusée comme boursière.De 1967\tà 1975, six peintres du groupe des \"Plasticiens\u201d se sont retrouvés tour à tour juges et boursiers du Conseil des Arts.Guido Molinari: cinq fois juge et une fois boursier.Jacques Hurtubise: une fois juge et trois fois boursier.Claude Tousignant: deux fois juge et deux fois boursier.Yves Gaucher: quatre fois juge et une fois boursier.Charles Gagnon: quatre fois juge et une fois boursier.Marcel Barbeau: deux fois juge et trois fois boursier.De plus, ajoute Marcelle Maltais, Mme Fernande Saint-Martin, directrice du musée d'Art contemporain de Montréal et femme de Molinari, faisait partie du dernier jury du Conseil des arts qui lui refusa une bourse pour la huitième fois.Marcelle Maltais en profite pour dénoncer le fait que Mme Saint-Martin, de par sa fonction, fait souvent le choix d\u2019une participation québécoise à des expositions internationales et en profite pour y inclure son mari, M Molinari, qu'elle présente \u2019 comme un \"leader\" de la peinture au Québec.Marcelle Maltais ajoute encore que le même Molinari aurait reçu, ces dernières années, près de $100,000 en bourses ou achats du Conseil des Arts du Canada.D'autre part.la Banque des Arts a acquis des oeuvres de Tousignant pour $30,000.De plus, toujours selon Marcelle Maltais, les autres artistes du groupe (Hurtubise, Gagnon et Gaucher) ont au moins reçu chacun $45,000 du Conseil des Arts, entre 1968\tet 1973.comptes: elle demande une enquête publique, une révision de son dossier et dénonce \"la corruption\u201d de la \"clique-à-Molinari\u201d.Dans une lettre ouverte aux journaux, Marcelle Maltais demande: \" \u2014 Comment se fait-il que.pendant les huit années ou mes demandes de bourses furent refusées, on retrouve siégeant au jury, entre autres: Guido Molinari, Claude Tousignant, Jacques Hurtubise, Yves Gaucher, Charles Gagnon.Marcel Barbeau: qu'on retrouve les mêmes artistes comme boursiers.Et certains, pendant cette période, sont juges plusieurs fois et boursiers plusieurs fois.\u201d2\u2014 Faut-il être juge pour obtenir une bourse?\"3\u2014 Faut-il faire partie d'une mafia an pouvoir (j'entends par là le groupe favorisé des \"Plasticiens\")?\"4\u2014 Faut-il faire une peinture d'Etat?\u201d5\u2014 Ne pourrait-on.à Ottawa, envisager le problème de la production artistique sous l\u2019angle de lapluralité des styles et des recherches?\" Verdict populaire Marcelle Maltais photographiée au moment où elle sort de l'ambassade du Canodo à Paris, où elle vient de ' 'kidnapper'' un de ses tableaux.Une enquête publique Avant de me quitter pour Montréal, Marcelle Maltais ajoute: \"Je peins et j\u2019expose depuis 22 ans.Le public, la critique et les collectionneurs ont bien reçu mes tableaux.Mais le Conseil des Arts me refuse une bourse systématiquement depuis huit ans.J\u2019exige des autorités du Conseil desArts de m\u2019expliquer pourquoi je ne \"fais pas de progrès\"! Pourquoi je suis jugée par d'autres peintres, dont un groupe appartient à la même tendance exclusive des \"Plasticiens\".\"J'exige aussi que le Conseil desArts me permette de montrer au public les tableaux que je fais.Je ne veux plus être jugée par monsieur et madame Molinari, entre autres.J\u2019exige un jugement populaire.\" Devant tous ces faits, Marcelle Maltais exige des 13 et 14 nov.ROGER WHITTAKER Locations: $4.50 à $7.50 En collaboration avec GRAND THEATRE\t\u2022 SALLE ,\t,\t: du Grand Théine LOUIS-FRECHETTE\tGlisse Populaire Laurier.TEL.: 643-8131\t\u2018 «raqHc HMSNIIK dimanche matin le 9 novembre, à I lh.00 quartet tarrago en collaboration\tguitares avec: Prix d'entrée: 50f et un coussin , du café et des brioches vous seront servis.Foyer de la Salle Louis Fréchette UNE PRESENTATION OU GRAND THEATRE DE QUEBEC ET DES JEUNESSES MUSICALES DU CANADA Soirees du MAURI ER 'OARIAHOUf r ïs A Mme Soirée Danjante Avec Ludwiq Van Beethoven ta Dwhe Brian Macdonald Ann Hortieee Linda Rapin Robert PkÉvoiT Colin HcIntcre Marry Joher5 Catherine Cûmrvouier Brydon Paiqe ZezConerey Jelly Roll Horton Quatre Nouveaux Ballets TKixim Avec Éclat Par Le; Qrandj Ballet; Canadien; 6,73 novembre à 20h30 SALLE LOUIS-FRECHETTE Grand Théâtre de Québec \u2014 643-8131 FAUTEUILS A VENDRE Cie de danse d'expérience of fre abonnement é saison 75 76 avec escompte de 20% et plus Spectateurs avec ou sans ex périenca Aucune limita d'éga Endroit spaciaux, fauteuils usagés mais confortables et en bon état 3 programmas, styles différents, plusieurs créations nouvelles 1er prog VARIATIONS POMSSON-NES, ballet endiablé sur musi que \"ragtime\", maison close.1920 chor Brian Mac do nald.mus.Zei Confrey.cost.: Yvon Duhaime : Nouveau né.VARIATIONS POUR UNE SOUVENANCE * YESTERDAY'S DAY.chorégraphe d a venir par Linda Rabin, mus Ann Mortifee VARIATIONS DIABELLI, chor Brian Mac donald.mus L V Beethoven, cost.: Robert Prévost VARIATIONS POUR UNE VOIX TENEBREUSE, chor Brydon Paige, mus Harry Somers 2e prog CASSE-NOISETTE, toujours populai re.toujours nouveau 3e prog HOMMAGE A PIERRE MERCURE 1ère mondiale avec participation de Nault.Mac donald et Balanchine Programmes sujets a change monts, echelle de prix raison nables s'appliquant e chaque tarie.Parterre, corbeille, lofet/corbeille $16.80, etudiants: $840.Meoenine, lopi/Meœnine: $1)20, Balcon FH, lofOl/lelcen: $340, Balcon J-*: $120.POSTEZ B: GRAND THEATRE DE QUEBEC 269 a>1, boni.St-Cyrilla Quebec GIR 28) iV/V/W/WAVAW/y/y/^\u2019) vmunoM\t\tCASSE-NOISETTE\tHOMMAGE A PIERRE MERCURE 1 70.30 .\t|twf 6\tfPvd* 18 dtrp**ér«\t|hd l«r ovni 2 2»30\tvpndrpd* 7 novembre\tv^ndrpdi 19 dPcf**fcrp\tvendredi 7 avril 3 7000\twvrpd- 8 'Kbvgmbrt\t70 dhfHw\ttouwd 3 avril La» i i de billets d etudiant devront s identifier a cheque spectacle.vOTRE CHOIX 1 I Nom\tsérie 1 d]2Q3\t 1 - Adresse\t\tApp 1 Ville ¦\tCode postal\t Telephone, bureau\tresidence\t * Quantité\tAdultes\tPn.\tTotal V Quantité\tEtudiants\tPrix\tTotal | Cheque 1 .Charge, j No\tOate d échéance\t ^ Signature\tDele\t LE 1HENRE POPUWRE DU OUEBcTPQ ETRE JEAN-MARIE LEMIEUX MARIE CODEBECQ PATRICIA DUMAS MARC GREGOIRE GASTON LEPAGE DfCOPS JEAN BRISIE FOU POUR PLEURER - ' .¦ ¦ \u2022\u2019! r ARNOLD WESKER MONIQUE LEPAGE RENE DIONNE MONIQUE LEPAGE r- HELENE LOISELLE CLAUDE MAHER SUZANNE LANGLOIS MARTINE BEAULNE -\t\u2022 'j* - * -\u2022 ' costumés BERNARD COURNOVER 21-22 nov.\u2022 20h30 \u2014 LOCATIONS: $4.50 GRAND THÉÂTRE DE QUÉBEC SALLE OCTAVE-CRÉMAZIE, TÉL.f>43 8131 ©Compagnie Jean Duceppe 1975 INC.présente en collaboration avec' VISA LE HOIR TUA LE BLANC L, ' i ) ou l'assassinat par électro-chocs ! ï- 'W» \u2022h».\\ p MM Traduction « Vol\td'un nid d* coucou » de Dale Wasserman Mise eh scène Albert Miliaire Adaptation RENÉ DIONNE avec Monique Joly Jacques Thisdale Aubert Pallascio Gérard Poirier Jean-Louis Paris Paul Guévremont et 12 autres comédiens ¦ \"Vis* le noir, tua I» blanc\" mat an présence un individu aussi exubérant qua sympathique at spectaculaire\".Adrien Gruslin, la Devoir \"Carte pièce est un document qu'il faut voir\u201d.Fernand Patry, Gala des Artistes \"Une oeuvra assez dura qui ne peut pas laisser la spectateur indifférant\"., Michel-Girouard.Bon Dimanche \"L'exceptionnel Jacques Thisdale fait feu des quatre fars, Monique Joly y trouva aussi un de sas meilleurs rôles\".Rudal-Tessiar.Carnat des Arts.25-26-27 NOV.20H30 LOCATION: $3.00 à $7.00 En vente aux guichets du Grand Théâtre et à la Caiss* Populaire Laurier.f [\u2022I =::M GRAND THEATRE DE SALLE ICUtS-FRÉOETTE, TÉL 643 8)31 \\ y Québec, Le Soleil, soriedi 1er novembre 1975 L'apport du nationalisme dans la vie musicale: un bienfait?Plutôt un danger! par Marc Samson musique Dans un effort de démocratisation, l'Orchestre symphonique de Montréal invitait récemment l'ex-joueur vedette du club de hockey les Canadiens, Bernard Geoffrion, et ( animatrice de télévision, Lise Payette, à faire partie de son conseil d administration.Habituellement ce genre de nomination se fait avant tout pour la galerie\" et ne prête guère à conséquence.Mais Mme Payette, délaissant pour un temps ses préoccupations de femme libérée et les bla-bla-blas de son talk-show\", n'allait pas rater une si belle occasion de se mettre en évidence, en se servant comme prétexte de l'appartenance ethnique des membres de cet orchestre.Et du même coup de mêler des cartes déjà passablement embrouillées.Dans une récente \"lettre aux lecteurs\" adressée à La Presse, l\u2019animatrice d\u201d\u2019Appelez-moi Lise\" nous apprenait qu\u2019elle avait accepté, contrairement à Raymond Daveluy, directeur du Conservatoire de musique de Montréal.de faire partie du conseil d\u2019administration de l\u2019OSM.Et cela avec l\u2019intention de veiller de près au grain, de voir à ce que les jeunes musiciens québécois retrouvent leur place au sein de cette formation symphonique.Sur ce point on ne peut qu'être d\u2019accord avec elle.L'OSM a montré, à plus d\u2019une reprise, une attitude hautaine envers les jeunes instrumentistes formés dans nos écoles supérieures de musique.La situation apparaît toutefois beaucoup plus complexe que ne l\u2019entrevoit Lise Payette.Dans nos conservatoires et les facultés de musique de nos universités, les étudiants (à moins qu\u2019ils se destinent à la pédagogie) reçoivent une formation les préparant avant tout à la carrière de soliste.Il serait difficile d\u2019en aller autrement, l\u2019approfondissement de la technique de l\u2019instrument se complétant par l\u2019étude des grandes oeuvres du répertoire.Leur seul contact avec la musique d\u2019orchestre se résume donc \u2014 et ce n\u2019est même pas le cas partout \u2014 à leur participation aux quelques rares concerts donnés par la formation symphonique de leur institution.Acquérir de r expérience Imaginez ce même étudiant se retrouvant avec un orchestre du ni- veau de celui de Montréal avec ce seul bagage, complété parfois par une ou deux sessions à l\u2019Orchestre national des jeunes du Canada, où les conditions de travail sont totalement différentes de celles prévalant au cours d'une saison symphonique régulière.D\u2019un seul coup, ce débutant dans le métier devra assimiler des oeuvres, dans la plupart des cas entièrement nouvelles pour lui.dans l\u2019espace des douze heures de répétition (et même en moins de temps parfois) prévues pour la mise au point d'un concert normal.Quelques-uns de ces étudiants particulièrement doués sauraient s'adapter assez aisément à ce rythme de travail, mais justement la richesse de leurs dons les incite plutôt à pousser l\u2019étude de leur instrument dans l\u2019espoir d\u2019une carrière de soliste ou de chambriste.On voit donc qu'il existe une étape intermédiaire a combler entre le moment où le jeune musicien quitte le conservatoire ou la faculté de musique.muni de tous ses diplômes, et son acceptation dans un ensemble symphonique de calibre hautement professionnel.De là la recommandation extrêmement importante du rapport Jeannotte préconisant la création d'un Orchestre des jeunes du Québec, lequel permettrait l\u2019apprentissage au difficile métier de musicien d\u2019orchestre et assurerait du même coup la relève des ensembles permanents du genre.En somme, un orchestre dont le role s'apparenterait, pour emprunter au langage du sport, à celui des clubs fermes.Car si les joueurs des équipes juniors de hockey et de baseball de calibre AA doivent franchir, sauf de rares exceptions, une telle étape intermédiaire pour accéder aux \"lignes majeures\u201d, on se demande pourquoi il n\u2019en irait pas ainsi pour les instrumentistes.Un projet de I 0SM Dans le même ordre d\u2019idée, et poursuivant les mêmes débuts que cet Orchestre des jeunes du Québec.Rafael Fruhbeck de Burgos, le nouveau directeur artistique de l\u2019OSM, a avancé un projet également digne d'intérêt.Ce projet consiste en la création de dix bourses d\u2019études de deux ans.par le gouvernement du Québec, destinées aux élèves des écoles de musique de Montréal, et en particulier du Conservatoire de cette ville, grâce auxquelles ces jeunes instrumentistes seraient rattachées à cet orchestre à titre de \u2019\u2019doublures\u201d Ces boursiers, dont le nombre pourrait être augmenté si l\u2019expérience s'avérait un succès, assisteraient et participeraient à toutes les répétitions et joueraient, selon les besoins, à tous les concerts de l\u2019OSM.Forts de cette expérience, ils pourraient par la suite se présenter aux auditions de cet orchestre, ou à celles d'autres formations du Canada et de l'étranger, en vue d\u2019y obtenir un poste permanent.Cette formule, qui demeure à l\u2019étude à Nontréal.est déjà en application à la Philharmonique de Hamilton.Un triste précédent Une voie qu\u2019il faut éviter, c'est celle du nationalisme à tout prix que préconise Mme Payette.Rien n\u2019est plus dangereux et néfaste en art.L\u2019exemple plus frappant en o» sens demeure peut-être l\u2019Opéra «Je Paris qui, avant que Rolf Liebermann en prenne la direction, stipulait que 90% de ses chanteurs devaient être autochtones.Il suffit d\u2019avoir vu alors \u2019\u2019La Traviata\" ou \u2019\u2019Aida\u201d, entre autres représentations, pour convenir que nul autre théâtre lyrique jouissant d'un prestige universel n'était tombé aussi bas sur le plan de la qualité.Liebermann a fait abroger ce règlement et a redonné à l'Opéra de Paris son caractère international, tout en réservant une place de choix aux interprètes français de fort calibre.L\u2019engouement général que suscitent maintenant les spectacles de cette maison \u2014 même auprès des Parisiens qui les méprisaient autrefois \u2014 prouve une fois de plus que le nationalisme en musique n\u2019a aucune prise sur les vrais amateurs.Peu importe à Lise Payette de voir 10SM \"tomber de la 10e à la 20e position du palmarès\", comme elle avance, confondant cet orchestre avec un des tubes de ces petits chanteurs à gomme qu'elle accueillait affectueusement à son émission \u2014 pourvu qu\u2019on y engage des musiciens de \"chez nous\".Si la vedette-maison de notre télé d'Etat fréquentait assidûment les concerts.ce dont je doute fort, si elle était une véritable mélomane, Mme Payette n\u2019accepterait justement pas que le niveau d'un orchestre, quelqu'il soit, régresse de plusieurs crans, même momentanément, au lieu de gagner en qualité.Surtout pas à une époque où l'amateur peut se rabattre facilement sur le disque quand il ne trouve pas au concert de quoi répondre à ses aspirations musicales.Non ce qu\u2019il faut, c'est que nos jeunes musiciens, grâce à une formation adéquate, soient enfin en mesure de statisfaire en plus grand nombre aux critères de compétence imposés par les orchestres de premier plan.Que ce soit celui de Montréal, ou n'importe quel autre! Musicien d'orchestre, un dur métier qui nécessite un solide apprentissage.CABARET: G.I.M.E.L (groupe d'interprétation de musique électro-acoustique de Laval) avec Nil Parent au Grand Salon du pavillon Pollack, te 2 novembre à 2lh30.Prix: $ 1.00 étud.régulier de Laval, $2.00 autres.ri DERNIERE SEMAINE DE LA PREMIERE MONDIALE De peinture plastique sur rohaglas présentée par SCHMITT Jusqu au 6 novembre (fermée le lundi) à la GALERIE D ART SANSNOM 531 ouest, boul.St-Cyrille, Québec - 527-3805 $3.00 I.D.présente pour la première fois en groupe à Québec PLUME ET CASSONADE Dimanche le 2 novembre à 8HOO au CEGEP LIMOILOU Billets en vente aux magasins Musique d'Auteuil et Musique Lessard LE MOULIN DU ST-LAURENT Ile d\u2019Orléans Vendredi, soirée des poissons.Samedi et dimanche, les spécialités renommées de notre chef Régis: faisans, cailles, bifteck.\u2022 Musique et danse avec r orchestre de Paul Mallard Réservations: 828-2688 y Service des Loisirs Socio-Culturels Itohnnile Uni «-J7B seulement.Locations: $4.00 à $7.50 En vente ou* guichets du Grand Théôtre et à la Caisse Populaire lourter.GRAND THEATRE DE QUÉBEC SALLE LOUIS-FRÉCHETTE, TEL.643 8131 le mercredi 12 nov.20h30 \"Kosmos présente en concert\" le groupe britannique Renaissance Lundi 17 nov.20h.30 Billets: $5.50 Bientôt en vente dans les magasins SHERMAN COLLEGE DE STE-FOY GRAND AMPHITHEATRE GRAND THÉÂTRE DE QUÉBEC SALLE LOUIS-FRÉCHETTE, TEL.643 8131 I9 NOVEMBRE - 20h.30 les ¦]a a V ALV U A '^0.té\tV\t^\t%\t' i* / :\t\u2019i \u2014\u2018\t;\t¦\t\u2022« \u2022 .\t- yÀ.Location: $3.00 à $5.00 -\t,\tfa ' fe verte dn jeudi peeked aa picked du «nadlto».de et i le Ceieee hfddrc bahr.\t«r-T \u2022 \u2022 h .\t\u2022\u2022\u2022 \u2022\u2022 .\tv , .Une collaboration CKCV 1280 i ' b wide dit jeudi pecked eu picked de (raid Tfcéê- En collaboration avec CKCV 1280 MÉDITATION TRANSCENDANTALE \"Un repos profond pour une activité dynamique Maharishi Mahesh Yogi INFORMATION: 529-2149 ENTRÉE LIBRE CONFERENCE SPECIALE: \u201dLo technique de M.T., l\u2019amie de toutes les religions \u201d.Invité: Rolph Fernandes, franciscain et instructeur de M.T.Université Laval Lundi 27 oct.p>v.d.Konninck local 1-C à 20h.SOIREES D\t: STE-FOY Mardi 4 nov.CEGEP Ste-Foy, local H000 Aile des Arts \u2022 20h.00 QUÉBEC Lundi 3 nov.1085, Av.Mardi 4 nov.des Erases ÎOhüO Mercredi 5 nov.TéL 529-2149 NEUFCHATEL Mercredi, 5 nov.4T, Beîle-Meunière 842-4573 \u2022 a 20tu30 Le Groupe La Laurentienne prescrite USARAfïDS EHPIORPTTCURS DEM PERSE PAR JACQUES CORNET qui commente per*onnellement ton film-couleurs A4* une Production E«pio-Mundo Du 4 au 9 novembre 1975 4 au 7 nov.inclus - 20h.30 8\tnov.- I8h.30 - 2IH.30 9\tnov.- 14b.30 - 20h.30 Ne soyez pes déçu, procurez-vous maintenant vos billets de saison et participez eu tirage de 2 voyages gratuits en Turquie et en Jamaïque.rniMÊÊWSR [*TaT=a GRAND THEATRE DE SALLE OCTAVE-CRÉMAZEJEL.6438131 Le 3 novembre, 2Oh.30 à L'AUDITORIUM DU COLLEGE DE LEVIS * rue Mgr Oeeeelln.Uvls, Qué.833-4103 POUR VOUS MESDAMES en collaboration avec chnc AM & ru /fSt FERNAND GIGNAC Nè NOV, 20h30 Location: $3.00 à $5.50 en vente aux guichets du Grand Théâtre et à la Caisse Populaire Laurier.GRAND THEATRE DE QUÉBEC SALLE LOUIS-FRÉCHETTE,TÉL.643-8131 \\ 002875 Québec, La Soleil, samedi 1er novembre 1975 c 10 littérature- Toynbee, inséparable de la par René Beaudin Est-ce par opportunisme, toujours est-il qu\u2019Arnold Toynbee a décidé de mourir au même moment où je suis plongé dans la lecture de son livre L Histoire.Un essai d interprétation, son oeuvre maîtresse.Ce livre, déjà très ancien puisqu\u2019il a été conçu durant Arnold Toynbee, l'historien britannique, est décédé o l\u2019âge de 82 ans.Il est surtout connu pour son livre A Study of History, disponible en français sous le titre L Histoire.Un essai d\u2019interprétation.la première guerre mondiale et rédigé à partir de 1921 constitue une énorme fresque de dix volumes qui compare le destin des vingt-et une grandes civilisations qui jalonnent l'histoire humaine.Les six premiers tomes ont paru en anglais de 1931 à 1939.Ils font l'objet d'une version abrégée \u2014 c'est de cette version abrégée qu a été faite l'unique traduction française en vigueur jusqu a tout récemment \u2014 qui dès sa parution devient un succès de librairie.Dans les semaines qui suivent la publication de l\u2019abrégé.un Club du livre l'inscrit à son catalogue; il en vend immédiatement deux cent mille à ses seuls abonnés américains.Le nom d\u2019Arnold Toynbee, comme d'ailleurs A Study of History, est inséparable d\u2019un genre littéraire qui n'a guère plus cours en Occident: la philosophie de l'histoire.L\u2019\"accélération de l\u2019histoire\u201d, la montée et la critique des sciences humaines et sociales, ses liens avec les théories de l\u2019évolution, l'étendue de l'érudition qu'elle sollicite, tout cela a discrédité la philosophie de l'histoire.Les \"interprétations globales du passé\u201d, les recherches sur le \"sens de l'histoire\u201d.le moteur de l'aventure humaine, la place de l'homme dans le processus historique.la fatalité ou liberté de l'action humaine, la circularité ou la linéarité de l'histoire, le rôle des masses et du grand homme sont, momentanément, peut-être, plus objet de l'histoire de la philosophie et de l\u2019historiographie, qu'un thème de réflexion philosophique proprement dite.Fille du tumulte, la philosophie de l'histoire est par nature, même quand elle annonce l'âge d'or de l'humanité, pessimiste et catastrophique.La philosophie de l'histoire était rejetée parce qu'on craignait l\u2019avenir.A Study of History est l'une des dernières dissertations \u2014 peut-être indépassable \u2014 de ce type.Oeuvre de synthèse.A Study of Historuy n'a pourtant à l origine guère été prise au sérieux par les 'historiens de métier\u201d qui déploraient l\u2019absence de fouilles historiques comme tel dans loeuvre de Toynbee Cela ne veut pas pour autant dire que l'humanité n'ait plus besoin de s interroger sur son destin.Bien au contraire Il n est qu\u2019à prendre note de la montée de la littérature fantastique, de L occultisme et des religions orientales \u2014 tous aussi nourris de pessimisme que la philosophie de I histoire \u2014 pour voir dans la philosophie dç I histoire est un besoin presque \u2019'biologique\u201d de l\u2019esprit humain.De Spengler à Toynbee Comment expliquer 1 accueil réservé à l oeuvre de Tovnbee alors que la philosophie de l\u2019histoire est si dis- créditée Une première réponse, toute simple, tient à la nature même de l'oeuvre: elle semble révéler au lecteur le contenu de l\u2019avenir.Selon Toynbee, l\u2019histoire obéit à un cycle.C\u2019est en tout cas l'interprétation la plus courante de la pensée de Toynbee.Les civilisations comme les hommes sont mortelles.Elles naissent, se développent et meurent, incapables de répondre aux défis qui les confrontent.On note quatre phases par lesquelles passent les civilisations: genèse, croissance, arrêt, désintégration.Elles naissent d une inspiration religieuse, elles s\u2019accomplissent lorsqu'elles accèdent à l'universalité, se métamorphosent en Etat universel, et se désintègrent lorsqu'une nouvelle impulsion religieuse surgit parmi ce que Toynbee appelle le \"prolétariat\u201d.C'est alors que les groupes dirigeants perdent foi en leur mission et que la civilisation pénètre de façon chaotique dans une nouvelle époque, héroique et barbare.Tout ceci se produit à la suite de ce que Toynbee appelle un break down.On peut sommairement définir le break down comme une espèce de choc ou de rupture qui se produit avant que la civilisation n'ait produit ses plus grandes oeuvres.\"Ce qui est brisé par le break down, cest l\u2019harmonie, la coopération entre les êtres humains qui possèdent la puissance créatrice au sein de la minorité dirigeante, ceux qui avaient effectivement participé à la croissance de la civilisation.Il s'agit donc bien d'une catastrophe, qui affecte le destin de millions d\u2019êtres humains, non seulement d une très grande institution.comme la civilisation elle-même, mais aussi des institutions plus petites qu englobe cette civilisation!.) C est justement après le break down qu\u2019apparaissent les philosophies de I histoire.Et pourtant, ces idées, il y a quarante ans, sont déjà démodées.Vingt ans plus tôt, Oswald Spengler, peu avant que le tumulte de 1914-1918 n'engloutisse son pays, avait popularisé 1 idée de circularité de l'histoire, dans une fresque monumentale.Le déclin de l'Occident.Les cultures concept que Spengler préfère à celui de civilisation que Toynbee, vingt ans plus tard, privilégie, passent toutes par une phase de développement et de déclin Spengler postule une permanence de l'esprit humain qui exclut à l\u2019avance tout âge d or définitif de I humanité.Le déclin de I Occident marque l\u2019apogée de la philosophie rationaliste de l'histoire En ce sens le message de Toynbee fait entendre un son de cloche singulier à une humanité qui.alors même que les plaies du choc financier de 1929 sont encore béantes, galvaude déjà l\u2019idée de croissance illimitée, et ce, avant même d'en inventer le mot Mais c'est aussi un message novateur, au moins Das rapport à Spengler, avec lequel Toynbee est invariablement comparé.EXPOSITION d'AquarelIes récentes de JAMES HALPIN du 5 au 18 novembre 1975 dalme 1093, rue St-Jean, Tel.: 692-2577 INCROYABLE boites garnies de couleurs a l huile van gogh \u2019\u2019-Tv\u2019c «\u201c\u2022 CHOIX COMPLET DE PEINTURES A L HUILE ET ACCESSOIRES QUANTITE LIMITEE Régulier; *98® SUPER SPECIAL L'ENSEMBLE COMPREND: » I BOITE EN BOIS 12\" x 16\" » I PALETTE POUR MELANGE » 12 TUBES COULEURS A L'HUILE » I GROS TUBE BLANC TITANE » I BOUTEILLE TEREBENTHINE » I BOUTEILLE HUILE DE LIN » I SPATULE » 4 PINCEAUX ASSORTIS » I CRAYON FUSAIN ?I GODET DOUBLE » I CAPTON TOILE 12\" x 16\" » 5 LIVRETS D'INSTRUCTIONS EN PLUS I CHEVALET AU CHOIX: CHEVALET ALUMINIUM No 200 OU CHEVALET DE BOIS No 10 MATERIEL D'ARTISTE 480 (de biais avec la gare central») .4 -xt LES VOS ICI LONDRES LES vont ,a iorei o pr, d oém MODERN PLYWOOD LTD.1206, Courcelette \u2022 Ville de Bélair \u2022 TéL 842-1111 o Taxe fédérale Incluse o Ouvert jeudi et vendredi soir Yt MILLE OU BOUL OE LA CAPTTALEH ET 0E U 80a RÜl P^j[{j0lNS BEAUX L/fûT^je v.*** endroit incomparable MAISONS MODÈLES BOUL de le CAPTTAU.^ A VISITER Sem.: 2h à 5h & 7h à 9h.Dim.: 2h à 5h.Maison éligible à boni fédéral $500.00 ristourne fédérale suivant le salaire de l'acheteur US BATiSSES GAC'TR DES ENABLES TEL.: 843-0255-56 aucune offre raisonnable refusée CHAI/Çf y m DOOl DE LA CAPITALE Z «% f w
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