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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Perspectives
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1970-03-21, Collections de BAnQ.

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[" 21 mars 1970 Vol.12, No 12 /' / $ / / / Le nouveau pont de Québec page 10 LE QÜNSCMMATEIIF QDNSCMME page U Le Québec, c\u2019est quoi?page 2 Cinq étudiants de l\u2019université de Montréal: Cécile Fugulin, Jocelyne de Repentigny, Jacqueline Gervais, François Asse/in et Normand Caze/ais ont entrepris le 26 décembre dernier, en pleine tempête, un périple de 23 jours qui devait les mener jusqu'à Vancouver en passant par l'Ontario et les plus grandes villes des quatre provinces de l'Ouest canadien, le Manitoba, la Saskatchewan, l'Alberta et la < Colombie britannique.Invités par des groupes universitaires et commandités par des organismes tant québécois que canadiens, ils ont ainsi parcouru près de 7 000 milles en automobile avec tout leur matériel afin d'aller parler du Québec à des gens qui voulaient mieux connaître cette province si récalcitrante, si tapageuse et, par ce moyen, mieux la comprendre.\t^ RÉDACTION ALLER expliquer le Québec aux Canadiens anglais! En plein hiver à part ça! .Fou! Il faut être fou raide! Aimable scepticisme .Peut-être a-vaicnt-ils raison ceux qui, narquois, nous voyaient préparer armes et bagages.Aussi ceux qui nous ont vus partir.Mais qu\u2019est-ce que la vie sans un brin de folie, un brin de douce folie?Déjà, il n\u2019est pas si facile à beaucoup de Québécois de se le définir, ce Québec! Mais quelle était donc cette idée pour le moins audacieuse, sinon saugrenue, de croire que cinq personnes dans la vingtaine, des étudiants par-dessus le marché, pourraient éclairer un tant soit peu la lanterne de ces Canadiens anglais?D\u2019ailleurs, à Medicine Hat, petite ville de l\u2019Alberta non loin de Lethbridge \u2014 vous vous souvenez: le million d\u2019acres de terre irriguée, la terre promise d'un certain groupe de personnes?\u2014 oui, à Medicine Hat, un journaliste, sans doute un peu agacé, immédiatement nous a lancé: What do you think you are, you Quebecers?Why do you think you\u2019re so important?\" Imaginez cela un peu: les chambres d\u2019hôtel étaient réservées, les journalistes convoqués, le député et les édiles locaux nous attendaient au seul restaurant licencié de l'endroit \u2014 c\u2019est là que nous avons béni la R.A.Q.\u2014 et, pour le lendemain, la réception officielle à l\u2019hôtel de ville avec signature du Livre d\u2019or, remise du cendrier en forme de chapeau de cow-boy, discours et autres papotages, photos, radio et télévision.Tout ce barda pour cinq individus bien ordinaires, pas plus importants que le commun des mortels, même pas des délégués français de France; il y avait franchement là matière à impatienter \u201cune tout pétite pou\" un journaliste.D\u2019abord, nous nous sommes regardés un peu estomaqués, surpris, et puis, ce fut trop fort: nous avons ri de bon cœur.Ah ça! nous le savions que nous étions des gens pas-plus-représentatifs-que-cela-de-la-moyennc-des-Québécois, ni Photo Denis Plain \u2014Peispoctives même des politiciens ou des joueurs de hockey (parce que, c\u2019est bien connu, le hockey c\u2019est notre affaire, notre profession nationale: yes sir! on en fabrique des équipes de hockey, nous autres .à défaut d'en être propriétaires).Ah ça! nous le savions que nous n\u2019étions que des membres d'une petite communauté de cinq millions de francophones québécois perdus en ccttc terre d\u2019Amérique, perdus mais bien ancrés.par Normand Cazelais Mais cette question, mon très cher monsieur, posez-la donc aux gens qui nous ont invités, demandez-leur pourquoi certains Canadians ont senti le besoin de s\u2019entendre dire de vive voix par des Québécois ce qu\u2019est ie Québec, ont voulu en savoir plus que leur en ont dit les journaux, veulent savoir qu\u2019il y a là d'autres industries que celle de la bombe.Et ce journaliste, nous le sentions ennuyé de nous accorder malgré lui son intérêt, donc une certaine importance.Parce que, voyez-yous, cela les dérangeait pas mal, les Canadiens anglais de Toronto, de Vancouver ou d\u2019Edmonton d\u2019écouter des gens leur dire que le Québec, c\u2019est différent, que les Québécois, ils existent: la preuve, regardez-nous! Tout était si bien auparavant quand le Québec était tranquille .D\u2019où la sempiternelle question, la même rengaine qui nous arrivait de partout: Arc you separatists?Il leur était, semble-t-il, impossible de concevoir que des Québécois puissent être fier de l\u2019être, si fiers qu\u2019ils étaient prêts à parler de ce Québec différent, de ce qu\u2019on a appelé \u201cla province pas comme les autres\u201d, et, ce, des Grands Lacs jusqu\u2019au Pacifique, en anglais, ma chère! Nécessairement, nous étions des séparatistes.Il ne peut en être autrement pour avoir une telle attitude, ne pensez-vous pas?Et, à ce leitmotiv, nous lancions parfois cette boutade: \u201cBien sûr, voyons! Mais, excuscz-nous si nous avons oublié nos bombes\u201d.Ben quoi! ce n\u2019était pas si aisé de partir ainsi, sans vouloir prêcher l\u2019unité canadienne ou l\u2019indépendance du Québec mais seulement donner une meilleure compréhension du Québec, qu\u2019il nous fallait sortir de cet étau intellectuel: \u201cAre you separatists?\u201d Vous qui êtes nés à Saint-Hyacinthe, qui y avez grandi et qui y demeurez, vous allez bien un jour me vanter votre ville ou votre Yamask\u2019a, vous allez bien me dire que vous êtes Mascoutains et non pas Montréalais.Ce n\u2019est pas de l\u2019esprit de clocher que d\u2019être fier de ce que l\u2019on est, de s\u2019identifier à un milieu tant social que géographique et de vouloir sc faire accepter et respecter pour ce! Anyway, comme disent les Néo-Canadiens, nous en avions plein le dos de ces mots \u201cséparatiste\u201d, \"séparatisme\": ils nous apparaissaient extrêmement négatifs et, par là, péjoratifs.Pour nous \u2014 et ne l'avons-nous pas assez répété! \u2014 ce qui sc brasse au Québec est bien plus un acte positif que négatif: encore \"tout pogné dans le mastic\u201d, un mastic séculaire, le Québec vient de sortir de sa coquille et tente de s'affirmer; pas étonnant qu\u2019il remue fort à son réveil, et qu\u2019il dérange les autres.Evidemment que nous sommes des trouble-fête.Autrefois, ils nous pardonnaient plus facilement ce qu\u2019ils qualifiaient d\u2019incartades: Ah! Those Frenchmen, ils sont si romantiques, si sentimentaux .Mais que maintenant l\u2019émotion fasse place à la raison, voilà qui les chatouille jusqu\u2019à l\u2019irritation; et qu\u2019en plus on vienne le leur dire, et qu\u2019en plus certains d\u2019entre eux nous aient invités à !e faire, ça leur abîme un peu le flegme.Je me souviens de cette dame très British qui m\u2019hébergeait dans sa maison, grande à vous donner l\u2019idée d\u2019acheter une boussole pour retrouver la salle de bains, qui a failli plusieurs fois s\u2019étrangler en buvant son thé .Pour ce qui était de nous occuper, aucune inquiétude à ce sujet: nos hôtes s'étaient chargés de ne jamais laisser une mauvaise pensée pénétrer nos esprits.A JJ \u201cCe produit supprime toute moiteur.\u201d C'eut ce que nous écrivent des femmes reconnaissantes au sujet du \u201cMitchura Anti-Ferspirant\".De3 milliers de personnes, même celles qui transpirent abondamment découvrent que le \u201cMitchum Anti-Perspirant\" assèche les aisselles et leur assure la protection voulue.C'est que l'applicateur satin, exclusif à Mitchum, étend sur la peau des ingrédients protecteurs composés scientifiquement pour maîtriser la transpiration surabondante.Cela, ajouté au programme anti-sudorifère Mitchum, facile à suivre, aide à garder les aisselles bien sèches du matin au soir.Mitchum est doux pour la peau normale et les vêtements.Aussi efficace comme désodorisant\u2014$3.25.Aux comptoirs de produits de toilette et de cosmétiques.SATISFACTION ou argent REMBOURSE.Mîtckum ANTI-PERSPIRANT liquide ou crème La science poursuit sans relâcha ses recherches concernant l'arthrite lo rhumatisme et les conditions de meme rature.Des milliers de tests scientifiques ont déjà été effectués par une équipe de professionnels et prouvent maintenant que l'arthrite, \"cette maladie qui déforma\u201d, le rhumatisme et les malaises associés ne sont pas des maladies en soi, mais plutôt un état douloureux, déformant, causé par un déséquilibre du mécanisme de défense affectant tout l'organisme.Si vous-ou quelqu'un de votre entourage -souffrez de ces maladies nous pouvons vaus aider.A titre de service public, nous offrons gratuitement une brochure révélatrice t/aitani de ces découvertes.Demandez-la dès aujourd'hui.Ce geste pourra vous être mémorable.SOCIÉTÉ OE RECHERCHES EDUCATIVES ET SCIENTIFIQUES Département 50, C.P.12, Station Rotomont, Montréal 405.Québec.astute,® Toronto, à Winnipeg, ou à Vancouver, nous étions employés à plein temps: du matin au soir se succédaient les projections de films et de diapositives, les auditions de disques et de matériel sonore, la distribution de documents de tout genre, les débats, les conférences, les interviews à la radio ou à la télévision, quand n\u2019étaient pas organisées, certains soirs, des parties pour nous reposer! Vous vous souvenez, vous autres, de cette veillée du jour de l\u2019an à Cochrane: il régnait là, à quelque vingt milles de Calgary, une ambiance! Tu te rappelles cet orchestre western dont le batteur s\u2019ingéniait à battre la mesure à contretemps?Et ce chanteur à la voix nasillarde qui t\u2019annonçait une chanson en disant que c\u2019était un fox-trot, une polka ou une valse mais que le monde dansait de la même manière?Je les revois encore, les coudes hauts, se balancer alternativement les mains de la poitrine vers l\u2019extérieur tout en s\u2019appuyant sur le talon pour exécuter une de ces pirouettes qui les projetait cinq pieds plus loin et parfois sur tes orteils! C\u2019était parfois à nous faire regretter l\u2019automobile et les journées où il fallait nous taper les 600 ou 700 milles qui séparaient les différentes étapes.Un grand pays que le Canada, oui m\u2019man! Un vrai voyage de fous! Charge et décharge les bagages même à 45° sous zéro comme à Edmonton, monte et démonte le matériel d\u2019une salle à l\u2019autre, devant un auditoire et un autre, ne développe pas des plaies de lit (une moyenne de 4 à 5 heures de sommeil par nuit) mais plutôt des plaies d\u2019auto les jours de grand voyage.Bien plus, cetait un vrai \"nowhere\" intellectuel, une véritable tension psychologique: pendant 23 jours, être acculés au mur, devant des auditoires que nous ne connaissions ni d\u2019Eve ni d\u2019Adam, des auditoires aux sentiments partagés mais jamais indifférents qui allaient depuis les maoïstes les plus extrémistes jusqu\u2019aux parfaits conservateurs qui vous faisaient la conversation à un hot live program, en passant par les professeurs d\u2019université, les députés fédéraux et les étudiants de tout acabit; pendant 23 jours essuyer les mêmes questions, devenir des hommes publics et reprendre les mêmes thèmes: leur dire'que l\u2019économie, la géographie, l\u2019histoire, l\u2019organisation spatiale et sociale, les modalités de développement, les activités culturelles, les gens eux-mêmes contribuent à définir un Québec dif- férent en ccttc \"terre d\u2019Amérique\u201d, comme dit Charlcbois.Leur dire, par exemple, qu\u2019un général qui avait peut-être le nez long n\u2019avait certainement pas raison de nous appeler Français canadiens, parce que nous sommes d\u2019abord des Nord-Américains et non des Français, des gens qui sont nés et qui ont grandi en terre d\u2019Amérique, qui \u2014 que nous le voulions ou non, que nous l\u2019acceptions ou non \u2014 participent à cet \"anterican way of life\u201d si cc n\u2019est à cet \"amcrican way of thinking\u201d mais qui sont différents parce qu\u2019ils sentent les choses différemment, parce que c\u2019est une question de traditions, de petits riens qui s\u2019expriment concrètement tous les jours par ce qui s'appelle tempérament, langue, culture .Leur dire que le problème du Québec est le problème du Canada parce que, veut, veut pas, le Canadien anglais, de Colombie britannique ou du Manitoba, se sent touché par cette question: ils ont été nombreux à nous l'avouer que c'était le Québec qui leur donne le ton, tant au diapason économique que culturel, qui les force, eux qui ont tant de difficulté à se dégager de l\u2019omniprésence américaine, à se donner une définition économi- que, culturelle ou sociale (la pire question à leur poser: Tell me, what is a Canadian?What is the Canadian culture?Leur dire que 1c principal problème du Quebec en est un d\u2019ordre économique, problème d'autant plus aigu que s'y greffent des aspects sociaux et surtout linguistiques et culturels; que le Québec a fini de survivre, que maintenant il a commencé à vivre et que, pour cela, il doit devenir plus ! fort.Oui, mon gars, si tu ne te ré- 1 veilles pas un bon jour, si tu ne t\u2019ar- i rêtes pas à repenser les dimensions I de ta relation avec le Québec, cc sera j just too bad, celui-ci ira de son propre élan, seul.Leur dire enfin que l\u2019ancêtre du ' Québec, cc n\u2019est pas le Français (Re- j member Voltaire) mais le Saint-Lau- j rent, ce Saint-Laurent qui a canalisé j le développement de la vie québécoise, i qui a structuré les bases de son or- , ganisation spatiale et sociale, qui con- j centre et attire aujourd\u2019hui les horn- j mes et les activités, qui concrétise la j bipolarité québécoise, à savoir qu\u2019il j est une porte ouverte à l\u2019ancien mon- j de par l\u2019Atlantique et au nouveau par ; les Grands Lacs.En effet, il faut être fou raide .\t! ou Québécois.W05 SQORÊES OUÉBÉCOBSES Les entretiens avec les divers groupes rencontres commençaient par un ! happening audio-visuel et sc tcrminSicnt par une discussion entre les présentateurs et le public.Le happening consistait en une projection simultanée, sur plusieurs écrans, de films sonores et de diapositives avec insertion sporadique d\u2019une bande sonore.Ainsi cc que nous appelions \"happening\u201d avait essentiellement pour but d\u2019éveiller l\u2019intérêt et l\u2019attention du spectateur en le provoquant dans sa perception sensitive.Habituellement, cc happening avait lieu dans une salle de dimensions moyennes.Avant de prendre place à leurs sièges, les gens devaient d\u2019abord traverser un dédale forme par des placards qui soutenaient des montages photographiques et des collages ayant pour thème les multiples aspects de la réalité québécoise.Ils étaient à peine assis que la salle était plongée dans l\u2019obscurité: sur un écran, apparaissaient les premières diapositives alors que Monique Lcyrac chantait l'Hiver.Une fois la chanson terminée débutait la projection d\u2019un court métrage d\u2019une trentaine de minutes intitulé Québec: Point d'interrogation.Alors s insérait, sur un troisième écran, un second montage de diapositives, très technique celui-là, qui illustrait les differents aspects géographiques, économiques, sociaux et culturels du Québec, et qui s'opposait au montage impressionniste de la première série de diapositives.Et, à intervalles plus ou moins réguliers, la piste sonore du film était coupcc et remplacée par des chansons telles que la Manic, Lindbergh et Je reviens chez nous.Enfin, pendant que les derniers pieds du film roulaient encore, Gilles Vigneault faisait entendre Mon pays.Nous avions également à notre disposition d'autres films, neuf en tout, qui traitaient des sujets aussi divers que la vie artisanale à St-Jcan-Port-Joli, la production électrique au Québec, le sport de la motoncige, et la fabrication du papier.\t^ 4 -21 men 1970 712711 mm Ia Mère de TON Tifvips! BÎEN VÎVRE SON TEMPS, C'EST TROUVER U TEMpS Je 1a sAîisfACTiow.Dow, c'est Ia biÈRE de ton temps.C'est au Québec qu'on a trouvé lo tomps do bien brasser la bière Dow.« UaMUM J* W Mit UMnyw t fil N :1 min 1W0 - 5 par Pâquerette Villeneuve\tPARIS EN SES CINQUANTE ANS d'existence, jamais la Banque Royale du Canada à Paris n\u2019a etc aussi complètement prise d\u2019assaut qu\u2019en ces deux fins de semaine au cours desquelles Michel Audiard, dialoguiste-scénariste devenu metteur en scène, a amené l\u2019équipe de son film Elle boit pas, elle fume pas, elle drague pas mais clic cause et mobilisé tout le personnel disponible pour la figuration.Avec une centaine de personnes qui s\u2019agitent dans tous les sens, la plus ancienne des banques canadiennes de Paris ne ressemble plus guère, ce jour-là, à ce temple impeccable et glacé où les clients parlent à voix basse.On se prend les pieds dans les câbles, des employées tricotent assises sur les tables où elles font en semaine devient caissier dairis une banque 6 * 21 mars 1070 T*»* .**£¦: u -'*\u2018s Aucun vêtement de soutien ne moule aussi harmonieusement que Sarong*.Méfiez-vous des imitations.Soutien-gorge Sarong* à la forme croisée, avec bretelles extensibles.Disponibles dans le blanc et vos couleurs préférées.#2308-$7.00.Gaine Sarong* à taille haute.Blanche.#5212-$13.00.\u2022Marque déposée La Cie Liée Dominion Corset.Québec, Montréal.Toronto, Vancouver mari 7970 - 7 m 0 AbîêO®0 da tontes ut4» ypli** ^PÎW\t,4.*#»*\u2022 «O*-\t.i.O**8**- l.P**\u2019'\ta.**-**4* Wo!diîcS si ^-rv -_______sit-s?^ ^o**- w*'^^ \"*sS\"T\t____ MeulC'*'*\u2019'*\u2019 1\t-\"\" *5 l»^ W**» ~'T~7r**\t__^Tn>c-^\t__-\u2014\u2022 ^¦-\"-.-scsss555^\t__ ~ Mon'd»\u2019*\"'\"\t_\t^-0^ ' - ,**>«>»»'\u201c ,-r\" ''-«\u2018'1\u2019 p-^'\tr^Z**-* \u2022-^=5=^1!\u2014-\t' - ,e.t.!.64-'*\u201c\t.- cv:»*'\u2019 .inO'1\"'*\u201d\t_____ 'xrX-«'°\u2018;S'\t-j; M\u201d''5\t.-.\u201e.«x.)-^ AdrÇ\t-v:, ,«*)____________ - \u2014\t\u2014\u2014-riv*, 1 *\u2022 - \u2022\u2022 -\u2014^n3pi?-°\u2014 tÛS ®\tniCUV,W^3P^6,0 &^&3£5s®r ss^üTssss**' s2&«= Q\\/£) GOUVERNEMENT DU QUEBEC çÇc MINISTÈRE DU REVENU les reins paresseei peuvent etases?les nails Hinches Si voua êtes en proie à l\u2019insomnie, et qae vous vous tourniez et retourniez toute la nuit, sans savoir vraiment pourquoi \u2014 voici quelque chose qui vous aidera peut-être l Cette agitation est peut-être due à des reina paresseux, ce qui peut entraîner une irritation des voies urinaires et dea malaises de la vessie, d'où peut-être un mal de d\u2018> .i-y> : '%RËÏ?ëSï $ ate HfiÜl 'fsp ^fsï'SÜ SüSÜI! ->^4 : !/ ';\u2022 ¦ '¦\u2022««ts.p \u2022.y-''h-\\ c»jes»38 ô* M&4 A\tUt.le fcwt tort eœtrl\tl Ur» wwsrw Vow IrxrvEi*/ o f.r.t 7W- Hole ., (\u2022: iu'»tt r a.l*\u2022 » VllLt__________ PPCV ._________________1 vous permettra de mieux manger En saupoudrant simplement un peu de FASTEETH sur votre dentier.vous pourrez en mime temps tl) maintenir les prothèses supérieur® et Inférieure mieux et plus longtemps (2) les maintenir plus confortablement (3) manger plus naturellement.Alcaline, la poudre adhéslve pour dentiers FASTEETH n'olgrlt pas sous les appareils.Nul effet gommeux, sirupeux ou piteux.La santé exigeant un dentier bien ajusté, voyez donc votre dentiste régulièrement.Demandez votre PA8TEETH.si facile A utiliser, 6 tous les rayons de pharmacie.LE SOURIRE DE LA SEMAINE Dans notre monde troublé (lisez les manchettes), U n\u2019est pas mauvais qu\u2019on fasse sa part à l\u2019humour.C\u2019est ce que fait Guy Fournier chaque semaine.'*\"À~ LA SEMAINE PROCHAINE Qu'est-ce que la paix cher soi pour un mart ?Rentrer du travail et s\u2019affaler dans un fauteuil et, surtout, garder le silence, comme si sa femme n'existait pas Or dit Nicole Charest.nous existons- et les maris d'en prendre pour leur rhume .Dans le même numéro: reportage photographique sur Venise qui s'enlise (ci-dessous); les remous que suscita en 1904 la parution de Marie Calumet, de Rodolphe Girard; et jouons au Haiku.Normand Cazelais Bonjour la visite On nous avait invites, écrit Normand Caze-iais dans son article sur le voyage que lui et quatre autres étudiants de l\u2019université & Montréal ont effectué \u201cchez les Anglais\" (page 2).Mais comment se fait-on inviter?Nous lui avons posé la question.\u2014 Cela remonte à l\u2019automne dernier, dit-il.Au couis d\u2019un congrès d\u2019étudiants des universités canadiennes, tenu à Sainte-Adèle, dans les Laurcntidcs, nous avons eu l\u2019occasion de rencontrer nombre de jeunes anglophones qui, plongés dans la réalité québécoise, ont ouvert des yeux neufs.Jugeant que les journaux\u2014et la télévision \u2014, chez eux, un peu partout dans le pays, ne donnaient qu\u2019une vue fragmentaire, superficielle et souvent orientée de ce qui sc passe au Québec, ils ont voulu, de retour dans leurs universités, inviter des Québécois à leur rendre visite.C\u2019est donc dire que le mouvement est parti d\u2019étudiants et que les invitations provenaient non des universités mais de certains départements.\u2014 Tout était donc rigoureusement organisé?\u2014Nous savions où nous allions, mais non comment on disposerait de nous.Quand on arrivait quelque part, on nous remettait le programme de notre visite: à telle heure, interview à la radio; à telle autre heure, rencontre avec tel groupe, etc.\u2014 On sait que le Québec politique a besoin d\u2019être expliqué.Mais Monique Leyrac, Vi-gncault ou Charlebois, dont vous présentiez des chansons, est-ce que ça \u201cpassait\u201d?\u2014 D\u2019abord, disons que le français, pour eux, dans l\u2019Ouest, c\u2019est aussi exotique que l\u2019italien ou le portugais.Mais comme les chansons étaient de qualité, on savait les apprécier.Mais cela n\u2019avait pour eux aucune résonance sur le plan culturel -pu de l\u2019identité.\t> \u2014 Et la culture canadicnne-anglaise?\u2014 Dans l\u2019Ouest, on ne se pose pas tellement la question.On est sensible à une identité canadienne d\u2019ordre t^itique, c\u2019est à peu près tout.A Toronto, par contre, on se pose la question d\u2019une culture canadienne autonome.Mais c\u2019est difficile: les artistes gagnent presque tous leur vie aux Etats-Unis.\u2014 Un bilan de cette tournée?\u2014 Au départ, notre intention était de nous identifier comme Québécois, et cela nous a réussi.Tous ceux qui sortent du Québec devraient en faire autant plutôt que de se faire anonymes .t.22 -21 nuit mo _ ALLEZ ME CHERCHER le patron! Le ton n\u2019avait rien d\u2019équivoque.J\u2019étais furieux.La serveuse fit un petit signe \"de tête, virevolta sur elle-même et courut à la cuisine.J\u2019avais beau être dans un snack bar, je ne mangerais quand même pas ce sandwich aux tomates et bacon sans protester avec la dernière énergie contre le sans-gêne de l\u2019éta-h!ment.Le bacon avait de la couenne! En 1970, dans une province civilisée, c\u2019était dépasser les bornes! Un petit homme maigrichon, enveloppé dans un tablier blanc et un grand sourire, poussa lestement la porte de la cuisine et trottina jusqu\u2019à ma table: \u2014 Qu\u2019cst-cc qu\u2019y a?demanda-t-il en souriant comme un Syrien qui vend du tapis mur à mur.J'ouvris le sandwich d\u2019un geste brusque, découvrant des tranches de bacon ourlées d\u2019une grosse couenne brune et sèche.\u2014 Il n\u2019est pas bon?s\u2019enquit-il, suave.Je pris une tranche de bacon entre le pouce et l'index, la lui m mm Md Une^ffàîre de couenne mis sous le nez.H faisait mine de ne pas comprendre.\u2014 La couenne! dis-je.Vous ne pensez pas que je vais manger de la couenne?\u2014 Vous êtes pas obligé de la manger.Mordez autour! \u2022 Je ne sais pas comment on peut manger un sandwich bacon-tomates en mordant autour de la couenne.\u2014 Changez-moi ce sandwich tout de suite! Il ne broncha pas.\u2014 Comme vous voudrez, dit-il, mais vous prenez un risque.\u2014 J\u2019ai failli m\u2019étouffer avec votre couenne.\u2014 C\u2019est ben moins dangereux que du bacon sans couenne.Cet homme se moquait de moi comme si j\u2019étais né de la veille.\u2014 Vous devez avoir des pneus à neige sur votre char, ajouta-t-il, passant du coq à l\u2019âne sans même sourciller.\u2014 Et puis après?\u2014 Vous êtes en plein le genre pour les pneus à neige .Les chaînes, vous y avez jamais pensé, monsieur?\u2014 C\u2019est passé de mode comme votre couenne! \u2014 Si vous êtes prêt à risquer votre vie pour la mode, répli-qua-t-il, posant les yeux sur mon pantalon, c'est de vos affaires.Comme il ne cessait d\u2019examiner mon pantalon, je commençai d\u2019être mal à l\u2019aise.U ajouta tout à coup que je devais avoir une fermeture éclair à ma braguette.Instinctivement, je mis la main sur mon pantalon.Si c'était un maniaque! \u2014 Les boutons, commenta-t-il, c\u2019est moins rapide, mais on vit plus longtemps.Moi, vous savez, je ne suis pas pressé de crever.Où voulait-il en venir?\u2014 Vous vous brossez les dents avec du dentifrice à l\u2019ilium, je suppose?\u2014 Oui.Comment avez-vous pu deviner cela?\u2014 Vous êtes le genre à regarder la télévision en couleur.\u2014 Y\u2019a pas de mal à ça.\u2014 C\u2019est pas plus dangereux que le dentifrice à l'irium, mais c\u2019est aussi pire.Comme j\u2019allais lui demander de s\u2019expliquer, il partit avec mon sandwich.Je ressassais ses propos dans ma tête quand il revint avec un sandwich tout frais: \u2014 Tiens, dit-il, j\u2019en ai mis du bacon sans couenne dans celui-là.Je regardai le sandwich avec d\u2019autant plus de méfiance que le patron me dévisageait avec ironie.\u2014 Y vous tente plus, hein?\u2014 J'essaie de comprendre ce que vous avez pu vouloir dire tout à l\u2019heure.\u2014 Vous m\u2019avez l\u2019air d\u2019un bon diable, d\u2019un gars qui aime la vie, je vais vous expliquer .Ah! puis je ne vois pas pourquoi je vous empêcherais de dormir .\u2014 A cause de quoi?\u2014 Le cancer, monsieur.Vous n\u2019avez jamais pensé que c\u2019est seulement depuis que le bacon sans couenne, les pneus à neige, les fermetures éclair, le dentifrice à l'irium et la télévision en couleur sont sur le marché que le cancer fait de tels ravages?11 alluma une cigarette et retourna à la cuisine.t DES FILMS POUR TOUS Partout au pays, à des frais raisonnables, chacun a donc accès à un vaste choix de films 16mm.Les frais d\u2019expédition par la poste sont compris dans les taux de location.Dans les principaux centres du Canada 23 cinémathèques de l'Office national du film sont au service du public.Le public en général, les écoles, les clubs sociaux, les associations de tout genre sont Invités à louer ces films documentaires à des fins de formation, d'enrichissement culturel ou de divertissement Ces films de l'ONF sont réputés dans le monde entier.Demandez un exemplaire gratuit de notre catalogue à la cinémathèque la plus proche.Vancouver 1155 ouest, rue Georgia 666-1716\tCalgary 344 S O , 12e avenue 264-3911\tSaskatocn Edifice fédéral 244-7222 Victoria 811.rue Wharf 334-8713\tEdmonton 10031 - 103 avenue 433-1564\t,\tRegina Bureau de Posta 522-2213 \tWinnipeg 1130.avenue Ellice 985-4129\t Toronto 1.rue Lombard 369-4093\tLondon 388.rue Ounda3 439-0921\tKingston Edifice fédéral 546-6743 Hamilton 150 ouest, rue Main 529-8271\tNorth Bay 101 est.ave.Worthington 472-4740\tOttawa-Huil 150, rue Kent 992-2341 \tHanover Edifice fédéral 364-1540\t Montréal 550 ouest, ruo Sherbrooke 879-4323\tQuébec 100 Carré d'Youvilla 634-3176\tRlmousXI 124, rue Vimy 723-6220 \tChicoutimi 72 ouest, rue Carti8r 543-6542\t Moncton 1222.rua Main 382-1661 Saint John Edifice des Douanes 693-2242\tSt.John'» Edifice 303 Fort Pepperrell 726-2233\tHalifax 1572.rue Barrington 422-8391 Sydney Case postale 734 562-1171 \tOffice national
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