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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1970-11-27, Collections de BAnQ.

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[" I \\ Les médecins spécialistes ne quitteront pas le Québec L'exode des médecins spécialistes québécois vers d\u2019autres provinces ou les Etats-Unis n'aura pas lieu.C\u2019est du moins ce qu'a affirmé, hier, le ministre de la Santé, de la Famille et du Bien-être social, M.Claude Castonguay.Basant cette affirmation sur la si-gnatude d\u2019une lettre d'intention des spécialistes, M.Castonguay a révélé que les signataires, représentant la Fédération des médecins spécialis- tes.y manifestaient l\u2019intention d\u2019en arriver à une entente dans le'cadre du régime de l\u2019assurance-maladie.Le ministre, qui a annoncé cette nouvelle à l\u2019Assemblée nationale, a Voir MEDECINS page A 6 Le plus grand quotidien français d\u2019Amérique Montréal, vendredi 27 novembre 1970, 86e année, no 276, 46 pages, 4 cahiers .akï\u2019iidla» ».'\u2022 ' \u2022: téléphoto PA L'agresseur du pape Paul VI % s> .¦ Benjamin Mendoza Y Amor, un Bolivien de 35 ans, au moment où les policiers de Manille Font empoigné, après qu'il eut blessé légèrement monseigneur Macci en tentant de poignarder le Saint-Père.Paul ¥1 échappe à un attentat ¦ «V MANILLE (PA, AFP) \u2014 Le pape Paul VI a été la cible d\u2019un attentat raté, aujourd\u2019hui, 10 minutes après sa descente d\u2019avion à l\u2019aéroport de Manille, où il entreprenait une visite de trois jours dans ie cadre de sa tournée dans le Pacifique.Un individu portant une soutane et qui a par la suite été identifié comme étant Benjamin Mendoza, 35 ans, de La Paz, en Bolivie, s\u2019est rué vers le Saint-Père, avec un couteau en main, mais des gardes du corps l\u2019ont aussitôt maîtrisé et désarmé.Les quelque 3,000 personnes qui s\u2019étaient massées à l\u2019aéroport pour accueillir le souverain pontife ne se sont pas rendu compte, semble-t-il, de l\u2019incident.Mgr Mariona Gaviola, secrétaire général de la Conférence des évêques catholiques des Philippines, a déclaré aux journalistes que quelqu\u2019un \u2014 mais pas le pape \u2014 a été blessé au cours de l\u2019attentat, car il a vu des taches de sang sur la soutane d\u2019un évêque qui se trouvait là.L\u2019incident s\u2019est produit au moment où le pape venait de serrer la main du président Ferdinand Marcos et de son épouse et était salué par les membres du gouvernement et les dignitaires de l\u2019Eglise.Le directeur du service de sécurité de la présidence des Philippines a fait une déclaration pour préciser que c\u2019était le président Marcos qui avait paré le coup de couteau et poussé le pape tandis que la police saisissait le Bolivien.Il a ajouté que la manche du pape était maculée de petites taches de sang mais qu\u2019il pensait que le pape n\u2019était pas blessé.- [Profonde CITE DU VATICAN (AFP) - Une profonde émotion s\u2019empare de la cité du Vatican et de toute la ville de Rome au fur et à mesure que se répand la nouvelle de l\u2019attentat auquel le pape a échappé à Manille.Le cardinal Villot, secrétaire d\u2019Etat et camerlingue, qui a la charge du Vatican et la direction de l\u2019Eglise en l\u2019ab- L\u2019agresseur a eu l\u2019annulaire droit coupé par le \u201ckriss\u201d, un couteau malais de 30 cm à la lame contournée en zigzag, qu\u2019un policier lui a arraché des mains.La déclaration précise que Mendoza, habillé d\u2019une soutane noire, avait soigneusement caché son couteau dans une manche.L\u2019agresseur a été rapidement emmené au bureau national d\u2019enquête de la police philippine, où, après avoir avoué son identité, il a affirmé qu\u2019il n\u2019avait pas l\u2019intention de tuer le Saint- sence du pape, a été informé au cours de la nuit.Le premier soin de la secré-tairerie d\u2019Etat a été, par l\u2019intermédiaire de Mgr Carmine Rocco, nonce à Manille, d\u2019avoir par télescripteur la certitude que Paul VI est totalement indemne.Cette vérification étant désormais faite, la secrétairerie d\u2019Etat s\u2019emploie Père, mais simplement \u201cd\u2019exposer ce que la foi comporte d\u2019ignorance et d\u2019hypocrisie\u201d.Mendoza, de taille moyenne, bien rasé et les cheveux taillés en brosse, a ajouté qu\u2019il avait mis son projet au point il y a cinq jours, qu\u2019il n\u2019avait pas de complices.\u201cJ\u2019ai agi seul, a-t-il dit.Je n\u2019ai ni religion, ni idéologie politique.Je crois seulement en l\u2019humanité.\u201d Selon Mendoza, lors d\u2019un séjour qu\u2019il fit en Argentine, des ress^.tissants phi- Voir PAUL VI page A 6 à rassurer les milieux officiels et, par l\u2019intermédiaire des organes de presse, le grand public.Dans les rues, dans 'es autobus, dans les cafés où les romains prennent leur \u201cespresso\u201d, l\u2019attentat est l\u2019objet de toutes les conversations.A la stupeur, à l\u2019indignation, se mêlent les expressions Voir EMOTION page A 6 ém®fti®!ïï) ©ira flfrsfe ¦ : 'V-'-'y % X téléphoto U PI Mgr Pasquale Maccî, le secrétaire particulier du pape Paul VI, a fait une haie avec son corps pour parer à l'attaque au couteau de l'homme qui a voulu attenter aux jours du chef de l'Eglise catholique.hamn 1, tôléphoto PA o W 'T -r> -*¦> m ~+~r ** ?m -, Benjamin Mendoza Y Amor s'est vainement débattu au moment où la police de Manille l'a arrêté, sa tentative de meurtre sur la personne du pape, ayant avorté.ijrafcv -J- Annonces classics / 02 4 DU Arts et Spectacles / C 8 à C 11 Bandes dessinées / B 8 Cinéma / C9 Décès, naissances ,etc./ C 6 Editorial / A4 Etes-vous observateur?/ D6 Finance / C 1 à C 3 Horoscope / A 9 Informations étrangères /CS Informations nationales / A 2, Cil, DI, D 12 les secrets de polichinelle / A 8 loisirs et récréation / B 8 Mots croises / D 5 \u201cMot-mystère\u201d / D 3 Radio et télévision / C 9 Sports / B 1 à B 7, B 9, 0 10 Tribunaux / Ali Vivre aujourd'hui / A 8 à A10 Votre médecin / ^A S Le mécontentement giroond© (sfinaz fl®§ policiers ê® la SQ; Choquette écairt© t@Mt@ possibilité d© grèv© par Lucien RIVARD Des sondages effectués en fin de journée d\u2019hier par l\u2019Association des policiers provinciaux du Québec, dans les principaux secteurs de la province, indiquent un accroissement du mécontentement des agents.Cette crise au sein de la Sûreté du Québec s\u2019est développée parallèlement à la crise politique que traverse pré-sentementl e Québec à la suite de l\u2019affaire Cross-Laporte.La colère gronde présentement à tous les niveaux de cet important corps plicier qui détient actuellement la commande sur toutesl esforces policières qui opèrent sur le territoire de la province.Le mécontentement qui s\u2019est développé graduellement au cours des dernières semaines pourrait éventuellement aboutir, selon les informations recueillies hier par LA PRESSE à un dé-fa r a y a g e des membres de l\u2019APPQ, même si les dirigeants de l\u2019organisme nient la possibilité ou l\u2019éventualité d\u2019un tel débrayage.Le ministre de la Justice, M.Jérôme Choquette, écarte pour sa part la possibilité d\u2019une grève.Le malaise était d\u2019ailleurs ressenti avec une telle acuité dans les hautes Voir POLICIERS page A 6 ^à\\ ;n pilote Hamilton @ tenté vain de corriger une manoeuvre du copilote Rowland TORONTO (PC.UPI) - Le pilote et le copilote du DC-8 d\u2019Air Canada qui s\u2019est écrasé à l\u2019aéroport international de Toronto, le 5 juillet dernier, en causant la mort de 109 personnes, différaient d\u2019opinion quant au moment où devaient être déployés les aérofreins de l\u2019appareil.C\u2019est un enregistrement magnétoscopique, déposé hier à l\u2019enquête sur cette tragédie, qui a dévoilé de façon dramatique les conséquences de cette divergence de vues entre le capitaine Peter Hamilton et le copilote Donald Rowland.Le copilote était d\u2019avis qu\u2019il fallait déclencher le système automatique des aérofreins à 2.000 pieds d\u2019a 11 i t u d e, avant ^Atterrissage, tandis que le capi- taine préférait que ces volets de freinage ne soient déployés qu\u2019au moment où l\u2019appareil touchait le sol.L\u2019enregistrement des dernières paroles échangées entre les pilotes dans leur cabine permet d\u2019établir que la décision fatidique est survenue quatre minutes avant l\u2019écrasement.\u201cNon, non, non!\u201d s\u2019est écrié le capitaine Hamilton.¦nw o Jean Béliveau à l'hôpital \u2014 page B 3 Bilan de la crise d'octobre ;\t- page A 5 \u201cJe m\u2019excuse, oh, je m\u2019excuse\u201d, a répondu le copilote Rowland.On entend ensuite le bruit de l\u2019avion qui touche violemment le sol.Voir PILOTE page A 6 o Cari Morton choisi la recrue de l'année dans la ligue Nationale \u2014 page B 5 I 0n prévoit pour aujourd\u2019hui, dans la région do Montréal, un temps généralement nuageux avec risque d'averses.Demain, la ciel restera couvert avec possibilité de pluie.Dimanche, couvert avec risque de neige ou de pluie.Max.45° Min.32° o Détails à la page A 6 man n M ' A 2/LA PRESSE, MONTREAL, VENDREDI 27 NOVEMBRE 1970 Pouvoirs d'urgence: ii'semblie que l'adoption devra attendre à mardi Droits réserves L'indépendance du Québec: tes oîfi)@fc économiques seront déterminants - par Claude TURCOTTE de notre bureau d'Ottawa OTTAWA \u2014 Les Créditistes ont de nouveau empêché hier l'adoption du projet de loi sur les pouvoirs d'urgence provisoires, en dépit de l\u2019accord unanime des libéraux, des conservateurs et des néo-démocrates pour en finir avec ce bill.Parfois vivement impatient, parfois visiblement choqué par ce débat, qui a pris l'allure d'une \"filibuster\u201d, le ministre de la Justice, M.John Turner, en retenant ses impulsions, a simplement dit à la fin des travaux parlementaires, hier soir: \u201cÇa fait 12 jours et 46 de notre bureau d'Ottawa OTTAWA \u2014 On ne saura pas cette année ce que l'intervention des Forces armées canadiennes au Québec, durant les événements d'octobre, coûtera à la province.Le ministre de la Défense, M.Donald MacDonald, a expliqué au journal LA PRESSE, hier, que les troupes sont .toujours au Québec et qu\u2019elles jouent un rôle de soutien pour les forces de l'ordre.Elles sont utilisées pour assu-Ter la surveillance autour de certains édifices publics et servent aussi a transporter les forces de l\u2019ordre dans le cadre de l'opération ratissage.Par conséquent, étant donné que le travail de l'armée se poursuit, on attendra encore quelque temps avant de dresser la note.Le nombre de troupes en service au Québec a été réduit depuis le début du mois.Dans la capitale fédérale, on préfère, pour des raisons de sécurité, ne pas préciser le nombre de militaires qui continuent à seconder CHICOUTIMI (PC) \u2014 Le fédéralisme canadien continue de perdre de la vitesse, avec les récents événements d'octobre, tandis que le Parti québécois gagne du terrain, s'affirmant de plus en plus comme la véritable opposition officielle à l\u2019Assemblée nationale, a déclaré M.Claude Ryan, directeur du nuotidien Le Devoir.M.Ryan.qui parlait mercredi devant quelque 1,000 personnes, des étudiants de notre bureau de Québec QUEBEC \u2014 Le gouvernement Bou-rassa a fait face à une levée de boucliers sans précédent, hier, à l\u2019Assemblée nationale, les trois partis d\u2019opposition ayant décidé de faire front commun et d\u2019accuser le parti ministériel d'avoir accumulé, au cours des dernières semaines, un lourd dossier de \u201cmépris\u201d à l'endroit de l'institution parlementaire qu'est la chambre des députés.Soulevant une série de \"questions de privilèges\u201d, les leaders et députés tant UN.RC que PQ ont tour à tour accusé les députés ministériels : \u2014\td'induire fréquemment la chambre en erreur par de fausses déclarations; \u2014- de laisser, avant dépôt officiel des bills du Parlement, filtrer des renseignements aux journaux concernant des projets de loi et de ne pas respecter ainsi la primauté dévolue en ce domaine à l'Assemblée nationale; \u2014\tde laisser le whip-en-chef libéral Louis-Philippe Lacroix dégrader les institutions parlementaires par des exclamations scabreuses à la chambre.¦Le débat a débuté lorsque le gouvernement a déposé hier à la chambre deux projets de loi dont les détails étaient déjà connus du public par la voie de \"coulages\u201d aux journaux.Il s'agissait de bills modifiant les lois de Sidbec et de la Caisse de dépôt et permettant au gouvernement d'injecter di- dc la Presse Canadienne La révision constitutionnelle doit être faite d'ici deux ans.Aucune réforme sociale au Québec ne pourra être effectuée avant de savoir de quelles compétences elle relève.Il n\u2019est pas possibl» de réaliser des progrès culturels quand on ignore quel sera exactement le statut de la langue française.Tels sont quelques-uns des principaux points soulevés par l'économiste et financier montréalais, M.Marcel Faribault.dans un ouvrage intitulé \u201cLa révision constitutionnelle\u201d et lancé jeudi soir parles Editions Fides.Parmrles principes et méthodes que M.F^ibatilt aurait appliqués \u201cs\u2019il avait été premier ministre du Québec\", il heures que ça dure.\u201d Il a de plus mentionné que la Chambre discutera aujourd\u2019hui d\u2019un autre projet de loi et qu'il faudra attendre à la semaine prochaine, probablement jusqu'à mardi afin de permettre a tous les députés de revenir de leur congé de fin de semaine, pour compléter le débat sur le bill C-181.A peu près uniquement des députés québécois ont participé hier à la discussion.Tout d\u2019abord, les créditistes, M.Réal Caouette en premier, qui s'en est particulièrement pris au secrétaire d\u2019Etat, M.Gérard Pelletier, et au chef du Parti québécois, M.René Lévesque, avant de conclure que la solution aux la police dans ses opérations.M.MacDonald doute que la répartition des coûts de l\u2019opération se fasse avant le début de la nouvelle année.Cette question a été soulevée à plusieurs reprises aux Communes; Jusqu'à maintenant les précisions fournies ont été plutôt minces.On sait toutefois qu\u2019en vertu de la Loi sur la défense nationale, le gouvernement qui fait appel aux troupes dans un cas d'urgence est appelé à assumer les frais supplémentaires qui découlent de semblable opération.Le ministre est très fier du rendement fourni par les militaires appelés au Québec.Il le soulignait cette semaine en rapoelant que môme M.Claude Ryan, le directeur du quotidien LE DEVOIR, est d\u2019accord avec.lui sur ce point.M.MacDonald a précisé que ce nouveau rôle des Forces armées canadiennes sera évoqué dans le prochain livre blanc sur la défense.Ce document sera public au début de Tan prochain.en majorité, au centre social de l'Université de Chicoutimi, a dit que si les anglophones canadiens n'acceptent pas l'idée qu'il y ait deux nationalités différentes au pays, le journal qu\u2019il dirige adoptera \"sûremen:t avant les élections de 1974\u201d l\u2019attitude qui découle logiquement des principes qu'il défend.Examen Le directeur du Devoir a souligné que \"l\u2019équipe éditoriale procède acluei- rectement $36 millions dans la Sidérurgie du Québec et de garantir un prêt de $30 millions de la Caisse de dépôt à cette même entreprise.Le chef de l\u2019Opposition officielle, M.J.-J.Bertrand, pour la première fois depuis le début de la session, a immédiatement soulevé une question de privilège protestant non seulement contre le \u201ccoulage\u201d de ces bills aux journaux il y a deux jours mais critiquant l\u2019attitude du premier ministre Robert Bou-rassa qui confirmait mercredi la nouvelle en y ajoutant les détails de la loi non encore déposée.M.Bertrand a vertement critiqué cette façon de procéder du gouvernement en soulignant qu'elle avait tendance à devenir coutumière.Il a protesté au nom de tous les députés oppo-sitionnistes.M.Bourassa a brièvement répondu qu\u2019il était fréquemment arrivé dans le passé à des gouvernements de donner à l\u2019extérieur du Parlement des détails sur leurs intentions législatives, ce à quoi M.Bertrand a rétorqué qu'on ne devait pas aller jusqu'à donner les détails mêmes d\u2019un projet de loi.Le député créditiste Fabien Roy et le leader parlementaire péquiste Camille Laurin ont également soulevé une \u201cquestion de privilège\u201d appuyant la déclaration Bertrand et affirmant qu'on avait \u201cinsulté l\u2019assemblée nationale\u201d en donnant \u201cles détails\u201d quasi-complets d'une législation aux journalistes faut noter : la révision constitutionnelle au Canada et non pas en Grande-Bretagne, et certainement pas par un geste unilatéral du gouvernement fédéral; domiciliation de la Constitution actuelle au Canada; nécessité pour le cabinet fédéral de traiter les provinces à égalité en matière constitutionnelle afin d\u2019établir une confiance réciproque, sous peine de voir notamment le Québec refuser de participer aux futures conférences fédérales-provinciales.Dans son livre.M.Faribault suggère une conférence constitutionnelle permanente dont le but serait de créer une union fédérative.Les provinces deviendraient des Etats constituants et le gouvernement fédéral leur représentant à tous dans malaises sociaux se trouve dans l\u2019application de la doctrine créditiste.M.Roch Lasalle, député conservateur de Joliette, s\u2019est catégoriquement dissocié de son parti et votera contre le projet de loi.Il a soutenu notamment qu\u2019il est urgent de revenir \u201cà la notion fondamentale des deux nations\u201d et que pour ce faire, il suffit de consulter les mémoires présentés depuis 10 ans par les premiers ministres du Québec, MM.Lesage, Johnson, Bertrand et Bourassa.Pour sa part, le chef du Ralliement créditiste a reproché au gouvernement fédéral d\u2019avoir agi hypocritement avec les partis d\u2019opposition, en leur ayant demandé conseil et de n\u2019en avoir pas tenu compte.Il a reproché spécifiquement au gouvernement de donner par cette loi un statut spécial au Québec, alors que la loi devrait mentionner toutes les provinces du Canada.Cependant, M.Caouette a consacré la plus grande partie de son temps et de ses énergies à s'attaquer très durement au secrétaire d\u2019Etat.On se souvient que dans une intervention, il y a quelques jours, M.Pelletier s\u2019était dit révolté par la s u g g e s t i o n de M.Caouette d\u2019envoyer à la douzaine au peloton d\u2019exécution les membres FLQ.Il avait même accusé M.Caouette de manifester des tendances nazies et fascistes.Or, hier M.Caouette, a clairement voulu rendre la politesse en soutenant que M.Pelletier fut l\u2019un de ceux qui ont semé la violence au Québec.Il a même dit à un certain moment ceci: \u201cC'était un ami intime de Valliè-res qui est actuellement en prison à Montréal.11 a même été son patron, son collaborateur pour écrire dans la revue Cité Libre et LA PRESSE de Montréal.\u201cSi le ministre n'était pas député fédéral a poursuivi M Caouette, il serait peut-être avec les FLQ à Montréal présentement.Il serait peut-être un de ceux qui sont en prison.\u201d lement à un examen approfondi de la situation québécoise\u201d, examen dont les conclusions ne pourront être rendues publiques d\u2019ici quelques jours, mais qui le seront bien avant les prochaines élections provinciales de 1974.Refusant de dire clairement qu\u2019il pourrait alors passer du côté de l\u2019indépendance, M.Ryan a seulement fait remarquer \u201cqu\u2019une fois cette opinion choisie, nous travaillerons à y convertir l\u2019opinion publique\u201d.avant de les donner aux députés.M.Laurin a en outre soulevé une seconde question de privilège concernant la façon dont certains ministres répondent aux questions des députés opposi-tionnistes en général, \u201créponses qui, prima facis, peuvent paraître sciemment fausses\u201d, selon lui.Citant les règlements de la Chambre, M.Laurin a déclaré que ce genre de réponses constituait une violation des privilèges de la chambre.Le leader péquiste a affirmé que des ministres avaient donné dernièrement à la chambre des réponses \u201cqu\u2019ils savaient fausses, dans le seul but d\u2019induire la chambre et la population en erreur\u201d.M.Laurin a cité deux exemples: a)\tl\u2019affirmation du gouvernement à la chambre selon laquelle les négociations avec Ottawa sur les S250 millions de la taxe de progrès social se poursuivaient et la négation ferme apportée à ces propos par le premier ministre P.E.Trudeau; b)\tl'affirmation du gouvernement à la chambre selon laquelle les négociations touchant l\u2019entente fédérale-provinciale portant sur la Transcanadienne allaient bon train alors que, peu après, le gouvernement fédéral affirmait qu\u2019il n\u2019avait jamais été question de renégocier cette entente.\u201cLe gouvernement, a dit M.Laurin en citant les règlements de la chambre, a le droit de ne pas répondre aux ses juridictions bien définies.Une nouvelle Constitution serait alors rédigée et soumise à la ratification des gouvernements provinciaux.Elle n\u2019entrerait en vigueur qu\u2019avec l\u2019accord d\u2019au moins huit d\u2019entre elles représentant un minimum de 75 pour cent de la population du Canada.Le financier accorderait deux ans à la conférence pour que soient rédigés les documents constitutionnels qui affirmeraient notamment la souveraineté de chaque province, seraient publiés en deux langues, et permettraient au fédéral de conclure des accords internationaux à la condition de comporter une clause sauvegardant \u201cles .droits et compétences des provinces\u201d.Il est important que l\u2019économie québécoise soit relancée, car si ce ne sont pas des motifs purement économiques qui feront pencher la balance (pour ou contre l\u2019indépendance du Québec), à la fin ils seront déterminants.M.Gérard Filion, président de Marine Industrie, a soutenu ce point de vue, hier, au déjeuner de l\u2019Association des manufacturiers canadiens, à Montréal, dans une conférence émaillée de formules pittoresques et de réflexions variées sur le problème québécois et la société canadienne-française.L'économie du Québec, a-t-il souligne, a souffert des incertitudes des dernières années, mais ce ne sont pas les bombes qui effraient les investisseurs: c'est l\u2019incapacité des politiciens.La constitution : il est impérieux de la réviser D'autre part, a déclaré M.Filion, \u201cil devient impérieux de procéder à une révision de la constitution, non pas pour apaiser les esprits, car certaines options sont tellement opposées qu\u2019il sera impossible de les réconcilier, mais questions des députés.Mais s\u2019il y répond, il doit être franc môme si cela doit montrer à la population le cul-de-sac dans lequel se trouve le Québec dans ses relations avec Ottawa.\u201d M.Bourassa a répondu en affirmant qu\u2019en ce qui a trait à la Transcanadienne, il avait parlé à la chambre d'une \u201centente spéciale\u201d et non de reconduction de l\u2019ancienne entente.Le Dr Laurin a rétorqué que M.Bourassa avait parlé \"d\u2019entente spéciale\u201d seulement après la négation Trudeau et-oue le parti ministériel avait procédé de la même façon en ce qui a trait à la question de la récupération des $250 millions de la taxe de progrès social.Sur cette question du $250 millions, M.Bourassa avait été interrogé plus tôt par M.Bertrand en ce qui a trait aux contradictions entre les déclarations provinciales et fédérales sur le sujet, le fédéral ayant affirmé que la question des $250 millions était \u201cclose\u201d.Le premier ministre a répondu à l\u2019opposition en général que \"la position de son gouvernement à ce sujet avait été exprimée clairement\u201d.\u201cNous n\u2019abandonnons pas, a-t-il dit, les $250 millions.Le Québec, vu son chômage, insiste pour récupérer cette somme, pas nécessairement par le seul canal du remboursement de la taxe de progrès social mais à travers les autres canaux des relations fédérales - provinciales.Plusieurs ministères négocient avec Ottawa.Cé\u2019-qni-est important pour le Québec, c\u2019est de récupérer cette somme, qu\u2019elle vienne directement ou par subventions accrues dans l\u2019habitation, les routes, etc.\u201d M.Bourassa avait à peine terminé cette explication qu'il fut visé par une nouvelle question de privilège, cette fois soulevée par le député de Montcalm, M.Marcel Masse.Celui-ci prit à partie le premier ministre qui avait laissé entendre plus tôt au cours du débat que l'opposition insistait sur la convocation de diverses commissions parlementaires plutôt afin de \u201cplaco-ter\u201d que d'agir.M.Masse a qualifié les propos de M.Bourassa de \u201cmépris \" à l\u2019endroit des parlementaires qui, va l\u2019inaction du gouvernement, sont \u201cforcés\u201d de demander la convocation de ces commissions parlementaires.Enfin, quant au député Louis-Philippe Lacroix, c\u2019est M.Rémi Paul, député UN de Missisquoi, qui a fait remarquer que les exclamations fréquentes de ce parlementaire à la chambre constituaient un manque de la plus élémentaire décence.Il a déclamé du premier ministre qu\u2019il discipline son député et whip-en-cbeL M.Gérard Fillion ¦.,i-y pour clarifier certaines situations ambiguës\u201d.Et le conférencier de poursuivre: \u201cLe contentieux qui a empoisonné les relations fédérales-provinciales, depuis que les deux ordres de gouvernement se font concurrence dans le champ de la législation sociale, devrait être réglé une fois pour toutes à l\u2019occasion d\u2019une refonte de la constitution canadienne.Après que Ton aura clarifié la question des responsabilités entre les deux paliers de gouvernement, il faudra procéder à une répartition plus équitable de l\u2019assiette fiscale.\u201d Terrorisme et investissements Sans mentionner le FLQ, M.Fillion a fait observer: \u201cDes terroristes, il y en a dans plusieurs pays et sur plusieurs continents; il n\u2019est pas sûr que les pays ou les provinces qui ont échappé à leur action soient pour toujours à l\u2019abri de leurs méfaits.Ce qui rend les épargnants craintifs et les investisseurs prudents, c'est l\u2019incapacité des pouvoirs publics à adopter une ligne de conduite claire et ferme.\u201d Selon M.Filion, le Québec a \u201ctout pour être prospère\u201d (richesses naturelles, main-d\u2019oeuvre habile et de plus en plus instruite, jeunes cadres bien formes, second marché de consommation en importance au Canada, ouverture sur la mer par le Saint-Laurent, réserves de capitaux).Mais qu'est-ce qui lui manque pour réussir?\u201cC'est, a répondu M.Filion, \u201cune population davantage portée vers les problèmes économiques, une classe dirigeante moins querelleuse, des intellectuels moins perdus dans les nuages, des politiciens moins ergoteurs.En bref, un peu plus de tranquillité et de sens commun.\u201d de notre bureau de Québec QUEBEC \u2014 Le.gouvernement du Québec tentera d\u2019uniformiser certaines conditions de travail des salariés des secteurs public et parapublic dont presque toutes les ententes écherront entre mars et juillet prochain.C'est ce qui se dégage d\u2019un communiqué publié aujourd\u2019hui par le bureau du premier ministre et annonçant que le conseil des ministres avait décidé, hier soir, de tenir une série de réunions \"exploratrices\u201d avec les chefs syndicaux.Selon le communiqué, \u201cces consultations centrales (entre le gouvernement, les responsables des administrations publiques, les centrales et fédérations syndicales intéressées) pourrai e.\" porter sur la définition d'un cadre relatif à \"Politique de force\" M.Filion a exposé ses points de vue sur plusieurs autres questions: \u2014 Il n\u2019est pas étonnant qu\u2019un nombre croissant de Québécois de langue française estiment le moment venu d\u2019appliquer dans le Québec la politique de force qui a si bien réussi aux Canadiens anglais dans le reste du Canada.M.Filion venait de dire: \u201cDes St-Léo-nard à rebours, il y en eut des centaines à travers le Canada depuis 1867, sans que l\u2019opinion publique canadien-ne-anglaise ne manifeste la moindre émotion.\u201d \u2014 Les Canadiens français sont divisés entre deux allégeances: une majorité qui estime que le Canada est la patrie de tous les Canadiens, et une minorité qui renie le Canada et qui veut faire du Québec sa seule patrie.\u2014 Certains se disent prêts à accepter une baisse temporaire de leur niveau de vie pour vivre dans la dignité.Cependant, le coût de la séparation (M.Filion n\u2019a pas donné de précisions à ce sujet) ne sera pas réparti également: les uns ne risquent rien, tandis que d\u2019autres perdront tout.Radicalisation du PQ \u2014 L'idéal séparatiste s\u2019est rapidement radicalisé par l\u2019apport d\u2019éléments socialistes, marxistes, trotskystes et maoïstes.La très grande majorité des séparatistes favorisent une évolution vers l\u2019indépendance par voie démocratique; une petite minorité préconise et utilise des moyens violents.\u2014 Jusqu\u2019ici, le Parti québécois a réussi à garder la maîtrise des éléments disparates qui le composent, tout en se laissant dériver lentement vers la gauche.Réussira-t-il à éviter l\u2019éclatement qui le menace à chaque pas ou sacrifiera-t-il définitivement sa clientèle bourgeoise pour opter définitivement pour un socialisme à la Scandinave (\u201cdont le principal caractère est de n\u2019être pas socialiste\u201d).Le PQ a atteint un point où ce qu\u2019il gagnera à gauche, il le perdra à droite, et vice-versa.\u2014 Idéalement parlant, il n'est pas impossible de bâtir un Québec indépendant dans une société de type américain; mais les soubresauts auxquels le Québec serait soumis pour en arriver là conduiraient inévitablement à une radicalisation des politiques préconisées par les chefs du mouvement.Les leaders séparatistes ne disent pas comment le reste du continent nord-américain réagirait à une révolution sociale sur son propre territoire.\u2014 Les diplômés de collèges et d'universités qui ambitionnent de monter aux échelons supérieurs doivent recon-naitre la nécessité d'être bilingues, car les affaires se traitent au niveau national ou continental et forcément en anglais.Le meilleur moyen pour les Canadiens français de mettre du français dans les affaires, c'est d'y entrer et de se servir de leur langue.Vf.un certain nombre de conditions de travail d'intérêt général et communes à l\u2019ensemble des salariés des secteurs public et parapublic\u201d.Une première réunion, dont le but est de discuter les possibilités et les modes d'organisation de discussion préliminaires nécessaires aux multiples négociations directes, se tient aujourd\u2019hui entre le premier ministre du Québec, M.Robert Bourassa, le ministre de la Fonction publique, M.Jean-Paul L\u2019Allier et \"les principaux chefs syndiqués intéressés\".Le communique précise que d'autres reunions suivront avec tous les groupes intéressés, soit ceux qui représentent aussi bien les responsables des administrations publiques que les salarié.^ syndiqués\u201d.Le coût des Forces armées au Québec ne sera pas connu avant Tan prochain Ryan: le fédéralisme continue de perdre de 1er vitesse L'Opposition accuse le gouvernement d'avoir accumulé \"un lourd dossier de mépris\" Marcel Faribault lance: \"La révision constitutionnel®\" Tentative d'uniformisation des conditions de travail dans le secteur public MONTREAL, VENDREDI 27 NOVEMBRE 1970 - 86e ANNEE - No 277 REDACTION (JOUR) 874-7078 / LIVRAISON A DOMICILE 874-69ÏÏÏ / RENSEIGNEMENTS 874-7272 /A 3 des Laurent ides: fl© ping© préfétrentiiel sera aboli Le péage préférentiel aux heures de pointe sur l\u2019autoroute des Laurentides pourrait être aboli à brève échéance.C'est ce qu\u2019a confirmé hier à LA PRESSE le président-directeur général de l\u2019Office des autoroutes du Québec, M.Guy Poliquin.En vertu de ce tarif préférentiel, les usagers des trois postes de péage les plus rapprochés de Montréal ne paient que dix cents entre 6 heures 30 et 8 heures 30 le matin et entre 16 heures et 18 heures 30 le soir, du lundi au vendredi.Il se pourrait donc que ces automobilistes, pour la majorité des usagers de l\u2019autoroute soir et matin, aient bientôt à débourser 25 cents à chaque poste de péage.Selon M.Poliquin, les tarifs en vigueur, qui n\u2019ont pas été révisés depuis 1958, ne sont plus adéquats.Une étude des revenus et des dépenses de l\u2019Office faite à la lumière du prolongement de l\u2019autoroute des Laurentides vers le nord, en serait arrivée à cette conclusion.Et le premier changement qui a été retenu a été celui de l\u2019abolition du péage réduit aux heures de pointe.M.Poliquin ferait une proposition en ce sens lors d\u2019une prochaine réunion du conseil d\u2019administration de l\u2019Office.Celle-ci pourrait avoir lieu au cours du mois de décembre mais la décision éventuelle devrait être ratifiée par le Conseil des ministres.L\u2019abolition du péage préférentiel augmenterait de 12 à 14 p.cent les revenus de l\u2019Office, selon les prévisions.Cette dernière doit fixer des taux de façon à couvrir ses obligations mais ses revenus ne doivent pas excéder ses dépenses.On prévoit également que si les tarifs réduits étaient abolis, cette mesure permettrait de décongestionner l\u2019autoroute aux heures de pointe.Il appert que plusieurs automobilistes devancent ou retardent leur départ du bureau ou de la maison afin de prendre l\u2019autoroute aux heures où ça ne coûte que dix cents.L\u2019abolition de cette réduction permettrait donc une meilleure répartition de la circulation tandis que d\u2019autres automobilistes préféreront emprunter d\u2019autres voies routières.D'autres mesures Les autres autoroutes, celles des Can- tons de l\u2019Est, et de la Rive-Nord, n\u2019ont jamais accordé de tarifs réduits aux heures de pointe.Dans le cas de l\u2019Autoroute des Laurentides, on l\u2019auraitTait pour habituer les automobilistes à utiliser une voie payante.L\u2019habitude est non seulement bien enracinée, elle en arrive maintenant à un point de saturation; M.Poliquin s\u2019est refusé à dire si l\u2019Office entendait augmenter les tarifs autrement que par l\u2019abolition du péage préférentiel.Les études sur le coût du 1 prolongement de l\u2019autoroute des Laurentides vers lé nord n\u2019étant pas complétées, le président-directeur général n\u2019est pas en mesure de dire si d\u2019autres hausses générales ou mitigées, seront nécessaires pour rencontrer les dépenses de l\u2019Office.Excédentt d©s iï\u2019dwüfinyii I Ü4/Î-A PRESSE, MONTREAL, VENDREDI 27 NOVEMBRE 1970 ¦a'presse La négociation sectorielle Le sous-ministre du Travail, M.Robert Sauvé, s\u2019est fait l\u2019avocat convaincu, et souvent convaincant, d\u2019une nouvelle formule dans les relations ouvrières, formule qu\u2019il appelle \u201cla négociation sectorielle\u201d.Le cadre légal actuel a été conçu en prenant pour modèle principal, sinon unique, les relations ouvrières qui se situent au niveau d\u2019une seule entreprise.Sans détruire le cadre qui existe déjà, il faudrait, selon le sous-ministre, un \u201coutil additionnel\u201d qui permette d\u2019instaurer des négociations pour l\u2019ensemble des entreprises oeuvrant dans un même secteur d\u2019activités (par exemple: la construction, la production de la chaussure, l\u2019enseignement).Le sous-ministre s\u2019est expliqué à plusieurs reprises sur ce sujet, notamment le 6 octobre dernier devant le Centre des dirigeants d'entreprise.Le Conseil du patronat du Québec exprimait sa position sur ce problème au début de cette semaine.Il a cherché à montrer les principales difficultés que rencontrerait ou provoquerait la négociation sectorielle, et il conclut que cette formule ne saurait être le remède à tous les maux du monde du travail.Il croit aussi qu\u2019un usage quelque peu important de cette formule encore mal définie pourrait créer plus de problèmes qu\u2019elle n\u2019en réglerait.Notons que ce débat s\u2019est tenu jusqu\u2019ici en dehors de toute polémique; que le style d\u2019une recherche et les affirmations nuancées auxquelles il a donné, lieu honorent les personnes et les organismes qui y ont participé.Ce n\u2019est pas un débat qui a passionné l\u2019opinion publique.Il n\u2019empêche que les décisions auxquelles il conduira influenceront la vie de beaucoup de monde.M.Robert Sauvé est peut-être le premier à présenter la \u201cnégociation sectorielle\u201d d\u2019une façon à la fois aussi complète et aussi nuancée.Il ne faut pas croire, cependant, qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une idée sortie tout récemment de la tête d\u2019un théoricien.L\u2019évolution des problèmes du travail, surtout durant la dernière décennie, a déjà réalisé cette idée dans certains secteurs; dans d\u2019autres, des événements nombreux la préfigurent et l\u2019annoncent.Dans le cas des compagnies dirigeant plusieurs entreprises, les syndicats ont tenté de faire coïncider les périodes de négociation de chacune de ces entreprises.Quand cette opération a réussi, on est effectivement passé à une seule négociation pour un ensemble d\u2019entreprises qui procédaient auparavant à des négociations locales.C\u2019est probablement dans l\u2019industrie automobile nord-américaine que cette tendance a été poussée le plus loin : non seulement plusieurs compagnies américaines font face en même temps à un seul cartel syndical, mais encore la négociation inclut alors des ouvriers américains et canadiens.Le déplacement des relations de travail, passant d\u2019entreprises .isolées vers de grands ensembles, s\u2019est fait sentir au Québec surtout dans les secteurs publics ou para-publics.Le cas de l\u2019enseignement nous paraît un exemple particulièrement révélateur.La crise scolaire de 1966-67 a été l\u2019occasion qui a fait passer les négociations du niveau local au niveau provincial.Cette année-là, il est arrivé que la majorité des enseignants devaient renégocier leur convention collective avec leur commission scolaire respective.Mais les enseignants en cause étaient tous membres de la CEQ.La direction de ces négociations était planifiée du côté syndical et les enseignants ont tenu une même attitude à peu près partout dans la province.Cela a créé, comme il se devait, un problème provincial qui a dû trouver sa solution à ce niveau.?Ces divers événements ont imposé aux enseignants la négociation provinciale, alors que, peu de terrïps auparavant, le congrès de la CEQ s\u2019était prononcé contre cette formule.Bien plus, dans le règlement, de la crise scolaire de 1967, le gouvernement et le syndicat étaient d\u2019accord pour réduire la négociation provinciale aux clauses ayant une incidence monétaire, laissant toutes les autres questions pour les négociations au niveau local.Or, les négociations provinciales étaient à peine commencées que les enseignants eux-mêmes demandaient qu\u2019elles soient complètes.Ils abandonnaient définitivement le recours à la négociation locale.:\u2019c Ces quelques notes nous permettent de tirer des conclusions temporaires.Ce n\u2019est pas à cause d\u2019un caprice de théoricien qu\u2019il faut s\u2019interroger sur une évolution des négociations de travail qui les amène graduellement à des niveaux de plus en plus élevés.De même que l\u2019intention des enseignants de négocier au niveau local seulement n\u2019a pas empêché une évolution qui était déjà nécessaire depuis quelques années, de même plusieurs secteurs d\u2019activité auront à subir des transformations profondes, voulues ou pas.Mieux vaut chercher à comprendre ce qui se passe et s\u2019y ajuster sciemment.Il est difficile de maintenir deux niveaux de négociations en même temps.Dans cet ordre de chose, il faut compter avec la tendance naturelle de n\u2019importe quel organisme à étendre son propre pouvoir, et les organismes responsables de la négociation sectorielle seraient soumis à cette dynamique.Le ministère du Travail devra, sur ce point, faire beaucoup plus que déclarer des intentions et compter sur la bonne foi des parties.De façon générale, disons qu\u2019il faut éviter, dans cette question, de défendre et d\u2019imposer une formule pour elle-même.Certains secteurs d\u2019activité sont défavorisés par le système actuel de relations de travail.Il faut chercher à trouver, pour ces secteurs pris un à un, une solution sur mesure.L\u2019expérience acquise dans ces cas permettra d\u2019établir ensuite des lois plus générales.Mais une réforme globale risque d\u2019échouer simplement parce qu\u2019elle veut trop embrasser à la fois.C\u2019est une attitude pragmatique q u i doit -guider le ministère du Travail dans 1 e s réformes graduelles qu\u2019il doit faire.Jacques TREMBLAY 2E TE VéTERZE Voua.T'CMMENea AVEC Moi .LOi\u2019N d'ici Tu VIS\tTES RACiMES SONT TROP PROFONDES er tuas peu R.oer c, ~7 MO U FU R îflUS EtuES / Droits reserves \\7©§7©{g® smo(oki@â(BQn2£ (S© IPsmn W Pau! VF \u2014 le pontife romain que la presse surnomme \u201cle pape volant\u201d \u2014 ne manque certes ni de courage ni d\u2019audace.C\u2019est dans un climat psychologique passablement chargé qu\u2019il entreprend son neuvième \u2014 et plus long \u2014 voyage à l\u2019étranger: voyage qui durera dix jours et qui le conduira à Manille (Philippines)\u2019,\u2019 après deux courtes escales à Téhéran (Iran), et à Dacca (Pakistan oriental).De Manille, il volera vers Pago Pago (Ile de Samoa), Sydney (Australie), Djakarta (Indonésie), Hong Kong (au seuil même de la Chine communiste), Colombo (Ceylan), d\u2019où il rentrera à Rome.Des rapports contradictoires font qu\u2019on ne sait pas au juste à quoi s\u2019en tenir au sujet de l\u2019état de' santé du Saint Père qui, selon le Cardinal Tisserand, a les yeux passablement cernés, et qui est tout de même âgé de 73 ans.Des critiques malveillants considèrent que l\u2019escale (décidée à- la toute dernière minute) à Dacca, capitale du Pakistan oriental, ne fera que gêner les opérations de secours qui se poursuivent dans ce pays \u2014crpellement éprouvé par le pire cyclone tropical de son histoire.D\u2019autres disent que le voyage du pape entraîne des dépenses inutiles et qu\u2019il aurait été préférable d\u2019utiliser cet argent à aider les pays visités.A Sydney, l\u2019archevêque anglican a refusé, pour des raisons doctrinales, de participer, avec le pape, à la célébration d\u2019un'office oecuménique.Le voyage de Paul VI survient à la suite de deux initiatives pontificales qui ont provoqué des malaises.D\u2019abord, il y a eu le message adressé à l\u2019occasion du 25e anniversaire de la FAO: organisme des Nations unies surtout chargé des problèmes de la surpopulation et de la faim dans le monde.Dans son message à cet organisme, Paul VI s\u2019est, une fois de plus, inscrit en faux contre ce que certains appellent une \u201cévi-d e n c e scientifique\u201d, évidence selon laquelle la guerre contre la faim ne pourra être gagnée que lorsqu\u2019on aura réussi à augmenter la production de la nourriture et à diminuer l\u2019accroissement de la population du monde.L\u2019autre initiative pontificale qui semble avoir déplu concerne le décret que le pape vient de promulguer pour obliger les cardinaux à se retirer, et pour leur enlever leur droit de vote au conclave lorsqu\u2019ils atteignent l\u2019âge de 80.Le cardinal Alfredo Ottaviani, qui a justement 80 ans et qui passe pour le plus intégriste des cardinaux romains n\u2019a pas craint, dans une entrevue accordée au quotidien \u201cIl Messagero\u201d, de faire observer que le pape a outrepassé la tra- dition en promulguant un tel décret.Quant au voyage proprement dit,, des critiques se font entendre également à Formose où les évêques se disent mécontents de voir le Souverain Pontife se rendre à Hong Kong, soit aux portes mêmes de la Chine communiste, mais n\u2019ira pas à Formose, la Chine non communiste où se sont réfugiés tant de catholiques chinois.A Hong Kong, on appréhende des difficultés diplomatiques.Un quotidien de l\u2019endroit fait savoir que le Foi'eign Office a demandé au pape, au nom du gouvernement de Hong Kong, d\u2019éviter toute.référence à la Chine communiste, et aux catholiques qui y vivent lors de son passage dans l\u2019enclave britannique, le 4 décembre prochain.Enfin, d\u2019aucuns trouvent téméraire que le DC-8 du pape (Alitalia) ait à survoler le Sud-Vietnam et le Cambodge après avoir décollé de Hong Kong pour se rendre à Colombo.A cause de toutes ces critiques et de toutes ces embûches, à cause surtout de la santé incertaine du pape, il est possible que des anicroches viennent quelque peu compromettre les bonnes intentions de ce périple de quelque 25,000 milles entrepris, au dire du Saint Père lui-même, \u201csur l\u2019ordre du Seigneur\u201d.Jean PELLERIN ce que pense LE LECTEUR «jggpppr\u2014\u2014:- - -\u2014-\u2014 - fr.Tàft\tCvCL.A r .T\t\u2019a\".Deux lettres d'Emile Boudreau, syndicaliste .à Hélène Wheeler Je me fais un.douloureux.devoir de lire toutes les épitres de braillages de \u201cgroupes de professeurs\u201d depuis que la C.E.Q.a courageusement pris position sur la question des libertés civiles et, forcément, les mesures de guerre.La dernière à date, celle de Hélène Wheeler (avec l\u2019appui de 61 professeurs de l\u2019école secondaire Henri-Bourassa !) (La Presse, 17 novembre) est la perle.C\u2019est à nous faire regretter d\u2019avoir mené la lutte pour que cette race-là puisse jouir du droit de se syndiquer et de faire partie de la société québécoise à part entière.Duplessis, lui, il les avait compris.Pour les professeurs, le syndicalisme, c\u2019était ILLEGAL ! C\u2019est peut-être comme ça que ça aurait dû rester, si on en juge par les lettres \u201ccollectives\u201d et la carence de prises de position positives.Qu\u2019une hurluberlue quelconque écrive quelque chose, comme cela, ça m\u2019é-coeurerait bien un peu, mais enfin.ce sont des choses qui arrivent.Mais que ce soit appuyé par 61 professeurs dans une seule école, ça me fait vraiment douter de la race dans son entier.Serait-ce le fait que cette école est située sur le boulevard \u201cMaurice Duplessis\u201d qui influe à ce point sur le comportement moral et social de ses professeurs?Voyons un peu cette lettre des \u201c62\u201d: CONTRE le fait que le syndicalisme leur a fait perdre leur \u201cstatut professionnel\u201d (Ma chère!!!) CONTRE le fait que la CEQ fait de l\u2019action socio-politique.Vous voyez ça?On s\u2019occupe AUSSI des \u201csecteurs défavorisés et sans voix de notre société\u201d au lieu de s'occuper uniquement de \u201cl\u2019amélioration de MA condition d\u2019enseignant\u201d! CONTRE le fait que ce soient les délégués en congrès qui dessinent l'orientation sociale et politique du mouvement.Pour tous les autres organismes A\tÀ de la société, y compris les Cabinets (provincial et fédéral) ce genre de fonctionnement démocratique est acceptable.Pour le syndicalisme en général et la CEQ en particulier, il ne faudrait procéder que par voie de référendum.CONTRE le fait que les dirigeants de la CEQ se servent du journal pour faire connaître au public les politiques adoptées en congrès! CONTRE une souscription à une COOPERATIVE POPULAIRE qui publie un journal libre, souscription qui a été, elle-aussi, approuvée en congrès! CONTRE le fait qu\u2019elle verse des cotisations syndicales et que ces cotisations soient dépensées selon les voeux du congrès! Les mesures de guerre?\u201c.un sujet qui regarde les convictions personnelles de chacun\u201d.Les arrestations sans mandat et sans raison, les détentions incommunicado, etc., tant que ça ne touche pas Hélène Wheeler (et les 61); c\u2019est pas grave ! Aberrant de penser que le dernier journal publié par la CEQ est identique, sur le sujet des libertés civiles, à celui publié par la C.S.N.(et aussi à celui publié par la F.T.Q., Mlle ou Mme Wheeler!).Comme si c\u2019était aberrant de constater qu\u2019on puisse penser, sur un sujet comme celui-là, comme d\u2019autres personnes humaines! Sa (leur) conception du \"syndicalisme\u201d: une machine à pression dont le rôle se limiterait à pressurer le plus efficacement la société québécoise pour le bénéfice exclusif (et professionnel !) (S $ $) de cette classe de \u201cprofessionnels\u201d que sont les professeurs! Et pour terminer, comme le chien qui mord la main qui le nourrit, un appel aux autres pour qu\u2019ils DENONCENT le syndicat que les professeurs viennent tout juste d\u2019avoir grâce aux revendications venant SURTOUT du mouvement syndical.Et le ministre St-Pierre qui vient d'annoncer qu'il a l\u2019intention de réduire des deux-tiers les budgets consacrés à l'éducation.Je voudrais bien voir Hélène Wheeler et les 61 faire face à cette menace (car c\u2019en est une) simplement à la table de négociations! En fait, ce que Hélène Wheeler mériterait, ce serait de n\u2019avoir que des gens comme elle à la direction de la CEQ et à la table de négociations! Bien à vous, Emile Boudreau, syndicaliste .au FRAP Mon nom a été associé aux démêlés de Paul Cliche avec le FRAP d une façon telle qu\u2019on a pu croire que j\u2019avais démissionné du FRAP sur une divergence d\u2019opinion quant à la question du terrorisme.Or, ce n\u2019est pas le cas.Au cours de la discussion qui a amené ma démission (au Conseil permanent du 8 novembre), j\u2019avais exprimé l\u2019opinion qu\u2019on n\u2019avait aucun avantage à revenir sur le sujet du terrorisme mais qu'il fallait prendre une attitude positive quant à l\u2019avenir du FRAP.Ma position sur le terrorisme du F.L.Q.dans la conjoncture présente a été exprimée clairement dans un communiqué personnel du 12 octobre et dans un communiqué émis par la suite conjointement avec les deux autres candidats dans Ahuntsic.Je ne tenais pas à revenir sur le sujet.Pour ce qui est de Paul Cliche, cependant, il avait d\u2019autres raisons.Il n\u2019avait pas le choix.On voulait absolument sa tête et on s'est servi de la question du \"terrorisme\u201d (à laquelle Paul était très sensible).C\u2019est en ce sens que je suis convaincu que l\u2019amendement de Howard Bergman était \u201cstratégique\u201d.Il n\u2019avait pas plus de sens, accolé à la résolution \u201cThibeault\u201d, qu\u2019une cinquième roue à une charrette.Je crois qu\u2019il y a eu une stratégie \u201cThi-beault-Bergman\u201d arrangée à l\u2019avance, dont Lagrenade (qui présidait) avait été mis au courant.C\u2019est la seule conclusion logique à laquelle je puis en venir, et cela explique que Paul, qui se sentait \u201ccoincé\u201d a décidé d\u2019en sortir avec fracas: conférence de presse, etc.(C\u2019est le même Thibeault qui, à la Conférence de presse de Cliche est intervenu pour dire que la démission de Boudreau, ça n\u2019avait pas > d\u2019importance).On voulait la tête de Paul (1) parce qu\u2019il est syndicaliste; (2) parce qu\u2019il voulait un \u2019\u2019élargissement\u201d du FRAP par l\u2019addition d\u2019éléments syndicaux par l\u2019intermédiaire des cadres syndicaux traditionnels (syndicats locaux) et (3) parce que Paul avait un respect qui n\u2019est pas partagé au FRAP pour ceux qui ont accepté de se \u201cmettre au blanc\u201d en acceptant de se porter candidats.(Ce qui motivait fortement son attitude sur le terrorisme.) Le FRAP, qu\u2019on le veuille ou non, est une émanation du .Colloque conjoint d'avril, auquel les éléments sup-posément \u201cradicaux\u201d du FRAP actuel ont participé.Evidemment, les conclusions de ce Colloque (dont on ne parle plus, malheureusement) voulaient que les centrales syndicales \u201cs\u2019entendent et prennent ensemble les moyens pour mettre sur pied des CAP\u201d, pour former et financer un \u201csecrétariat central permanent et conjoint\u201d, un \u201corganisme régional à Montréal\u201d ainsi qu\u2019un \u201ccomité central\u2014 conjoint d\u2019action politique\u201d réunissant des délégués des CAP.Or, on sait que dans le mouvement syndical, surtout pour l'action conjointe, ça ne marche pas vite.Les militants du FRAP d\u2019alors ont donc décidé d\u2019occuper le vide, et personne ne peut les en blâmer.Pour ma part, j\u2019ai décidé de participer activement au FRAP parce que cela me paraissait être dans l\u2019esprit des conclusions du Colloque, et parce que j\u2019espérais que graduellement on pourrait faire \u201cmarcher\u201d les centrales syndicales dans une entreprise de ce genre.J\u2019ai déchanté pour deux raisons: Premièrement, il y a, au niveau des éléments \u201cmilitants\u201d de FRAP, une opposition maladive à tout ce qui s'appelle \u201csyndicalisme\u201d.Cela se sent, et cela se traduit d\u2019ailleurs dans la constitution qui ne contient aucune disposition permettant à un syndicat local (celluîe de base du syndicalisme) de s\u2019affilier et d\u2019obtenir une représentation.L'absence de travailleurs syndiqués oeuvrant individuellement au niveau des CAP a fait que cette tendance a subsisté.Deuxièmement, au niveau des dirigeants, tant de la C.S.N.que de la F.T.Q.et du C.E.Q.ce fut une indifférence totale envers le FRAP, quand ce n'était pas une opposition sourde.(Evidemment, au moment des \u201coraisons funèbres\u201d c\u2019est autre chose.) Moi, je crois qu\u2019on doit revenir à l\u2019esprit des conclusions du Colloque.Sans les centrales, parce que je crois que c\u2019est désespéré de ce côté-là.Mais en ouvrant la porte aux syndiqués et à leurs cadres (syndicats locaux,\u2019etc.), et en ouvrant la porte aussi aux autres groupements populaires.A mon avis, c\u2019est la condition essentielle du succès.C\u2019est, en tout cas, la condition à la continuation de ma participation qui, sans cela, n\u2019a aucun sens.Bien à vous, Emile Boudreau Pétition relative au projet de loi MOI 1\u2014\tLe projet de loi C 181, sur tes \u201cpouvoirs d\u2019urgence provisoires pour le maintien de l\u2019ordre public au Canada\u201d, a été adopté en deuxième lecture aux Communes.2\u2014\tL\u2019article 8 de ce projet de loi se lit comme suit: 8\u2014Dans toute poursuite pour une infraction prévue par la présente loi, la preuve qu\u2019une personne a, avant ou après, l\u2019entrée en vigueur de la présente loi, a)\tpris part ou été présente à un certain nombre de réunions de-l\u2019association illégale ou d\u2019une cellule, d\u2019un comité ou de membres de l\u2019association illégale, b)\tparlé publiquement en faveur de l\u2019association, ou, c)\tcommuniqué des déclarations pour l\u2019association illégale ou à titre de représentant réel ou déclaré de l\u2019association illégale, \u2022 constitue, à défaut de preuve contraire, la preuve qu\u2019elle est membre de l\u2019association illégale.3\u2014\tCet article crée une présomption d\u2019appartenance à l\u2019association illégale, fondée sur des actes posés avant la mise en vigueur de la loi, et en vertu de l\u2019art.14 du même projet de loi, sur des actes posés avant le 16 octobre 1970 et avant que l\u2019association ne soit déclarée illé- \u2022 gale.\t) 1 4\u2014\tUne telle disposition revient à déclarer illégaux des actes qui étaient légitimes au moment où ils ont été posés.Cela est contraire à la Déclaration Universelle des Droits de l\u2019Homme.De plus, à cause du déplacement \"du fardeau de la preuve sur les épaules de l\u2019accusé, c\u2019est une dérogation au principe de la présomption d\u2019innocence, clef de voûte du droit pénal britannique.5\u2014\tNous n\u2019entendons aucunement nous prononcer sur l\u2019attitude générale de nos gouvernements, ni sur les résonances politiques du projet de loi.6\u2014\tToutefois, à titre d\u2019étudiants du Centre de formation professionnelle du Barreau du Québec, et compte tenu de ce que la majorité d\u2019entre nous accéderons au Barreau dès l\u2019an prochain, nous voulons protester contre le caractère rétroactif du projet de loi C-181, et dénoncer cette loi odieuse, contraire à l\u2019esprit du Droit tout autant qu\u2019à nos institutions démocratiques.NDLR \u2014 Cette lettre porte plus do 100 signatures.-Prière de noter.^ Les lettres anonymes sont refusées.La icripteur doit donner nom et adressa s la \"nom de plume\" n'est pas accepté.Plus la lettre est courte, plus ello est lue I S'imposer en maximum de 400 mots, la publication des lettres est en fonction de l'espoce disponible: s'il y a quelqoa retard, prière de nous excuser.V\tJ IA PRESSE est publiée psr LA PRESSE, LTEE, 7.ft» St-Jacques, Montréal.Téléphone : 874-7272.Seule Lu Presse Canadienne est autorisée i diffuser let Infor* mations de \"LA PRESSE\" et celles des services d» im Presse Asscciée et de Reuter.Tous droits de reproduction des Informations pirticulié* res à LA PRESSE sont également réservés.\"Courrier de la deuxième classe \u2014 EartÿstrtOHdf numéro 1400\".Fort de retour garanti.Servie* Cj tins* - tSUphsn^* 174491t.\t4 I I LA PRESSE, MONTREAL, VENDREDI 27 NOVEMBRE 1970/A 5 ïàÆ&z MMM [\tLa D\tLig e h\tue c iQüüD\tte® Droits d® D'Cnfeimim)© (faofî .dî© Sa crise \"d'octobre\" Aucun cas de torture à signaler mais des procédés inacceptables r \u2014 Hébert \u2014 Nous n'avons pas relevé de cas de torture, mais on nous a signalé des procédés d\u2019interrogatoire inacceptables, auxquels ont recouru certains détectives et policiers appartenant aux divers corps de police, sans exclure la Gendarmerie royale du Canada.Cela s'est produit surtout à Montréal, quelquefois à Québec.\u2014 Compte tenu des circonstances, çaurait pu être pire, mais cela est tout de même intolérable dans un pays civi- * Art.Jacques Hébert lisé.Quoi qu'il en soit, il y a eu, dans chaque cas, plainte formelle écrite par la victime, devant nous, et transmise à l'ombudsman, M.Louis Marceau, qui a immédiatement tout mis en oeuvre pour qu'une enquête soit faite et que les coupables, le cas échéant, soient sanctionnés.\u2014 En général, les centres de détention que nous avons visités étaient bien tenus et les détenus y étaient gardés dans des conditions convenables.Deux exceptions cependant: l'une, \u2018 grave\", au 4e étage du quartier général de la Sûreté du Québec, rue Parthenais, à Montréal, et l'autre à Orsainville, près de Québec.\u2014 Jusqu'à ce jour, le ministre de la Justice du Québec, M.Jérôme Choquette, a collaboré totalement avec la Ligue, ne nous a rien refusé.D'autre part, M.Pierre Gariépy, directeur adjoint du sendee de détention du Québec, qui fait fonction d'agent de liaison entre le ministère de la Justice et la Ligue, s'est remarquablement acquitté de sa tâche., Telles sont les grandes lignes de l'interview de M.Jacques Hébert, président de la Ligue des D r o i t s de l'Homme.M.Hébert est l'un des trois membres du sous-comité de visite du \"Comité d'aide aux personnes arrêtées en vertu des lois d'urgence\", dont la formation par la Ligue a été annoncée le 26 octobre.\"C'est M.Choquette lui-mème qui a choisi les trois membres du sous-co-mité\", de préciser M.Hébert.Les autres membres sont le R.P.Jacques Tellier, dominicain, directeur de l'Institut de pastorale, de Montréal, et M.Rolland Parenteau, directeur de l'Ecole nationale d'administration publique, laquelle est rattachée à l'université du Québec.Des résultats \"étonnants\" Dès le 28 octobre, le sous-comité de visite entreprenait, au quartier général de la SQ, à Montréal, sa tournée des centres de détention, tournée qui l'a conduit dans diverses régions du Québec, depuis Ta métropole jusqu'à Baie-Comeau, en passant par Saint-Jérôme, Sherbrooke, Québec, Hull, Amos.Ro-berval, Rimouski, etc.L'action du sous-comité a produit des \"résultats étonnants\".Selonaiii spécialiste en la matière, c'est la première fois au Québec que \"des citoyens ordinaires ont réussi à briser l'incommuni-cado (interdiction aux détenus de communiquer avec l'extérieur) prévu dans la loi en établissant des contacts avec les détenus, leur famille, etc.\" Dans certains cas, affirme-t-on, \"la police se dépêchait de libérer la moitié des détenus dès l'annonce de l\u2019arrivée prochaine du sous-comité de visite\u201d.M.Hébert précise même qu'à Hull.17 détenus sur 18 ont été libérés \"quand le passage du sous-comité a été annoncé\u201d.Gifles, coups, \"grosse lumière\" Au sujet des \"procédés d'interroga-to.jÇÉriiinacceptables\u201d, M.Hébert signale qü&Tle sous-comité a relevé trois cas ou des détenus ont été giflés et frappés, avec les mains notamment, sans toutefois que ces coups laissent des marques.\"Raisonnablement, je crois que ces Cas sont vrais\u201d, déclare M.Hébert, qui ajoute: \"Si on dit que le pouvoir absolu corrompt absolument, il faut se rappeler que la police s'est trouvée avec de grands pouvoirs.Elle en a abusé, mais moins qu'on aurait pu penser.En tout état de cause, un seul cas serait déjà trop\u201d.Pour ce qui est des conditions de détention au 4e étage du quartier général de la SQ, rue Parthenais, le président de la Ligue des Droits de l\u2019Homme fait observer : \"Ces conditions n\u2019étaient pas acceptables.Ce local ne relève pas de la loi qui régit les centres de détention.Là, c\u2019était un centre de la police: grosse lumière 24 heures sur 24, pas de serviettes, de brosses à dents, de cantine, de crayons, de papier, toutes choses normales pour des détenus\u201d.Au début, selon M.Hébert, de 15 à 18 personnes étaient détenues dans ce local, dont Mme Andrée Ferretti, MM.Pierre Vallières, Charles Gagnon, Robert Lemieux et Michel Chartrand, avec lesquels le sous-comité pouvait s\u2019entretenir en présence de M.Gariépy.\"De jour en jour, confie M.Hébert, nous gagnions quelque chose.Nous avons fini par obtenir des adoucisse- ments.Les membres du sous-comité ont eux-mèmes apporté des brosses à dents aux détenus.\u201d A Orsainville, du gruau A Orsainville, le président de la Ligue cite, parmi \"les choses inacceptables\u201d, le fait que le directeur de ce centre \"a mis tous les détenus au gruau pendant deux jours\u201d.Toutefois, ce régime n'était pas en vigueur lors de la visite du sous-comité.Fait à noter, le directeur du centre d'Orsainville a été suspendu pour deux mois.\"Des torts qu'il faut réparer\" Quant à l'avenir, M.Hébert estime \"infiniment souhaitable\" que la loi qui remplacera celle des mesures de guerre comporte une disposition prévoyant que des citoyens responsables \"puissent jouer le rôle essentiel qu'a rempli la Ligue des Droits de l'Homme\u201d depuis le début de la crise.D'autre part, la Ligue constate, poursuit M.Hébert, que l\u2019application de la loi des mesures de guerre a causé des \"torts indiscutables\u201d à un grand nombre des quelque 450 personnes qui ont été arrêtées \"par suite de l'action directe de la police\".\"Nous considérons, dit-il, que ces torts (perte d\u2019emploi, de salaires, d une année d\u2019étude, etc.) doivent être réparés, même si cela n'est pas prévu dans la loi.\u201d Déjà, la Ligue a, pour sa part, commencé à compenser les victimes (\"beaucoup se sont adressées à nous\") grâce à l'opération dépannage, notamment en remboursant les loyers.Jusqu'ici, cette opération a coûté environ S6.000 à la Ligue, dont la campagne de souscription auprès du public avait rapporté $8.000.il y a une semaine.\"Mais nous devons faire beaucoup plus, lance M.Hébert, car des gens sont privés de leur gagne-pain, des paiements n'ont pas été faits, etc.Des injustices ont été causées, et l'Etat devrait assumer ces dommages.La Ligue surveillera ça de prés.\u201d (M.Hébert rappelle que toute souscription au \u201cComité d'aide aux personnes arrêtées en vertu des lois d'urgence\u201d doit être remise ou envoyée à la Ligue des Droits de l'Homme, 443 est.rue Sainte-Catherine (nos de téléphone: 845-6306, 845-0249 ou 845-0240).Les chèques faits à l'ordre de la Ligue doivent porter à l'endos: \"Comité d'aide aux détenus\".) I! faut réparer les qu ont eu à sub \u2014 Dans les circonstances (absence de loi appropriée à la situation, peur de désordres éprouvée par les autorités gouvernementales c t la population, etc.), le climat justifiait la décision prise par le cabinet fédéral à la demande des gouvernements du Québec et de Montréal.\u2014 Néanmoins, la \"dureté\" de la loi des mesures de guerre a bafoué la liberté individuelle, notamment du fait que les policiers avaient le droit de procéder sans mandat à des arrestations, sur simple soupçon, et de garder les détenus sans que ceux-ci puissent consulter des avocats.\u2014 On peut, en forçant un peu la note, faire un rapprochement \u2014\u2022 pour ce qui est de la privation de certains droits \u2014 entre la situation actuelle et celle qu'entraina au Québec la \"loi du cadenas\u2019\u2019 votée sous le gouvernement Duplessis, en 1937.\u2014 Dans une situation très grave, où il s'agit de défendre un pays menacé, L'assistance judiciaire répendu, à notre appe \u2014 Crépeau Pour une bonne part, l\u2019action de la Ligue des Droits de l\u2019Homme, au cours de la crise, a porté sur l\u2019assistance judiciaire aux détenus.A cette fin, Je Comité d\u2019aide aux détenus a constitué un sous-comité juridi-, que dont le responsable est Me Paul-André Crépeau, président de l\u2019Office de révision du Code civil du Québec et professeur à la faculté de droit de l\u2019université McGill.Me Crépeau s'empresse de souligner \"que la collaboration offerte par le Bureau d\u2019assistance judiciaire mérite d'être connue\u201d.Le rôle de Me Crépeau consistait à assurer aux détenus la représentation judiciaire nécessaire à la sauvegarde de leurs droits.Los moyens du bord Dès le début de sa mission, Me Crépeau a pris contact avec Me Jean-T.Loranger, directeur du Bureau de l\u2019assistance judiciaire, à Montréal.\"On s'est vite rendu compte, explique-t-il, que le nombre des criminalistes est fort supérieur à celui des civilistes et des commercialistcs.D\u2019autre part, un certain nombre\u2018de criminalistes ne pouvaient pas répondre à notre appel, leurs services ayant déjà été retenus par des clients.\u201d Avec les moyens du bord, Me Crépeau tenait à jour la liste des détenus, dans toutes les parties du Québec, et veillait, en collaboration avec le Bureau d\u2019assistance judiciaire, à ce qu\u2019ils reçoivent la visite d\u2019un avocat.\u201cVous savez, précise-t-il, que le Bureau d\u2019assistance judiciaire a le droit de commettre certains avocats à la défense des prévenus.\u201d Fait à noter, cette représentation judiciaire est offerte sans que l'on demande un sou aux détenus.Aucun refus, aucune réticence Dans les villes où le Bureau d'assistance judiciaire n'existe pas, Me Crépeau entrait en communication avec le bâtonnier, ou le premier conseiller du district judiciaire, pour lui signaler le nom des personnes détenues.\u201cTout de suite, nos interlocuteurs donnaient suite à notre appel\u201d, dit-il.\u201cIl n'y a eu aucun refus, voire aucune réticence, sur la question du droit à la défense des détenus.\u201d Me Crépeau tenait aussi à jour la liste des détenus libérés.Dans le cas des détenus mis en accusation, il veillait à ce que soit assurée la défense cjp ceux qui n\u2019avaient pas déjà retenuTes services d\u2019avocats.Aussi longtemps qu\u2019il le faudra, le sous-comité juridique continuera à s\u2019occuper de la représentation judiciaire des détenus ou prévenus.Pour sa part, le Bureau de l\u2019assistance judiciaire se chargera \u2014 tout en poursuivant sa col- laboration avec le sous-comité juridique \u2014 des frais de cette représentation judiciaire.\"Pour moi, confie Me Crépeau, cette expérience a été extrêmement enrichissante.\u201d mm %., ^Arte Paul-André Crépeau Québec.une loi à effet rétroactif est peut-être nécessaire.Je dis bien peut-être.Mais je ne crois pas que l'effet rétroactif devrait être inclus dans une mini-loi de mesures d'urgence.Nous avons besoin d'une telle mini-loi (permanente) pour assurer le maintien des services publics essentiels.\u2014 Les gouvernements devraient s'entendre pour indemniser les victimes de l'application de la loi des mesures de guerre.Je crois que c'est la responsabilité du fédéral, la police ayant appliqué le droit criminel et s\u2019étant ainsi faite l\u2019agent du droit public fédéral, même si Ottawa en a confié le contrôle au ministre de la Justice du Québec.\u2014 Je suis contre la carte d'identité obligatoire, dont le contrôle par la police donnerait lieu à l'invasion de la vie privée, au respect de laquelle toute personne a droit.Ce sont là, pour l'essentiel, les points de vue qui se dégagent de l\u2019interview de M.Frank Scott, vice-président de la Ligue des Droits de l\u2019Homme, ex-doyen de la faculté de Droit de l'université McGill.' Position nuancée M.Scott, vieux routier des mouvements de défense des \"libertés civiles\u201d, a une position très nuancée.A la question de savoir si les gouvernements, notamment celui d\u2019Ottawa, ont porté atteinte à la liberté individuelle depuis le début de la crise, il répond non.\u201cLes gouvernements, soutient-il, ont agi d\u2019une manière permise par la loi.Par exemple, ils ont fait appel à l'armée pour aider la police à maîtriser une situation qui menaçait d\u2019échapper à l'autorité.Cependant, M.Scott affirme que la loi des mesuies d'urgence a de toute évidence restreint la liberté individuelle, pour les raisons susmentionnées.\u201cCertains policiers, souligne-t-il, ont abusé de leur droit, mais il ne faut pas accuser la police en général.\u201d Outre le fait que l'on a procédé à des perquisitions sans mandat et sur simple soupçon, les détenus \u2014 poursuit M.Scott \u2014 ont souvent été interrogés lon-g u e m e n t, alors que, normalement, toute personne arrêtée en vertu du code criminel doit être informée qu\u2019elle n'est pas tenue de répondre aux questions des policiers.Or, on n'a pas fait part de ce droit.Par ailleurs, estime M.Scott, la loi a le défaut de ne pas préciser que les détenus étaient autorisés à consulter un avocat, ce qui fut fait \u2014 quelque temps après l'entrée en vigueur de ladite loi lors de l\u2019intervention du Barreau du Que faire maintenant?Pierre SAINT-GERMAIN La Ligue des Droits de l'Homme se préoccupe au plus haut point de la defense de la liberté individuelle depuis le début de la crise que traverse le Québec.Il y a de quoi.\u2022\tDepuis sa promulgation, le 10 octobre dernier, la loi fédérale des mesures de guerre a entraîné, selon les chiffres officiels, quelque 2.000 perquisitions sans mandai et l\u2019arrestation, sans mandat non plus, d'environ 450 personnes, dont une cinquan-a laine sont encore détenues.\u2022\tPrésentement, le Parlement fédéral examine un projet de loi.comportant des dispositions à caractère rétroactif, qui doit remplacer la loi des mesures de guerre.o De plus, certains milieux, et non des moindres, recommandent que d'autres mesures soient prises en vue.souligne-t-on, de mieux protéger l'Etat et le citoyen: carte d'identité obligatoire, rétablissement de la peine de mort dans des cas pour lesquels elle est suspendue, n pour guerre à \"la propagande politique et à l'endoctrinement\u201d dans des institutions d\u2019enseignement, restrictions à la liberté de l\u2019information, etc.Des représentants de partis politiques, de syndicats de travailleurs manuels ou intellectuels, d'associations diverses, sans compter les simples citoyens, se sont élevés contre cette situation sans précédent au Québec, du moins en temps de paix.Dans les interviews ci-contre, trois personnalités appartenant à la Ligue des Droits de l'Homme de Montréal font état du rôle qu\u2019a joué cette organisation au cours de la dernière période et répondent aux questions suivantes: o Jusqu'à quel point la liberté individuelle a-t-elle été violée depuis le début de la crise, et comment est-elle menacée par certaines des mesures envisagées?o Qu'a fait et que fera la Ligua pour corriger ou empêcher les abus qui ont été commis, principalement en e qui concerne le traitement des détenus et l\u2019assistance judiciaire aux prévenus ?o Qui peut être tenu responsable des préjudices causés aux personnes victimes de l\u2019activité policière, ou autre, mais innocentes des actes dont on les soupçonnait, et que doit-on faire pour réparer ce mal?préjudices1 les Innocents \u2014 Scott Au nombre des abus commis par les policiers, M.Scott cite, avec un sourire amer, l'arrestation d\u2019une personne qui avait le seul tort d\u2019être le frère d'un détenu.Duplessis Dans le cadre de la comparaison \"un peu forcée\u201d de la situation actuelle avec celle qu'entraina la \u201cloi du cadenas\u201d, le juriste rappelle que Duplessis considérait comme sérieuse \u201cla menace communiste\u201d et que \"sa loi\u201d était dirigée contre la propagation de cette idéologie.En ces temps mémorables, la police pouvait \u2014 sans mandat de juge, mais avec la seule autorisation du procureur général \u2014 faire intrusion au domicile de toute personne soupçonnée de propager le communisme, jeter ce citoyen (et sa famille) dans la rue, puis poser le cadenas sur la porte de son foyer (ou de son bureau).La loi est la loi, mais non la justice.La victime de l'arbitraire \"loi du cadenas\u201d n'avait pratiquement aucun recours.Quant au propriétaire de l'immeuble d'où avait été chassé l\u2019agent communiste ou supposé tel, il devait ! ^ Art.Frank Scoff prouver \u2014 pour faire enlever le cadenas \u2014 qu\u2019il n'était pas communiste, ou bien qu'il était ignorant de l'activité de son locataire, ou encore qu'il était innocent.Cette \u201cloi du cadenas\u201d fut pourtant votée à l'unanimité par les députés à l'Assemblée législative, 1 a q u e 11 c ne comprenait alors que des unionistes et des libéraux.Après avoir été approuvée par la Cour supérieure et la Cour d appel du Québec, clic fut finalement déclarée inconstitutionnelle, en 1957, par la Cour suprême du Canada, qui la jugea de caractère criminel, donc échappant à la juridiction provinciale.M.Scott, qui a bonne mémoire, évoque également les poursuites intentées sous le gouvernement Duplessis contre les Témoins de Jéhovah, qui furent accusés de sédition.Au cours d'une période de cinq ou six ans, il y eut dans cette affaire quelque 1,200 arrestations, notamment à Québec et à Montréal, le plus souvent sous l'inculpation dédis-, tribution \u2014 sans autorisation \u2014 d'irn-' primés.Roncarelli Outre le \"cas Boucher\u201d, la causeda plus célèbre rut celle d'un restaurateur, M.Roncarelli, à qui la \"Commission des liqueurs\u201d retira son permis sur l'ordre de Duplessis.Le chef de l\u2019UN tenta de justifier cette décision en soutenant que M.Roncarelli provoquait la sédition et le désordre parce qu'il contribuait aux cautions exigées par les Témoins de Jéhovah mis sous le coup d'une inculpation.Au bout du compte, la Cour suprême du Canada cassa le jugement rendu contre M.Roncarelli par la Cour criminelle du Québec.Elle statua que l'attaque-contre une religion (en l\u2019occurrence, la religion catholique romaine) n\u2019avait rien de séditieux si elle ne comportait aucune incitation à La violence.Réparer Après s'étre penché sur cc triste passé, M.Scott insiste sur l'importance, aujourd'hui, \"de faire quelque chose pour réparer les dommages causés aux innocents par suite de l\u2019application de la loi des mesures de guerre\u201d, notamment de redonner leur emploi à ceux qui l'ont perdu.\"Il est difficile d\u2019appliquer cc principe dans la conjoncture, car on peut aussi l'appliquer dans le cas de préjudices subis par suite d'arrestations avec mandat.D'ailleurs, la ville de Montréal a déjà été poursuivie pour violences commises par ses agents de police.\u201d D'un air convaincu.M.Scott conclut: \"C'est nouveau, mais un bon principa doit être appliqué, même pour la première fois.C'est pourquoi je suis membre du Comité d\u2019aide aux personnes arrêtées en vertu des lois d'urgence)»' A 6/'-A PRESSE, MONTREAL, VENDREDI 27 NOVEMBRE 1970 X.Cautionnements Un enregistrement des propos échangés entre les trois pilotes de l'avion d'Air Canada qui s'est écrasé à Toronto le 5 juillet, a été rendu public à l'enquête ce matin.L'enregistrement a été tiré du magnétoscope de bord qui a été retrouvé intact après l'écrasement de l'avion.Les voix entendues sur le ruban sont celles du second officier Harry Hill, à gauche, du co-pilote Donald Rowland, au centre et du pilote Peter Hamilton, à droite.PILOTE SUITE DE LA PAGE A 1 \u201cJe m'excuse'\u2019, dit encore le copilote.\"OK\u201d, répond le capitaine.Il s'établit alors un échange de communications en termes techniques entre la cabine de pilotage et la tour de contrôle.' Le capitaine informe la tour qu'il reprend de l'altitude et va survoler de nouveau l\u2019aéroport.Le DC-8, endommagé après son premier contact avec le sol, est secoué par trois explosions.Deux moteurs et finalement toute l'aile droite sont arrachés.Pilote et copilote se parlent cependant avec le plus grand sang-froid professionnel.Neuf secondes avant la fin.le copilote Rouland s\u2019exclame: \"Oh, regarde, nous sommes en feu!\u201d (Pause) \"Oh, mon Dieu.\u201d Les derniers mots sont ceux du capitaine Hamilton, à l'intention de la tour de contrôle: \"Nous avons perdu une aile\u201d.Deux secondes plus tard, on entend le bruit déchirant de la catastrophe.le pape ne s'est pas ressenti de l'agression puisque \u2014 cela est certain \u2014 après l\u2019incident il a pris place avec le président Marcos sur une estrade d\u2019ou il a lu avec calme le discours qu\u2019il a terminé par un sourire et un \u201cVive les Philippines\u201d dit en langue locale\u201d.L'organe communiste \u201cL\u2019Unita\u201d met en titre à ses dépêches de Manille: \"Mystérieux épisode\u201d, tandis que \"Paese-Sera\u201d (communisant) note que: \"Visiblement ébranlé, l\u2019hôte illustre a également prononcé son adresse de salut avant de s\u2019éloigner en auto\u201d et que \"l'agression a été favorisée par l'insuffisance du service d'ordre\u201d.PAUL VI EMOTION SUITE DE LA PAGE A 1 de joie, les actions de grâces, qui donnent la mesure de l'affection dont Paul VI jouit dans la Ville éternelle.On rappelle qu'il a déjà échappé sinon à de véritables attentats du moins à des gestes hostiles: pierres lancées contre son cortège, quand il visita la Sardaigne au mois d'avril dernier, et de nouveau des pierres, cette fois contre sa personne, lancées par un chômeur, au cours d'une audience publique à Castel-gandolfo le 2 septembre.Télégramme du président Saragat M.Giuseppe Saragat, président de la république italienne, a adressé au pape Paul VI à Manille le télégramme suivant: \u201cL'acte ,vil et insensé contre votre sainteté \u2014 fruit de l'atmosphère de haine qui.des extrémismes opposés, se lève dans le monde contre tout ce qui est vrai, juste, bon \u2014 afflige et indigne le peuple italien et accroit l\u2019adhésion à la courageuse et vaillante oeu-i vre de votre sainteté, de ceux qui, dans 1 chaque nation, se prodiguent pour la \\ sauvegarde des valeurs chrétiennes de * liberté, de justice et de paix\u201d.Les journaux romains du matin, dans leur dernière édition, annoncent en caractères d'affiche l'attentat contre le pape Paul VI à son arrivée à Manille.\"Il Popolo\u201d, organe de la démocratie-chrétienne, donne la nouvelle en manchette sur toute la largeur de la première page et écrit \"ce fait, qui n'a pas de précédent dans l'histoire des voyages du pape à l'étranger, a profondément ébranlé les esprits en laissant présager l'écho de douloureuse stupeur que l\u2019épisode suscitera dans le monde entier\u201d.\u201cIl Messaggero\u201d titre: \"Manille: le pape frappé à la poitrine\u201d.Il publie deux grandes photos de l'arrivée du pape dont une montrant l'auteur de l'attentat \"soustrait à la colère de la foule\u201d.Il note dans sa correspondance de Manille que les témoignages des personnes qui se trouvaient près du pape sont contradictoires.Il rapporte que certains témoins ont déclaré avoir vu à terre, sur le lieu de l\u2019incident, des taches de sang et qu'un annonceur de la radio-télévision qui était auprès du Saint-Père a dit que les vêtements et une main du souverain pontife étaient tachés de sang.\"Il Tempo\u201d (libéral de droite) annonce en litre sur un tiers de la hauteur de sa première page: \"Le pape'ât-taqué par un terroriste'armé d'un poignard\u201d.Il note que \u201c de toute manière, SUITE DE LA PAGE A 1 lippins qu'il y avait rencontrés l'ont entretenu longuement de la situation qui régnait dans leur pays.Il est arrivé l'année dernière à Manille, où il gagnait sa vie comme artiste-peintre travaillant à la commande.Il aurait eu même un certain succès et une exposition de ses oeuvres aurait eu lieu dans la capitale philippine.A la suite de cet incident, les mesures de sécurité prises à l\u2019aéroport et tout au long de la route de 12 km que va suivre le cortège accompagné de motocyclistes jusqu'à la cathédrale de Manille, où le pape célébrera la messe, ont été renforcées.Un million de personnes, selon les observateurs, devaient se trouver massées le long du parcours de huit milles qu'emprunterait le pape pour se rendre à la cathédrale de la capitale philippine.\t\"\u2019\u2019\u201c\u2018s Trois heures avant l\u2019arrivée du souverain pontife, une foule nombreuse se pressait déjà vers l\u2019aéroport sous une ^pluie fine, malgré les prévisions météorologiques qui annonçaient qu\u2019il ferait beau.Le président Marcos a déclaré vendredi que la visite du pape aiderait son pays à surmonter la crise qui touche actuellement aux Philippines, \"la foi et la démocratie\u201d, \u201cl\u2019héritage le plus important laissé aux Asiatiques par la civilisation occidentale\u201d.M.Marcos, qui a fait cette déclaration en attendant le pape à l\u2019aéroport de Manille, a souligné que la force morale du souverain pontife aiderait son pays à garder des principes \"fondés sur la reconnaissance et la protection .des droits de l\u2019homme.Ceci est le rôle fondamental de l\u2019Eglise\u201d, a-t-il conclu.Discours Après l\u2019incident, le pape s\u2019est dirigé calmement vers la tribune et s'est' adressé en ces termes à la foule: \"Nous la saluons avec grande allégresse, au nom du Christ, qui nous en-.voie comme il a envoyé Pierre et les apôtres à travers le monde.Que la paix du Christ descende et demeure sur elle.\u201cNousvvous présentons notre respectueux salut, monsieur le président, qui avez eu la grande délicatesse de venir nous accueillir.Soyez-en remercié au nom du Seigneur.C'est pour nous un honneur et un plaisir de nous trouver quelques heures au milieu du peuple philippin dont l\u2019admirable hospitalité nous est manifestée dès ce moment d'une façon si cordiale.\"Nous vous saluons, vénérés frères dans l'épiscopat, et d\u2019abord vous, monsieur le cardinal de Manille, dont le grand diocèse, si riche d\u2019histoire et de vertus, nous offre l\u2019accueil en ce premier contact d\u2019un pape avec l\u2019Extrême-Orient.Nous sommes venus vous apporter l\u2019assurance de notre affection fraternelle et de notre volonté de communion à vos responsabilités pastora-\u201e les.\u201d \u201cA vous, peuple philippin, accouru si nombreux nous apporter ce premier hommage de votre coeur généreux, Choquette attemidl ta bd rapport définitif SMir chaque cas nous disons notre affectueux salut, notre grande joie d'avoir eu la grâce de venir jusqu\u2019à vous, notre profond désir de témoigner notre attachement pour votre peuple qui, au cours de l'histoire, a donné de façon si merveilleuse la preuve de la profondeur de sa foi.\u201d \"Nous venons ici dans la ligne de notre mission spirituelle: nous venons participer aux travaux- de la conférence des évêques de toute l'Asie orientale.Nous voulons chercher ensemble, dans la ligne du concile du Vatican II, comment annoncer l\u2019Evangile de Jésus-Christ aux hommes de ce temps et de continent, comment faire d'une parole éternelle et universelle une réponse aux questions de l\u2019homme d\u2019aujourd\u2019hui, car l\u2019Evangile est, pour tous, le message du salut.\u201d Le souverain pontife avait quitté Rome jeudi matin pour entreprendre son périple de 10 jours, et avait fait de brèves escales à Téhéran, en Iran, et à Dacca, au Pakistan oriental, avant de se rendre à la capitale des Philippines.A Dacca A Dacca, il a lancé un appel \"à tous les catholiques dispersés dans le monde\u201d' les invitant à partager généreusement leurs biens avec ceux qui ont tout perdu à la suite du cyclone et du raz-de-marée qui ont dévasté les côtes du Pakistan oriental, il y a deux semaines, faisant quelque 200,000 morts.Des milliers de personnes ¦ s\u2019étaient massées sur les toits des bâtiments de l'aéroport, afin d'apercevoir le pape à son arrivée dans la capitale pakistanaise.Le souverain pontife a été accueilli à sa descente de l\u2019avion par l\u2019ambassadeur de France et des diplomates des pays ocridentaux.\u201cJe ne viens pas avec le prestige de la richesse ni avec la puissance des moyens techniques, a-t-il affirmé dans sa brève allocution.Je viens à vous comme un ami à des amis, comme un-frère à des frères, pour vous dire combien je partage votre peine en cette occasion, combien je sympathise avec les familles en deuil.\u201d Et il a ajouté: \u201cJ\u2019ai déjà demandé à l'organisation Caritas internationalis et à toutes les institutions catholiques de secours de mettre au service des victimes de la catastrophe leurs initiatives et leurs ressources.\"Qu\u2019elles soient un témoignage bien modeste de mon grand désir et de celui des fidèles catholiques de soulager les souffrances.non pas en esprit de compétition mais par amour fraternel et en fidélité au commandement de Jésus-Christ.\u201d \"La tristesse qui imprègne aujourd\u2019hui votre peuple ne doit pas tourner au désespoir, a souligné le souverain pontife.Puissent ces témoignages concrets de l\u2019émotion des hommes qui les pousse à venir à votre aide, être pour vous une lumière dans la période sombre que vous traversez.\u201d Typhon La semaine dernière, Manille a été ravagée par le pire typhon de son histoire, mais le nombre \"de victimes a été relativement peu élevé comparé au triste bilan du Pakistan oriental.Complicité Selon certains groupements étudianls philippins qui se sont prononcés contre la visite de Paul VI, ce dernier ne serait venu à Manille que pour raffermir l 'emprise de l\u2019église locale sur les masses défavorisées de l'endroit.Ces organisations ont d\u2019ailleurs accusé le Saint-Père de \u201ccomplicité\u201d avec l\u2019archevêque de Manille Rufino Santos, dont le diocèse est le plus riche de cette île.Quwtre-vingt-six pour cent des 38 millions d'habitants de cette ile se déclarent catholiques.Parti de Manille, le Saint-Père doit se rendre tour à tour à Samoa, à Sydney, à Jakarta, à Hong Kong et à Colombo, avant de regagner Rome.de noire bureau de Québec QUEBEC \u2014 Le ministre de la Justice, M.Jérôme Choquette, a déclaré qu'il recevrait, d'ici deux ou trois jours, un rapport définitif concernant les demandes de cautionnement faites .par des personnes arrêtées et accusées en vertu de la Loi des mesures de guerre.M.Choquette a cependant précisé hier qu'il n'avait reçu, jusqu\u2019ici, que \"deux ou trois\u201d de ces demandes de cautionnement.C\u2019est le député p é q u i s t c Robert Bums qui a soulevé hier à l\u2019Assemblée nationale cette question des cautionnements et, en réponse aux affirmations de M.Choquette, il a souligné que c\u2019est le ministre de la Justice lui-même qui était responsable du faible nombre de demandes, ses officiers ayant déclaré aux prévenus, lors de leurs comparutions même avant que les demandes de cautionnement aient été faites, que celles-ci seraient refusées.La loi Turner D'autre part, en réponse aux questions du député créditiste Yvon Brochu, le ministre de la Justice a affirmé hier qu'il ne serait pas dans l\u2019intérêt public de divulguer les communications qui ont pu avoir lieu entre Québec et Ottawa relativement à la nouvelle loi d'urgence qui doit remplacer la réglementation des mesures de guerre.Le ministre s'est contenté d'une déclaration vague affirmant que \u201cle Québec se préoccupait constamment de l'amélioration des lois, en particulier dans le domaine pénal et qu'il pouvait assurer la chambre que lorsqu'une situation apparaissait requérir un amendement du Code pénal, Québec faisait les recommandations voulues à Ottawa\u201d.Le rappel des mesures M.Burns a demandé de son côté si le ministère de la Justice, étant donné sa prétention, par les accusations qu'il a portées, de détenir au moins la moitié des terroristes, avait l\u2019intention de recommander l\u2019abolition de la réglementation de la Loi des mesures de guerre.Le ministre de la Justice a répondu qu\u2019à l\u2019heure actuelle, telle n\u2019était pas son intention.Quant au problème des cautionnements, qui faisait l'objet d'une autre question de M.Burns, le ministre a dé- MEDECINS SUITE DE LA PAGE A 1 par ailleurs évalué à cinq, le nombre des médecins qui auraient quitté le Québec, depuis la mise en vigueur du régime d\u2019assurance-maladie.M.Castonguay a ensuite expliqué qu'il sera bientôt en mesure de fournir des statistiques sur le mouvement (arrivées-départs) des spécialistes, au Québec, ayant demandé ces données au Collège des médecins et des chirurgiens.Un nouveau bill Quant à l'entente générale annoncée par M.Castonguay, elle sera rendue publique, mardi prochain, ce qui est selon lui susceptible de rassurer les médecins spécialistes, sur leur sort.Hier, M.Castonguay a en outre déposé une lettre d\u2019entente sur la non-participation et le réengagement des spécialistes.La lettre réduit de 90 à 30 jours, le délai nécessaire à l'entrée en vigueur d'un avis de non-participation.\t** Le ministre a finalement annoncé qu'un bill destiné à soustraire les spécialistes aux dispositions d'une autre loi d\u2019exception, votée en octobre, pendant la grève des médecins, serait déposé demain.Cette loi prévoyait de graves sanctions contre les médecins qui n'auraient pas repris le travail.Règlement prochain Le conflit amorcé depuis la mise en vigueur du régime d'assurance-maladie entre le gouvernement et les médecins serait donc sur le point de connaître un règlement.On sait que les omnipraticiens et les optométristes ont déjà signé une entente collective avec le gouvernement, pendant que les négociations avec les chirurgiens-dentistes et les spécialistes en chirurgie bucale vont bon train.Les nouvelles annoncées par le ministre Castonguay ont s o u 1 e v é l'enthousiasme dans l\u2019opposition et les porte-parole de l\u2019Union nationale, du Parti québécois et du Ralliement des créditistes y sont allés de commentaires élogieux.Dispositif exceptSoiniDiel de sécurité ©jux Philippines par Tcodoro C.BENIGNO de l'Agence France-Presse MANILLE \u2014 Les Philippines avaient mis sur pied le plus formidable dispositif de sécurité de leur histoire pour la protection du Pape, avant que le Saint-Père n\u2019arrive à Manille.Plus de cinq mille policiers avaient, été mobilisés et plusieurs hélicoptères militaires étaient en état d'alerte, prêts à tout instant à évacuer le Souverain pontife en cas de nécessité.Depuis plusieurs jours déjà, tous les lieux où le Pape devait se rendre avaient été passés au peigne fin, et à tous les déplacements du pontife, des sentinelles doivent être postées sur les immeubles voisins et aux points stratégiques.\"Nous ne laissons rien au hasard.Iæ pope sera bien protégé\", avait dit le colonel chargé de coordonner toutes les forces de sécurité.Il avait précisé qu'en cjjhors des policiers.les personnes autorisées à approcher le Pape, les journalistes par exemple, ne pourraient le faire à moins d'une trentaine de mètres.La foule devait également être maintenue à distance beaucoup plus respectueuse dans des enceintes surveillées par les agents de la sécurité.On sait cependant qu\u2019en dépit de toutes ces précautions, Benjamin Mendoza a réussi à s\u2019approcher suffisamment du Saint-Père pour commettre son agression qui, heureusement, n'a pas eu de conséquences graves.Les autorités avaient particulièrement sous surveillance certains groupes qui contestent l'autorité de la hiérarchie catholique locale.Il s\u2019agit de groupes d\u2019idéalistes, dynamiques et organisés, à l'intérieur même de l\u2019Eglise des Philippines, les Jésuites, suivant ou précédant les étudiants, s\u2019élèvent contre l'ostentation et l'inégalité.Deux groupes étaient les plus susceptibles de provoquer des incidents par des manifestations et des déploiements (?de pancartes pour attirer l'attention du f T\u2019ape sur l'immense fossé qui sépare, dans le pays, les très riches et les très pauvres.Le premier groupe est le mouvement social-chrétien, dirigé par les Jésuites, et qui compte quelque 200,000 adhérents parmi les étudiants, les ouvriers et les paysans.Les Jésuites affirment qu'à moins de très larges réformes au sein de l'Eglise et de l\u2019Etat, la révolution est inévitable.Le second comprend essentiellement les étudiants maoïstes du \"Mouvement des Philippines démocratiques\u201d (MDP), qui se réclame de 300,000 membres.à travers le pays, dont des paysans et des ouvriers.Lors des importantes manifestations estudiantines du début de l\u2019année, le MDP s'était qualifié lui-même de \u201crévolutionnaire\u201d et l'on prévoyait que son but serait de mettre dans\" l'embarras le président Marcos plutôt que la hiérarchie catholique.Les deux groupes ont un point commun: leur dénonciation de l'injustice sociale.C'est ainsi que les mesures les plus- claré \"qu'il avait chargé des avocats du ministère de faire une étude extrêmement sérieuse de chacun des dossiers des personnes accusées en vertu de la Loi des mesures de guerre\u201d et qu'il attendait un rapport définitif sous peu.Le député péquisle n'en a pas moins fait remarquer qu\u2019en quelque sorte le ministère agissait très peu rapidement en ce qui concerne des personnes qui \"pourrissent\u201d en prison depuis un mois et demi.M.Choquette a admis que des personnes se trouvaient en prison depuis plus d'un mois mais il a déclaré: \"Si nous avons porté des accusations, c\u2019est que nous pensions avoir des éléments suffisants de preuve.Par conséquent, la question de l'examen des cautionnements que nous pourrions permettre dans des cas particuliers n'affecte pas le sérieux des poursuites et des accusations portées par le ministère public.Actuellement, s'il est^.possible, à la lumière de tous les aspects de ces causes et de chaque cas particulier, de voir à ce que nous puissions consentir à un cautionnement, nous agirons en conséquence à ce moment-là\u201d.Le ministre a souligné qu'en vertu de la Loi des mesures de guerre il n\u2019y avait pas \u201cen principe\u201d de cautionnement: ce à quoi le député Burns a répondu que les cautionnements étaient permis par le ministre de la Justice lui-même mais que ses officiers, aux comparutions, laissaient entendre qu'ils seraient refusés a priori.L'armée et la Maison du pêcheur Enfin, en réponse à d\u2019autres questions de l'opposition, le premier ministre.M.Robert Bourassa, a répété ce qu'il avait déclaré à un quotidien anglophone tout récemment: que le Québec n\u2019était aucunement dépendant d\u2019Ottawa parce qu\u2019il avait demandé l\u2019aide de l\u2019armée, étant donné que la province payait un demi-milliard de dollars par année pour la Défense nationale.D'autre part, le premier ministre a déclaré, en réponse à une question du député créditiste Bernard Dumont, qu a sa- connaissance, -son-gouvernement, par le biais du ministère des Affaires culturelles, n'avait accordé jusqu\u2019ici aucune subvention à la Maison du pêcheur (que fréquentaient Paul Rose et Lise Balcer).Il a dit qu\u2019il chercherait à savoir si l\u2019ancien gouvernement UN avait, de son côté, accordé une subvention.POLICIERS sévères ont été prises pour empêcher qu'un incident ne dégénère en bousculade, voire en émeute.Les autorités philippines ont tenu, à ce propos, à réduire au minimum les déplacements du Saint-Père \u201cà découvert\u201d.Après l\u2019incident survenu à l'aéroport, ces mesures de sécurité, pour exceptionnelles qu\u2019elles soient, ont été encore renforcées.La nouvelle de l'agression perpétrée contre le Pape à Manille a eu pour ré- ¦ sultat immédiat un renforcement- du dispositif de sécurité mis au point en Australie à l\u2019occasion de la prochaine visite du Saint-Père.Des policiers en uniforme et en civil seront constamment près du Pape lors des quatre jours qu\u2019il passera en Australie, et la plupart d'entre eux seront armés.Pas moins de 500 agents seront postés autour de l\u2019aérodrome international de Sydney où le Pape arrivera lundi prochain et la plus étroite coordination sera assurée entre eux grâce à l'utilisation massive d'appareils émet/Q tcurs-récepteurs individuels.SUITE DE LA PAGE A 1 sphères de l\u2019administration policière du Québec que des mesures auraient été prises au cours des derniers jours pour parer à l\u2019éventualité d\u2019un débrayage ou d'un ralentissement de travail des membres de la SQ.LA PRESSE a en effet appris au cours de la journée de mercredi que l'on songeait à assermenter des membres des Forces armées canadiennes comme agents de la paix.Telle manoeuvre est prévue à la loi d'urgence, appelée à remplacer la loi des mesures de guerre, mais il semblait à ce moment que l\u2019on n\u2019aurait pas attendu l\u2019adoption de cette loi pour procéder à l\u2019assermentation des soldats comme agents de la paix, chose que l\u2019on peut faire en tout temps sans le secours d'une loi, tout citoyen pouvant être assermenté comme agent de la paix.Le mécontentement n'est d\u2019ailleurs pas limité aux membres de l\u2019APPQ, puisqu'il y a environ une semaine, certains officiers nous faisaient part du malaise qui se développait dans leurs rangs à la suite des événements des dernières semaines.Depuis l\u2019enlèvement du diplomate britannique James Richard Cross, les officiers doivent travailler jusqu\u2019à 75 ou 80 heures par semaine sans obtenir de rémunération supplémentaire.Du côté des policiers, caporaux et sergents, membres de l\u2019APPQ, la rémunération en temps supplémentaire est prévue, mais elle n\u2019est pas appliquée, une clause de l'entente collective prévoyant l\u2019état d\u2019urgence.- Mais, comme l\u2019état d\u2019urgence dure déjà depuis près de deux mois, les policiers veulent être rémunérés pour leur travail où bénéficier de congés, comme le prévoit leur convention de travail.Une rencontre Alors que LA PRESSE faisait état, hier après-midi, dans sa dernière édition, de l\u2019éventualité d'un débrayage des membres de l\u2019APPQ, une rencontre se déroulait, rue Parthenais, entre les dirigeants de cet organisme et les dirigeants de la SQ.Si le directeur général de la SQ M.Maurice Saint-Pierre, se montre optimiste dans ses déclarations, le président de l\u2019APPQ, M.Guy Magnan, commente plutôt laconiquement cette rencontre en précisant que rien n'a été réglé et que l'on notait, hier après-midi, un accroissement du mécontentement.Voici d'ailleurs la déclaration du président de l\u2019APPQ: \"Nous avons pris connaissance de l'article paru en dernière édition de LA PRESSE du 26 novembre intitulé: SQ: débrayage possible.\"Il est exact que les agents de la SQ sont exaspérés à la suite de l'attitude des autorités provinciales face au problème de temps supplémentaire et des remises de congés lors du festival de Manseau et de l'affaire Cross-Laporte.\u201cIl est également exact d'affirmer que cet après-midi les dirigeants de l'APPQ ont rencontré le directeur Maurice Saint-Pierre et ses adjoints afin d'en arriver à une entente sur ce litige.\"Rien n\u2019a été réglé définitivement mais l'APPQ espère que ses justes réclamations seront reconnues.\"Dès sondages effectuées par l\u2019APPQ en fin de journée dans les principaux secteurs de la province indique en effet un accroissement du mécontentement.\"Quant à l\u2019exécutif, il n\u2019a pas envisagé la possibilité du débrayage et il croit encore à une solution équitable du problème\u201d.Choquette sceptique Le ministre de la Justice du Québec, Me Jérôme Choquette, a écarté pour sa part la possibilité d\u2019un débrayage des membres de la Sûreté du Québec, en signalant que la direction de la SQ et le ministère de la Justice tenteraient de comprendre la situation et de régler les griefs des policiers.M.Choquette a donné ces précisions lors d'une entrevue sur les ondes d'une station montréalaise.Dans cette entrevue, M.Choquette a fait la déclaration suivante: \u201cJe n'ai pas lu la nouvelle dans le journal LA PRESSE.J'en ai entendu parler et je me suis renseigné auprès du directeur Maurice Saint-Pierre.Celui-ci ne m\u2019a pas informé qu\u2019il y avait un mouvement de grève de la part des policiers.\u201d \u201cJe comprends que ceux-ci ont eu des conditions de travail très difficiles et très exténuantes depuis un m^s et demi.A un moment donné, il pei* sû- rement y' avoir de leur part des revendications légitimes à exprimer.On peut être assuré, je pense, que du côté de la direction de la SQ et de la part du ministre de la Justice, que nous tenterons de comprendre leur situation et de régler les revendications qui pourraient être formulées.Affaire de routine Pour le directeur Saint-Pierre, la réunion d\u2019hier en était une de routine \"faisant suite à une réunion du comité paritaire tenue ces jours derniers après l\u2019effort fourni par nos membres depuis quelques semaines\u201d.M.Saint-Pierre a signalé que la réunion s\u2019est déroulée dans une atmosphère de cordialité et \u201cen aucun moment, il n\u2019a été question de débrayage à plus ou moins brève échéance\u201d.A Québec Ce sont les agents de la région de Québec qui ont ouvert le bal des mécontents.L\u2019affaire remonte au temps du festival de Manseau.Des agents de la division de Montréal.au nombre de 192, avaient été désignés pour assurer les services policiers nécessaires à une telle manifestation.Ces agents ont été rémunérés tel que prévu à la convention collective.Toutefois, au cours du festival, on a fait appel à une centaine d\u2019agents de la division de Québec pour parer à des troubles éventuels.A ce moment, on a invoquer la clause de situation d\u2019urgence prévue à la convention.De telle sorte que ces agents n\u2019ont pas bénéficié du même traitement que leurs confrères de Montréal.Puis, avec une nouvelle situation d\u2019urgence, qui dure maintenant depuis près de deux mois, le mécontentement a gagné toute la province.La loi des mesures de guerre semble devoir aboutir à une guerre entre les policiers et l\u2019autorité, à moins que des ententes surviennent d\u2019ici peu.Pas de commission cTeBiqjyêfte \u2014 Trudeau de noire bureau de Québec OTTAWA \u2014 Le gouvernement fédéral n'a aucunement l\u2019intention d\u2019instituer une commission royale d\u2019enquête sur le terrorisme au Québec.\"Nous savons sur quoi nous avons voté, a dit le Premier ministre, M.Pierre Elliott Trudeau, et je pense que l\u2019opposition qui a appuyé le gouvernement sait également les faits sur lesquels elle a voté, et je ne vois pas la nécessité d'instituer une telle commission.\u201d le TER/IFS quil fera De la pluie froide Quel monde, quel monde ! Ce n'est plus des chasse-neige qu\u2019il nous faut, se sont des pompes à eau.Le situation n\u2019est pas très claire, ce matin, devait confier M.Alcide Ouellet qui, une éponge à la main, ressemblait plus à un pompier qu\u2019à un esquimau.Non ! pas de neige pour aujourd\u2019hui et demain, mais de la pluie.Enfin, devait avouer le vénérable oracle, on est sûr d\u2019une chose : le temps sera couvert .Quel monde ! nous avons de tout sauf du soleil.et encore, si par chance nous en avions, il nous serait servi froid.Mais pourquoi se plaindre.N\u2019avons nous pas déjà, un mois avant Noël, nos premiers sapins officiels.Tenez, celui des anciens combattants est installé dans un das grands magasins de la rue Sainte-Catherine ; un juste remerciement pour sendees rendus.Maximum 45 \u2014^Ainimum 32\t^ Fête : saint Maxime f i Le congédiement des 29 professeurs l/Uraiversité dy @yébec pourrait être censurée par S'ACFO, dès aujourd'hui IA PRESSE, MONTREAL, VENDREDI.27 NOVEMBRE 1970/A 7 Les commissaires en congres Diminution de 8,100 élèves prévue dans les écoles de la CECAA Lan prochain 44,472 dans les écoles anglaises, 114 dans les classes d\u2019ac- à faire de cueil et 36 dans une classe .;S3b.TRI -MqiK ««OC**\t« «««Q *' SfoÇfwnn Seagrams Seagram's m ^SADIAN WHISKY K»«o eomepif«tj' l'AOR^M «-*©*¦.à 1)11 H\\l MfPOHl V.VO Seagram's IOO PIPERS DE LUXE SCOTCH WHISKy D THE WORIP *\u2022 MENTHE /w ly onces en bandoulière Une gourde toute sportive en cuivre nickelé, gainé de cuir de vache marron.L'intérieur est étamé pour protéger la saveur.Le bouchon qui sert de verre contient Vj oz.bien sobre.$25.00 BIRKS ¦ .h; i£L- ^ -* ; ¦a f>r< PROFITEZ DU SERVICE DE livraison à dimicile l 874-6311 I &1PAS [FÂMIOM < VENTE DE FAILLITE VENTE DE FAILLITE m VENTE DE FAILLITE VENTE DE FAILLITE I445 CRESCENT 844-7503 RESTAURANT IGa iütgenrr 7385.boul.DÉCARIE (angle Jean Talon) Stationnement gratis RESERVEZ DES MAINTENANT 73 1 7 7 71 VENTE ®E FAILLITE Dans l'affaire de : LEW SHEDLACK LTD.LA 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par autrui et vous iriez jusqu\u2019au sacrifice même pour éviter de l\u2019ètre.Pourtant l\u2019existence ne vous a pas gâtée, loin de là.Mais vous pouvez être fière.Je dirais aussi qu\u2019il y a quelque chose de grand, de royal dans votre façon d\u2019agir et d\u2019être.Deux autres signes, à cause des planètes qui s\u2019y trouvent, complètement votre côté Sagittaire-Scorpion, c'est-la Balance et le Capricorne.Vous êtes, sous des dehors parfois distants et austères, sensible, grave et directe.Vous êtes spontanée et vous gardez un coeur jeune, toujours prêt à aimer.C\u2019est vers janvier prochain que vous pouvez espérer une remontée, dans tous les domaines.Tout ne sera pas fa-c i 1 e, loin de là, mais la chance vous favorise.Votre thème étant assez complexe, vous pourriez vous entendre avec tous les signes et aucun à la fois.Il y a une attirance toute particulière vers les natifs du Bélier: leur style jeune et emporté, impulsif vous plait.Aussi, les Vierges dans le domaine confidentiel.Les Verseaux aussi, par leur fraîcheur et leur mystère vous fascinent.Et parfois des Lions.des Scorpions et bien sûr, encore des Sagitaires.Je suis une lectrice assidue de votre courrier et c'est à mon tour de faire appel à vous.Je suis née à Montréal le 13 novembre 1945 à huit heures du matin.Je suis célibataire.Quel est mon Ascendant et quelles sont les la- Compagnio de relations publiques à titre de secrétaire.Je vous remercie beaucoup.HELENE Chère Hélène, vous êtes Scorpion, Ascendant S a g i t-taire.Votre thème joue sur deux plans: l\u2019indécision et la facilité.Vous avez beaucoup d\u2019imagination, d\u2019ingéniosité, de facilité de communication, l\u2019art de la conversation, une certaine volubilité, le flair mais il y a une crainte d\u2019approfondir car vous ne savez pas très bien encore ce quo vous voulez vraiment.Vos rêves ne sont pas toujours très près de la réalité.Peut-être f a u d r a -t -i 1 vous exercer à plus d\u2019humilité.Un peu de quotidien ne nuit pas, parfois, pour mettre de l\u2019ordre dans les idées de grandeur.Essayez de trouver un compromis.Vous attendez beaucoup des autres, mais que donnez-vous vous-même, j\u2019entends de ce qui vient du coeur?Heureusement, vous bénéficiez actuellement d\u2019un climat dit Vénusien.Cette période est favorable aux rencontres, à l.\u2019amitié et même à l\u2019amour.D\u2019ailleurs votre intelligence vient à votre secours dans les moments délicats.Mais il ne faudrait pas confondre intelligence avec brillant.Hélas, beaucoup de gens font cette erreur et ne se fient qu\u2019à des jugements superficiels, sur des apparences.Efforcez-vous de réfléchir, attendez avant d\u2019agir, n\u2019agissez pas avec- précipitation.Côté travail, celui que vous faites présentement vous convient, mais vous avez beaucoup de dons plus ou moins cachés.Essayez de faire un dégagement, d\u2019aller jusqu\u2019au bout d\u2019une chose, d\u2019un être et d\u2019un projet et vous verrez qu\u2019il se fera un changement notable.Vous le pouvez.Bonne chance.Comme tout lo monde, et on dirait que cela est presque de rigueur d'avoir ses données astrologiques, je viens vous voir à mon tour.Je suis née un cinq juillet.à cinq heures trente du matin.Selon cette date, quel est mon Ascendant et que me réserve le présent?Le futur sera-t-il meilleur?CECILE A.B.Chère Cécile.Comment fouiller votre thème, alors que vous ne me donnez même pas l\u2019année de votre naissance.Je ne suis pas un devin.Je ne sais si c\u2019est coquetterie de votre part, j\u2019en doute car votre \u201ccinq juillet\u2019\u2019 est suivi da trois points de suspension.Ce que je peux vous dira c\u2019est que vous avez l\u2019Ascendant Cancer et que cet automne est très délicat pour les natifs de ce signe: Uranus, planète d\u2019imprévus et de bouleversements se trouve dans la Balance, en carré du Cancer, donc en situation difficile.Mais là il faut voir la position de votre Uranus natal, et des autres planètes pour savoir à quoi s\u2019en.tenir.Je le regrette mais je ne peux faire plus pour vous.n fefe voiture, [petit prix, moteur de 6 ou 8 cyl.Ë portes ou 4 portes et sportive en titi.- .% - \u2019Stewîi?Èmmm ¦ V ¦ s I ni 498 ojjf/û RUE CENTRE COMMERCIAL PLACE\tPLAZA\tPLACE LES GALERIES\tPLAZA » CENTRE ST-HUBERT\tFAIRVIEW\tP0RT08ELL0 ALEXIS-NIHON LASALLE\tD\u2019ANJOU C0TE-OES-NEISE LAVAL O nêtes dominantes de mon thème et ce qu'elles favorisent.J'ai beaucoup d'énergie, je touche à tout et je n'approfondis rien et je me demande si je trouverai un jour vraiment ma branche.En ce moment je suis à l'emploi d'une »\tA **\t^\t>s : mm Mwm ; ' a
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