La presse, 29 mai 1971, Cahier A
[" Trudeau défend ses amitiés soviétiques V ,¦.»\u2022\" ¦ (¦\t.:¦\tf X; À* = * ' .;s :;ÿ ¦>* ¦\u2022¦ -.v/' Ç- ¥*:>\u2022/ ¦ .¦*¦;.¦\u2022 ¦.*< v M ¦ ify i\u2019- \u2022>:\u2022\u2022-\u201c\u2022 ' \"su .; ¦ - '.-¦¦¦ ¦ < JS * V V >\tV,.- ¦ & \u2022 * ?\\/t #-\tj».>«99*' v -Air'\ti ?-*\t; .*«* ^ *,jBi\tr __,\t-\u201ev |W||BWW JNNRB;-: j;, *8**2£aS®r jM0&» H -M par Marcel DESJARDINS de notre bureau d'Ottawa OTTAWA \u2014 A peine descendu de l\u2019avion qui le ramenait de l\u2019URSS, le premier ministre s\u2019est rendu immédiatement aux Communes, vendredi après-midi, pour y défendre le protocole canado-soviétique qui faisait l\u2019objet d\u2019une motion de censure de la part de l\u2019opposition conservatrice.La signature de cet accord n\u2019a cessé de susciter des réactions diverses au sein des différents groupes ethniques du pays et des députés, leurs représentants, qui se demandent si le \u2022 gouvernement canadien, déjà passa- is plus grand quotidien français d\u2019Amérique blement mal à son aise' à côté du géant américain, ne s\u2019apprête pàs à coucher avec \u2018Tours soviétique\", selon les paroles mêmes de M.Douglas Harkness.Hier, l\u2019opposition, principalement par l\u2019entremise de M.John Diefenbaker, a accusé M.Trudeau d\u2019avoir fait preuve de naïveté durant son séjour en URSS.Le député de Prince Albert, relevant les propos du premier ministre sur le régime fédéral des deux pays, et sur l\u2019indépendance du Canada vis-à-vis les Etats-Unis, a prédit que les paroles du premier ministre serviront à la propagande soviétique contre-les Américains et que M.Trudeau aura un jour à ravaler ses propos par trop enthousiastes.\t; Trudeau s'explique Le premier ministre, pour sa part, s\u2019est dit , surpris de l\u2019indignation conservatrice devant la signature dç ce protocole car, selon lui, ,l\u2019initiative Voir TRUDEAU DEFEND, page A 2 \u2022 Trudeau surpris de l'accueil reçu en URSS \u2014 page A 6 la presse \"** ; Montréal, samedi 29 mal 1971, 87e année, no 124.160 pages, 11 cahiers' DERNIERE EDITION 25J Les municipalités favorisées par la réforme fiscale $275 millions en cinq ans j par Claude GENDRON ' envoyé spécial de LA PRESSE QUEBEC \u2014 C\u2019est avec une drôle d\u2019impression que les quelque 1,800 participants à la première conférence provinciale-municipale ont quitté Québec hier soir, au terme de ces assises historiques.Us avaient toutes les raisons d\u2019être à la fois un peu déçus, confiants et satisfaits.Un peu déçus, parce qu\u2019ils s\u2019attendaient que le gouvernement leur annoncerait un programme précis de réforme fiscale, des mesures bien définies et un échéancier bien établi.Confiants, parce qu\u2019ils furent quand même placés devant la suggestion du ministre Garneau de former un comité provincial-municipal, pour étudier rapidement les propositions gouvernementales de façon à entreprendre la réalisation de la réforme fiscale dès le prochain exercice financier du gouvernement.Satisfaits, parce qu\u2019ils ont pu se vider le coeur et semoncer publiquement le ministre des Affaires municipales.Ce fut particulièrement le cas des milieux ruraux.Quant à l\u2019instigateur de la conférence, le ministre Maurice Tessier, il y avait foute à\u2019 l'aéroport d'Uplands, d'Union soviétique.Mme Trudeau o Le concours de piano de Montréal: 32 participants de 11 pays \u2014\tpage D 3 © A New York, un art qui h1 entend pas les bruits de la rue \u2014\tpage D4 ommair Amopciu daiïéeï / F 3 à F 7, G 1 à G 7, H 6 à H 12 Arts ef Lettres / D1 à D15 Bandes dessinées fl 7 Bâtir au Québec / F1, F 2 Bridge / C8 Décès, naissances, etc./ H 15 Economie / C 2, C 3, C 6 Editorial / A 4 Education / H5 Etes-rous observateur 1 / F 5 Horoscope / H 3 information canadienne / A 10, A11 Informations étrangères / C 1 Jardinage / F 2 Les écbecs / C 8 loisirs et récréation / C 7 Mots croisés / F 5 \"Mot-mystère\u201d / 6 4 Radio et télévision / H 15 Religion / A 8 Sciences /A 12 Sports / B 1 à B 7 Timbres / C 8 Tourisme/F 1 i E t4 Tribunaux / A 9, G 8 Vivre aujourd'hui / H 1 à H 4 Votre médecin / H 4 téléphoto PC 6 Ottawa, hier,, pour accueillir le premier ministre et Mme Trudeau à leur retour en particulier, a été enchantée par un joli bouquet qu'on lui a remis.$789 millions pour les Canadiens à faible revenu \u2014\tpage C2 L'Irlande, un pays mystérieux et sympathique \u2014\tpage E1 Les parapluies de Montréal \u2014\tpage H 1 Gabrielle Roy candidate au Prix Nobel?Selon une dépêche de France-Presse, en provenance de Nice, en France, où se tient présentement le troisième Festival international du livre, on commence à parler sérieusement dans les milieux de l\u2019édition de Gabrielle Roy comme candidate possible au Prix Nobel de littérature pour cette année.L\u2019auteur de la dépêche-ne fournit toutefois pas d\u2019autres renseignements sur cette rumeur et se contente de')& rappeler que l\u2019auteur de \u2018\u2018Bonheur v d\u2019occasion\u201d, de \u2018\u2018La Route d\u2019Alta-mont\u201d et de \"La rivière sans repos\u201d a remporté le Prix Fémina et le Prix David.La presque totalité de la dépêche en question» est d\u2019ailleurs consacrée à Anne Hébert qui, d\u2019après France-Presse, a été la vedette de la journée d\u2019ouverture du Festival, mercredi dernier.\t?L\u2019auteur du roman \u201cKamouraska\u201d, qui vient de remporter le Prix des libraires 1971, fait partie du jury international chargé de décerner à la fin de la manifestation le \u201cGrand Aigle d\u2019or du Festival\u201d.Un 727 détourné sur les Bahamas NEW YORK (PA) \u2014 Un homme qui disait porter sur sa personne \u201cune forte quantité d\u2019explosifs\u201d et qui était armé d\u2019un fusil de chasse s'est rendu maître d\u2019un réacté 727 de la compagnie Eastern.Airlines, hier soir, au cours d\u2019un vol de Miami à New York.Après que l\u2019avion se fut posé au sol à l\u2019aéroport La Guardia, l\u2019individu en a fait débarquer les 131 passagers et tout l\u2019équipage, à l\u2019exception du pilote, du co-pilote et de l\u2019officier de bord.Il a ensuite ordonné aux trois otages qui restaient à bord de mettre le cap sur les Bahamas.\u2018\t; y \u2019.La police a identifié le piraté de l\u2019air comme étant un dénommé James Bennett, 39 ans, de Com-mack, Etat de New York.Selon son épouse, Loraine, il souffrirait de troubles mentaux.Bennett serait un ancien motard de la police de New York.Choquette interdit le lancement d'une fusée QUEBEC (PC) \u2014 Le ministre de la Justice, M.Jérôme Choquette, a interdit, du moins pour le moment, le lancement prévu pour aujourd\u2019hui, d\u2019une füsée fabriquée par les élèves de l\u2019école secondaire Champagnat, de La Tuque.La fusée est censée avoir une certaine puissance, lui permettant d\u2019atteindre une hauteur de 37,000 pieds.L\u2019interdiction a la forme d\u2019instructions à la Sûreté du Québec de ne pas émettre le permis requis par la loi concernant les explosifs.Dans un communiqué du ministère de la Justice à cet effet, il est précisé que ce dernier \u201cdoit s\u2019assurer que la mise à feu de cette fusée ne comportera aucun danger, tant pour les opé-Voir CHOQUETTE, page A 2 s\u2019est dit des plus heureux, malgré les coups qu\u2019il a reçus.Les municipalités ont répondu nombreuses à son invitation; elles ont participé activement et souvent agressivement.Le gouvernement provincial a beaucoup appris et prendra les mesures nécessaires pour présenter une loi-cadre sur les communautés municipales suffisamment souple pour encourager les uns et ne pas apeurer les autres.Et même \u2014 on le dit dans les cou-\u2019 loirs \u2014 le gouvernement Bourassa est confiant d\u2019avoir acqùis la faveur politique, pour ne pas dire électorale, des milieux municipaux auxquels il a redonné une importance qui avait passablement diminué au cours des années.Un bilan succinct C\u2019est en somme le bilan succinct qu\u2019on pourrait tracer au soir même de la clôture des assises, au cours desquelles se sont manifestés la divergence profonce d\u2019opinions entre les milieux ruraux et urbains et le souci commun de voir s'accroître les revenus des municipalités.La seule décision nouvelle annoncée par le ministre Garneau sur la réforme fiscale est le transfert d\u2019une partie de la taxe scolaire aux m*mici-palités.Très petite partie, cependant: 15 cents par $100 d\u2019évaluation au cours des cinq prochaines années, soit une moyenne de 3 cents par aimée.La mesure doit rapporter des revenus supplémentaires globaux de $275 millions au cours de ce que le ministre a qualifié de programme quinquennal Outre l\u2019autorisation déjà accordée aux municipalités d\u2019i m p oser aux Cegep et universités une taxe de, $25 par étudiant ($3 millions de plus finies municipalités), le ministre a , formulé diverses propositions pour les fins de la discussion.Le tout est contenu dans un document de 120 pages que les municipalités devront digérer au cours des prochaines semaines.Le gouvernement est disposé à assumer lui-même le coût des program- Voir $275 MILLIONS, page A 2 o Autres informations sur la conférence provinciale \u2022 municipale\t\u2014 page A3 'as de surprise: seulement cinq candidats au leadership de l'UN A Lundi, dans LA PRESSE, le lecr teur trouvera la liste complète des nouveaux diplômés de l'Université de Montréal.mn TIRAGE : VENDREDI LF 28 MAI 31779 18 GAGNANTS DE $5000.\t*£ 1779 fl- 144 6A6NANT5 DE $500.ü 779 0] Il 1458\u2019 GAGNANTS \u2018DE $100.par Claude MASSON QUEBEC \u2014 Le juge Claude Wagner n\u2019y sera pas, ni M.Lucien Saulnier \u2014 approché en dernière heure \u2014, ni M.Jean-Guy Cardianl, ni M.Jean-Noël Tremblay, ni M.Claude Ryan, ni les habituels \u201ccontactés\u201d des courses au leadership d\u2019un parti politique.Seuls les cinq candidats annoncés depuis quelques semaines se feront la lutte à la direction de l\u2019Union nationale: MM.Mario Beaulieu, André Lé-veillé, G r a b r i e 1 Loubier, Marcel Masse et Pierre Sévigny.Un autre s\u2019est désisté: M.Jacques Sauriol.Deux autres ont été refusés: MM.Claude Longtin et Manuel Teix-hera.C\u2019est sahs même que ne soit réuni le comité des candidatures, en présence de seulement six ou sept chauds partisans, sans convoquer de conférence de presse, que le directeur général du parti, prêt à quitter leCiub Renaissance, a fait part aux journalistes \u2014 à leur demande \u2014 de la liste officielle -des candidats à la succession de M.Jean-Jacques Bertrand.C\u2019était; à six heures hiër soir, la fin des mises en candidature en vue du congrès au leadership de l\u2019UN, qui aura lieu les 18 et 19 Juin dans la vieille capitale.L'atmosphère habituelle d\u2019un pré-congrès n\u2019existait vraiment pas.C\u2019était plus triste que joyeux.Il était visible que le \u201cmessie\u201d souhaité, Je \u201csauveur\u201d espéré, le \u201cgros canon\u201d désiré n\u2019y était pas.Qui était-il?Quelques-uns parlaient de M.Wagner, quelques autres de M.Saulnier.Mais il était à se demander si les dirigeants du parti n\u2019avaient tout simplement pas réussi à trouver \u201cle\u201d candidat idéal.Hier après-midi, en tout cas, à peine trois heures avant la fin des mises en candidature, quelqu\u2019un a.communiqué avec M.Lucien Saulnier, alors présent au Pavillon des congrès, à Québec, pour la Conférence provinciale-municipale, pour lui demander de poser sa candidature au leadership de l\u2019UN.Ce fut non.Quelques heures plus tôt, M.Saulnier avait rencontré le chef d\u2019un autre parti, M.Robert * Bourassa, premier ministre du Québec.Les pré-congrès incertains Le congrès au leadership de l\u2019UN a lieu dans trois semaines.Le président de ce congrès, M.Jean-Paul Cloutier, avait annoncé en janvier dernier la tenue de neuf pré-congrès régionaux dans les principales villes de la province.Cette initiative est maintenant écartée, du moins en majeure partie.Il y aura vraisemblablement une réunion des candidats avec les délégués de la région de Montréal et le second précongrès deviendra le congrès lui-même, à Québec, à la mi-jüin.En plus de présjenter des candidats dits ordinaires, lé congrès sera dépouillé de tout apparat: pas de démonstration sur le terrain du congrès, des hôtesses communes mais non propres à chaque candidat, des gardes de sécurité engagés par l\u2019organisation à la demande des autorisés de l\u2019Université Laval où aura lieu ce qui s\u2019annonce comme un congrès plutôt terne.Les assisés elles-mêmes comprennent le discours du chef démissionnaire, M.Jean-Jacques Bertrand, et ceux des cinq candidats, le vendredi soir et la votation, le samedi après-midi.Ensuite, ce sera le retour au bercail.Un chef intérimaire Le futur chef de l\u2019UN n\u2019a même pas été choisi que déjà les observateurs politiques, et même plusieurs militants du parti et aussi des délégués, commencent à souligner que le successeur de M.Bertrand ne sera qu\u2019un chef intérimaire et qu\u2019il faudra un autre congrès, dans deux ou trois ans, pour choisir vraiment un chef prestigieux à l\u2019approche des élections provinciales prévues pour 1974.Evidemment, il s\u2019agit là de spéculations comme' il y en aura bien d\u2019autres d\u2019ici et après le 19 juin prochain.Actuellement, selon le sondage préliminaire publié par LA PRESSE, hier, MM.Gabriel Loubier et Marcel Masse sont en avance, suivis de M.Mario Beaulieu et loin derrière par MM.Pleiye Sévigny et André Léveillé.meteo Généralement ensoleillé et chaud.Demain ; ensoleillé et chaud.Max.70° à 75° Min.40\u201c Détails à la page A 2 ca jr descend bien.VX. A 2 LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 29 MAI 1971.la MËTËO Une pluie.de vitamines-soleil Tu peux ranger ton flacon de vitamines C, Marie-Maryse-Chantal, et mettre le bout de ton nez dehors.Les vitamines C, elles te tomberont dessus à la tonne, au cours de la fin de semaine.Les cumulo-nimbus, les nimbostratus et les cumulus, ces nuages qui valent la meilleure des machines à pluie et qui nous avaient adoptés, sont partis dégoutter ailleurs.Tu peux donc fermer le chauffage central, enlever ton tricot et même ouvrir quelques fenêtres.Attention! N\u2019abuse pas du soleil.Tu peux soumettre ton épiderme à une dose équivalant à quelques comprimés de vitamines C, mais tout excès peut provoquer certains malaises.Tu sais, cette rougeur qu\u2019on appelle insolation et qui, souvent, est plutôt douloureuse.AUJOURD'HUI Maximum 75° \u2022 Minimum 45° Généralement ensoleillé SOLEIL .Lever A S h.Il LUNE .Lever à 10 h.11 auQUEBEC DEMAIN Ensoleillé Coucher à 20 h.31 Coucher à 12 h.37 *.\u2019 - \u2022 REGIONS Abitibi, Pontiac, Témiscamingue, Leurentides, Mauricie, Lac Saint-Jean Outaouais, Cantons de l'Est, Région de Québec Rimouski, Gaspé Sept-lles, Baie-Comeau AUJOURD'HUI DEMAIN Max.75® \u2022 Min.40® Généralement ensoleillé Ensoleillé devenant nuag.Max.75® \u2022 Min.45\u201c Généralement ensoleillé Max.70® \u2022 Min.40® Généralement ensoleillé Max.70® \u2022 Min.40® Ensoleillé, quel.pér.nuag.Généralement ensoleillé Généralement ensoleillé Généralement ensoleillé Colombie-Britannique\tNuageux\t>\tVancouver\tMin.47\tMax.71 Alberta\tClair\tEdmonton\t43\t62 Saskatchewan\tClair\tRégina\t44\t¦70 Manitoba\tClair\tWinnipeg\t45\t81 Ontario\tClair\tToronto\t40\t67 Nouveau-Brunswick\tGénéralement ensoleillé\tSaint-Jean\t40\t70 Nouvelle-Ecosse\tGénéralement ensoleillé\tHalifax\t40\t70 Ile-du-Prince-Edouard\tQuelques averses\tCharlottetown\t40\t70 Terre-Neuve\tGénéralement ensoleillé\tSaint-Jean\t40\t55 Aux Etats-Unis New York\tMin.Max.51\t72\t\tChicago\tMin.52\tMU.61\tNew Orleans\tMin.67\tMax.83 Washington\t54\t62\tSan Francisco\t52\t63\tMiami\t77\t84 Boston\t49\t63\tLos Angeles\t56\t67\t\t\t Vers les capitales\t\t\t\t\t\t\t\t Paris\t\u2014\t\u2014\tMoscou\t\u2014\t72\tHong Kong\t79\t97 Londres\t\u2014\t\u2014\tStockholm\t\u2014\t64\tLisbonne\t\u2014\t\u2014 Rome\t\u2014\t\u2014\tTokyo\t70\t93\tSydney\t56\t\u2014 Beçlin .\t\u2014\t72\tAthènes\t\u2014\t\u2014\tTunis\t\u2014 .\t63 Amsterdam\t\u2014\t56\tCasablanca\t\u2014\t66\tVienne\t\u2014\t73 Bruxelles\t\u2014\t\u2014\tGenève\t\u2014\t.50\tVarsovie\t\u2014\t79 Madrid\t\u2014\t\u2014 ¦\tLe Caire\t\u2014\t\u2014\t\t\t Vers les plages\t\t\t\t\t\t\t\t Acapulco\t79\t83\tBermudes\t71\t76\tNassau b _\t68\t84 Mexico\t52\t77\tBarbades\t77\t86\tRio de Janiero 66\t\t85 (CM cmffrcs indiquent »\u2022 maximum enregistré hier et le minimum la nuit dernier» NE MANQUEZ PAS NOTRE REDUCTIONS JUSQU'A 'IHIUIUCl rHO ItU I nt\twm\t^ grande 75% t|0 M + û COMMENÇANT LE MARDI vclllc 1er JUIN 1971 DE LIQUIDATION D ETE ¦àl&FRFINKLIN ELECTRICRL SUPPLY CD 5595, boul.Saint-Laurent 276-3781 A 9 H A.M.Consulte/ L.t Presse de lundi, lo 31 mai 19/1 pour p us de details COURS D\u2019ÉTÉ EN ENSEIGNEMENT PROGRAMMÉ CONTENU: Cours I \u2014 Enseignement Programmé Cours II \u2014 Programmation et Technologie Cours III \u2014 Comportement du professeur en classe PROFESSEURS: - Le Dr Michael Orme.Ph.D.professeur aux Universités de Stanford.Harvard et Indiana.M.Pierre Pérussa, Ph.D.(rédaction de thèse), et collègue du Dr Orme à l\u2019Université de l'Indiana.M; Jean-Pierre Fournier, M.Sc Ed.professeur a l'Université du Québec à Montréal.ACCRÉDITATION: Ces cours seront accrédités par l'Université du Québec à Montréal et par l\u2019Université de l\u2019Indiana.ENDROITS: Au CEGEP de Saint-Hyacinthe et au CEGEP Vanier.PRÉREQUIS: Expérience dans le monde de l\u2019enseignement ou Baccalauréat.DATES: 5 juillet au 6 août 1971 COÛTS: Cours I \u2014 Il \u2014 III au CEGEP de Saint-Hyacinthe: $180.plus les frais d'inscription.\u2019 Cours I et II au CEGEPVanier: $100.plus les frais d'inscription Les frais d'inscription: $15.payable lors de l\u2019inscription.RESPONSABLE: Jacques Dufresne Service de l'Education Permanente \u2019 \u2014\t450, rue Girouard CEGEP DE SAINT-HYACINTHE Tél: (614) 773-6691 t j TRUDEAU DEFEND SUITE DE LA PAGE A 1 s'inscrit dans la nouvelle direction imprimée à la politique extérieure canadienne.\u201cLa révision de notre politique extérieure nous a amenés à conclure qu'il nous fallait exploiter avec vigueur, a expliqué M.Trudeau, les occasions de promouvoir les intérêts du Canada.Partout où la chose sera possible, nous ne nous contenterons pas d\u2019attendre passivement les événements pour, ensuite, y réagir.Bref, nous chercherons à mettre en oeuvre de la façon la plus judicieuse et la plus avantageuse possible le vaste éventail d'options politiques qui s\u2019offre au Canada.Pour le premier ministre, le protocole canado-soviétique constitue une étape normale de la réalisation de cette politique.11 n\u2019altère en aucune façon l'amitié canadienne envers les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la France, entre autres.Il n\u2019affecte en rien la participation du Canada à l\u2019OTAN, à l\u2019ONU et au Commonwealth.Il permet au Canada de se faire de nouveaux amis, de nouveaux partenaires commerciaux et de mieux affirmer Indépendance d\u2019un Canada \u201cqui ne doit pas être dans une situation d\u2019excessive dépendance vis-à-vis de quelque Etat ou groupe d\u2019Etats que ce soit: un Canada doté de sa propre identité et reconnu comme tel tant par les Canadiens que par les citoyens des autres pays\u201d.En résumé, M.Trudeau a ajouté qu\u2019il n'était pas assez naïf pour croire que la signature de ce protocole déboucherait soudainement sur des \"tendres relations\u201d.Plusieurs différences fondamentales persistent.Elles émanent de faits historiques.géographiques, idéologiques, économiques, sociaux et militaires.Pour en arriver à une paix durable entre les peuples de la terre, il faut créer un climat de confiance.\u201cIl n\u2019existe pas de moyens simples pour ce faire, mais de la même façon, a-t-il poursuivi, nul doute doit nous empêcher de rechercher cet objectif.\u201d L'opposition attaqua Ce rapprochement avec les pays communistes: la Chine, il y a quelques semaines et maintenant l\u2019URSS, a fait naitre beaucoup d\u2019appréhensions chez les groupes ethniques de l\u2019Ouest canadien qui se sont établis au pays pour fuir le régime soviétique.Certains députés comme M.Robert Thompson (conservateur de Red Deer, en Alberta) n\u2019hésitent pas à exploiter cette situation.\u201cSi j\u2019étais Ukrainien, a-t-il dit cette semaine, en faisant allusion aux propos de M.Trudeau, je n\u2019aimerais pas cela\".A Kiev, le premier ministre avait dit ceci: \u201cLes Canadiens d\u2019origine ukrainienne, bien qu'à des milliers de milles de leur ancien pays, vivent au sein d'un système politique dont les fondements s'apparentent à ceux de l'Union soviétique.En effet, nos deux pays ont choisi un régime fédéral ou un gouvernement central et les gouvernements des parties constituantes se partagent les juridictions.De tous ies systèmes de gouvernements, le régime fédéral est peut-être le plus complexe et le plus difficile à faire fonctionner.Néanmoins, sa complexité même fait sa force car elle lui confère toute la souplesse voulue dans des Etats aussi vastes que le Canada et l'Union soviétique, composés de diverses collectivités etmiques et régionales.la structure fédérale permet d\u2019équilibrer les exigences nationales et locales, le bien commun et l\u2019intérêt particulier\u201d.Un certain nombre de journalistes accompagnait le premier ministre à Kiev avaient été touchés au vif par cette comparaison du Canada à un système fédéral où ce sont largement les aspects folkloriques et officiels des cultures locales qui sont protégés par le système.Une comparaison Prié, sur l\u2019avion qui le ramenait hier à Ottawa, de commenter ce passage d\u2019un de ses discours, M.Trudeau a dit qu\u2019il avait simplement voulu souligner qu\u2019il y a dans les deux pays une certaine forme de pluralisme, certaines tensions entre les groupes.M.Trudeau a ajouté, sans doute pour atténuer la portée de son discours, qu\u2019il avait ensuite parlé à sès hôtes du partage de la fiscalité entre divers niveaux de gouvernement, qu\u2019il avait posé des questions là-dessus en faisant savoir que si le problème des rapports entre groupes ethniques au Canada est important, celui du partage fiscaL occupe autant de place dans les débats politiques.Il a confessé n\u2019avoir pas eu beaucoup de succès dans sa quête d\u2019informations précises sur des aspects aussi importants du jeu du fédéralisme en Union soviétique.Hier, M.Trudeau a affirmé qu\u2019il avait remis une liste de parents de citoyens soviétiques établis au Canada et qu\u2019il avait obtenu l\u2019assurance personnelle du premier ministre, M.Alexis Kossyguine que l\u2019URSS né poserait aucune entrave à la réunion de ces personnes qui furent séparées dans des circonstances tragiques.Au sujet des Juifs, le premier ministre a déclaré que M.Kossyguine lui avait précisé que l\u2019URSS n'empe-che pas les Juifs de Russie d\u2019émigrer en Israël.M.Trudeau a dit que des sources canadiennes avaient corroboré les affirmations des Soviétiques, ce qui en a fait sursauter plusieurs.BARILS PRATIQUES lAj w \u2022 ORIGINAL -t DÉCORATIF LA BOUTIQUE DU BARIL, 15.boul.Labelle.Sto-Roso.Laval 1780.rue Notre-Dame.St-Sulpice _______625-0481 lacunes vont être corriaéne être corriaéne jeerr venous ] Içy'iL WÆ -I s275 MILLIONS SUITE DE LA PAGE A 1 mes de santé et de bien-être, ce qui laissera $12 millions de .plus dans les coffres municipaux.Il a l\u2019intention de permettre aux municipalités d\u2019aller chercher $5 ou $6 millions annuellement en taxant les hôpitaux et les institutions de bien-être.Enfin, on prévoit que la réduction des exemptions d\u2019impôts de certaines corporations ou compagnies (chemins de fer, téléphone et autres), prévue dans le projet de loi-cadre sur l\u2019évaluation foncière, accroitra aussi les revenus des municipalités.La question de l'impôt Plusieurs maires ont jugé, ici, que le gouvernement n\u2019allait pas suffisamment loin et que tout le monde, toutes les entreprises privées ou publiques, devraient payer l\u2019impôt foncier, quitte au gouvernement de leur donner des subventions s\u2019il le juge à propos.D\u2019autres représentants municipaux ont suggéré que les petits propriétaires devraient pouvoir déduire de leurs impôts sur le revenu, fédéral et provincial.les impôts fonciers municipaux.Ils soulignent que les compagnies peuvent, elles, déduire de leur impôts sur le revenu leurs coûts de construction et leurs impôts fonciers.Pourquoi le petit propriétaire ne pourrait-il pas en faire autant?demandent-ils.\ti On a peu discuté des autres propositions du ministre Gameau: l\u2019abolition graduelle de la taxe des locataires, l\u2019interdicion d'émettre des permis et licences qui tiennent lieu de taxe d\u2019affaires et l'établissement des règles visant à rendre les taxes de service conformes au coût réel des services.On n\u2019a guère discuté davantage des moyens \u2022 de redistribuer le revenu de la taxe de vente.Le gouvernement a manifesté son intention d\u2019apporter des changements en ce domaine, de façon à maintenir le taux des taxes municipale à un niveau tolérable.Ce n\u2019est pas que les municipalités n\u2019y étaient pas intéressées.Elles voulaient simplement prendre le temps d\u2019examiner à fond le document du ministre Garneau.La discussion n\u2019en est donc qu\u2019à ses débuts et plusieurs observateurs ont l\u2019impression qji\u2019elle aboutira à la tenue d\u2019une deuxième conférence provinciale-municipale, d'ici six mois ou un an.CHOQUETTE SUITE DE LA PAGE A 1 rateurs que pour les nombreux spectateurs qui voudront sans doute assister à ce lancement\u201d.On ajoute que \u201cles renseignements que possède le ministère actuellement ne lui offrent pas suffisamment de garanties pour autoriser immédiatement le lancement \u201d.Ce sont les membres du \u201cScience Club\u201d de l\u2019école qui, sous la direction d\u2019un de leurs professeurs, ont mis au point la fusée.\tj Le ministère de la Justice demande \u2022\tGroupe do formation (dynamique de groupe) \u2022\tLeadership, autorité et relations interpersonnelles \u2022\tEntrainement intensif â ranimation (Droits réservés) aux intéressés de s\u2019abstenir d\u2019effectuer le lancement aujourd\u2019hui et de remettre ce projet pour que puissent être réglées de façon satisfaisante les mesures appropriées sur le plan de la sécurité.\u201cAussitôt que les mesures de sécurité convenues auront été prises, le ministère donnera volontiers son autorisation-^à l\u2019émission d\u2019un permis en vue du lancement projeté.\u201d Le ministère déclare par ailleurs reconnaître la valeur de \u201cl\u2019initiative de ces élèves qui ont réalisé un projet d\u2019ordre scientifique aussi poussé\u201d.\u2022\tAnimation spirituelle (23 au 26 août \u2014 Lac Gémorrt) \u2022\tGroupa évangélique (12 au 16 août \u2014 Lac Gémorrt) \u2022\tSagesse ou l'art de vivre (27 au 30 juillet \u2014 SS Miséricorde* Cartierville) Les 3 premiers stages auront fieu du 23 au 27 août au Centre Marial Montfortain.rue Sherbrooke à Montréal.! h sent prions imrrtes INFORMATIONS ET INSCRIPTIONS CENTRE INTERDISCIPLINAIRE DE MONTRÉAL 5055.rue GATINEAU.Montréal, 735-6595 Purificateur d\u2019air - Indispensable COMBATTRE LA POLLUTION C'EST NOTRE SPÉCIALITÉ I 1.\tUNE FOIS POUR TOUTES, RÉGLEZ VOS PROBLEMES OE MAISON AVEC LE PURIFICATEUR D\u2019AIR ERZON.2.\tLE SEUL PURIFICATEUR D\u2019AIR AVEC LAMPE A MERCURE GENERAL ELECTRIC.3.\tAVANT D\u2019ACHETER UNE IMITATION OE PURIFICATEUR CONSULTEZ VOTRE DEPOSITAIRE ERZON, RECONNU PAR OES MILLIONS OE CLIENTS SATISFAITS.ERZON ÉLIMINE \u2022\tToutes senteurs o Fumeo (cigares, cigarettes) \u2022\tOdours (cuisine) \u2022\tHumidité \u2022\tPoussière \u2022\tPas plus gros qu'un radio \u2022\tAucun produit â ajouter \u2022\tAucune installation \u2022\tMoins de 6e par semaine \u2022\tSatisfaction garantie DEMANDEZ UN ESSAI GRATUIT; Sana obligation de votre part, postez ce coupon dès aujourd'hui pour obtenir plus de renseignements.ERZON Sitjt social: 692 0.lean Talon Montreal 273-7734 NOM .ADRESSE .VILLE.TÉL: SESSIONS D'ÉTÉ 1971 Le Centre Interdisciplinaire de Montréal offre aux religieux, religieuses et prêtres les sessions suivantes: CEGEP gU® SAINT-LAURENT (§®qq[?s d'üité 1 ®T fl Le Service des cours 'été du CEGEP de Saint-Laurent organise, durant les mois de juin, juillet et août, deux sessions de cours dans les disciplines suivantes: j s< Session du soir (de 7.15 p.m.â 10.05 p.m.) GROUPE A: du 15 juin au 27 juillet: Examen 29 juillet (mardi et jeudi) îession du jour GROUPE 0: do 5 juillet eu 3 coût: Examen S coût (de 8.30 à 10.20 a.m.) du lundi au vendredi inclusivement ANGLAIS.ART: FRANÇAIS: GÉOGRAPHIE: HISTOIRE: PSYCHOLOGIE: SC.RELIGIEUSES: SC.SOCIALES: 512 303 102-202-231 -302-331 -502-940 903-912 913-951 101 -201 102 920-960 GROUPE B: du 14 juin au 26 juillet: Examen 28 juillet (lundi et mercredi) ANGLAIS: ART: FRANÇAIS: GEOGRAPHIE: HISTOIRE: PHILOSOPHIE: PSYCHOLOGIE: SC.RELIGIEUSES: SC.SOCIALES: 101-\t301 103-303 102-\t231-302-502 902-906 913-971-983 101-201-301-401 110-201 102 920-921-960 ANGLAIS.ART: GEOGRAPHIE: HISTOIRE: PHILOSOPHIE: PSYCHOLOGIE: SC.RELIGIEUSES: SC.SOCIALES 514 103 902-906 972-983 101-201-301-401 110-210 911 921-961 GRUUPEC: du 14 juin eu 11 août: Examen 12 août (lundi, mercredi et jeudi) BIOLOGIE:\t301-401-921-931-943 CHIMIE:\t101-201-202-302 MATHÉMATIQUES:\t101-103-105-111-203 PHYSIQUE:\t101 -102-201 -202-301 -302 ÉQUCATION PHYSIQUE: du 5 juillet au 29 juillet (Horaire particulier) TIR A L\u2019ARC, NATATION I ET II.GOLF GRQUPE E: du 5 juillet au 3 août: Examen 6 août (de 10.30 a.m.à 12.20 a.m.) du lundi au vendredi inclusivement ANGLAIS: ART: FRANÇAIS: GEOGRAPHIE: HISTOIRE: PHILOSOPHIE: PSYCHOLOGIE: SC.RELIGIEUSES: SC.SOCIALES: 201-\t515 203-403 202-\t331-402-940 903-912 951-972 101-201-301-401 - 101-210-903 911 921-960-981 GRQUPE F: du 5 juillet au 6 août: Examen 9 août (de 8.30 à 11.20 a.m.) du lundi au vendredi inclusivement BIOLOGIE: CHIMIE: MATHÉMATIQUE: PHYSIQUE: 301-401-921-931-943 ' 101-201-202-301-302 101-103-106-111-203 101-102-111-201 -202-301 -302 Poor plus de renseignements, adressez-vous au: Service des Cours d'Été, CEGEP de Saint-Laurent 625, boul.S te- Croix Ville Saint-Laurent, Tél.: 747-6521, Poste 281 ou 282 L Hut «Mff votrt diction * ill) \u2022»*\u2022*\tImportation da Franca L'EAU \"BIENFAISANTE\" ET \"AOBEAILE\" A101 BE En vanta dan> foutu la pharrw-Jai MONTREAL, SAMEDI 29 mai 1971 - 87e ANNEE - No 124\tREDACTION (JOUR) 874-7078 / LIVRAISON A DOMICILE 874-6911 / RENSEIGNEMENTS 874-7272\tA3 -\tpnoîo Keai sainT-jean, la FKtôôt Le jour des diplômes à l'U.de M.L'Université de MontréeI ?couronné hier les efforts de son corps étudiant en procédant à la traditionnelle collation des diplômes.Cette année, l'U.de M.a décerné 413 diplômes de grades supérieurs ainsi répartis: 19 licences, 6 diplômes d'études supérieures, 274 maîtrises, 59 Ph.D.et 55 diplômes supérieurs de perfectionnement.En outre, l'université a aussi décerné 2,375 diplômes de premiers grades dont 1,965 baccalauréats et doctorats, 286 licences et 24 diplômes d'études pastorales.On voit ici le recteur Roger Gaudry remettant à un rtouveou diplômé le parchemin si ardemment désiré.Gaudry déplore \"l'absence'' de participation à l'université Limitant son allocution à une rétrospective sommaire de l\u2019année universitaire, le recteur de l\u2019Université de Montréal, M.Roger Gaudry, a vivement déploré l\u2019insuffisance et parfois l\u2019absence de la participation des étudiants et du personnel enseignant à la vie de l\u2019université.Prenant la parole à l\u2019occasion de la collation annuelle des diplômes, hier, le recteur Gaudry, qui pariait du remaniement des structures dont l\u2019université entend procéder incessamment, s\u2019est attardé plus particulièrement sur \u201cla question beaucoup plus épineuse de la pleine participation des étudiants et des professeurs\u201d.Cette remise en question des structures administratives et académiques de l\u2019université et l\u2019application des nouvelles sont intimement liées à la participation des groupes intéressés.\u201cEriger la participation en principe est une chose, de dire le recteur, en définir les modalités en est une- autre.\u201d Si le Conseil de l\u2019université et l\u2019Assemblée universitaire ont été unanimes à reconnaître ce principe, ils sont fortement divisés quant à la question de la participation des étudiants et des professeurs au sein des différentes structures de l\u2019université.\u201cLa participation sera-t-elle paritaire ou minoritaire?A quel niveau de gestion est-elle le plus utile?En quoi et de quelle façon favorisera-t-elle ou entravera-t-elle la promotion des finalités propres à l\u2019université?Autant de questions pertinentes qui sont encore sans réponses\u201d.Néanmoins, note le recteur, \"le débat se poursuit Mais, malheureusement, en l\u2019absence des étudiants \u201cqui ont rejeté la participation réelle bien que réduite que leur avaient concédée les rédacteurs de la charte et dont un bon nombre, sinon la majorité, semblent se désintéresser.\u201d Signalons qu\u2019au terme d une étude de deux ans, le Comité de développement académique en est venu à recommander la suppression de plu- Lors de la cérémonie de la collation annuelle des diplômés, l\u2019Université.de Montréal a tenu à rendre un hommage particulier à quatre personnalités qui se sont vu chacune décerner un doctorat honorifique.11 s'agit de M.Jean Pinatel, président de la Commission scientifique de la Société internationale de criminologie, vice-président de la Société internationale de droit pénal et de la Société internationale à la défense sociale.Il est aussi président du Centre international de criminologie comparée.Licencié et docteur en droit de l\u2019Université de Paris, M.Pinatel a occupé de 1933 à 1936 le poste d\u2019attaché à la Cour d\u2019appel et à la Cour de cassation de Paris, puis, de 1936 à 1941, celui de juge suppléant à Orléans.En 1950, il fut professeur à l\u2019Institut de crimimologie et à l\u2019Institut médico-légal de l\u2019Université de Paris en 1953 à la Faculté de droit à Rennes.La deuxième personnalité honorée par l\u2019Université de Montréal est le Dr G.Malcolm Brown, président du Conseil des recherches médicales.Le Dr Brown a été président du Collège des médecins et chirurgiens d\u2019Ontario de 1956 à 1958 et du Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada de 1962 à 1964.Il a siégé au Conseil des sciences du Canada de 1966 à 1970 et au Conseil national de recherches de 1965 à 1968, où il demeure membre associé.Jsieurs facultés et leur regroupement en une faculté des arts et des sciences, ainsi que la création d\u2019une faculté des éludes supérieures.Le troisième doctorat honorifique a été décerné à un homme bien connq des administrateurs de l\u2019Université de Montréal, M.Louis Casaubon, conseiller financier à l\u2019Université.M.Casaubon a travaillé pendant plus de 48 ans au service de l\u2019Université de Montréal où il est entré à titre de caissier le 15 mai 1923.Devenu plus tard trésorier-adjoint, puis trésorier général en 1942, M.Casaubon a notamment présidé les travaux de construction de l\u2019Université de 1928 à 1931 et en 1961-62.En 1964, il quitta le poste qu\u2019il occupait à la Trésorerie pour être nommé conseiller financier du recteur, poste qu'il occupe encore à ce jour.Le cinéaste bien connu Norman McLaren a été le quatrième à recevoir un doctorat honorifique.Né en Ecosse en 1914, McLaren entra à l\u2019Office national du film du Canada en 1941.Il réalisa plusieurs films dont les plus connus sont: \u201cNeighbours\u201d, \u201cLa chaise\u201d.En 1953, il reçoit l\u2019Oscar du film d\u2019animation de l\u2019Academy of Motion Pictures, Arts and Sciences.Le vice-recteur Lucien Piché quit-: tera ces jours-ci le poste qu\u2019il occupait depuis dix ans pour retourner, à titre de professeur, au département de chimie de l\u2019Université de Montréal.M.Piché occupait le poste de vice-recteur à l\u2019aménagement.Un hommage particulier à quatre personnalités À la Conférence provinciale-municipale 4\t'\t.\t_ Il est trop tôt pour éliminer l'impôt foncier scolaire \u2014 le premier ministre Bourassa QUEBEC \u2014 Après avoir laissé son ministre des Finances annoncer lui-mème une augmentation des revenus des municipalités à partir du produit de la taxe scolaire, le premier ministre Robert Bourassa a de lui-méme reconnu qu\u2019il s\u2019agissait là d\u2019une solution \u201cpartielle\u201d aux problèmes financiers des municipalités, bien qu\u2019il s\u2019est efforcé de la justifier en insistant sur l\u2019importance de ce \u201cpremier geste concret\u201d posé par un gouverne- ment, depuis plusieurs années qu\u2019on discute de la nécessité de procéder à une réforme fiscale municipale.Il faut noter, cependant, que M.Bourassa, qui prononçait le discours de clôture de la conférence provincia- Toujours pas de réponse à la question: qui va payer quoi?Les maires, les ministres, \u201cle\u201d ministre Tessier, tout le monde est d\u2019accord pour dire qu\u2019il doit y avoir un nouveau partage des compétences entre l\u2019Etat et les municipalités; pour dire aussi qu\u2019il doit y avoir une plus grande collaboration, une plus grande interdépendance entre les différents ministères et les institutions municipales de la province.Le problème, pour les quelque 2,000 participants à la conférence provinciale-municipale hier, c\u2019était toujours de savoir: qui va payer quoi?Et en ce sens-là, il y a tout lieu de croire que les maires et les autres représentants municipaux sont restés sur leur faim, hier matin, lors des travaux ayant porté sur la question, justement, du partage des compétences.Ce n\u2019est pas qu\u2019ils ont réagi comme tel fils n\u2019en ont pas eu le temps I, mais bien plutôt parce qu\u2019on commence à connaître leur refrain, que l\u2019Union des municipalités du Québec résume en disant: l\u2019exercice de toute compétence administrative est subordonné à la capacité fiscale des municipalités.Cette question ne devrait être discutée que dans l\u2019après-midi, alors que la matinée a été consacrée, en majeure partie, à des discours sur le \u201ctravail en collaboration\u201d que différents ministères entendent mener avec les municipalités, mais pas n\u2019importe lesquelles: il s\u2019agissait d\u2019abord et avant tout de favoriser les regroupements municipaux, au niveau régional.C\u2019est ainsi qu\u2019on a vu six ministres, outre celui des Affaires municipales, M.Maurice Tessier, se succéder au micro pour définir les jalons d\u2019une concertation plus étroite entre leur domaine d\u2019activités et les municipalités.La question ($$$) des chemins L\u2019on a vu, par exemple, le ministre de la Voirie, M.Bernard Pinard, préconiser une nouvelle répartition des reponsabilités entre la province et les municipalités pour l\u2019entretien et la construction des routes, répartition qui serait basée sur des critères uniformes pour toutes les municipalités.Cependant.il n\u2019a pas cru devoir mentionner si l\u2019Etat allait transférer de l\u2019argent aux municipalités qui hériteront de nouvelles responsabilités en ce domaine.Le mémoire de l\u2019Union des municipalités du Québec (UMQ) dit pourtant: \u201cLes municipalités, ni même les communautés, ne sauraient assumer le coût de la confection, de l\u2019entretien d\u2019hiver et d\u2019été de chemins à caractère provincial et régional, à moins d\u2019un transfert de ressources fiscales.\u201d Une mise au point que l\u2019UMQ a cru devoir faire, elle, par suite d\u2019un transfert de responsabilités de la Voirie, qui a agi, selon l\u2019UMQ, \u201csans consultation, sans énoncer sa politique, ni chiffrer l\u2019impact réel fiscal pour les municipalités\u201d.Uno société de développement industriel Pour sa part, le ministre de l\u2019Industrie et du Commerce, M.Gérard D.Lévesque, à mentionné qu\u2019il déposera, au début de juin, un projet de loi visant la création d\u2019une société de développement industriel, qui, a-t-il dit, permettra au ministère de jouer un plus grand rôle dans l\u2019implantation de parcs industriels, au niveau régional.Rien ne sert, selon lui, de favoriser la multiplication de ces parcs dans les petites municipalités.Encore là, rien de bien neuf, on fait valoir des représentants de l\u2019Association des commissaires industriels, qui ont hâte de voir le ministère de l\u2019Industrie et du Commerce préciser la vocation qu\u2019il entend donner aux différents parcs industriels de la province, selon les régions.Le ministre de l\u2019Education, M.Guy Saint-Pierre, a demandé, quant à lui, la participation de l\u2019appareil municipal à la création de centres communautaires, qui seraient mis à la dispo- IMCARPOOL 2(1S I ABELl r St.- T h.\u2022\u2022\u2022 QUALITÉ SUPÉRIEURE\tMEfiflfTO MEILLEUR MARCHE\tOfc5r*UÜO«J VASTE CHOIX dà grzndson et modèles.Stages jusqu'à 10* de large, profondeur Jusqu'à T \u2014 mur en couleur \u2014 Filtre eu cable/accessoires complots.Nos piscines peuvent Ctro employées comme bain \u2022romain avec notre appareil de message 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OVALES (Jusqu'à 10'x 33\u2019 x 7') PISCINES çition non seulement de la population scolaire, mais de toute la population.C\u2019est ainsi que toutes les polyvalentes construites en 1973-74-75 seront dotées d\u2019une piscine intérieure, qui devrait être accessible à toute la population, tout comme les autres équipements du genre, ce qui suppose, selon le ministre, \u201cla participation financière du milieu\u201d.Au cours de son discours, il a modifié son texte en précisant Textes Rose-Anne GIROUX et Claude GENDRON que le coût des piscines sera entièrement défrayé par le ministère.Le ministère versera également une subvention de $100,000 à 20 municipalités pour la construction d\u2019un arena communautaire.Du problème de« déchets à la \"dimension culturelle\".De son côté, le ministre chargé de la qualité de l\u2019Environnement, M.Victor C.Goldbloom, a annoncé son intention de présenter un Livre blanc sur les façons de régler le problème de l\u2019élimination des déchets, en même temps qu\u2019il faisait valoir, pour la \u201cxième\u201d fois, qu\u2019une loi sur la pollution de l\u2019air sera soumise \u201csous peu\u201d à l\u2019Assemblée nationale.Soucieux de collaborer lui aussi, le ministre des Affaires culturelles, le Dr François Cloutier, a insisté sur la \u201cdimension culturelle\u201d des communautés \u201curbaines\u201d (municipales, dit le Livre blanc de M.Tessier), en faisant valoir que l\u2019évolution entraîne parfois une \u201cpoilu- .tion psychologique\u201d et qu\u2019il faut trouver des moyens de prévenir le déséquilibre d\u2019une communauté.Le ministre des Affaires sociales, M.Claude Castonguay, a rappelé (\u201crévélé\u201d, dit ui communiqué de son ministère) son intention d\u2019établir un réseau de centres locaux de centres communautaires, décentralisés à des paliers locaux et régionaux; d\u2019enlever, donc, aux municipalités les responsabilités des services de santé et des services sociaux.Un transfert que certains maires déplorent en faisant valoir que les municipalités sont les mieux placées pour connaître les be- [ soins de leurs contribuables.La question du $SS restait posée.le-municipale, a employé un vocabulaire différent de celui du ministre des Finances, M.Raymond Gameau, pour expliquer la volonté du gouvernement provincial de procéder par étapes à une réforme fiscale, au chapitre du transfert de l\u2019impôt foncier scolaire.yue son côté, le premier ministre Bourassa a fait valoir qu\u2019il serait prématuré d\u2019opérer un \u201cretrait complet\u201d de l\u2019impôt foncier versé aux commissions scolaires.Il a ajouté que le gouvernement devra être certain d\u2019avoir en main les outils administratifs nécessaires à une réduction des dépenses \u201cavant d\u2019éliminer l\u2019impôt foncier scolaire\u201d.M.Gameau, quant à lui, avait fait valoir, dans l\u2019après-midi, que le gouvernement croit qu\u2019il est important de \u201cconserver une partie de l\u2019impôt foncier scolaire\u201d.\u201cCet impôt, avait-il expliqué, constitue un apport important de revenus pour le financement de l\u2019éducation, mais il maintient aussi un lien direct entre l\u2019école et les citoyens qui, par le biais des commissaires d\u2019écoles élus par les payeurs de taxes, constitue une forme de contrôle que nous jugeons extrêmement importante sur l\u2019activité scolaire au Québec\u201d.Des impôts municipaux D\u2019autre part, M.Bourassa a rappelé que le Québec négocie actuellement un renouvellement des accords sur la redistribution des impôts en vertu du système de la péréquation et il a dit vouloir qu\u2019Ottawa, ce faisant, tienne compte des impôts municipaux, laissant entendre, dès lors, que la réforme fiscale municipale dépend non seulement de son gouvernement, mais aussi de celui de M.Trudeau.En ce qui a trait, finalement, aux travaux de la conférence, le premier ministre a déclaré que le dialogue \u201cfranc et constructif\u2019 qui y avait prévalu a clairement mis en évidence \u201cla nécessité d\u2019adopter des politiques flexibles et souples, si nous voulons vraiment trouver des solutions pratiques et efficaces à l\u2019ensemble de nos problèmes municipaux\u201d.M.Bourassa ne faisait qu\u2019appuyer, à ce moment-là, la position du ministre des Affaires municipales, M.Maurice Tessier, qui, en défendant, à la conférence, son projet de réforme des structures municipales, a constamment rappelé son désir d\u2019engendrer des regroupements municipaux dans la souplesse.Pour une action\t; coordonnée Après avoir noté les divergences d\u2019opinions qui séparent les ruraux et les urbains sur la question du regroupement régional et de la formatiorti des communautés municipales, M.* Bourassa a fait valoir que s\u2019il y a une conclusion majeure à la conférence provinciale-municipale, c\u2019est bien que \u201cles gouvernements et les municipali-! tés doivent absolument travailler ensemble, coordonner leur action, entre-! tenir des rapports constants et mieux?structurés\u201d.Saulnier: un effort louable en faveur de la réforme municipale QUEBEC \u2014 Le président de l\u2019Exécutif de la Communauté urbaine de Montréal, M.Lucien Saulnier, a qualifié la première Conférence provinciale-municipale \u201cd\u2019effort louable\u201d de la part du gouvernement en vue de faire avancer la réforme municipale si nécessaire au Québec1 Il a laissé entendre cependant que la difficulté demeure toute entière de rédiger le projet de loi-cadre sur les communautés municipales de façon à ce qu\u2019il puisse s\u2019appliquer de façon efficace.\u201cMalgré tout, devant le caractère varié des problèmes et des besoins des régions, dit-il, il reste difficile de formuler, dans des lois, des dispositions de caractère général s\u2019appliquant efficacement partout.\u201d Il a souhaité que le ministère des Affaires municipales, qui s\u2019est mis à l\u2019écoute des municipalités, puisse évoluer suffisamment pour saisir et définir les problèmes et les besoins de chacune des régions.Des oublis M.Saulnier n\u2019est finalement pas intervenu au cours des assises historiques des deux derniers jours.Certes, selon les règles établies pour la tenue de la conférence, seuls les maires et les conseillers des municipalités avaient droit de parole.Mais dès jeudi soir, on avait quand même fait savoir au président de l\u2019Exécutif de la Communauté urbaine de Montréal qu\u2019il était invité à prendre la parole, s\u2019il le jugeait à propos.M.Saulnier ne semblait pas trop fâché de cet impair des organisateurs de la conférence, puisque les présidents de l\u2019Exécutif des deux autres organismes régionaux actuels, la Com-muqyuté urbaine de Québec, M.Ar- mand Trottier, et la Communauté régionale de TOutaouais, M.H.-Léon Leblanc, n\u2019avaient pas non plus été invités à prendre la parole avant la conférence.\u201cOn les avaient oubliés tous simplement!\u201d L\u2019Incident a été réglé, jeudi soir, autour d\u2019une table, alors que tous trois étaient les hôtes du ministre des Affaires municipales, M.Maurice Tessier, pour le dîner.Tax* scolaire et CUM Aux journalistes qui lui demandaient si le transfert de la taxe scolaire aux municipalités allait affecter l\u2019entente intervenue en février dernier concernant le financement de la Communauté urbaine, M.Saulnier a émis l\u2019opinion qu\u2019il n\u2019en sera probablement rien, puisqu\u2019il s\u2019agit d\u2019une entente particulière.En accordant aux municipalités un transfert progressif de la taxe scolaire de 15 cents par $100 d\u2019évaluation au cours des cinq prochaines années, le gouvernement leur donne beaucoup moins qu\u2019il n\u2019a accordé à la CUM.Celle-ci recevra, du transfert des impôts scolaires de la région, une \u2019somme de $9.5 millions au départ en 1972, somme qui augmentera d\u2019au moins 20 pour cent par année pendant; les dix années que durera la construe-! tion du métro.M- Saulnier a dit que; le gouvernement ne lui a pas dit s\u2019il-songeait à modifier cette entente ou?non.\t; Par ailleurs, il a noté que le trans-1 fert progressif de la taxe scolaire-pour l\u2019ensemble des municipalités du-Québec pouvait ne pas donner les ré-?sultats attendus, si on ne précise pas-comment les Commissions scolaires! obtiendront les revenus pour couvrir les dépenses non admissibles en vertu! de la loi.Celles-ci doivent être payées; par l\u2019impôt foncier et non par l\u2019aide-gouvemementaie.\tI 11 faisait écho à une remarque du; premier ministre Robert Bourassa! qu\u2019on devra trouver les moyens de; contrôler et de prévenir ces dépenses! inadmissibles.Sans cela, la mesure! annoncée par le ministre des Finances, M.Raymond Gameau, risque de! ne rien donner, sinon d\u2019accroître les; impôts fonciers.I I I J/ml A4 LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 29 MAI 1971 la presse ; Vers une U.Ho C.\u20ac» So ©o B.Le Parti progressiste-conservateur constitue l\u2019opposition officielle du présent gouvernement fédéral.En fait, il constitue la non-opposition au gouvernement.Si l\u2019on veut quelques exemples de la faiblesse du Parti progressiste-conservateur, il suffit de constater qu\u2019il n\u2019a pas su attirer à lui les grands déserteurs du cabinet ou du parti libéral: Givens, Hellyer, Kierans.Qu\u2019on ne dise pas que cela est, de toute façon, impossible.Cela est parfaitement possible.Churchill, pour ne prendre qu\u2019un exemple, a traversé la Chambre trois fois dans sa carrière politique.Dans le régime parlementaire que nous connaissons, les partis traditionnels ne se distinguent pas par leur idéologie respective, mais par des modalités d\u2019action concrète.Passer du gaullisme au communisme, ou viçe versa, exige une conversion: mais passer du Parti libéral au Parti progressiste-conservateur est une simple traversée du parquet.On peut noter aussi que la critique la plus forte et la plus efficace des politiques du gouvernement Trudeau, et principalement de sa politique économique, est venue soit de l\u2019intérieur du Parti libéral, soit des corps intermédiaires, mais non pas du Parti progressiste-conservateur.Plus généralement, on peut relever la stérilité des interventions du chef du Parti progressiste-conservateur aux Communes ou en route.Diefenbaker, tout vieux lion qu\u2019il soit, demeure plus redoutable que son chef.O L\u2019absence d\u2019opposition efficace, et ce qu\u2019on pourrait appeler \u201cl\u2019équation personnelle\u201d de M.Trudeau;-font que nous vivons présentement, à toutes fins utiles, en régime présidentiel.Nous vivons en régime présidentiel avec les inconvénients du parlementarisme et sans les avantages reconnus du régime présidentiel.\tJ Dans un régime présidentiel avoué, du type de celui qui existe aux USA.le président détient tous les pouvoirs exécutifs, mais il doit compter avec une opposition structurée.Il ne possède pas le contrôle absolu de son parti, ni au Sénat ni au Congrès.De plus, le prestige et les pouvoirs des comités du Sénat -et du Congrès sont tels que l\u2019opposition se situe clairement à ces endroits.On a même vu des sénateurs, appartenant au parti du président, réussir à gêner considérablement des politiques du président.Bref, le régime présidentiel avoué permet la coexistence d\u2019un exécutif fort et d\u2019une opposition forte, ce qui caractérise assez bien la démocratie, dans son expression proprement prolitique.Que l\u2019on imagine un instant M.Trudeau comme chef de l\u2019opposition à Ottawa.Comme il a l\u2019esprit contraireux, il aurait été capable de vendre la théorie des deux nations dans les termes clairs qu\u2019il aime tant.Il aurait dit aux anglophones: \u201cVous énervez pas.Vous allez vivre en anglais.\u201d Et aux Québécois : \u201cIl est entendu qu\u2019au Québec, on vit en français.Les seuls points de jonction bilingues sont Ottawa,, pour le politique, et Montréal, pour l\u2019économique.Le Parti progressiste-conservateur ne comprend rien là-dedans.Portez-moi au pouvoir et je vous arrange ça.\u201d Présentement, le Parti progressiste-conservateur est divisé en une série de groupuscules sans prestige et sans pouvoir, sous le regard paterne de M.Stanfield qui n\u2019est guère qu\u2019un chef honoraire sudoris causa.O Dans l\u2019état présent des choses, et pour un avenir envisageable, le Parti progressiste-conservateur et le Parti libéral sont les deux seuls partis qui ont, de par leur histoire, une signification pour l\u2019ensemble du Canada.Par contre, il n\u2019y a pas de parlementarisme sans opposition.On peut alors se demander si M.Stanfield ne rendrait pas service, et au parlementarisme, et au Parti progressiste-conservateur.en prenant acte de sa misérable condition en tant que*chef de parti.A moins que, par un calcul fort subtil, il ne veuille précisément hâter l\u2019avènement du régime présidentiel au Canada.Vu que M.Trudeau revient d\u2019U.R.S.S.on risquerait de se retrouver bientôt avec l\u2019Union des républiques capitalistes.créditistes ou socialistes du Canada bi-national (bi-national, de toute façon).D\u2019où la signification du sigle qui titre cet article.Jean-Paul DESBIENS ce iffie pense LE LECTEUR X \u2019 - De Vallières à Sainf-Jean-Vianney.Par la présente, les professeurs de Sainte-Scholastique désirent, par le truchement de leur association, suggérer à la C.E.Q.d\u2019envoyer une contribution substantielle d'au moins $20,000 au fonds de secours de 'St-Jean-Vian-ney.Cette somme devrait être prise à même lés fonds de la C.E.Q.qui retire de ses membres une contribution annuelle de quelque 8,000,000 de dollars.Ce serait un geste tellement humain et qui permettrait sans doute à la population de faire oublier certaines erreurs de la C.E.Q.On objectera peut-être qu\u2019il faudrait une réunion ou des réunions pour prendre une telle décision, mais on n\u2019a pas eu de réunion pour consulter les membres quand il s\u2019est agi d\u2019une somme assez formidable pour le cautionnement de Vallières, il y a un an.On ne nous a pas consultés, même pas avertis, nous l\u2019avons appris par la radio comme tant d\u2019autres, hélas! et je vous prie de croire que tous les professeurs n\u2019étaient pas d\u2019accord avec ce geste.L\u2019aide aux sinistrés de St-Jean-Viàn-ney est une oeuvre tellement plus valable et tous les professeurs bien pensants en seront d\u2019accord.Les professeurs de Ste-Scbotastique NDLR \u2014 Lettre accompagnée de 13 signatures manuscrites.Vingt fois sur la Xérox remettez vos diplômes Service du personnel.Commission des écoles catholiques de Montréal.Vous recevrez bientôt, tel que vous m\u2019en avez passé commande par l\u2019entremise de mon principal et à la demande du ministère de l\u2019Education, double photocopie 'de mon B.A., de mon Brevet \u201cA\u201d, de mon baccalauréat en pédagogie, et des relevés de notes s\u2019y rattachant.Vous seriez bien aimable de régler dans les trente jours ce compte de $3.50 (voir facture ci-jointe).J\u2019espère que vous trouverez les seings et tout conformes à vos désirs, et que vous pourrez récupérer du Ministère la partie des frais qui lui incombe.L\u2019opération de reproduction a laissé échapper un sceau : je présume que la C.E.C.M.et le Ministère en ont de rechange.S\u2019il arrivait que, réflexion faite, le Ministère juge qu'il n\u2019a pas besoin de mon B.A., puisqu'il a déjà ma Licence, ni de mon bac.en pédagogie, puisque-ça n\u2019ajoute rien à ma scolarité, ni de mon Brevet \u2018\u2019A\u201d, puisque elest lui qui l\u2019a, veuillez garder la* mardhandise : il n\u2019y a pas de rem- boursement sur les articles périssables.Si aar ailleurs le Ministère s'avisait qu'il*est plus facile de fabriquer une fausse photocopie qu'_un faux original, et que vous dussiez me réclamer deux originaux de chaque document, je dois vous prévenir que le prix en serait légèrement plus élevé : je devrais, cette fois, vous compter le temps.Comme il y a déjà quinze ans que je suis au service de notre Commission, dix-neuf ans que j\u2019ai obtenu mon premier diplôme, ne tardez pas trop à me passer toute nouvelle commande : je pourrais être décédé, ou à ma retraite, ou même avoir été congédié pour irrévérence.Recevez l'expression sincère de ma reconnaissance pour la confiance que vous avez bien voulu m\u2019accorder.Jean-Pierre PERUSSE, Montréal.Les isolés de nos grandes villes A madame Jeanne Desrochers, Votre reportage sur \u201cLes isolés de nos grandes villes\u201d, paru dans les dernières éditions de LA PRESSE, a certainement suscité beaucoup d\u2019intérêt chez vos lecteurs, tant par son contenu, que par son \u201csuspense\u201d bien entretenu, que par votre exposé des solutions apportées aux nombreux problèmes de tous les Johnny de la métropole et, croyez-moi, ils sont légion.Je ne saurais, cependant, laisser passer sans correction certaines équivoques qui paraissent dans la quatrième partie de votre reportage (LA PRESSE, le 22 mai 1971, p.A-7).N\u2019ayant pas, semble-t-il, pendant notre entrevue, transmis mes informations assez distinctement et complètement, permettez-moi d\u2019y apporter certaines clarifications.Je les juge très importantes.Disons immédiatement que le Jewish General Hospital accepte dans son service tous les juifs de la région métropolitaine, et non seulement ceux qui habitent dans le voisinage.De plus, le service de psychiatrie compte, en tout temps, au moins 40 p.cent de patients francophones de toutes dénominations religieuses.Son personnel est suffisamment bilingue pour s\u2019occuper de ses malades de langue française.11 en va de même pour l\u2019hôpital du \u201cLakeshore\u201d.En psychiatrie, 50 p.cent des malades sont francophones et, à l\u2019exception de 2 .ou 3 employés, tout le personnel est bilingue.Entièrement conforme aux caractéristiques de la population qui l'entoure, il règne dans ce service une atmosphère tout à fait particulière.La tolérance, la compréhension et l\u2019acceptation de l\u2019autre pour lui-mème avec ses différences, plus encore que la disposition physique des espaces fort bien aménagés, en font un des services les plus agréables de la région.Un peu plus loin dans l'article, alor^ que vous faites mention de la distribu- tion des subsides entre les différentes spécialités, il y aurait lieu de définir davantage l'expression \u201ccomplexe d\u2019infériorité\u201d, qui dans le jargon psychiatrique a un sens très précis.Loin de se sentir inférieurs, les psychiatres réclament au contraire toute leur place au soleil.Lésés, oubliés, isolés parce que leur spécialité est tellement différente des autres - spécialités où l\u2019on met l\u2019accent sur la rapidité et l\u2019efficacité spécifique du traitement?Oui! car ils sont inférieurs en nombre, sans pour autant souffrir du fameux complexe, même si leurs demandes sont perdues dans la masse.S'ils se sentent un peu étrangers parfois, ils se sentent et se savent tout aussi indispensables que les autres membres de la profession.Quant à mes deux fonctions, qui me causent en effctrtieaucoup d\u2019ennuis et de soucis, ej^e ne suis pas le seul à en être eônscient, je veux rassurer tous et chacun en disant ici, que si j\u2019avais \u201cle' pouvoir d\u2019accaparer des budgets et du personnel pour Prévost\u201d je crois bien que je m\u2019en priverais.simple question d\u2019être moins détesté.Si J\u2019Institut Albert-Prévost a réussi à obtenir le personnel, nécessaire à former les équipes qui prouveront que la psychiatrie de secteur est efficace, cela tient à plusieurs facteurs complè-xes dont les principaux seraient, entre autres: 1\u2014 la volonté, chez plusieurs des membres du personnel, de fonctionner dans le cadre de cette forme de la pratique de la psychiatrie; 2\u2014 la présentation au gouvernement de projets cohérents dans ce sens; 3\u2014sa réputation comme centre d\u2019enseignement; 4\u2014 la confiance témoignée au Directeur médical, adepte de cette approche et de ce modèle psychiatrique, par le Directeur général et le Conseil d\u2019administration de l\u2019hôpital.Encore faut-il ajouter que nos réalisations sont le produit d\u2019efforts énormes, ayant à prendre en charge un territoire et une population d\u2019une grandeur excessive.Au point que pour mes collaborateurs, tout efficaces, tenaces, énergiques qu\u2019ils soient, le plus grand malheur qui pourrait leur arriver serait précisément qu\u2019ils y laissent leur peau, ce que je ne voudrais surtout pas.L\u2019entreprise, géante malgré elle, aurait produit la faillite de ce que nous voulons défendre.Nous savons que le gigantisme dans ce genre de travail compromet la viabilité de nos équipes, nous ne tenons pas à le prouver.En réalité, la logique qui se dégage de votre texte est rigoureusement exacte.Le Directeur régional pour Montréal, comme tous les autres Directeurs régionaux, devrait pouvoir recevoir de Québec un budget qui serait basé sur la population à prendre en charge plutôt que sur le nombre de patients hospitalisés.Mais encore une fois, tel n\u2019est pas le cas.Quant au centre-ville, il ne faut pas diminuer le travail qu\u2019y font les travailleurs sociaux.Le confondre et le présenter comme une \u201cthérapie de pauvres\" ne rend pas compte de la réalité.Cette thérapie n\u2019existe pas que je sache.Les travailleurs sociaux pour leur part, dans toutes leurs foi^ - i t/t TA/rr duc \u2022jovaNAiisre-, je Peux VHAiNBHr aee twt ce c ~v wm tions, ont une approche spécifique qui n\u2019a rien à voir avec celle du psychiatre.Toutes les pilules et les \u201cinterprétations\u201d de ce dernier n\u2019auront aucun sens si les causes sociales et sociologiques du désordre, quel qu\u2019il soit, ne sont d\u2019abord aplanies.L\u2019idéal, ici comme dans tous les autres secteurs du Montréal métropolitain, demeure le travail d\u2019équipe où chacun fait le travail pour lequel il a été formé.A preuve les résultats de stagiaires de Mme Claire Arsenault avec tous les Johnny de la région./¦ Toujours dans le centre-ville, le problème de distribution de soins psychiatriques à la population du secteur de l\u2019hôpital St-Lüc ne sera pas réglé, comme votre article le laisse entendre, par la création d\u2019une équipe d\u2019urgence ayant à sa disposition un \u201chôpital virtuel\u201d.Il s\u2019agit là d\u2019une toute autre chose qu\u2019il faudrait expliciter beaucoup plus longuement une autre fois.Certes St-Luc serait appelé à jouer un rôle prépondérant dans cet \u201chôpital virtuel\u201d, ne serait-ce qu\u2019en fonction de sa proximité du quartier général de la Police de Montréal; St-Luc doit néanmoins avoir un véritable département de psychiatrie.Sa formation, son rôle et sa composition sont à déterminer.Cette longue lettre estompe sans doute l\u2019optimisme que vous m\u2019accordiez dans votre article du 22 mai.A mon sens, l\u2019optimisme doit demeurer intimement collé à la réalité.Celle-ci, par ailleurs, est liée à des décisions gouvernementales, à des chob: qui nous échappent, aux limites imposées par les individus eux-mêmes, à des contraintes d\u2019ordre académique; de service et de recherche.Croyez tout de même, Madame, que je garderai cet optimisme jusqu\u2019au jour où, avec mes collègues, nous aurons acquis la certitude que nos projets sont irréalisables.Je vous prie d\u2019agréer.Madame, l\u2019expression de mes hommages respectueux.Gilles LORTIE, M.D.y Montréal U PRESSE eu publiée per LA PRESSE, ITEE, 7, rue Sî-Jacques, Moqtréal.Téléphone : 874-727?- Saule U Presse Canadienne est autorisé* à diffuser les Informations de \"LA PRESSE\" *t celles des services de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations particulières à LA PRESSE sont également réservés.\"Courrier de !a deuxième classe \u2014 Enregistrement numéro 1400**.Port d* retour garent?.Strvico du tlrago - téféphoneo 074-69U. f iA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 29 AMI 1971 , AS SUR L'ACTUALITE Pompidou: jouer les Allemands au les Anglais contre ¦ it\t.profit de la France Louis Thivierge Chroniqueur à l\u2019information étrangère LE premier ministre britannique, M.Edward Heath, vient de gagner avec facilité ces jours-ci, à Paris, la première partie de la campagne engagée depuis déjà plusieurs années pour obtenir l'admission de la Grande-Bretagne au Marché commun.Le protecteur de l'intégrité européenne \u2014 la France \u2014 est maintenant disposé à servir de témoin à ce mariage dont il a pendant longtemps retardé la publication des bans.Mais avant que la célébration ne se fasse, il reste encore deux étapes a franchir.La première, l'acceptation officielle par les six pays du Marche commun, ne présentera vraisemblablement aucune difficulté majeure bien qu'il y ait encore d'importantes négociations à conclure.Les partenaires de la France, qui la talonnaient depuis bien des armées pour qu\u2019elle cesse de faire grise mine à la Grande-Bretagne, n'iront certainement pas mettre du bois dans les roues maintenant qu'ils ont finalement arraché le \u201doui\u2019\u2019 qu'ils attendaient.Ils sauront fermer les yeux quand il le faudra.La dernière étape, qui semble plus ardue mais non insurmontable, consistera pour M.Heath à convaincre le peuple britannique, en particulier son Parlement, qu'il a vraiment la vocation européenne.Ce dont le président de la France, M.Georges Pompidou, se dit persuadé officiellement,, tout en faisant mine de ne rien connaître des sondages qui donnent les Britanniques défavorables dans la proportion des deux tiers au rattachement;de leur pays au Marché commun.D'après les apparences et les déclarations officielles, M.Heath a réussi au cours de ses entretiens avec M.Pompidou à dissiper les appréhensions de la France qui.à deux reprises sous le président de Gaulie, en 1963 et en 1967, avait claqué la porte du Marché commun sur les doigts britanniques.La méfiance qui s\u2019était installée depuis 20 ans semble maintenant sètre transformée en un climat de confiance entre les deux pays qui, selon le mot de M.Pompidou, ont vécu à l\u2019occasion de la réconciliation \"un moment important dans l\u2019histoire de nos deux nations et dans l'histoire des pays d\u2019Europe occidentale\u201d.Ce moment historique semble avoir été franchi allègrement.M.Heath n\u2019a pas eu de difficulté à convaincre son interlocuteur.Identité de vues L'n communiqué, émis à la fin de la série de téte-à-téte entre les deux hommes, exprime la volonté de la France et de la Grande-Bretagne de travailler à l\u2019accroissement de la coopération européenne et au développement de politiques spécifiquement européennes, en premier lieu notamment dans le domaine économique et, progressivement, dans d\u2019autres domaines.Le communiqué affirme que les larges échanges de vues entre les deux hommes ont révélé une grande convergence sur tous les sujets à l\u2019étude .et \"une entière identité de vues\u201d sur l'évolution de la Communauté européenne.MM.Heath et Pompidou ont discuté également des questions de la livre * sterling, de la contribution britannique à la caisse du Marché.commun, de la défense, du français comme langue de travail, et des exportations néo-zélandaises, un sujet que les Britanniques pour des raisons de fidélité et de sentimentalité, ne veulent pas laisser tomber.La plupart de ces problèmes seront de nouveau étudiés lors des réunions qui seront tenues en juin par les négociateurs à Luxembourg et à Bruxelles.Sans escamoter les difficultés, les deux hommes sont convenus de reprendre plus tard les discussions sur les sujets particulièrement épineux, tels que la défense.La Grande-Bretagne, rattaché étroitement à l\u2019OTAN, n\u2019a1 pas les mêmes vues que la France sur ce sujet.Un \"oui\" à 23 p.c.Ainsi, la première partie de la campagne de M.Heath s\u2019est terminée fructueusement.Qu\u2019est-ce qui a permis que tout se déroule aussi rapidement et de façon aussi favorable?La Grande-Bretagne a -t -e 11 e tellement changé d\u2019attitude que la France ne se sente plus justifiée d\u2019entretenir des soupçons?Les dirigeants britanniques sentent le besoin de faire dérive vers le continent pour y trouver de nouveaux débouchés commerciaux.En dépit des professions do foi en une Europe unie, faites par M.Heath, le peuple britannique lui-méme ne semble pas avoir bougé beaucoup.Les sondages indiquent que si la majorité des Britanniques croient que l\u2019appartenance de leur pays au Marché commun œt de- venue pratiquement inévitable, les deux tiers d'entre eux sont défavorables à cette idée.Seulement 23 pour cent sont en faveur de la liaison et 18 pour cent professent n\u2019avoir aueunê opinion.Des observateurs interprètent ccttc résistance comme une attitude sentimentale, viscérale.Les Britanniques, isolés sur leur ile, liabijués à ne pas être comme tout le monde, trouvent pénible de penser qu\u2019un jour ils se confondront dans la masse continentale.Mais ce n\u2019est pas pour tout de suite.M.Heath leur expliquera que dans le Marché commun agrandi, il est d\u2019accord avec M.Pompidou pour que les Etats membres conservent leur souveraineté.De toutes façons, M.Heath n'a pas l'intention de soumettre la question du Marché commun à un référendum.11 entend que le Parlement, élu pour gouverner, prenne ses responsabilités On croit qu\u2019il tentera 1 épreuve de force, si tout va bien nu cours des négociations de juin, avant que les Chambres n'entrent dans de longues vacances, en août.Les rangs conservateurs et travaillistes sont divisés sur lu question et si la dernière étape s'annonce beaucoup plus cahoteuse que la première, plusieurs observateurs concèdent à M.Heath de très fortes chances de remporter la victoire finale.Au cours des entretiens de Paris, M.Pompidou, en facilitant la tâche de M.Heath, a essayé de détacher des Etats-Unis une alliée qui à ses yeux jdu moins toujours officielle-.ment) n\u2019a plus les allures d'un.\"cheval de Troie\u201d mais d'une partenaire qui oeuvrera à l'édification d'une Europe susceptible, sur le plan commercial.de tenir tète aux géants amèri1 cain et russe.Mais cette raison n'explique pas te rapide retour en grâce de la Grande-Bretagne.L'empressement de la France à débloquer la route du Marché commun n'est-il pas attribuable, .au moins en grande partie, à certain événement qui s'est produit au début de mai?Jusque là.la France avait toujours résisté, avec plus ou moins d'inflexibilité.à toutes les tentatives de scs partenaires pour la persuader d'accepter la Grande-Bretagne au Marché commun.De Gaulle axait repousse ces requêtes en alléguant qu elle n'était pas prête à assumer un rôle européen, étant trop attachée aux Etats-Unis.Tout ce que de Gaulle avait offert, c'était une carte de membre associé, que les Britanniques avaient rejetée avec indignation.L'Allemagne est trop forte Après le départ de de Gaulle, M.Pompidou avait adopté une attitude plus souple mais qui ne laissait aucunement présager un dégel aussi subit entre les deux pays.Quelques semaines avant mai dernier, les Britanniques suggéraient à Ja France une rencontre au sommet entre leurs dirigeants.Les Français firent semblant de ne rien comprendre jusqu\u2019au début de mai alors que l\u2019Allemagne fédérale, passant outre aux recommandations de certains de ses partenaires du Marché commun, décida de rendre son mark flottant.A l\u2019occasion des pourparlers qui précédèrent cette décision, la ¦\u2018Grande-Bretagne appuya le point de vue de la France qui s'opposait fortement à une telle mesure.Du jour au lendemain, la rencontre au sommet, qui semblait si lointaine, fut organisée.La hâte manifestée par M.Pompidou fut considérée par plusieurs observateurs comme un signe de gratitude envers la Grande-Bretagne, sur laquelle la France pourrait,peut-être compter de temps â autre au sein du Marché;-commun pour faire entendre raison â cette partenaire vraiment trop puissante.l'Allemagne fédérale, jugée comme le fut déjà la Grande-Bretagne, trop fidèle aux Etats-Unis.Les Allemands, dont la puissance économique dérange les Français, n ont jamais fait mystère de leur attachement aux Américains.Pour l\u2019Allemagne fédérale, le seul pays en mesure d\u2019assurer la sécurité de son territoire.en attendant le jour lointain où le Marché commun pourra le faire, demeure les Etats-Unis-» L'Allemagne tient uu Marché commun mais ne s'arrête pas là.Le chancelier Willy Brandt l'a rappelé récemment, lors de la dernière crise monétaire: \u201cNous tenons compte de nos partenaires au sein de la Communauté, mais nous ne perdons pas de vue les intérêts de nos partenaires et alliés au sein de l'Alliance atlantique.\" Alors que jusqu'ici, la Grande-Bretagne avait été tenue à l'écart du Marché commun à cause de sa politique pro-américaine, elle constate maintenant que la porte en est ouverte par nulle autre que la France, dépitée du mie de l\u2019Allemagne dans l'affaire du mark flottant, jugée trop favorable aux Etats-Unis.Pas d'opposition Les Allemands, qui insistent depuis toujours pour obtenir l'entrée de la Grande-Bretagne au Marché commun, se réjouissent, bien entendu, du changement d\u2019attitude do la France, bien que cela ait l\u2019air de se faire sur leur dos.Ils manifestent un certain agacement que l\u2019avenir de l\u2019Europe soit évoqué entre Français et Anglais hors de leur présence mais ne semblent pas plus préoccupés qu'il ne le faut, assez confiants de pouvoir à leur tour, lorsque l\u2019heure sera venue, parler un langage que les Anglais sauront comprendre.Il y a des risques que ce ne soit pas en français! Les autres membres du Marché commun, les Pays-Bas, l\u2019Italie, la Belgique et le Luxembourg, tous favorables eux aussi à l\u2019admission de la Grande-Bretagne, se félicitent de la nouvelle tournure dès événements, notamment les Hollandais qui trouvent la France parfois bien encombrante.Conversion tardive Avant de trouver une oreille attentive et sympathique en France, la Grande-Bretagne a dû faire le pied de grue pendant plusieurs années.Elle était certainement responsable jusqu'à un certain point de la froideur que lui manifestait la France.Lors de lu création de la Communauté charbon-acier en 1950, la Grande-Bretagne refusa de s'y associer comme elle ne participera pas non plus à l\u2019Euratom, constitué le 25 mars 1957 en même temps que le Marché commun.Les trois organismes ont fondu leurs exécutifs en 1965.En 1958, la Grande-Bretagne avait suspendu sine die ses négociations avec le Marché commun et inspiré, en 1959, la création d\u2019un groupe rival, l\u2019Association économique de libre échange avec six autres pays: Autriche, Suisse, Portugal, Suède, Danemark et Norvège.Mais cette association n'avait pas la vitalité du Marché commun et la Grande-Bretagne, dès 1961, fit une demande d\u2019admission au Marché commun, à l'Euratom et au Pool charbon-acier.Mais de Gaulle n'avait pas oublié les difficultés créées par la Grande-Bretagne et le fit savoir.Depuis ce temps, la \"perfide Albion\u201d a-t-elle vraiment changé ou veuille, comme on l\u2019accusait aux premiers temps du Marché commun, jouer sur tous les tableaflx?Après ses entretiens avec M.Heath.M.Pompidou s'est dit persuadé que la Grande-Bretagne veut devenir européenne et quelle n\u2019entrera pas dans la Communauté avec l'intention de la détruire.Plus tôt, le président de la F\u2019rance avait dit : \u201cIl ne s\u2019agit pas de faire semblant de se marier pour divorcer après.Si on se marie, c\u2019est pour toujours.\u201d Sc peut-il qu\u2019après le mariage, même en bonne et due forme, M.Pompidou ou ses successeurs aient un jour l\u2019occasion de se demander si la mariée n'était pas trop belle! gP!P mmM \u2014 fiSWgl -¦.-':%&.\"'.L\u2022* \u2022\tM ¦ - ' » 7 \u2018 ¦¦¦ ¦\u2022¦Wi' £\u2019-'H#\t\u2019é; - \" * \" & '\u2022fv'-'fcÜ
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