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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Spec
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1970-07-30, Collections de BAnQ.

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WTO .f 1/ a \\ \\ (In fîfs à maman t Gould a débuté dans le métier à l\u2019âge de huit ans 'alors qu\u2019il j ou ait dans -\"P.S.247\u201d à Brooklyn, mais à cette époque, il «Appelait encore Elliot Goldenstein.Sa jeunesse il l\u2019a passée à danser au rythme des ambitions de sa mère quile traînai', d\u2019audition en audition ét de studio en studio.A l\u2019âge de 11 ans, il avait déjà participé à plusieurs émissions de télévision telles que le Milton Berle Show et le Colgate Comedy Hour.Son père n\u2019a jamais contrecarré les projets mis sur pieds par madame; il n\u2019était pas tellement intéressé à voir son fils prendre la relève à la manufacture de vêtements.lâcheté?Paresse?Habitude?voir été assez.naïfs pour ne pas exiger sur le champ un bout de papier, puisque le bout de papier semble Mro ta seule chose respectable dm ce genre très particulier de relations do travail.Il est entendu donc que monsieur Amadou travaillera tout do suite au toxto.oui devra être remis à Robert ¦\tMar* ne v¦ oo ve e v ¦ erifio m wmwe e L'Herbier le 15 iuillet.Jacques Ri-beroiles devra être disponible pour les répétitions à compter du 20 juil-let, de mémo quo Denis Héroux et Chantal Renaud.Quand on su quitte, row iw rtQif* monsHKir l nvnNvfi que l'ai moi me me rencontré quoi* Ça n'est pas un drame.Juste une de cet choses dont on ne croit jamais au'elles vont nous arriver à nous, et qui nous surprennent désarmés, incapables de réagir, de frapper.Ça n'est pas un drame, mais {a ne* peut arriver qu'aux artistes et i quelques autres défavorisés sur le plan du travail qui, lorsque des problèmes trop gros poür eux leur tombent dessqsjp.né peuvent même pas porter leur cas devant un tribunal de travail.Qu'est-ce qui so passe?Rien do bien nouveau.Un contrat verbal conclu entre CFTM et des artistes venus proposer une émission n'a pas Elliot Gould, à l\u2019âge de quinze ans décide de quitter l\u2019école pour suivre des cours de ballet et il se retrouve figurant au théâtre à New York.Entre les spectacles, i 1 travaille comme liftier pour ne pas crever de faim.C\u2019est à cette époque qu\u2019il réussit à décrocher un premier rôle dans la comédie de David Merrick \u201cI can get U for you wholesale\u201d dans laquelle figurait une fille étrange qui s\u2019appelait Barbra.Pendant un an, ils vivent ensemble dans un petit appartement mirtable de la Troisième Avenue, se marient et peu de temps après la carrière de B a r b r a démarre.quos jours plus fard, mo perte do co projet comme d'un# chose entendue, en me soulignant que c'est pour lui une merveilleuse façon d'aborder sans trop do risques le terrain glissant do la production do téléthéâtres pour laquelle, avouo-t-il en souriant, b 10 n'est pas encore tout i fait prêt.Et puis chacun va à ses affaires.Jean Amadou écrit le texte, Jacques Riboroiles rentre à Paris* où il refuse un rôle dans une nouvelle pièce M win rotrtf \\ pour mot, cast comme si un contrat avait été signé avec monsieur L'Herbier\"), et revient à Montréal pour so préparer aux répétitions.Chantal Renaud, peur sa port, dit non à un producteur do film, se jugeant eiie aussi sous contrat avec le canal 10.Puis c'est le coup do théâtre.A» jour dit, l'administrateur de Denis Héroux communique avec Robert L'Herbier pour lui remettre, fflmmj convenu (§ (txft comoléfé.vu.i**9 fu %mi****V|\tsuAiu saasfMfvuiua Abasourdi, if so fait répondre per M Robert L'Herbier indifférent oue marsfus a ou W mv* irmstvw e**» CFTM a changé sa programmation at quo \"ça no marche plus\".Quand Deqts Héroux rentre d'Europe, où il était ailé discuter différents contrats, il fonte \u2014 en vain \u2014 d'attaln- Rien do neuf là-dedans.M'importe quoi journaliste pas trop fraîchement débarqué dans le monde du spectacle petit raconter sur le sujet dotvomantlout plus édifiants les une que les autres, citer des noms, donner des dates.Le neuf, le déférent, c'est que pour une fois les per- dTXre tout haut leur étonnement, leur fureur do M voir traités ainsi.Celui qui e pris sur lui de faire du Monsieur Streisand est devenu Elliot dre, c'est Danis Héroux.Qui avoue\u2019 franchement n'avoir pas besoin pour vivre,' lui, do CFTM, et être dore fait dans une situation qui lui permet de dénoncer sans craintes peur son avenir une situation dont d'autre* ont, nas ex régulièrement, à pâtir, i* rilenre.Void donc de quoi il s'agit.En juin.Denis Héroux avait proposé à Robert L'Herbier, vice-président à la programmation du canal 10, un pro- Donis Héroux réeli- beroUos et contact: Denis Hé- du 10.Il fait, enfin.par téléphone, le pro- jet à Rebort L'Herbier, qui se dit in- téressé.On fixe un cotte semame, pour raconter sa petite histoire et surtout \u2014 et c'est hit qui insiste\u2014élargir le débet eT dénoncer l'attitude, de CFTM vis è vis les créateurs qu'on y emploie, et CFTM.On discute jours do sujet*.cipatlon ,i \u201cBob & Carol & Ted & Alice\u201d et Fan prochain, on pourra miser gagnant sur Elliot Gould, i cause du person* idée qui, » équipe c'est, e\u2014\u2014 \u2022- ôtf-1\u2014en .t J-.r» §\t- _eë.jusi* miff ; rwi*i spcMm\u2022 lu conseil d'avoir avec Don F3s d\u2019on manufaclur de vêtements newjort; mère obsédée par lkm artistique, sa ca MnmMBRWI WmrWÆ «KfiiKW ?.B Mr***\u201d' **.*¥\u2022»' ¦v,m \u2022Tex, qui s\u2019était acheté il y quelque temps une terre à Saint-Michel do Wentworth, s\u2019y fait construire une grande maison \u201cpeut-être bien trop grande, dit-il.en forme do U ouvert.\" Il prévoit pouvoir s\u2019y installer définitivement au printemps prochain.\u2022Les organisateurs du pop festival de Manseau ont Invité l'Infonie à participer à leur show, et ils n\u2019ont même pas voulu discuter du cachet.Pour une raison très simple, précise un membre du g r O U p e : ils n'offraient pas de cachet.Seulement le remboursement des dépenses de transport, ni plus ni moins.\u2022 Louise Forestier: \u201cLe problème, ici, c\u2019est qu\u2019il faut tous marcher à la même vitesse si on veut réussir : 60 à l\u2019heure, pas 30 ni 90.Moi, l\u2019ennui c\u2019est que pour le moment je fais du 30 !\u201d \u2022Les gars de la Ré olü-t i o n française rentrent d\u2019Espagne, où ils se sont acheté une maison.Iront-ils y finir leurs jours sous un ciel plus clément ?\u2022 Denyse Filiatraùlt, une experte au jeu de \"A la seconde\" (elle a tenu les 300 seeojides au moins deux fois^ïqun truc : ne pat penser au concurrent pour qui vouk jouez, ça risque de vous énerver.Et l\u2019expérience aidant.\u2022L \u2022 t tableaux électriques de Terre des Hommes ont-ils changé d'avis au sujet du spectacle de Rllck Micheyl au Jardin des Etoiles ?La semaine dernière, Ils disaient : \u201cA Louise Forestier Pierre Létovrneau ¦ !.ne pas manquer, M i c k Micheyl.\u201d.Et cette semaine : \u201cEn grande vedette, Mick Micheyl.\u201d Et la semaine prochaine ?\u2022Neuf jeunes filles, dont aucune n\u2019a l\u2019âge de la télévision québécoise, f e-ront leurs premières armes vendredi soir en donnant au Pavillon chrétien de Terre des Hommes une pièce de Lorca, \u201cla Maison de Bemarda\u201d.Elles sont toutes élèves de Lorraine L a u r i n; ta doyenne du groupe, c'est i dira celte qui en fait partie depuis le plus longtemps, n'a que 14 ans.Elle s \u2019a p p e 11 e Odette Caron.On dit d\u2019elle q u \u2019e 11 e est une tragédienne née.Chose étonnante, toutes ces jeunes filles ne rêvent pas tant de cinéma ou de télévision que de théâtre.\u2022\tBéatrice Picard, qui fait au Théâtre de la Marjolaine, d\u2019Eastman, une rentrée remarquée, a découvert que le 25e jour du mois lui était néfaste.Le 25 juin, elle se fracturait la clavicule gauche et jouait le même soir sans broncher \u2014 et sans souffler mot de son accident à ses camarades, pour ne pas les inquiéter \u2014 un rôle qui lui impose de danser et de bouger beaucoup.Un mois après, soit samedi dernier, le chalet qu'elle avait loué à Magog était la proie des flapimes.Et entre-temps, ijfur la bonne mesure, ses\u2019fjls se sont fait écraser qùi une main, qui un pied par un cheval qui se prenait, sans doute, pour un rouleau compresseur.Et ça n\u2019empêche pas Béatrice Picard de jouer (magnifiquement) et de chanter (joliment).Autrefois, on disait: \u201cThe show must go on\u201d.\u2022\tLe Cessna 172 que Jacques Godin s\u2019est acheté l\u2019an dernier avec un copain, est ancré à la marina de Boucherville.Le comédien, qui a son brevet de pilote depuis deux ans et qui a déjà près de 200 heures de vol à son crédit, utilise son hydravion surtout pour la chasse et la pèche.En somme, autant qu\u2019un sport, c\u2019est .un moyen de transport.C\u2019est rare qu\u2019il se balade, sauf l\u2019hiver, où il monte pour se garder la main.\u2022 C\u2019est pas la faute à Radio-Canada, c\u2019est pas la faute à Noël Gauvin ! Celui-ci aurait bien voulu donner toute une heure à Robert Charlebois, dans son reportage du Concert Yvon Deschamps Mlck Micheyl populaire Desjardins (il aime Charlebois comme nous l\u2019aimons !), mais le contrat de Radio-Canada avec Robert Charlebois n\u2019autorisait Noël Gauvin à prendre que vingt minutes de Charlebois.Alors, c!est la faute à Charlebois ! A moins que.évidemment, Radio-Canada ait refusé de payer Charlebois pour plus de vingt minutes, alors ce serait un peu la faute de Radio - Canada .Mais Radio \u2022 Canada n\u2019avait peut-être pas les moyens de se payer une heure de Charlebois, ni même une demi-heure de Charlebois.Tout le monde a des problèmes d\u2019argent ! \u2022\tLe Flibustier.Iwite située à l\u2019extrémité de la Ronde, près des quais de la Marina, vient d\u2019installer une piste de danse sur la mezzanine où il n\u2019y aurait qu\u2019un bar et quelques chaises.\u2022\tLe Théâtre des Prairies met à l\u2019affiche, vendredi; un nouveau spectacle: \"Tango\", de l'auteur polonais Slawomir Mrozefc (du nouveau théâtre très drôle).Mais Jean Duceppe et ses camarades ont déjà joué la pièce douze fois, dans le cadre du Festival de Jonquiè-re.\u2022\tCamille Ducharme n'aime pas beaucoup (ou pas du tout!) les chanteurs pop ou rock, mais il fait une exception pour Robert Charlebois, qu\u2019il a entendu pour la première fois, lundi (à la télévision : Concerts populaires Desjardins), et qu'il a trouvé merveilleux, extraordinaire.sympathique, sincère et excellent musicien.\u2022\tLa station radiophonique CKBS de Saint-Hyacinthe ne semble pas du tout inquiétée par le fait qu\u2019il se tiendra un Pop Festival à Manseau en fin de semaine: elle organise un \"Québec-Love\" ce samedi 31 juillet à l\u2019intention de \u201cla jeunesse qui bouge\u201d, avec les Belair.la Nouvelle Frontière, 1 e s Excelsiors et les Someone.\u2022\tEt à Saint-Jean aussi on semble faire fi du présumé événement de Manseau puisqu\u2019on y organise un mîni-Pop Festival de douze heures avec une dizaine de groupes de la région et d\u2019ailleurs.A Saint-Jean c o m m e à yJplnt-Hyacinthe les orga-r^ïsateurs sont confiants J d\u2019attirer plusieurs .ni 11-tiers de jeunes.Il faut Béatrice Picard dire que les organisateurs de ces deux mini-manifestations sont plus jeunes que ceux du festival de Manseau.\u2022\tLe film \"Love in a Four Letters World\" met-t a n t en vedettePierre Létourneau, Candy et André Lawrence, prendra simultanément l\u2019affiche des cinémas le Parisiejp1 et Séville dans quelques jours.La version française a pour titre \u201cViens, mon amour\u201d.\u2022\tOn dit q u \u2019u n*vrai cow-boy meurt sans se déchausser.Le super-héros des westerns américains, John Wayne, veut au contraire vivre sans se dé-coiffer.Il a donc fait équiper sa voiture d'un toit en coupole pour pouvoir conduire sans enlever son S t e t s o n.Mais l\u2019histoire, hélas, ne dit pas s\u2019il peut piloter sa bagnole en gardant ses bottes et ses éperons.-\u2022 Yvon Deschamps remplacera Jacques Proulx sur les ondes de CKAC dès le début de la semaine prochaine, et ce pour trois semaines.Il \u2022sera, paraît-il.à son poste tous les matins entre 6 h et 9 h.\u201cPas question d\u2019enregistrer ces émissions\u201d, nous a fait l\u2019attaché de presse de CKAC.\u2022 La direction de CKYL négocie toujours avec son syndicat en vue de venir^ à une entente visant a faire de tous les annonceurs des annonceurs-opérateurs.On sait que depuis quelques jours CKVL possède une table de contrôle très moderne, qui remplacera vraisemblablement les opérateurs de la station de Verdun si.Les auditeurs de CKAC s\u2019interrogent \"Le 3 août, CKAC présentera son même visage souriant, avec ces petits changements qui améliorent sans toucher à la personnalité\", nous apprenait le c.mmuniqué.Un rapide coup d'oeil sur la liste de \"ces pefîts changements\" nous faisait nous rendre compte bien vite que CKAC.ressemblera beaucoup à CKAC la saison prochaine.A en juger par la nouvelle programmation de CKAC, l'auditeur-type de cette station de radio s'interroge toute la journée.Il se pose mille et une questions auxquelles CKAC se fait un plaisir de répondre du matin au soir.A l'exception des émissions de Jacques Proulx (Yvon Deschamps animera temporairement cette émission, de 6 h.a.m.à 9 h.a.m., à partir de lundi prochain) et de Michel Desrochers, (en fin cyprès-midi), qui, en principe, sa permettent plus de fantaisies que leurs camarades, toutes les autres émissions renseignent l'au diteur sur à peu près tous les sujets: Jean/John Manolesco organise l'avenir des gens tous les matins de 9 h.à 10 h.; Nicole Germain et sa fille LIettd Bourassa multiplient leurs conseils que toute mère et toute jeune fille doivent savoir; Roger Delorme, un journaliste calé en droit s'emploie toutes les fins d'avant-midis à dépanner les gens; les lundis, mercredis et vendredis Josette Ghedin fait de la typologie alors que les mardis et jeudis Manolesco fait de l'occultisme; Jean Lévesque fait \"le point du jour\" sur différents sujets d'actualité; et Jacques Morency, avec son million de petites nouvelles, s'emparo des ondes au milieu de l'après-midi.Pour les émissions de soirée et de nuit, on ne prévoit pas effectuer de changements, \"sauf qu'éventuel-lament nous nous proposons de passer les émissions du jour pendant la nuit\", nous a fait savoir un porte-parole de CKAC.P.V.LA PRESSE, MONTREAL, JEUDI 30 JUILLET 1970/3 41/LA PRESSE.MONTREAL, JEUDI 30 JUILLET 1970 -\u2022 f ^ ê\\VM »T-\" .-S'-.' mn K ËÈ$ |gP^ Sfetig» Une station télemédia aiment les vieux Un vlrtuoM,\tUn» rtvisinma^^È y un moup» d'artiste»\tchanteuse au \u201d r da talent »t un ipao*\tatyle escc&tîonnet et tac!» de» plut comique»\td'un raltme.nent «iqul CHRIS nORITO\tCYNTHIA WHITE Spectacle: de S lues à la fermeture en haut à\tJSoitflkntUlY ''«hi* Une cave.Un g r a n d f; ran blanc.Des tables dé travail, des étagères «U s'étalent, dans un désordre qui n\u2019est qu\u2019appa-r< nt, des projecteurs, des photos, des images, des transparences, des tableaux de contrôle, de l'équipement de photographie, des mélanges de couleurs, des outils, des objets dont l\u2019usage m\u2019est inconnu.\u2022 Les gouttes fantasques Lucie Barash, photographe, mère de famille et créatrice de \u201clight shows\u2019\u2019, m\u2019initie aux techniques de l\u2019art de jouer avec la lumière.Art ancien, pratiqué il y a cent ans déjà et tout nouveau puisqu\u2019il n\u2019est reparu qu\u2019il y a quelques années.propre.\"Le- point de départ de cette renaissance, c\u2019est la * mise au point du rétroprojecteur ^overhead), qui est ta base de tout \u201clight show\", le truc qui marche à tout coup avec ses couleurs liquides auxquelles COURSES DE CHAMPIONNATS M01S0N LAURENTIDE CONTINENTÀL/TRANS-AM 1er AOUT 2 AOUT 105 mm IFtCUIT r/vrf.Billets à prix réduits: à toutes les Billeteries Electroniques TRS et Miracle Mart irngiu uw.iv uoicno on peut donner le rythme, les textures et-les Tonnes qu\u2019on veut.\u201d tirer du rétro-projecteur des effets saisissants.Le principe est très simple.Une sorte de lanterne magique très puissante, qui projette par transparence plutôt que par réflexion.Entre la source et l'objectif, une soucoupe de verre dans laquelle on laisse tomber et se mêler des gouttes de couleurs liquides qui, grossies à la dimension d\u2019un écran ou d\u2019un mur, donnent naissance à des fonnes fantastiques q u i semblent avoir une vie A» cela s\u2019ajoute habituellement une batterie de projecteurs de diapositives, la plupart du temps de type \u201cCarrousel\", tous contrôlés au moyen d\u2019un tableau électronique.Ici, les effets s\u2019obtiennent par superposition d\u2019images réelles ou abstraites, par un jeu sur le rythme, les fondus, les intensités de lumière.Pas seulement une technique musique, il y a les lumiè-r e s stroboscopiques, les films, et quoi encore.Mais tout cela n\u2019est qu\u2019un point de départ.C\u2019est l\u2019équivalent (lu clavier d\u2019un pianiste pu du pinceau d\u2019un peintre.L\u2019art, c\u2019est de savoir jouer de tout cela pour en faire un véritable spectacle.Il y faut de l\u2019expérience, bien sur, mais surtout du goût, le sens de la couleur, de 1: composition, du rythme du merveilleux.Les 1 u m'i è r e s s\u2019éteil On peut y superposer des figures géométriques, dessinées sur celluloïd, qu\u2019on déforme en les tordant ou en les plaçant sous différents angles.Après quelques heures à peine d\u2019exercices, on peut On peut aussi obtenir des formes mobiles, aux couleurs vives et changeantes,' en polarisant des plaques recouvertes d e cristaux.Il y a également les \u201clight organs\", des jeux de lampes contrôlés soit par un clavier, soit électroniquement par la tona-1 i t é et le volume de la gnent, et la cave sombr de Lucie Barash se trans -forme en un antre fantasque où danse la lumière, par la seule magie dî quatre projecteurs et d\u2019un tableau de contrôle portant une douzaine qe boutons.' Après l\u2019e n v e r s dju décor, c\u2019est l\u2019endroit.Y.I.la preese NUMÉROS DE TÉLÉPHONE PUBLICITE Grand»» annonçaii 14lé-Rrt»s* l Vacan caa/Voyaga» i CaMarl spéciaux I Carrière* »l a p-pfastlont ¦ Nomination* t Annonçai cfuUtti PROMOTION Sarde* d» I* ¦ promotion i TIRAGE llvralioo i domicil* 8 s-m.4 8 p-m.do lundAto vendredi 8 e.m.8 S p.m.I* Mmadl COMPTABILITE Grand*» annonc*» ¦ Annonçai »4ov ; j ¦ vtgi** & y> JMBÊL- .'-¦' \u2022».\u2022\u2022.:¦¦\" Je me disais qu\u2019on n\u2019avait , rien à taire là.Je croyais que f;.uiio-Canada se livrait (presque) à de folies dépenses en expédiant nos chanteurs de par le vaste monde pour nous représenter à de s concours dont nous n\u2019entendions parler que chez nous, à la condition - que l'un des nôtres y ait remporté qdeique pris.J\u2019étais presque sûr.bref, que les festivals de chansons ne nous servaient à rien et, victime de \"icompiexcs communs, J'étais j pas en dessous intime-mem persuadé qu'on devait \u2022 fair» là-dedans plutôt mauvaise figure.Pour me convaincre de, ces vérité \u2014 dont je n étais! pas, tout de même, absolument sûr \u2014j\u2019y suis allé voir.A Spa et à Athènes, où se sont tenus eu juillet deux festivals de chansons d\u2019importance et d'intérêt différents, mais | Auxquels nous étions intelligemment représentés, à Spa, fiuzanne Jacob (on ne la confiait pas encore beaucoup, tnais ça ne devrait pas tarder) et Jacques Michel, et à Athènes par Renée Claude.Les fête» de Spa A Spa.on aime le monde.Les touristes, surtout, qui redonnent à cette petite ville d\u2019eaux (environ 10,000 habitants) un air animé qu\u2019elle devait posséder à l\u2019époque où on venait y faire une cure de cette eau pleine de propriétés médicinales.Mais les eaux ne jouissent plus en 1970 de leur réputation d\u2019antan, et à part quelques vieilles d a m e s qui viennent encore soigner leur foie, Spa n\u2019est plus guère fréquenté que par des touristes autrement motivés, qui appréciant davantage les charmes des sous-bois et les charmes, douteux, du casino.Pour attirer de plus en plus nombreux ces résidents secondaires, Spa organise chaque année plusieurs festivals (avec celui de la chanson il y en a un de théâtre, un autre de danse).Et c\u2019est le même monsieur Jacques Houyon, qui agit comme secrétaire de ces dl-verses manifestations.Son titre précis, je crois, le place à la tête \u201cdes fêtes de Spa\u201d.Ce qui est aussi joli que prometteur.Jusqu\u2019à cette année, c\u2019est monsieur Houyon qui organisait le festival de la chanson française.Avec beaucoup de bonhomie, un peu à la bonne franquette, on recevait aussi bien les candidats recommandés par les diverses radios d\u2019expression française que les audacieux sympathiques qui écrivaient directement à (\u2019organisateur des fêtes et s\u2019offraient à venir participer au festival.A Spa, on était heureux de cette formule, et monsieur Houyon parie de ses \u201canciens\u201d, dont certains lui écrivent encore, homme un professeur de ses élèves d\u2019hier.Mais cette année, les choses ont changé.Le Festival de Spa a été pris en main par la Communauté des programmes de langue française, a laquelle participe Radio-Canada.Les candidats, maintenant, sont choisis par les diverses radios qui font partie de la commu-nauté, et l'organisateur des fêtes n\u2019a plus sur le choix des concurrents qu\u2019un droit de re-\u2018.1 u t ô t théorique.Pour r, par exemple, que la France vole le concours en présentant Léo Ferré comme candidat.Ce qui, avoue monsieur Houyon, est bierS improbable.Trop do vieux fans La formule du festival de Spa ressemble à celle des autres festivals de chansons: en première partie, quelques concurrents.Après l\u2019entracte, une ou plusieurs grandes vedettes.Mais Enrico Macias, Catherine Sauvage, Charles Trenet et l\u2019écrasant Léo Ferré n\u2019ont réussi à attirer au Casino que des foules moyennes.H a fallu Mireille Mathieu pour que la salle se remplisse de fans.Pas jeunes, d\u2019ailleurs, les fans.Car malgré les efforts des organisateurs (billets à prix réduits, etc.) peu de moins de 25 ans s\u2019intéressent au sort de la chanson française, 11 faut d\u2019ailleurs avouer qu\u2019ils n\u2019ont pas tort: rien dans tout ce qu\u2019on leur a présenté pendant ces 4 jours aurait pu leur inspirer de l\u2019intérêt, à t Jacques Michel.Et cette absence d\u2019un jeune public sou-je assez dramatiquement la ijtuatlon de lachansoncn icophonie, et le rôle que les ( uébécois sont de toute évi-t snce appelés à y jouer.I a chanson M meurt, v ive la chanson I Car il ne faut pas se leurrer: ja chanson qui se fabrique en ii\u2019rance, en Belgique, en Suisse, au Luxembourg ou au iban n\u2019a plusl\u2019intérêt,la raîcheur et le sens de celles, lépassées mais toujours bêles, de Trenet ou de Brassens.Dn a encore la recette, mais on ne sait plus où trouver les igrédients.De sorte qu\u2019à la seule exception des chansons de Pilar Thomas, qui représentait la France (mais elle est Chilienne), de Jacques Michel et de Suzanne Jacob, tout ce qu\u2019on nous a présenté à Spa aurait pu être écrit il y a dix ou quinze ans.Aucune recherche, aucune fraîcheur, aucun sens véritable, bref aucun intérêt dans ces chansons tâtil-lonnes, asthmatiques, faites E d\u2019autres temps et des pu-sur le point de s\u2019éteindre, Un détail révélateur: seul Jacques Michel a su utiliser le bon orche^re de quelque 20 musiciens que le festival mettait à ia disposition des concurrents.Les autres ont pré-f ér é s\u2019accompagner eux-mêmes à la guitare sèche, ou alors ils ont fourni des arrangements poussiéreux et plats, vieux sans esprit, et qu\u2019aurait sans doute désavoués Jacques Hélian.Il serait ridicule, sans doute, de crier sur les toits que la chanson française se meurt, et qu\u2019il n\u2019y a que nous pour la Jacques Michel: beau, bon et décidé! La .Belgique n'était pat inconnue de Jacquet Michel, qui n'était pas, même avant Spa, un inconnu pour les Beiges.Depuis déjà plusieurs mois, grâce à un ami animateur à le radio, set disques tournent, on sait qui il est.Quand il est arrivé à Spa, il était convaincu (il me l'a dit par la suite) qu'il allait remporter le premiei1 prix.Car il fait partie de la race de ceux qui ne vivent que pour réussir.Il se savait prêt, et il avait appris lors d'un séjour en Europe (sa bourse d'études remportée au dernier Festival du disque, c'est en Belgique qu'il est allé l'utiliser) à quelle sorte de concurrents il aurait affaire.Il avait aussi une manière de pressentiment que cette année sera son année.A Spa, il a travaillé avec autant de méthode, autant d'application que s'il avait été à Montréal ou dans son Abitibi natale.C'est d'ailleurs cette détermination jamais en veilleuse qui, chez Jacques Michel, m'a le plus impressionné.Il met dans l'organisation de sa carrière ia même énergie sauvage que déploie pour vendre u salade un vendeur agressif.Et, comme le vendeur agressif.ses arguments portent, s îs chansons passent, il atteint son public de plein front.A ce point que, dès qu'il eut mis le pied sur la sei ne et avant même qu'il attaque ses :hansons, le public du Festival'de >pa a réagi, comme s'il avait senti :juecelui-là, c'était du sérieux.Ceti e qualité-là s'appelle la présence.De toute évidence, Jacques Michel n'en est pas dépourvu.Ça ne déviait pas lui nuire, pas plus que devait lui nuire sa tête (que les Belge t ont tantôt comparée è celle d'un n ousquetaire, tantôt à celle d'un tri ippeur) et sa voix, dont il a su au fil des années ' améliorer la solidité et la qualité, pour atteindre enfin i :e succès au- quel ii estime, à droit, justj» titre, avoir R.H.-R.cSÉlË ip; \"AT*.\t\u20225'v*,\\/i/Vv-v PSÉSI lwsfc«£ §«$ JS \u2022;\u2022\u2022 iv: reîsiï>' Si&eAlfcj; SW® f m- ft O P 3 if ^ Zti, $3®» «|wnp S-ïsI;* sauver.Ce serait oublier Ferré, Ferrât, Brel, Bécaud, Nino Ferrer, les auteurs de Gilles Dreu, F r a n c i s Lai, Eddy M a r n a y, Michel Legrand, et bien d\u2019autres.Mais au niveau de la relève, dans les rangs de ceux qui aujourd\u2019hui se battent pour demain les remplacer, rien ne tranche, rien ne séduit, rien n\u2019accroche.A part, encore une fois, les chansons de chez nous (les bonnes, bien sûr), qui s\u2019attachent souvent à illustrer des thèmes qui sont communs aux autres hommes (je pense à \u2018Ta mère et moi\", de Jacques Michel, qui a fortement impressionné les autres candidats, à \u201cQuand che< toi sera vraiment chez toi\", de Stéphane Venne, et à toutes ces chansons qu\u2019interprète Renée Claude).Qui possèdent, aussi, une fraîcheur, une vitalité qu\u2019on ne retrouve nulle part ailleurs.Et qui, chose essentielle, sont défendues par des interprètes dont les qualités professionnelles tranchent singulièrement sur celles de leurs pendants européens.Jacques Michel, nous le savions et les autres l\u2019ont appris, possède des qualités qui le rendent aussi intéressant à la scène que sur disque.Mais qui, ici, connaît Suzanne Jacob?Et pourtant, avec des chansons (qu\u2019elle écrit) malicieuses, sophistiquées, avec une voix très belle, pure et juste; elle s\u2019est placée sans effort en tête de celles qui portaient les cou-, leurs des autres pays.Et elle n\u2019a, en fait, aucun métier véritable.Qu\u2019aurait-elle réussi si en plus elle avait eu de la scène une expérience égale à celle de Jacques Michel ! La politique avant l'art! Le Festival d\u2019Athènes, lui non plus, n\u2019a pas été créé et mis au monde pour d\u2019abord servir la chanson.De même que celui de Spa, il sert surtout à la publicité d\u2019une ville et d'un pays dont l\u2019industrie touristique a durement souffert de certains tourbillons politiques.Et avant de servir de tremplin à la chanson, le Festival d\u2019Athènes sert aussi un autre but : celui de d o n n e r bonne conscience aux Grecs que la vue des 38 pays participants peut bercer d\u2019illusions en leur faisant croire que cette représentation internationale est faite de plein accord avec tous ces pays, ce qui d\u2019une certaine manière constituerait la reconnaissance d\u2019un régime discuté à travers le monde, Bien sûr, Il n\u2019en est rien: l'organisation du festival invite à Adamo chez les Grecs.Athènes un certain nombre d\u2019individus de nationalités différentes, qui ipso facto deviennent les représentants de leur pays.Le Canada, pas plus que la majorité des autres paÿs, ne se mouille officiellement là-dednns.L\u2019ambassade d u Canada à Athènes est même allée jusqu\u2019à confondre politique et politesse en ne faisant même pas parvenir à Renée Claude le moindre message de bienvenue.Côté organisation, ce festival-ci impressionne.En plus des 38 interprètes, dont plusieurs étaient accompagnés de leur chef d\u2019orchestre (c\u2019est Michel Brouillette qui a dirigé les 60 musiciens qui ont accompagné Renée Claude), on avait invité les 38 membres du jury (un par pays), plusieurs correspondants des journaux, de la radio et de la télé d\u2019Amérique et d'Europe, et quelques invités prestigieux: Adam», qui devant 68,000 personnes a sans doute fait le plus grand triomphe de sa carrière (et assurément le plus gros succès du festival), Al Bano, inconnu ici mais adoré là-bas, Joséphine Baker, Sandie Shaw, les Deep River Boys, Carmen Sevilla, et Dave Carroll and the Sing Sing Four.Coût officiel: $300,000.Mais des membres de l'organisation ont avouéen baissant la voix que $500,000 serait plus proche de la réalité.Et les tortures ?dit-il Quoi qu\u2019il en soit, on ne néglige rien pour plaire et pour séduire.Et parce qu\u2019on est à Athènes, et que les Grecs ne comptent pas l\u2019indifférence parmi leurs défauts, on est gentil et plein de prévenance pour les invités.Les seules fausses notes dans cette ambiance euphorique: l'insistance qu\u2019ont mise les ministres et 1e maire de la ville à parler de \u201cla Grèce, pay's* de la liberté et des vertus démocratiques\u201d, l\u2019attitude inconcevable du président du festival, Georges Economidès, qui profite de l\u2019occasion pour tirer le plus possible la couverture de son «été et se conduit en général, avec les artistes, comme un arriéré mental; enfin, l'insistance malencontreuse de l\u2019attaché de presse de l\u2019ambassade grecque à Ottawa, rencontré par hasard à la terrasse de notre hôtel, et qui nous a entretenus longuement (Maurice Dubois, qui représentait le Canada au sein du jury, Renée .Claude et moi.» sur la méchanceté des journalistes du monde en général et de ceux du Canada en particulier qui prennent un malin plaisir â ternir 3a réputation du gouvernement grec, sans autres sortes de preuves que les idées farfelues que leur fournit en abondance leur imagination.Sans celte ahurissante intervention, rien ne nous aurait été plus étranger que les problèmes intérieurs de la Grèce tant on mettait de soins à éloigner de nous problèmes et inquiétudes, tant on s\u2019ingéniait à rendre notre séjour agréable et d é n u é de préoccupations d\u2019o r d r e politique.Mais une fois le sujet sur le lapis, nous avons eu envie d\u2019en connaître davantage.Tant mieux pour les théories de l\u2019attaché de presse: nous n\u2019avons eu ni le temps ni les moyens de discuter de œs sujets brûlants avec les Athéniens, en général infiniment discrets à ce propos.Texas ou Grèce ?Mais revenons à nos moutons.Ce qui déroute le plus, dans ce festival, c\u2019est le gigantisme qu\u2019on y déploie: autant d\u2019invités, autant de pays, autant de vedettes, de spectacles interminables (dont on ne voyait jamais la fin avant 2 heures du matin), ce stade im-mense, sans doute le plus vaste du monde, tout ça non pas au Texas, ou en Australie, mais dans ce pays assez petit, relativement pauvre, et aux prises avec des difficultés de tous ordres.Ce qui étonne, aussi, ce sont les réactions de ce public presque trop nombreux pour être vrai Car on oublie que les Grecs sont, par tempérament, bien plus proches de l\u2019Orient que de l\u2019Occident, et de les voir manifester un enthousiasme lguyant à tout ce qui, de près ou de loin, rappelait les rythmes orientaux ne pouvait que nous dérouter.Mais les goûts du pu- blic ne sont pas forcément ceux du jury, et les juges d\u2019Athènes ne se sont pas laissé impressionner par les cris de la foule: les chansons qui ont remporté ies premiers prix étaient valables, et pas du tout ' orientales.Le problème: les jurys Avant de passer aux conclusions, il faut souligner les défauts les plus évidents, les infirmités les plus agaçantes de ces manifestations.Que ia Grèce, par exemple, ait inscrit deux chansons à un concours dont le règlement limite la participation de chaque pays à un représentant, c\u2019est gênant Moins sans doute que de con fier automatiquement la prési dence du jury à un Grec, qui décide un peu de tout et effec tue la seule liaison entre l\u2019or ganisation et les autres juges La composition de ce jury enfin, peut faire sourire.Car aux côtés du chef d\u2019orchestre français Jean Claudrie, de cet au\\ve vieux monsieur charmant, programmateur à la radio, qui représentait la Suisse, de Maurice Dubois, il se trouvait là-dedans des gens dont on pouvait douter à la fois de la compétence, et de l\u2019opportunité de les trouver là.Comme \u201cnotre\u201d Ben Haye, par exemple, qui représentait les Etats-Unis, et ces messieurs affairés à faire plaisir à tout le monde et qui étaient, comme par hasard, directeur de là maison de disques où enregistrait le concurrent du pays qu\u2019ils représentaient ou imprésario de la .vedette qui portait les m ê m e s couleurs qu\u2019eux.Un jury ainsi formé évite bien sûr les complications politiques et fait plaisir à un peu tout le monde; quant à sa compétence pour choisir les meilleures chansons.A Spa, le problème du jury est aussi un problème grave, moins insoluble cependant que celui soulevé par la formation de celui d\u2019Athènes.Car aux côtés de Charles Trenet, dont la compétence ne saurait être mise en doute, de Danielle Heymann, excellente critique de variétés à l\u2019hebdomadaire l\u2019Express, et de Roger de Vau-dreuil, réalisateur à la radio de Radio-Canada et intéressé depuis toujours par ia chanson, on trouvait dans le jury le président des hebdos de Belgique, qui de toute évidence ne se sentait pas tout à fait chez lui, Estella Blain, chanteuse agréable et gentille comédienne, mais dont les qualités de juge restent à démontrer, et même Roland Dhordain, indiscutable patron de la radio française mais juge discuté d\u2019un concours de chansons.Ces défauts de la cuirasse des deux festivals sont peut-être les plus graves failles de A, leur organisation respective, même sid \u2019a u t r e s manquements peuvent paraître plus spectaculaires.Car c\u2019est du jury que dépend le choix final et, plus grave, l\u2019orientation da ce choix, ses implications et son actualité par rapport aux grands mouvements de la musique populaire.Car si Jacques Michel, cette armée, u\u2019a-vait pas été là, le Grand Prix aurait été a 11 r i b u é avec la même conviction à un autre concurrent.Or a u c u n d\u2019eux n\u2019avait de rapport véritable avec la musique \u201cqui arrive\u201d, avec les sentiments des vraies gens d\u2019aujourd\u2019hui et avec leurs préoccupations.Surprise : on est bons ! La conclusion à tout ceci est simple, et diamétralement opposée à celie que je croyais ramener au moment de mon départ: il faut que nous participions nombreux aux festivals de chansons qui se tiennent un peu partout à travers le ¦ monde.Il faut que les meil- i leurs des nôtres les écument.littéralement, qu\u2019ils raflent les premiers, les deuxièmes, ies troisièmes prix,.qu\u2019on, les dé-couvre, qu\u2019on parle d\u2019eux,.qu\u2019on les chante.Et que la francophonie découvre enfin chez nous les richesses que, complexés que nous sommes, mous cachons aux autres et gardons pour mous.Notre chanson a besoin pour vivre qu\u2019on l\u2019entende ailleurs, et qu\u2019on l\u2019achète.11 faut pour cela aller la faire entendre à ceux qui commencent à se rendre compte de sa valeur et de son importance pour la survie de la chanson tout court.C\u2019est maintenant ou jamais\u2019 René Homier-Roy Renée Claude sait rire ! Sait-on qu'elle est drôle, qu'elle sait faire des imitations tordantes, qu'elle a un sens de l'h u m o u r pointu, malicieux et très efficace?Derrière l'image un peu absente, un peu abstraite, sait-on qu'il se cache une femme aux prises avec les mêmes problèmes que la plupart de ses \u2022 e m b I a b I e s, comme tout le monde angoissée de vivre, d'aimer, d'être?J'avoue que moi, je ne le savais pas.On dit que c'est en voyage qu'on découvre le*vrai personnage des gens.' Si c'est vrai, Renée Claude devrait être abonnée i vie i ce Prix Orange qu'on lui a décerné cette année.Car non seulement a-t-elle été d'une admirable gentillesse professionnelle avec des quantités de gens qu'elle aurait, de toute évidence, préféré fuir, mais encore n'a-t-elle jamais,^ aucun moment \u2014 elle sur qui reposait pourtant tout le poids de l'aventure \u2014 montré quelque réticence, quelqu'impatience que ce soit alors que les conditions matérielles dans lesquelles nous devions travailler passaient .de l\u2019agréable au moins agréable.Si elle était encore à l'école, Renée Claude serait à coup sûr citée au tableau d'honneur pour sa bonne conduite et sa gentillesse.A Athènes, elle n'a rien remporté.Mais des journalistes (et même un membre du jury) m'ont dit l'effet que la très belle voix de Renée Claude' leur faisait.Et les autres concurrents à ce concours, qui pouvaient mieux que te public grec ap-' précier les qualités occidentales de Renée Claude, ont été eux aussi ex- trêmement élogieux.Pour nous, qui pourtant savons et son talent et son très beau timbre de voix, nous nous prenions à nous étonner de l'extraordinaire progrès qu'en peu d'années elfe est parvenue à réaliser.Et les comparaisons que le Festival nous force à faire étaient, toutes, à l'honneur de notre représentante.Qui n'en a pas perdu pour autant son sens de l'humour: quand on l'a littéralement assiégée pour lui demander son autographe, elle a répondu à nos remarques perfidement flatteuses par: \u201cMoi, y m'aiment pas parce que je suis bonne, y m'aiment parce que je suis belle!\" Et peut-être avait-elle raison: le dernier soir, il a fallu l'aide de la police pour la dégager de l'étreinte de ses innombrables (et jeunes) admirateurs.Qui ne savaient pas son nom mais hurlaient \"Canada!\" en lui tendant leur carnet.Comme si ça avait été un mot de passe.\tR.H,-R.LA PRESSE, MONTREAL, JEUDI 30 JUILLET 1970/7 RUDEL-TESSIER p*v>rrx\tWV'eFj, LA PRESSE UE i mxatmtaitm ssSraws ;*&*jipSnH FÀÿvv- .^BSWKSWfW \u2022 \u2022 ¦ 9Q yY.',yj: ' 11» %#&**>* ~AA1\u2018&#+V' *&P **0T- 'à- | 3**%^ jiisa.j ««Wst «% ** ag&ss \u2018¦¦'Cvksv; -\\^v -\u2022-¦*.v ¦ .¦ $Sp.£ $SMF Mm i&yr BBBWRta&PZ FÉLIX LECLERC ACCROCHE SES SOULIERS DANS L\u2019ILE D\u2019ORLEANS Félix Leclerc est dans son ile, dans son ile d\u2019Orléans, qu\u2019il a découverte en 1945, et où il a écrit \u201cle Fou de lUe\u201d, il y a maintenant un quart de siècle.\u2018 Il a quitté sa grande villa suisse, qui surplombe le lac de Genève, pour sa cabane au Canada, en attendant d\u2019emménager dans le château en Espagne qu\u2019il construit de ses mains comme un bon ouvrier parmi d\u2019autres ouvriers._Et quand sa maison orléanaise sera construite, quand il y entrera avec sa femme et sa fille, fl accrochera ses souliers.Il repartira, bien sûr, pour un jour ou pour un mois mais ce sera dans $*$ petits souliers, car il reviendra toujours uans son île, sur ses terres, dans sa maison à l\u2019image des anciennes -\u2022 ' \u2022 .* maisons du pays \u2014 de ce pays québécois dont on a envie de dire qu\u2019il lui ressemble, pour leur faire honneur à tous les deux.Il reporfira en janvier, pour 6 mois Il repartira en janvier, avec femme et enfant, parce qu\u2019on l\u2019attend en France, en Suisse, en Belgique et dans quelques pays de l\u2019Est.Cette longue tournée, qui sera interrompue- par deux semaines à Boblno, où il passera en vedette, bien sûr, le retiendra en Europe jusqu\u2019en juillet 1971, alors qu\u2019il reviendra pour s\u2019installer pour de bon dans son pays.Après, il ne .quittera plus son ile que comme on quitte sa maison, pour y revenir, le plus vite possible.\u2014 J\u2019essaierai de ne jamais partir pour plus d\u2019un mois à la fois, m\u2019expliquait-il, l\u2019autre jour.Mais quand il aura fini de construire sa maison, et avant de repartir, Félix Leclerc fera une longue tournée québécoise, qui débutera en octobre, à Montréal.(Deux semaines au Patriote).En ce moment, il travaille trop ! Sa femme en est persuadée, mais elle a beau le supplier de se ménager, il continue à se prendre pour un ouvrier comme les autres, six jours par semaine! Mais cette maison, il veut y avoir mis la main, pour qu\u2019elle ne soit pas une simple maison qu\u2019on se paie.En attendant, il habite sa cabane au Canada Nous étions sous la véranda do sa célèbre \"cabane au Canada\u201d, à vingt minutes de tracteur de sa future maison, en bas vers le fleuve.Cette petite maison faite de troncs d\u2019arbres, où il se couchait, l\u2019hiver, en se disant que c'était extraordinaire de savoir que s'il laissait- s\u2019éteindre le feu, durant la nuit, il ne s'éveillerait plus jamais.Sa nouvelle maison, en haut, aura le chauffage central, et une grande cheminée qui s'éteindra la nuit, sans (langer pour lui, sa femme et sa petite Nathalie.Mais, le connaissant comme je le connais, il ne résistera pas tous les soirs à la tentation de passer une mut dans sa cabane, en danger de mort! Et sa belle villa de Saint-Légier en Suisse ?Sa femme et sa fille y habiteront six mois encore, et c\u2019est là qu'il les retrouvera quand i! aura un peu de temps entre les étapes de sa tournée.Eventuellement, il la vendra, mais li n\u2019est pas pressé.Dans deux ans.peut-être, pense-t-il, en ce moment.En ce moment où il ne pense qu'à la maison qui sort de terre, et dont i! a fait approuver les plans par la Commission des sites et monuments historiques (qui les a d\u2019ailleurs modifies avant de les approuver).Ij a pris le temps d'écrire un roman avant de rentrer \u2014 Je n\u2019ai pas touché à ma guitare depuis mai, me dit-il subitement.\u2014 Alors, pourquoi es-tu resté en Suisse jusqu\u2019en juillet?\u2014 J\u2019avais un livre à faire.Je savais que j\u2019aurais ia tête à autre chose si je revenais avant de l\u2019avoir terminé.\u2014 Et c\u2019est quoi?Un roman?\u2014 Eh bien, oui! \u2014 Et ça s\u2019appellera comment?Il se donna une grande claque sur la cuisse! \u2014 Qu\u2019est-ce que tu penses de ça'.\u2019 \u201cMarcel Carcajou, séminariste\u201d ! \u201cMarcel Carcajou, séminariste\u201d, ce sera son quatorzième ou quinzième livre.11 ne se souvient plus.Les Français savent, maintenant, qu\u2019il est un écrivain et un auteur dramatique, Six de ses oeuvres sont dans les librairies de France, de Suisse et de Belgique, et on a joué son théâtre en France et en Suisse.Mais sa compagnie de disques aura contribué à faire connaître l'écrivain davantage que les libraires, en France et dans le reste de la francophonie, puisque (on devrait le savoir, mais on l\u2019ignore très généralement, - *r'\t,C- .- ¦'> Y'r'J» ¦!\tt/f * ici», elle a édité sur deux microsillons, son beau livre: \u201cPieds nus dans l'aube\u201d.C\u2019est, évidemment, Félix Leclerc qui lit son oeuvre.Après l'Inlégrale: \"100 chansons\" dans un coffret Félix Leclerc a beaucoup de raisons d\u2019être content de Philips (même s\u2019il nous semble à nous que Philips ne fait pas un gros effort de diffusion ici).11 y a à peine deux ans.en effet, la compagnie a édité l\u2019intégrale de son oeuvre chantée, et voici que très bientôt arrivera chez les disquaires un coffret de luxe réunissant \u201c100 chansonsde Félix Leclerc\u201d.Alors, pourquoi est-il revenu, puisqu\u2019il aime la France, qui a fait de lui une grande vedette, et la Belgique et la Suisse qui lui font fête chaque fois qu\u2019il y chante ?\tç 11 est revenu parce qu\u2019il ne pouvait oublier ce coin de terre de File d\u2019Orléans qui lui appartenait depuis plusieurs années, et où il s\u2019était promis, il y a longtemps, de revenir, pour y bâtir sa vraie maison, dans sa vraie patrie.Alors, ce n\u2019est pas parce qu\u2019il n\u2019a plus le goût de chanter.\u2014 Je pense que je ne cesserai plus jamais de chanter, me disait-il, dimanche.Je retournerai en Europe, et, ici, je chanterai de temps en temps.Je me vois très bien partir avec ma guitare, pour aller chanter mes chansons, et rentrer chez moi dans la nuit ou le lendemain matin.Comme autrefois.Mais je \u2019 veux écrire.J\u2019ai encore bien des livres à faire.Et puis je veux prendre le temps dé vivre.Chez moi.Ici.Une terre longue d'un mille et demi Ici c\u2019est une terre d\u2019un mille \u2019 ci demi qui part du sommet de File, et qui descend jusqu\u2019au fleuve, en face de la côte de Beaupré.Une bien belle terre et une bien belle vue! Je ne l\u2019ai jamais vu aussi heureux.Il fera d\u2019autres chansons qu\u2019il chan-I tera, et il écrira d\u2019autres livres.11 m\u2019a i rappelé, l\u2019autre joqr, cette parole de £ Miville Couture, rentrant de son premier voyage en France: \u201cMaudit! que c\u2019est beau à voir, des gens qui sont chez eux!\u201d Il est rentré au pays de Québec pour se sentir chez lui.Alors, nous avons parlé de ce qui s\u2019est passé ici, durant sa longue absence.Mais nous avons surtout parlé de son arrivée à Paris, il y aura bientôt vingt ans.Quelques années plus tard, les auteurs d\u2019histoires de la chanson française lui faisaient une belle place, quand ils ne reconnaissaient pas qu\u2019il était à l\u2019origine d\u2019une nouvelle époque de la chanson.Ici, ce n'est pas si simple! Même quand il s'attardait longuement au Canada, on ne l\u2019oubliait pas.On ne cessait de le réclamer.Et quand il était là il devait refuser trois propositions d\u2019engagement sur quatre, et, lourtant, il donnait en moyenne cinq Récitals par semaine.Tant qu'il ne se écidait pas à s\u2019accorder un répit, pour rendre le temps de vivre avec sa femme et sa fille \u2014 et pour écrire.Ici, au Canada, il se passait quelque chose d\u2019assez inexpliquable.Il était vite devenu une sorte de vedette en marge, hors du temps, lointaine et, il faut bien le dire, douteuse pour certains.Les Québécois n\u2019en revenaient pas tous qu\u2019un autre Québécois fût une grande vedette à Paris.Pas tous, bien sur, mais beaucoup, qui se mettaient à douter, qui s\u2019imaginaient qu\u2019on leur faisait accroire des choses.Ce n\u2019est pas certain qu\u2019ils se soient laissé convaincre, depuis! Il y en a encore qui me promettent une discrétion totale, si je veux reconnaître \u201cqu\u2019il n\u2019est pas une si grande vedette que ça en France\u201d! Heureusement qu'il a pour lui la majorité! Quand, il y a quelques années, on fit une enquête auprès des jeunes, pour connaître leurs auteurs canadiens préférés, c\u2019est Félix Leclerc qui fut mis en tête de liste \u2014 mais il reste un auteur en marge, que beaucoup de critiques ignorent systématiquement, quand ils n\u2019en parlent pas avec une condescendance méprisante.C\u2019est'comme s\u2019il n\u2019avait pour lui que la majorité de ses compatriotes \u2014 l\u2019immense majorité de ses compatriotes, et ses voisins de l\u2019ile d\u2019Orléans, qui ont reconnu en lui un homme de File, bien avant qu\u2019il ne découvre lui-même, tout récemment, depuis son retour, que sa famille était une famille de File, au XVIIe siècle.Rien ne pouvait lui faire plus plaisir.Mais en ce moment il vit dans la crainte que la grève des ouvriers du bâtiment retarde la construction de sa maison au-delà de la belle saison, car sa cabane c\u2019était bon pour l\u2019homme seul qu\u2019il était, quand il allait s\u2019y réfugier en toutes saisons.Mais maintenant il a une petite fille de vingt-deux mois.Alors, il espère que la grande maison en haut sera prête à les recevoir tous quand la bise viendra.Il prie et il travaille comme deux sur son chantier! A*: > *Li vmaL'&Kv* if*k-: A- iViiîii ¦ i \\ ¦i: 10/LA PRESSF, MONTREAL, JEUDI 30 JUILLET 1970 i > i ' ! mensonges de Tex r YVES LECLERC m - J.-»»' V* Et puis, les mensonges de Tex ne lui sont pas tous imputables.Il semble avoir le don de susciter l\u2019exagération, l\u2019affabu-1 a t i o n.Il aime parler, n\u2019importe quand, à n\u2019importe qui, de n\u2019importe quoi.Des choses si énormes qu\u2019elles ne peuvent être que des blagues, et qu\u2019on prend au sérieux.Des taupinières dont on fait des montagnes: \"Je dis à un gars que j\u2019ai passé la fin de semaine à la pêche sur la Baie James, et le lundi suivant je vois dans un journal que \"Tex s \u2019e s t perdu dans les bois pendant trois jours\u201d.Des histoires comme ça.Qu\u2019est-ce que tu veux que j\u2019y fasse?\u201d Qu\u2019il cesse de parler?Aussi bien demander aux rivières de remonter vers leurs sources.D\u2019autres fois, il rejette la responsabilité sur son entourage, à qui il arrive de parler pour lui quand il n\u2019y est pas.Et qui sait, c\u2019est peut-être vrai.Et il y a aussi son per-s o n n a g e: le bûcheron, l\u2019h o m m e des bois, le \u2018 dernier des vrais\u201d.C\u2019est faux, bien sûr, ou du I moins c\u2019est dépassé.Et i souvent ça sonne même faux.Mais l\u2019est-ce tellement plus que le personnage de F é 11 x Lelclerc paysan rustre, que celui de Vigneault \"le gars de la Côte-Nord\u201d qui pourtant est citadin depuis plus de vingt ans ?Sans doute que dans le fond dé sa tête, il se voit lui-même bûcheron, e t draveur.et trappeur.Sans doute que son public, en partie du moins, trouve plaisir à le voir ainsi.Ce mensonge-là, c\u2019est celui du métier, et tout ce qu\u2019on peut lui reprocher, en réalité, c\u2019est d\u2019être souvent, maladroit.Les mensonges de Tex tiennent du goût de la publicité, de la naïveté, du besoin d\u2019embdllir la réa- s lité, du plaisir de conter.Ils viennent autant des circonstances que du caractère d u bonhomme I\tu i -m ê m e.Et ne les croient, au fond, que ceux qui le veulent bien.Ils font partie de son caractère, de son personnage, de sa légende, Tex, le \"grand gars simple\u201d, cache un être curieux, complexe, souvent déroutant.Il était entré dans la chanson il y a quelques années comme un courant d\u2019air frais.On se demandait oû il irait.et il n\u2019allait nulle part.Son dernier microsillon était une blague, et d\u2019un goût assez douteux.On se disait: Tex, c\u2019est fini.M a i s quelques mois plus tard, il rebondit: une série de télévision qui est sympathique, détendue, vivante, et qui marche.Elle fait la saison d\u2019été, et elle continue à l\u2019automne: \"Cette série, tu sais, je l\u2019avais présentée il y a six ans.Ca n \u2019a v a i t rien donné.Et puis, tout-à-coup, cette année.Je ne sais pas s\u2019ils ont fouillé dans leurs vieux papiers, ou si quelqu\u2019un d\u2019autre a eu la même idée que moi.\" Ces jours-ci, il termine un nouveau microsillon, complètement différent de ce qu\u2019il a fait jusqu\u2019ici.II\ty a plus d\u2019un mois qu\u2019il y travailla Pour la première fois, il lâche sa guitare, et Paul Baillargeon, son pianiste de l\u2019émission, lui a fait des orchestra-t i o n s complexes, avec une foule d\u2019instruments et un choeur.Dix chansons toute» nouvelles, et ça va s\u2019appeler (on s\u2019en doutait) \"Sous mon toit\u201d.Il y a aussi un 45-tours en anglais: \"UT Jesus Tm a Lumberjack Man\u201d: \"On a trouvé un son comme personne d\u2019autre n\u2019en a un.Tu vas voir, c\u2019est bon.\" Cette fois, faut-il le croire?\u2014- ; .\tI ¦\t¦ ¦ ¦ V'-\tV - \u2018 T\u2019aurais dû voir ça ce matin, je suis allé pour m\u2019acheter un canot, mais il était sur sa remorque.Alors j\u2019ai dit au gars: Je vais grimper dedans, puis tu vas me tirer pour que je puisse sentir le \u201cfeel\u201d du canot.\"Deux minutes après, le boss du gars sort dehors, et il voit .son vendeur qui tire la remorque tout le tour de la cour avec moi dans le canot: Qu'est-ce que tu fais là?il demande, et le gars répond: Ben.on essaye le canot.\u201d Et pendant cinq minutes.l\u2019équipe technique et les musiciens qui travaillent sur le prochain long-jeu de Tex ont droit aux .aventures du canot, du gars, du boss, et de Tex bien sûr.Tex qui a un talent inné de conteur, et qui adore s\u2019en servir.Ses his-t o i r e s sont-rlles toutes vraies?On peut en douter., mais qui va s\u2019en plaindre?Mensonges?Si on le prend au pied de la lettre, parfois.Mais si on le prend avec un grain de sel, comme il faudrait toujours prendre les histoires, disons plutôt enjolivures.Car il y a toujours un fond de vérité derrière.Les projets qui sont à peine des rêves et dont il fait des réalités, jusqu\u2019à ce que les événements le démentent.Les aventures qui étaient des incidents au départ, et qui deviennent des é p o p é e s.La terre de Saint-Micbel de Went worth q u i devient un domaine, que dis-je, un domaine?Un comté, une province, une planète! ' ' : ' » .I _ » I mauvais PAR RENE HOMIER-ROT luand Stéphanne Venne it Serge Mondor trient pour nous Les USA ont pour leur faire prendre I conscience de certaines réalités des I musiciens-à l'intelligence acide, qui | par le canal de musiques impliquées et f de textes -clairement orientés disent ; tout haut et bellement ce que toute une partie de la population pense de | la vie, du monde, de la politique, de la | guerre et de l'amour.On les écoute ou on ne les écoute pas, on les entend, on les fredonne et on les comprend pas | toujours mais ils sont lé, ils respirent [ leurs idées, ils les communiquent à ceux qui peuvent, qui veulent les en* i tendre et tes partager.Chez nous, rien.Sinon la Révolution française qui : l'année dernière faisait avec \"Québécois\" un succès basé sur un certain chauvinisme et motivé par la qualité technique exceptionnelle de l'enregistrement.Mais le texte se contentait de mettre bout è bout des mots connus et des slogans usés, dont on était sûr à l'avance qu'ils allaient faire frémir chez nous la fibre \u2014 exacerbée \u2014 de l'orgueuil national.Et cette année, la Révolution française (cette fois sur étiquette RCA) rapplique avec encore une fois un produit très bien fait, moins original que le premier mais capable encore de plaire à ceux qui aiment la musique belle.Mais, pire encore que le premier, \"le Temps de la révolution\" ne réussit qu'à faire défiler, dans un français grinçant,[ les pires clichés, les pires lieux communs.A bout de, vocabulaire, la Révolution française devra bientôt ou changer de hom, ou changer de bag, ou se contenter de faire des bruits de bouche sur les musiques fort valables que ses membres savent écrire.Mais si on parle chanson engagée, chanson politique, il ne-faut pas forcé- i Stéphane Venne Serge Mondor ment penser hymne au Québec, Gilbert Langevin et Révolution française.On oublie (j'avais oublié, mea culpa) cette admirable chanson que Stéphane Venne avait écrite, il y a quelques années, et que Renée Claude avait alors cndisquée: \"Tu es noire\", qui abordait des problèmes que nous partageons avec bien des humains d'autres latitudes et que Stéphane Venne avait rendus extrêmement présents.Si je m'en suis souvenu, c'est que cette semaine Barclay a publié une chanson bien plus importante que \"le Temps de la révolution\", bien plus vraie et, pourquoi ne pas le dire, bien plus belle.Elle s'appelle \"Quand chez toi sera vraiment chez toi\", c'est Serge Mondor qui l'interprète avec une admirable retenue, et Stéphane Venne en a fait les paroles et la musique.Entre la déchirante aventure de Cuba, le drame du Vietnam et la lutte pour la vie que l'Amérique livre à son industrie, il trace un parallèle qui passe par nous, nous qui sommes américains de naissance, cubains dans nos rêves et vietnamiens dans certaines de nos réalités.Une chanson engagée, c'est ça.Une chanson tout court et non plus une chansonnette, une chanson qui nous force à lever nos têtes douloureusement penchées sur nos nombrils, une chanson qui remplit \u2014 pourquoi pas?\u2014 sa vocation.Inutile d'ajouter que la musique en est simple, l'orchestration discrète et très belle.Si cette chanson faisait un succès, ce serait un signe, peut-être, que sans s'en rendre compte on a un peu vieilli, on a un peu appris.Les comparaisons sont odieuses, mais un rapprochement fout de même s'impose entre cette chanson de Stéphane Venne et une autre de Georges Moustaki, qu'il interprète sur son dernier microsillon (Polydor) et que Serge Reggiani vient de reprendre (Polydor): \"Requiem pour n'importe qui\".C'est beau, aussi, c'est simple, aussi, et ça parle douloureuseme^ de tout le monde qui se bat contre un même ennemi.Les feux follets français ont eu chaud Il a fallu qu'ils tombent en pleine canicule, ces pauvres Normandsl Faire du tourisme par 90 degrés à l'ombre, passe encore.Mais danser dans de lourds costumes d'époque, c'est le supplice! \"Il le fallait bien, puisque nous sommes venus au Canada pour faire connaitre les danses de notre province.\" Ils ont dansé à Terre des Hommes.Puis à Ste-Agathe, à Lévis, à Québec, au lac St-Jean, à Tadoussac, à Sherbrooke et à Montréal.Au total, ils étaient 36, y compris les musiciens et les chanteurs.Les danseurs venaient de deux groupes: celui de \"la Normandie du bel antan\" et celui des \"Compagnons de Trois-Pisto-les\".De Trois-Pistoles?Eh oui, puisque son directeur, M.Jacques Doucet, a déjà passé cinq ans au Québec et qu'il a eu l'idée de ce nom quand on a fondé la troupe, voilà dix ans.Trois-Pistoles, d'ailleurs, qu'ils n'ont pas vue, cette petite ville étant hors de leur circuit.Ils en ont bien du regret.Mais c'est la seule ombre au tableau.Pour le reste, leur voyage fut un enchantement.\t( \"Nous voulions marquer notre dixième anniversaire par ce voyage.\" Hélas! personne ne voulait , les aider en France.C'est grâce à l'associatioh Canada-Nor- Dans mandie et l'association Loisirs-Danses qu'ils ont pu traverser l'Atlantique.Ils ne venaient pas que nous faire connaitre les us et coutumes de Normandie; ils voulaient aussi voir ce qui restait de chez eux dans notre folklore.Ils auraient pu l'apprendre chez eux si nous y avions délégué une troupe de folklore.Des chi- Voir FEUX FOUETS en pige 15 DATE A SURVEILLER Lundi 3 août LE 3 FAIT LE MOIS' CKA373 ce soir et jusqu'au 2 août présente Mick Micheyl du Casino de Paris 8h 30 et 10h 30 (relâche le lundi) W Procurez-vous vos billets a l'entrée de La Ronde, à la sortie du métro (lie Ste-Hélène).à la Place des Arts (10h à 21h, tun.au sam.et 12h 30 à 21 h.le dim.) ou nu guichet du Jardin des Étoiles.Prix d\u2019entrée: $3 et $4 avec accès gratuit pour la Journée à Terre des Hommes.(Avec un visa régule-rabais de $1.00) Stationnement â proximité du Jardin des Étoiles, du 4 août au 16 août Une station télëmédia zamix Tous les jeudis soir venet voir en perisnne Jean MANOLESCO de 9 h.30 i 10 h.30 p.m./ DINER D'HOMMES D'AFFAIRES ou TABLE D'HOTE ¦vmes - i itoiles présente \"Demain matin, Montréal m\u2019attend\u201d Cwl«/ne français» ou Chinois» à son molllour Venez vUiler notre Salle à Diner accueillante jpècialement let Samedi et Dimanche Soir pour y déguster noire BUFFET CHAUD et FROID en dansant avec le populaire ENSEMBLE MAURICE \u2014 Bébé GROSS à l'accordéon \u2022Le dynamique JIMMY KRUPA à l'orgue Une surpris» vous attend fous Us soirs à noir» bar salon Comédie musicale do Michel Tremblay et François Dompierre, avec Denise Filiatrault, Louise Forestier, Denise Proutx.Ôh 30 et 10h 30 (relâcha le lundi) 5000 1ST, RUI SHERBROOKE.cela Vie» - Meetrtel 4M ftécefpilons de Mariage,, Ânnlvsrsahts ou Meeting, tTfaotei i ISS-ltl] Tetre des Hommes*** ipectecte unique eu monde IA PRESSE, MONTREAL, JEUDI 30 JUILLET 1970/H 12/ LA PRESSE, MONTREAL, JEUDI 30 JUILLET 1970 ^ Avfc y» CLAUDE PMf ONTAINE k JEA» DUCEPPt , GINETTE Léon Berniez et «on grand o«yu* la ./Jatu mm.AU BAR DU MUSIC-HALL 4WJ St-Hubert Les Brass Rockets.\u2022En sem.: 10:39 et 12:30.Fin de semaine: 9:30, 11:30 et 1:30.BLACK BOTTOM 32 oit, St-Paul \u201cThe Spirit and The Truth\u2019\u2019, et Trevor Payne et son ensemble, toute la semaine.CAF'CONC\u2019 Hôtel Château Champlain Place du Canada \u2018 Bon Vivant\", revue avec Suzanne Lake, les Bizarro Brothers, François Szonv et Rita Agnese.CAFE DE L'EST 455! est, Notre-Dame CAFE DU NORD 11715, boulevard Pie-IX Jacques et Nadia.En semaine : 10:30 et 1:30, Jeudi, vendredi et samedi: 9:30, 11:30 et 1:30.Dimanche \u2022:30, 8:30 et 10:30.CAFE RAINBOW BAR 4111 est, rue Notre-Dame Jimmy Dully.Vend, et sam.9:30, 11:30 et 1:30.Dim.5:30, 8:30 et 10:30.CASA LOMA 94 est, rue Sainte-Catherine \u201cTouch of Venus\u201d avec Ma-rylin Apollo et Ricky Dunn.Spectacles : en semaine à 10:30 et 1:00 samedi à 9:30, 11:30 et 1:30, dimanche à 8:30 et 10:30.CHEZ CLAIRETTE 145! de La Montagno Clairette j u s q u \u2019à samedi (10:30 et 12:30).LE CONCORDE 2440 bout, de la Concorde Duvemay Claude Stéber, avec, en première partie, Marie-France.Chantal Renaud.\u2022 \"^DlSCO-CLUB EPOCA n semaine: 10:30.1:30.Ven- 2J0 *u«t, Notro-Damo dredi et samedi: 9:30, 11:30, 1 00.Dimanche: 9:30 11:00.Mac Mike Trio.En semaine (sauf lundi»: 10:30 et 12:30, samedi : 9:30, 11:00 et 1:00, dimanche ; 9:00 et 11:00.ESQUIRE SHOW BAR 1224 Stanley Lloyd Sims et les UnJr.nçtra- blés.\t; HOTEL AVIATION 4225 chemin Chambly, Route 1, St-Hubert Lise Lapointe.Spectacles: 10:00 et 12:30.CONCERTS?POPULAIRES DESJARDINS Commandités par les Caisse* populaire* Des Jardins de l\u2019Union régional# da Montréal ORCHESTRE S.MPHONIQUE DE MONTRÉAL FRANZ-PAUL DECKER, direcièur artistique MARDI ET MERCREDI 4 et 5 AOÛT 8 h.P.M.\u201cSOIRÉE VIENNOISE\" Oeuvres de Lehar et de.Strauss Au pupitre : FRANZ-PAUL DECKER Solistes : COLETTE BOKY, soprano (Metropolitan Opera) JOHN VAN KESTEREN, ténor (Opéra de Munich) PRIX POPULAIRES : 41.» $3.50 Buffet après les concerts : Î2.5Q Ut biütn «or.! tvtti en v*n!a dent le* Ce.mi populaires Deejertfim Cet concert» eoni àntnlsét lue /* colhbofUlon de Piece dee Ait» CAd\tSALLE WILFRID-PLLLETIER PI \\( I DES ARTh Montreal IJ\" ()iirl»i-' fi l H1J-J1IJ HOTEL CARTIERyiLLE 40*1 ouest, bout.Goulu Peggy Ellis.Tous les soirs à compter de 9:00.HOTEL LAPINIERE 2155, beul.Laplniére François.HOTEL LAPOINTE Saint-Jérôme Johnny Farago et Patrick Zabé.Jeudi (10:30 et 1:00), vendredi et samedi (9:30, 11:30 et 1:00) dimanche (8:30 et 10:30).HOTEL PONT-VIAU 31, beul.des Laurent ides Berta.Lundi, gala avec RiXpéo Pérusse, R o b e r t Vi-mont et Danielle et Michèle (9:00).Spectacles: ven.et sam.à 9:30, 11:30 et 1:30, dim.à 6:30, 8:30 et 10:30.L'IMPREVU 444 Place Jacques-Cartier Les Exponians, jeudi et dim.(9:00 et 11:00), ven.et sam.(9.00,11:00 et 1:00).PARC LAFONTAINE Ce soir à 7:30, Les Chee-ques.PARC LOYOLA Montréal Les Coven, mardi à 7:30.PLACE VILLE-MARIE Terrassa Spectacle à 12:30.PLAYBOY CLUB 2011, rua Aylmer Patsy Gallant, vendredi et samedi (4:30, 10:30 et 12:90).LE PORTAGE Hôtel Sena venture Cynthia White et Chrissio Rito.Spectacle continuel (8.00) sauf le dimanche.LA PORTE ST-DENIS 45M,n» St-Denis Réal Alain.Spectacles: en semaine à 10:30 et 1:30, ven.et sam.h 9:30, 11:30 et 1:30, dim.à 6:30,1:30 et 10:30.SALLE BONAVENTURE Hôtel Relna-Elbabeth 900 ouest, Dorchester Takeuchi Keigo et les danseuses Impériales japonaises.Spectacles à 9:30 et 11:30; le samedi à 9:30 et 12:00.SQUARE DOMINION Montréal Vendredi (4:30), l\u2019ensemble de Pierre Marunczak, groupe folklorique ukrainien.THEATRE DE VERDURE Parc Lafontaine Le grand Robert.Lundi à 9:00 (en cas de pluie, mardi).LE TOTEM Piedmont\t, \u201cLa passion Richdrd1' avec Jean Richard.LE VAISSEAU D'OR 1100, ru* Cyprès Yoland Guérard et Yolande Di'tude, vendredi, samedi et dimarche.Mardi et mercredi, Lise Boucher.TÉRRE DES HOMMES Jardin das étoiles : Le Casino deParisavec Mick Micheyl jusqu'à dimanche.A compter de mardi : \u201cDemain matin, Montréal m\u2019attend.\" Tous les soirs à .8.30 et 10.30.Kiosque international: Dimanche (7:30) les BalleLs modernes, \u201cArs Gymnastica\".Place des Nations : Dionne W a r w i c k, samedi (8:30).Mercredi (8:30), Johnny Mathis.DATE A SURVEILLER Lundi 3 août LE 3 FAIT LE MOIS' CKA073 Une station télémedia 15 AIJ 20 SEPTEMBRE BOÎTES CHANSONS L'ATRE 4441 St-Denis Suzanne Jacob jusqu'à dimanche.A compter dehjrdl, Antoine Samman.En semaine à 10:00, jeudi, ven.et samedi à 9:00 et 11:00.BACK DOOR coin Sherbrooke et McTavish Bruce Murdock.LA BUTTE A MATHIEU 2554 Monty Val-David \"Mauses que c\u2019est plate le Théâtre\u201d, revue avec Raymond Lévesque, Claude Mi-chaud, Benoit Marleau et Lyne Bourgeois jusqu\u2019à dimanche.A compter de mardi, \"Dix ans pas trop\u201d, revue de Raymond Lévesque.Tous les soirs à 9:00, le samedi à 9:00 et 11:00.LE CHAT GRIS Domaine d'Estrl* Eastman François Cousineau et son trio, et Diane Dufresne.Tous les soirs vers llh30, relâche le lundi.LE CHANTECLER S te-Adèle Donald Lautrec, samedi à 9:00 et 11:00 LA CLEF Ile du Moulin, Terrebonne lies Blue Generation, jeudi, vendredi et samedi.Les Expeditions, dimanche.LA COLONIE ARTISTIQUE DU JAZZ LIBRE Val-David Tous les soirs, (relâche lundi) le Jazz Libre du Québec et le groupe \u201cO Cannabis\" avec participation de l\u2019auditoire.LA GALERIE-CAFE 154 est, rue St-Paul Jeudi, les Age.Vendredi et samedi, Jude Tree, De dimanche à jeudi, les Age.PATRIOTE A CLEMENCE \u201cTout\u2019é Corek\".Spectacles: nftrc., jeudi, dim.à 9:00; vendredi à 9:30; samedi à 9:00 et 11:00.PATRIOTE DE STE-AGATHE Lac des Sables, Sto-Agathe Les Cyniques.Spectacles: en semaine 9:00, vendredi, samedi à 8:30 et 11:00.Films tous les soirs.1970 PATRIOTE A JEAN-LOU St-Pierro do Wakefield, Hull Yvon Deschamps, samedi à 8:30 et 10:30.LB PIRATE St-Fablonsur-Mer Mercredi, Louise et Raoul Roy (9:00).LETHBATRE DES MARGUERITES Trois-Rivières ouest Tous Tea vendredis soirs Yvon Deschamps accompagné par l\u2019orchestredeJacques Perron.LAROCHEAVEILLON S-Jean-Port-Joli Charlotte et Mené, samedi et dimanche (4:45).YELLOW DOOR 3425, Aylmer Vera Johnson jusqu\u2019à dimanche.cabarets ALL AMERICAN BAR 1235 ouest, Dorchester Spectacle continuel.ALOHA BAR-SALON 273 est, Beaubien ASSOCIATION ESPAGNOLE 445 ouest, Sherbrooke Ven., sam., dim.: formation de jazz, le Djazzaléa.AUBERGE LION ROUGE 2213 ouest, Sto-Catherlne Bar-salon avec Riby Robinson au piano.Musique honky tonk.AU BOUL'MICH 10,122, beul.St-Mkhel Jour ; Danseuses à gogo.Soir : les Ruby\u2019s et les Cinq-Quatre.Animateur: Jacques Darrieux.AU TABOURIN 113 ouest, rue Saint-Charles Longveuil Danse avec musique AM-FM.BAR-SALON ROYAL CLUB 1414 Guy Accordéon et guimre.BRASILIA 219 ouest, Laurier Danse fevec orchestre.BIERGARTEN BAVAROIS 20 est, Crémazi* Authentique orchestre bavarois.A compter de 8:00.CABARET QUEBECOIS ' 223, boul.des Laurentides.Pont-Vlau Spectacle continuel.¥o ^ tUEPItCf 9 QUI VOUS ftRA RISC .StKIUSIMMT DANSE TOUS US VEN.- SAM.- DIM.SOIR *\u2022 2 otcHcsntts urum roui ADwrn SALIE DO-RE-MI 7474, SAINT-HUURT \u2014\t\u2014 I7M1M SAUF WILFKID-PFLLÎ FIFK Théâtre d'été \"SUH VALLEY\" dliKlfon ¦ HENRI \"L'AMANT DE COEUR\" ComMI# \u201dj»l»(ir»\u201c irvitmt qui \u2022 fill 4 Pari* toi btu» >su\" '***\tApollo-Oiunou «t Potlnèrl.' vmwvi|\tEn vediit» An*i.lACHATIllI - Html NOSSES! - Dtminlqv* UIANO Wnrvoflont STt-AOfU maSIt \u2022f nnMÎqnwMnf» \u2022 MONTMAl Ub*rt) UI-4HI KiriISINTATIONSi IM \u2022 SUrtrWi .MlHNlA.atSStîi^ V**\"*\"*' *k * « \u2019 \u2022 .¦ \u2022\t\u2019 ¦ f; tmffàWSB&si Wwhb a l 9 Spectacle tiilet» en «Mil* dut ED.ARCHAMBAULT MO ni, re# Ite-Cellierlni SHOIIOOKI, ligne direct.Elthmui (pti d« frail) 547-0044 BacaS *w> **» rvto dernier àetwte B Weréréet.te» pope'eiree Owe»» »
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