La presse, 22 avril 1972, D. Arts et lettres
[" MMMM gMggMjKi '¦ % / I s ' V \" ¦ .! S;i' wgp ¦ t i \u2022 W/WAv/Wr-?.ktefl mm msm v$-sï>\u2019\u2018itK ; y *A y W> 'y&tiik wm&h mmmi 'Stag ¦k ^ yi'k- V^î ÿ I» « 1 :'k gr ¦ \u2022'** ' r: ^;.>* mm wm, M^MÊ Ÿ :UV, de tournage) W-f**.-.p,\u201erre Oagenais Claude Labrecque e deJean par Luc Perreault de dean W .\u2022;.5£« ®W*»; de dean W 4 *\u2022 ¦V : \\ .\u2022 - ¦' ' ¦ ¦ ' (de passage à l'Université du Québec) MONSIEUR par Martial Dassylva le théâtre au pays des sans fils géants MOOONPOTT V\\ Nouvelle politique des musées par Cilles Tou pin \"Brûler Raphaël, détruire les musées et piétiner les fleurs de l'art.\" (Bogdanov) PARLER de la politique des musées, comme le fit remarquer M.Gérard Pelletier lors de son allocution du 28 mars dernier au Canadian Club de Calgary, sans lier celle-ci à la politique culturelle du gouvernement canadien, est impossible.Qu\u2019il n\u2019appartient pas au pouvoir public de déterminer le contenu de la culture ni même de peser d\u2019aucune façon sur le choix des valeurs culturelles est une des prérogatives que le secrétaire d\u2019Etat désire faire observer.Il est bien évident qu\u2019elle est une des nécessités premières de l\u2019art.Mais que le gouvernement canadien ne se vante pas trop, en cela, du libéralisme de sa politique car même s'il imposait aux artistes un certain dirigisme culturel, il ne pourrait vraiment instaurer un art au service de l\u2019Etat.Pour ce qui est de cette question du dirigisme, le gouvernement n\u2019a pas le choix.Nous n\u2019avons qu\u2019à regarder du côté de la Russie pour comprendre cela.Tout le monde s\u2019imagine que le réalisme socialisme est le seul art possible de l\u2019Union soviétique.Précisons qu'il est le seul art officiel et que di- vers groupes et artistes oeuvrent malgré tout hors de ce réseau artistique.Il en sera toujours ainsi.L\u2019art ne peut souffrir de définition immuable.Je pense au groupe Dvijénié de Moscou qui ne fait pas partie de l\u2019art officiel et qui est à la fine pointe de l\u2019avant-gardisme prospectif.Ainsi la politique culturelle du gouvernement canadien, qui repose sur l'aide multiforme que les pouvoirs publics doivent apporter aux artisans de la culture et sur les modalités de l\u2019activité culturelle, est normale.Démocratisation et centralisation On aurait pu avoir des craintes sur ce qu'entend le gouvernement par \u201cmodalités de l'activité culturelle\u2019\u2019 mais heureusement pour tous il s\u2019agit là d'actions qui ont pour but de démocratiser et de décentraliser l\u2019art.Par démocratisation le gouvernement entend ouvrir l'accès aux biens culturels, ce qui n\u2019est pas une mauvaise chose.L\u2019activité fédérale dans le domaine des musées a toujours été, jusqu\u2019à ce jour, très centralisée.Les musées sont situés dans les grands centres et sont inaccessibles à la majorité de la population.Pour autant que le gouvernement respecte à la lettre cette conception que le musée doit être un instrument moderne et dynamique d\u2019initiation à la culture qui fait place aux nouvelles formes d\u2019art, comme 'Tart pauvre\u201d, \u201cl'art conceptuel\u201d, \u201cles envois postaux\u201d, \u201cl\u2019imagerie politique\u201d, \u201cl\u2019hy-perréalisme\u201d, etc., nous pourrons profiter enfin d\u2019une diffusion normale qui ne favoriserait pas exclusivement l\u2019art reconnu.Je ne voudrais minimiser la fonction traditionnelle du musée qui consiste à préserver le pa rimoine national et l\u2019art du passé.Si les gens pouvaient parvenir à vivre au rythme de leur époque et ne pas toujours s\u2019appuyer sur les valeurs sécurisantes du passé, il n\u2019y aurait aucun danger de présenter des oeuvres ou des manifestations qui témoigneraient du passage de grands artistes en ce monde et de leur apport à l\u2019élaboration d\u2019une culture contemporaine.Nouveaux programmes Il faut être éveillé à la nécessité d'une conscience historique pour faire progresser l\u2019art.La nouvelle politique des musées du gouvernement canadien, qui comprend une douzaine de nouveaux programmes, semble avoir tenu compte en grande partie de ces nécessités.Parmi ces programmes, il faut citer l'établissement d\u2019un réseau fondamental de musées à l'échelle du pays, un programme de décentralisation et de vulgarisation qui mettra sur pied une flotte de muséobus afin de rejoindre un public éloigné des grands centres.Pour ce qui est de la conservation et de la préservation, on prévoit un fonds d\u2019achat d\u2019urgence d\u2019un million de dollars pour empêcher que des objets dits trésors nationaux ne quittent le pays, en faveur d\u2019acquéreurs étrangers.Un réseau de laboratoires de con- servation et de restauration à travers le pays ainsi que la création d\u2019un institut canadien de conservation seront, aussi créés.Une partie du budget est prévue pour la constitution d\u2019un inventaire national des oeuvres qui, classées dans les collections publiques, sont considérées comme partie intégrante du patrimoine national.L'ambiguïté du musée La politique des musées est évidemment tributaire de l\u2019existence de ces institutions.Elle repose sur un problème qui dépasse de beaucoup les simples considérations politiques.On sait que l\u2019apogée des musées se situe au XIXe siècle en même temps que triomphent les sciences de l\u2019Histoire.Le musée naquit à la fin du XVIIIe siècle parallèlement à l\u2019apparition des philosophies de l\u2019homme.Le XXe siècle verra-t-il son déclin et sa disparition?Le plus grand tort du musée c\u2019est d\u2019arracher les oeuvres de leur lieu d\u2019origine et de les empiler côte à côte dans des locaux qui leur enlèvent une grande part de leur signification sociale ou religieuse.Ce lien de l\u2019oeuvre d\u2019art à la vie quotidienne est détruit par le musée.Par contre, tout ce qui entre dans un musée aujourd'hui est intronisé oeuvre d\u2019art.Il y a donc une ambiguïté, qui repose sur l\u2019aliénation de certaines oeuvres et sur la sacralisation de certaines autres par la valeur institutionnelle du musée.Tous les artistes de ce temps participent au maintien de cette ambiguïté.Ils créent pour être récupérés par le musée ou pour le rejeter comme un Heizer qui ira travailler dans les vastes étendues du désert.Le déclin du musée traditionnel est constaté.Tous les efforts de démocratisation de l\u2019art ne devront plus, désormais, passer uniquement par lui.\"ANGELICA\", DE JOHN FOX Ainsi de la beauté.¦\u2019Tsmxvs K» ¦  l'heure des satellites Oeuvres récentes de John Fox à la Galerie Marlborough Godard.L\u2019ANCIEN élève de Goodridge Robert expose encore une fois ses tableaux post-impressionnistes.John Fox est un brillant coloriste et il joue à merveille avec les possibilités de la lumière.Les thèmes traditionnels sont exploités dans le même esprit que celui des impressionnistes.Quelques pastorales, des \u201cpeintre et son modèle\u201d, des femmes, etc.Il y a aussi de petites gouaches au dessin très fin et des fusains à la Renoir.Tous cela est bien beau mais ne parvient pas à franchir le cap de la sensiblerie.Je ne doute pas de la bonne volonté de monsieur Fox mais je m\u2019en tiens au produit fini, à l\u2019oeuvre.Bien sûr, John Fox est un artiste reconnu, aimé et dont les expositions sent toujours des succès de vente.Mais depuis quand cela est-il un critère de validité esthétique ?Il en est ainsi de la beauté.Une oeuvre qui s\u2019exprime avec du laid peut être belle en art si elle se justifie par une conscience historique de l\u2019art.Je ne dis pas que tous les retours en arrière sont néfastes.S\u2019ils sont effectués avec une retranscription nouvelle des données du passé, ils sont justifiables.Ce qui n\u2019est pas le cas chez Fox.Bien sûr, il n\u2019a pas copié littéralement les impressionnistes mais il s\u2019est servi de leurs trouvailles sans vraiment les faire évoluer.Et même son écriture personnelle n\u2019est pas assez nouvelle pour camoufler ces plagiats esthétiques.La paraphrase ne mène à rien.Elle est redite inutile et provient d\u2019une certaine stagnation évolutive face au processus expansif de l\u2019art.Le conservatisme de Fox est désolant.On ne comprend pas bien, par exemple, l\u2019utilité de la figuration dans ses oeuvres.Les thèmes sont tellement périmés qu\u2019ils sont un élément mort au sein de ce qui aurait pu être une toile très dynamique.Si on est séduit par l\u2019oeuvre de Fox à première vue, et que Ton persiste à croire que Tempressionnisme est possible en 1972, c\u2019est qu\u2019on se mire dans ses oeuvres avec une certaine complaisance et qu\u2019on oublie de vraiment les regarder.\t(Suite en D-14) Les écueils de la sémiologie INTRODUCTION A LA SEMIOLOGIE, par Georges Mounin, Ed.de Minuit, collection.LE SENS COMMUN, Paris.novembre 1970, 250 pages.PROFESSEUR à la Fa-c u 11 é d\u2019Aix-Marseille, en France, linguiste et sémiologue, Georges Mounin était à Montréal, en août 1971, où il avait été invité' par l\u2019école française d'été de l\u2019Université McGill pour donner une série de cours sur la lingustique, la sémiologie, la stylistique et \u2022 la sémantique.» - Son dernier livre, \u201cIntro-Iduction à la sémiologie\u201d, i peut sans doute paraître ; ardu, voire abscons, pour les néophytes en matière âe sémiologie de la communication et de la signification, ou pour ceux qui ne s'intéressent pas de très près à cette science \u2014 déjà ancienne, de fait, mais dont on parle beaucoup en ce moment dans les milieux académiques et intellectuels de par le monde, sans toujours savoir ce dont on parle\u2014, à savoir: la sémiologie.(Science qui étudie tous les systèmes de communication qui ne sont pas les langues naturelles).JC'.Le grand avantage de cet ouvrage consiste précisément à montrer du doigt les écueils dans lesquels on tombe généralement en voulant faire un usage abusif, hâtif et combien inconsidéré des concepts-clés de la linguistique moderne, dans l'ensemble des sciences dites humaines, et notamment en sociologie de la connaissance, en anthropologie culturelle, en psychologie et en psychnalyse, en esthétique et même en littérature.Ainsi, par exemple, des termes comme \u201csignifiant\u201d et \u201csignifié\u201d, \u201cstructure\u201d et \u201csystème\u201d, \u201cdiachronie\u201d et \u201csynchronie\u201d, \u201cparole\u201d et \u201clangue\u201d, \u201ccommunication\u201d et \u201csignification\u201d, \u201csigne\u201d, \u201cindice\u201d et \u201csymbol e\u201d, \u201clangage\u201d et \u201csémantique\u201d (et j\u2019en passe!).qui, pour le linguiste de profession, ont un sens fort précis et sont circonscrits dans des limites très étroites, se trouvent utilisés à hue et à dia, un peu n\u2019importe com-¦ ment et n'importe où.et -.\u2019^T par n'importe qui: la mode fait son chemin, et depuis .^^Lévi-Strauss (\u201cStructures 1 é m e n t a i res de la pa-, .- renté\u201d, 1948), le spécialiste sciences humaines qui ne se réclamerait pas de .\u2022\u2014¦\u2022Jakobson, de Chomsky, de Ç^'lHjelmslev, de Troubetzloï ou de Saussure, passerait \u202277777pour un ignare (j\u2019exagère à - .7*17'.peine!), ou au mieux, pour i J Quelqu'un de la \u201cvieille Ci .école\u201d.A un point tel 7.,'\u2019 ; qu'un véritable linguiste, comme Mounin.a finale-7*.ment décidé de dévoiler la 7 mystification, et de réunir .-j * t«n volume un certain nom-i'CïC'-rîre de ses articles parus ?ftfr'frons diverses revues fran-L's'^Çâises et qui ont pour tâche première de mettre 7 scientifiquement chaque \u2022 ' 7.' 7 chose à sa place, de mettre .\t1 «h question une certaine idée que, dans certains rhi-lieux, on s\u2019est fait de l'in-terdisciplinalité.Car, et en ce sens, comment ne pas lui donner raison, c\u2019est un fait observable qu'on a a-bouti, dans certains domaines, à une espèce d\u2019anarchie chaotique du \u201csens\u201d, sous prétexte de multidisciplinarité: différents niveaux explicatifs appartenant à ! des registres et des systè- ! mes de signification diffé- j rents se trouvent de plus ! en plus mêlés dans une sorte de tour de Babel du type \u201cmelting-pot\u201d culturaliste (dont les effets sont loin d\u2019avoir disparu), de telle sorte qu\u2019on ne sait plus de quoi on parle.A la limite, à force de vouloir à tout prix, pour la mode, prendre modèle sur la linguistique, c\u2019est la science de la linguistique et de la sémiologie, qui, elle-même, finit par se déprécier aux yeux des amateurs, qui y perdent, eux, leur latin.C\u2019est contre ce phénomè.e que Mounin a voulu réagir, et il faut dire qu\u2019il le fait avec maestria et en n\u2019ayant pas peur des réactions qu'il ne manquera pas, lui, de susciter dans certains salons parisiens ou montréalais.Songez: il s'attaque à Jacques Lacan, le grand manitou de l'école néo-freudienne de Paris (à son sujet, Mounin écrit : \u201c(Il coule) sa psychanalyse dans une terminologie à la mode, sans s\u2019assurer de la légitimité de ce transfert de sens\u201d: entre significatif et signifiant (p.187) ), à Roland Barthes, le père spirituel de la \u201csémiologie\u201d littéraire, avec lequel Mounin n'est guère tendre.(\u201cIl croyait prendre un raccourci\u201d, é c r i t -i 1, \u201cen nommant signes les indices qu'il relevait, en nommant langages les ensembles d\u2019indices qu\u2019il esquissait, mais se perdait dans les sables d'une rhétorique\u201d, p.195), enfin à Claude Lévi-Strauss lui-même, envers qui l\u2019auteur nous avoue avoir beaucoup de respect et d'estime en tant qu\u2019ethnologue, mais dont il décortique au scalpel quelques non-sens et contradictions qu'il a découverts, dans sa célèbre \u201cAnthropologie structurale\u201d, quand Lévi-Strauss se permet de faire appel aux modèles linguistiques pour étayer ses hypothèses concernant les règles de la parenté et du mariage.Mounin est certes un linguiste puriste: son livre et ses arguments sont difficilement contestables.Cependant \u2014 et c'est peut-être dû à la profession\u2014, il nous semble trop rigide sur le plan des adaptations \u201cpermissibles\u201d qui peuvent être faites, à partir d'une bonne lecture des grands auteurs linguistes, et à partir de l\u2019enseignement qu'on a eu le loisir d'en retirer, dans des domaines apparentés sous un certain nombre de rapports, ou de \u201crelations\u201d.La science ne progresse qu'à ce prix.Gilbert TARRAB (collaboration spéciale) \u2022 \u2022\u2022> ?\u2022 « \u2022 \u2022 \u2022\u2022 « >\u2022* \u2022 ¦#-* *- r i \u2022 \u2022 \u2022 \u2022\u2022i * \u2022 »\u2022 o.o \u2022 \u2022 * % \u2022 \u2022 >!\u2022\u2022\u2022« > % % \u2022 4 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 « ?\u2022 \u2022 \u2022\u2022 \u2022 l a \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 % \u2022 \u2022« \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 'Mrtl c * (\u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022' \u2022 \u2022\u2022 \u2022 \u2022 .>\u2022\u2022\u2022 \u2022 \u2022\u2022 * » \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 « t \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 M )«\u2022\u2022\u2022 \u2022 »\u2022 % \u2022 \u2022 «\u2022\u2022\u2022 \u2022\u2022\u2022\u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 ««*\u2022 le iiihMnt noiK aiilm avec la participation de robert charlebois et de\t.benoit girard \"*¦' une création\t.\u2022\t' r .françois smet une production jpl productions inc.\tv et vous est présentée^par le mouvement des caisses [ LUNDI le 24 avrilT] 9h00 à 10h00 p.m.! ÎO l CFTMTV I tout pour vous plaire I -% J ( I 1 LA PRESSE, MONTREAL, SAMEül 22 AVRIL 1972 D 3 Un Kleenex pour Mousseau r-:v-xi CLAUDE PELOQUIN \"On ne montre pas à écrire /\" photo Antolnt Désuets, LA PRESSE par Réginald Martel METS TES RAQUETTES, par Claude Péloquin, 166 pages.Les Editions La Presse, Montréal, 1972.LES ROMANCIERS écrivaient des romans, les poètes des poèmes, les journalistes des \u201cpapiers\u201d.C\u2019était hier ou bien naguère; désormais, rien n\u2019est aussi simple.Les mots s\u2019agglutinent (pernicieuse influence germanique?), reflétant de nouveaux signifiés, et se désagglutinent au besoin.Ainsi en fut-il, par exemple, du débouche-bouteille, nommé ailleurs décapsuleur, qui devint, son temps venu, un débouche.Ne nous égarons pas.\u201cLe roman ?\u201d, me dit un jour, en substance, Péloquin.\u201cTu couches avec ur.e fille, puis le lendemain tu couches ta coucherie sur le papier.\u201d Donc, Péloquin n\u2019allait pas écrire de romans et je ne savais pas comment lui persuader qu\u2019il me frustrait à mort.J\u2019étais en effet habitué, depuis ma tendre enfance jusqu\u2019à ma tendre maturité, à me complaire dans d\u2019extraordinaires fabulations: Petit catéchisme, Acte de l\u2019Amérique britannique du Nord et, plus tard, le roman d'André Gide et ceux de Félix-Antoine Savard.Ce préambule me plait et je passe gaillardement au second paragraphe.Il y en aura huit en tout.Remis d\u2019une mauvaise grippe, comme s\u2019il y en avait de bonnes! je suis d\u2019humeur excellente.Mais j\u2019ai des problèmes d\u2019argent.Ne nous égarons pas pour autant.Péloquin dit non au roman et oui au roman-trip.Un roman-trip, selon la réclame, c\u2019est quelque chose qui vous pogne aux tripes.Croyez-vous sérieusement que je vais écrire un banal \u201cpapier\u201d, recension, compte rendu ou critique, à propos de \u201cMets tes raquettes\u201d?Vous connaissez mal, coquin lecteur, ma bonne volonté, ma souplesse intellectuelle, mes horizons illimités (il est vrai que je suis myope, mais je ne vais pas m\u2019en vanter).Je vais plutôt écrire un papier-mouchoir.Les subtils n\u2019ont pas été sans remarquer que j'appelle ce papier-mouchoir Kleenex et que je l\u2019offre, pour des raisons qui n\u2019intéressent personne, à Mousseau.N'en parlons plus: quand je donne, je donne.Et vice-versa.(C\u2019est un Kleenex blanc, parce que le samedi, de toute manière, tous les coloristes sont daltoniens.C'est connu, inutile d\u2019insister.) Fin du deuxième paragraphe.Premier intertitre Cher Jasmin, Mes services de renseignements me font savoir que tu m\u2019interpelles dans \u201cle coq du matin\u201d.Comme j\u2019aime les farces plates, je déclare que je laisse le coq à l\u2019âne et que je me contente de La Presse.Selon toi, mon dur labeur serait encore insuffisant, puisque après lecture (je suppose) de mes articles consacrés aux romans de Roger Fournier et de Maurice Gagnon, tu n\u2019as pu découvrir si j\u2019avais aimé ou pas.Tu me croiras si tu veux mais un commentaire comme le tien m\u2019arrache les larmes.N\u2019ayant plus de larmes, je me vautre dans ma bonne humeur et fais ce que je veux de mon Kleenex.Ton coup de canne (à pèche) a d'autres mérites: celui de rappeler aux lecteurs d\u2019Arts et Lettres que Fauteur de \u201cl\u2019Outaragasipi\u201d a survécu au succès de ce puissant ouvrage; celui de me contraindre à de pertinentes interrogations (aimé-je ou pas?); d\u2019autres encore, et des meilleurs, que je ne cesse de découvrir.Aimé-je \u201cMets tes raquettes\u201d?Voici posée LA question et j\u2019y vais répondre sur-le-champ et à la ligne.Salut ! Même si la pilule anticoncep-tiunnelle connaît au Québec une popularité méritée, il ne faudrait pas croire que toutes les filles pubères en font un usage cyclique.Il y a chez notre petit peuple un non-conformisme irréductible et il faut la lucidité d'un écrivain pour en prendre la vraie mesure.Péloquin est un écrivain et, qui plus est, un écrivain à convictions.Il a choisi la vasectomie, comme d\u2019autres (que je né nommerai pas, pourtant j\u2019en brûle d\u2019envie) devraient choisir la brachiotomie.Les esprits peu profonds croiront que la vasectomie de Péloquin, annoncée dans tous les journaux sauf le Moncton Times, ne concerne absolument pas la littérature, mais plutôt les potinières et ceux qui les hantent.L\u2019homme et l'oeuvre, selon moi, l\u2019oeuvre et l\u2019homme, selon moi, ne font qu\u2019un (ou deux).La vasectomie est à Péloquin ce que les montres molles sont à Dali.Est-ce clair?Non?Alors, revenons à ces mots qui sont la charnière de toute cette brillante démonstration et qui apparaissent aux paragraphes un et deux de ce papier-mouchoir: ne nous égarons pas.Second intertitre Ayant satisfait aux exigences critiques de Claude Jasmin et ayant, comme on dit, plogué son nom quelques fois (j\u2019espère qu'il me rendra la pareille), je peux maintenant parler à ma guise, dans ce papier-mouchoir moussalien, du roman-trip de Péloquin.J\u2019ai eu le plaisir récemment de lire le roman-trip de mon ami Pierre Léger, \u201cEmbarke mon amour, c\u2019est une joke\u201d.Malgré les corrections que je lui ai suggéré d\u2019apporter et que Léger a eu la faiblesse d\u2019accepter, ce roman-trip est un chef-d\u2019œuvre du genre: tout en prenant de très grandes libertés lexicologiques.Pierrot prend quand même la peine de se faire comprendre.De la part d\u2019un écrivain, je trouve que c\u2019est gentil.Pourtant, \u201cEmbarke.\u201d n\u2019est pas un roman-trip très distingué.Mais écrire, c\u2019est toute une affaire! Comme dit Péloquin, page 59: \u201cEt mesdames et messieurs de la littérature bourgeoise, laissez les enfants tranquilles.On ne montre pas à écrire! Vous allez en faire des têtes de solitude.Scouts que vous êtes.Que la gang du bon parler français mange de la marde.\u201d Pour soutenir l'intérêt, qui doit en avoir grandement besoin, il serait temps de varier un peu le ton de ma prose.Ce n\u2019est pas facile.Prenons le cas de Claude Ryan, qui est de toute évidence le plus grand journaliste de Montréal (sans être syndiqué, ce qui donne à réfléchir).Malgré son talent, Ryan ne trouve le moyen de varier que l\u2019usage, pas du tout le style.Ainsi écrira-t-il \u201cposer un geste\u201d, alors que les membres de l\u2019Académie canadien-ne-française préféreraient \u201cfaire un geste\u201d.Malgré mes mises en garde, me voici au milieu de mon sixième paragraphe, où nous nous égarons encore joyeusement.D'un Claude à l\u2019autre, je retrouve pourtant mon chemin.Le livre de Péloquin ne me pogne pas aux tripes, quoi qu\u2019en dise la réclame.Moi, ce serait plutôt la bière, parce que je suis un intellectuel bourgeois qui ne tolère, malgré mes indéniables problèmes d\u2019argent, que le scotch.Heureusement, la santé est bonne, merci, et mon travail avance.Il avance tellement que je viens de trouver la formule qui résume adéquatement la philosophie de Péloquin.La voici: la philosophie de Péloquin, c\u2019est une mise à vie de l\u2019homme.(Comme dans mise à mort: excellente astuce.) Troisième intertitre Il est facile de dire que Péloquin n'est pas un écrivain, mais un fumiste, mais un rigolo, mais un showman.Aussi bien reprocher aux clowns d\u2019être drôles.On peut être drôle et avoir une âme, je veux dire: une certaine masse cellulaire qui fait qu\u2019on a des idées et des sentiments.Péloquin saute plus haut que les autres, c\u2019est tout.\u201cMets tes raquettes\u201d, je le dis en passant, est un amas de réflexions sur le destin de l\u2019homme, écrites n\u2019importe comment et qui s'ajoutent les unes aux autres sans apparence d\u2019organisation.Il s\u2019agit bien, comme le suggère le communiqué de l\u2019éditeur, de quelque chose qui ressemble à l\u2019action poetry.De ces réflexions, une bonne moitié ne vaut pas grand-chose, c\u2019est-à-dire qu\u2019elle ne témoigne ' que de l\u2019acte d\u2019écrire., de l\u2019acte d'écrire mal (je ne parle pas des réfie- j xions sur l\u2019écriture).Quant au fond de cette moitié plutôt itérative, si le , fond existe encore (le fond-trip?).tu mets tes raquettes et tu cales, tu j cales, tu cales et ne le rejoins pas.t On ne peut pas être critique et intelli- ! gent.L\u2019autre moitié, c\u2019est autre chose.Un peu de patience: vous voyez bien que ce paragraphe est le huitième et ultime.Péloquin propose une vision absolument folle et lucide de la condition absurde de l'homme qui .accepte de mourir.Un jour, un cerveau hypertrophié oublia où se trouvait le i commutateur.Et la main complice n\u2019avait qu'à transcrire, à en avoir mal.C\u2019est écrit quelque part: \u201cJ\u2019ai mal à la main d'écrire.\u201d Et ceci: \u201cEcrire ça se peut pas.\u201d Je sais bien que sur scène ou sur papier, Péloquin risque, comme tout le monde (et certains ne ratent jamais l'occasion), de substituer le cabotinage à la création.Le bag de la mort, comme les autres, est mortel; mais j\u2019ai entendu parler de personnages qui ont dit, il y a mille ans ou dix mille, des choses pleines de bons sens qu\u2019on répétera encore dans dix mille ans ou mille, dans pren- j dre la peine d\u2019en tenir compte.Péloquin a raison : \u201cTout n\u2019est pas assez excessif.\u201d Je vous laisse, lecteur maso, sur cet énoncé-trip.Et maintenant, mouchons le Mousseau.LE-PESE-BONHEUR, par Jan Doot, 105 pa-ges.Collection poétique \"le Dévidoir\", Les Editions La Liberté, Québec, 1972.DEPUIS 1937, Jan Doat écrivait des livres sur le théâtre.Depuis l'an dernier, l\u2019homme de théâtre devenu professeur à l'Université Laval écrit poèmes et proses sur sa vie et .sur la vie.Avant \u201cLe-Pèse-Bonheur\u201d, les Editions La Liberté avaient publié \u201cPour solde de tout compte\u201d.L'un et l\u2019autre ouvrages ne sont ni très originaux, ni très profonds.On y trouve des réflexions comme il en passe dans la tête de chacun et que chacun ne juge pas utile de publier.Je ne prétends pas que chacun a raison; il y a des lecteurs pour le genre de confidences un peu naïves, remplies de lieux communs que Jan Doat habille plus ou moins habilement, et plutôt moins que plus, avec les moyens et artifices du conte, du poème, de l\u2019aphorisme.Il arrive qu'on a envie de savoir ce que pensent, à propos de la vie, de l\u2019amour et de la mort, des gens qu\u2019on a admidés.ou détestés pour leurs activités dans un domaine public.Les admirateurs de Jan Doat, et ses contempteurs s\u2019il en a, pourraient ainsi s'intéresser aux petits livres sans prétention d'un écrivain très mineur.R.M.OBJECTIF: 200, par Rober* Dubuc, 133 pages.Editicns Leméac / Ici Radio-Canada, Montréal, 1971.COMMENT résister au plaisir de citer cet extrait délicieux de la préface de Marcel Ouimet, vice-président aux programmes de la Société Radio-Canada ?\u201cSachons donc respecter notre langue, gardons-nous de la farcir, de la truffer de déclarations imprécises, ambiguës, difficiles d\u2019interprétation.Méfions-nous surtout, où que nous soyons, d'où que nous venions, du danger de la politiser.\u201d Politiser la langue ! Enfin.Robert Dubuc propose donc \u201c200 fautes de langage à corriger\u201d.C\u2019est beaucoup et c'est peu, selon le point de départ du lecteur.Je confesse tout de suite que je n\u2019ai pas réussi parfaitement, avant lecture de l'ouvrage, les exercices que l'auteur a ajoutés en appendice.Malgré certains manques de clarté (les faute de langage sont présentées sous forme de tableaux forcément synthétiques), le travail de Robert Dubuc est très utile, d'autant plus que la langue des journaux, selon moi.se détériore aussi vite que celle de la radio, ce qui est mauvais signe.Je souhaite que l\u2019auteur, censeur modéré, prépare une suite à son travail.\u2019oyectiuèôd 200 fautes de langage ! àcorriger a R.M, Ils LES BEST-SELLERS DE LA SEMAINE 1\tASTERIX, LES LAURIERS DE CESAR 2\tLE CHOC DU FUTUR 3\tQUAND NOUS SERONS VRAIMENT CHEZ NOUS 4\tNOS P'TITES JOIES D'AUTREFOIS 5\tLE LOUP i LA FEMME EUNUQUE 7\tPAPILLON 8\tTROIS SUCETTES A LA MENTHE 9\tAL CAPONE 10 LETTRE OUVERTE AUX GENS HEUREUX Goscinny et Uderzo Alvin Toffler En collaboration Hector Grenon Marie-Claire Blais Germaine Greer Henri Charrière Robert Sabatier John Kobler Louis Pauwels Edit.Dargaud\t4 Edit.Denoël\t11 Edit, du Parti québécois\t1 Edit.La Presse\t2 Edit, du Jour\t9 Edit.Robert Laffont\t9 Le Livre de poche\t6 Edit.Albin Michel\t1 Edit.Robert Laffont\t1 Edit.Albin Michel\t10 r.uîrîn\"\u201c'i* se™'nt » la collaboration des librairies suivantes: Bertrand.Déom, du Scorpion (Laval), Dussault, Flammarion.^ nnmhfl\t, H 'f.er^un- ,.L'dec' *\t\t STATIONNEMENT GRATUIT\t\t HEURES D'AFFAIRES: Lundi â vendredi: 8h30 a m.d 5ti30 p.m.Samedi: 8h30 a.m.â Ih.p.m.\t\t PAYETTE RADIO LTÉE 730 ST-JACQUES (face à la Place Victoria) 866-6681 m Ou côté des revues UN GROUPE de jeunes, écrivains et théoriciens de l\u2019écriture, vient de lancer une nouvelle revue littéraire, \u201cS t r a t é g i e\u201d.En sous-titre : \u201cpratiques signifiantes\u201d.On retrouve à la rédaction des noms révélés par d\u2019autres revues : François Charron, Roger Des Roches, Carole Hébert, Claude Labelle, Paul Rom-pré et Gaétan Saint-Pierre.La revue se propose, selon le communiqué, \u201cd\u2019articuler une pratique du texte (\"création\u201d) en relation avec une théorie de celle-ci.A partir de cet objectif, la revue publiera donc et des textes de \u201cfiction\u201d, et des analyses portant non seulement sur la littérature, comme objet privilégié de notre recherche, mais sur différentes pratiques signifiantes (le discours cinématogra-p h i q u e, philosophique, la peinture, le sport, etc.).\u201d Au sommaire du premier numéro (que je n\u2019ai pas vu encore) : \u201cReproduction et produits signifiants\u201d, par N a r c i s s 0 Pizarro, \u201cSu/ici/d\u2019aire\u201d, par Carole Hébert, \u201cPoèmes\u201d, par François Charron, \u201cFonction poétique et fonction reproductrice\u201d, par Gaétan Saint-Pierre.De plus, un texte qui expose sans doute en détail le programme de la revue ; \u201cUn champ d\u2019activité\".Stratégie, Case postale 52, Longueuii, Québec.D'autre part, le bulletin Perspectives Seghers/Laf-font de mars annonce le \u201csecond souffle\u201d de la revue Change: \"Le mouvement du Collectif Change s\u2019est annoncé pour la première fois en janvier de l\u2019année 68, dans une revue latino-américaine, et sa première publication.Change 1, a paru en octobre 1968.\u201d \u201cSa nouvelle formule de publication est un nouveau \u201cbond en avant\u201d.D\u2019une part, la suite de ses numéros se constitue en Cahiers du Collectif Change, trimestriels et susceptibles d'abonnements.D\u2019autre part, la Collection Change va s\u2019élargir, en inaugurant une série \u201cHypothèses\u201d au ca-r a c t è r e plus strictement scientifique ou théorique, parallèle à la série littéraire.\u201d Le Collectif Change est composé de Philippe Boyer, Yves Buin, Jean-Pierre Faye, Jean-Claude Montel, Jean Paris, Léon Robel, Mitsou Ronat et Jacques Roubaud.Collectif Change Seghers/Laffont, 6, place Saint-Sulpice, Paris Vie.Le dernier numéro de la revue Liberté (78), dont le moins qu\u2019on puisse dire est qu'il offre, quantitativement, peu de lecture, an-nonce heureusement une seconde naissance.velles de l\u2019écrivain roumain Dumitru Tsepeneag, en tête de ce numéro, et les numéros spéciaux que nous préparons sur la littérature israélienne, sur la critique, sur la parole et le sacré seront autant de preuves de notre détermination de faire de cette revue un lieu de parole ouvert sur le monde.\u201d A cela, je n\u2019ai rien à ajouter, sinon que les numéros spéciaux de Liberté ont été, depuis treize ans, parmi les m e i 11 e u r s de l\u2019histoire de la revue.Il semble, si l\u2019on en juge par Gemma Tremblay couronnée à Paris Avant-hier, Jean - Pierre Rosnay a remis officiellement le prix du Club des Poètes \"francophonie\u201d 1972 au poète québécois Gemma Tremblay, pour un recueil intitulé \u201cSouffles du Midi\u201d, paru chez Grassin.Le poète québécois Gatien Lapointe avait déjà reçu le même prix pour \u201cle Temps premier\u201d, également paru chez Grassin.Un autre auteur de cette maison, Alice Galloy, a reçu le Grand Prix des Ml-ses pour \u201cle Trident de Neptune\".\u2022Mo Claude Péloquin mETS TES RAQUETTES un roman-trip qui pogne aux tripes! lapresse En vente partout \u2022S3.00' ' Vient de paraître les editions dirigées par Alain Stanke D 4 LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 22 AVRIL 1972 nette Les problèmes que posent les géants à tiges par Martial Dassylva NE VOULANT pas être des chômeurs diplômés et convaincus d'avoir en leur possession un moyen d\u2019expression très valable, les membres du Théâtre Sans Fil ont pris les moyens pour se créer de l\u2019emploi.C\u2019est ainsi que le directeur artistique du groupe, Jean-Marc Rochon, justifie les démarches faites successivement auprès de Perspectives-Jeunesse e t d\u2019initiatives locales, lesquelles ont abouti l\u2019été dernier à une subvention de $16,000 et, cet hiver, à une autre de $42,000.Et ce n'est pas fini, puisque le Théâtre Sans Fil a formulé auprès de Perspectives-Jeu-nesse tversion 1972) une se-i -:'conde demande de subven-V tion ($27,000) et que la cause est à toute fin Pratts'que entendue, jv 1 -La troupe du Théâtre *> Sans Fil donne, depuis mer-JTcredi soir dernier et jus-¦rrq'u\u2019à demain soir inclusive-.« rrtent, des représentations 2,-rde sa troisième production ^\u2022\u2022-\u201c.Monsieur Mockinpott\u201d, T' d\u2019après une idée originale ÿCde l'auteur dramatique al->\u2022 \u2022 lemand naturalisé suédois »VPeter Weiss (\u201cMarat-£\u201cSade\u201d).S'r Le directeur artistique du e»TSF, Jean-Marc Rochon, -au cours d'une interview /\u2022 qu\u2019il m'accorde en début ~-.de.semaine et entre deux ^-répétitions, précise que le ^.'Spectacle est composé de
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