Le soleil, 15 novembre 1975, Cahier C
[" LE SOLEIL QUEBEC, SAMEDI 15 NOVEMBRE 1975 les arts ùiLM y}- '***¦ IM Fernand Dumont, n t*i\\ David 1975 \"Nous sommes des travailleurs du langage.Notre métier est aussi noble que celui du forgeron.Travailler avec le langage, ce n'est sans doute pas plus beau que de travailler avec le fer, mais ce n'est pas plus caricatural.Le langage, c'est une pâte aussi concrète que le matériau sur lequel travaillent les artisans.Le devoir de dire, pour l'intellectuel, c'est la même chose que le devoir de faire, pour le forgeron.\u201d '\t\u2019 V v %! t fttfc y 1 ¦\u201c«i photos, Jacques Deschénes W mm O- leimoin» de 14 on» IN TOUT TIMM \"ï ¦ ^ ; '.-«t ^ mm ümMém RQLLËRBntL V*V î b fil MS EN COULEURS LES CINEMAS ODEON \\ DANS UN AVENIR PROCHAIN, IL N'Y URA PLUS DE GUERRES!.M \u201e A\tANS MAIS IL Y AURA.¦ UN GOSSE DES RUES QUI S\u2019EST FRAYE UN IHANS CHEMIN DANS LA PEGRE, JUSQU\u2019À PRENDRE1-^1-1 U TÊTE DU PLUS GRAND DES SYNDICATS DU CRIME.\u2018^^NcwYork nnnrlf ] ^uanc^ REfETy\t- jKÉglg^ le crime 4\teuiit roi C~ [VERSION FRANÇÂISÎ] JAMES CAAN Un i film,do NORMAN JEWISON * ¦ a [version FRANÇAISE) HORAIRE:\tm.1 l AMOU REUSE K 12 15\t\u2022 405 ¦ 8 00; \"IEPKE\" 2 00 - 5 50 ¦ 9 45 JACQUELINE BISSET L'AMOUREUSE HORAIRE; 'ROUER.Bah ¦\t1.00 - 5.10 - 9 25; \"L'HOMME DE U LOI\".3 20 - 7.40 ' \"L'Homme de la loi ' \u2022TiT^TTTrTXTSLHi FRONTENAC I mk m$\t* .UNE SELECTION DES FILMS MUTUELS SZZ PIERRE DAVID et CLAUDE MICHAUD présentent * Un film de Yves Robert Avec Pierre Richard Jean Carmet Jean Rochefort Mireille Darc ALLELUIA DEFIE L'OUEST\" NOUVEL HORAIRE; BRAND llONDi 12.15 ¦ 3 25 - 6 30 - 9 55 ALLELUIA; I 45 \u2022 4 55 - 8 15 AU \t\t \t\t POUR TOUS Jf * 2- LE DAUPHIN \u20ac \u2022A Québec, U Soleil, tamedi 15 novembre 1975 C 2 littérature sjieuxde Dumont cas.pour moi, ia pratique de l'unité''.On retrouve donc dans ce recueil \u2014 on pourrait dire: ce recueillement \u2014 les lieux de Fernand Dumont: la mémoire, l'enfance, le pays, le langage, l'amour et Dieu.L'avenir de la culture La mémoire, d\u2019abord.Elle nous explique pourquoi Femand Dumont a pu créer ce personnage mythique dont il a parlé dans quelques textes et qui témoigne de la tribu dont il est originaire et dont il a gardé la nostalgie: \u2014 ' Même sur le plan de la recherche, les cultures populaires m'intéressent beaucoup.Leur \"transposition\" dans la vie urbaine est-elle en train de les désintégrer ou de les épanouir?Pour moi, c'est fondamental.S'il y a un avenir pour la culture, il est dans une sorte de rencontre idéale entre les cultures populaires, dont la vitalité l'alimentera.et la culture savante.L'enfance Une entrevue de Jean Royer Il y aurait un portrait à faire de Fernand Dumont, qui éclairerait les lieux de l\u2019homme et de l'oeuvre à la fois.L'écrivain que je viens d'interviewer m'a parlé de deux présences: celles de Dieu et de l'amour, comme étant les plus importantes dans sa vie.Cet homme m'a aussi parlé d'une mémoire qui agit: celle de l'enfance, celle de l'histoire et celle de l\u2019écriture.Il y aurait un portrait à faire de Fernand Dumont, qui réunirait le regard sur le monde de Pit Lafrance, ce personnage qu'il a tiré de la mémoire de sa culture populaire originelle, et le discours du \"savant\" qui investit le lieu de l'homme.Fernand Dumont, c'est le sociologue.Qui vient de recevoir le Prix David, la plus haute distinction littéraire du Québec, pour l\u2019ensemble de son oeuvre.Et qui me définit son projet: \"s'il y a quelque chose de spécifique dans ce que j'essaye de faire, c'est cette liaison entre le monde du sentiment, de l'appartenance, et celui ou'on appelle conventionnellement le monde de la science et de la philosophie\".Femand Dumont, c\u2019est l'homme aussi.Celui qui, en acceptant le Prix David, la semaine dernière, a risqué de nommer publiquement sa femme pour nommer l\u2019unité de son oeuvre.Celui qui, aujourd hui, me parle de l'amour, pour dépasser la mémoire: \"la femme incarne littéralement ce qui, dans l'homme, a besoin d'être appelé à la surface.Les hommes sont facilement portés à la rationalisation, à la théorie, par conséquent à se tenir à la surface d'eux-mêmes.Ce que la présence quotidienne d une femme m a apporté, c\u2019est de faire sortir de moi ces sources profondes qui.sans cela, resteraient soigneusement et savamment dissimulées.\u201d Voilà, je crois, ce qu i! fallait laisser dire à lhomme, avant d\u2019essayer de lire son oeuvre ou d\u2019écouter l\u2019explorateur des sciences humaines.Les lieux Quant au témoignage de l\u2019écrivain, il faut d\u2019abord le chercher, je pense, dans les \"sources profondes\u201d de sa poésie.C\u2019est en relisant ses poèmes de \"Parler de septembre\" (L'Hexagone, 1968), pour me rapprocher de l homme à interviewer.que j'en ai reconnu l'unité D'ailleurs, me dit Fernand Dumont: \"l'unité de l\u2019homme s\u2019exprime et ne peut s'exprimer que sur le mode de la poésie, puisqu'elle est une unité de l\u2019instant.La poésie est, en tout On comprend mieux cette préoccupation du sociologue quand on écoute Femand Dumont définir ce lieu qu'est pour lui l'enfance: \"C'est le moment où nous étions des êtres totaux.Enfin, on l\u2019imagine ainsi.C'est un mythe, sans doute.Mais c\u2019est le mythe que l\u2019adulte se reconstruit pour retrouver périodiquement cette unité perdue \", Ainsi, l'enfance est un lieu très important pour Fernand Dumont, indissociablement lié au milieu populaire dans lequel il a vécu.Ce qui fait qu'en quittant cette culture pour une autre, savante.Fernand Dumont, se sent mal à l'aise: \u201d11 y a.dans ma vie intellectuelle, dans ma poésie et dans les choses abstraites que j\u2019ai écrites, une sorte de traumatisme.Après avoir pensé, travaillé, écrit, on se demande où \"habitent\" ces produits culturels\".\"C'est-à-dire, quand on regarde ce que le monde contemporain a fait de ces abstractions: une science qui, belle en soi, est devenue oppressive (je ne pense pas seulement à la bombe atomique, mais aussi à l'usage qu\u2019on fait de la science dans la consommation et dans le travail).C'est ce qui m'a toujours laissé très, très mal à l'aise.C\u2019est ce qui me donne parfois l'impression d'une sorte d'exil.D'exil.Pour moi.l'enfance comporte aussi ce versant: la rupture d'avec une culture (populaire) et l'accession à une autre (savante), qui sentimentalement me fait problème.Non pas sur le plan de la recherche, mais sur le plan du curieux pays que l'on construit avec ces productions abstraites\".La mémoire réconciliée Au-delà de l'enfance, dans ce lieu essentiel de la mémoire, surgit la dimension de l\u2019histoire, pour Femand Dumont.L'histoire est une science qui doit sauver des événements.Elle peut faire du passé des hommes, des monuments.Elle peut aussi réconcilier l'homme avec lui-mème.\u2014 \"C\u2019est pour de telles raisons, qui ne sont pas d\u2019abord politiques, que je suis devenu nationaliste.Parce que je crois que les hommes ne peuvent se rassembler très profondément que dans le partage d\u2019une mémoire commune\".C\u2019est ce que voulait dire Fer- nand Dumont quand il écrivait, à la dernière page de \"Vigile du Québec' (HMH, 1971), sa définition de l'indépendance pour le Québec: \"une conjugaison de la créativité et du souvenir\".\u2014\t\"Nos sociétés libérales considèrent les individus comme des atomes, avec des droits individuels.Les sociétés soviétiques considèrent les hommes comme étant a priori rassemblés par des idéologies: ni les unes, ni les autres ne rendent compte de ce qu\u2019est profondément une société, pour moi.Il y a une poésie collective, aussi.Une société, c'est un poème.C'est pourquoi il faut des aménagements politiques qui permettent que le poème vive, qu'il se développe, qu'il s'exprime, qu'il soit vécu.Et c\u2019est ça.la vie en commun\u201d Appartenir à une patrie Fernand Dumont est donc devenu nationaliste devant l'évidence du partage nécessaire d'une mémoire commune.Il assume aussi cet autre lieu essentiel qu\u2019est le Québec en définissant la réalité politique de la particularité concrète des nations: \u2014\t\"Les appartenances concrètes, on ne les construit pas: on les assume, on en hérite, on témoigne pour elles.Le combat politique est donc secondaire, pour moi, par rapport à la réalité culturelle vivante: le Québec, c'est d\u2019abord le lieu où des valeurs (humaines) peuvent être vécues concrètement\".Cette découverte de nous-mêmes ressemble beaucoup, pour Femand Dumont, à cette redécouverte que chaque homme doit faire, pour son compte, de sa propre personne: \"Elle comporte toujours une sorte de récapitulation de ce qui.dans le cas de la nation est un héritage, dans le cas personnel est une mémoire.Appartenir à une patrie, c'est contribuer à créer une mémoire et un poème\".Détérioration des symboles collectifs On peut alors demander * Fernand Dumont de définir son sentiment détre un homme québécois, en 1975.Il confesse, comme \"une mauvaise action\", qu'il ne déborde pas d'enthousiasme, à l\u2019instar d\u2019autres Québécois.\u2014\t\"On a l\u2019impression d'un certain piétinement, bien entendu.On a l'impression d une détérioration des symboles collectifs.Nous vivons dans une société où la plupart des hommes publics n'incarnent pas la grandeur (on peut le dire en toute simplicité) et souvent parce que certains d'entre eux ont voulu d\u2019abord incarner l'efficacité.Or.une efficacité qui s'étend à peu près à tous les actes importants de l homme (la sécurité sociale, l'éducation, etc.), si elle devient son groupe critère, elle risque de détruire tout ce qui, dans ces divers milieux, est précisément la présence de la vie.C\u2019est ce qui me frappe, m 'affecte le plus \u201d, Pessimiste.Femand Dumont n'est cependant pas désespéré.La renaissance des nations se fait par à-coups, mais aussi par périodes plus difficiles où la germination est plus obscure, comme dans le cas des plantes: \"Nous sommes, je pense, dans une obscurité de ce genre.Il faut l'accepter et surtout ne pas penser qu\u2019elle incarne défi- nitivement ce que sera la voie de lavenir\".Le rôle de l'écrivain Dans ces conditions, quel sera le rôle de l'écrivain québécois?Pour Femand Dumont, il restera toujours celui de créer, de dire à sa manière le sens de l\u2019appartenance collective: \u2014\t\"La fonction essentielle de l\u2019écrivain, c'est d\u2019incarner la faculté créatrice de sa culture.C'est de montrer que les choses peuvent pousser sur ce terreau-ci.Si on montre que la terre est féconde, on a fait la démonstration politique qu'on devait faire, nous autres, écrivains \".Bien sûr, Femand Dumont ne nie pas que l'écrivain puisse avoir une activité proprement politique.Mais il croit qu'il y a un danger dans le fait que l'écrivain sorte trop de son oeuvre sous prétexte que le combat politique a besoin de lui.Il signale le danger que l\u2019activité politique pénètre, pour ainsi dire, dans l'oeuvre et l abolisse comme oeuvre.\u2014\t\"Ce n'est pas.à mon avis, de l\u2019égoïsme.L\u2019écriture est un engagement aussi difficile, aussi périlleux, que la politique.C'est tout aussi tragique pour quelqu'un décrire ici que de faire une tâche proprement politique pour l'indépendance du Québec.Parce que si cette culture meurt, les oeuvres qui en procèdent vont mourir aussi, vont périr dans l'oubli, le contraire de la mémoire.Les oeuvres sont liées à une culture.Il s'établit une parenté.L'oeuvre existe parce que la nation la nourrit La nation s'est donnée des grands symboles parce qu elle a été nourrie par des oeuvres.Voilà notre tâche première d'écrivains, comme appartenance à ce pays-ci\".Le lieu de l'homme Cette culture dont parle Fernand Dumont, il l'a définie comme Le lieu de l'homme\" (HMH, 1968), dans un ouvrage remarquable, à la fois lyrique et savant, qui reste son livre qu'il aime le plus et où l\u2019on retrouve la plupart des thèmes évoqués dans cet entretien.Mais, fondamentalement, ce lieu de l'homme, c'est la culture, dans son temps et dans son espace: la mémoire de l'homme contestée, refaite, dans la distance que l'homme prend de lui-méme par la science et l\u2019art.\u2014\t\"La science, résume Fernand Dumont, construit parce qu'elle censure, parce qu'elle fait oublier à l 'homme ses appartenances concrètes.L'art aussi, qui ne se construit comme objet qu'en abolissant ce qui habituellement nous lie au monde, ce qui tisse nos liens avec le monde qui nous entoure.Alors, la culture est à la fois mémoire et distance.Mais comment la distance peut-elle retrouver la mémoire?Et comment la mémoire peut-elle continuer d étre mémoire, malgré ces entreprises d\u2019éloignement de soi-mème que constituent la science et 1 art?\" Ce livre qui interroge le lieu de l'homme rejoint les préoccupations plus spécifiques d un autre ouvrage de Fernand Dumont: \"Le dialectique de l'objet économique\" (Paris, 1970).Dans ses essais, Fernand Dumont questionne les sciences humaines comme produits culturels.Les prochains ouvrages vont sonder les fondements de nos anthropologies.Ils analyseront le sort que tont les hommes aux connaissances qu'ils se sont données: \u2014\t\"A-t-on exilé l homme dans la connaissance de I homme?En quoi cette connaissance de l'homme peut revenir à l homme dans son existence?\" Retrouver une dramatique chrétienne Il est un autre lieu de Fernand Dumont qu'il ne convenait d\u2019aborder qu'à la fin de cet entretien.\"Dieu, c'est le lieu le plus important de mon existence\".Le premier essai de Fernand Dumont.Pour une conversion de la pensée chrétienne\" (HMH, 1964 \u2014 MAME, 1966), s'enracine dans une question qui s'est posée à tous les Québécois en 1960: je reste dans la vieille maison, dans l'Eglise, ou je m'en vais.Femand Dumont, lui, se demande comment peut-on contribuer à refaire la vieille maison.Dans un prochain ouvrage, aux trois quarts rédigé, il posera la question de la dramatique du christianisme: \"Pour moi, il n'y aura de véritable réforme de l'Eglise que lorsqu'on aura retrouvé une dramatique chrétienne\".Cette dimension religieuse est plutôt absente de la culture québécoise actuelle.Elle subit même une sorte de censure, remarque Fernand Dumont: \u2014\t\"Il m\u2019arrive d\u2019en souffrir.Mais ce n'est pas si grave Nous sommes justement en train de redécouvrir la façon d\u2019exprimer cette recherche Dans la littérature, dans l'extraordinaire essor de la poésie québécoise.Les hommes d'ici commencent enfin à parler concrètement d'eux-mêmes: c\u2019est déjà une très bonne façon de parler concrètement de Dieu\".Mais pour un écrivain, témoigne Femand Dumont, cette dimension religieuse comporte une conséquence assez curieuse: \"Vous avez l\u2019impression de ne pas être seul devant la tâche littéraire.Il s\u2019introduit dans le monde de l'écriture une présence qui n'est pas celle de la pure présence de soi à soi qui définit habituellement l'écrivain devant sa page blanche.\" Des travailleurs du langage Cette foi en Dieu est aussi animée par la foi en l'homme, pour Fernand Dumont, dont le métier est d\u2019en chercher le lieu: \u2014\t\"C\u2019est peut-être prétentieux à dire, mais nous sommes des travailleurs du langage.Nous sommes des constructeurs de langages, à nos risques et périls, en particulier quand on construit ces langages abstraits qui s\u2019appellent les sciences de l homme\" Fernand Dumont ne se sent pas du tout touché par l'étemel procès qu'on fait à l\u2019intellectuel, ni par la façon narquoise dont on parle souvent de son métier: \u2014\t\"Notre métier est aussi noble que celui du forgeron.Travailler avec le langage, ce n\u2019est sans doute pas plus beau que de travailler avec le fer.mais ce n'est pas plus caricatural.Le langage, c'est une pâte aussi concrète que le matériau sur lequel travaillent les artisans.\"Le devoir de dire, pour l'intellectuel, c'est la même chose que le devoir de faire, pour le forgeron .4 29 NOK 20h.30 SALLE LOUIS FRÉCH&FF GRAND THEATRE DEDUÈE ' L'ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE QUÉBEC ET 40 CHORISTES PRÉPARÉS PAR CLAUDE GOSSELIN SOUS LA DIRECTION D\u2019OTTO-WERNER MUELLER SOLISTES: YOLANDE DESLAURIERS soprano, PAULE VERSCHELDEN contralto, DAVID ASTOR ténor, ROLAND GOSSELIN, basse BILLETS EN VENTE AU GRAND THÉÂTRE PRIX S3.00/S2.00 étudiants 23 NOVEMBRE - 16h00\t^ L'ORCHESTRE DE CHAMBRE PIERRE MORIN >; - î.-\u2022\u2022r.y Pour la cinquième pnnêe consécutive.l'Orchestre de chambre Pierre Morin entreprend une saison de musique classique d ou se détaché une programmation légère choisie en fonction d un public de plus en plus teune Au progromme: Sonate no 3 en do majeur - ROSSINI.Miroir fugace - JOSE EVANGELISTA.Serenade opus 43 \u2022 TCHAIKOVSKI.GRAND THEATRE DE QUEBE SALLE OCTAVE CREMAZE.TÉL 643 8131 LE THÉÂTRE DU TRIDENT PRÉSENTE POUR 15 REPRESENTATIONS SEULEMENT DU 30 OCTOBRE AU 15 NOVEMBRE A 20H 30 DU MARDI AU SAMEDI AU PALAIS MONTCALM UNE PARODIE MUSICALE ET HISTORIQUE UN SUPER-SHOW DE MUSIQUE, DANSES ET CHANSONS 30 TABLEAUX, 70 COSTUMES, 7 MUSICIENS ET 13 COMÉDIENS SUR SCENE J\u2018i'ÜM \u2019utâÊà TEXTE DE CLAUDE ROUSSIN ET JAMES ROUSSELL MUSIQUE DE CYRILLE BEAULIEU DÉCORS ET COSTUMES DE PAUL BUSSIERES CHORÉGRAPHIE DE LOUISE LUSSIER DANS UNE MISE EN SCENE D ALBERT MILLAIRE CHRISTIANE PASOi LOUISE PORTAL El ALBERT MILl Québec, le Soleil, samedi 15 novembre 1975 C 3 littérature Les marathons du duo Lapierre-Collins Dominique LAPIERRE\tI* Soleil.Jacques Deschêne» r ' g».JJW1 j.par Yves Bernier Dominique Lapierre.du duo Lapierre-Collins, n'admet pas d'autres definitions de son travail que celle d historien moderne par rapport aux historiens traditionnels.Quand on lui parle de journalisme, il répond par le mot histoire.\"Je considère que ce que nous avons fait depuis 1964, (\"Paris brûle-t-il?>, c\u2019est de l\u2019histoire, ce n'est pas du grand reportage.Ce qui permet à I écrivain de nous parler ainsi, c est le gigantesque travail de recherche qui a précédé les deux derniers-nés du duo, \"O Jérusalem et Cette nuit, la liberté\u2019.Il y a quelques jours, nous avons rencontré le Français Dominique Lapierre (Collins est Américain), venu à Québec pour les Editions de l'homme, distributeur québécois de la maison Robert Laffont.Volubile, l\u2019allure un peu playboy, il se présente comme le jeune homme (44 ans) devenu millionnaire-vedette Sans aucune prétention, au courant d\u2019à peu près tout ce qui se passe dans le monde, la maladie de Franco, le problème du Sahara espagnol, c\u2019est avec beaucoup d'enthousiasme qu il nous explique comment lui et Collins sont arrivés à produire ce Jean Lacou-ture.du journal Le Monde, disait être \"un livre irremplaçable parce qu\u2019il évoque un épisode essentiel de I histoire du XXe siècle\".Tout d\u2019abord, c\u2019est avec une équi pe d a peu près une demi-douzaine de personnes que les deux auteurs travaillent.La directrice de l\u2019équipe, véritable ordinateur ambulant, est avec le duo depuis 10 ans, et c'est elle qui met en branle la machine au moment du choix d'un sujet L\u2019aventure en Inde a commencé en 1971.et a coûté à ses auteurs $300,000, affirme Lapierre.La documentation de base a été colligée, après quoi, séparément et parfois ensemble.Lapierre et Collins se sont baladés d\u2019un bout à l autre de l lnde et dans plusieurs autres pays pour tenter de retrouver les personnages encore vivants du drame qu\u2019ils racontent.C\u2019est là toute la différence de leur travail d'avec d\u2019autres auteurs du même type.Chaque fois que cela est possible, ils essayent de retrouver des documents inédits et de faire parler les acteurs de l\u2019épisode de l'histoire dont ils parlent.Us vont même plus loin.Pour raconter l\u2019assassinat du Mahatma Gandhi, ils ont retrouvé ses assassins, dont certains sont encore vivants et leur ont fait rejouer le drame, 25 ans après.Puis Lapierre retrouve le médecin de Mohammed Ali Jinnah.premier ministre du Pakistan naissant.Ce médecin lui montre alors un document que personne encore né connaissait: une radiographie prouvant que, dès 1947.le fondateur de ce pays savait qu'il n\u2019avait plus qu\u2019une année à vivre.Si Nehru avait été mis au courant, il aurait peut-être poursuivi une politique différente pour l lnde Quatre ans de travail, 250,000 kilomètres, 600 entrevues, 10,000 pages d\u2019archives, et un livre de 600 pages Après la recherche, c\u2019est l\u2019écriture proprement dite.A leur quartier général du Midi de la France, Lapierre et Collins rédigent alors un plan détaillé du livre à écrire Puis, chacun de son I.A RISTOUCRATIE DE KLANDES-TIN E ZEL DE ZETERNAIL ZAB-SANS.\" Qu est ce que ça peut bien vouloir dire?\"LE RANGEE ZITRAI-ME ZI NOMME LA MORTE.\" Sur ces mots, écrits en français sur le papier d'écolier à petits carreaux de l un des trois carnets à couverture cartonnée trouvés dans la voiture de L étranger qu il vient de faire assassiner.le commandant sud-américain, représentant de la LOI et de L ORDRE, s'interroge.Il ne connaît pas le français.Qu\u2019est ce que ça peut bien vouloir dire?Il croit tenir là le plan d insurrection des agents castristes\".plan écrit d après lui en surcodage de lettres.Ces mots qui sont les derniers ou presque du livre maia aussi les premiers: \"L'aristocratie des clandestins est celle des éternels absents: le rang suprême s'y nomme la mort-assassinat et exécution capitale\", que pourraient-ils en effet signifier pour l\u2019homme représentant d\u2019un système établi qui ne connaît que les mots qu\u2019il n'a d ailleurs pas eu à \"déchiffrer\u201d en clair: assassinat et exécution capitale.Ces mots seuls qu'il comprend sont des mots qu\u2019on \"exécute\u201d sur ordre.Des mots appliqués à la lettre sur tous ces hommes qui sont là où ils se trouvent, c'est-à-dire sur son chemin.Tout PEUT paraître transparent dans \u2019\u2019L'Indésirable\u201d, le roman de Régis Debray.Aussi une mise au point s'impose.Comme il ne s\u2019agit d'aucune façon d'un livre, pardon, d\u2019un roman-confession à quelque degré que ce soit, je me refuse à établir un parallèle quelconque avec l\u2019auteur.Régis Debray a une certaine expérience du sujet qu\u2019il traite.D\u2019accord.Anne Hébert aussi a une certaine expérience du sujet qu\u2019elle traite dans ses \"enfants du sabbat\u201d \u2014 bagosse, couvents québécois, religion catholique telle qu\u2019imposée en son temps à grandeur du Québec.Est-elle pour autant identifiable à soeur Julie?Non.Régis Debray ne l\u2019est pas plus à Frank, le \"héros\u201d de son roman.côté, à la main.Lapierre avec une plume qu\u2019il trempe dans l\u2019encre, Collins avec un crayon-feutre, ils rédigent le manuscrit, en français et en anglais simultanément Pour \"Paris brûle-t-il?\u201d, Collins avait battu Lapierre de quatre heures dans la rédaction du texte.Cette fois-ci, Lapierre a devancé Collins de 14 heures.Un vrai marathon, quoi! Le dernier-né.qui a déjà 500,000 exemplaires de vendus en français (paru en juin), sera traduit en 32 langues.Après le Québec, Lapierre s'envolait pour l\u2019Espagne, où avait lieu le lancement du livre en espagnol.Son titre dans la langue des conquistadores: \"Esta noche la libertad\".C\u2019est peut-être significatif en cette veille d'événements importants au pays du Caudillo.Que préparent-ils maintenant?Un autre livre, mais comme tous les auteurs de grande réputation, Lapierre se refuse à nous en donner le sujet.De toute façon, comme pour \"Cette nuit la liberté\", le prochain livre prendre à peu près quatre ans de préparation.Régis Debray a existé certes en tant que \"théoricien révolutionnaire\" \u2014 et il a payé de sa personne \u2014 mais dans le cas qui nous préoccupe il doit avoir, s\u2019il ne l\u2019a déjà, sa place à fleur de coeur dans la mémoire de nos illusions.Illusions! Mot-clé qui trop souvent de tout temps a hélas rimé, rime et rimera avec réclusion, avec exécution.\u2019\u2019L\u2019indésirable\" est un roman politique construit dans la plus stricte tradition.Un roman-réflexion dans lequel l\u2019auteur s'emploie à un long décodage des êtres, des idées et des mots.Une mise à nu de la pensée dans la plus rigoureuue des cohérences.Dès que l\u2019on se rend* l'évidence que Frank, le \"gringo\u2019VTindésirable, n'est pas \"révolutionnaire\u201d dans le sens le plus spontané, le plus pur du terme, on comprend qu'à travers ses démarches, ses actes, ses idées, ses mots, ce sont la règle et la justification de la révolution qui vont être mises en question A travers et à cause de Frank certes, mais aussi à travers et à cause des hommes qui l'entourent et desquels il est aux antipodes.Qui est ce Frank?Un jeune Suisse, militant mi timoré, mi doctrinaire, sorte de Perdican moderne avec un je ne sais quoi de courtelinesque \u2014 en autant que l\u2019on admet de voir le côté tragique des personnages de Courteli-ne \u2014 qui s\u2019est trompé de scène, qui déclenche les catastrophes, en prend conscience à retardement, voudrait donner le change.Et qui finalement, dans un attentat-suicide, pour en finir, sacrifiera non pas l\u2019homme qu\u2019il est mais celui qui l\u2019habite et qu\u2019il voulait être: un révolutionnaire.Qui plus est, un révolutionnaire pris au sérieux.Alors qu'il n'était qu'un enfant gâté de cette vieille Europe qui encore \"expie l inadvertance des grands ancêtres\" révolutionnaires.Parce qu\u2019il ne trouvait pas dans cette Europe malade et vieillie de quoi satisfaire son militantisme révolutionnaire, il jette son dévolu sur l'Amérique latine, terre d\u2019élection des guerres civiles et des guérillas urbaines.S\u2019il y rate tout, la révolution et ses amours, c'est peut-être parce qu\u2019on ne lui a pas \"laissé le temps de purger sa maladie infantile \u2014 le marxisme\".C\u2019est surtout parce qu\u2019à travers les hommes qu\u2019il côtoie il ne comprend pas qu\u2019il se trompe d'époque.\"A d\u2019autres le culte de Makhno et de Cronstadt\" ne le fait pas sortir de son entêtement aveugle pour l'enseignement marxiste théorique; Frank se trompe non seulement d époque mais aussi de pays.Lui n\u2019a pas mis \"le feu une fois pour toutes à cette suprême et dérisoire illusion du vouloir-vivre\", comme l'ont fait ces hommes qui l\u2019entourent.Lui rêve encore et toujours de son paisible et verdoyant pays vaudois.II ne comprend rien à Celia, sa maitresse, conditionnée par le Parti jusque dans le plaisir.\"Moi, j\u2019ai des sensations et ça me suffit bien\u201d lui a-t-elle dit.Il lui a fallu longtemps pour comprendre et admettre qu\u2019elle et lui \"n\u2019étaient pas programmés de la même façon\".Deux étrangers dans ce que lui voulait être sa révolution.Piégé, il l\u2019était dans cette révolution qui n'était pas la sienne.Il était bien le \"gringo\u201d.Le révolutionnaire du monde occ\u2019der'al, du monde capitaliste \"perdu dans le berceau des guérilleros\" des montagnes et des cités urbaines.Un théoricien occidental déconcertant là où il lui aurait fallu avoir spontanéité, générosité, amour et fraîcheur, bref, un supplément d'âme.Au portrait de ce révolutionnaire épinglé.Régis Debray oppose celui de Manuel à qui \"le monde des \u2019ismes\u2019 est aussi étranger que le fond de la mer à un oiseau, l\u2019azur à un poisson\u201d.Aussi un jour a-t-il laissé tomber du bout des lèvres \"son\u201d propre qualificatif: libertaire.Manuel a pris depuis longtemps une assurance contre le désespoir: \"Quelle force que de n\u2019avoir jamais cédé à l\u2019espoir.\" Face au négativisme révolutionnaire admirablement typé par Frank, négativisme qui donne dans l'ensemble le ton au roman, la chaude et vivante présence de Manuel à travers les pages de ce passionnant roman sont les plus belles, les plus bouleversantes: elles sont, semble-t-il, l'espoir de l\u2019auteur.\"Manuel a traversé son siècle à pied\" \u2014 \"Emigrant sans billet ni destination, passant avec flegme de prison en camp de regroupement, d\u2019une révolution manquée à l'autre.\" Les gens comme lui, \"nés en troisième classe\", n\u2019ont pas le choix.Face à lui Frank fera une \"découverte dangereuse, peut-être rédhibitoire\": \"Manuel a fondé sa vie sur quelque chose de plus grave qu\u2019une vérité théorique et de moins égoiste qu\u2019un mode de vie: une iilusion-soleil, capable d\u2019alimenter en énergie, en sympathie et en imagination la moitié du monde.\u201d Manuel est un homme de parole et non de théorie livresque.Il est du côté de la vie, \"il transmet de bouche à oreille la leçon des morts aux vivants\".La ferveur de Manuel, vieil ouvrier typographe, troublera Frank; pas assez toutefois pour le retenir d\u2019appliquer en terre étrangère ses \"savantes\" théories révolutionnaires qui conduiront à l\u2019arrestation de Manuel.A la torture et à la mort de Manuel.\"Gringo de malheur\", certes.Frank se l\u2019entendra dire pius d\u2019une fois.Et qu\u2019il se frappe la poitrine en répétant \"c\u2019est moi qui aurais dû être arrêté à la place de Manuel\u201d ou qu\u2019il proclame \"nous devons, nous ne pouvons plus faire autrement que forger une nouvelle race de militants: zélés et mécréants.Le défi de l\u2019époque, c\u2019est: pratiquer sans avoir la foi.Aujourd'hui, on ne peut plus être révolutionnaire en faisant de la Révolution un absolu\" il n\u2019en demeure pas moins qu'il devancera sa propre prophétie en entrant délibérément dans \"le temps des suicidés, des aubes ambiguës\u201d en posant le \"geste douteux\" qui va le délivrer du choix.Ce livre est un livre grave, dur.Mais aussi un livre d'amitié, de solidarité, un livre qui force l'admiration et la réflexion.C'est l\u2019oeuvre d\u2019un grand écrivain.L'INDESIRABLE\" de Régis Debray.Roman.Edit.Du Seuil.280 pages.Le révolutionnaire épinglé par Paule France-Dufaux RÉGIS DfcBKAT L'indésirable CABARET CIEL BLEU Groupa folklorique au Grand Salon du pavillon Pollack, à 2IH30 dimanche le 16 novembre.Prix: $1.00 étud.de Lovai; $2.00 les autres.fi C Service des Loisirs Socio-Culturels «¦wt.lt Uni Hf-PIA LE 1HÉKRE POPIMIRE DU QUÉBcTlHl IL FOU FAUT POUR ETRE PLEURER DAWS MONTAGi AOAêTATON ARNOLD WESKER MONIQUE LEfWGE RENE DIONNE MONIQUE LEPAGE JEAN-MARIE LEMIEUX MARIE CODEBECQ PATRICIA DUMAS MARC GREGOIRE GASTON LEPAGE HELENE LOISELLE CLAUDE MAHER SUZANNE LANGLOIS MARTINE BEAULNE OfCOtt JCANHUSU COSiuMIS KPNAPD dOUPNOTH?le \u2014 LOCATIONS: $4.50 GRAND THEATRE DE QUÉBEC SALLE OCTAVE CREMAZE.TÉL 643 8131 une collaboration Plume Latraverse en spectacle au cinéma CAPITOL une présentation CHRC MF le 27 novembre à 8HOO billets $4.00 en vente à l'avance à: Musique d\u2019Auteuil et Cinéma Capitol.Donald K.Donald présente *P.F.M.(PREMIATA FORNERIA MARCONI)* Invités spéciaux: t ! MAELSTROM I ! 2 soirs jeudi et vendredi les II et 12 déc.à 8H.30 p.m.Billets: SS.SO - Sî.OO \u2022 $4.50 En vente ous guichets du Grand Théâtre et à lo Corsse Populaire lourier.C GRAND THÉÂTRE DE QUÉBEC \u2019 une collaboration pr $ ichrc »?% M M 3 Richard et Marie-Claire Séguin en spectacle au Cinéma CARTIER une présentation CHRC-MF les 28 et 29 novembre à 9H30 T en vente à l'avance à: Musique d\u2019Auteuil et Cinéma Cartier 1019 Cartier, Québec CINÉ-FAMjLLË EXPLO présente ADMISSION Entant, Un» mon», SI 00 \u2022 Adulte,: SI SO T Al AS8 *484 Présente deux grands films pour toute lo famille ASTERIX LE GAULOIS et en plus TORNGAT la percée de six alpinistes québécois dons l'un des plus beoux massifs de montagne au monde: les Tomgot du Nouveau-Québec Samedi et dimanche 15 et 16 nevembre à 1 heure et 4 heures pm PRÉSENTÉ A L INSTITUT CANADIEN 42, St-Stanislas \u2022 Tél.: «94-9575 MOTHERS Donald K.Donald preiente I FRANK ZAPPA and the MOTHERS OF INVENTION Artistes invités: MYLES & LENNY Mardi le 9 décembre - 20 hrs CENTRE MUNICIPAL DES CONGRES DE QUEBEC IBJ Billets $640 chez les Centres de Musique Sherman 15 NOV.- 20h.30 LOCATION: $540 En vente oux guichets du Grand Théâtre et à lo Caisse Polaire Lourier.une coWoéorofion GRAND THEATRE fn venle AUI guichfH Théier* ÔCTAVE-CREMAZIE * * u TEL.: 643-6131\tCet» PopuUre laurier Quebec.Le Soleil, samedi 15 novembre 1975 C 4 cinema COLLEGE DE STE-FO Y GRAND AMPHITHEATRE - ¦ A* A.9'WrW WÊmÊk Ifll 34-5-7 déc.20h30 samedi 6 déc.18h30 et 22h00 Locations: $4.00 à $8.00 En vente eux guichets du Orend Théâtre et â la Caisse Populaire Laurier.GRAND THEATRE DE QUEBEC SALLE UDUIS-FFÉCHETTE, TEL.643 8131 I9 NOVEMBRE - 20h.30 Vaiiquette Location: $3.00 à $5.00 Une collaboration CKCV I280 GRAND THÉÂTRE DE QUÉBEC SALLE UDUIS-FRECHETTE, TEL.643 8131 moniqueleyrac 06BO6EBT»TH»V»e i ms 11-12 *1 12 dectmor», ¦ .rï^ÎMlM PALAIS MONTCALM, Bergman avant le tournage Voici des extraits d'une lettre que le cinéaste Ingmar Bergman a envoyée aux acteurs et à l'équipe de production, avant de commencer le tournage du film: Face à Face, mettant en vedette Liv Ullmann dans le r6le principal du psychiatre.Il doit sortir l\u2019an prochain.' Kosmos présente en concert' le groupe britannique Renaissance Lundi 17 nov.\tBillets: $5.50 on\tMaintenant en vente zun,ou\tdans les magasins SHERMAN Comment faire l'amour tout habillé avec un bandeau sur les yeux, en poussant un petit râle.Sournoisement, il a mis au point cette aberration pour ennuyer tellement les gens qu'ils n'auront plus envie de faire l\u2019amour.On ne fait pas mieux en fait de soporifique Esther Williams en maillot de bain avait plus de charme stimulatoire que toutes ces pâles cover-girls â la bouche entrouverte qui font humph ' avec un regard vide comme celui d\u2019un canard mort, sur un sofa en cuir rembourré, sorti tout droit de La maison française\".Jaeckin a retenu de l'érotisme qu'il avait pour rôle de suggérer plutôt que de montrer: il a crû bon, non seulement de ne rien montrer, mais de tout déguiser par des flous ollé-ollé et des cadrages tirés tout droit du manuel de l'amateur du dimanche qui tourne en super-8 Et comme sa conception de la mise en scène consiste à placer les gens côte à côte en ne les faisant bouger qu'avec une lenteur concoctée, je vous laisse à penser ce que ça donne comme résultat.C'est tout au plus acceptable dans les hospices où les gens de l'âge d or à moitié aveugles auront le temps de bien regarder.En restreignant la sexualité à des phantasmes éc-ulés.Jaeckin démontre sans l ombre d'un doute que le premier film érotique reste encorea faire:il a oublié que l'érotisme ne se fabriquait pas comme une photo de \u2019 Lui'', mais que l'émotion y jouait un rôle de premier plan Avec \"Emmanuelle\", il avait tait de l'érotisme rose nananne; avec Histoire d'O\".il fait de l\u2019érotisme à la mayonnaise de huit jours qui a sûri.A quand l'érotisme à la crêpe Suzette, le seul qui vaudra le coup?Claude DAIGNEAULT Nous allons faire un film qui.d une certaine façon, est en quelque sorte une tentative de suicide.En fait, il joue (comme d\u2019habitude, serais-je tenté de dire!) avec la vie, l'amour et la mort.La raison, c'est qu'il n'y a rien de plus important en réalité pour s'occuper soi-mème, pour réfléchir, pour s'inquiéter, pour s'enthousiasmer et le reste.Si une honnête personne devait me demander honnêtement seulement pourquoi j'ai écrit ce scénario, pour être honnête je ne pourrais pas lu: donner de réponse précise.Je pense que durant un certain temps j'ai vécu dans une sorte d'anxiété qui n'avait pas de cause tangible.C'était comme d'avoir un mal de dent, sans qu\u2019un dentiste consciencieux soit capable de trouver ce qui ne va pas avec cette dent ou avec la personne elle-même.Après avoir donné différentes étiquettes à mon angoisse, toutes moins convaincantes l'une que l\u2019autre, j\u2019ai décidé de commencer à enquêter de façon plus méthodique Le principal rôle de notre film commençait à prendre forme: un caractère discipliné, déterminé et bien orienté, une femme de carrière professionnelle nautement qualifiée, mariée confortablement à un collègue peu ordinaire et entourée de ce qu\u2019on appelle 'Tes bonnes choses de la vie\".C'est la cassure rapide et choquante de ce personnage admirable et sa L ORCHESTRE SYMPHONIQUE OE QUEBEC CONCERT DU MARDI I8 NOVEMBRE ©Compagnie Jean Düceppe 1Q75ING présente en collaboration avec 1975 INC.\t\"SJ\u2014 VISA LE HOIR TUA LE BLANC ¦ , t ,t\t\u2022\u2022\t; ;\t¦) .\t¦ ; \u2022\t.\t» oü l\u2019assassinat par electro-cbocs ! .I \" ¦ I & .nri mur Êm MU Traduction I iu d«iiui d'un nid à* coucou » Dale Vasserman Au pupitre: Raffi ARMENIAN Solistes: Daniel SCHALANKO, ténor Félix ACEVEDO cor fronçais Au programme: BEETHOVEN Symphonie no 2 BRITTEN Senerode oo 31 STRAWINSKY Symphonie en 3 mouvement» Billets en vente ou Grand Théâtre de Québec et à la Caisse populaire laurier GRAND THEATRE DE QUEBEC SALLE LOUIS FRECHETTE TEL 643-8131 Mise en scène Albert Miliaire Adaptation RENÉ DIONNE 1\u20144 avec Monique Joly Jacques Thisdale Aubert Pallascio Gérard Poirier Jean-Louis Paris Paul Guévremont et 12 autres comédiens \"Visa la noir, tua la blanc\" mat an présance un individu aussi exubérant qua sympathique at spectaculaire\".Adrien Gruslin, la Devoir \"Cette pièce est un document qu'il faut voir\".Fernand Patry.Gala des Artistes -\"Une oeuvre assez dure qui ne peut pas laisser la spectateur indifférant\".Michel Girouard.Bon Dimanche \"L'exceptionnel Jacques Thisdale fait feu des quatre fart.Monique Joly y trouve aussi un da sas meilleurs rôles\".Rudel-Tessier.Carnet des Arts.25-26-27 NOV.20h30 LOCATION: $3.00 à $7.00 En vente aux guichets du Grand Théâtre et à la Caisse Populaire laurier.GRAND THEATRE DE QUEBEC SALLE U3Üte FRECHETTE.TÉL 6*3 8131 renaissance agonisante que j'ai essaye de décrire.J'ai aussi, sur la base du matériel à ma disposition, montré les causes du désastre aussi bien que les perspectives d\u2019avenir pour cette femme.En ce qui me concerne, cette façon de procéder m'a été bénéfique au plus haut point Le tourment, d'abord confus, avait pris une identité avec un nom et une adresse.De cette façon, il perdait son auréole et son accent alarmant.Si cette démarche peut être utile à quelqu'un d\u2019autre de la même façon, mon effort n'aura pas été vain.L ennui ou l\u2019indifférence affectent le producteur d'un film d'une façon terrible et il est de bonne guerre dans ce cas qu\u2019il ne doive être stigmatisé, sujet à la critique du public et à l\u2019impact percutant de* représailles financières.Que dire de plus?Oh oui.comme vous le voyez par l epaisseur du scénario, ce sera un film plutôt long, de plusieurs kilomè très quand il sera fini.J'ai vainement essayé de le condenser, mais chaque chose a son importance et j'ai appris à être prudent quant aux gestes et au dialogue de mes personnages en les dirigeant Pendant les répétitions, nous trouvons toujours ce qui s'avère être redonnant ou superflu Le film est divisé en deux sections et chaque section en deux actes.La première partie est réaliste, palpable.de façon presque pédante La seconde est mirifique, intangible et les \"rêves\" y sont plus réels que la réalité.Dans ce contexte, laissez-moi ajouter un commentaire quelque peu bizarre Je suis très circonspect à propos des rêves, des apparitions et des visions, aussi bien en littérature qu'au cinéma et au théâtre.Peut-être est-ce que des excès dans ce genre paraissent cousus de fil blanc.Aussi en dépit de ma répugnance et de ma circonspection, vais-je décrire une série de rêves qui au surplus ne sont pas les miens.J'aime à les imaginer comme un prolongement de la réalité.Dès lors, il s'agit d\u2019événements \"réels\" qui frappent le principal rôle dans un moment important de sa vie.Je pense qu'il est important d'avoir tout dit cela, parce que c\u2019est significatif de notre attitude envers le film que nous allons faire, humainement et artistiquement parlant.Je veux dire que la sorte de film que nous entreprenons de tourner présente le danger d'un éparpillement dans les conceptions artistiques.A tout moment, il pourra être plutôt déroutant de choisir ce qui est correct, vrai et propre et d'en décider.Et l'effort ne devra pas se faire visible.Tout devra paraitre naturel et.bien plus, il faudra le réaliser avec nos ressources matérielles militées Ainsi partons pour une nouvelle aventure.MEDITATION TRANSCENDANTALE Soulagement de l\u2019Insomnie \"Le repos profond est la base d'une pensée claire et d'une action efficace D'INFORMATION: INFORMATIONS 529-2149 CONFERENCES\t Lundi\t17 NOV.Mordi\t18 NOV.Mercredi\t19 NOV Lundi\t17 NOV.Mardi\t18 NOV.Mercredi\t19 NOV.1085, des Erables Québec à 20h.Université Laval Grand Séminaire Local #3 - à 20h.Cegep Ste-Foy Amphithéâtre H-100 | à 20h.47, Belle-Meuniére Neufchàtel - à 20h.Tel.: 842-4573 La bébelle la plus ennuyeuse de T histoire du cinéma érotique HISTOIRE D O: film français de 1975.Réalisation: Just Jaeckin.Scénario: Sébastien Japrisot, d\u2019après le roman de Pauline Réage (pseudonyme).Images: Robert Fraise.Interprètes: Corinne Cléry, Ldo Kier, Anthony Steel, Christiane Minaooli.Au cinéma 2 de Place Québec, au Champlain, au Lairet.A quoi sert un film érotique?Ne nous leurrons pas avec des tirades intellectuelles ou philosophiques: le film érotique sert à provoquer des réactions sinon physiques du moins mentales chez ceux qui décident d aller le voir Sur ce plan.\"Histoire d'O\" est l'antithèse du film érotique: c'est la bebelle la plus ennuyeuse de l'histoire du cinema erotique et pfobablement celle qui a coûté le plus cher, soit $2 millions.Si d'aventure vous êtes désespéré au point d'aller vous ennuyer encore plus durant près de deux heures, allez-y.Après tout, c'est votre argent que vous gaspillez et un critique n'a pas à vous dire comment le dépenser: tout au plus peut-il souhaiter que vous aurez assez bon goût pour ne pas le dépenser inutilement, surtout en période d\u2019inflation.\"Histoire d'O\" n'arrive pas à la cheville de la réputation qu\u2019on a faite au célébré livre que tout le monde lisait sous le manteau \"Histoire d'O\u201d est un exposé facétieux et vaporeux sur la soumission bestiale de la femme idiote qui prend plaisir à limiter ses expériences sexuelles a la sodomisation (simulée bien entendu; il n'y a rien d'authentique dans ce film avis à ceux et elles qui pensent y voir des sexes à profusion), au sadomasochisme limité aux coups de fouet et au fer rouge, et à l\u2019ennui total, marqué ici et là de gros plans d'un visage qui traduit faussement un halètement ridicule.Parce qu'on n avait rien à dire, forcément rien à faire, \u2019 on'\u2019 a décidé d'en mettre plein la vue: le luxe éclate de toutes parts, mais un luxe tiré par les cheveux, le plus factice possible, celui qu'on retrouve dans des magazines français ennuyeux comme la pluie.On jette partout sur l\u2019image une petite brume légère sensée créer un climat irréel, on fait des petits jeux de lumière: on oblige le caméraman à se contorsionner pour ealsir des angles de prise de vue impossible, et on jette ça aux yeux d'un peuple frustré à qui on a fait croire que c\u2019est le 'boutte du boutte\".Jaeckin.si j 'ai bien compris, a voulu donner a cette bluette pour adolescent boutonneux en mal de rêveries à la Playboy, une dimension de réflexion sur le rôle de l'image dans la sexualité, mais parce qu'il s imaginait qu'on ne comprendrait pas.il s\u2019est fait un devoir de multiplier à l'infini les plans où les corps ou les visages se réfléchissent dans des miroirs, les accessoires de verroterie, les plans de vitre où se perd dans un savant flou un extérieur brumeux.Fragilité de la femme aux prises avec ses problèmes sadomasochistes d'esclavage?C'est une explication qui en vaut bien d'autre.Mais quel cynisme que d'avoir inventé cette affreuse chose en pleine année internationale de la femme.Mon idée est que Jaeckin est un agent secret pour un groupe séditieux qui rêve de voir les gens arrêter de forniquer et donc de se reproduire.J t Québec, Le Soleil, samedi 15 novembre 1975 cinéma THEATRE r Le Théâtre en couleurs 1 présente It/fl premier à Québec Mercredi, jeudi, vendredi, samedi et dimanche, A LA BOITE En collaboration avec 20H.30 Entrée: $3 1008, 3e Aven Tél.: 529-5333 Production T.V.Q.er show /fore: I8h30 et 22HOO novembre: 20h30 guichets Grand Théôfre et à la Caisse Populaire Laurier GRAND THÉÂTRE DE QUÉBÉC SAU£ LOUB-FRÉCHETTE, TÉL.643-4)01 DECOUVRIR[ 2* 49* jWçeiii mineRüe fJCllCiKlCJ Dont GRAND THÉÂTRE DE QUÉBEC SALLE OCTAVECRÈ MAZE,TÉL.643 8131 \t 1 LEC\tiROUPE LA LAURENTIENNE PRÉSENTE | \t POUR TOUS BILLETS $3.00 en vente au production frpln Mimée INFORMATION 643-8131 GRAND THÉÂTRE DE QUEBEC SALLE LOUCS-FRÉCHETTE, TÉL 643 8131 LES LUNDIS DU CONSERVATOIRE DE MUSIQUE DE QUEBEC SALLE LOUIS-FRECHETTE LE 17 NOVEMBRE, A 20H30 ROGER JUNEAU CLAUDE BRISSON LES PERCUSSIONS Au pupitre: ROGER JUNEAU, professeur Tambuco pour six percussions ROBERT LEPINE\tBERNARD DELISLE MICHEL DRAPEAU\tGILLES COTE ANDRE GOSSELIN\tCHANTAL SIMARD L HARMONIE INSTRUMENTALE Au pupitre: CLAUDE BRISSON, professeur 1-\tScenes from \"The Louvre\" \u2022\tThe Portals \u2022\tChildren's Gallery \u2022\tThe King of France \u2022\tThe Nativity Paintings \u2022\tFinale 2-\tSinfonia no 4 3-\tAllé Psallite \"Fontaisie sur un thème médiéval\" ENTRACTE L ENSEMBLE OE JAZZ Au pupitre: DAMIEN BOIVIN, professeur 1-\tBill's Blues 2-\tSunny\tair.3-\tRound about midnight\tarr.4-\tThe Raven Speaks 5-\tHello There 6-\tEmballement Présentatrice: ODETTE CHABOT OAMIEN BOIVIN Carlos Chavez Norman Dello Joio III- Walter S.Hartley Charles Gross Bill Stapleton Rénald Drouin Nick Ayoub K.Jarret Dave Wolpe Marc Bélanger ENTREE LIBRE GRAND TVÉÂTRE DE QUÉBEC SALLE LOUIS-FRECHETTE TEL.643-8131 LE MONDE FANTASTIQUE DES ARTS MARTIAUX karaté kung fu judo jiu-jitsu kendo aikido aïdo taekwondo La rencontre des Grands Maîtres '.JL De* performances défiant la limite des possibilités humaines.Marc Asselin \u2022 Charles Badarrf M Di VilMorata > P.Funamoto Kiido \u2022 Chong Lm laralli Lacctwsi \u2022 L lakamra Toshinao «ambu - Ray Nikitl Slan Rikial - Roger Rail Hiyoshi 0n« \u2022 Daniel Richer E^aipe Yoseikan - Equipe Tae kwon de T.Watanebe Samedi le 22 novembre 1975 à 8h.30 p.m.Au Colisée de Québec \u2022 \u2022 > BiReîs en vente ou Cohsee de Québec tel 694 7142 PRODUCTION BORELLI WISEMAN Hommage.( Loba ft EN COLLABORATION AVEC: LIMITÉE affirme lui-méme avoir un sens de l\u2019humour très particulier et ne jamais rire des blagues qu\u2019on fait autour de lui.\"Je ne suis pas en mesure d\u2019expliquer la nature de la relation qui s'établit entre le public et le comique.Peut-être est-ce une question d\u2019éducation Si j\u2019étais né ailleurs qu à New York, peut-être aurais-je une façon différente de faire rire les gens.Le comique, ce n\u2019est pas de l\u2019algèbre.Prenez le cas de Richard Nixon: il essayait tellement de tout coordonner dans ses mouvements et son élocution qu\u2019il en devenait ridicule, mais pas drôle\"! Chez un réalisateur de film comique, Matthau recherche inconsciemment un sens de l\u2019humour développé \"J\u2019aime un réalisateur qui sait où il va mais qui est capable de ne pas intervenir à l\u2019encontre d'une certaine improvisation nécessaire dans le jeu des comédiens Mais je déteste le genre de réalisateur qui nous dit tout simplement: \"OK faites ce que vous vouiez\".Je me suis essayé à la réalisation et j\u2019étais justement du genre de réalisateur à agir de la sorte; c\u2019est pourquoi je ne réaliserai jamais de films\".En voyant ce film, d\u2019une hilarité peu commune d'ailleurs, on constate facilement que Herbert Ross a eu raison de faire confiance à ces deux bêtes à spectacle que sont Bums et Matthau.Un exemple de leur sens de l\u2019improvisation a été servi aux journalistes de la conférence de presse, lorsque, après un échange sur le vieil âge et les dangers de la sénélité, Matthau demanda mi-figue mi-raisin à son compagnon: \"Dis donc George, à quel moment est-ce qu\u2019on arrête d'avoir des relations sexuelles\"?Et Bums de répliquer du haut de ses 79 ans: \"Pour moi, ça s\u2019est arrêté de bonne heure ce matin\"! rnnAnni \\m££ ne/nommer ym/TEPE GRANDE REPRISE DU SUCCES DE L'ANNÉE 74/75 JeanRxrel qui commente perionnelleme\"» ion nouveau film couleur.21 NOV.8.30 lires mais que le sujet était mince et déprimant' Pourtant, il a accepte le rôle après avoir lu le scénario, toujours dans cet esprit de relever un défi.\"Ma conception du jeu était de mettre beaucoup plus de vitalité dans ce personnage que je n'en ai moi-même dans la vie\" En réponse à une question, il a précisé qu\u2019il n'a pas tenté de caricaturer personne parmi les vieux comédiens qu\u2019il connaît.Il a puisé des idées d interprétation en observant sa propre mère, ainsi qu\u2019un vieu^ juge de la cour fédérale américaine qu\u2019il a connu; il a emprunté des intonations vocales à un certain M.Smith, un vieux comique à la retraite qui avait servi de modèle à Simon lorsqu\u2019il écrivit la pièce originale Mon idée d\u2019un rôle est de le jouer à fond, sans craindre aucune des émotions à ressentir.Peut-être est-ce que dans la vie je maîtrise mes émotions, mais jamais en interprétant un personnage.Lorsque j\u2019étais à l'école de théâtre et que je voyais des jeunes de 20 ans interpréter des types de quarante ans en se promenant tout courbés et en prenant des voix éraillées, je m'interrogeais déjà sur la manière que j'interpréterais un vieux moi-même si l'occasion se présentait.Chose certaine, j'ai totalement mis de côté ce genre d'interprétation surfaite\".Matthau avait tout de même une certaine connaissance de ce genre de rôle: il avait 27 ans en effet lorsqu'il joua le rôle d'un évêque de 80 ans dans \"Ann of a Thousand Days\" auprès de Rex Harrison En fait c\u2019est un rôle principal dans The Odd Couple\" qui l\u2019amena à la comédie après avoir passé de nombreuses années à jouer les gens sérieux C\u2019est assez paradoxal d'ailleurs chez cet homme que de faire rire si facilement un auditoire alors qu\u2019il Leçon de rire avec Burns et Matthau par Claude Daigneault envoyé du Soleil NEW YORK - Le cinéma comique américain, sauf en de rares exceptions personnifiées par Woody Allen, Mel Brooks ou Jerry Lewis, repose plus souvent qu\u2019autrement sur la personnalité des comédiens que sur la créativité du réalisateur.C\u2019est ce qu\u2019on pouvait ressentir, il y a deux semaines à la conférence de presse à laquelle United Artists avait convié une cinquantaine de journalistes à la suite d un visionnement du film The Sunshine Boys \", tiré d\u2019une pièce de Neil Simon.Les deux principaux acteurs du film, Walter Matthau et George Burns, ont réussi sans peine à tenir en haleine les journalistes par leurs réparties pleines d humour en l\u2019absence du réalisateur Herbert Ross.Eut-il été présent, qu\u2019on doute d\u2019ailleurs que les questions eussent pu lui être adressées, tant la personnalité très forte des deux célèbres comiques en impose.C\u2019est en quelque sorte un spectacle improvisé qu'a donné à la presse le duo Burns-Matthau; chacun rivalisant amicalement de traits d'esprit.Avec une saveur typiquement américaine.Burns, probablement l\u2019un des meilleurs comiques américains depuis cinquante ans, répondait patiemment aux questions ou les évitait sciemment par une répartie sulfureuse.Matthau pour sa part sent le besoin de s\u2019expliquer, de parler de sa motivation, du travail de comédien, de préciser ses opinions.Du vaudeville au cinéma George Burns blague sans arrière-pensée sur sa vieillesse.Parvenu à l'âge respectable de 79 ans, il continue de donner des tournées de spectacles seul en scène (sa femme Gracie Allen est décédée il y a quelques années après avoir formé un duo avec son mari durant quelques décennies); le soir de la conférence de presse, il participait à l'émission \"Howard Cosell Live\" au réseau ABC.Il n'avait pas paru dans un film depuis 36 ans lorsqu'il se vit offrir le rôle de Al Lewis dans \"The Sunshine Boys\"; c\u2019était d'ailleurs à la suite du décès de Jack Benny qui devait personnifier ce personnage de vieux comique à qui on demande de faire une émission spéciale pour la télévision.\u2019\u2019Pourquoi une si longue absence\"?lui a demandé une journaliste.Avec un malin sourire à peine esquissé.Burns répond: \"Je ne sais pas J\u2019ai pourtant attendu tout ce temps-là près de mon téléphone\".Il raconte par ailleurs qu\u2019il a été surpris par les changements dans les studios depuis l\u2019époque de son dernier film \"Honolulu\u201d.\"A l\u2019époque, c\u2019était plein de projecteurs aveuglants, aujourd\u2019hui, on dirait qu\u2019on travaille de façon plus simple, moins ostentatoire\".Fera-t-il d\u2019autres films?\u2019\u2019Pourquoi pas?J\u2019estime qu'il me reste encore beaucoup d\u2019années à vivre.Je ne vis pas dans le passé, avec des murs couverts de photographies anciennes.Je vis dans le présent, quand je travaille avec de bons comédiens, et je vis aussi dans le futur, en espérant travailler avec d\u2019autres bons comédiens\u201d.A son avis, les auditoires d\u2019aujourd'hui ne sont pas tellement différents de ceux qu\u2019il affrontait lorsqu'il faisait du vaudeville, sauf qu'ils sont peut-être plus éveillés.Mais le minutage exact des blagues demeure essentiel, bien qu'à son âge et après une carrière si fructueuse il ne saurait expliquer ce qui fait rire les gens et ce qui les laisse impassibles.George Burns aime la radio et estime que c\u2019est un médium qui peut encore rejoindre facilement beaucoup de gens, d\u2019une façon intime presque.Mais le vaudeville est définitivement révolu et il ne voit pas l\u2019intérêt d\u2019y revenir.Voit-il une relève intéressante parmi les jeunes comiques américains9 Burns tire sur son cigare et rétorque: \"De nos jours les jeunes réussissent si vite que rien n\u2019est semblable à notre époque\".Façon élégante de dire, que le succès est plus éclatant et éphémère qu\u2019à l'époque où il fallait manger de la vache enragée durant de nombreuses années avant de s\u2019imposer.Que pense-t-il de son rôle de vieillard dans \"The Sunshine Boys\"?\"Il me convenait bien\u201d répond-il à la blague, \"puisqu'on n'avait même pas besoin de me maquiller.Mais Matthau lui avait des problèmes.Il arrivait au studio le matin, tout guilleret, sifflotant et de bonne humeur On prenait deux heures et demie pour le maquiller chaque matin: là il devenait souffreteux.plaignard; il avait mal partout\u201d! De la tragédie à la comédie Walter Matthau reconnaît que ce rôle a constitué une sorte de défi pour lui.Inquiet de nature, il éprouvait le besoin de se balader avec un chapeau partout où il allait pour cacher la calvitie que le maquilleur lui avait faite en lui rasant le crâne pour les besoins du film.II n\u2019aimait pas particulièrement entendre des remarques du genre: \"Je le savais qu\u2019il portait une perruque dans ses autres films\".Matthau avait vu la pièce de Neil Simon à Broadway et ne l\u2019avais pas particulièrement aimée.\"J\u2019esti- 45 poèmes et pensées érotiques de Georgette LACROIX illustrés de 24 linogravures érotiques de Irénée LEMIEUX V* 40, ste*f ami Lie lifJéB«c 694-076H lancement-vernissage : le jeudi 20 novembre à 20h.Horaire : Tous les jours du 21 novembre au 6 décembre 1975 de 14 h.à 17 h.et de I9h.à 21 h.le Groupe La laurentienne présente I^CRfrlDS EXRORfTCURS présente l'album AU LARGE O'ÉROS KEBECKOOTUT UN QUEBEC A PAR AMBROISE LAFORTUNE QUI COMMENTE PERSONNELLEMENT SON FILM-COULEURS.du 2 au 7 décembre 1975 2 au 5 déc.20h30 6 déc.18H30 - 21h30 (samedi) 7 déc.14h30 - 20H30 (dimanche) Le 1er décembre, 20H30 à L AUDITORIUM OU COLLEGE DE LEVIS 9 rue Mgr-Gosselin, Lévis, Que.833-4103 POUR TOUS 93644303 Québec.Le Soleil, tomedi 15 novembre 1975 C 6 cinéma Paul Vézina: Saint Modeste, mercenaire de la commandite par Claude Daigneault En présentant cette semaine à la presse le nouveau catalogue des films de l'Office du Film Québec, le directeur de l'organisme, M.Raymond-Marie Léger, a su trouver les mots d'un rare humour pour souligner l'appartenance de Paul Vézina à 1 OFQ.une appartenance qui remonte à vingt ans.Evoquant ce qu\u2019il a appelé \"l'infanterie silencieuse du cinéma québécois\" qui travaille sous \"les feux inconsistants de la notoriété\" alors que d'autres sont en \"zone de lumière\", M.Léger a qualifié Paul Vézina de \"Saint Modeste, mercenaire de la commandite.\" Le trait a fait rire, mais seulement parce qu'il convenait tellement bien à cet homme à la voix si basse que le microphone a peine à enregistrer ce qu'il dit durant une interview, qu'il accorde d'ailleurs comme à regret parce qu'il ne croit pas avoir mérité que ces fameux \"feux de la notoriété\" se fixent momentanément sur lui.De l'aube au midi Paul Vézina est arrivé au service de Ciné-Photographie de la Province de Québec (l'ancètre de l'Office du Film du Québec) en 1955 par le biais de la publicité et des arts, aussi paradoxal que cela puisse sembler.\"Durant mon cours classique, je m'intéressais plus au hockey qu'à autre chose.Après ma réthori-que, j'en avais plein le dos et j'ai décidé d\u2019aller .à l'Ecole des Beaux-Arts; la troisilme année comportait un cours de photographie et c'est à ça que je me destinais.Mais lorsque je suis parvenu à cette troisième année du cours, destinée à l'art publicitaire, on avait fait sauter le cours de photo.C'est alors que je suis allé travailler à Toronto pour une agence de publicité qui tournait des messages sur film pour les cinémas; j'étais traducteur et narrateur des textes.J'apprenais aussi un peu de maniement de caméra.De retour à Québec, j\u2019ai fait une exposition de mes tableaux au Palais Montcalm et j'ai rencontré M.Montgrain, le directeur du Service de Ciné-Photographie; je lui ai dit que ça m'intéressait de travailler en photographie chez lui et j'ai finalement été engagé.\" C\u2019était l'époque préhistorique du cinéma au gouvernement du Québec, mais une époque dont on sort à peine en fait, puisque le matériel ne fait que commencer à connaître une certaine modernisation: la Steenbeck (table de montage) a fait son apparition à l'OFQ depuis moins de deux ans! Paul Vézina travaillait en compagnie de gars comme Fernand Rivard et Werner Nold avec des petites caméras, sans système de son.\"Ca a pris du temps avant qu'on ait une Arriflex\".L'équipe de production a toujours été réduite.\"Une fois, il y a eu deux équipes de trois personnes; mais la plupart du temps nous n'avons été que trois ou quatre.Plus le temps a passé, moins il a été question de faire de l'OFQ un petit ONF.Maintenant, nous ne sommes plus que deux, Dorothée Brisson au montage et moi à la caméra et au son souvent.\" Conditionnement De telles conditions de travaill influent-elles de façon particulière sur l\u2019expression?Paul Vézina admet qu\u2019il a toujrsours su à quoi s'attendre.Tout le monde est parti autour de lui, surtout pour l\u2019ONF, et lui est resté.Pourquoi?Il aimait Québec et il aimait l'esprit de travail en équipe qui a toujours régné à l\u2019OFQ \"Ceux qui travaillaient ici ne restaient pas parce qu'ils se décourageaient et se disaient: nous n'arriverons jamais à rien ici.On m'a offert d\u2019aller à l'ONF, mais j'ai préféré demeureur parce que je trouve cela plus motivant de travailler en petit groupe.Je n\u2019aurais pas demandé mieux que de travailler dans de meilleures conditions, par exemple avec un preneur de son, mais % à l'époque il n'y en avait pas.De toutes façons, ce n\u2019était pas le style de l\u2019OFQ que de former de grosses équipes, parce qu'il fonctionne d'abord et avant tout par contrats à l'industrie privée.Personnellement, je trouve cela formidable, parce que ça permet à un tas de monde de travailler.L\u2019OFQ a investi plusieurs millions de dollars dans le cinéma québécois de cette manière.\" \"Moi j'espère beaucoup de la nouvelle loi sur les cinémas; il se peut qu'elle favorise un agrandissement des moyens de production de l\u2019OFQ; il sera toujours temps de s'arranger avec ces questions de personnel.Mais si tout le monde entre dans un organisme d'Etat comme ce fut le cas à l'ONF il y a quelques années ce ne sera pas mieux.Un grosse boite, c'est peut-être trop sécurisant.Je me souviens d\u2019un camarade cameraman qui travaillait à Radio-Canada et qui en était rendu à laisser tourner sa caméra seule après avoir fait un unique cadrage, tout en faisant autre chose pendant ce temps-là.Il ne faudrait pas que nous devenions comme me le disait Jean-Claude Labrecque, des \"chauffeurs de Kodak\u201d comme d\u2019autres sont des chauffeurs de taxi.réalisateur, Paul Vézina aime conserver une certaine latitude de travail; il se sentirait mal à l'aise s'il ne participait au film que pour recevoir des ordres.\"Je suggère des angles de prise de vue; on en discute.Dans ce genre de films, (le documentaire) on ne peut pas tout prévoir à l\u2019avance.Il se peut que je vois des choses à filmer que le réalisateur ne voit pas sur le coup.Mais tout ceci se passe sans problème: j'essaie de ne rien perdre d'intéressant.\" Mais il arrive aussi à Paul Vézina de tourner seul, comme dans le cas du court métrage \"Les éperlans\", dans lequel transparaît d'ailleurs à la fooi sa ropension pour les visages expressifs et son amour du fleuve.Et comme il travaille par instinct, par intuition plutôt, il n'aime pas s\u2019expliquer sur ses intérêts.Tout au plus aura-t-il cette phrase pour expliquer son attrait pour le St-Laurent et ses berges: \"Le fleuve, c\u2019était notre rue principale à tous.\" Aurait-il gardé cet esprit d'indépendance en travaillant ailleurs qu!à l'OFQ?\"C'est possible que je nlaurais rien perdu en passant à l'ONF par exemple; du moins je le pense.Mais la question ne se pose peut-être pas comme cela.Disons que l'intérêt pour moi de continuer à travailler ainsi c'est que le rôle de l'OFQ pourra peut-être changer.Par exemple, on pourrait rendre le matériel technique accessible aux jeunes, dans la mesure où son utilisation serait surveillée.Il faudra se donner des mécanismes pour utiliser le potentiel des jeunes, pour qu\u2019ils aient 'autres choix que le marketing ou le box-office.Si tout le monde décidait de s\u2019en aller, quand est-ce qu'on ferait quelque chose de valable au Québec?\" Aimerait-il lui-même se consacrer à la réalisation?\"Encore une fois, la question ne se présente peut-être pas sous cet aspect.Je préfère le travail en équipe, où la responsabilité n\u2019est pas unique et déterminée à l'avance, mais où chacun collabore à un tout; chacun a des fonctions particulières à remplir lors d!un tournage, mais sans qu'il y ait de limitation à outrance.Ce fut le cas lors de tournages pour la Chantaoùt ou la Superfrancofête.Demain, est-ce que je serai tenté par le long métrage?Peut-être, mais pour l\u2019instant, je me demande ce que j'irais faire là-dedans, de quelle manière je pourrais aider.A l\u2019heure actuelle, je m'intéresse au montage.Je vais peut-être plutôt travailler sur de la pellicule déjà tournée que je n'ai pu utiliser, en particulier après \"Mémoire liquide\".d'aller y faire un tour, pour jeter un coup d'oeil et voir si je pouvais faire quelques images.Ce n'était même pas parti pour faire un film.L'exécution de la murale se faisait la nuit ou le jour selon le cas; la lumière variait continuellement II ne fallait surtout pas déranger Jordi Bonet et au départ nous n\u2019avions même pas de caméra sonore.C'était humide.Bref, nous avons été pris par le sujet et finalement nous en avons fait un film (avec Jean Saulnier à la réalisation).Un jour de printemps, Michel Brault est venu voir le Grand Théâtre et m'a dit: \" \"Que j\u2019arais aimé faire un film sur cela.\" C'est bizarre; nous, nous avions travaille avec des petits moyens techniques, par hasard, sans trop de budget.Mais fallait-il refuser de le faire?\" Un phénomène semblable s'est déroulé lors du tournage de \"Mémoire liquide\" avec Denys Moris-set.Commencé comme une collaboration à une exposition d'étudiants des Beaux-Arts au Musée du Québec.le travail de Paul Vézina a pris une autre ampleur alors que Denys Morisset lui a dit: \"On devrait pousser l\u2019expérience plus loin\".Vézina a emprunté une caméra de 35mm à Jean-Claude Labrecque; \"elle n'avait pas de eoom cependant et c'est pour cela que le film est statique.\" Devant les lourds miroires déformants de 3 pieds sur 6 pieds, ils firent bouger un mobile qui, selon l'inclinaison des surfaces réfléchisssantes, créait des contrastes de couleurs.L\u2019expérience a beaucoup plu à Paul Vézina en dépit des difficultés qu\u2019elle a présentées, et de la pellicule \"passée date\" dont il dut d'abord vérifier la qualité à l'aide d'une caméra de photographie 35 mm.\"Le mobile avait un mouvement régulier, ce qui ne favorisait guère le rythme.Ce que je souhaiterais poursuivre dans cette expérience, ce serait la réflexion sur les miroirs d'objets qui défilent à des rythmes différents.\" Ceux qui le connaissent se doutent bien que Paul Vézina finira bien par parvenir, en son temps à lui, à entreprendre d'autres expériences, sans le crier sur les toits et sans chercher \"les feux de la notoriété.\" \"Saint Modeste, mercenaire de la commandite\u201d.Paul Vézina se sentirait mal s'il ne participait au film que pour recevoir des ordres.Certains films Indépendance et collaboration Dans ses relations avec un Pour Paul Vézina, le tournage d'un film subit souvent des influences extérieures imprévues qui peuvent conditionner le travail à la caméra.\"C'est un peu le cas de \"Faire hurler les murs\", filmé pendant la création de la murale du Grand Théâtre par Jordi Bonet.Au départ, quelqu'un m'avait demandé \u2022/ le Festival des Festivals ¦Vf LE NOUVEAU MOGHAAUM-CALENMIM maintenant MSPONISLE I CARTIER g\u201d gSol Si JO chacun des films 2 GRANDS FILMS f\tVERSION *\tFRANÇAISE \"CABARET\" à 2.00 et 6.45.T \"PAPILLON\" à 4.00 et 8.45.LIZA MINNELLI LE SOLEIL c'est pour tout le monde \t\tï \t\t \t\t \t\tM7H J Scm.| ¦ Galeries Canardlère, 661- 8575 Stationnement GratuitI ALOUETTE 7S00.(OUI.lAUlin riAct tu tor, 6S6-059?HORAIRE: 12.45 ¦ 4 70 - 8h.00 p m OsdAttc, l* Soleil, samedi 15 novembre 1975 \"HISTOIRE D'O\" le film le plus controversé de l'année 1975.HORAIRE 1 h.- 3h.5h.- 7h.9h.p.m.pm;n:r.iîi UsS PLACE QUEBEC 525-4! TACHE MONTMAGNY O STATIONNEMENT Place Québec TARIF SPECIAL $0.50 Pour les clients des Cinémas Place Québec TOUS LES SOIRS (18h.* 24h.) et matinée dimanche.S.V.F.faire valider votre billet de stationnement par la caissière.SON NOM DE CODE A LA CIA EST CONDOR AU COURS DES SOIXANTE-DOUZE HEURES TOUS CEUX EN QUI IL A CONFIANCE VONT TENTER DE LE TUER O*MO DE LAURENTIIS PRESENTS ROBERT REDFORD/FAYE DUNAWAY CLIFF ROBERTSON / MAX VON SYDOWi CINÉMAS UNIS IN A STANLEY SCHNEIDER PRODUCTION A SYONCY POLLACK FILM >îâTÈsOt QEEimg UftS PLACE QUEBEC 525-4' PLACE QUEBEC 525-4524 «tOOp.UN FILM A VOIR ABSOLUMENT:: IL RECONCILIE AVEC CARLE.\" \u2014Claude Daigneault, Le Soleil \"LE SCENARIO 0E CARLE EST UN CHEF-D OEUVRE, 0 UN GRAND REALISME .\u2014Carmen Langlois, Journal de Québec G1ROLE MURE , Adultes ORMANDE STONGE UN FILM DE GILLES OîRLE MUSIQUE: LEWIS FUREY avec RENÉE GIR4RD REYNALD BOUCH4RD RAYMOND CLOUTIER GSR/WEN GIROUX J LÉO OIGNON GIEMN GUIMOND /tNNE M4RIE DUCH4RME Production GtPlE 14MY Distribution CINEPIX Couleur 2* Sem.de Succès! 7 HEURES dePANIQUE Horaire: Frissons: 2.40, 6.05, 9.25; heures de panique: 1.00, 4.25, 7.40 p.Der.sp complet à 7h.40 p.m.HORAIRl: 18 ANS Adultes PROSPEC FILMS présente UN AMOUR SOUMIS A UNE SENSUALITÉ INEXPLORÉE._______ \u2022îT7* LE CHEF D'OEUVRE LITTÉRAIRE ÉROTIQUE 1 CINÉMA O LAIRET 1044, 3e AVENUE, 523-5050 CHAMPLAIN \u2019 2500, BOUL.LAURIER PLACE STE-FOY, 656-0592 un film de Just (emmanuellel Jaeckin avec Corinne Cléry A Barrez vos portes! Fermez ves fenêtres! Evitez les couloirs ce soir! X DAYS j \u201e\t' OF THE V L igXONDORs^r CHOC après CHOC après CHOC! .r : r r:n ' îi ;B= je suis heureuse, normale.sauvez~mo.avec PAUL HAMPTON LYNN LOWRY ALAN MI6IC0VSKY SUSAN PETRIE el BARBARA STEUEdansItrèltdeBETTS scenario tl realisation DAVID CRONENBERG - production IVAN RE1TMAN distribution CINEPIX ¦ Coulter CANADIEN 27oo.«oui lAutim >IAC| LAUaita.656 9422 CAPITOL 972, ST-JEAN, 6944606 LAFONTAINE MONTMAGNY ? Quebec, le Soleil, tamed) 15 novembre 1975 C 8 ¦¦ ,om\u2018n lettres Avez-vous lu.par Paule France-Dufaux \"L'été dernier\" Ou l'invitation à l\u2019immersion par un bel été provençal dans une famille bourgeoise \"à problèmes\".Dès les premières pages on sent qu'on ne finira pas l'été ensemble: des personnages quitteront le paysage touchés par la mort, naturelle ou violente.Entre cigales et oliveraies, dans un petit village au coeur de la Provence, l\u2019auberge du \"Cheval sauvage\", parasols et odeur de pastis.Dans la campagne avoisinante un mas, celui de la famille Tenardy.C'est dans et entre ces lieux que Solange Fasquelle fait évoluer ses personnages avec quelques échappées vers Arles, Avignon, Venise.aussi! Pourquoi pas?Nous baignons dans un monde d'apparences.Avec maîtrise l\u2019auteur \"tient\" tout son monde.Pourtant Dieu sait si l'intrigue sentimentale est banale.Dans le talent et, disons-le, le métier de Solange Fasquelle, c'est une histoire qui aurait ?\u2022 \u2022 \u2022 sombre dans une incommensurable platitude.Par miracle (Les Saintes-Maries ne sont pas très loin) le courant passe, parfois k faible voltage, mais toujours suffisamment pour tenir le lecteur éveillé.Comprendre qu'intelligence, ruse, jalousie et patience dominent toute cette histoire.Pour couronner le tout, un crime: le fils légitime contre celui qui ne l'est pas.Une éclaboussure.Rien de plus.Les familles bourgeoises, ça a la peau dure.En 311 pages, Solange Fasquelle nous le fait très bien comprendre.Pensée et style de l\u2019auteur sont parfaitement clairs.Edit.Albin Michel.\"La bête à chagrin\" Et à plaisir ça coule de source: LA FEMME! Elle (s) ne manque (nt) pas dans le dernier roman d\u2019Anne Loesch.La femme dans le couple, régulier ou non, avec ou sans enfants, et des couples il y en a.Leur \"histoire\"?Des mésententes conjugales dans lesquelles coeurs, têtes et tout le restant volent en éclats, à se croire k un stand de tir à la fête foraine.La main passe et tout se replace pour mieux recommencer.Une ronde de couples dépareillés où chacun se poursuit, se désire, se rejette.Un fil conducteur, le couple Bernadette \u2014Jacques.La quarantaine.Elle, toujours séduisante, bonne âme pétrie de qualités, l'épouse quasi parfaite qui sait avec.tact profiter de son indépendance, flirte avec distinction, fait la passe (désintéressée) avec discrétion; lui, gynécologue, trousseur de clientes et de filles offertes, bluffeur, égoïste et menteur.Le couple moderne régi par la liberté d\u2019agir et la grande peur de se perdre.N\u2019en jetez plus, le portrait est complet Tous les clichés sont là, réunis pour référence dans ce dictionnaire de 222 pages.C'est triste, c'est bête, mais pas à en pleurer.Une comédie de boulevard?A coup sûr une comédie parisienne.Règlement de compte après expérience consommée?C'est le neuvième roman de l\u2019auteur.Le premier du genre.Un accident de parcours?Souhaitons-le.Edit.Calmann-Lévy.livres reçus Rentrée littéraire 75 LA VIE DEVANT SOI \u2014 roman \u2014 de Emile Ajar.Edit.Mercure de France.270 p.L\u2019histoire d'une vieille femme racontée par un enfant qui parle avec un sens du langage hors du commun.HOTES DE PASSAGE d André Malraux.Edit.Gallimard.236 p.L\u2019auteur s\u2019interroge sur l'avenir humain et sur le sens du monde.TOPOGRAPHIE IDEALE POUR UNE AGRESSION CARACTERISEE \u2014 roman \u2014 de Racbid Boudjedra.Edit.Denoël.243 p.L'odyssée pitoyable d\u2019un Algérien qui vient de quitter son pays pour se retrouver dans les boyaux dédaléens du métro parisien.LA BALLADE DU DINOSAURE \u2014 roman \u2014 de Raoul Mille.Edit.Albin Michel.356 p.Si l'auteur vocifère, c\u2019est pour que les autres entendent, il confesse avec porte-voix.Un langage extraordinaire.J AVOUE QUE J AI VECU \u2014 mémoires \u2014 de Pablo Neruda.Edit.Gallimard.466 p.Mémoires du grand poète et écrivain chilien.UN POLICEMAN \u2014 roman \u2014 de Didier Decoin.Edit.Du Seuil.221 p.La famille biblique de l\u2019auteur s'agrandit.UN CYPRES A JERUSALEM \u2014 roman \u2014 de Danielle Pinault.Edit.Denoël.373 p.Un enfant juif en roulant vers la chambre à gaz croit gagner la Terre promise.LES CANARDS DE CA MAO \u2014 roman \u2014 de Olivier Tood.Edit.Roberf Laffont.339 p.Aventure exceptionnelle de trois journalistes dans l'extrême-sud du Vietnam.LA RAGE AUX TRIPES - roman \u2014 de Mustapha Tlili.Edit.Gallimard.284 P- La fraternité de la révolte entre un Noir et un Arabe à New York.LES PASSAGERS \u2014 roman \u2014 de Jean Fougère.Edit Gallimard.570 p.Un échantillonnage presque complet de l'humanité embarqué sur un même bateau.LA CONSTELLATION DES LEVRIERS \u2014 roman \u2014 de Camille Bourni-quel.Edit.Du Seuil.268 p.La vie d\u2019une colonie riche, oisive, archaïque au coemr d\u2019une station d\u2019hiver mise en émoi par la venue d'un jeune Noir.QUAND NEIGERA-T-IL A PARIS?\u2014 roman \u2014 de Svetlana Delmotte.Edit.Robert Laffont.342 p.Les années 70.Le milieu des journalistes et des artistes en Urss.Pas d'agents du KGB cachés sous les lits.LA TENAILLE \u2014 roman \u2014 de Boileau Narcej».Edit.Denoël.Collection \"Sueurs froides\u201d.201 p.Pour avoir voulu épargner son mari, une femme voit les mâchoires de la tenaille se refermer sur elle.Inexorablement.LES AUTRES ET MOI \u2014 récit \u2014 de Pierre Gaxotte.Edit.Flammarion.288 p.Rencontres avec les autres.Ceux que l\u2019auteur a aimés, respectés.LES BRICOLES \u2014 roman \u2014 de Guy Jalam.Edit.Robert Laffont.229 p.Dans une ambiance kafkaïenne la vie bureaucratique d\u2019un employé modèle du XXIe siècle.GRANDE NEIGE GRAND SOLEIL \u2014 roman \u2014 de Claude Delmas.Edit.Flammarion.169 p.Un monde de souvenirs qui passent d\u2019abord par ceux de i\u2019enfance.DESERT DEVORANT - roman \u2014 de Brien Gysin.Edit.Flammarion.336 p.Le roman d\u2019un JE se changeant en une multitude d\u2019Autres qui voient le monde autrement ALICE AU CREPUSCULE \u2014 roman \u2014 de Jean-Loup Blachon.Edit.Flammarion.172 p.Quand la vieillesse ne s\u2019efface pas sous la richesse du souvenir, ni sous la jeunesse de l\u2019esprit ne devient-il pas futile de survivre?Adultes WJ EDITH Z/teichman on COULEUR MONIQUE VITA ANNE LIBERT COULEUR Semaine el dimanche: \u2019'Serre-moi\"i 1.00 - A 00 7.00 - 10.00; \"Au lit\u201d; 2.25 - 5.25 - 8 25.Samed.seulement' \"Au lit\": 12.30 - 3 30 - 6 30 9.30; ' Serre-moi j'ai besoin de carejiei \u2019; 2.00 - 5.00 8 00 - Il 00 ¦ 2GRANDS FILMS! S midi Minuit^ 257 ST JOSEPH EST 522-2828\t^ Nouvelle revue spécialisée sur le journalisme Après sept années d\u2019enseignement dans le monde du journalisme, il était normal que l'équipe de l'école de journalisme de l'université Laval en vienne a concevoir le projet de publier une revue spécialisée sur le journalisme.Ce qui est exceptionnel, c'est qu'on ait réussi à passer du projet à la réalité.Le premier numéro de \"Communication et information\" vient de sortir des presses de l'université Laval (PUF).Même si cette revue est de conception universitaire, elle se situe, malgré tout, presque à mi-chemin entre le contenu généralement hermétique des publications de cet ordre et celui plus populaire des magazines qui naissent et disparaissent dans le monde de l'information C'est heureux! \"Journalism Quarterly\", l'exemple américain qu'il ne fallait surtout pas imiter dans un monde aussi petit que le nôtre, n'a guère débordé les campus universitaires ou les milieux de recherche.Que contient ce premier numéro de \"Communication et information\" qui doit paraître trois fois I an?Un premier texte de Casa mayor, ce magistrat et écrivain français qui, certains s'en souviendront, s'était dit emballé par notre utilisation au Québec des commissions royales d'enquête et de la \"collaboration\" que celles-ci obtenaient de la presse.Même le juge Robert Cliche a.depuis, mis des bémols sur les bienfaits de ce s commiasions.notamment en ce qui a trait au respect des droits de l'homme.Revenons-en aux faits.Casamayor traite ici des rapports entre la presse et la justice.Le sujet est intéressant, mais l'auteur, faute d'avoir voulu aborder trop d'aspects, nous laisse sur notre faim.Jean-Marie Martin, président du Conseil de presse du Québec, propose de son côté, tout un programme de recherches en information qui pourrait constituer une base solide à un institut de recherche québécois dans le domaine du journalisme.Suivent ensuite des \"textes-maisons\".Un premier, de Roger de la Garde (directeur du programme de journalisme de Laval), faisant le portrait révélateur des journalistes de la presse écrite québécoise et un deuxième, de Bernard Barrett, traitant de la \"professionnalisation\" du journalisme au Québec.Le professeur et rédacteur en chef de la revue, Jacques Rivet, termine par un bref exposé de son \"journal binaire\", une sorte de Devoir du Jour.Un premier défaut pour cette revue, c'est sa présentation austère.Il aurait lieu d'ajouter à l'équipe de rédaction un excellent graphiste-metteur-en-page-illustrateur-etc.Un deuxième défaut, le prix élevé qu'on en demande: $4.00.C'est cependant le prix de toutes les revues de ce genre à tirage restreint.Léonce GAVDREAULT LUCKT LUKE: SEM: US MO.LENNY: SEM: OIM: MO - SAS - lia itii: : ; : : : : :\t111111 n i i ; \u2018¦\u2018¦T-ï\u2019imïm //ill HORAIRE: LA TOLIR INFERNALE: SAM: 5 00 - 8 15 DW 1.15-4.30-8.00 SEM 7.30.Dustin Hoffman VERSION FRANÇAISE UN FILM QUI RESTERA CRAVE DANS LES MEMOIRES UN DES PLUS IMPORTANTS FILMS DES DERNIERES ANNEES $\u2022** LE BIJOU PAUL NEWMAN STEVE WILLIAM Mc QU HOLDEN FAYE DUNAWAY LA TOUR infernau Adultes LUCKY LUKE 2e SEM.HORAIRE: \u2022>/ \u2022 ' ¦ V :\t\u2019.»\t'\t-:V dans BIENTOT : \u2022 .'\u2022 - *\t.J .-.Charles Bronson \"LE BAGARREUR\u201d k *;\t.¦ «?V?H\u2019 Tt- v-i -v?-.!( \u2022\u2022 V ^ A.- *A %; ST-ROMUILOi let Aventure» de Grizzly Adorn,: SAM DIM I 00-3 00-5 00-7 00-900 \u2022 SEM.: 7.00-900.^\u2014 ST-ROMUALD PARIS ' T.i.h Les Aventures de GRIZZLY ADAMS Couleurs DELUXE À L'AFFICHE POUR Wee DAN HAGGERTY ans le rôle de James Adams éalisé par CHARLES E.SELLIER, Jr.n film de RICHARD FRIEDENBERG cenario de LARRY D0BKIN usique de THOM PACE JN CLASSIC PICTURES© 1974 PinS-MfiALLE: le* Aventure» de Grizzly Adam»: 1.00-3.00-5.00-7.00-9.00 Une histoire réelle d\u2019un homme exilé et comment il apprend d survivre dans la solitude.V.F.de \"THE LIFE AND TIMES OF GRIZZLY ADAMS \" Québ*c.U Soleil, samedi 15 novembre 1975 J&ü.iÿfe du Québec?Que se passe-t-il au musée Il y a quelques semaines, nous recevions une lettre ouverte d'un professeur d'art à l'université Laval au sujet du Musée du Québec.Le manque d\u2019espace nous contraint à la publier en partie seulement.Au début de sa lettre, le professeur Luc Noppen déplore l'inauguration \"officieuse\" et silencieuse de ^exposition du \"Calvaire d Oka\".Dans la seconde partie de ses doléances, le signateur de la lettre se pose surtout des questions au sujet du rôle de conservateur de l art ancien du musée du Québec.Nous reproduisons in extenso cette deuxième partie de la lettre de Luc Noppen.Jean Royer Que se passe-t-il au musée du Québec?Rien ou si.peu.Voilà le problème.Depuis bientôt deux ans le Musée n'a pas de directeur.Pourtant il y a eu un concours et des promesses.Parait-il que la nomination est \"imminente\".Elle l'est depuis au moins douze mois.Comment une boite telle que le Musée peut-elle fonctionner de cette façon?Qui élabore les politiques d\u2019exposition, d'acquisition?Qui décide des orientations fondamentales de ce qui doit être le Musée national du Québec?L'ouverture de l\u2019exposition d\u2019Oka n\u2019est que le symptôme d\u2019un manque de leadership.Pas de directeur, le directeur par intérim en Europe, son intérimaire s'éclipse.Depuis quelque temps, le bilan du Musée n\u2019est guère reluisant.Certes, à l\u2019occasion il y a du monde, ce qui ne s\u2019était pas vu depuis des années.Comment des enfants peuvent-ils résister aux bonbons distribués gracieusement, aux ballons qu\u2019on expose et qu on offre, aux cours de dessin du samedi! Puisque la ville de Québec n'arrive pas à répondre à toutes les demandes dans le domaine des loisirs socioculturels, le Musée le fait.Et si demain.Sorel, Arthabaska, Mégantic et combien d'autres demandaient au ministère des subventions pour organiser des activités du genre, que ferait-on?Les Québécois n\u2019ont que le Musée du Québec vers lequel ils peuvent se retourner pour la conservation et la mise en valeur des oeuvres peintes et sculptées de notre patrimoine que les particuliers ne désirent ou ne peuvent plus conserver.Ce n\u2019est pas le Musée d\u2019art contemporain de Montréal ni le Musée des Beaux-arts de Montréal qui conserverait ces oeuvres.Au Québec, le seul musée d\u2019Etat qui a la vocation d\u2019acquérir, de conserver de faire connaître les oeuvres d'art ancien (ou d'art traditionnel), c'est le Musée du Québec.Or une seule personne s'occupe de ce secteur, ce n\u2019est pas un conservateur, c\u2019est un conservateur-adjoint.N\u2019y aurait-il pas moyen de dévelop- per quelque peu ce secteur, de consacrer cette vocation du Musée?En fait, en dehors des questions de civisme, le problème du Musée est simple.Peu de gens y sont habitués à fréquenter et à travailler avec des oeuvres d\u2019art.D\u2019où un intérêt évident pour l\u2019accessoire, le détour.Alors qu\u2019il serait aisé de montrer simplement les oeuvres que possède le Musée.Les services éducatifs (visites guidées) en auraient long à dire sur chacune des pièces ainsi exposées.Encore faudrait-il les encourager à le faire.Nos enfants nous seront reconnaissants d\u2019avoir été initiés jeunes à l\u2019art du pays, si nous prenons le temps de le faire.Combien d\u2019entre nous n\u2019y prendront pas goût en même temps.Pourquoi n\u2019arriverions-nous pas à remplir nos musées avec des jeunes et des moins jeunes, en y présentenant des oeuvres de qualité.A Londres, à Berlin, à New York et même à Ottawa, les musées ne sont pas des mausolées.Ce ne sont pas des supermarchés non plus.L\u2019expérience d'ailleurs peut nous aider, si au départ nous ne sommes pas convaincus de posséder la vérité.Et qui sait, peut-être un jour pourrions nous proposer au monde, à force de travail et d'initiative.un concept nouveau de musée.Luc Noppen Professeur d'art ancien du Québec, université Laval.C 9 -orts visuels A quand les musées animés?J\u2019entre dans le musée comme dans ces pays inconnus dont on rêve depuis l'enfance J'entre dans le musée comme dans une mémoire mystérieuse.Mille fenêtres m'attendent, ouvertes sur des rêves qui ressemblent aux miens.Des centaines de peintres ont vu le jour avant moi.Ils ont regardé la vie se perdre dans des lumières, dans des paysages, dans des visages aussi.Ils ont redécouvert le plaisir de l'oeil.Et plus loin encore.Le sens de la vie à trouver, entre le coucher de soleil et la mort.J attends tout de ces peintres qui ont tant vécu.Ailleurs.A ma place.Devant le tableau, je chercherai à découvrir leur monde, mon monde, le monde.Les peintres ne sont pas inutiles: c'est pourquoi je suis ici.Dans ce musée du Louvres, du Prado ou de Bâle.Je suis dans un musée.Ma mémoire se réveille.Je suis là pour changer de paysage et de saison.Au Louvres, la France exulte dans une lumière impressioniste.Au Prado, l'Espagne s'exalte dans la bataille de la lumière avec la mort.A Bâle, la Suisse emprunte les rêves de toute l'Europe qu'elle a achetée à gros prix.Je visite donc le musée.Après avoir visité la ville qui l'abrite.Je suis dans un lieu précis.Mais les collections du musée me sortent hors du temps.Les paysages charrient des saisons inconnues.Je me promène entre des murs immenses, d'un siècle à l'autre.De Bosch à Dali, de Picasso au Greco, de l'Afrique à l'Egypte, en passant par David, Renoir, Van Gogh et Velasquez.Je les ai déjà vus quelque part.Dans les livres, par exemple.Mais ce n'est plus pareil.Sur les murs du musée, des vies tourbillonnent.Trop de vies même.Après une heure, j'en ai trop vu, j'ai beaucoup marché.Je devrais m\u2019arrêter Son.Il faut aller au bout.On ne voyage pas tous les jours.Mais pourquoi m\u2019entêter?Après tout, un musée.c'est un entrepôt du passé.A moins que je prenne ce passé pour mon présent et même mon futur?Mais ce sont là des questions qui me dépassent.J'ai le plancher dur du musée dans les jambes.J'ai les yeux qui voient des étoiles.Je continue pourtant ma marche dans le temps.Je n 'ai pas tnvie de savoir pourquoi je suis dans le musée.Mais je commence peu à peu à comprendre ma fatigue.Devant tant de tableaux, j'ai une impression de mort et d'absence.Des tableaux, des tableaux.Mais aucun peintre.Aucun homme, fis sont tous là: mais en tableaux.Le paysage est bien abstrait.Sans autre référence que lui-même.Où sont les hommes?Morts, bien sûr, pour la plupart.Mais s\u2019ils étaient présents entre leurs tableaux?Si leur vie nous était racontée, entre les gestes de leur art?Qu'est-ce qu un musée?Un entrepôt?Un tombeau?Un témoignage de la vie?Qu est-ce que l'art9 Je me dis que c'est un bien drôle de destin pour un tableau que d'aller mourir dans un musée et de recevoir des visites funéraires de 9 à 5! C'est pas drôle, la vie d'un tableau: on lui fait un beau mur, avec lumière ajustée, avec humidité contrôlée.Regardez-moi longtemps encore! Vos enfants, vos petits-enfants me verront tel que vous me connaissez aujourd'hui! La mémoire des civilisations, ça vaut bien un regard perpétuel! Mais alors, le musée ne pourrait-il pas servir autrement?Pourquoi pas faire revivre le souvenir du peintre, à côté de son tableau?Pourquoi les musées ne s'animent-ils pas de la vie des hommes?Pourquoi pas des montages de photos, des textes exolicatifs.Pas un cours d'histoire de l'art, mais une mise en situation comme référence à l'art?La question se pose, non seulement pour les musées européens, entrepôts privilégiés de tant d'oeuvres, mais aussi pour les musées du Québec, gardiens d'une civilisation jeune, sans tradition, mais bien vivante.Si l'on dépensait l'argent des vernissages pour équiper les musées d'instruments d'animation?Après ces belles réceptions où ministre et belle société se font de grands sourires autour d'un artiste chanceux, viendra le monde, celui qu'on appelle le vrai monde, visiter le musée et les expositions qu\u2019y auront fait venir nos taxes.A côté des mondanités, il y a l'animation réelle à faire.Comment se fait-il que les services d'animation des musées soient les plus démunis?A-t-on perdu le sens du musée?Pourquoi ne pas aller au bout de l'idée sauver les tableaux, mais aussi sauver l'idée qu'on se fait de l'art! Ici, mille problèmes surgissent: les moyens que le gouvernement québécois accorde aux musées, les politiques d un ministère des Affaires culturelles, l'esprit de chapelle de tel directeur de musée, etc.Mais il reste que les musées \"officiels\", c'est-à-dire entretenus par nos gouvernements, ne prennent pas toujours les moyens d'ammer la réalité artistique, de la rendre vivante et prés de la masse.Ce n'est même pas une critique, c'est une constatation.Au musée du Québec, pour parler de celui-là le plus proche, on ouvre le musée aux enfants, on présente toutes sortes d'expositions, selon Ottawa, la mode ou les richesses disponibles du patrimoine.On tente d'animer aussi.L'effort est louable Mais si le musée du Québec avait les moyens d'animer chaque exposition?Une seule question: que fait-on du matériel électronique coûteux acheté l'an dernier, avec lequel on pourrait accompagner les expositions d'émissions télévisées en circuit fermé?Pour qui et pour quand se servira-t-on du magnétoscope au musée?Jean Royer SUPER-DISCO l °1 il hé Route 20, sortie 192 Rés.: (418) 831-0848 TOUS LES SAMEDIS \u2022t DIMANCHES Attraction »up|»lémen»elral Do Port»: BELINDA BELL 3 ipwtwbi par tolr Tél.s 697-7379 Vendredi, samedi et dimanche m en vedette DANSE directement des Etats-Unis avec l'orchestre BODY ROCKERS DISCOTHÈQUE LA CHASSE-GALERIE SON UNIQUE a Ouverte tous les samedis et dimanches APRÈS-MIDI de 2h p.m.à 3h a.m.\u2022 Il rtndst-ww Ns jolies filles! SO, RUE ST-MICOUIS, QUE.692-2516 CABARET CHEZ GERARD 40, rue St-NIcolas MISS AMORETTE du film LA LOUVE DES SS r1\" X HOTEL PONT FRONTENAC _.mi 1ÎCT 101, bouL du Pont, St-llleolas, Rés.: OJI-lOOf\tentra l»s deux ponts.RESTAURANT ^ CHEZ DISCOBAR baGaasette 1195, 3e Avenue, Québec \u2022 529-0258 Que les clubs sociaux, organisateurs et hôtesses RESERVENT SANS TARDER pour leurs réceptions de bureau, réunions et soirées du temps des Fêtes et de fin d année.Le Vatel vous invite à vous renseigner dès maintenant sur ses excellents services.628-1044 du jeudi au dimanche, notre PIANO-BAR accueille * Q(JUJ et a*~0(lU excellents musiciens MO, I0UL NENM-DOUUSU, CHMUSI0UR8 \u2022 CS-IOM LE CERCLE ELECTRIQUE1 27 Côte du Palais CE SOIR ET DIMANCHE COMMENÇANT LUNDI et la semaine prochaine LORCHESTRE ROSE de Toronto WELLS CURTIS OE NEW YORK DANSE TOUS LES SOIRS: À l'heure du cocktail, de l\u2019apéritif, ou à toute heure que danse et musique peuvent agrémenter.CcÜ6 notre bar-salon auberge Quality Inn 311 S, bout.Laurier.Ste-Foy tel : (418) 658-5120 «Un peu en retrait.mais tellement en avance * More Drolet ou Piono Bor es 2 salles Club Le Vieux Bardeau' sont ouvertes maintenant au Club Vieux Bardeau \u2022 3 pistas dt dansa En vedette ce soir et dimanche TERRY DEE SHOW UMEDI:\t!».\u2022 IftJO OIMUCHE:\ttOh I2)J0 3) ET SES MUSICIENS DAN5E PEDRO SANCHEZ orchestre du Chili - 9 musicians |Pour réserver: 663-3503! \tMERCREDI SOm\tOIMUCKE SOIR \tSoir»» tes Oinm\tEntre» libre pour les \tentre» libre\tpersonnel te 1 Ip d Or\u2019 Commençant mercredi ?Tony ROMAN, et ses musiciens EN VEDETTE GISELE ROY AU PIANO-BAR de 9h.p.m.à 2h.a.m.du mercredi au dimanche inclusivement Le dimanche, diner spécial familial de 5h.\u2019/j à Ch.Va et pkmo-bor ouvert de 7h.0 I Ih.p.m.BRASSERIE-RESTAURANT \\je TZ7 \u2018 1175 ouest, bout.Chores! Québec 8 527-8063 POUR VOUS MESDAMES collaboration chpc AM # nu FERNAND GIGNAC as» ROM.Location: $3.00 à $5.50 on vente aux guichets du Grand Théâtre \u2022t à la Caissa Populaire Lauriar.HR GRAND THEATRE DE QUEBEC HV\tSALLE LOUIS-FRÉCHETTE.TÉL.643 8131 P é C 10 Québec.Le Soleil, samedi 15 novembre 1975 disques \"nouvel\" opéra de Verdi mmr par Marc Samson \"I MASNADIERI \" opéra en quatre actes de Verdi.Avec Montserrat Caballé (Amalia), Carlo Bergonzi (Carlo), Piero Cappuccili (Francesco), Ruggero Raimondi (Massimi-liano), John Sandor (Arminio), Mau-rizio Mazzieri (Moser), William Elvin (Roila), ainsi que les Ambrosian Singers et le New Philharmonia Orchestra.Direction: Lamberto Gar-delli.(Philips 6703 064 - coffret de trois disques).Après \"I Lombardi\", \"Attila\" et \"Un giorno di regno\u201d la maison Philips poursuit, avec \"I Masnadie-ri\", sa redécouverte des opéras de la première manière de Verdi.Entreprise qui a également donné lieu, chez Angel, à \"l'exhumation\" de \"Giovanna d'Arco\" et qui doit se poursuivre avec \"La Battaglia di Legnano\".\"I Masnadieri\u201d (Les brigands) date de 1847 \u2014 le compositeur avait donc 34 ans à ce moment \u2014 et se situe, chronologiquement, entre \"Macbeth\" et \"Jérusalem\u201d.L'oeuvre a été écrite pour le \"Her Majesty's Theatre\" de Londres, théâtre lyrique anglais voué aux ouvrages contemporains, qui en assura la première avec Verdi au pupitre.Autre particularité, le rôle d'A-malia fut conçu pour l'un des très grands noms d'alors de l'opéra, le soprano suédois Jenny Lind, spécialiste de la pyrotechnie vocale.Se pliant à une certaine coutume de l'époque, et aux désirs de son illustre interprète.Verdi laissa place, dans chacun des airs destinés à la prima donna, à des cadences où elle avait tout le loisir de multiplier ornements et fioritures; et ainsi de briller de tout son éclat.La difficulté de réunir une distribution en mesure de satisfaire pleinement aux exigences de la partition tient sans doute, pour une bonne part, au fait que \"I Masnadieri'\u2019 soit paratiquement disparu du répertoire.Car s'il s\u2019agit là d un ouvrage s\u2019ajustant de très près, dans nombre de ses pages, au moule du bel canto a la Bellini, le génie dramatique de Verdi n'en parvient pas moins à percer, tels de fulgurants éclairs, au travers ces conventions.Soit par un traitement orchestral qui dépasse par endroits le simple rôle d' accompagnement\", soit par l'emploi d'un langage très contrasté dans la scène confrontant les Brigands (en l'occurence les choeurs) et Carlo, le héros de l'histoire; soit encore par les airs confiés au ténor où on trouve le meilleur souffle verdien.Assez de points positifs pour qu'un public de 1975 fervent d'opéra, sinon de véritable théâtre lyrique \u2014 le livret, inspiré d'un drame de Schiller, se révèle d'une rare inconsistance \u2014 puisse trouver là matière à sa satisfaction et à son plaisir.Encore faut-il un chef qui, par sa force de persuasion, parvienne à le convaincre des mérites d'une telle oeuvre.Lamberto Gardelli qui est en train de se créer (sans doute malgré lui) la réputation de champion des opéras de jeunesse de Verdi \u2014 et à qui ont doit notamment la révélation de \"Un giorno di regno\" \u2014 répond mieux que quiconque actuellement à cette nécessité.Plutôt que d\u2019aborder \"I Masnadieri\u201d à la manière d'une reconstitution historique, il traite au contraire cet opéra avec le même souci du relief dramatique, et de l\u2019intégration totale des éléments vocaux et instrumentaux, que s'il avait affaire à l'un des véritables chefs-d\u2019oeuvre de Verdi.Succédant à Jenny Lind, Montserrat Caballé trouve en Amalia l'un de ses rôles les plus riches.A la somptuosité de la voix, le soprano espagnol joint, comme toujours d'ailleurs, une technique pratiquement unique de nos jours.Abstraction faite de quelques fautes d'intonation, sa cavatine \"Lo sugardo avea degli angeli\u201d constitue l'une des plus éblouissantes démonstrations d'art vocal qui se puisse entendre.Cet air.à lui seul, justifierait l\u2019acquisition de cet enregistrement.Carlo Bergonzi a conservé, en dépit des années, une remarquable fraicheur de timbre.Son style, son goût, sa musicalité, se retrouvent tout aussi intacts dans son éloquente incarnation du personnage de Carlo.Si Piero Cappucilli et Ruggero Raimondi ont moins à faire dans les emplois peu consistants de Francesco et Massimiliano, la beauté de leu voix et la qualité de leur interprétation ne sauraient par contre être mises en cause.Les choeurs qui tiennent ici une place assez importante sont splendidement défendus par les Ambrosian Singers et le New Philharmonia fait à nouveau regretter que peu de théâtres lyriques possèdent un orchestre de cette excellence.Le Haydn de Bernstein HAYDN \u2014 Symphonies no 101 (' L Horloge ') et no 103, en mi bémol majeur ( Roulement de tambour\"), avec la Philharmonique de New York dirigée par Léonard Bernstein (Columbia M 33531) Les 106 Symphonies de Haydn (la 107e a été perdue) comptent un assez grand nombre de versions pour remplir quelques bons rayons de discothèque.Les récents enregistrements de Bernstein, dans ce qui semble devoir devenir une nouvelle intégrale avec la Philharmonique de New York, des Symphonies dites \"L'Horloge\" et \"Roulement de tambour\" y trouveront leur place.Exécution très au point sur le plan technique, interprétation vivante et robuste, prise de son marquant un net progrès par sa qualité sur les réalisatiosn passées de Columbia.Telles sont les principales caractéristiques de ces nouveaux Haydn, qui ne sauront fai re oublier toutefois l'approche plus racée de Dorati, à la tête de la Hungarica Philharmonica (Seraphim) et surtout celle plus chaleu-rueuse et plus subtile de Jochum.avec la Philharmonique de Berlin (DGG), dans ce repertoire.Le soprano suédois Jenny Lind, dédicataire et créatrice du rôle d'Amalia, et l'Espognole Montserrat Cabollé, sa plus récente interprète.léonard Bernstein retrouve \u2019sa\" Philharmonique de New York.Une journée sans LE SOLEIL c\u2019est comme un jour sans soleil.LE CLUB SOCIAL MUGUET invite toutes les personnes séparées, veuves ou célibataires à ses soirées de DANSE.Tous les samedis à 21 h.au Lafayette 587 est, bout.C Ha rest.Les Rubis\" \"DISCO-BAR'' VENEZ VOUS AMUSER ET DANSER à LA DANZA CASA CE SOIR DANSE \u2022 OISCO-BAR \u2022 'ENTREE LIBRE\" 545, Ire AVENUE PRESENTE r BIENVENUE AU ^o&d!au^ Svuv.STE-FOY Bar \"Au Courant (situé au 12e étage) H DANSE TOUS LES SOIRS avec ISRAEL > STEVE muitqu» meatcoine - wd-américaine et de tout eerr# hm rt eevrnf UfrH 'lire âvwC > DE QUÉBEC-STE-FOY L3225 Hochelaga, Sle-Foy, Québec
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