Le soleil, 20 décembre 1975, Cahier B
[" ¦\t¦\tA\tDR REME\t«I le soleil e« dossiers l)\"\u201c.QUEBEC.SAMEDI 20 DECEMBRE 1975\t^ P^/ 663-B486 - 653-9B001 MONTREAL \u2014 \"Bienheureux ceux qui ont compté sur leurs propres moyens\".C'est en paraphrasant ainsi une maxime syndicale bien connue que l'évêque de St-Jérôme, Mgr Hubert, a salué, samedi dernier, la première assemblée générale des actionnaires de la Société populaire Tricofil.Comme la plupart des autres observateurs qui ont assisté au premier bilan d'opération de cette expérience d'auto-gestion des travailleurs, l'évêque de St-Jérôme n'a pu s'empêcher de relever l'aspect inusité d'un Conseil d'administration à l'image d'une société \"sans dominants ni dominés\".A la grande table, devant une assemblée d'actionnaires constituée en majorité de travailleurs, un ex-président de syndicat devenu président du Conseil d'administration dirigeait les débats.A ses côtés, deux cadres hautement spécialisés rendaient des comptes à ceux qui, quotidiennement, assurent la production de cette usine de textile dont ils sont devenus propriétaires depuis février 1975.A côté d'eux, deux autres personnages personnifiant l'implication de deux composantes de la société québécoise imbriguées dans une tentative de prise en main par des travailleurs de leurs moyens de production: un représentant de la Société d\u2019investissement industriel (SDI), organisme para-gouvernemental, et l'économiste de la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ).Et tous ceux qui avaient cru qu'une telle expérience était vouée à l\u2019échec dès sa lancée en sont quittes pour une déception: Tricofil a passé cette première étape avec succès, bien que difficilement, et envisage d'améliorer encore sa situation à moyen terme.Graduellement, Tricofil est en train de redonner vie à l'une des plus importantes usines de textile de l'Est du pays.La Regent Knitting Mills C\u2019est en juin 1974, que les dirigeants de la Regent Knitting annonçaient la fermeture de cette usine de textile, jetant ainsi à la rue quelque 423 employés, sans aucun préavis de licenciement.A St-Jérôme, à une quarantaine de milles de Montréal, un climat de panique et de détresse accueillait l'annonce brutale de la fermeture de l'une des trois plus importantes entreprises de la municipalité.423 personnes, dont une majorité était soutien de famille, venaient brusquement grossir les rangs des chômeurs et des assistés sociaux.Lentement, cette réaction de déception et de découragement devait faire place à une volonté tenace de ne pas laisser les choses suivre leurs cours.C'est le syndicat des travailleurs licenciés qui lentement réussit à resserrer les rangs de ses membres et à vendre une idée qui frôlait alors l'utopie: il faut racheter l'usine de la Regent Knitting et redémarrer ses activités.Aux audacieux promoteurs de ce défi collectif \"impossible\u201d, il aura fallu 8 mois d'efforts soutenus, de palabres toujours à recommencer, de rebuffades fréquentes pour déboucher finalement à la création de la Société populaire Tricofil, le 15 février 1975.C'est un don de $51,000 du ministère québécois de l\u2019Industrie et du Commerce qui, à la toute dernière minute des délais fixés par l\u2019ex-Regent Knitting, devait permettre à Tricofil de louer à un prix de $17,000 par mois les installations de la compagnie de St-Jérôme.Six mois plus tard, la Société populaire Tricofil inaugurait ses opérations de production dans les locaux de la Regent Knitting.Mais beaucoup de choses ont changé maintenant dans cette usine où les dernières années d'activité de la RKM avaient achevé de détruire le climat des relations de travail.L'auto-gestion La Société populaire Tricofil est incorporée en vertu de la première partie de la Loi des compagnies du Québec.Mais la ressemblance avec les compagnies de type traditionnel s'arrête là.En pratique, Tricofil, c\u2019est beaucoup plus une coopérative qu'une compagnie et pour s'assurer que la situation demeure ainsi, les promoteurs du projet sont parvenus à ne laisser filtrer qu\u2019une seule et unique action par travailleurs.Seules ces actions ordinaires donnent droit de vote aux assemblées générales des actionnaires et d'élection au Conseil d'administration de la compagnie.Comme dans les coopératives, le principe \"un homme, un vote\" est donc scrupuleusement respecté.Quant au reste du capital-action, il est constitué d'actions privilégiées qui ne donnent pas droit de vote aux détenteurs.A l'intérieur de l\u2019usine, ces changements significatifs dans la structure de l'entreprise se sont répercutés jusqu'au dernier échelon, et particulièrement sur le climat des relations de travail.\"Nous avons créé un nouveau \"tissu humain\", disait samedi dernier le président du Conseil d'administration de Tricofil, M.Paul-André Boucher, et ex-président du syndicat des travailleurs de la Regent Knitting.Les casques blancs des contremaîtres ont disparu de l'environnement de ce nouveau milieu de travail.Sur chaque département, ce sont maintenant des \"1er homme\" et \"1ère femme\u201d qui ont pris la relève.Sans pouvoir \"punitif\u201d, ce sont ceux qui sont chargés d\u2019organiser et de coordonner le travail des employés.C'est de leur compétence et de leur leadership qu\u2019ils doivent tirer l\u2019autorité nécessaire à leur tâche.Quant au syndicat, bien que conscient des contingences extérieures contraignantes auxquelles doit faire face Tricofil, il entend bien conserver sa position / % - KP ;i.V * f * .rjt.n i Spp*p Irv'Tj a-'fiQaaJ! Sfâl lÉpœaoeo 3300300 \u2022 : ?SC3sj >2SQDad :.psoco :£20002j .cjWd 3| \u2018-SD0QC : .;j ïzsqqo I0C0QQ s-éî 75000 S0333., >.;\u2022 Mumm il En 1949, la Regent Knitting employait 1700 personnes.A la fermeture, on en comptait 423.Depuis que Tricofil a ouvert ses portes, 90 employés s'occupent à faire tourner le moulin.Le pouvoir de tricoter sans patrons de force et influencer directement les conditions internes de travail.L\u2019actuel président du Syndicat, Jean-Claude Ménard, compte d\u2019ailleurs beaucoup sur l'éducation syndicale pour forger cette nouvelle forme de syndicalisme qui doit de toute évidence \"sortir des sentiers battus, sans mettre en veilleuse notre militantisme\".Comme il ne saurait être question de réunir l'assemblée générale des travailleurs-actionnaires à tout moment de la journée, Tricofil s'est donné une structure qui, tout en assurant l'efficacité des opérations par le biais de cadres compétents (quatre d\u2019entre eux ont une longue expérience de l'industrie du textile), permet de gérer une telle entreprise sans écraser les travailleurs sous une avalanche de décisions unilatérales des patrons.Et $a réussit En dépit du scepticisme qu\u2019a soulevé \u2014 et soulève encore dans certains milieux \u2014 cette expérience d'auto-gestion, les administrateurs de Tricofil ont présenté la semaine dernière un bilan positif sur presque tous les plans.La Société populaire Tricofil s\u2019était fixée comme objectif de recueillir auprès de la population et des travailleurs un capital-action de $300,000.La semaine dernière, environ $255,000 avaient été amassés.En vertu d'une entente avec la Société ie d'investissement industrielle (SDI), cette dernière s'est engagée à investir $1 pour chaque dollar amassé par Tricofil.Jusqu'à date, la SDI a donc investi $200,000 et une cinquième tranche de $50,000 devrait suivre bientôt, ce qui porte le capital-action de Tricofil à $500,000.L'objectif de vente pour les trois premiers mois de production avait été fixé à $300.000.Le carnet de commande de Tricofil accuse des ventes globales de $282,000 pour septembre, octobre, et novembre.Et le directeur de la mise en marché de l\u2019entreprise, M.Maurice Desrosiers, s'est dit confiant de pouvoir porter le chiffre des ventes à $2.5 millions en 1976.Les performances de Tricofil sur le marché sont d'autant plus satisfaisantes, estime M.Desrosiers, que la production a démarré fort tard et qu\u2019en dépit d'une tentative \u201din extremis\" d'ouvrir un carnet de commande d'hiver, l\u2019échéance de la mode saisonnière a pratiquement jugulé ces efforts.Tricofil n'en est pas moins parvenu à s'assurer une clientèle intéressante auprès de plusieurs grands magasins (La Baie, Dupuis, Eaton, Woolco, Le Syndicat, Laliberté, Paquet, etc.).Le service de mise en marché de Tricofil est présentement à revoir sa stratégie de mise en marché et songe à effectuer des \"mariages\" avec de grandes chaînes de magasins afin de leur fournir en exclusivité certaines lignes de vêtements.Les \"gros sous\" Mais si les premiers mois d'opérations présentent un bilan positif, la partie n'est pas pour autant gagnée pour les administrateurs de Tricofil.Après quelques mois de production, la nouvelle compagnie est parvenue à asseoir sa crédibilité auprès de ses fournisseurs.Au début de ses opérations, Tricofil devait payer comptant tous ses achats.Ses principaux fournisseurs lui permettent maintenant une marge de crédit qui facilite d\u2019autant ses opérations financières quotidiennes.Il n\u2019en va pas de même cependant des grandes institutions bancaires qui continuent de bouder la Société populaire Tricofil.Tant dans les caisses populaires que dans les banques, on refuse d'avancer une marge de crédit à Tricofil.Même lorsque la nouvelle entreprise met en garantie la signature de ses 90 actionnaires-travailleurs, les institutions bancaires font la sourde oreille.Normalement, ces mêmes institutions acceptent d\u2019avancer des fonds lorsque la compagnie emprunteuse peut faire état de comptes recevables en garantie.Pour T'ricofil, on n'a pas encore jugé bon de respecter les règles du jeu.Le Mouvement Desjardins Le Mouvement des caisses populaires Desjardins respecte lui aussi cette tradition conservatrice et continue de se laisser tirer l'oreille par cette nouvelle entreprise, bien qu\u2019elle s'apparente, dans ses règles de fonctionnement, beaucoup plus à une coopérative qu'à une compagnie.Pendant que le président du Mouvement Desjardins multiplie ses interventions publiques visant à promouvoir le coopératisme au Québec, les institutions financières qu\u2019il dirige contribuent à l'étranglement financier de la Société populaire Tricofil.Comme les banques, le Mouvement refuse d\u2019avancer des fonds à Tricofil, même lorsque cette dernière dépose en garantie son carnet de commande.Quant à la Société d\u2019investissement Desjardins (SID) créée justement pour favoriser le développement coopératif au Québec et s'imbriguer dans le devenir économique de la Belle Province, elle refuse toujours, selon le président de Tricofil, de voir dans cette expérience d'auto-gestion une entreprise différente des autres et d'envisager le \"côté social\u201d du projet collectif en oeuvre à St-Jérôme.A un actionnaire de Tricofil, également sociétaire des \"Caisses Pop\", qui s'inquiétait de l\u2019attitude du Mouvement Desjardins, M.Paul André Boucher répondait: \"N'ayez aucune crainte, vos argents sont bien protégés dans les caisses populaires.Mais nous n\u2019avons pas abandonné.Nous retournerons devant la Slu avec un dossier plus serré et cette lois ils devront bien nous prendre au sérieux\".par Gilles Boivin En 1974, une entreprise vivotante, la Regent Knitting décidait de fermer boutique, les employés, qui ne l\u2019entendaient pas ainsi ont tout mis en oeuvre pour ressusciter l'entreprise.Résultat: un on après, la société populaire Tricofil, compagnie à capital-action qui originalement fonctionne comme une coopérative a déjoué les prévisions les plus pessimistes.Pourtant les obstacles n'ont pas manqué, le mouvement Des jardins s'est montré moins coopératif que la SDI pour avancer des fonds à la Société.Malgré les difficultés qui ont abondé Tricofil a présenté la semaine dernière son premier bilan.Il est positif.Photos: Barry McGee Tricofil est spécialisé dans la fabrication du velours et de la ratine de velours.Elle vend également les \"vestes à carreaux\u201d que portent plus d\u2019un \"chasseur'' et les vètements-mode pour dame et jeune fille.Tricofil de Saint-Jérôme Tricofil est la seule usine intégrée de l'Est du Canada en matière de vêtement.Elle couvre 395,000 pieds de plancher et opère 1500 machines de toutes sortes.Ses octivités vont du tissage, ou filage, au tricot, jusqu'à la confection, l\u2019étape lo plus 'rentable'.r À 5229 Québec.Le Soleil, samedi 20 décembre 1975 pgr Léonce Gaudreault Les \"doorman\" risquent-ils tous d'être congédiés comme furent fermés plusieurs des petits abattoirs du Québec après les dernières audiences publiques de la CECO sur le commerce de la viande avariée?La Commission d'enquête sur le crime organisé vient en effet de terminer ses travaux après avoir fait défiler devant elle une série interminable d'hommes de main des familles canadiennes-françaises et italiennes du crime organisé à Montréal, sans toutefois offrir à la population le \"spectacle\" de leurs principaux chefs.La bourse bien garnie par le fruit de leurs organisations \u2014 du moins, c'est ainsi que la CECO nous les a présentés devant les caméras de télévision \u2014 ces personnages rendus maintenant célèbres ont utilisé à leur profit toutes les subtilités de la loi leur permettant d'éviter de témoigner.Pendant ce temps, la Commission d\u2019enquête poursuivait l\u2019élaboration de sa preuve avec l'aide de l'écoute électronique, bien sur, des hommes de main et des victimes, mais en l'absence des principaux intéressés.La question qu'on peut se poser naturellement est de savoir à quoi peut servir une telle commission d\u2019en-quéte puisqu'on ne réussit pas à faire concorder l image publique que la CECO projette à travers les média d'information et la réalité.La société a en effet toujours dit que les bandits devaient être derrière les barreaux et les honnêtes gens à l'extérieur, libres comme le vent.De telles commissions, répond-on, font oeuvre d'éducation populaire.Il est en effet possible que le public ait une meilleure idée de ce qu'est le crime organisé et des formes qu'il peut prendre.Le dossier Dubois a été particulièrement instructif à ce niveau, puisque le procureur Me Jacques Dagenais s'est attardé, au-delà des révélations sensationnelles, à brosser le tableau social le plus complet possible du monde dans et sur lequel les frères Dubois ont évolué et évoluent encore.aux dernières nouvelles.La police: les bras croisés.Mais le public retiendra peut-être davantage le fait que la police \u2014 fort Les cadeaux piégés de la CECO bien renseignée par ses micros clandestins et ses indicateurs \u2014 accumulait des preuves sans vraiment intervenir de façon significative pour empêcher que des crimes ne se commettent Il s\u2019agit ici de penser aux nombreux règlements de compte sanglants qui ont secoué ce \"milieu\" par divers moments et sur lesquels (grâce surtout à l'écoute électronique) la police semblait informée au fur et à mesure de leur déroulement.Le public s'attardera peut-être davantage au fait que les lois laissent selon lui trop d\u2019échappatoires juridiques (considérées par d'autres comme autant de garanties visant à empêcher que des innocents-soient caondamnés) permettant à des individus de déjouer la police et la justice.La population pourra aussi croire que tous les problèmes découlant du crime organisé, et par effets associatifs, tous les problèmes de la société québécoise, avaient été réglés avec cette autre commission d'enquête.Il reste peu de choses de la Commission Cliche, sauf surtout quelques lois répressives antisyndicales.Et qu'en est-il des droits fondamentaux de l'homme?De telles commissions d'enquête ont en effet tendance, avec l\u2019aide des moyens d'information qui les suivent au jour le jour, de transformer de simples témoins en accusés (et même jugés) en raison des règles particulières de procédures qui les régissent Les avocats des témoins ne peuvent pas, comme dans les tribunaux ordinaires présenter de contrepreuves ou contre-interroger des témoins.La question avait déjà été posée à l'occasion de la Commission Cliche et on n'a pas manqué de la soulever de nouveau ces derniers mois avec la CECO.Le jeu de tout le monde Tout le monde semble avoir trouvé son intérêt dans cette dernière commission d\u2019enquête.C'est sans doute pour plusieurs un indice de réussite; peu importe si la Cour suprême confirme ou non la constitutionnalité de la partie de la loi de la police par qui la CECO doit son existence.Un jugement favorable permettra à la CECO de tenir encore \u2014 présumément en février ou en mars \u2014 quelques jours d'audiences publiques avant que ses commissaires-types ne se mettent à la rédaction du rapport final; tandis qu'une décision contraire obligera les gouvernements à inventer une porte de sortie honorable en modifiant sans doute certaines lois.On pourrait peut-être alors profiter de cette occasion pour étendre le mandat à d'autres sujets d'enquête comme l'administration de la Société des alcools du Québec (SAQ), permettant ainsi à la CECO de reprendre le fameux dossier \"Z\" qui lui a été retiré des mains par le gouvernement québécois du fait que son contenu ne cadrait pas avec son mandat.C'est sans doute faire preuve de naïveté que de souhaiter cela.Citant des spécialistes, un policier-sociologue rappelait, cette semaine, devant la commission, que le crime organisé était davantage responsable de \"crimes économiques\u201d envers la société qu'autre chose.Le patronage politique dont semble être constitué en partie le dossier \"Z\u201d sur la SAQ pourrait très bien alors entrer dans le cadre de cette définition.Mais, encore là, c'est peut-être trop compter sur le désintéressement du gouvernement.'\u2022 \"V.V-X*' tff**** ?v mmmmm L'anarchie dans le patrimoine de l'Ile par Anne-Marie Voisard On trouve de tout à l'Ile d'Orléans.depuis la belle vieille maison canadienne \u2014 ou sa reproduction,\tversion\tmoderne \u2014 jusqu'au bungalow de banlieue, sans oublier les garages en acier galvanisé.\"C\u2019eet l'anarchie la plus complète!\", commentent certains observateurs qui digèrent de plus en plus mal ce qu'ils ont convenu d\u2019appeler \"la politique du deux poids, deux mesures du ministère des Affaires culturelles\u201d.Conscient des difficultés de son voisin et de plusieurs autres, M.Paradis se considère d'ailleurs conmme un chanceux.Il a fait lui-même le plan de sa maison et le ministère a tout accepté.à l\u2019exception d'un \"bay-window\".Pourquoi toutes ces tracasseries?\"L'Ile, telle qu'elle est aujourd'hui, c'est nous qui l'avons faite\", constate un citoyen.\"C\u2019est si beau que le ministère des Affaires culturelles veut aujourd'hui nous l\u2019enlever!\" Il faut reconnaître d'ailleurs que les exemples à l'appui de cette thèse ne manquent pas.Ainsi, tel garagiste se voit refuser le permis qui lui permettrait d'agrandir son commerce.Il n'ose entreprendre des travaux, sachant très bien que le ministère interviendrait aussitôt Les fonctionnaires du ministère \u2014 beaucoup d\u2019autres avec eux, cependant \u2014 n\u2019aiment pas les garages en acier galvanisé.Comment expliquer alors que sur un terrain, propriété de la municipalité de Saint-Laurent, un de ces garages vient d\u2019être aménagé.pour y ranger, parait-il, la machinerie appartenant à un certain M.L.Welch qui détient, du ministère de la Voirie, un contrat de déneigement sur l\u2019Ile?Le ministère va-t-il intervenir pour faire démolir ce garage construit sans permis?Consentira-t-il plutôt à une exception en reconnaissant que.si les garages en acier pèchent au plan de l'esthétique, ils ont au moins l'avantage d'être économiques?D'autres personnes ne comprennent pas davantage les lenteurs du ministère, qui hésite à leur accorder un permis pour construire leur maison, quand tout semble si facile pour le voisin.C\u2019est le cas, notamment, de M.Anycet Létourneau, de Sainte-Famille, qui attend depuis des mois un permis, tandis que M.Normand Paradis n'a attendu que trois mois \u2014 c\u2019est considéré comme rapide, de l'avis même des intéressés \u2014 l'autorisation de construire sa maison.Ce garage vient tout juste d'être aménagé sur un terrain de la municipalité de Saint-Laurent.Il sert au rangement de la machinerie utilisée pour le déneigement de l'Ile.Qu'en pense le ministère des Affaires culturelles?Poussera-t-il encore des pommes dans ce verger I an prochain?M.Anycet Létour-neou attend depuis des mois l'autorisation de s\u2019y construire une maison.Tout autour, d\u2019outrés maisons sont construites.mm «B Ce bungalow, propriété de M.André Asselin de Sointe-Famille, est construit depuis octobre 1970.soit deux ans avant l'adoption de la loi sur les biens culturels.\"Dans ce temps-lo, les fonctionnaires du ministère n'aimaient pas encore les fenêtres à 12 petits carreaux\", constote M.Asselin.Maison canadienne, propriété de M.Normand Porodis, de Sainte-Famille.C'est M.Porodis lui-même qui a fait les plans et tout a été accepté en l\u2019espace de trois mois. Quebec, le Soleil, samedi 20 décembre 1975 B 3 Héritier du sous-développement de l'époque de Seleur, le Portugal tente à grand peine de trouver son souffle sur le plan économique.Pendant que les ouvriers commençeient à profiter d'un accroissement de revenus, à la faveur de la révolution, les riches sortaient leur argent du pays.Le Portugal a connu une baisse d'investissements, l'inflation s'est aggravée mais la réforme agraire a eu des effets heureux.L'heure est aux interventions radicales.Le gouvernement commence à imposer un régime d'austérité.-Par Harvey Morris\ti ¦¦¦¦¦ \u2014 \u2014¦¦¦¦¦ ¦ ¦¦ L'économie portugaise à l'heure de l'austérité LISBONNE (Reuter) \u2014 Les Portugais feront mieux de ne pas s'attendre à recevoir des étrennes à la fin de l'année.En fait de cadeau, le gouvernement est en train de leur préparer un sévère programme d\u2019austérité qui signifie le blocage des salaires, des impôts plus lourds, le prix d\u2019essence le plus élevé d'Europe, et peut-être aussi, le rationnement.A en juger par le tableau économique qu'offre le Portugal aujourd'hui, il parait temps d'agir sérieusement.La situation est qualifiée de catastrophique par les experts.Il y aura 400,000 chômeurs à la fin décembre \u2014 chiffre énorme pour une population de neuf millions \u2014 et si la fuite des réserves monétaires et d'or continue au même rythme, le Portugal risque bien de se retrouver sans le sou d'ici six mois.Outre le plan d'austérité, qui s'accompagne d'un contrôle étroit du pouvoir d'achat, le gouvernement fonde ses espoirs de sauver la situation sur une injection urgente d'aide étrangère et sur les investissements intérieurs.En l'espace des dix-neuf mois qui séparent les Portugais de leur révolution d'avril 1974 \u2014 la chute du salazarisme \u2014 la situation économique du Portugal s\u2019est beaucoup aggravée.Les économistes du gouvernement ne le contestent pas, mais ils soulignent que si les dernières années du régime dictatorial avaient offert à l'extérieur l'image d\u2019une certaine prospérité, la réalité était tout autre: le Portugal était un pays sous-développé où ceux qui n'étaient pas assez jeunes ou chanceux pour trouver du travail à l\u2019étranger recevaient des salaires qui étaient le quart de ceux du reste de l'Europe.Le salazarisme renversé, il y eut une véritable \"libération\" des salaires qui triplèrent rapidement.L'éthique de la révolution de l'an dernier, qui d'ailleurs officiellement est toujours la même, c'est d\u2019ouvrir la société de consommation à tous les travailleurs.Inflation record Mais, ce fut pendant la première année de la révolution, alors que les ouvriers et les bureaucrates commençaient à goûter des avantages de leur nouvelle prospérité, que furent semées les graines de la crise actuelle.Les riches ont sorti leur argent du pays, légalement ou d\u2019autres manières, et ceux qui avaient investi dans le passé n'ont plus voul\u201d miser leurs capitaux sur un avenir incertain.Aujourd'hui, le gouvernement jette un regard nostalgique sur les chiffres d'il y a seulement un an.L'un des grands porte-parole économiques, M.Alfredo de Sousa, membre du Parti populaire démocrate PPD, pense que la baisse du produit national brut atteindra, cette année, 15 pour cent.Déjà, le revenu par tète d'habitant avait diminué, l'an dernier, de 13 pour cent, ce qui est un record en Europe.Depuis avril 1974, les investissements sont tombés de 40 pour cent, tandis que l'inflation, au taux actuel de 25 pour cent, pourrait bien atteindre les 50 pour cent pendant la deuxième moitié de l'an prochain.M.de Sousa considère que si la diminution des réserves monétaires se poursuit au rythme actuel \u2014 quelque chose comme $4 millions tous les jours \u2014 le gouvernement se trouvera d'ici peu contraint d'arrêter les importations de denrées alimentaires essentielles comme les céréales, l'huile et la viande.Il restait dans les coffres de la nation portugaise, au mois d'août, 44 milliards et demi d'escudos, la plus grande partie en or.Les rése \"ves du métal précieux sont évaluées au taux officiel de $35 l'once, somme qui pourrait être triplée sur le marché international.Depuis neuf mois, après l\u2019échec d'un coup d'Etat de la droite, le 11 mars, les structures économiques du Portugal ont été profondément modi-fées.Les gauchistes, en position de force, ont poussé à des nationalisations radicales et à la réforme agraire.Cette dernière a eu des résultats heureux, la production alimentaire ayant augmenté dans de nombreux secteurs.Epargne obligatoire En revanche, l\u2019industrie, maintenant nationalisée aux deux tiers, a vu baisser de façon critique ses niveaux de production.Dans plus de la moitié du secteur industriel, reposant sur les produits chimiques, l\u2019acier, les réparations navales et les textiles, la production reste inférieure à un niveau normal.Il y a eu une légère reprise pendant l'été, mais plus de la moitié des livres de commandes sont en partie vides.En proposant son programme d\u2019austérité, le gouvernement sait qu\u2019il ne se rendra pas populaire auprès des travailleurs dont il étouffe les espérances d'un niveau de vie meilleur.Mais, il reconnaît qu\u2019il n'a pas d'autres choix et qu'il ne servirait à rien de leur \"dorer la pilule\".Le thème dominant sera donc celui des sacrifices publics.D'ailleurs, ce sont les classes aisées qui seront les premières à être touchées par le programme d'austérité, promet le gouvernement II lui faut trouver 30 milliards d'escudos, ce qui représente quand même plus que ce que dépensent les classes riches en une année.Il faut donc s'attendre que les classes moyennes auront aussi à verser leur part.Plusieurs mesures, concernant les salaires, sont déjà entrées en vigueur.Tous ceux qui gagnent moins de 12,500 escudos par mois ne pourront en aucun cas recevoir d\u2019augmentations les amenant au-dessus de ce chiffre.Les salaires supérieurs, eux, sont bloqués.Pendant le récent état de siège, à la suite du soulèvement, à la fin du mois de novembre, d\u2019unités de parachutistes rebelles, les forces armées ont décidé de suspendre jusqu'à la fin de l\u2019année toutes les négociations sur les conventions collectives.Le gouvernement espère tirer l'argent de ses investissements des hausses fiscales et aussi de la création d'un système obligatoire d'épargne.Il reconnaît qu'il faudra plusieurs mois avant que les effets ne s'en fassent sentir.Les mesures d'investissements concerneront des secteurs clés de l'industrie, en particulier la construction.Les prix augmenteront fatalement, mais le gouvernement espère être en mesure de maintenir au même niveau ceux des produits alimentaires essentiels.Si nécessaire, il mettra en vigueur le rationnement.En ce qui concerne l'essence, dont le prix du litre de super est actuellement à 12.5 escudos, elle sera la plus chère de toute l'Europe.Il est possible que des restrictions obligatoires de circulation soient mises en vigueur pendant les week-ends.Il est prévu également de réduire les éclairages publics, les horaires de la télévision et les importations, particulièrement les articles de luxe.Le Portugal, dans ses efforts de redressement économique, compte beaucoup sur l'assistance étrangère.Le Marché commun a promis, en octobre dernier, l'équivalent de $154 millions.D'autres accords financiers ont été conclus individuellement, en particulier avec l'Allemagne fédérale, pour un crédit équivalant à $30 millions.jjPfgj * V VW! .T .«V W * *\u2022 ' ' '\tVAV Ôv \" ** \u2022 iff Wyf\u2014 w< - ¦JPPP -Comment mettre l'industrie minière au pas par Richard Gwyn Allan Blakeney est exactement le type de procureur que vous aimeriez avoir pour vous défendre, le genre qui met les juges à l'aise.Cheveux courts, parsemés de gris, calme, intelligent comme on est en droit de s'attendre d'un boursier Rhodes.Précision de langage et économie de mouvements à l\u2019exception d'un coup de tête occasionnel et d'un clignement d\u2019yeux qui annoncent une répartie.Le tout emballé dans un complet bleu rassurant.La respectabilité lui sort par tous les pores de la peau, à l\u2019exception d\u2019un seul détail: le premier ministre néo-démocrate de Saskatchewan porte une cravate rouge vif avec son complet bleu marine.La cravate sert d'indice sur le caractère de l'homme, son je m'en foutisme.Il est facile de ne pas voir Blakeney au milieu d'une foule, mais cette cravate vous avertirait que vous êtes en train de commettre une bourde.Une erreur coûteuse Les propriétaires de l'industrie de la potasse de Saskatchewan ont commis cette erreur Ils ont combattu pendant deux ans la nouvelle législation sur la taxation minière par tous les moyens, des recours aux tribunaux au gel de toute expansion de l'exploitation des mines de potasse Blakeney a récemment élevé le ton: la province, a-t-il annoncé dans le récent discours du Trône, nationalisera la moitié des mines de potasse.Elle devrait éventuellement prendre le contrôle de tout le secteur.\tt » Les motifs de Blakeney sont d'ordre purement locaux.Il était déterminé à ne pas être \"un spectateur face au développement de nos propres ressources\".La nouvelle corporation de la couronne apportera à la Saskatchewan quelque 400 emplois dans les secteurs de l'administration et de la recherche actuellement occupés aux Etats-Unis et à Toronto.La province s'empare de l'autorité complète sur ses ressources et par surcroît évite d'avoir à payer des taxes corporatives à Ottawa.Les implications du geste posé par Blakeney sont cependant d'envergure internationale puisque 95 p.c.de la production de potasse, le troisième plus important fertilisant après le nitrogène et le phosphate, est exporté.Toutes proportions gardées, l\u2019intervention de Blakeney dans le secteur privé a peu de précédents pour une province comptant moins d'un miilion d habitants.Il estime le coût de l'opération de $500 millions à $1 milliard Toute comparaison est difficile parce qu\u2019il faut en déduire les coûts de l'inflation, mais la nationalisation de l'électricité de 1962 a coûté seulement $600 millions au Québec et la prise de contrôle des actifs de Brinco aux Chûtes Churchill par le gouvernement terre-neuvien n'a entraîné que des déboursés de $200 millions.Au tour des autres maintenant Blakeney indique la voie à suivre aux autres, ce qui est encore plus significatif que l'importance de la prise de contrôle.\"La pression politique sur les autres gouvernements pour l imiter va être très grande\" soutient Eric Kierans, ancien ministre libéral qui fut la première personnalité à proposer la nationalisation de l\u2019industrie minière dans un rapport au gouvernement néo-démocrate manitobain en 1973.Les seules provinces où l\u2019on retrouve une concentration de ressource aussi forte que la potasse de Saskatchewan sont, selon Kierans.le Québec avec l'amiante et l'Alberta avec le pétrole et le gaz naturel.Ce faisant, Allan Blakeney a fait basculer de façon décisive les relations entre tous les gouvernements et l\u2019industrie minière.Il a démontré que l'opposition au gouvernement peut être contrée par une réaction sans réplique: une prise de contrôle totale de l\u2019industrie.\"Arbitraire et sans précédent\" a déclare John Carpenter, président de l'Association des producteurs canadiens de potasse.Véridique, mais aussi irrévocable.Cependant, Blakeney est également avocat.Il a bien préparé et bien choisi sa cause.Les compagnies de potasse, la plupart propriété d'Américains, peuvent difficilement compter sur l\u2019appui de l'opinion publique.En dépit de l'importanee de ses ventes, quelque $500 millions cette année, l\u2019industrie emploie directement seulement 3,500 personnes.Et maintenant que les difficultés techniques de forage de la formation Blairmore ont été surmontées, le processus est relativement simple et peut être exécuté aussi bien par le gouvernement que par l\u2019industrie.En définitive, Blakeney sait très bien que la cause sera l'objet d'un règlement hors-cours à ses conditions.Ne craignait-il pas que les acheteurs américains, qui prennent 75 p.c.de la production de potasse de la Saskatchewan, soient réticents à transiger avec une agence gouvernementale?\"Nous possédons 40 p.c.des réserves mondiales de potasse\", de répondre Blakeney.\"Je n'ai pas constaté de réticence de la part des compagnies pétrolières à acheter des Arabes\".A.à Quebec, Le Soleil, samedi 20 décembre 1975 la science Découverte au Laboratoire de Nouvelle lueur par Maréchal Francoeur Une nouvelle méthode de traitement de l\u2019information mise au point au Laboratoire de physique atomique et moléculaire de l'université Laval pourrait permettre de sauver la vie à plusieurs cardiaques en décelant les signes latents bien avant la crise.Cette méthode, appelée \"redressement par lissages\", a déjà permis d'extraire des résultats expérimentaux beaucoup plus de renseignements que ces derniers semblaient en contenir lorsqu'ils étaient traités par conventionnelles.Le concepteur de cette méthode, le docteur en physique Eloi Bolduc, chercheur en physique atomique et moléculaire au département de physique de l'université Laval, a expliqué qu\u2019il serait surprenant par exemple qu'un électrocardiogramme qualifié de normal ne contienne aucune information si minime soit-elle qui permette de prévoir un arrêt cardiaque survenant quelques mois plus tard.\"Il y a en effet de fortes chances, a-t-il précisé, que l'information existe dans l'électrocardiogramme mais qu elle n\u2019est pas adéquatement extraite en raison d\u2019une carence dans la technique de traitement de l\u2019information.\" Bien souvent les électrocardiogrammes (en bref ECG) paraissent normaux et aucune anomalie ne peut être décelée par l\u2019électrocardio-graphe.Combien de fois n\u2019entend-on pas dire: Il s'est fait examiner récemment.Il avait carte blanche lorsqu\u2019il est sorti de chez le médecin, mais peu après il était victime d'une crise cardiaque.Traitement plus précis L'importance d\u2019un traitement plus précis d'un électrocardiogramme saute aux yeux lorsque l'on sait que plus de 50,000 personnes succombent chaque année à des attaques cardiaques.On pourra probablement identifier une bonne partie de ce groupe de personnes (un homme sur 10 entre 20 et 60 ans et de plus en plus de femmes qui sont atteintes de troubles cardio-vasculaires dont ils ignorent même l'existence).Le \"redressement par lissages, a permis de trouver des phénomènes dont l\u2019amplitude était 10,000 fois trop faible pour que l'on puisse les observer par d'autres méthodes, dans le cas des expériences effectuées en physique atomique.C'est au moment où il préparait une thèse en physique sous la direction du professeur Paul Marmet en 1971 que le docteur en physique Eloi des méthodes classiques ou Bolduc a imaginé une méthode tout à fait nouvelle d\u2019analyse des informations.Cette méthode, a-t-il expliqué, consiste à lisser la courbe contenant les résultats les plus significatifs.Pour initiés Voici des détails pour les initiés: On fait disparaître ces variations en donnant à chaque point de la courbe une nouvelle valeur égale à la somme du quart de la valeur du point précédent plus la demi-valeur du point en question plus le quart de la valeur du point suivant.Cette opération de lissage fait disparaître d'abord les composantes de haute fréquence.Elle peut être répétée en nombre infini de fois.A chaque application, la valeur de chaque point est influencée par la valeur de point de plus en plus distants, ce qui atténue l\u2019amplitude des basses fréquences.En pratique, on applique l'opération entre 1 fois et 5,000 fois, dépendant des fréquences (du type d\u2019information) que l'on veut mettre en évidence.En opérant par la suite une soustraction de la courbe ainsi obtenue à la courbe originale, on ne retrouve que ces variations les plus significatives.Les variations peuvent alors être amplifiées et analysées indépendamment des autres phénomènes.Ce procédé comporte l'avantage de mettre en évidence à tour de rôle et à volonté tous les types d'information que l'on a recueillies.Dans les milieux scientifiques, on entend généralement par information toute donnée dont la connaissance est suffisamment approfondie pour qu'on puisse l'écrire sous une forme numérique.Ces données peuvent avoir trait à des phénomènes physiques, économiques, politiques ou sociaux.En d\u2019autres mots, chaque information est composée d une série de données ayant une interaction permettant de prendre connaissance d'un fait et de le traiter.Une percée Il est possible dans certains cas d\u2019utiliser sans traitement l'information écrite sous une forme numérique.< .\t?I x ?b J * < \u2022 ?¦ÉIM HI '\u2022.unSHHKi pim mnv IMMüï AVC Kmi Vr Sdfil.Jarqur* Drser\tai GMC\t901\t158H\tMH\tMH\t- V,\tKom\tKoM Gwn.tr, l\t225\t519\t19\t19\t\tKopi\tTrop Gmxa Dn\t4»\t345\t145\t145\t\tKeen\tM G* Marri\t137®\tIII\tI®\tMO\t\tUly\tD A Grant Y»\t19»\t$7\t57»\t7\t?IH\tXt-irng\t GExaffu\t57»\tfin\t5H\tSH\t- H\tKerr\tA A GMndob\t10»\tI®\t112\t132\t+ 2\tK Anocon\t GolAmd M\t50»\t17\tI6H\t17\t+ 1\tKoffW\tA Go/» Jy\t20»\t2»\t29\t2»\t- 1\tlo lux\t Gallon\t4»\t305\t290\t290\t-U\tLafaoN\tA Gwduc\t7»\t114\tMO\t114\t?3\tlofaott\tA P Ganle\t1®\tSI2H\tI2H\tI2H\t\tLofa k\tAn Gt Od Sds\t4»\t490\t4»\t480\t- 5\tLocono\t S Pg i\t8®\t375\t375\t375\t+ 1$\tLadbw\tA GN Fin\t2»\t117\t117\t117\t+ 2\tlOrt\tOn G w We\t706\tSMH\tS0H\tMH\t\tl Snore\t G West S\t17»\t1ST*\tSH\tSH\t- H\tLokeffood\t G Goose A\t1®\t3®\t3®\t3®\t\tbmfa\tAi A Geyffnd C\t5»\tU\t35\t35\t+ 5\tlos8tr\tKm &,yhid\t2»\t$11'/.\t18'/.\t18'/.\t- H\tbu Fin\t Guar Tnt\t1314\t480\t475\t4»\t+ 5\tbu F\t2® Gocrd G»\t1»\t325\t325\t325\t\tle.(^i\tInst Gu» Can\t3057\t528V.\t21\t28\t\tUfaenon\t Gulhwem\t20»\t17\t17\t17\t+ 2\tbncah\tr Hoffto, D Harnfcro C H Group A Had Crp C Harlequin Harra\tJ\tS Howker 5 ikn«\tD\tA Ho linger A Hon*\tA Home\tI Hud\tlay\tA Hud\tBay\tI H l« Ca H8\tOil\tGo, Hu-Pan Hiron Era Hr\tEri\t7% Hudty Oil Husky\tA\tpr Hudry\tE\t* Hycba Ex IAC in id H à l 1500 206\t205\t205\t-15 2000 155\t153\t153\t-\t7 2900 453\t450\t450 910 95\t95\t95 200 430\t430\t430
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