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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Perspectives
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1972-07-01, Collections de BAnQ.

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[" 1er juillet 1972 Vol.14, No 27 dH '-fesa susses '-k;.1 vv> MÜKÉ&3 /'Jïsfïî ~t;sT îsi'^w «a i : .W'ïïü a tm y-.l.r V'ÆTJtî! Qüi 1*4.\u2022*,>¦ lEvieuKmouun de iaiat-eui tache page n jffK ¦s\"2îa*'î.wIl?&Æ wisS 'Ay's a S fel ' ,v \u2022 dPSJNBR&lté?l'u»«» Vacances-Familles met le Québec à votre portée Portez maintenant (et pas besoin de payer plus tard) par Gaby Perreault-Dorval Perspectives \"Comme j'envie les Rens de la campagne!\" Cri du coeur de la mère de famille que les hurlements des cadets et le va-et-vient incessant des aînés exaspèrent et abasourdissent, dans un appartement de cinq pièces, sans balcon ni cour, où les meubles prennent presque toute la place.Enfermé jour après jour dans un cagibi qui lui sert de bureau, le père \u2014 petit fonctionnaire \u2014 rêve, pour mieux supporter les murs étouffants et la lassante routine.Il rêve au jour béni où il pourra taquiner la truite.L'esprit éveillé par la télévision et par son programme scolaire axé sur les réalisations de la science, l'étudiant voudrait voir de près, au moins dans sa province, ce que le génie humain apporte de bénéfique à sa génération.Et il en a marre de la ville et de la pollution! Les tout-petits, encore marqués par une visite au Jardin des Merveilles, harcèlent leurs parents pour qu'ils les amènent voir des petits cochons roses et des lapins tout blancs.Arrive la période des vacances.On pourrait croire enfin que chacun réalisera son rêve.Mais non! \"On n'a pas assez d'argent, on reste à la maison\", décide le père.A ses enfants qui récriminent, il ajoute: \"Je n'ai pas du tout envie de faire comme ceux qui s'endettent jusqu'au cou pour visiter les vieux pays ou se faire dorer la \"couenne\" au bord de la mer.Vos vacances, vous les passerez ici!\" Mais ce père raisonnable ignore qu'il pourrait, sans faire de grands frais, vivre agréablement et simplement des vacances nouveau genre dans la région de son choix.Il n'a qu'à payer ses frais de transport et une pension si minime qu'il lui en coûtera à peine plus que de rester en ville.C'est en effet pour mettre ce rêve à la portée de la famille à revenu moyen (comprenez: qui n'a pas les moyens!) que des représentants de divers organismes sociaux se sont groupés en 1971 pour lancer l'Opération 10 000.Essai modeste, réalisé avec des moyens de fortune, qui a réussi à sensibiliser quelque 6 000 familles.Continuée et amplifiée cette année dans le plan fédéral des Initiatives locales, Opération 10 000 est actuellement connue sous le nom de Vacances-Familles.En avril dernier, quelque 200 recenseurs avaient déjà inventorié plus de 800 gîtes en les visitant soigneusement, notant les activités offertes dans la région, les commodités de la maison, le nombre de lits disponibles, le coût de la pension ou de la chambre seule, enfin tous les détails concernant le lieu d'hébergement.Les 800.gîtes ainsi dénombrés offrent quelque 20 000 lits par jour.Objectif: 50 000.Au moment où nous écrivons ces lignes, le répertoire 1972 est en fin de préparation et doit être offert sous peu au public à raison de $3 l'exemplaire.Près de 1 600 gîtes et lieux d'hébergement y sont inscrits, résultat d'un recen- sement poussé des fermes, chalets, terrains de camping, auberges de la jeunesse et autres, hôtels, motels, institutions et colonies de vacances, dont les propriétaires ou organisateurs ont accepté d'adhérer à ce plan.Maints cultivateurs participent d'emblée au plan qui leur apporte \u2014 en même temps qu'aux citadins \u2014 une possibilité d'échanges enrichissants et une nouvelle vision d'autrui.Les premiers en retirent en outre un petit revenu supplémentaire toujours bienvenu.Ils se montrent d'ailleurs heureux d'ouvrir aux touristes des chambres restées vides après le départ des enfants mariés.Dans certains cas, ils le font à des prix aussi minimes qu'un dollar par personne et par nuit, ou $25 par semaine pour chambre et pension.D'autre part, des dortoirs de collège aux lits désertés pendant les vacances retrouvent leur utilité.On note en feuilletant le répertoire 1971 que certains presbytères de province offrent aussi des chambres et que des religieuses mettent gracieusement à la disposition des campeurs des terrains magnifiques au bord de la mer ou du fleuve.Pour les gens de la campagne désireux de vivre des vacances en ville, des collèges de Québec et de Montréal mettent à la disposition de ces vacanciers des lits à $3, $4, ou $6 par nuit.Bien qu'incomplet, le répertoire 1971 a rendu des services appréciables à ceux qui y ont eu recours.L'édition 1972 apparaît comme l'embryon de ce qui deviendra peut-être un jour un guide touristique pour voyageurs à budget limité.M.Jean-Marie Lachance, directeur général de Vacances-Familles, nous explique que, tout en poursuivant son but premier\u2014la promotion de vacances familiales pour la famille à revenu moyen \u2014, Vacances-Familles compte aussi faire mieux connaître leur province aux Québécois, leur donner une plus grande fierté de leur patrimoine, favoriser des contacts étroits qui consolideraient les liens familiaux, dans un climat de détente propice à de meilleures relations et à une plus grande compréhension.Ce plan a aussi pour but, tout en favorisant l'épanouissement d'une mentalité québécoise qui domine les particularismes régionaux, d'établir par la rencontre de groupes venant de diverses régions, une plus grande cohésion nationale.En outre, on vise à améliorer l'économie rurale.M.Lachance souhaite ardemment voir se répandre chez nous \"une philosophie du plus-être, de beaucoup préférable à la philosophie du plus-avoir\".La question d'argent ne doit empêcher aucune famille à revenu moyen de trouver la détente, le dépaysement dont elle a besoin.\"Trop de gens se refusent des vacances hors de chez eux.ajoute-t-il, pour une raison aussi futile que l'état modeste de leur garde-robe.Il faut les convaincre qu'ils n'ont pas besoin de vêtements neufs pour apprécier les charmes d'un séjour à la ferme ou d'une semaine de cam- ping.\" Nous avons interviewé des vacanciers comme les Cuillemette, de Montréal, et les Deschamps, de Verdun, qui avaient choisi en 1971 des vacances à la ferme.Leur enthousiasme est tel qu'ils veulent répéter l'expérience.Le fils Deschamps, 17 ans, se levait tôt pour profiler au maximum de toutes ses journées qu'il passait à ramasser des concombres au champ pour ensuite les peser et les classer.Il pouvait en même temps admirer les bateaux qui défilaient tout près et il jouissait au maximum d'une vie saine et sans tracas.La semaine n'a coûté que $25 pour les trois: père, mère et fils, si l'on exclut les repas que Mme Deschamps préparait elle-même pour les siens.Trop occupés à vivre intensément leurs vacances en pleine nature, les Guille-mette et les Deschamps n'ont pas songé à fixer leurs souvenirs sur pellicule.Mais, par ailleurs, d'autres vacanciers nous ont fait voir des photos-souvenirs et parlé avec enthousiasme de leur expérience Vacances-Familles.Aux organisateurs de Vacances-Familles, des représentants dù'Bureau international du tourisme social (siège à Bruxelles) ont fait parvenir l'an dernier le message suivant: \"En trois mois, vous avez réalisé ce que d'autres ont mis cinq ans à accomplir.\" Dans le cas de Vacances-Familles, la subvention fédérale de $252 720 contribue véritablement au mieux-être de notre société.lean-Marie Lachance, directeur régional de Vacances-Familles.-\u2022S-?'**-' I t i 2\u20141er juillet 1972 A- 1 1V*»- I \u2019^îprw » Ï > \u2022¦*!.\u2022»> J'f- '«* \u2022**r4 .¦ ¦V-\u2019 *; newer-teune^couple âgé ¦t I t t I le/ Itaou/t, de Coftfeivilte tes Daoust et leurs trois enlants ont oublié Cartierville en pique-niquant vers Baie-St-Paul le/ VilkneuM, de Hiril respectivement de 20 et 25 ans, sont de la trempe des globe-trotters.Ils aiment voir du pays et se déplacer pour découvrir des lieux nouveaux.Avant la fondation de Vacances-Familles, ils logeaient surtout dans des motels.Ça leur coûtait SI 2 ou $16 par jour.L'an dernier, ils ont surtout fait l'essai des auberges de jeunesse.\"Nous avons particulièrement aimé notre séjour aux auberges de Hauterive et de Sault-aux-Moutons.Il nous en coûtait $3.44 par nuit, pour nous deux.\" En langage de voyageur, disons qu'ils ont \"fait\" ainsi l'Abitibi, la rive sud, les Cantons de l'Est, la Beauce et la Mauricie durant leur période motel, et, l'an dernier, Québec, Sept-lles, le Lac-Saint-|ean, le Saguenay et la Côte-Nord.Parce qu'en 1971 le réseau de gites n'en était qu'à ses débuts, ils n'ont pas tellement utilisé les adresses inscrites au répertoire, sauf pour un jour au Pavillon de-la-Salle, à Québec, institution tenue par des religieux qui disposaient de 165 chambres, au prix de $3 par personne.Les touristes pouvaient prendre leurs repas à la cafeteria ou au casse-croûte de l'établissement.Les Villeneuve songent maintenant à passer leurs vacances sur une ferme, grâce à Vacances-Familles.Yvette et Réal ont choisi, pour eux et leurs enfants, Danielle 17 ans, André 15 ans et François 13 ans, de vivre une semaine sur une ferme, en juillet 1971.Baie-Sainl-Paul, alors en plein festival, les attira.C'est enchanté qu'ils sont revenus de leur séjour chez des gens à la fois accueillants et discrets: \"Comme de la parenté!\" Les jours s'écoulaient rapidement : escalade en montagne, pêche, cueillette de bleuets, visite des alentours .Le soir, tout en nous berçant doucement, c'étaient de longs échanges enrichissants qui ne se terminaient pas avant une heure tardive.\"Nous aimions causer avec ces gens intéressants parce qu'intelligents.Deux de leurs filles installées à Montréal, dont l\u2019une mariée, étaient en séjour à la ferme en même temps que nous.\" Les hôtes avaient aussi deux fils de 14 et 17 ans et une fille de 15 ans.lâmais vacances ne furent plus économiques: \"Nous occupions deux chambres (François couchait au salon) et nous avions des repas copieux pour 5 dollars chacun.par jour pour mon mari et moi et 3 dollars par jour pour chacun des entants.\" Les Villeneuve ont découvert lors de leur randonnée llle-aux-Coudres et sont\t_____ même allés à Manic-5.Ï&j&àidfe-tT Suite page 4 1er juillet 197.» \u20143 lfa\u20acv.\u2022\u2022\t:\t¦ >; , v ¦ ~ if : k4*^**! '¦- **¦.Sfc*jSw«!' \u2014Su iii lSi».-.'î*'i '-F ^r'-'f-NïAv^ MarkTen W-îît'jV-./ÿKrwift aitr.^>i^5ts*r- SjjWWrJvt îÆSËjcSwSaSffi Savourer une MarkTen,c\u2019est co a nature ou te à pl i;nrctte Mark Ten : V1 tabac de qualité, une riche snyeu b teniez à chaque ci qu on C'est une vraie satisfaction que vous o 3Sf5®ê mm ttè>Xiif}irXr$i i*.'iu MSü contente! BOUT KII.TRE \u2022 BOUT UNI \u2022 MF.NTUOI n-pterie tefki j'w otu?^ys .ET DÉv OE TtXJRKJE EtO 'Rood.;T p«8i* \u2022 T- DRABfc- .¦ *\u2022/ e*v> '\"-A .IWBW ;.'jv.v '¦f' V\" 'imll' f/i '-It!~ \u201d>3-; » S5MSSM ^S&uasâMËÏRl b\u20141er juillet 1972 mm «lit qui ) fait l'objet d'un s\t/ f( rmentation spéc ale.et d'une matur ition prolongée .une biè capito rseà degré supérieur d'alcoc \u2022Sayojirez une Brador.en excellente impagriie.Vous serez fier 3 coup.Elle coûte un peu lus cher que les bières ordinaires mais elie vaut son pesant d\u2019o \\ A l'exempje du sculpteur québécois, le brasseur de chez nous s'est taillé une réputation internationale.Et lr premiere biere québécoise-, dé catégorie supérieure ( confirme ce.h.aut renom.Dans son genre, Brader est-une I couvre d\u2019ar-i :-c'est une bière légère rafraîchissante, veloutée ¦ de yot la plus-que-bière signée Molson BRADOR ¦f ¦ w;-\\?\t jlIlM ¦¦ WëMèt-:\t 'V\u2019WV-tW.v>' \u2022 ¦ >Hv^y2 Pedro RrKJri^ues C le/ géographe/ metical coite/ /ur table Leur grand défi, dans le Québec qui se fait, est de succéder aux sociologues et aux économistes dans le choix des priorités et des programmes d\u2019action collectifs par Brigitte Morissette J'ai rencontré des géographes révolutionnaires.Révolutionnaires mais non violents, qui croient comme Charles A.Reich, auteur d'un best-seller américain (The Creeping of America), que la prochaine révolution sera pacifique, qu'elle est déjà en marche et qui voudraient bien y participer activement.Cela va faire sourire.Retranchés depuis des décennies dans un studieux silence, absents des grands débats politiques et sociaux de la dernière décennie, cibles faciles de certains de leurs confrères (sociologues et géologues) extérieurement plus actifs, les géographes n'ont jamais eu la réputation d'être des casseurs du régime! Mais voilà que ces universitaires tranquilles, excédés de voir leur rôle se résumer, dans l'esprit du grand public, aux simples fonctions de cartographes, sont décidés aujourd'hui à bouleverser quelques échelons dans la hiérarchie des sphères d\u2019influence et des pouvoirs décisionnels.Sur un ton qui ne tenait pas lout à fait de la boutade, l'un d\u2019eux m'a fait part du grand défi qui s'offre aujourd'hui aux géographes québécois: supplanter dans une certaine mesure sociologues et économistes dans le choix des priorités et des programmes d'action collectifs.Un rôle nouveau Le professeur Ludger Beau-regard, secrétaire du comité d'organisation du congrès international de géographie qui se tiendra en août à Montréal, explique: \"En observant attentivement les différentes périodes de notre croissance, depuis 1960, nous constatons que les sociologues, dans un premier temps, ont considérablement influencé l'opinion et les pouvoirs publics.Puis, les bouleversements éducatifs et culturels s'étant apaisés, les économistes ont supplanté les sociologues.Pourquoi la géographie ne jouerait-elle pas le rôle clé dans l'amorce d'une nouvelle étape de grands progrès sociaux?\" 1er juillet 1^77 Motif: grâce à une formation devenue mi itidisciplinaire et à des méthodes d'observation et d'enquête concernant aussi bien le milieu physique que la vie et l'évolution des personnes, le géographe est bien placé pour répondre aux inquiétudes qui confrontent présentement l'homme urbanisé jusqu'à l'étouffement, éberlué d'être devenu la victime de cette technologie qu'il avait prise pour la plus grande de ses conquêtes! \"Il faut inverser le système traditionnel chercheurs - administrateurs - hommes politiques, concluaient les participants canadiens, français et américains à un colloque de géographie tenu à Montréal, l'hiver dernier.Que les chercheurs, s'appuyant sur les besoins de la population, posent d'abord les problèmes et suggèrent des solutions aux hommes politiques; il appartiendra ensuite à nos administrateurs de veiller à la bonne application de ces solutions.\" Il est permis de croire que la question rebondira au 22e congrès de l'Union géographique internationale qui se tiendra dans la métropole, du 10 au 17 août Cette manifestation revêt une importance particulière non seulement par le nombre de délégués attendus mais aussi parce qu'elle survient 100 ans après la tenue du premier congrès du genre et qu'elle coïncide avec le 25e anniversaire du département de géographie de l'université de Montréal.Le programme comporte des exposés et des débats sur les différents aspects de la géographie moderne: régional, historique, culturel, économique et politique.Il y sera beaucoup question d'écologie, de préservation et d'exploitation des ressources, de planification et de développement régional.Un fait à noter: contrairement aux géographes occidentaux (européens et américains), ceux des pays de l'est ne sont pas demeurés cantonnés dans l'enseignement et prennent depuis longtemps une part active aux affaires de l'Etat\u2014leurs recherches servant dans une large mesure à l'élaboration du Plan.Puisque nos géographes eux-mêmes sont partis en guerre contre la piètre idée que nous nous faisons de leur utilité, comment alors faut-il définir leur rôle dans la société?Agir sur le terrain J'ai posé la question à M.Marcel Bélanger, professeur agrégé de géographie à l'université de Montréal, l'un de ces \"contestataires\" qui souhaitent briser les structures traditionnelles de l'université et \"agir sur le terrain\", transformer en profondeur des institutions héritées du colonialisme, lequel a instauré au Québec une division du territoire et des structures paroissiales et régionales absurdes et souvent inopérantes.M.Bélanger prépare pour l'an prochain ce qu'il appelle lui-même \"un ouvrage de géographie québécoise engagée\".Ouvrage qui va non seulement mesurer les causes historiques et le degré actuel de not.e aliénation culturelle mais qui sera aussi une vaste investigation du rôle et de la fonction de l'université, de la qualité des équipements et du corps professoral, de l'application des connaissances qu'elle véhicule et de son impact sur le développement des villes.Bref, un livre qui dégage déjà une odeur de soufre! A propos des universités d'abord.Etudiants et professeurs se sont multipliés par dix en autant d'années, des constructions gigantesques ont jailli sur les flancs du mont Royal aussi bien qu'à Sainte-Foy.Malheureusement, les universités québécoises demeurent, en certains domaines, tragiquement sous-équipées.\"Même une université comme Laval, ayant durant 100 ans conservé le leadership de .la culture québécoise, ouvert la porte aux sciences sociales, inspiré la faction de gauche du clergé québécois, apparaît aujourd'hui sur son déclin, affirme M.Bélanger.Parce qu'elle s'est attachée à Suite page 10 Qu\u2019est-ce qui est doux, pue, sûr, pour toute la famille?Les coton-tiges Q-Tips?Bien sûr.Pour plus de sûreté encore, les coton-tiges Q-Tips sont stérilisés selon une méthode approuvée par les hôpitaux.Un procédé spécial est employé pour bien fixer la ouate à chaque bout des Q-Tips.Ainsi, ils sont toujours sûrs.Bien sûr.m C U COUSSIN!! nciustfmasse M C010N ASSU8A.il COMME UNE CARESSE.BATONNET IltS SOUPLE St COURBANT LEGEREMENT SOUS IA PRESSION bout, un coussinet de ouate stérilisée très absorbante?Les coton-tiges Q-Tips.Bien sûr.Les coton-tiges Q-Tips ont mille et un usages.Avec un peu d\u2019imagination, vous leur en trouverez davantage.Les coton-tiges Q-Tips, stérilisés, sont parfaits pour nettoyer les oreilles, bien sûr.Et aussi pour soigner les petites coupures.Qu\u2019est-ce qui est idéal pour enlever le vernis à ongles, ou appliquer l\u2019ombre à paupières?Les coton-tiges Q-Tips.Bien sûr.Qu\u2019est-ce qui va dans la pharmacie, mais est utile jusque dans la cave?- Les coton-tiges Q-Tips.Bien sûr.Pour huiler la scie électrique, la vrille, la machine à coudre ou le sécateur.En fait, les coton-tiges Q-Tips sont utiles partout dans la maison.Pour nettoyer les bijoux ou l\u2019argenterie, comme pour curer une simple pipe.Bien sûr, les coton-tiges Q-Tips ont encore d'autres usages.Quoi utiliser pour recoller un éclat sur line tasse?Les coton-tiges Q-Tips.Bien sûr.Qu\u2019est-ce que les mamans et les médecins de famille utilisent depuis des générations pour les soins de bébé?Les coton-tiges^\u201d^ Q-Tips.JSr ?2 \u2014 9 refléter un milieu urbain trop étroitement lié au milieu rural, ce qui est maintenant périmé, l'université Laval donne aujourd\u2019hui l\u2019image d'une culture folklorique.\"En somme, on revient toujours au même problème: il v a eu tant a faire depuis H) ans qu'il nous a fallu improviser \"Beaucoup jilus grave, poursuit le géographe, est l\u2019absent c de politique culturelle gouvernementale au niveau des universités.Il y a eu.certes, la création de l'université du Québec, et le ministère de I F-ducation commence, rl autre part, a fixer certaines normes au niveau universitaire rlans son ensemble Ces normes, malheureusement, risquent de prendre l'allure d'un contrôle policier.' la vérité, < \u2019est que le gouvernement, |>ar crainte des corporations professionnelles, n'ose intégrer l\u2019ensemble des universités a un système d'Etat.Tandis que les universitaires se taisent par peur de se voir cou [ter les fonds!\" Et le public, lui, se demande avec inquiétude oil sont, a l'heure actuelle, ces chefs de tile qu'il serait en droit d'attendre des milieux universitaires! C'est parce qu'ils se posent la même question que nos géographes \"engagés\" tentent aujourd\u2019hui de redéfinir leur fonction et leur profession.A ce jtropos, le professeur Bélanger affirme.\"Les géographes se sont apjtliqués durant des siècles a écrire des livres descriptits et si pou critiques qu'ils finissaient fatalement par donner une bel le image des territoires et des empires coin niaux qu'ils étaient chargés de décrire.Repérer les vrais problèmes Puis les empires ont craque, et nous avons assiste à la montée des classes moyennes et à l'invasion des universités pur les étudiants.Ceux-ci n'étaient guère [tins de 40 à la faculté de Géographie a la fin des années 50.Ils sont maintenant dix lois plus nombreux \"Cet acc roissement des di lilomés ouvre des voies et des tondions nouvelles, poursuit M Belanger.D'autant que le contexte social aujourd'hui, change rapidement.I environnement aussi.La technologie modifie1 comjtlèlemenl l\u2019habitat de l\u2019homme.\" I e géographe donne a l\u2019écologie un Sens heaucouj» jilus vaste que celui qu'on lui attri hue généralement, \"l'écologie.c e n'est pas seulement le cadre naturel, mais aussi le cadre artificiel, la maison, les immeubles, les transports, la rue.l'usine et même les institutions qui règlent les rapports entre les hommes, t'homine nord-américain s\u2019imagine qu'il est un maître.C\u2019est un esclave de ses machines.\" Que faire alors?Nous géogra|)hes.ina-l-on du nous ne condamnons lias, mais nous pouvons prouver un tas de choses qui jouent contre le |irogrès de l'homme Car nous possédons les moyens techniques de provoquer une |>rlse de conscience raisonnée sur les conditions de notre vie collective.\u201d Le professeur Marc el Belanger va plus loin: \"La fonction traditionnelle du géographe était de cartographies des tories inconnues et de décrire des systèmes socio-politiques.Nous retrouvons aujourd'hui ces fonctions, mais considérablement élargies, car il s'agit de substituer a celte clesc ri|i-tion candide de la réalité une analyse systématique des struc -lures \"spatiales\" (un terme cher aux géographes) qui nous conditionnent.\"En d'autres termes, le repo-rage des graves problèmes éc illogiques et humains qui nous assaillent s'est substitué à la cartographie.\" Mentionnons a titre d'exem-jiles quelques travaux récents du département de géographie de1 l'université de Montreal: elude sur les modalités migratoires de certains quartiers comme la Petite-Bourgogne: elude sur le c limât de Montreal l>ar rues et quartiers; rei her-c lies jiour déterminer les aires sociales et |>réctser les quartiers en tonetion de leurs carac.-teristiques soc io-economiquos.Une enquête a été eflec tuée pour tracer la carte des c entres commerciaux de Montréal en fonction de leur importance et de leurs caractéristiques propres.de leur clientèle, leurs méthodes d\u2019incitation et de vente.On poursuit une vaste élude sur le Montréal de l\u2019an 1 000 et ses satellite's (Sainl-lérome, Granby, Saint Hyacinthe) [tour tenter d\u2019établir les tone lions industrielles, commerciales et culturelles de chacun et c réer une sorte d\u2019tn-terdé|M*ndance fonctionnelle.La géographie disjtose maintenant d\u2019un champ d eludes et de recherches très vaste On Iteul toutefois s\u2019étonner que la géographie québécoise ail si peu exploré le champ politi-c|ue.\"Prenez le fédéralisme.quel beau cham|t d'exploration jtour un géographe sim-jtlemenl a cause des problèmes administrants et territoriaux qu'il jtose, s'exclame M.Ledger Beauregard.\u2014 Pourquoi alors les géographes n ont-ils jtas fait entendre leur voix?\u2014 Sans cloute parce que le mot |iohliC|ue a été longtemps entaché de jtarlisanerie, de sorte qu\u2019on avait tendance a politiser les problèmes plutôt que les esprits! Il en a résulté des divisions internes qui ont lait de nous des taujtos, clans les débats |)u!>lics.laissant le champ libre à d\u2019autres disciplines \" Changer le cours des choses Le professeur Bélanger estime pour sa |>art que l'un des principaux problèmes auxquels se heurte actuellement la géographie nouvelle est d ordre politique.\u201cNotre formation multidisciplinaire, explique-t-il.nous place dans une jiosition avantageuse pour l'étude prélimi-naire des |)rob!èmes d'aménagement.Or, jiour entreprendre de telles recherches, il faut de l'argent; nous dépendons donc étroitement des politiciens qui déterminent les lieux ou régions prioritaires et l'ampleur des travaux à effectuer.\"Le seul moyen d\u2019échapper a cette dépendance serait de ncaus imposer comme profession afin de décrocher des budgets répondant à nos besoins réels pour effectuer des études préliminaires qui déclencheront jieut-èlre, par la suite, le |)rocessus politique.Cela exige, cependant, une maturité peu courante.Car ces recherches pourraient tailler dans le vif d'institutions telles que le système électoral et même le système capitaliste de libre entreprise.Un exemple; remettre en question la structure dos villes serait par le fait même remettre en question le marché du logement!\" Selon le professeur Bélanger, le travail futur du géographe ne pourra s'exercer que dans un double contexte de collaboration multidisciplinaire (entre sciences physiques et sciences humaines) et d\u2019éducation permanente.Education jiermanente, n est-c e pas un idéal un peu contus et déjà jias mal galvaudé?Pas pour nos géogra-jihc\u2019s en rupture de tradition et de silence.\"Un jour, me raconte M.Marcel Bélanger, je me suis rendu dans le comté de Dor-i hester pour illustrer devant des bûcherons leurs propres conditions de vie.La [irise de conscience a été rapide, et j'ai appris qu'elle s'é'tail poursuivie dans le bureau du député du comté, les poings sur la table! C'est cela l'éducation permanente; observer ses propres conditions de vie pour en arriver à une prise de conscience et a un désir collectif d'échapper à la fatalité, de changer le cours des choses.Les gens se lanceront ainsi dans différentes formes de travail volontaire et non rénuméré, solution à la crise de l'utilisation du temps libre dont nous menace la so-c iété des loisirs.\"Alors, lance mon interlocuteur, on rebâtira less villes parce que.déjà, rien ne va plus.\" Même contestataires, les géographes peuvent donc encore nous faire rêver?le/\t#\tWsr géographe/\t)® Ç mettent\t coite/ /uf table\t4\ti Plain\u2014Perspective- Photo Denis MM.Marcel H clarifier (à l'estréme-gauchei et Ledger Beau regard, organisateurs du congrès international de géographie qui aura lieu en août à Montréal.# 10\u20141er juillet V>72 BBHbë mm «me.rV,ï< T>:ïl -.rfJig£Œ8m SSâgpSsi T*'*fÆppyifi \u2022 fô?:'- \u2022;3îm ¦-V- *; \u2019'\u2022 ^$55 &;¦ ' Pour vivre ce jour-là: les tampons Tampax.) Le soleil brille.L\u2019étoile de mer, le corail et les fleurs aquatiques vous attendent.Les couleurs de l\u2019arc-en-ciel et toutes les merveilles dont on vous a tant parlé.Vous ferez une plongée miraculeuse, même si c\u2019est un de ces \u201cjours\u201d.Grâce aux tampons Tampax.Plongez dans ce monde de rêve.Les tampons Tampax sont portés intérieurement; alors vous pouvez nager n\u2019importe quand.Ça, c\u2019est la liberté.En fait, quand le tampon est bien en place, vous ne le sentez même pas.Seuls les tampons Tampax vous sont offerts en trois degrés d\u2019absorption : Régulier, Super ou Junior.L\u2019un d\u2019eux vous convient.Des filles partout au monde font confiance à la protection des tampons Tampax.Vous le pouvez aussi.Pour vivre tous ces jours-là.tamponô TAMPAX FA8RI0UCS CXClUSIWf Uf NT PAR CANADIAN TAMPAX CORPORATION LTD.PANSU, ONTARIO Ce qui compte pour nous: votre protection.$ 1er juillet 1072 \u2014 1 1 -i: >kJ-« *#emm r£iiniiW; ÜMVn i->-\"'2T 3JM,.*Grj ¦\u2019«rr?; £v ram Philippe.\"K&zytltri îüiK# ASM Si vous allez chez les frères Légaré, à Saint-Eustache, entrez comme dans un moulin, sans frapper.Passez par la porte rouge qui est sur le côté et rencontrez Donat et Philippe, meuniers depuis toujours.Depuis 1783, l'eau de la rivière du Chêne fait tourner la meule du moulin Légaré.Les deux frères, célibataires dans la soixantaine, sont les derniers de leur race à vivre de la moulange.Après eux, le moulin deviendra peut-être monument historique.En attendant sa retraite, le moulin reçoit encore le blé et le sarrasin qui ont passé l'été dans les champs, au soleil, et qui l\u2019automne venu vont suivre leur destin.Comme ça depuis Alors le grain bondit de la dalle dans la trémie, glisse sur l'augette, tandis que la doizelle le fait lentement et régulièrement tomber entre les pierres de la meule où il est broyé.Et cette farine passe par le blutoir qui la tamise à 65, 85 ou 100 p.c.A regarder de près ce travail qui n'a pas changé depuis près de 200 ans, en ce moulin d'autrefois, on a l'impression de saisir à la dérobée un peu de la vie des meuniers de la rivière du Chêne.A lire entre les sourires de Donat et Philippe Légaré, on s'aperçoit que le moulin ne mourra pas, non, tout au plus s'arrêtera-t-il après eux.# Photos Claude Vallée Dans le clair-obscur du moulin des frères Légaré, les appareils de moulange attendent le grain qui sera moulu comme jadis par Donate (à dr.) et t\u2014 1er juillet 1972 1er juillet 1972\u2014 U Illustration Jacques Labadie Modeste contribution d\u2019un écolier québécois au concours:^® q®\\ POhjmpi/me par Jean-Pierre Make P^lf fflOj Cher Monsieur le Premier Ministre.Je prends la peine de vous écrire pour vous dire ce que représente l'Olympisme pour moi.Cela est très difficile à expliquer mais je suis prêt à forcer pour que nous ayons à Montréal, en 1976, les plus belles Olympiques depuis le commencement du monde.Moi ce que j'aime le plus dans les Olympiques c'est quand le monsieur il court avec la chandelle allumée.La première fois que je j'ai vu à la télévision, j'ai demandé à mon père pourquoi le monsieur courait et alors mon père m'a répondu que c'était parce que ça allait commencer.C'est pourquoi j'aime beaucoup ce monsieur parce que moi aussi je suis toujours en retard à l'école alors je cours mais l'institutrice m'envoie quand même dans le coin pour faire la chandelle.Une fois, toute notre famille regardait à la télévision les Olympi-j ques à Tokyo et on a vu Id monsieur avec sa chandelle qui courait dans un grand escalier japonais, car Tokyo est la capitale du Japon.Alors mon père a d\u2019t: \"Ça prend un bon athlète ptur courir comme ça dans un escalier avec le bras en l'air!\" Alors ma mère a dit: \"C'est vrai puisque seulement courir dans un escalier c'est essoufflant!\" Alors ma grande soeur a dit: \"C'est vrai parce que seulement courir, c'est épuisant!\" Mon grand frère a dit: \"Seulement tenir le bras en l\u2019air c'est tuant!\" Mais ce qu'on a trouvé drôle, c'est quand le monsieur est arrivé en haut du grand escalier japonais: il voulait éteindre sa chandelle mais il ne savait pas comment faire.Ma mère a dit: \"Il n'a qu'à souffler dessus!\" Mais mon père, qui suit le sport de près, lui a dit: \"Il ne peut pas; il est essoufflé! Quand tu es essoufflé tu peux plus rien faire! Quand Henri Richard fait une montée et marque un but il se met pas à crier: \"Je viens de compter un but avec l'aide de Tremblay et Lajxtinte!\" Pourquoi?Parce qu'il est es- soufflé! Alors ils payent un gars qui est pas essoufflé pour dire ça.Quand tu es essoufflé .Mon père s'est arrêté là, parce qu'il était essoufflé.Alors comme le monsieur était essoufflé et qu'il ne pouvait pas souffler sur sa chandelle alors, pour l'éteindre, il l'a plongée dans un grand vase plein d'eau.C'est là que toute notre famille a éclaté de rire parce que la chandelle ne s'est pas éteinte du tout: c'est l'eau qui a pris en feu.Ça faisait une grande flamme avec une grosse boucane noire et cela a fait peur aux gros oiseaux blancs qui sont tous partis à voler comme des fous.Mon père a dit que ça se pouvait pas, que c'était arrangé avec le gars des vues et qu'il était sûr que c'était pas de la vraie eau qu'il y avait dans le vase, mais ma mère a dit que oui parce qu\u2019elle a lu dans les journaux, que, des fois, il y a des bateaux qui se cassent en deux et que ça fait du pétrole dans l'eau.Mon père a dit qu'il fallait pas croire tout ce qu'il y a dans les journaux.Ma mère a dit qu'elle l'avait pas seulement lu dans les journaux mais qu'elle l'avait aussi vu à la télévision.Alors mon père a dit: \"La T.V.! La T.V.! Tu vois ce que c'est la T.V.! Un type plante une chandelle dans l'eau et l'eau prend en feu! C'est ça la télé: des folleries pour faire peur au monde!\" Après avoir dit ça mon père était très essoufflé et épuisé alors il est allé se coucher pour se reposer mais nous, nous avons continué à regarder les Olympiques parce que nous aimons beaucoup le sport.Le sport est une chose très importante dans la vie car si on ne fait pas de sport on meurt comme mon oncle Alfred.Mon oncle Alfred c'était pas mon oncle mais on l'appelait quand même Alfred même si c'était pas son nom.Il est mort parce qu'il n'a jamais voulu jouer au baseball.Sa mère voulait qu'il devienne joueur de baseball parce qu'il aimait beaucoup ça.Elle disait que quand on aime quelque chose on est toujours bon là-dedans.Mais mon oncle Alfred aimait aussi beaucoup la bière et les joueurs de baseball n'ont pas le droit de boire de la bière pendant qu'ils sont au bâton.Alors mon oncle Alfred aimait mieux rester dans les estrades parce qu'il pouvait boire de la bière tout le temps et alors un jour il a reçu une balle en plein sur la tempe et il est mort.Sa mère a dit que s'il avait joué au baseball ça ne serait jamais arrivé et il serait encore parmi nous et il pourrait encore boire de la bière.Pour revenir au monsieur qui court avec sa chandelle, je souhaite, Monsieur le Premier Ministre, que vous conserverez ce numéro lorsqu'en 1976 les Olympiques de Tokyo seront présentées dans la belle ville de Montréal qui est la métropole du Canada et dont le maire est M.Jean Drapeau.Moi et ma famille nous voulons revoir ça parce que c'est ça qu'on a trouvé le plus drôle avec le numéro où l'on voit un Américain qui tire un coup de revolver sur les nègres qui sont à quatre pattes et alors les nègres ont peur et ils se sauvent en sautant par-dessus les clôtures et il y en a qui s'accrochent dans les barrières et qui tombent en pleine face.Nous ai- mons beaucoup également la course du Marathon mais nous ne sommes pas d'accord là-dessus.Mon grand frère dit que le vainqueur du Marathon c'est celui qui arrive le premier; mon père lui, dit c'esl pas vrai parce que le Marathon c'est une course d\u2019endurance alors ce serait pas juste que ce soit celui qui a couru le moins longtemps qui gagne.Il dit que dans une course d'endurance c'esl celui qui court le plus longtemps qui est le meilleur alors il soutient que c'esl le dernier arrivé qui gagne.Mon frère dit que c'est pas possible parce qu\u2019alors les coureurs du Marathon s'arrangeraient pour ne pas courir; selon lui il y en a qui marcheraient tranquillement, d\u2019autres qui s'assoiraient par terre et qui resteraient là très longtemps et qu'il y en aurait même qui se coucheraient dans la rue et dormiraient pour passer le temps.Mon frère dit que dans les rues où se déroule la course du Marathon, il n\u2019v a jamais de circulation alors les coureurs pourraient se coucher là sans risquer d\u2019être écrasés par les voitures et aussi qu'il pourraient manger et boire gratuitement parce que tout le long du parcours il y a des kiosques où ils donnent des hot dogs et des liqueurs.Mon père dit que c\u2019est pas vrai, que les coureurs du Marathon ne mangent ja- mais.qu'ils se couchent jamais durant la course mais qu\u2019ils courent jrarce qu'ils ont l\u2019esprit sportil et aussi parce que la majorité d'entre eux sont mariés et père de famille et ils veulent rentrer chez eux.Alors ils courent.Et aussi parce que les coureurs du Marathon ce sont des jeunes gens instruits et bien éduqués et qu\u2019ils ne veulent pas gâcher leur avenir en couchant dans les rues comme des hippies crottés.Alors ils courent.Voilà les raisons, Monsieur le Premier Ministre, pour lesquelles j'aime beaucoup les Olympiques qui sont une chose très importante pour la jeunesse québécoise et moi-même.Les Olympiques sont tellement importantes que je souhaite que le maire Jean Drapeau s'arrange pour qu'il y en ait à tous les ans à Montréal comme il a lait pour l'Expo.C'est très bon pour le tourisme et cela mettrait Montréal sur la carte car ce serait la seule ville du monde entier où il aurait des Olympiques à tous les ans même si ça coule cher.En conclusion Monsieur le Premier Ministre, je répète que les Olympiques sont très importantes pour l'avenir des Québécois et c'est pourquoi la jeunesse du Québec et moi-même nous souhaitons que les Olympiques soient télévisées.Jean-Baptiste Junior vîî\\ « JY 1 vr?; .trésor.-AV ta gsm \u2014> I \u2022vsSSt sSsga Si vous essayez pour la première fois le rhum blanc du Capitaine, prenez-le nature, sur des glaçons.Sentez.Puis goûtez ce mélange savant, merveilleusement raffiné, qui distingue le rhum blanc du Capitaine Morgan de tous les autres.Pas étonnant que le Capitaine soit prêt à le défendre comme son trésor.On peut le mélanger à presque n\u2019importe quoi.Par exemple à du jus d'orange, comme dans cette recette nommée \u201cLa mutinerie\u201d.Remplissez un verre de glaçons, versez 1*/î oz de rhum blanc du Capitaine, complétez avec le jus d\u2019une orange fraîchement pressée et garnissez d\u2019une tranche d\u2019orange.Servez.Un mêlante de thums canadiens et importés,embouteillés au Canada.Essayez ce soir le rhum blanc du Capitaine.C\u2019est le meilleur.Avec ou sans orange.KB A k t £ \" tijtaiiTflfsjji -HIT» HUM i ü jiïray.¦à rum; Les rhums du Capitaine Morgan.Le butin des liter's du sud.14\u2014 ypr juillet 1972 ¦ .De l\u2019opéra Ici boucherie Tjexte et photos Léon Bernard ¦ Rd^i'r Cio'-s'vhn a mis de'f-ien ! op(i*r.i.partout H.m* vie * j I < ' -1 Nade.iu jTdrylor iontl.a !I ¦> si ,! - ans.ce ner-hoiiri' en ' i ram?1- ¦ uru*: troupe de chanteurs.lyre que.-québéc of> qù il appela I Opéra de Montreal, et qui ,1 produit au \u2022 I l .SJ- île Qfléltec1 un1\u2019 quinzaine ri'o-¦|vr.a- en plus'd I jouît pUj-ieùr- coles- il semblé bien toutefois que son Marche \\ntre-l lamé n'est que l'un des nombreux entractes de -a r arrière.Car pour lui.le rideau ri'est pas trim hé.Pour reste?dans' Parti biahi'u chaque ' -oir de -pet I,u le ii troque suh.lfoC Suite [Jiiiîe I.H sur les si eues ries ar.rnrls théâtres.-tie Rome.Paris Strasljimra, S'.rncy,'Lypt.i et autres r entres européens de l'art ¦¦lyrique, et âpre- avoir fonde et dirii;é pendant -i\\ arts le l.l Vfi - Ineutre 1 yricjue rie \\nu\\e.llé-1 rance \u2014 puis l Opéra de Québec il est devenu .boucher1 Plus exar tentent: epicïer-¦boucber, rôle 'qu'il ; joue quotiJliennemeri.t \u2022 depuis quat/- ans a l enseiscne du Masf.hé Notre-Dame.Note .Dame des -Luirc-fiti des, au.nord de .Quebec.La caissière, est -a deuxieme \u2019¦za&mx BbMGi&ÎHïSSiS Wins >n:i rule ¦! wÆaæSSB ;¦¦¦ w$m mmàsifmm Wfâim pÿÿ&J V:l- \u2019'V- .; .i^llgg te* £v%É® HHp| i» jsSSE \u2022gg$S& aw«SÊ » s»®® '.«?:'H J- ¦Au menu: crème de laitue, sandwich au homard, sorbet aux bananes et à l'ananas et friandises au chocolat.wm> ÏM §§ çaSfet&fe üffl&gm v.JW»?1%?S ;W«5 :¦¦ -h ¦ S6® \u2022' -.-'\u2022\u2019vî ¦ :.\u2022\u2022 \u2022\u2022 V '\u2022.\u2022 ;'\t¦ '.* '\u2022\u2022'.îjSsB^fej3fe*8!> .'
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