La presse, 22 février 1972, B. Les Sports
[" LE JOURNAL DES JEUX OLYMPIQUES MONIREAL, MARDI 22 FEVRIER - 88e AL Filion avait vu juste.\u2018'î\\'uus assisterons à un match qui opposera la jeunesse (le Québec) et l\u2019expérience (les joueurs de l\u2019Université de Boston).\u201d Telles étaient les prédictions de l'instrcuteur des Remparts de Québec, Maurice Filion, quelques minutes avant que ne débute le match opposant les Etoiles du Québec à l\u2019équipe de l\u2019Université de Boston.Et Filion, qui avait pris place à la tribune de la Textes : Pierre Beaulieu presse, ajoutait: \"La jeunesse dominera au cours des deux premiers engagements.Il faudra cependant être prudent en troisième.La jeunesse s'essouffle, mais l\u2019expérience reste.\u201d Nous attendions donc avec impatience la troisième période, (les Etoiles menaient 5-1, à la fin de la deuxième, et n\u2019avaient fait qu\u2019une bouchée de leurs pitoyables adversaires).E n troisième, effectivement, les Américains comptaient trois buts d'affilée, mais Jacques Richard et André St-Laurent leur enlevaient finalement tout espoir.Les Etoiles l'emportaient donc, 7-4.Tout compte fait, la prédiction de Filion s'est avérée juste.Dans les faits du moins.Claude Dolbec, l'instructeur des Etoiles, avait cependant une autre explication quant à la relâche de ses joueurs en troisième période.\"Les gars sont arrivés avec l\u2019idée que ce serait beaucoup plus difficile que ce le fut effectivement, a-t-il dit.Après avoir pris une avance de 5-1, ils ont péché par excès de confiance.Tout simplement.En fait, tout le monde s'attendait à ce que le match soit plus contesté.Même les dépisteurs de la ligue Nationale nous défavorisaient à trois contre un.\u201d Richard, un joueur extraordinaire L\u2019instructeur des Bostonais, Jack Kelley, n\u2019était quand mémo pas déçu de la performance de ses joueurs, à l'issue de la rencontre.11 n'était pas étonné surtout.\u201cN\u2019était-ce pas votre meilleure équipe, vos m e i lie u r s joueurs?a-t-il déclaré.Une défaite de 7-4.ce n\u2019est pas si mai après tout.\"Certes, nous aurions pu iaire mieux, a-t-il ajouté.Nous aurions même pu, peut-être, remporter la victoire.Que voulez-vous, lorsque vous meniez 5-1, nous avons remonté la pente, mais ensuite, vous avez capitalisé sur nos erreurs, ce que nous n\u2019avons pas fait.C'est le hockey.Il faut dire aussi que les joueurs du Québec ont beaucoup plus d\u2019entrainement que les miens.Nous ne disputons que 31 matches par saison.Aujourd\u2019hui, nous étions à Montréal parce que les étudiants de l'université bénéficiaient d'un congé, mais demain matin, ils seront en classe.Leurs études passent avant tout.Us ne peuvent donc pas faire deux choses à la fois.\u201d Kelley s'est tout de même dit plus qu\u2019impressionné par la tenue du jeune Jacques Richard.\"J'avais lu plusieurs articles à sun sujet, a-t-il conclu, et on m\u2019en avait beaucoup parlé.Néanmoins, Jacques Richard est supérieur à tout ce que j\u2019ai pu lire ou entendre.Ce soir t hier », il a été le joueur par excellence sur la patinoire.Il est extraordinaire.\u201d Pas de problèmes de lignes rouges F.n plus de cette supposée expérience que devaient posséder les joueurs bostonais.on craignait que les Etoiles du Québec connaissent passablement de problèmes avec ce règlement américain qui ne tient pas compte de la ligne rouge.Et on jouait avec les règlements américains.Les appréhensions furent vite dissipées, cependant.On ne remarqua pas du tout 1 'a b s e n c e de cette ligne rouge.André St-Laurent, qui.tout comme Jacques Richard, Gaston Boulanger, Pierre Henry, Yves Bergeron, Michel Boudreau et Denis Bergeron, a réussi un but pour les étoiles, a déclaré que ça ne lui avait causé aucun souci.\u201cAu contraire, a-t-il dit.lorsque nous attaquions, ca nous facilitait énormément la tâche.11 fallait seulement être plus prudent lorsqu'eux attaquaient.\" Ian Turnbull et Jacques Richard partageaient son opinion.Et l'instructeur Dolbec de conclure: \u2018\u2018Tout compte fait, ça ne change strictement rien.\u201d Ron Anderson et John Danby ont marqué deux buts chacun pour le Boston.Kelley rêve en couleur?\u2018\u2018Je ne vois pas pourquoi la nouvelle Association mondiale de hockey ne serait pas d\u2019un aussi bon calibre que la ligue Nationale dans un avenir quand même pas si lointain.\u201d Voilà ce que déclarait l\u2019instructeur de l\u2019équipe de l\u2019Université de Boston, Jack Kelley, aux journalistes qui le pressaient de questions au sujet de ce nouveau circuit professionnel de hockey.\u201cAu football, la ligue Américaine est rapidement devenue aussi puissante que la ligue Nationale.Le même phénomène s\u2019est produit au basketball.Je ne vois donc pas pourquoi nous ne réussirions pas à relever le même défi.\u201d Il ne s'agit cependant pas là de propos objectifs.Car Kelley, qui occupe le poste d'instructeur de l'équipe de l\u2019Université de Boston depuis 10 ans, entreprendra une nouvelle carrière le 4 mars.Il a en effet accepté la gérance des Wheelers de la Nouvelle Angleterre, de l\u2019Association mondiale.\u201cT-'ut est une question de concurrence, a-t-il ajouté.Nous n\u2019avons pas le choix.Nous devrons absolument relever ce défi de taille.\u201d Intéressés à entendre Obligé de répondre aux journalistes qui lui demandaient des explications quant au repêchage plus ou moins t\t* loufoque du nouveau circuit, Kelley s'est contenté de dire que si les différentes équipes avaient repêché un aussi grand nombre de joueurs, plus de 75 dans sons cas, c'était tout simplement par mesure de sécurité.\u201cAinsi, nous comptons bien que sur 75.environ 25 accepteront nos propositions.Et c\u2019est environ ce nombre de joueurs que nous désirons mettre sous contrat.De toute façon, a-t-il ajouté, ne vous méprenez pas.Tous les joueurs repêchés sont intéressés à nous entendre.Et les offres que nous leur soumettrons sont alléchantes.\u201d Kelley n\u2019a toutefois pas fait de prédictions quant aux chances d\u2019accepter des grandes vedettes de la ligue Nationale, tels Bobby Orr, Phil Esposito et Bobby Hull.Pour ce qui est des filiales, il a dit que les magnats de l'Association étaient actuellement en pourparlers avec les dirigeants de différents circuits professionnels mineurs.\u201cJe ne peux cependant pas vous préciser s\u2019il s\u2019agit de la ligue Américaine, de la ligue Centrale ou d\u2019une autre.\u201d Kelly s\u2019apprêtait à quitter le Forain lorsqu\u2019il s'est retourné pour nous dire: \u201cJ'oubliais, vous pouvez dire à tous les joueurs de l'équipe du Québec que j'ai vus ce soir qu'ils sont de calibre pour la nouvelle Association.\" - -i< : ¦ ¦ iiSÉ \u2019Æà .\u2022.¦ : i?.' mmm SXmmL: $|§5Sœ&|sj :-v,- V'-v \u2019 iÉiÈÈi Photo LA PRESSE, Pierre McCann Jacques Richard a couronné une brillante performance avec ce but Dryden, l'exception Les joueurs de l'Université de Boston n'ont pas du tout impressionné les nombreux dépisteurs de la ligue Nationale qui ont assisté à la ren-eonte d'hier soir.Même si neuf de ces joueurs figu- ! raient déjà sur leur liste.\"Personnellement, déclarait j Eric Taylor du Canadien, dans tous les cas j\u2019ai inscrit des \"mauvais\u201d et très mauvais\u201d à côté de leur noms.C'est malheureux.Souvent, ils ont d\u2019excellentes aptitu- i des.Mais dans ce circuit uni- ; versitaire, les joueurs ne progressent pas, ils régressent.Ils prennent du poids, perdent de la vitesse, si bien qu'après quelques temps, nous devons les rayer de notre liste.\"La semaine dernière, a ajouté Taylor, j'ai assisté à | quelques matches collégiaux i américains.J'ai alors déni- j ché un joueur qui, s\u2019il avait j été ici ce soir, aurait fait ! meilleur f igure que tous ceux ; du Québec et du Boston.Je I l'ai donc inscrit sur ma liste.Mais je suis convaincu que dans deux ans, il aura gaspiller tout ce talent.De toute façon, nous n\u2019avons rien à perdre.Notre liste en est une de négociations seulement.Alors, s\u2019ils ne font plus l\u2019affaire, nous les oublions tout simplement.\u201d Ken Dryden, ex-gardien de j l'équipe de l\u2019université Cor- j nell, aura donc été un des j seuls joueurs, avec Larry j Pleau.Keith Magnusen et Red Berenson, à faire le grand saut.\"Cest plus facile pour un gardien, a expliqué Taylor.11 reçoit des lancers et il les bloque.11 perd beaucoup moins son talent.\u201d Les autres dépisteurs du circuit, en termes différents toutefois, semblent partager l'avis de Taylor.Ainsi, ils ont dits aux journalistes québécois étonnés par la triste performance des Bostonais que ceux-ci, champions des Etats-Unis, avaient joué leur match normal.La semaine dernière, par exemple, alors qu'ils remportaient le \u201cBean Pot\u201d, un tournoi de Boston, ils n'ont ni joué mieux, ni plus mal.Claude Dolbec, qui s'est rendu aux Etats-Unis, histoire d\u2019étudier le style de nos visiteurs d\u2019hier soir, partageaient leur avis.L'apport du Canadien Jr Après Jacques Richard, André St-Laurent et Ian Turnbull, tous deux du Canadien junior, ont été les joueurs qui ont le plus impressionné lors du match ; d'hier soir.Le premier a marqué un j but et obtenu deux mentions j d\u2019assistance, tandis que Turn-bull récoltaient trois passes.Dans le cas de St-Laurent.les observateurs ont été unanimes à dire qu\u2019il s\u2019agissait de sa meilleure performance de la saison.Appelé à commenter le jeux de ses deux protégés, j l'instructeur Roger Bédard ! s'est contenté de dire: \u201cJ'espère qu\u2019ils seront aussi efficaces demain (ce soir)\u201d.Le I p 't i t Canadien rencontrera i alors les Black Hawks, à St.j Catharines.Les Cigares King Edward sont un mélange de tabacs les plus doux à fumer et aux goûts des plus fins.Et pour vous combler et vous permettre d\u2019en profiter, les Cigares King Edward se vendent à des prix populaires.\u2018\u2022S/pï, Quand vous achetez un paquet de King Edwards, envoyez-nous le rabat Nous vous ferons parvenir 5 cigares gratuitement.|| 'Mt, | v- f B 2 la presse, Montreal, mardi 22 février 1972 Râtelle commente les succès Bobby Hull et les objectifs de son trio publié en URSS par André TRUDELLE E11 quoi le Jean Râtelle de la saison en cours diffère-t-il des Jean Râtelle des dernières saisons?L\u2019intéressé répond qu'a son avis trois raisons principales expliquent le changement.\u201cJe joue en compagnie de Rodrigue Gilbert et de Vie Hadfield depuis bientôt sept ans.Eh bien je pense que c'est la première fois qu\u2019aucun de nous n\u2019est blessé ou absent du jeu pour une longue période.De plus, notre équipe est mieux balancée que par le passé.La venue de Pete Stem-kowski, Bruce MacGregor et Robert Rousseau a fourni un meilleur équilibre- 11 n\u2019est plus question, pour l'ad- versaire, de paralyser une seule ligne d\u2019attaque.\u201d Râtelle souligne une autre raison, aux succès de son trio, raison qui mérite plus d\u2019attention qu\u2019elle n\u2019en a eu jusqu ici.\"La ligue Nationale de hockey, en adoptant un règlement interdisant le bâton courbé dans un arc de plus d\u2019un demi-pouce, a aidé plusieurs joueurs.Personnellement, je ne me suis à peu près pas servi de ce genre de bâton, mais Rod et Vie les ont beaucoup utilisés.Si ces palettes présentaient certains avantages sur les lancers de loin, elles constituaient un sérieux handicap pour les passes, surtout celles faites du revers.Esposito ne peut distancer Râtelle par la Presse Canadienne Bien qu\u2019il ne soif que le deuxième joueur de hockey à dépasser le cap des 50 buts plus d'une fois dans sa carrière et en dépit du fait que personne avant lui n\u2019ait compilé deux fiches de plus de 100 points en une saison, le joueur de centre Phil Esposito, des Bruins de Boston, semble incapable de distancer son principal rival, Jean Râtelle, des Rangers de New York.Râtelle a été le meilleur compteur de la ligue la semaine dernière, amassant 11 points, dont sept buts.U a maintenant 102 points au classement, soit le même nombre que Esposito.Ce dernier pour la deuxième fois de sa carrière a franchi le cap des 50 buts.Il en a maintenant 51.Quant à Râtelle, sa tenue cette saison lui a permis d\u2019éclipser trois records d\u2019é- quipe préalablement tenus par Andy Bathgate.Avec ses 43 buts et 59 assistances, il a fait mieux que Bathgate en 1958-59 ( 40 buts) et 61-62 (56 assistances).Le total des deux constitue également un autre record.Le frère de l'autre Quant au défenseur Bobby Orr, des Bruins, il occupe toujours le troisième rang, quatre points devant Rodrigue Gilbert, des Rangers.Orr présente une fiche de 92 points, dont 65 assistances, un sommet dans la ligue.Vie Hadfield, qui complète une ligne avec Râtelle et Gilbert, a 86 points.Chez les gardiens de buts, Tony Esposito, le frère do l\u2019autre, occupe le premier rang à la course au championnat du trophé Vézina, en compagnie de Gary Smith, des Black Hawks de Chicago, avec une moyenne combinée de 2.05 buts par match.Gerry Cheevers et Ed Johnston, des Bruins, suivent à 2.20.ijopinion Guy Pinard Chef oela Division! Un message clair et net de Me Courtois Depuis son accession à la présidence du Club de hockey Canadien, M.Jacques Courtois n\u2019avait pas encore eu l\u2019occasion de présenter son \u201ccredo\u2019\u2019 aux sportifs du Québec.Le temps de s\u2019asseoir dans le fauteuil précédemment occupé par J.David Molson, de s\u2019habituer aux airs de la maison (en l\u2019occurrence le Forum), d\u2019étudier le produit dont il dirige les destinées, a amplement suffi à occuper toutes ses journées depuis la fin de décembre 1971.Comme aire de lancement, il a choisi Toronto, ou plus précisément le Canadian Club, hier.Et comme discours inaugural, il a opté pour un thème bien connu, \u201cLes Canadiens sont là!\u201d.Un thème qui paraît clair quand on connaît le poste que l\u2019homme occupe, mais aussi un thème qu\u2019il a voulu plus global.Parce que les horizons de l\u2019avocat montréalais ne s\u2019arrêtent pas à une équipe de hockey.C\u2019est un appel que Me Courtois a lancé hier, un appel à un appui total et sans réserves du Canada tout entier pour une cause qui sera celle du pays, et non pas seulement celle de Montréal, la présentation des Jeux olympiques d\u2019été de 1976.Un appel au Canada Venant du propriétaire d\u2019une équipe professionnelle, et d une équipe fructueuse encore, une telle requête, prononcée devant un auditoire peu propice à l\u2019accepter, doit nous étonner.Non pas que Me C o u r t o i s veuille, à son tour, se faire le porte-étendard d\u2019un thème aussi usé que l\u2019unité nationale.\"J\u2019avais pensé d\u2019aborder, a-t-il dit.le sujet sous l\u2019angle du sport comme facteur d\u2019unité nationale.Mais l\u2019expression \u201cunité nationale\" a été tellement galvaudée au Canada, en particulier au cours des dernières années, qu\u2019on l\u2019utilise maintenant avec hésitation.Comme on l\u2019a dit bien souvent, le plus grave défaut des Canadiens, c\u2019est de voir et de dramatiser plutôt ce qui les divise que tout ce qui les unit.\u201d C\u2019était sa façon d\u2019annoncer le message qu\u2019il voulait faire passer, et sur lequel il a terminé son exposé: \u201cQue nous soyons de Toronto ou Vancouver, de Winnipeg ou de Montréal, nous demeurons tous tellement fiers de la réussite canadienne que fut \u201cExpo 67\".Assurons-nous tous de faire revivre ce sens de fierté nationale et de réussite à nouveau, en1976.Nous ne pourrons laisser de plus bel héritage à notre jeunesse.\" Un message clair et net Le message n\u2019aurait pas pu être plus précis.Dans l\u2019esprit de Me Courtois, comme dans l\u2019esprit de tous ceux qui sont subjugués par l\u2019olympisme et l\u2019amateurisme, les Jeux de Montréal ne doivent pas être l\u2019affaire des seuls Montréalais.Il faut que revive le même esprit qui a régné en 1967, à l\u2019occasion de l\u2019Exposition universelle.Il faut qu\u2019on oublie le traditionnel esprit de clocher pour faire de ce festival sportif et quadriennal l\u2019une des plus belles réussites de l\u2019histoire du pays.Pourquoi tant d'inquiétude.Tout ne suffit pas d\u2019être d\u2019accord avec les propos de Me Courtois.Il importe aussi de savoir pourquoi il a décidé de lancer le débat sur la place publique, et pourquoi il a choisi de le faire devant des hommes d\u2019affaires torontois.Il est plus facile de répondre à la deuxième partie du problème.Dans l\u2019optique de Me Courtois, ce sont les hommes d'affaires qui doivent s\u2019interroger le plus sur les graves consé-q u e n c e s d'un demi-succès.\u201cMontréal, et par la force des choses le Canada seront le point de mire au moment des Jeux, et comme Canadiens, nous nous devons de remporter un succès éclatant face à l\u2019histoire contemporaine\", a-t-il dit.Cependant, à la lumière de son discours, il est difficile de savoir exactement pourquoi il a décidé de porter le débat sur la place publique.Me Courtois n'a fait aucune affirmation, si ce n'est de lire le texte d\u2019un éditorial d'un journal anglophone où on si'nterrogeait au sujet de cette guerre que semblent vouloir livrer les ministres fédéraux à la présentation des Jeux de Montréal.Ji'gnore si Me Courtois voulait vraiment lancer une flèche aux ministres fédéraux.SI oui, il y est parvenu d'une façon subtile.Sinon, je crois qu'il a raté une occasion unique de viser ceux-là qui, après avoir lancé les fleurs suite à la victoire de Montréal, à Amsterdam, en mai 1970, n\u2019hésitent pas maintenant à lancer le pot.Car, qu'on le veuille ou non, les Montréalais à eux seuls ne parviendront pas à répéter le succès de l'Expo 67, s'ils ne sont pas appuyés par l\u2019ensemble du pays.D\u2019un air bien connu, \u201cLes Canadiens sont là ! pourrait se transformer en un symbole, le symbole d'une deuxième réussite en moins d'une décennie Tout ne suffit pas de parler d'unité nationale sur la colline parlementaire, il faudrait prêcher par l'exemple.Dans la ligue Nationale, les passes, surtout près du filet adverse, doivent être précises.Le joueur posté près du filet doit lancer dans une fraction de seconde.S\u2019il ne le fait pas, si la passe a été mal faite, le temps qu\u2019il perd à en reprendre le contrôle est néfaste.L\u2019adversaire a eu le temps de vous mettre en échec.C\u2019est, je pense, ce qui explique les succès de notre ligne d'attaque cette année.\u201d Râtelle et ses coéquipiers se sont fixé un objectif qu\u2019ils cherchent à atteindre à tout prix.\u201cNous voulons marquer 40 buts ou plus chacun et dépasser le total de 100 points chacun.Jusqu\u2019ici, Rod a marqué 39 buts.Vie en a 37 et moi j\u2019en ai 43.Du côté des points, il en manque 12 à Rod et 14 à Vie pour atteindre le total de 100.Je ne crois pas que jamais par le passé, les trois membres d\u2019une même ligne d\u2019attaque ait marqué chacun 40 buts et totalisé chacun 100 points ou plus.C\u2019est notre désir le plus cher.\u201d Et le championnat des pointeurs?\u201cJe n\u2019y songe pas pour le moment.11 reste trop de matches à disputer, répond Râtelle.Que Phil Esposito obtienne plusieurs points dans un même match et la lutte prendra un aspect bien différent.Je préfère attendre les derniers matches de la saison avant de penser au championnat individuel.\u201d Râtelle, père de deux petites filles, Catherine et Caroline, âgées de 7 et de 4 ans, revient chaque année à Montréal.11 occupe toujours un poste de professionnel adjoint à un club de golf de la région.11 était à Pinegrove depuis 3 ans, mais ignore s'il y retournera la saison prochaine.Au sujet de la nouvelle ligue de hockey, Râtelle dit: \u201cIl y a peu à dire pour l\u2019instant, sinon qu\u2019elle va naître à au moins six clubs.Pour ma part, je termine un contrat de deux ans avec les Rangers et je suis bien heureux avec cette équipe.\u201d Rodrigue Gilbert, qui a été l'objet d'un intéressant article signé Ronald Corey, dans le dernier numéro du magazine Actualité, se réjouit des succès de Râtelle.\u201cLe match de ce soir est très important pour nous\u201d, assure Rod.\u201cLes Bruins jouent du très bon hockey, mais quelques défaites de leur part pourraient donner une tournure bien différente à la course au championnat.\u201d \u201cBobby Hull est un remarquable hockeyeur ayant passé par \u201cle feu, l\u2019eau et les trompettes d'airain\u201d du hockey professionnel canadien.C\u2019est un sportif au coeur ardent et un fin connaisseur en la matière\u201d, a écrit Anatoli Tarassov, entraîneur de l\u2019équipe nationale soviétique, dans la postface du livre de Bobby Hull, \u201cHockey is my game\u201d, qui vient de paraître à Moscou.La première édition soviétique, tirée à 100,000 exemplaires, a été épuisée en quelques jours.Aujourd\u2019hui, le hockey est le premier sport en URSS et ne le cède en popularité au soccer que pendant les quelques mois d\u2019été.Les amateurs de hockey sont maintenant au nombre de dizaines de millions dans ce pays.Les Rangers de New York sont à Montréal et, du côté des joueurs du Canadien, le mot d'ordre est donné: une victoire ce soir ou la troisième place en fin de saison.Le calcul est facile à faire.Les Canadiens occupent présentement le troisième rang avec 78 points, huit de moins que les Rangers.Il reste trois matches à disputer entre les deux clans.Si les Canadiens les gagnent tous les trois, le retard à combler ne sera plus que de deux-points.Et les Canadiens ont un match de plus à disputer que leurs rivaux.Une fois l\u2019égalité obtenue, la deuxième place ira à l'équipe qui conservera le meilleur bilan dans les 16 matches qu\u2019elle disputera d\u2019ici le 2 avril.C\u2019est aussi simple que ça ! Mais une défaite laissera les Canadiens à 10 points des Rangers, avec une possibilité d\u2019en récupérer six sur dix.L'opinion de Rousseau Il est vrai que les Rangers ont la réputation de faiblir en fin de campagne.Mais selon Robert Rousseau, qui se dit très heureux à New York, c'est un cliché qui s\u2019effrite.\u201cDepuis que la deuxième moitié de la saison a commencé, nous n\u2019avons pas perdu très souvent,\u201d disait-il, hier soir, peu après son arrivée à Montréal.\u201cJ'ai eu l'occasion d'en discuter avec le directeur-gérant Emil Francis, a poursuivi Rousseau.Il attribuait la glissade habituelle de fin de saison de son équipe à la faiblesse de ses ré- Les joueurs de hockey soviétiques ont rem]x>rté le titre de champion du monde de hockey 11 fois, dont neuf fois de suite.Les lecteurs soviétiques s'intéressent particulièrement à la personnalité de Bobby Hull, à l\u2019histoire de ses débuts, de son évolution en tant que remarquable maître du hockey.Malheureusement pour les Russes, Hull a négligé de donner son appréciation du hockey internationale.Il a pourtant vu de nombreux matches impliquant des équipes européennes et il va sans dire qu'il connaît sans doute l'impressionnant palmarès des Russes aux championnats du monde et aux Jeux olympiques.\u2014 Robert Rousseau servistes, situation qu'il a cherché à corriger depuis.\u201d Les joueurs des Rangers ne sont |)as sans réaliser que pour terminer au premier rang, il leur faudra l'aide des autres équipes puisque le calendrier ne prévoit qu\u2019un seul autre match entre les clubs Boston et New-York.Mais s\u2019ils ne peuvent rejoindre ou devancer les Bruins, ils ne tiennent pas du tout à céder le deuxième rang aux Canadiens qu'ils retrouveront d'ailleurs dans les éliminatoires de fin de saison.Le Canadien devra faire mieux On sait que les équipes d'une même division se rencontrent six fois chacune au cours de la saison selon les présents arrangements.Jusqu\u2019ici, les Canadiens et les Rangers se sont rencontrés trois fois.Les Canadiens ont joué deux fois à New- Y\u2019ork et ils ont.perdu ! Le seul match présenté au Forum, en début de saison, a été nul.Les joueurs de Scotty Bowman ont donc récolté un seul point sur un total possible de sLx! Ils ont passablement mieux fait contre les Bruins! Dans un sens, le match de ce soir est beaucoup plus important pour les Canadiens que pour les Rangers.C'est d'ailleurs la nette impression que les joueurs du Canadien que nous avons interrogés nous ont laissée.Les Rangers auront un nouveau joueur dans leurs rangs, ce soir.Il s'agit de Jim Dorev, obtenu hier des Maple Leafs de Toronto dans une transaction.Les Leafs ont obtenu les services de l'ailier Pierre Jarry en retour du défenseur.Jean Râtelle peut enfin se rendre justice \"Les Rangers ne faibliront pas Laperrière, Savard et Richard évaluent Râtelle et Esposito Si l'on se fie aux opinions des défenseurs Jacques Laperrière et Serge Savard du Canadien, et du centre Henri Richard, Jean Râtelle aurait beaucoup plus de mérite que Phil Esposito s\u2019il remportait le championnat des pointeurs de la ligue Nationale.Présentement, les deux joueurs totalisent tous les deux 102 points.\"Râtelle a plus de mérite parce qu\u2019il n\u2019y a pas de Bobby Orr sur son équipe, explique Serge Savard.Esposito a enregistré 76 buts l\u2019an passé.Pour un patineur aussi peu rapide, c\u2019est quasi incroyable.Je serais curieux de savoir combien de passes Bobby Orr a QUEBEC (PC) \u2014 Une série entre les champions du tournoi mondial de hockey et les champions des séries éliminatoires de la ligue Nationale pourrait bien être disputée dès l'automne 1973, soit avant l\u2019ouverture du calendrier régulier de la saison 1973-1974 de la ligue Nationale de hockey.C\u2019est ce que le président de la LNH.M.Clarence Campbell, a déclaré au cour du week-end, à Québec, à l\u2019occasion de la rencontre annuelle entre les équipes de curling des clubs Jacques-Cartier, de Québec, et Royal Montréal, de la métropole.\u201cLes deux premières rencontres d\u2019une telle série pourraient être jouées en Europe et l'on pourrait même en jouer une troisième de l'autre côté de l\u2019atlantique si les chances venaient à être égales 1-1 après les deux premiers matches\u201d, a dit M.Campbell, après avoir précisé qu\u2019il devait rencontrer quelqu'un prochainement à ce sujet.Cette déclaration de Campbell a été reprise hier soir par Bunny Ahearne, récolté sur les buts de Phil?Les ailiers de Râtelle, Vie Hadfield et Rodrigue Gilbert ne sont pas les premiers venus, affirme Savard.Mais Ken Hodge et Wayne Cashman ne sont pas à dédaigner.Mon opinion personnelle, c\u2019est que Phil Esposito a du succès avec les Bruins, mais qu\u2019il éprouverait des difficultés ailleurs, surtout sans Orr\u201d.Savard trouve qu\u2019il existe quand même quelques points de ressemblance entre les deux joueurs, tous deux très grands et costauds.Tous deux ne favorisent pas le jeu rude et aiment à ralentir leur tempo après président de la Fédération internationale de hockey, lors d\u2019une allocution à Toronto.Jeux Olympiques Par ailleurs, le président de la LNH s\u2019est dit d\u2019avis que les Jeux olympiques d\u2019hiver qui viennent d\u2019avoir lieu à Sapporo sont les derniers du genre.\u201cJe suis certain qu\u2019il n'y aura plus jamais de Jeux olympiques d\u2019hiver et que ceux de Denver n\u2019auront pas lieu.\u201d Selon lui, \u201cle tout sera remplacé par des compétitions ouvertes, aux amateurs, et aux professionnels et cela dans toutes les disciplines\u201d.Interrogé sur la possibilité de voir une équipe de la ligue Nationale représenter le Canada dans un tournoi mondial ouvert aux amateurs et aux professionnels, M.Campbell a répondu qu'il serait sans doute possible que le Canada se fasse alors représenter par ses meilleurs joueurs, pas nécessairement par telle ou telle équipe, \u201cmais que l\u2019on choisirait plutôt des joueurs un peu chez toutes les équi- avoir franchi les lignes bleues adversaires.Pour Jacques Laperrière, autre défenseur, il faut chercher à empêcher Râtelle ou Esposito de franchir la ligne bleue avec la rondelle.\u201cDans ce cas, on est mort, dit-il.Ces deux hommes sont extrêmement dangereux à l\u2019intérieur d\u2019une zone.Notre jeu c'est de les obliger à faire des passes dans la zone du centre, à tenter de leur faire commettre des hors jeux.\"J\u2019ai beaucoup d\u2019admiration pour Râtelle qui joue au hockey, prend sa pilule, et ne veut rien savoir d autre.Esposito ne s\u2019en prendra pas à n\u2019im- pes et de façon à ne pas trop affaiblir chaque équipe\u201d.Enfin, de l\u2019Association mondiale de hockey.M.Campbell a dit qu\u2019il \u201cs\u2019agira \"d\u2019une excellente affaire si cette nouvelle ligue s\u2019avère un succès, mais tout cela coûtera très cher et je ne connais pas le montant d\u2019argent qu\u2019on est prêt à investir\u201d.\u201cNous avons besoin de plus de hockey professionnel en Amérique du Nord, même si les joueurs sont actuellement moins nombreux qu\u2019on pourrait le souhaiter\u201d, a souligné le président de la LHN.\u201cA l\u2019heure actuelle, a-t-il poursuivi, je peux vous dire qu\u2019au moins six villes sont intéressées à se joindre à la ligue Nationale et il s'agit de six villes qui ne figurent pas dans les plans de l'Association mondiale.\u201d Selon M.Campbell, il est certain que la lutte que se livreront les deux ligues en vue d\u2019obtenir des joueurs \u201ccausera de la turbulence et que cette lutte sera à l\u2019origine de certaines frictions mais, finalement, les athlètes iront là où il y a de l'argent\u201d.porte qui.Mais il tentera à l\u2019occasion de bousculer un rival ou il se plaindra à l\u2019arbitre qu'il est accroché ou bus-culé.Laperrière termine avec un commentaire élogieux à l\u2019endroit de Jean Râtelle: \u201cIl y aurait place dans l\u2019équipe du Canadien pour un gars tel que Jean Râtelle, car nous avons perdu un gros morceau en perdant le grand numéro \u201c4\u201d.Et un joueur tel que lui n\u2019est pas facilement remplacé.\u201d Difficiles à déplacer A titre de joueur de centre.Henri Richard a souvent eu l\u2019occasion de iouer contre Râtelle ou contre Esposito.\u201cJe peux vous dire que.l\u2019un ou l'autre, quand ils sont postés devant le filet, ce sont de gros morceaux à déplacer.Surtout pour moi, qui ne suis pas particulièrement costaud.Les deux joueurs ne pratiquent pas un jeu dur, mais ils sont forts.Physiquement forts.Pour le reste, leur jeu se ressemble un peu.\u201cPour ma part, si j'ai la tâche de couvrir l\u2019un ou l\u2019autre, je cherche à me placer en avant du jeu plutôt que d\u2019avoir à les rattrapper.\u201cAvec d'autres joueurs, il est possible de les suivre, de lever leur bâton, de les empêcher de compléter un jeu.C\u2019est beaucoup plus difficile avec eux.\u201cPersonnellement, je pense que Râtelle est beaucoup plus habile à s\u2019emparer d\u2019une rondelle lors d\u2019une mise au jeu que Phil Esposito.Il y a de la chance à gagner une mise au jeu puisque la rondelle bondit parfois sur un patin ou un bâton.Pour le reste, c'est une question de réaction.Et je pense que les réactions de Râtelle sont plus vives que celle d\u2019Esposito\u201d.Dans l\u2019ensemble, les opinions des trois joueurs du Canadien consultés favorisent d\u2019emblée le joueur de centre qu'ils auront à affronter ce soir, Jean Râtelle, le premier joueur de l\u2019histoire des Rangers à accumuler 100 points ou plus dans une même saison.Matches hors concours pour la ligue Nationale en Europe ? \u2022 ^ htm v *.\u2022\"\u2022 \u2022 \u2022\u2022'\u2022\u2022\u2022\u2022; - C\u20ac 2175 PAPINEAU (près Sherbrooke) 526-6691 'J * 9 Pourquoi payer pour du gras en trop?INION la coupe des viandes est garantie ! Vérifiez-le vous-même.Dès maintenant! La prochaine fois que vous magasinerez chez Dominion, vérifiez la viande de boeuf que vous achèterez.Que ce soit au rayon des viandes ou au comptoir du boucher, la coupe doit être conforme aux standards définis par Dominion.(Voir bon de garantie ci-contre.) Dominion n'a jamais triche sur la qualité de ses viandes.Son boeuf S Wm m ¦wt \u2022yü Api âap |58é IK! « D apres les hauts standards de qualité de Dominion, établis pour toutes les coupes de boeuf ordinaires, la parure de gras ne doit jamais excéder l\u2019épaisseur de Vz pouce.Si d\u2019aventure ces standards de qualité n\u2019étaient pas respectés \u2014 que ce soit pour les viandes préemballées ou pour celles débitées sur commande au comptoir du boucher \u2014 faites-le simplement remarquer à votre boucher Dominion.Il recoupera votre viande, la repèsera et la réemballera sur-le-champ.fie cf&œCteuA du\tda tHCUtcfa.est toujours de marque rouge de première qualité, inspecté par le gouvernement.Mais depuis l'entrée en vigueur des prix coupés à plein, certains s'imaginent que Dominion se rattrape sur la quantité: qu'il laisse plus de gras là où il devrait y avoir de la viande.Qui croire?Le mieux est de vérifier vous-mème.C'est votre intérêt puisque Dominion ajoute maintenant une nouvelle garantie sur la coupe de ses viandes de boeuf.Lisez-la bien.C'est votre certitude d'avoir toujours uné viande coupée à point.Voici comment reconnaître une pièce de boeuf coupée à point Exemple No 1.Le T-Bone est un exemple parfait pour illustrer la façon dont les viandes Dominion sont coupées à point.Les standards de coupe fixés par Dominion sont nets, clairs et précis.\u2022\tLa parure de gras ne doit pas excéder Vz pouce.\u2022\tLa queue du T-Bone ne doit pas excéder 1 pouce.\u2022\tLa moelle épinière doit etre ôtée.\u2022\tTout amas de gras situé entre le bout de l\u2019os en T et le filet doit être retiré.\u2019Prix coupés à plein Viandes coupées à point.Vous auriez pu ménager chez Dominion la semaine dernière ?t 1 / 4 > "]
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