La presse, 13 juillet 1971, Cahier B
[" J I J la presse LE JOURNAL DES JEUX OLYMPIQUES CAHIER O SPORTS; / CENTRE D'ACHAT D'AUTO BANDES DESSINEES / LOISIRS MONTREAL, MARDI 13 JUILLET 1971 - 87e ANNEE - No 160 Les Alouettes ont hâte de jouer pour vrai rr Jean Marc Desjardins Lorsque la répétition générale s\u2019est soldée par un échec, on dit dans les milieux du spectacle que la première sera couronnée d\u2019un vif succès.S\u2019il faut appliquer cette théorie à la tenue des Alouettes depuis le début des mat- ches pré-saison, force est de croire qu\u2019ils s\u2019acheminent vers une deuxième coupe Grey d\u2019affilée et ce, san3 difficulté aucune.A la suite de la défaite de 25-14, que son équipe a essuyée aux mains des Stampeders de Calgary, hier soir, le pilote Sam Etcheverry ne semblait plus trop savoir où il en était.\u201cCe n\u2019est pas encore le temps de s\u2019affoler, mais je commence à m\u2019inquiéter .assez sérieusement, avouait Etcheverry, dont les expressions trahissaient son impassibilité habituelle.Nous offrons un spectacle offensif du plus haut ridicule et cela ne peut plus durer.Au moins, l\u2019année dernière les passes étaient complétées dans une moyenne d\u2019environ 50%.Nous sommes loin, très loin de ce chiffre à l\u2019heure qu\u2019il est.C\u2019est lamentable.\u2019\u2019 Au tour des receveur* Et la responsabilité était partagée en ce qui regarde le match d\u2019hier.Alors que dans les rencontres précédentes, les quarts-arrière Sonny Wade, Tony Passander et \u2018Jjim Chasey affichaient une tenue sous la normale, les receveurs de passes se mettent main- tenant de la partie et ont toutes les difficultés à se débarrasser de leurs couvreurs.Terry Evanshen, de qui on attend peut-être toujours l\u2019impossible, a connu une soirée plutôt pénible dans le champ défensif des Stampeders.\u201cNe me parlez pas de ces matches hors concours, a-t-il déclaré.Rien ne s\u2019y passe comme dans la saison régulière.Les demis défensifs ne prennent pas les risques qu\u2019ils assumeraient en temps normal, ris se contentent de vous suivre et lorsque le ballon arrive, ils ne protègent plus leur zone comme ils le-feraient habituellement .?5¦1 ' ¦ y.f, % ¦\t: \u2022 '< \u2019\t*- ' \u20225S Sjgtjpg Sp-.\t¦¦ ¦ : \u2022 - - vr- - fcv.?pMpp WÊêêê WÊÊÉÊÊÊÈ^mmâ ¦ ' ' mm m % ': ¦ .« g s \\ .wm .\u2022 w/- -.-b kS?'WZ-m m*.-: Wï m m tm t\t\u2022\t< t>.\t\u2022 ., ' ¦ % ¦ ¦¦'., LOUISE ROBERGE la seule femme pilote de formule au Canada Dans les journaux, on écrit toujours la «jolie» Louise Roberge, ce qui est vrai, bien sûr! Mais il ne faudrait surtout pas rameneMa Québécoise ê un rôle de poupée.Oh!que non! Féminine jusqu'au bout des ongles, Louise cache, derrière un physique tout menu, une femme de tête réaliste, décidée, équilibrée et dotée d'une force.de caractère peu commune.Agée de 27 ans.Louise, ^ui en parait beaucoup moins, n'a absolument rien de l'exhibitionniste qui va se faire un nom au pays des mâles.Elle préfère aller aux courses avec son mari et ses trois enfants, un garçon et deux filles, de respectivement huit, sept et cinq ans.Ce petit bout de femme intelligente et espiègle, qui sait ce qu'elle veut et où elle va.n'a jamais mis bien du temps à se décider à quelque chose.Exemple: elle était déjà mariée à 18 ans, après avoir fait damner les bonnes soeurs pendant 13 ans.Très sportive, la jeune mère de famille pratique la course automobile parce qu'elle aime conduire, c'est évident, mais aussi parce que cela lui permet de la soulager quelque peu du surplus d'énergie et d'agressivité qui est en elle.Il faut bien que ça sorte quelque part.Alors aussi bien le faire sur une piste de course! Photo J un Goupil, LA PRESSE et tentent l\u2019interception.Résultat: les receveurs passent pour des imbéciles.Je ne m\u2019en fais cependant pas outre mesure.Une fois la saison commencée, tout rentrera dans l\u2019ordre et vous n\u2019aurez qu\u2019à me regarder filer.\u201d Et Sam a confirmé en quelque sorte les propos de son ailier-étoile.\u201cLorsqu\u2019on n\u2019utilise à peu près pas un receveur durant la moitié d\u2019un match, les demis qui le couvrent gagnait peu à peu de la confiance et finissent par prévoir ses moindres feintes.Cela a été le pas de Terry (Evanshen), il faut l\u2019atteindre d\u2019une façon régulière, pour qu\u2019il soit efficace, c\u2019est normal.\u201d - Et vlan pour les quarts-arrière que le pilote des Alouettes ne cherche à excuser d\u2019aucune manière.Le problème existe au niveau de l\u2019efficacité offensive.Quand on songe que c\u2019est Etcheverry lui-même qui a commandé chacun des jeux du match, hier.Il s\u2019est servi de George Taplin et Gary Lefebvre comme messagers et a laissé très peu d\u2019initiative aux quarts.\u201cJe ne sais plus.Peut-être est-ce parce que je m\u2019occupe trop d\u2019eux, a-t-il admis, mi-sérieux mi-moqueur.En mettant à ce point l\u2019emphase sur l\u2019importance de leur rôle, peut-être est-ce que je ne fais qu\u2019ajouter à la tension qui pèse déjà lourdement sur eux.\u2019 Pour que Sam Etcheverry admette qu\u2019il a peut-être tort d\u2019agir d\u2019une telle façon, il faut que la situation l\u2019inquiète beaucoup.\u201cTant et aussi longtemps que nous ¦\u2022ne serons pas une équipe, au sens propre du terme, je n\u2019attache pas trop d'importance au résultat de ces matches, p pour sa part confié Bruce Van Nçsa, qu\u2019on a récemment tra/s-formé enp ailier rapproché.Ce ne sont plus des combats individuels que les joueurs livrent qu\u2019une lutte véritable contre un adversaire.Nous ne formons pas encore un tout homogène et c\u2019est ce qui faisait notre force, la saison dernière.Cela viendra.\u201cIl n\u2019y-a pas un joueur des Alouettes qui prise la défaite, soit.Il n\u2019y en a pas un qui l\u2019accepte ni la juge comme l\u2019autre.\u201d v:\u2022\u2022\u2022\u2022'\u2022 V- ' ¦ v '- :vx - V \u2022\u2022\u2018U ¦ .\u2022st® ¦ ïr&mm r photo Pierre McCann, LA PRESSE Evanshen (25) et Etcheverry se consolent Jonas n a pu sauver les Blue Bombers.Cette fois Don Jonas a été incapable de réussir son petit tour.et les Argos de Toronto en ont profité pour voler une victoire de 14-11 aux Blue Bombers dans un match hors-concours disputé à Winnipeg.Jonas, ancien porte-couleurs des Argos, avaient volé la victoire à l\u2019adversaire au cours des trois matches précédents en complétant une passe de touché dans les derniers instants du match.Jonas a bien essayé le tout pour le tout avec 32 secondes à jouer mais sa passe à Pete Ribbins dans la zone des buts du Toronto a été incomplète et les Blue Bombers ont perdu possession du ballon, à la ligne de 13 des Argos.C\u2019était la première défaite des Blue Bombers en trois matches.Dick Thorton et Leon McQuay ont compté les touchés des Argos.L\u2019ailier défensif Jim Heighton a recouvré un ballon échappé pour marquer l\u2019unique touché des Blue Bombers, qui ont récolté quatre autres points sur des tentatives ratées de bottés de placement.Dans un autre match disputé à Re- gina, les Tiger-Cats de Hamilton ont perdu l\u2019avance qu\u2019ils avaient accumulé dans la première demie pour finalement perdre par 32-16.Wally Gabier, qui semblait avoir la défensive des Riders bien en main dans les deux premiers quarts, a été chancelant par la suite et la défensive des champions de l\u2019Ouest en a profité.Ron Lancaster a complété des passes de touché à Nolan Bailey et à Silas McKinnie.Son substitut Bubba Wyche a remis le ballon à George Reed qui a plongé dans la zone du Hamilton pour un autre majeur.Enfin, Gary Lane, troisième quart des Riders, a complété la dernière passe de touché à Dave Denny sur 48 verges.Dick Wesolowski a compté l\u2019unique louché des Tiger-Cats sur une course de six verges.Tommy Joe Coffey a botté deux placements, un converti et un simple.Les Riders ont également concédé un touché de sûreté aux Cats.Enfin, dans l\u2019autre match disputé à Vancouver, les Rough Riders d\u2019Ottawa ont malmené les Lions leur infligeant un revers de 41-14.Dock Ellis commencera de notre envoyé spécial DETROIT \u2014 Les deux gérants des équipes d\u2019étoiles, Sparky Anderson, de la ligue Nationale, et Earl Weaver, de la ligue Américaine, ont fait connaître hier leur alignement pour le match de ce soir.Le seule surprise -a été la nomination de Dock Ellis, des Pirates de Pittsburgh, qui commencera le match au monticule pour la ligue Nationale, à la place de Juan Marichal, comme il avait d\u2019abord été prévu.n devrait être suivi dt Steve Cari-ton, le seul gaucher de l\u2019équipe.On a évidemment demandé à Anderson s\u2019il s\u2019était senti obligé de faire débuter Ellis à cause de la récente déclaration de ce dernier qu\u2019il avait prétendu qu\u2019on ne lui ferait pas commencer le match parce qu\u2019il y aurait alors deux Noirs comme débutants, l\u2019autre étant évidemment Vida Blue, le plus jeune joueur do la rencontre, à 22 ans.\u201cRien ne m\u2019a forcé, a répondu Anderson, si ce n\u2019est sa fiche de 14-3, la meilleure de la ligue, et le fait qu'il soit le plus reposé des artilleurs disponibles, n\u2019ayant pas lancé depuis mardi dernier.\u201d Par ailleurs, Anderson a choisi Don Wilson, des Astros de Houston, qui possède une fiche bien ordinaire de 6-¦6, pour remplacer son coéquipier Larry Dierker, blessé, ignorant ainsi une fois de plus Bill Stoneman, pourtant le meneur de la ligue pour les retraits au bâton, eh dépit du fait qu\u2019il s\u2019aligne avec une équipe de dernière position.Y. LA PRESSE, MONTREAL, MARDI 13 JUILLET 1971 B3 mmi, photo Yves Beauchamp, LA PRESSE mm jMam mmm jnL 1 s>?ep\\ jaS*$ VKSafeB \u2022W**tss tsy ¦\t\t\t \t\tM ¦SA\t \t\t\t l/n repos que Robert avait pourtant bien mérité i I i AU FIL I DES SPORTS -'ANDRÉ TRUDELLE J Le Québec perd un grand champion en Yvon Robert Tous deux sont disparus, à 14 mois d'intervalle.L\u2019un m\u2019avait raconté qu\u2019alors qu'il était jeune reporter, un peu timide, connaissant peu du monde de la lutte, l'autre l'avait accueilli gentillement, l'avait invité à s\u2019asseoir et avait répondu patiemment à toutes ses questions.L\u2019un, c\u2019était Gérard Champagne, directeur des pages du sport à LA PRESSE, décédé en mai dernier, à l'âge de 44 ans.L\u2019autre, c\u2019était le lutteur Yvon Robert, qui est mort, hier, à 56 ans.Ce n\u2019était pas la première fois que la rumeur circulait selon laquelle l'ancien champion mondial Yvon Robert était décédé.Lui-même en riait de bon coeur.Il en était, hier, à sa 8e attaque cardiaque et, de plus, comme il se déplaçait souvent en automobile, pour lutter ici et là, le moindre accrochage devenait un accident funeste.Personnellement, j'ai eu l\u2019occasion de le voir à l'oeuvre au Forum et au stade Delorimier.Il faisait salle comble.Et il connaissait son métier à fond.Pit Audette, malade depuis deux ans, l\u2019a bien connu.Pit n'hésite pas à classer Yvon Robert comme l'une des grandes vedettes mondiales de la lutte.\"J\u2019ai déjà entendu une longue discussion à ce sujet, nous disait Audette.Les frères ' Dusek le classaient comme l\u2019un des huit meilleurs lutteurs au monde.\" Yvon Robert a participé à son premier combat de lutte au Forum, en 1936.Il avait fait face à Oy Williams.En 1957, lors de son üernier combat, il faisait équipe #vec Jean Rougeau et il s'était battu à Québec.'C'est lui qui a popularisé chez-h'ous la fameuse clé de bras japonaise, qui a procuré tant d'émotions aux amateurs de lutte, les vrais.Rougeau devait l\u2019utiliser par la suite.Comme homme, c'était un bon vivant.Gentilhomme, débonnaire, confiant dans sa force, dans sa jeunesse.Peu soucieux du lendemain.?.Yvon Robert était né rue Christophe-Colomb, à Montréal, dans la paroisse St-Etienne.C'est en fréquentant la Palestre Nationale qu\u2019il s'est intéressé à la lutte et à la boxe.Eugène Tremblay lui a donné quelques leçons, puis Emile Mau-pas a pris la relève.Yvon devait gagner hbrt'fois le championnat de la National Wrestling Association.Yvon a visité, l'hôpital plus souvent qu\u2019à son tour.On dit parfois que la lutte professionnelle est un sport arrangé.Chose certaine, la lutte n'est pas arrangée quand il y a des coups et des blessures.Riche plusieurs fois, Yvon Robert n\u2019a jamais su réussir en affaires.Son père avait été courtier, mais Yvon n\u2019a jamais été chanceux à la bourse, ni.dans les autres entreprises commerciales qu\u2019il a lancées ou auxquelles il s'est associé.Depuis sa retraite de la lutte, on le voyait souvent aux courses.Il y était samedi soir dernier.\"C'était un parieur idéal, dit de lui le président Raymond Lemay, du parc Richelieu.Il savait prendre la bonne et la mauvaise fortune avec la même bonhomie.\u201d Il y a quelque temps, John Ferguson, anciennement du Canadien, maintenant attaché aux relations extérieures de Blue Bonnets, a longuement parlé avec Yvon Robert.\"Je ne l\u2019ai jamais vu à l'oeuvre, a dit Ferguson, mais j'ai pu constater en lui parlant combien il avait de la classe.\" Pit Audette rapporte que Yvon Robert a déjà livré quelques combats de boxe, plusieurs aux Etats-Unis et trois à Montréal.\"Yvon trouvait toutefois que l\u2019entrainement en vue d\u2019uq match de boxe était beaucoup pitre-rigoureux que pour un match de lutte\u201d, assure Audette.Avec Yvon Robert disparait l'un des grands noms de la lutte au Québec.Yvon avait tellement de métier qu'il transformait un débutant en une grande vedette.Si jamais le Québec se donne un temple de la Renommée dans le sport, le nom d'Yvon Robert y aura droit de séjour dès le premier tour de scrutin.A son épouse, à ses deux enfants, nos sympathies les plus vives.illlllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllillll Une autre défaite n de Donato Paduano NEW YORK (AFP) \u2014 L\u2019Américain Danny McAloon a battu Dohato Paduano aux points en dix reprises, hier soir au Madison Square Garden de New York.La rencontre fut acharnée et disputée sur un rythme extrêmement rapide tout au long des dix reprises.Les nombreux échanges de près firent fréquemment soulever les quelque 6,000 spectateurs qui applaudirent frénétiquement les combattants.Comme à son habitude, Paduano débuta très lentement et perdit les deux premiers rounds.\u2022 A partir du troisième, le Canadien commença à se servir efficacement de son habile \"jab\u201d du gauche.Mais à la sixième reprise, McAloon parvint à toucher Paduano d\u2019un sec crochet du gauche à l\u2019oeil gauche et le Canadien saigna abondamment pendant deux rounds.Après s\u2019être repris quelque peu dans le neuvième, Paduano dut concéder la dernière reprise à l\u2019Américain qui, dans l\u2019ensemble, mérita largement sa victoire.La décision a été rendue à l\u2019unanimité des deux juges et de l\u2019arbitre: six \u2014- deux \u2014 deux, sept-trois, cinq-quatre-un, respectivement.Le palmarès de McAloon est maintenant de 20 victoires contre 4 défaites.Paduano compte 23 victoires et 3 défaites, y *\tf *\t\u2022 *-\trr \"La popularité d'Yvon Robert était égale à celle du Rocket\" \u2014 Dan Murray par Guy PINARD \u201cYvon Robert, c\u2019était un homme extrêmement sensible.11 n\u2019hésitait jamais à offrir ses services, gratuitement, à toutes les oeuvres de charité qui faisaient appel à lui.\u201cIl était aussi très social.On le rencontrait avec ses^pmis, qui venaient de toutes les souches de la société.Sa générosité n\u2019avait presque pas de bornes.Combien l\u2019ai-je vu distribuer des cadeaux aux enfants à la station radiophonique CHLP, où il venait souvent les rencontrer à l\u2019occasion d\u2019une émission, le samedi matin.\u201cLa mort d\u2019Yvon Robert cause un grand vide chez les sportifs montréalais.11 est difficile de s\u2019imaginer la popularité d\u2019Yvon.Ainsi, le soir de son premier combat de championnat, en 1936, la direction du Forum avait dù faire appel à la force constabulaire de Montréal pour contrôler la foule, tellement elle était dense, une demi-heure avant le début de la soirée.\u201cEn fait, la popularité d\u2019Yvon Robert, à la lutte, était aussi grande que celle de Maurice Richard au hockey, quelques années plus tard.\u201d Ces propos viennent d\u2019un grand ami d\u2019Yvon Robert, Dan Murray, un homme qui a pu, au fil des années, apprécier les grands talents de lutteur de Robert, et ses grandes qualités humaines.La mort de Robert touche d\u2019autant plus Murray que ce dernier avait eu le bonheur et le plaisir d\u2019être l\u2019arbitre du match de championnat de ce 16 juillet 1936, soir où Robert a détrôné Don O\u2019Mahony pour remporter le championnat une première fois.Robert devait porter la ceinture emblé- matique du championnat mondial pas mollis de sept fois au cours de sa carrière.Murray rappelle un autre incident qu\u2019il n\u2019oubliera pas de sitôt.\u201cSaviez-vous que c\u2019est à Holyoke, Massachusetts, qu\u2019Yvon a rencontré son épouse?Ce soir-là, Yvon affrontait Don Jacks, à Boston.Vers la fin du combat, à la suite d\u2019une prise, Jacks a projeté Yvon au bas de l\u2019arène.Yvon devait se relever avec une déviation de la colonne vertébrale.Du- rant.son séjour à l\u2019hôpital, il a rencontré Léonna Brunelle, infirmière à cet endroit, celle qui allait devenir son épouse.\u201d Souvenir de Langevin Le promoteur Robert \u201cLegs\u201d Lange-vin est tout aussi attristé que Murray par la mort de Robert.D\u2019autant plus que Robert a fait son début en compagnie de Langevin et Léon Lefebvre, à l\u2019aréna de Ville Mont-Royal, pour le Un 3e grand nom disparaît en 48 heures Le monde du sport a été cruellement touché, par la mort de trois champions au cours des dernières 48 heures, trois hommes que le public sportif du grand Montréal avait appris à connaître et à apprécier.Samedi, dans un hôpital français, c\u2019est Laurent Dauthuille qui mourait à l\u2019âge de 47 ans.Même si c\u2019est à Détroit que le boxeur français a livré son combat le plus mémorable, le public montréalais avait pu le voir à l\u2019oeuvre lors de soirées de boxe présentées par le promoteur Raoul God-bout.Le 22 février 1949, il avait tout d\u2019abord disposé de Jake La Motta par décision, puis, le 4 août de la même année, il livrait un match fort specta- culaire contre Johnny Greco, au Stade de Lorimier, combat qu\u2019il devait remporter par KO au 5e round.Evidemment, tous les amateurs de boxe de la métropole n\u2019ont pas oublié ce soir du 13 septembre 1950, alors qu\u2019à Détroit, Dauthuille était venu à 13 secondes près d\u2019enlever la couronne mondiale à La Motta.Le Français détenait une avance confortable dans le match quand, par témérité, il a oublié sa défensive, permettant ainsi à La Motta de porter le coup fatidique.Avec Dauthuille, le conducteur automobile Pedro Rodriguez et le lutteur Yvon Robert, ce sont trois grandes figures de la grande scène du sport qui ont disparu en 48 heures.ns?.* y m & y m \u2022>vÇ/Y- W'i Togo, Robert et Murray.ou les belles années 50 promoteur Lucien Riopel.Langevin aime rappeler aussi qu\u2019il a fait trois voyages en Europe en compagnie de Robert, et que le regretté lutteur détient le record poijtr le plus long combat, duel qui avait (iris fin à lh.20 du matin, à l\u2019arena de Ville Mont-Royal, avec Earl McReady.Et Langevin souligne que si Yvon Robert a accédé aux plus grands honneurs, il ne l\u2019a pas fait sans difficultés.-Langevin estime que Robert a subi entre 150 et 200 fractures diverses au cours de sa carrière.\u201cYvon, c\u2019est un bonhomme qui était toujours gai.C\u2019était un grand athlète.Il a même fait de la boxe, notamment contre Maury Brown, au Forum, durant le deuxième conflit mondial.\u201cEt je conserve aussi d\u2019Yvon Rober le souvenir d\u2019un homme qui, parmi plusieurs, a su me réconforter alors que j\u2019étais moi-même alité à l\u2019hôpital, le sport ftiontréalais vient de perdre un grand homme, \u2019\u2019 a conclu Lange-vin.Robert: une 8e crise cardiaque \u2019 C\u2019est une crise cardiaque qui l\u2019avait 7 forcé à abandonner le sport qui l\u2019avait fait vivre et qu\u2019il avait appris à aimer du plus profond de son être, et c\u2019est une crise cardiaque qui, hier, devait causer la mort du plus grand athlète de l\u2019histoire de la lutte au Canda.' Yvon Robzrt avait 56 ans (il aurait eu 57 ans le 8 octobre) quand, terrassé par une septième crise cardiaque en dix ans, il a été transporté, hier midi, à l\u2019hôpital du Sacré-Cœur, à Cartier-ville.Il devait y succomber quelques instants plus tard.Yvon est né à Montréal, le 8 octobre 1914.A l\u2019âge de 17 ans, il se présentait au camp d\u2019Emile Maupas, un bonhomme qui a fait sa marque durant nombre d'années dans le domaine de la mise en forme.Yvon venait de prendre la plus grande décision de sa vie, car elle allait le lancer à pieds joints dans la lutte.Après trois ans de préparation, Yvon avait enfin la chance de livrer son premier championnat mondial de lutte professionnelle le 16 juillet 1936, au Forum.Son.adversaire allait être le titulaire, l\u2019Américain Don O\u2019Mahony.Le promotzur de l\u2019époque, Jack G an-son, avait très bien préparé l\u2019entrée en pugilat du déjà célèbre Canadien français, exposant même dans la montre de \u201cDupuis Frères\u201d la ceinture qu\u2019allait porter le champion, ceinture évaluée a $10,000 à l\u2019époque.Le 16 juillet, Robert remportait le championnat mondial pour la première fois, exploit qu\u2019il allait réussir sept fois au cours de sa brillante carrière, qui l\u2019a vu affronter les Lou Thez, Wladek Kowalski, Pat O\u2019Connor, Buddy Rogers, Primo Camera, Bobby Managoff, Cy Williams, tant au Canada et aux Etats-Unis que dans les principaux pays d'Europe.Sa réputation était mondiale, surtout grâce à Eddie Quinn, regretté promoteur de lutte locale, qui a été son premier gérant sur la scène internationale.Suite à sa retraite comme lutteur, il y a une dizaine d\u2019années, Yvon s\u2019était maintenu actif dans ce sport en arbitrant divers matches, et c\u2019est avec joie qu'il avait assisté au début de son fils, aussi nommé Yvon, comme lutteur professionnel.La dépouille mortelle sera exposée à partir de ce soir au Salon Deslauriers, rue Côte-des-Neiges.Le service funèbre sera chanté en l'église St-Joseph-du-Mont-Royal jeudi matin.Yvon Robert laisse dans le deuil son épouse, Léonna, née Brunelle, un garçon, Yvon, deux filles, Mmes Claude St-Jean (Suzanne) et Johnny Spada (Léonna), deux petits-fils et deux sœurs.A la famille éprouvée, la division des sports de LA PRESSE offre ses plus sincères condoléances.Le match des Etoiles tient plus de la foire que du sport envoyé spécial de LA PRESSE Guy Robillard DETROIT \u2014 Si Astérix vivait encore et assistait au match des étoiles du baseball majeur, il dirait peut-être, avec l\u2019humour qu\u2019on lui connaît, mais sans malice: \u201cIls sont fous ces Américains\u201d.Et Obélix, au lieu de livrer des menhirs et manger des sangliers, transporterait des sacs de cadeaux et mangerait probablement des \u201chot dogs\u201d! Des sacs de cadeaux?Dès leur arrivée au centre de presse établi dans un hôtel du centre-ville, les journalistes se voient en effet remettre, en plus des accréditations nécessaires, un encombrant paquet de cadeaux - souvenirs, comprenant, entre autres, deux camions et une voiture miniature, auxquels un comité d\u2019accueil spécial ajoute un authentique \u201cgazou\u201d! Tout ceci, sans compter les stylos, médaillons et bebelles de toutes sortes.Mais je n'ai pas d\u2019enfant! Le match des étoiles, c\u2019est évident, tient beaucoup plus de la foire que du sport proprement dit.A l\u2019aéroport, les journalistes sont d\u2019ailleurs reçus par les membres du \u201cDetroit Warm Up\u201d dont les vestons officiels à larges rayures rouges et blanches comme ceux des pianistes de saloon du début du siècle ne laissent aucun doute sur l\u2019esprit qui imprègne l\u2019événement.Une autre preuve que l\u2019aspect proprement dit est bien secondaire est le fait qu\u2019aucun exercice n'a été programmé pour les joueurs, ni aucune rencontre avec les journalistes.On gâte ceux-ci à profusion, faut bien le dire, mais le mot d\u2019ordre semble d\u2019oublier le baseball.Au fait, bien des joueurs ne sont arrivés qu\u2019hier soir, tandis que plusieurs autres ne seront sur place qu'au-jourd'hui.Il y aura tout de mime un match.Les joueurs de l\u2019Américaine devront être sur le terrain à 16 h.40 pour le début des exercices d\u2019avant-rencontre, et ils seront suivis de leurs rivaux de la ligue Nationale.C\u2019est la troisième fois de l\u2019histoire que le match des étoiles est disputé à Détroit.La dernière rencontre du genre y remonte à 1951 et la première de toutes avait eu lieu en 1941.Ce soir, les étoiles de l\u2019Américaine tenteront de mettre fin à une accablante série de huit défaites consécutives, qui ont permis à la ligue Nationale de prendre une avance de 23 victoires à 17 au total de ces matches.Toutefois, lors de ses huit échecs consécutifs, la ligue Américaine a été vaincue trois fois après des manches supplémentaires et cinq fois par la faible marge d'un point.Les étoiles de la ligue Nationale ont d'ailleurs gagné les six matches de l\u2019histoire qui ont exigé des manches supplémentaires.On se rappellera que l\u2019an dernier, Pete Rose avait marqué le point gagnant d'une victoire de 5-4 en fonçant sur le receveur Ray Fosse, à la douzième manche, suite à un simple de Jim Hickman.Autour dos sontier* La chose peut paraître étonnante, mais le match des étoiles de ce soir marquera la première présence de leur carrière des super-vedettes Wllllo Mays et Honk Aaron au Tiger Stadium.en plus de venir admirer ces deux joueurs, les amateurs de Détroit pourront voir quatre de leurs favoris dans l\u2019alignement de l\u2019Américaine, soit Mlkie Lolich, Bill Froohan, leur idole Al Kolbio et Norm Cash, qui domine actuellement la ligue Américaine pour les circuits avec 20, soit le même nombre que Bill Molten, des White Sox de Chicago.une réunion des membres de l'Association des chroniqueurs de baseball d\u2019Amérique a lieu aujourd'hui dans la ville dç-l\u2019automobile.c\u2019est ^\u2019ailleurs Ici qu\u2019est; né l\u2019organisme créé il y a plusieurs années dans le but d\u2019améliorer les conditions de travail pour les membres de la presse.ce n'est donc pal pour rien que le Tiger Stadium est réputé pour avoir la plus belle galerie de presse des majeures.avant le match, huit jeunes de 9 à 12 ans, choisis parmi 450,000 inscriptions, se disputeront un concours pour déterminer le meilleur frappeur, le meilleur lanceur et le meilleur à renvoyer la balle du champ extérieur.¦.n IA PRESSE, MONTREAL, MARDI 13 JUILLET 1971 6 3 en bref Jenny McLain >u rancart ; WASHINGTON (AP) - La iirection des Sénateurs de .Vashington a placé le nom lu lanceur Denny MçLain ur la liste des joueurs bles-, es, hier.McLain, .qui a une ; iche de cinq victoires contre ! 5 défaites depuis le début de à saison, sera absent pour k T jours.J ; [ Victoire soviétique tn escrime 1 : VIENNE \u2014 Le Soviétique îrigory Kriss, 31 ans, de Kiev, vice-champion olympique, a remporté le titre de 'hampion du monde à l\u2019épée ndividuel, hier à Vienne.Il \u2022este encore deux matches K)ur désigner les médailles ^\u2019argent et de bronze.' \u2019ires bat Jill Drover NEW YORK (AFP) - Le poids lourd brésilien Luis Pires a triomphé du Canadien Bill Drover par KO à la >2ème seconde du huitième round d\u2019un combat prévu en iix disputé hier soir au Malison Square Garden de New ¦York devapt environ 6,000 1 spectateurs.Pires qui bénéficiait d\u2019un 'avantage de poids de 14 li-i\tTes, se montra nettement I,\tneilleur boxeur que le Cana- 1, lien qui ne valut surtout que >ar son courage.\\Aike Belkin 3at Tanner \" \u2019 ' WASHINGTON (Reuter) \u2014 Le Montréalais Mike Belkin !\" -a battu T Américain Roscoe r 1 Tanner, 6-1 et 6-2, hier, lors I Je la ronde d\u2019ouverture des championnats internationaux j\u2018 , Te tennis, disputés à Wa-j ?hington.I Examen de ,l'oeil BOSTON (UPI) - Tony Conigliaro, qui a abandonné le baseball, tôt samedi der-/ nier, après la défaite de 1-0 des Angels de la Californie aux dépens des Athlétiques de Oakland, à la 20e manche, a déclaré hier qu\u2019il subirait un examen de la vue pour mettre un terme aux rumeurs qui circulent dans tous les journaux américains, rumeurs voulant que son oeil gauche soit de plus en plus faible.Les forces canadiennes BISLEY Angleterre (PC) \u2014 L\u2019équipe des forces canadiennes a bien débuté hier, à l\u2019ouverture du tournoi de l\u2019Association nationale de tirs à la carabine.le caporal Ghislain Tremblay, de Val St-Michel, a triomphé dans l\u2019épreuve Kinnaird comprenant sept coups à 300 verges avec un total de 34 sur 35.Le caporal Roger Gingras, de Loretteville, a également réussi 34 sur 34 et a partagé le 2e rang avec le Britannique M.Reed.le capital Roger Gagné, de Québec, s\u2019est classé 5e avec un total de 33.Il reste à peine au Québec 10 étalons et 100 juments poulinières\"\u2014 Cousineau Hawley s'expatrie TORONTO (PC) - Le jockey Sandy Hawley a décidé de quitter le circuit de l\u2019Ontario.Il avait gagné 452 courses en 1970, mais il avait vainement tenté d\u2019abaisser le record mondial de Bill Shoemaker, record de 485 victoires en une année.Hawley a gagné 136 fois jusqu\u2019ici cette année.Il veut tenter sa chance à New York.Bold Ruler est détruit PARIS, Kentucky (PA) \u2014 Bold Ruler, l\u2019un des meilleurs étalons de l\u2019histoire du turf, a été détruit.Ses poulains ont gagné 798 courses et récolté plus de $13 millions en bourses.Pendant sept ans le rejeton de Nasrullah a dominé la liste des étalons américains.Atteint de cancer, Bold Ruler a été abattu à la demande de son propriétaire Ogden Phipps.Le cheval était cantonné à la Clairbome Farm.Ocana chute et Merckx se hisse t\tr, au premier rang j LUCHON (AFP) \u2014 Déjà fertile en rebondissements, le Tour de France a connu lundi après-midi, au cours de l\u2019é t a p e Revel-Luchon, une tragédie qui a faussé le bon déroulement de ce 58e tour, gui a rejoint par son inten-'''¦ ;ité dramatique l\u2019époque des Joppi, B a r t a 1 i ou autres ^grands champions.Dans la descente du col de Mente, à 50 kilomètres 'de l\u2019arrivée à Luchon, un orage très violent se déclenchait, ! - transformant la route en un véritable torrent où il était i très difficile aux coureurs l d\u2019évoluer.Dans un virage très dangereux, les deux grands favoris Eddy Merckx et Luis Ocana chutaient.Sous la grêle, les r deux hommes se relevaient i* et, tandis que le Belge reprenait la course, Acana, qui - avait crevé, attendait son di-1 recteur sportif.Le Hollandais Joop Zoete-i, melk, qui arrivait à près de ]' 40 kilomètres/heure, ne pou-vait freiner et venait percu-¦ ter l\u2019Espagnol de plein fouet.j4' \u2022! Plusieurs autres coureurs \u2019 qui n\u2019étaient plus maîtres de i .leur vélo passaient alors sur j Ocana, inconscient sur la ;
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