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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1972-08-04, Collections de BAnQ.

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[" Le gaz naturel à la hausse par Robert POULIOT Après le lait, les légumes et le café, voici que le gaz naturel est entré hier dans la ronde des hausses de prix qui pourront toucher les Québécois au cours des prochains mois.Si la hausse devait être appliquée demain matin, il en coûterait 30 p.cent de plus aux consommateurs québécois qui paient déjà 4(1 cents de plus que les Ontariens et $1 de plus que les Albertains pour mille pieds cubes de gaz.Mais c'est plutôt à long terme que cette hausse devrait s'imposer, soit à compter de l'an prochain et sur la base d'au moins deux ans, s'il faut en croire les résultats d'un bref sondage tenu hier auprès de divers producteurs de gaz de l\u2019Alberta.Le mouvement de hausse a été déclenché par la nouvelle filiale de vente et d'achat de gaz de l'Alberta Gas Trunk Line Co., la Pan Alberta Gas Ltd., qui, depuis deux semaines, aurait acheté quelque 200 milliards de pieds cubes de gaz à des prix variant de 38 à 42 cents le mille pieds cubes, contre un prix moyen de marché cette année de 18 à 20 cents le mille pieds cubes qui est la base du prix de $1.GG le mpc.que paient actuellement les Québécois.C'est mercredi seulement que l\u2019existence de cette filiale a été révélée à la presse canadienne, sans toutefois que ses dirigeants n'acceptent de révéler les moindres ternies de négociations.contrats ou même prix qui auraient été conclus avec des producteurs canadiens de gaz.De source autorisée, nous avons appris que la Pan Alberta Cas Lld., dont l'objectif officieux demeure la hausse des prix du gaz en Alberta pour atteindre la parité avec les prix du gaz naturel qui sera extrait du delta du Mackenzie, compte obtenir l'équivalent de 1 milliard de pieds cubes par jour afin de satisfaire, au cours des cinq prochaines années, les besoins criants d'une plétore de sociétés américaines de services publics.En somme, il s\u2019agirait pour cette société, dont la politique reflète étroitement celle du gouvernement d'Alberta.d'instituer un pont d\u2019approvisionnement de gaz naturel pour les Américains jusqu\u2019à ce que la construction du gazoduc du Mackenzie soit complétée.© Nos informations, page C S AUJOURD'HUI ® Hands limite les Expos à un seul coup sûr Lors d'un programme double disputé au parc Jarry, hier, les Expos et les Cubs ont remporté chacun une victoire.Les Expos l'ont tout d'abord emporté, 2 à 1, en 13 manches puis subi la défaite, 3 à 0, lorsque l'artilleur Bill Hands a limité les frappeurs des Expos à seulement un coup sûr.page B 1 ,-T ® Wade conduit les Alouettes à un premier triomphe Lors du premier maten de la saison, hier à Toronto, les Alouettes ont causé une très forte surprise en l'emportant 19 6 3 face aux Argonauts, devant plus de 33,000 spectateurs.Sonny Wade a dirigé l'offensive montréalaise durant un peu plus de trois quarts.pegs B 1 © Muskie, 1er choix du sén.McGovern Le sénateur Edmund Muskie du Maine figure en tête de liste des choix possibles de M.McGovern comme candidat à la vice-présidence.Edward Kennedy, Hubert Humphrey et Abraham Ribicoff ont déjà refusé le poste.page B 7 SOMMAIRE Arts et spectacles : A 8 Bandes dessinées : B 6 Cinéma : A 8 à A 10 Décès, naissances, etc.: D 11 Economie : C 2, C 3 Editorial : A 4 En direct radio-TV : A 8 Etes-vous observateur ?: D 3 Horoscope : A 7 Informations étrangères : B 7 loisirs et récréation : B 6, C 1 \"Mot-mystère\" : D 9 Mots croisés : D 6 Petites annonces : C 6, C 7 et D 2 à D 9 Radio et télévision : A 11 Radio EM : A 11 Sports ; B 1 à 8 5 TdH : C S Un saut \"Vers 76\" ¦ ' 1s m imp iMt*! mm ¦ HRte BHSE' H - s >£¦ / \"V-V MttuPrvvwî.mm h-, ' ¦¦¦- \"Vers 76\" prend son envol à l'instar de cette jeune fille qui espère, à défaut de remporter une médaille d'or aux Jeux Olympiques de Montréal en 1976, devenir une adepte du sport, de l'effort physique en vue de son épanouissement total.\"Vers 76\" tend, par l'entremise de la division des sports au Service des sports et loisirs de la Viile de Montréal, à permettre aux jeunes de découvrir les joies de la pratique de différents sports.Programme d'initiation qui veut toucher les jeunes, garçons et filles de 10 6 17 ans, \"Vers 76\" veut aussi sensibiliser les jeunes Montréalais à la grande manifestation sportive qui se déroulera à Montréal dans quatre ans.\u2014 Nos informations, page C 1 - r\u2014 le plus grand quotidien français d'Amérique Montréal, vendredi 4 août 1972, 88e année, no 152, 40 pages, 4 cahiers Enquête sur les affirmations d'un détenu Drogue dans les prisons par Léopold LIZOTTE Un jeune cinéaste d\u2019origine britannique.qui dit avoir pris une forte quantité de drogus: chaque jour, au cours des cinq ou six dernières années, a crié sa déception en cour, hier, à la suite de son incarcération aux cellules de la rue Parthenais et à la prison de Bordeaux.Quelques minutes seulement après avoir reconnu sa culpabilité devant le juge Claude Wagner, à l'accusation de possession de 38 grammes de cocaïne et de 73 tablettes de LSD.William Phillip Elford, a débité un long monologue devant la cour pour affirmer que la \u201cdrogue\u201d était vendue librement aux deux endroits et qu'à la fin, la pire place pour lui.pour tenter de se désintoxiquer, c'était peut-être la prison.Enquête 11 va sans dire que le tribunal s\u2019est montré fort surpris de ces révélations et qu\u2019il a demandé immédiatement au procureur de la police fédérale, Me Michel Lecours, de s\u2019entremettre pour qu'une enquête soit rapidement instruite sur ces allégations.Elford, qui est arrivé de l\u2019Inde en avril dernier, a souligné qu'il n'avait pas voulu obtenir de cautionnement lors de sa comparution parce qu'il s\u2019était dit qu\u2019en prison il ne pourrait se procurer ses drogues favorites et qu'ainsi.il pourrait se guérir.\u2014\t\u201cMais j'étais dans l'erreur, ajoute-t-il.J\u2019y ai pris de l\u2019héroïne parce qu'il y en avait.\u201d \u2014\t\u201cAvez-vous été détenu à Bordeaux?\u201d lui a alors demandé le juge Wagner.\u2014\t\u201cEn tout premier lieu j\u2019étais à Parthenais, a-l-il dit et il y avait beaucoup d\u2019héroïne à cet endroit.\u201d \u2014\t\u201cA Parthenais?\u201d \u2014\t\u201cLà, j\u2019en ai pris tous les jours.\u201d \u2014\t\u201cCette drogue circulait librement?\u201d \u2014\t\u201cJe devais évidemment payer.Il y avait un jour d\u2019emplettes mais on devait payer deux ou trois fois le prix exigé ailleurs.\" \u2014\t\u201cQui les distribuait?\u201d \u2014\t\u201cCeux qui entraient en apportaient dans leur bouche, je suppose.\u201d \u2014\t\u201cVous voulez dire les prisonniers ou la police?\u201d - \u201cEt les gardes .On pouvait en avoir pour \u201cvingt-cinq\u201d d\u2019un garde.Alors je leur ai demandé de la cocaïne el ils m\u2019en ont apportée.\u201d A Bordeaux, le prévenu ajouta que le trafic portait surtout sur le haschisch et la marijuana.Puis il réitéra qu\u2019il voulait être emprisonné dans un endroit où il ne pourrai! se procurer de drogues comme la cocaïne, notamment, afin qu\u2019il puisse se déshabituer lentement.Et il ajouta : \u201cA Parthenais, le travailleur social le sait.Tout le monde le sait.\u201cU m\u2019a dit : \u201cJe sais que les gardes en vendent.Mais je ne sais d'où cela vient.Quant à moi, je pourrais dire !e nom des personnes de qui j\u2019en ai obtenu .mais ce ne sont pas des choses qui se disent.\u201d \u201cAlors, a demandé le juge, c'est plus facile d\u2019obtenir des drogues en prison que sur la rue?\u201d \u201cOui, ce l\u2019est.A Bordeaux, par exemple, je connais quelqu'un qui en apixirte dans sa bouche et tous les détenus d'une aile sont des narcoma-nes.\u201d Par la suite.le prévenu devait cependant déclarer qu'il ne craignait pas, à la suite de ces révélations, de retourner à la prison du boulevard Gouin.Et il donna comme raison que tous les gars étaient régulièrement \u201cstone\u201d, là-bas, et que ça ne leur ferait absolument rien.En attendant, le juge Wagner a ajourné sa sentence au 10, et promis au prévenu qu'il tenterait de trouver une solution à son problème, entretemps.Unanimité des provinces face à Ottawa sur les affaires urbaines par Francois TREPANIER envoyé spécial de LA PRESSE HALIFAX \u2014 Devant la menace persistante de nouvelles intrusions fédérales dans ie domaine des Affaires urbaines, les premiers ministres des provinces du Canada ont finalement décidé hier de signer une sorte de pacte qui établit clairement leur intention de se défendre avec énergie contre toute intrusion de la part d'Ottawa dans ce domaine.Contrairement à ce qui était prévu, les neuf premiers ministres qui participent à la conférence d\u2019Halifax ont refusé de former un véritable front commun sur cette question, se contentant d'annoncer leur intention de mettre au point une position unanime face aux politiques éventuelles d'Ottawa.Ce sont les ministres des Affaires municipales des dix provinces qui seront.chargés d\u2019élaborer cetie position à l'occasion de leur réunion annuelle qui aura lieu du 14 au 16 août à Halifax.Cette position, d'après un communi- par Marcel DESJARDINS de noire bureau d'Otlawa OTTAWA \u2014 L'escouade anti-bombe des Forces armées du Canada, la Sûreté municipale d'Ottawa et la Gendarmerie royale du Canada poursuivent leur enquête ce matin afin d'é-claicir les circonstances entourant un attentat perpétré hier à deux pas de l'édifice de l\u2019est sur la Colline parlementaire à Ottawa, un immeuble qui abrite les bureaux du premier minis-te.celui du ministre des Affaires extérieures et ceux du Conseil privé.Un peu après 11 h., jeudi matin, la Gendarmerie royale du Canada a reçu à ses quartiers généraux du centre-vile d\u2019Ottawa un appel téléphonique d'un homme qui l'avisait qu'une bombe avait été placée sur la Colline parlenetaire.Une fouille systématique fut entre- qué émis à l'issue de la réunion d'hier, devra respecter la compétence (ies gouvernements provinciaux en matière d'affaires municipales mais n empêchera pas une collaboration avec Ottawa en vue de satisfaire les besoins du développement urbain qui exige des ressources substantielles de tous les niveaux de gouvernement.Quatre principes Cette position devra, d'autre part, tenir compte des quatre directives suivantes émises par ies premiers ministres.1\t\u2014 Le rôle des provinces est primordial dans le domaine des affaires municipales et urbaines, non seulement du point de vue constitutionnel, mais également en ce qui concerne l'élaboration de la stratégie de développement; 2\t\u2014 Le rôle du gouvernement fédéral dans le domaine des affaires municipales et urbaines doit être d'appuyer et de compléter les initiatives.priorités, programmes définis au niveau municipal; prise sur-le-champ et elle permit éventuellement de découvrir un colis de 14 pouces sur 16 constitué de deux boites attachées ensemble par du ruban gommé et déposées sous la voiture d'un des agents de la GRC en devoir à proximité du Parlement.L'objet avait été placé sous le bord d'une automobile et eeile-et était garée à deux pas de l'cdifice de l'est.Accès barricadés.Dès que l\u2019objet fut repéré, les accès à la Colline parlementaire furent barricadés alors que les policiers accompagnaient le camion blindé de l\u2019escouade anti-bombe des Forces armées jusqu\u2019à proximité de l'automobile.Les visiteurs qui sont généralement assez nombreux à Ottawa à cette période de l'année furent tenus Voir BOMBE, page A 6 3\t\u2014 Le gouvernement fédéral doit agir par l\u2019intermédiaire du gouvernement provincial |>our la mise en oeuvre dans chaque province de programmes convenus dans le domaine des Affaires municipales et urbaines; 4\t\u2014 Toute participation du gouvernement fédéral doit se situer à l'inté- Voir UNANIMITE, page A 6 © Autres informations \u2014 pages A 2 et D 11 Nouvelles propositions du Front commun de notre bureau de Québec QUEBEC \u2014 Les négociateurs du front commun syndical se réunissent ce matin en caucus afin d'élaborer des propositions écrites sur tous les points en litige au niveau de l'assu-rance-salaire u régime de retraite.Le comité syndical présentera ses propositions cet après-midi à 3 h.et le négociateur en chef, M.Réjean La-rouehe, a dit espérer qu'il s'agisse de la position finale des syndicats.La structure des salaires fera également l'objet du document écrit mais non les échelles proprement dites dans les différentes catégories qui présentent encore certaines ambiguités.Les experts gouvernementaux des différents ministères doivent d\u2019ailleurs se présenter à la table des négociations cet après-midi afin d\u2019apporter des éclaircissements réclamés par la partie syndicale.La poursuite des négociations aujourd'hui semble indiquer que le dialogue demeure ouvert et pourrait se prolonger au-delà de la fin de semaine, contrairement à ce que l'on avait laissé entendre la semaine dernière et à ce qu'avait affirmé M.Ré-jeau Larouche.On sait que M.Bourassa a déclaré à Halifax que le gouvernement préfère une solution négociée à l'imposition d'un décret que la loi accorde du reste jusqu'à 15 septembre au go- Voir NOUVELLES, page A 6 On connaîtra bientôt le contenu du \"colis\" HP' Mme Casgrain, premier ministre \"mal à Taise\" Une femme occupe présentement le poste de premier ministre du Québec.On pourrait s'attendre, naturellement, à ce que les choses soient calmes durant son règne de quelques jours, c'est-a-dire, jusqu'au retour de M.Robert Bourassa, qui assiste à la conférence des premiers ministres à Halifax.Mme Claire Kirkland-Casgrain est heureuse et flattée d\u2019avoir été choisie par le chef du gouvernement de la province pour le remplacer durant son bref voyage en Nouvelle-Ecosse.Son court règne semble quand même houleux.Même si elle se réjouit d'être la première femme dans l'histoire du Québec (et même du pays) à occuper les fonctions de premier ministre, elle a néanmoins avoué, 6 un journaliste qui l'interviewait, qu'elle se sentoit mai à Taise.\u2014 Nos informations pages A 2 et A 5 La CUM approuve les projets touchant le canal Lachîne et la rivière des Prairies mêtëo par Nicole PERR&AULT projets de transformait -achine en zone récréative e urbaine de Montréal a en effet adopté hier des résolutions qui reprennent point par point les conclusions entérinées par la ville de Montréal la semaine dernière.du pédalo et de la chaloupe, à l'exclusion des embarcations à moteur, et voulaient confier la gérance du canal à ur comité tripartite (la Communauté ur haine de Montréal, le gouvernement du avis le sous-comité de la récréation et de la protection de 1 environnement, greffé au comité d'eturie de la CUM.devrait se pencher sur la question du Ce! clair avec quelques périodes nuageuses Demain : mêmes conditions Ma'.70 Mm.50' \u2022 Details a la page A6 I LACHINE.page A i .A\u2019aJ? A 2 LA PRESSE, MONTREAL, VENDREDI -1 AOUT 1972 V>.V mÆÊ HH ^ ¦ ¦.'-'fj : \u2022\u2022 : - -> \u2022 'MAri ;> i?» Bourassa répond aux critiqués portées à l'égard de la presse Pas de contrôle de S'informait on HALIFAX (PC) \u2014 Le premier ministre du Québec, M.Robert Bourussa a affirmé hier qu\u2019il n\u2019y avait aucune espèce de division au sein de son cabinet relativement à l\u2019attitude que son gouvernement devra afficher à l\u2019endroit de la presse.Interrogé à la sortie de la première séance de la réunion annuelle des premiers ministres des provinces, qui se déroule cette année dans la capitale de la Nouvelle-Ecosse, concernant une déclaration de son ministre des Affaires culturelles qui agit en son absence à titre de premier ministre par intérim au sujet de la presse, M.Bou-rassa a été très laconique dans ses réponses.Ici \"Que reflet du Guébs Un porte-parole de Radio-Canada a déclaré hier que la présence de séparatistes au sein du réseau de diffusion n\u2019était que le reflet de la présente société québécoise.M.Paul Dumont-Frcnetle, directeur au réseau français de Radio-Canada, a rappelé que lors des élections provinciales de 1970, LM p.cent des Québécois se sont prononcés en faveur du séparatisme.Plus tôt au cours de la ¦journée de jeudi.Mme Kirkland-Casgrain, ministre Ses Affaires culturelles, avait accusé la société d\u2019Etat \u2018 de biaiser l\u2019informatibn, de pratiquer un certain jaunisme et de donner ainsi une fausse image de la réalité québécoise et canadienne\u201d.M.Dumont-Frenette estime que Mme Kirkland-Casgrain est un peu trop impressionnée par les émissions qui montrent les Pepin, La-berge, Lévesque, Chartrand et les autres opposés à l\u2019ordre établi.Mme Kirkland-Casgrain rceiamc des changements au sein de la législation fédérale, pour mettre un terme à ce qu\u2019elle appelle le statut autonome de Radio-Canada.Elle proclame l\u2019urgence d\u2019un contrôle direct du gouvernement sur les activités du réseau francophone M.Bourassa, a déclaré qu\u2019il serait peut-être opportun que la Commission de la liberté de la presse étudie les critiques formulées par les hommes publies à l\u2019égard des journalistes.\"Je crois que cela pourra faire partie du mandat de la Commission sur la liberté de la presse.Il y a déjà eu plusieurs plaintes formulées par plusieurs chefs de parti au sujet des journalistes, a souligne fil.Bourassa.Plusieurs députés se sont plaints du traitement des médias d\u2019information.La Commission serait ur> endroit pour discuter de cette question Dans une entrevue accordée au Globe and Mail, Mme Claire Kirkland-Casgrain aurait déclaré en substance que le gouvernement devrait exercer sur la presse un contrôle analogue à celui qui existe présentement en France.Mme Casgrain aurait ajouté que pour l\u2019instant le cabinet Bourassa était divisé sur cette question.Le gouvernement Bourassa s\u2019est engagé à la suite des événements d\u2019octobre de 1970, à la demande de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec, à revoir le comportement et le rôle de la presse en regard de l'enlèvement du diplomate britannique James Richard Cross et de l'ancien ministre du Travail, M.Pierre Laporte, qui fut par la suite assassiné par les membres du Front de libération du Québec.Le premier ministre Bourassa, après avoir en quelque sorte mis en doute l'exactitude des propos attribués à son ministre des Affaires Culturelles tels que rapportés par le journaliste Richard Cléroux s'est refusé à tout commentaire, en dépit de l\u2019insistance des journalistes, signalant que \"il y a toujours matière à amélioration dans toutes les institutions\".Les provinces pourront posséder des permis de diffusion du CRTC OTTAWA ( PC ,> \u2014 Des sources gouvernementales sont d'avis que les provinces accepteront la dernière offre de paix fédérale dans le différend au sujet de la télévision éducative.La n o u v e 11 e solution, annoncée, jeudi, par le secrétariat d'Etat, écarte I interdiction générale imposée aux provinces de posséder des permis de diffusion.A leur place, le gouvernement fédéral permettra à des corporations provinciales indépendantes, semblables à la société Radio-Canada dans le domaine fédéral, d\u2019obtenir des permis de diffusion de la Commission de radio-télévision canadienne.Ces corporations seront libres de contrôler la programmation pourvu qu\u2019elics se conforment aux normes de la programmation éducative acceptées par les gouvernements fédéral et provinciaux il y a deux ans.Selon des observateurs, cette nouvelle initiative contribuera à écarter i;t friction qui existait depuis au moins trois ans dans les relations fé-déi ales-provincialcs.Un porte-parole du secrétaire d\u2019Etat, M.Gérard Pelletier, a déclaré que les pourparlers antérieurs avec les provinces avaient laissé prévoir que les modifications des règlements seraient satisfaisantes.Il a ajouté que les gouvernements provinciaux pourraient manifester une nouvelle opposition, mais nous avons confiance que ces modifications seront acceptables.La nouvelle politique interdit toujours les permis de diffusion aux agences et ministères provinciaux.Corporations indépendantes Cependant, cette nouvelle politique permettra aux corporations provinciales indépendantes de détenir des permis de diffusion pour fins éducatives.La seule condition est que ces corporations indépendantes ne soient pas directement contrôlées par un gouvernement provincial.Ce qui signifie qu\u2019une corporation provinciale devra au moins être aussi autonome dans le domaine provincial eue l'est la Société Radio-Canada dans le domaine fédéral.La Société Radio-Canada fait rapport au parlement par l\u2019entremise de M.Pelletier, mais est libre de tout contrôle gouvernemental direct.L'Agence des communications educatives de l\u2019Ontario, organisme provincial.fournit des programmes éducatifs à une station de télévision exploitée par Radio-Canada en vertu d'un permis de la Commission de lu radio-télévision canadienne.La Commission a autorise un arrangement analogue à Edmonton à la station CBFT-TV propriété de Radio-Canada.La moitié de la programmation est en télévision éducative et i\u2019autre en spectacles de langue française.Cependant, les provinces ne prisent pas tellement eet arrangement, ayant l'impression qu'il devrait leur être permis de contrôler leurs propres operations de télévision éducative.Les fréquences La nouvelle politique permettrait au gouvernement fédéral de maintenir son contrôle sur les fréquences tout en régularisant le système de diffusion.Mais, toutefois, la juridiction provinciale au chapitre éducatif serait reconnu.Les corporations provinciales indépendantes devront se conformer aux normes de ia diffusion éducative afin d'obtenir des permis de la Commission de la radio-télévision canadienne, mais eet aspect ne semble pas présenter de difficultés.Ces normes précisent que la diffusion éducative doit être \"distinctement différentes de la diflusion générale disponible au réseau national ou des entreprises privées de diffusion\u201d.Le différend entre le fédéral et les provinces au sujet de lu télévision éducative a atteint son sommet en 19011 quand le gouvernement fédéral a présenté un projet de loi instituant un organisme national de diffusion educative.to gouvernement fédéral a retirer ce projet de toi à la suite de ia vigoureuse opposition des provinces: elles soutenaient que ce projet de loi s\u2019immisçait dans le domaine éducatif qui relève des provinccs constitutionnellement.Ensuite, en 1979.le gouvernement fédéral interdisait les permis de diffusion aux provinces.A la question précise d\u2019un journaliste à savoir s\u2019il est exact comme l'aurait signalé le premier ministre par intérim, que le cabinet était divisé sur cette question, interpelant le journaliste par' son nom, a lancé vivement et avec iiiilaLon: \u201dLe cabinet, Monsieur Untel, n\u2019est divisé sur aucune question\u201d.Il disparut comme une étoile filante du hall d\u2019entrée de l\u2019édifice de la législature de la Nouvelle-Ecosse oil tel échange venait d\u2019avoir lieu péniblement, les journalistes étant tenus à distance et éconduils par les gardes du corps de M.Bourassa.L'attitude de Mme Claire Kirkland-Casgrain à l\u2019endroit de la presse n'est pas nouvelle.N\u2019est-ce pas au cours de l'examen des prévisions budgétaires de son ministère, il y a six semaines, qu\u2019elle déclarait \u201cque son ministère ne se fierait pas au courriériste parlementaire du quotidien Le Soleil pour faire la publicité de sa loi sur la protection du patrimoine national\u201d.La récente déclaration de Mme Cas-grain vient s ajouter comme une pièce au dossier des récriminations du gouvernement libéral à l'endroit de la presse en général et des journalistes, répandues abondamment par le président du caucus de la députation libérale provinciale et député des Iles-de-la-Madeleine, M.Louis-Philippe Lacroix.lélcphoto PC Deux premiers ministres visiblement Heureux de ta rencontre.Un premier ministre, fier, de la présenter.MM.Bourassa.Regan et Davis semblent ravis de se trouver en compagnie de Mme Bourassa, à une réception organisée en l'honneur des chefs de gouvernement réunis 6 Halifax.Secteur public Droit de grève maintenu HALIFAX (PC) \u2014 Le premier ministre du Québec.M.Robert Bourassa.a réaffirmé qu\u2019il n\u2019avait aucunement l\u2019intention d\u2019enlever le droit de grève dans la fonction publique.M.Bourassa a fait ce commentaire hier à l\u2019issue de la première journée de la conférence annuelle des premiers ministres des provinces, qui a lieu à Halifax, alors qu\u2019un avait abordé cette question.Le premier ministre du Québec a affirmé que le droit de grève dans la fonction publique est préférable \"à la situation anarchique qui existait avant 1904 au Québec\".Cependant, a noté M.Bourassa, des changements législatifs seront apportés afin de protéger les citoyens les plus démunis, en cas de grève.Interrogé à Tissue de cette première journée, M.Bourassa a précisé que les nouvelles législations tiendront compte de la responsabilité du gouvernement en ce qui concerne la protection de la santé.Au cours d\u2019une conférence de presse en matinée, le premier ministre de lu Nouvelle-Ecosse, M.Reginal Reagan avait précisé pour sa part que ce sujet n\u2019avait pas fait Tunanimité des provinces qui participent à la réunion.Généreux Pour sa part.M.Bourassa a rappelé que le Québec possède les légis-lations les [dus généreuses en Amérique du Nord en ce qui concerne les secteurs publies et para-publics, et qu\u2019il n\u2019était pas question d\u2019effectuer un recul dans ce domaine.M.Bourassa a aussi mentionné que des provinces reconnaissant à leurs employés le droit de se syndiquer, mais qu\u2019elles ne leur accordent cependant pas le droit de grève.\"Alors, on est l\u2019une des provinces les plus généreuses en ces matières de relation de travail, mais il reste que nous devons nous prémunir contre lies abus qui affectent l\u2019ensemble de.la population\", a précisé le premier ministre.Mardi, au cours de la conférence des premiers ministres.M.Bruce Stewart.ministre du Travail à l\u2019Itcdu-princc Edouard, avait proposé un mode de prevention des grèves dans le secteur publie par l'adoption d\u2019une politique en vertu de laquelle des rémunérations accordées à la fonction publique se rapprocheraient de celles qui existent dans le secteur privé pour un travail semblable.Dans un énoncé de principe présente au cours de la discussion qui portait sur les conventions collectives des employés de lu fonction publique.M.Stewart a relevé que le Conseil économique du Canada avait \"suuti-gné ia nécessité économique d\u2019un salaire équivalent dans les secteurs public et privé et déplorait le manque de contrôle sur les salaires accordés dans le secteur privé\".Exact ?M.Bourassa a affirmé qu\u2019il n\u2019avait pas pris connaissance de l'article du quotidien torontois, pour ensuite déclarer qu\u2019il allait d\u2019abord voir ce qui s\u2019était exactement dit sur cette question-ià.\"Certains me disent que les propos de Mme Casgrain se limitaient à .Radio-Canada.tandis que d'autres me disent qu'il était question de la presse en général également\".l'état-major de Ici police devra subir des examens AU-B2.i/iTc\u201e, yirâ PAS! Droits réserves Le ministre aurait fait une \"bonne transaction\" TORONTO ( PC i \u2014 En exclusivité.le Globe and Mail de Toronto a révélé, hier, que le ministre de la Justice de l\u2019Ontario, M.Dalton Bales, s'est procuré un terrain à Markham Township, en compagnie de deux associés, pour une somme de §252,000.dans un investissement à longue échéance, au moment où le Cabinet provincial mettait sur pied, officieusement, un plan de croissance vers l'Est destiné à limiter la population de Toronto.Ce plan a été rendu publie en mai 1970.c\u2019est-à-dire Ituil mois après que le ministre Baies, à IV-poque titulaire du portefeuille du Travail dans le cabinet Robarts.eut décidé do se procurer ce terrain.to Globe and Mail cite M.Baies qui déclare que son groupe peut espérer réaliser une vente de l'ordre de $77.000 sur 99 acres de terrain que le gouvernement de l'Ontario doit bientôt exproprier pour la réalisation d\u2019une nouvelle cité près du site de l'aéroport de Pickering.De 52,530 à 54,000 l'acre Cependant, d\u2019après des informations gouvernementales, le Globe and Mail estime que le ministre et ses amis recevront entre $3,300 et §1.000 pour chaque acre de terrain exproprié alors que le prix d\u2019achat sc situait aux alentours de §2,530.Mais d\u2019après une enquête menée pur le journal, la valeur actuelle du terrain par acre peut être estimée entre §3.500 et §5.000.' A la question de savoir si ses fonctions au sein du Cabinet en 1909 ne lui avaient pas fourni des renseignements particuliers ou une projection du développement immobilier.M.Baies a répondu par un non catégorique.Certes, il reconnaît n\u2019avoir pas parlé de cette transaction avec le premier ministre Robarts.mais parce que tout simplement il n\u2019a jamais cru que dans ce domaine précis, il y ait eu conflit d\u2019intérêts.D\u2019ailleurs, en tant que ministre du Travail, ce domaine ne relevait pas de ses compétences.REPUBLIQUE 1)\u2019H.\\(T AVIS I \u2022\u2022 Consulat General v\\ le Hure.» ; ' ¦ MOX\t\u2019\t' $Êk, & 'mm :\t: 'è y^yl £ m m œrnmmm mmm -T;fVf -'-XVXX >- -VT / X ¦ÜÈtëcr.:\t'\t':Y- 1 .- ' photo Yves Beauchamp, LA PRESSE René Ferland, menotté à un agent de la Sûreté du Québec, a écopé hier soir, à ia reprise dé l'enquête du coroner, d'une semaine additionnelle de prison pour «voir refusé de témoigner.Le procureur de la Couronne, Me Rodolphe Roy, a précisé qu'il ne voulait pas faire \"deux poids, deux mesures\" et que la Justice était la même pour Ferland que pour Thibeault, Sundborg et Létourneau.Coup de théâtre manqué à la reprise de S'enquête Deshaies par Georges LAMON VALLEYF1ELD \u2014 Le coup de théâtre auquel on s'attendait hier soir à la réouverture de l'enquête du coroner sur la mort du greffier Fidèle Deshaies, enquête qui avait été ajournée \"sine die\" quelques heures plus tôt.ne s'est toutefois pas produit, au grand désappointement des journalistes.Néanmoins, une personne reliée de près à l\u2019enquête nous a révélé, en particulier, que l'affaire Deshaies serait définitivement éclaircie et le ou les meurtriers du greffier connus d'ici un mois.\u201cNous étions convaincus d\u2019avoir des faits nouveaux très importants à présenter de manière à éclaircir definitivement le meurtre de M.Deshaies, a expliqué Me Rodolphe Roy, procureur spécial de la Couronne, en faisant venir ce soir cinq ou six témoins très importants, mais cela nous a été impossible en vertu de la Loi des institutions pénitentiaires.\u201d Ces raisons seraient, selo11 Me Roy.reliées à la sécurité des prisons et à la protection des témoins.Sentence: une semaine Quant au détenu René Ferland, qui avait été ramené devant le coroner, il a écopé d\u2019une semaine additionnelle aux peines à subir, à la suite de son refus de témoigner.Le coroner s'est toutefois réservé le droit de demander la comparution à nouveau de Ferland étant donné que l'enquête est toujours ouverte.Le procureur de la Couronne Me Rodolphe Roy avait laissé la sentence à la discrétion du coroner, dans le cas de Ferland, ajoutant cependant à l'actif de ce dernier qu'il avait \u2018\u2018coopéré d'une certaine manière avec ia .Justice en rapportant des aveux reçus de certains autres prisonniers.Appelé par le Dr Marcotte à témoigner, Ferland en refusant s'est dit \"la victime\u201d et qu'il allait se montrer \"plus fin qu\u2019eux\u201d (les policiers et la Couronne).Ça me pue au nez Menotté, enchaîné aux pieds et encadré de deux agents de la Sûreté du Québec, Ferland était calme et parfaitement conscient de la situation dans laquelle il se trouvait en acceptant cette nouvelle sanction.\"J\u2019aurais quelque chose à dire, a-t-il expliqué, mais ça ne sert à rien.Ils laissent trainer Ferland dans la boue.Je suis prêt à envisager la situation telle quelle.Ils (la police et la Couronne) m\u2019ont fait venu- ici ce soir, ça a permis à quelques-uns de se défouler; ils s\u2019attendaient à une autre tournure des événements.\u201d Ferland s\u2019est dit être le \u201ccobaye de la Justice facile à manipuler\u201d.Doté d'un moral \u201cbien fort\u201d, comme il le précise, il ailait.\u201csupporter ça comme un homme\u2019\u2019.\u201cJ'en ai vu des pires que cela dans mon passé, ajoute-t-il, j'ai su les affronter et je les affronterai encore.Tout ce que je demande, c\u2019est de retourner à Sainte-Anne.Ça me pue au nez de voir la tournure des événements en faisant planer des doutes.\" Plus tôt dans la matinée, le Dr Michel Marcotte, coroner de Coteau-du-lac, qui présidait l'enquête destinée à déterminer la nature de la mort du greffier Deshaies, avait conclu: \u201cIl y a eu crime et il y a eu des preuves accablante* mais elles sont insuffisantes pour incriminer des personnes\".coroner signifiait en que l'enquête était >\" et que le dossier Outrage au tribunal Georges Frederick Sundborg.Albert Thibeault et Gilles Létourneau, dont les noms sont constamment revenus au cours de t\u2019enquête et qui seraient, iàisse-t-on entendre, intimement liés au meurtre du greffier Deshaies, ont catégoriquement refusé de témoigner, hier.En dépit de l\u2019insistance du procureur de la Couronne, Me Rodolphe Roy, et du coroner Marcotte, les avertissant qu\u2019ils étaient passibles d\u2019un maximum de 90 jours de prison, les trois prévenus persistèrent dans leur refus et reçurent, sur-le-champ.30 jours de prison.C'est à ce moment que Me Robert Forest, de l\u2019Assistance judiciaire, qui représentait Sundborg, a fait remarquer au coroner qu'il avait précisé que cette peine de 30 jours était additionnelle seulement dans le cas de Letourneau, et non dans les cas de Sundborg et Thibeault.A ia suite d'une discussion entre Me Roy, Mo Forest et le coroner, on fit de nouveau revenir les trois accusés pour leur dire que cette sentence était additionnelle pour le trio.Défaillance de M.Marteau Rappelons que Sundborg purge déjà 30 ans au pénitencier de Sainte-Anne-des-Plaines pour sa participation aux vois à main armée en (19 de Sainte-Marthe et de Deux-Montagnes.Quant à Thibeault et Létourneau, ils accomplissent leurs 12 ans pour leur participation, Thibeault au vol à main armée de Sainte-Marthe, et Létourneau à celui de Deux-Montagnes.Neuf témoins ont défilé au cours de cette deuxième et dernière journée d'hier, portant le total des témoins de la Couronne à 25.La matinée d\u2019hier n\u2019a pas été.fertile en événements retentissants, à l'exception du cas de M.Edouard Marteau, un sexagénaire malade à qui le procureur de la Couronne reprochait de vouloir \u201ccacher la vérité\u201d.Si bien qu'à un moment donné, sa femme qui se trouvait dans l\u2019auditoire lança; \"Laissez-le tranquille, c\u2019est un homme malade\u201d, voyant que son mari, pressé de questions, donnait des signes de défaillance.Quelques instants plus tard, on dut ajourner l\u2019audience, M.Marteau ayant, cette fois, défailli, à côté de sa femme en larmes qui répétait: \"Je le savais que ça arriverait.-' \"Je sois honnête avec vous\" En fait, au cours de son témoignage, M.Marleau, qui connaissait M.Fidèle Deshaies depuis une trentaine d'années, a expliqué avoir aperçu le dimanche 17 mai 70 un homme de taille moyenne se diriger \u201cIres vite\" vers la porte d\u2019entrée principale du palais de justice.A son avis, c\u2019était la première fois qu\u2019il voyait un inconnu entrer dans le palais de justice un dimanche, pourtant i! habite depuis 32 ans juste à côté du palais.Cependant, il ne sait finalement pas si l'individu qu\u2019il n'a pu identifier est effectivement entré dans l\u2019édifice.Il a vu et ii n\u2019a pas vu.C'est ce qui fit dire au procureur de la Couronne, Mo Roy: \"On se demande si vous êtes ici pour dire la vérité.\u201d Quelques instants plus tôt, Me Gilles Hébert, représentant les héritiers légaux de la famille Deshaies, demanda à M.Marleau s'il était exact que son beau-frerc M.Paul Marleau, diet de police de Valleyfield lui aurait dit tex LAP A demande une enquête sur les écoles de conduite par Mario FONTAINE L\u2019Association pour la protection des automobilistes (A.P.A.) demande la tenue d\u2019une enquête portant sur la cordialité des rapports entre les écoles de conduite et le gouvernement provincial.L\u2019Association affirme que les écoles de condite montréalaises vont directement à l'encontre de certaines lois du ministère des Transports du Québec.Selon l\u2019A.P.A., plusieurs écoles embauchent de faux moniteurs afin de bénéficier de plus grandes marges de profits.Ces \"moniteurs\u201d, qui n\u2019auraient ni permis ni entraînement spécial, mettraient la sécurité de leurs élèves débutants en danger.De plus, plusieurs voitures d'entrainement ne seraient pas conformes à la loi provinciale qui exige qu\u2019elles soient munies d\u2019une plaque minéralogique portant les lettres EC (école de conduite).L\u2019A.P.A.a également fait parvenir une lettre à M.Robert Andras, ministre fédéral de la Consommation et des Corporations, dans laquelle elle accuse l\u2019école de conduite Lauzon de faire de la publicité trompeuse à ia télévision.Selon l\u2019A.P.A., cette école promettrait que ses élèves sont exemptés du lest de conduite du bureau d'émission des licences de la rue Crémazie alors que ce même bureau oblige environ io de ces diplômés à subir l\u2019examen pratique.L'Association considère qu\u2019il est anormal que ce soit les écoles de conduite qui délivrent à leurs propres clients leur permis.Toujours selon l\u2019Association, 40(8 des 180 moniteurs de Montréal travaillent sans permis.Elle trouve étrange que le ministre des Transports permette à ces moniteurs de travailler dans l'illégalité, puisque le ministère connaît les noms de ces personnes par les formules EC2 qu'il reçoit de chaque école.Joint au téléphone, hier soir, M.Léonard Lauzon, fondateur de l\u2019école de conduite qui porte son nom, a révélé que les annonces de télévision en question ont été interrompues.il a expliqué que lors du montage de l'annonce, il n\u2019était pas question de test.Par la suite, le directeur du Bureau des véhicules automobiles lui faisait savoir que si la majorité de ses élèves n\u2019avait pas besoin de passer de tests écrits et pratiques, à un bureau d\u2019émission de permis, par contre, on se réservait le droit de soumettre environ un élève sur 50 aux tests, sans préavis, afin de s\u2019assurer de la qualité de l\u2019eiseignement.M.Lauzon a ajouté qu\u2019il est faux de prétendre que les écoles émettent des permis.\u201cLe ministère re- L'A.P.A.envoyait, Je 14 mai dernier, une lettre à M.Ghislain La-flamme, directeur du bureau des véhicules-automobiles, qui contenait les noms de 14 présumés faux moniteurs.L'organisme s\u2019étonne que M.La-flamme, plutôt que de faire enquête, ait donné aux écoles de conduite, le connaît nos examens et nos élèves n'ont qu\u2019à se présenter à un bureau d\u2019émission et.le ministère leur émet un permis\u201d, a-t-il dit.M.Lauzon reconnaît que certains moniteurs travaillent sans permis et précise que le ministère des Transports tolère cet état de chose, parce que seule l'Ecole des routiers professionnels du Québec forme des instructeurs compétents, selon les normes de l\u2019arrété-en-con-scil numéro 1563, du 15 mai 1971.11 se forme une quarantaine d\u2019instructeurs tous les deux mois, qui sont partagés entre les C0 écoles reconnues par le ministère.\u201cA ce rythme, il fuadra cinq ans avant que j'aie 52 instructeurs qualifiés dans mon personnel\u201d, a déclare M.Lauzon.26 mai, le contrôle complet sur les examens théoriques et pratiques.Appui des moniteurs professionnels Le président de l'Association des moniteurs professionnels en conduite automobile du Québec, M.Jean-Pierre Boivin, appuie l\u2019A.P.A.dans sa campagne de dénonciation des faux-moniteurs.L'A.P.A.ne comprend pas que cinq examinateurs du bureau d\u2019émission des licences de la rue Crémazie aient été congédiés, il y a deux ans, pour avoir accepté des pols-de-vin de compagnies sans qu'aucune procédure n'ait été engagée contre ees mômes maisons.L\u2019Association affirme que le government provincial ne prend pas la sécurité routière au sérieux.Elle demande que l'examen pratique en vue de l'obtention d'un permis de conduire soit donné directement par le ministère des Transports, que les moniteurs soient obligés de mettre leur permis à la vue de l\u2019élève, que les véhicules atomobiles soient obligatoirement inspectés à chaque émission de plaques et que le bureau d\u2019émission des licences soit plus sévère.L\u2019A.P.A.fera parvenir le rapport complet de son enquête dans trois semaines au ministre des Transports.M.Bernard Pinard, avec noms de faux moniteurs et d\u2019écoles de conduite qui contreviendraient à certains reglements.L'école Lauzon met fin à la publicité critiquée mm >?yjcjg mm SM; $ ÜM ; 1ÜM MH! \"c-'T V.-V Hf® î'\u2022\u2019¦ i iîSiîS! M Le jjuge Fabien exige des améliorations au Palais Deux morts dans une collision photo Yves Beauchamp, LA PRESSE Une auto démolie dons une terrible collision qui a entraîné la mort de deux hommes, hier après-, .idi, sur la rive sud, est rethée de la voie par une dépanneuse.Une auto a franchi le terre-plein de la route 25, à lo hauteur du boulevard Vanier et a heurté de plein fouet une auto qui venait en sens contraire.Une autre voiture a percuté contre les autos accidentées, tes victimes sont Eugène Dravigny, 53 ans, de Laval, et Jacques Lavoie, 26 ans, de Rosemont.Deux témoins évitent S'outrage ou tribunal, à l'enquête sur St-léosic&rcf par Daniel L'HEUREUX Les deux témoins qui avaient été menacés mercredi de \u201cmépris de cour\u201d (outrage au tribunal) à l\u2019enquête sur l\u2019administration de Saint-Léonard sont revenus témoigner, hier, mais n'ont pas écopé d'une telle accusation.Gerlando Tutino et Giuseppe (Joei Barsollino n\u2019ont cependant pas fait pour autant de révélations compromettantes.\u201cAucunement\u201d et \u201cJe ne suis pas au courant de ça\u201d ont été les réponses Jes plus fréquentes de Barsollino.Quant à Tutino, le procureur de la Commission, Me Marc Cordeau, a terminé son interrogatoire en disant: \"Les réponses sont fermes.C'est peut-être autre chose mais ce n'est pas du -«épris de cour\u201d.Dès le débu de ia journée, le président de la Commission, Me Pierre Bolduc, qui, la veille, avait send qn sévère avertissement aux deux témoins d'origine italienne dont il considérait les réponses \u201cévasive\u201d, a tenu à faire une mise au point.Tout en maintenant l'avertissement servi la veiller-il a établi que la conduite dorénavant adoptée par la commission d\u2019enquête serait d'interroger les deux témoins sur des faits mais non plus, comme c\u2019était le cas la veille, de les confronter à ses documents photographiés dans le bureau d'Emmanuele Saputo.par la police rie Montréal, lors d'une descente le 1« mai dernier.Du moins, tant qu'il n'aura pas été mis en preuve qui est l'auteur de ces documents.Le policier qui les a découverts, le sergent-détective Claude Gagné, est venu répéter hier qu\u2019Em-manuele Saputo (aussi connu sous le prénom de Lino) lui aurait déclaré, étaient pas moins largement inspirées de faits rapportés dans ces documents.En réponses aux questions qui lui ont été posées, Joe Barsollino, (qui est le gendre de M.Giuseppe Saputo et beau-frère de Gerlando Tutino), a nié avoir tiré quelque porfit, direc ou indirect, de la vente de terrains à Saint-Léonard (sauf dans le cas du terrain qu\u2019il a lui-même acheté et revendu).Les documents déposés cette semaine.qui représentent lu comptabilité des affaires \u2014 particulièrement ce transactions de terrains \u2014 font à maintes reprises état d\u2019un groupe de cinq personnes, à savoir Joe Barsollino, Lino Saputo, Franco Saputo, Isidore Russo et Pino Monticciolo.Où demeure GalleHi?Hier, M.Barsollino a identifié M.Isidoro Russo comme étant le mari d'une des filles de M.Giuseppe Saputo et a.par ailleurs, reconnu que Giuseppe Monticciolo est souvent appelé \"Pino\u201d par ses intimes.On sait que Giuseppe Monticciolo a lui aussi réalisé un profit substantiel en revendant un terrain sur lequel il avait obtenu un changement de zonage.M.Barsollino a également répondu qu\u2019il connaissait un certain M.Gal-letti, mais n\u2019a pu dire son prénom.Ne sachant pas où demeurait cette personne, il n'a pu préciser, en réponse à une question, si M.Galletti \"demeurait, à Greenfield Park\" Le nom de Galletti est mentionné dans les documents découverts à la fromagerie Saputo.Voici d'ailleurs l\u2019extrait des documents concernant ce jusqu'ici mystérieux personnage \"2-3 à GalcFti\" doro va transférer mardi le compte du terrain Jarry du compte courant de Pino.Ces comptes sont la propriété du Groupe (c\u2019est-à-dire) Lino Joe Franco Pino Isidoro.Le profit de la transaction a été de $67,973.00 lequel a été divisé eu trois Groupes c'est-à-dire le nôtre a été Vi du profit.Résumé PROFIT 867,973.00.Donnés à GALLETTI \u201cCASH\u201d 2-3 $43,500.00.Notre profit resté sur le compte: $24,473.00\u201d.Il s'agit d'un extrait intégral de la traduction officielle, le document original étant un manuscrit rédigé en langue italienne.Rappelons que les journalistes ont été autorises à révéler le contenu de ces documents \u201cmais non de le commenter\u201d (par ordre du président de la Commission).la presse U PRESSE fît publiée par LA PRESSE L7£E.7.tut St-Ja.rues.Montféal.Telephone 874-727?Seu\u2019e la Presi* Cd-a d«enn* est lutotista a diffuser les informations üe IA PRESSE* ft celles des services de la Presse Associé# et rie Rente» Tous droits de reproduction des Informations yjritçuliere; a LA PRESSE sont egalement réservés \"Courrier de la deoileme classe \u2014 Emejistiement numéro 1400**.Port de retour garanti COMPTABILITÉ Grandes annonces Petites annonces .INFORMATION GÉNÉRALE PETITES ANNONCES Même s\u2019il n'a été ouvert à la justice criminelle qu\u2019en juin dernier, le nouveau Palais de Justice de Montréal a rapidement été le sujet de critiques sérieuses, sur l'aménagement de certaines cours, notamment, et la mise en place de certains services tout aussi bien.Le juge-en-chef André Fabien, de ia Correctionnelle, est entré dans le mouvement, iiier après-midi, à l\u2019occasion de l'assermentation du nouveau juge de ce tribunal.Me Paul-A.Bélanger.Il a surtout souligné l'exéguité des salles de comparution où avocats, tan de la poursuite que de In défense, n'ont que des facilités ultra-rèduites et où h-s journalistes, pour leur part, n'ont pas le moindre coin réservé.\"Je ne tolérerai pas, dit-il, que les comparutions continuent de sc h J redans les conditions actuelles.\"Je trouve tout simplement incqnct* vable que les responsables de l'aménagement n'aient pu trouver de locate, plus fonctionnels et plus adéquats.\"Après avoir dépensé des millions a bâtir cet édifice, faudra-t-il maintenant procéder à des démolitions intérieure-' à éliminer des murs pour fournir aux responsables de l\u2019administration d e salles convenables et plus efficaces?Si telle est la seule solution \u2014 et je pense, personnellement, que c\u2019est la seule \u2014 eh bien, il appartiendra aux responsa blés du ministère des Travaux publics de prendre les dispositions qui s'imposent.Le juge Fabien souligna également plusieurs autres lacunes qui entravent quotidiennement le travail des fonctionnaires tout en soulignant que le ministère de ia Justice, pour sa part, apportait son entière collaboration pour que la justice soit rendue de la façon qu'il faut.Au cours de son allocution, le juge Fabien devait faire un vibrant éloge du nouveau magistrat, éloge auquel devaient ensuite s\u2019associer le procureur-chef de la Couronne pour le district de Montréal.Me Stephen Cuddihy, Me Rolland Blais, au nom de l\u2019Association des avocats de la défense, et Me Michel Robert comme représentant des bâtonniers de la province et de Montréal, retenus par une réunion de leur organisme professionnel, à Sept-lles.874-6892 874 6900 874 7272 VENTES DU JOURNAL Livraison ù domicile* «\u2022J lundi a j vendredi: 8 t.samedi: 3 h a m, à 5 h PUBLICITÉ Grandes annonce:.Tfi'e Presse, earners sr RÉDACTION 874 6911 871 7305 874 7320 874 706! 874 7018 871 7029 PROMOTION RELATIONS HUMAINES deme (IM? A 4 ! A DDCCCC (Ta presse Les francophones à Ottawa La Presse termine aujourd\u2019hui la publication du dernier d\u2019une série de six articles de ses correspondants à Ottawa, MM.Claude Turcotte et Marcel Desjardins, sur la présence et l'influence des francophones dans le gouvernement fédéral.C\u2019est une série remarquablement fouillée et d\u2019une grande objectivité où tous les faits pertinents ont été présentés dans leur contexte réel.Les confrères Turcotte et Desjardins ont démontré qu\u2019il était tout aussi faux de prétendre qu\u2019une \u201cmafia\u201d francophone s\u2019était emparé du pouvoir ù Ottawa que d\u2019affirmer, au contraire, que les francophones n\u2019occupaient que des postes de façade dans la capitale fédérale.La vérité se situe entre ces deux extrêmes.Les ministres francophones dans le cabinet Trudeau se défendent bien.Certains occupent des fonctions comportant de grandes responsabilités.M.Trudeau, bien sûr, est du groupe.Mais on compte aussi MM.Jean Marchand, Jean-Luc Pépin et Gérard Pelletier qui dirigent des ministères de premier ordre.Ces hommes, auxquels il faut adjoindre les Jean Chrétien, Pierre Côté et Jean-Pierre Goyer, n\u2019ont peut-être pas plus d\u2019influence sur les décisions du cabinet que des ministres anglophones comme MM.Sharp, Turner, Drury ou Munro, mais la comparaison se soutient.En tout cas, comme le notent les deux correspondants de La Presse, ils ont sûrement plus de poids dans l\u2019administration fédérale que n\u2019en avaient les ministres Lamontagne, Favreau et Tremblay, d\u2019une époque pourtant toute récente.Au niveau de la fonction publique, la situation est analysée avec autant de nuances.Là également les francophones occupent plus de postes supérieurs qu\u2019ils n'en occupaient, il y a quelques années, et le rôle réel qu\u2019ils jouent s'est sensiblement accru.La plupart de ceux qu\u2019on a recrutés, particulièrement au Québec, font preuve de dynamisme et de compétence.Plusieurs sont ailés à Ottawa avec l\u2019idée de faire carrière au service du pays et ont mérité le respect de leurs collègues par leur valeur.Le nombre des postes supérieurs occupés par des francophones reste, toutefois, encore insuffisant.Le même scénario se retrouve en ce qui concerne les postes clés dans les agences de la Couronne.Peut-être même en mieux.Plusieurs de ces agences ou commissions sont dirigées par des francophones.C'est le cas, notamment, pour Air-Canada, Radio-Canada, le Conseil économique, le CRTC et l\u2019Agence canadienne de développement.On trouve toujours cependant certains secteurs où le groupe francophone est nettement sous-représenté.En somme, le mouvement en faveur d'une plus forte participation francophone, amorcé sous M.Lester B.Pearson, s\u2019est progressivement accentué sous le gouvernement Trudeau.Les progrès réalisés en quatre ans, même s\u2019ils demeurent insuffisants, sont encourageants.L\u2019\u201cestablishment\u201d anglo-saxon, ce sanctuaire des hauts fonctionnaires qui manient les ficelles, reste encore plutôt fermé aux francophones mais ces derniers réussissent à exercer sur l\u2019administration du pays une influence qui est de plus en plus reconnue.Celte influence est naturellement duc en partie a celle qu\u2019exercent d\u2019abord les ministres francophones au sein du cabinet.La voix de ces ministres est écoutée sans-doute parce qu\u2019on la reconnaît compétente.11 faudrait se demander, toutefois, si le réveil nationaliste au Québec n\u2019y est pas aussi pour quelque chose.Des ministres comme Marchand, Pelletier et Pépin, qui connaissent bien leur milieu, ne manquent sûrement pas d'invoquer les doléances de leurs compatriotes pour donner plus de poids à leurs revendications.Le Québec, on le comprend de plus en plus à Ottawa, ne veut plus se contenter de concessions symboliques ou cl\u2019une participation de façade.Quoi qu\u2019il en soit, il est dans l'ordre de reconnaître que le milieu fédéral a évolué cl qu\u2019un Canadien français peut s\u2019y sentir davantage chez lui.C\u2019est un des aspects positifs du régime Trudeau.© Cette évolution, assez ironiquement, n'a pas empêché la désaffection d\u2019un groupe croissant de Québécois vis-à-vis du système fédéral.Le mouvement indépendantiste n\u2019a pas été freiné sous M.Trudeau.Au contraire, il a pris de l\u2019ampleur.A notre avis, on a commis l\u2019erreur de penser que tout se résumait à une plus grande intégration des Franco-Québécois à la vie du Canada.Il faudra se raviser là-dessus pour comprendre que le Québec désire aussi fortement que son statut politique soit mieux défini.Le malaise persistera tant qu\u2019on s'entêtera à la considérer comme n\u2019importe quelle autre province au sein de la Confédération.Mais, si tout ne se résume pas a une plus grande participation des francophones a la vie fédérale, il faut continuer de considérer ce point comme majeur.Et le dossier que nous ont livré Claude Turcotte et Marcel Desjardins sur le sujet demeure, répélons-le.fort positif dons l\u2019ensemble.Vincent PRINCE Y A QOcLÇUf CROSS' A?cvjtfGé a* Ay .SïLLE PfioviHCC:' O r\\ \u2019HMuairJJ maman.( cs\\ i.cr; Droits réserves La police en question Tous les feux sont braqués sur la police.Le chef de la police de Montréal, M.Saulnier, est déjà à l\u2019affiche depuis plusieurs mois.D\u2019autre part, les événements malheureux de Sainle-Thé-rcse sont d\u2019autant moins facilement oubliés qu\u2019un particulier se plaint d\u2019avoir été malmené, dans cette même ville, par les forces do l\u2019ordre, quelques jours à peine après la mort, dans les circonstances qu\u2019on sait, du jeune Vassart.Dans tous ces cas, c\u2019est la compétence de la police qui est mise en cause.Naturellement, les liens directs entre l\u2019al'faire Saulnier et Sainte-Thérèse sont inexistants, mais le climat des débats est le même, dans la mesure où ils se ramènent à la question fondamentale suivanle: les honnêtes citoyens sont-ils protégés Ils ne le seront pas, en tout cas, par le chef Saulnier lui-même, puisque celui-ci a demandé et obtenu un congé valable jusqu'au 31 décembre.Congé, soit dit en passant, qui ne soustraira pas un cent à son salaire.Qu\u2019est-ce que ce \u201cdétail\u201d, qui n\u2019en est pas un, annonce exactement pour l\u2019avenir?L\u2019amorce d\u2019un virage devant, conduire, clans 6 mois, à une retraite en bonne et due forme ou un repli stratégique qui permettra à l\u2019intéressé de sauter plus loin dans quelque temps ?On ne sait pas au juste.L\u2019affaire reste donc à suivre.© L'émotion soulevée par ies événements de Sainte-Thérèse est d\u2019autant plus compréhensible que, dans un cas au moins (celui du jeune homme abattu vendredi dernier) la disproportion entre le \u201cdélit\u201d et la répression semble incommensurable.Le Canada a aboli la peine de mort pour les crimes les plus horribles.Qui donc peut s\u2019arroger le droit de la rétablir de son propre chef, entre 7 heures et 8 heures du soil-, en courant après un gamin ?Bien sûr.la version officielle relate les événements bien autrement.Comme des enquêteurs sont chargés de faire la lumière sur tout cela, restons-en là pour le moment.Tout le monde a le droit de so tromper et la police ne pré- tend pas tou ne devrait pas prétendre) à une infaillibilité qui n\u2019est donnée à personne.Ce n\u2019est pas seulement dans notre pays, du reste, que la police est sujette à des excès.Vis - à - vis de ces comportements, deux démarches sont essentielles.D\u2019abord, il faut que les faits, tous les faits, soient connus.Et ils doivent être connus de tous.En second lieu, si la formation de la police, qui est.clans notre société, un corps relativement bien payé, laisse à désirer, il faudra, de toute urgence, combler cette lacune.Aux Etats-Unis, on déplore que la part, dans les budgets, réservée à la formation de la police, reste dangereusement insuffisante.Quelle est-elle, cette part, dans nos divers régimes municipaux et provincial ?Il se fait quelque chose, il s\u2019en fera davantage, si le plan (à l\u2019étude) du service de la police de la Communauté urbaine de Montréal reçoit une rigoureuse application.Tous les ei-l'orts en ce sens doivent recevoir le plus grand encouragement.Guy CORMIER .a presse étrangère Egypte-Libye: mariage de raison LE LECTEUR par l'Agence France-Presse Les premières réactions de la presse étrangère au projet d'\"U-nion totale\u201d entre l'Egypte et la Libye sont toutes de scepticisme quant aux chances de succès de l'accord conclu mercredi entre les présidents Sadate et Kadhafi.Angleterre Rattachant la décision prise a Benghazi au départ des conseillers soviétiques d Egypte, réclamé par le président Sadate \u201csans qu\u2019il en ait mesuré pleinement les conséquences\u201d, le Financial Times estime que \u201ccette action précipitée la amené à en prendre une seconde\u201d.Le quotidien financier ajoute que.pour le président Sadate, l'objectif immédiat d'une union totale avec ta Libye semble être de gagner du temps au moment où les Egyptiens font preuve de plus en plus d'impatience devant l'impasse dans laquelle se trouve le conflit avec Israël.Le journal souligne également que le chef de l'Etat égyptien n'a sans doute pas été insensible aux arguments financiers d'un pays dont les ressources pétrolières rapportent de vastes bénéfices qui dépassent de loin ies besoins d'une population de deux millions d'habitants.Le Financial Times écrit, en conclusion: \"La plus grande inconnue, dans cette union, demeure le colonel Kadhafi lui-même.A long terme, ses ambitions non déguisées de devenir un nouveau Nasser ne souriront ni au président Sadate ni au peuple égyptien\u201d.\u201cIl est certes possible quo M.Sadate estime pouvoir contenir les plus grands excès du colonel Kadhafi à l'intérieur d'une union.Mais si la fusion réussit, la position de ce dernier en sera sans doute renforcée.Pire, son but avoué de détruire Israël pourrait bien réduire à néant les chances d'un règlement politique au Moyen-Orient auquel l'Egypte est toujours attachée\u201d.De son côté: le Daily Telegraph écrit: \u201cLe president Sadate qui n'a pas oublie ! expérience amère du divorce avec la Syrie en 1961.n'appliquera cet accord qu'avec prudence \u2014 Le Daily Mail, pour sa part parie franchement sur \u201cl'échec\u201d de cette future union \"qui a aussi peu de chances de subsister que la première République arabe unie fondée en 1958 avec la Syrie, par Nasser France ¦Le président Sadate voit loin, écrit L'Aurore (droite radicale).Il rêve d\u2019une politique méditerranéenne.Mais en partant de fidée, partagée par son partenaire libyen, que la Méditerranée est une \u201cMer arabe\u201d.Sadate ne se fait pas la moindre illusion sur l'amour que peuvent se porter réciproquement Egyptiens et Libyens.Il sait que celte \"réunion de famille\u201d est un assemblage de familles ennemies.Son propos n\u2019est pas là.Sadate raisonne en rapports de forces.Il préparait, depuis quelques mois déjà, son coup de force contre les Russes.L\u2019un des signes les plus caractéristiques de cette reconversion explosive, il le laissa transparaître dans un discours d'avril dernier, mais personne ne sut alors l'interpréter.Ce fut lorsque, par une petite phrase, il fit allusion à des équipements militaires que son armée recevait \u201cde France et d'Angleterre\u201d.Alors Sadate feint de se tourner vers l\u2019Occident et se met à qué mander d'autres armes aux businessmen intéressés.Et puis, surtout, Sadate est amateur de Mirage.Les pilotes égyptiens qui.avec de faux passeports libyens, se sont entraînés en France, ont pu convaincre Sadate de la valeur de ces appareils.La France, en a déjà livre une quarantaine à Tripoli.Le tiers seulemen d'une commande plus importante.Nous ne vouions pas dire que la qualité de ces Mirage franco-libyens a pu entraîner le président Sadate sur le chemin de Benghazi et de T'Union totale\u201d.Des armements surtout.Mais il est certain que cette flotte aérienne d'une puissance exceptionnelle, concédée par la France à un pays de moins de deux millions de nomades, et que personne ne songe à attaquer, a pesé sur les négociations entre les deux chefs d'Etat arabes aujourd'hui \u201cintégrés\u201d.Israël La presse israélienne de jeudi matin tente de mesurer les conséquences possibles de l'union progressive de la Libye et de I E-gyple.qui doit aboutir en septembre 1973 a la formation d'un Etat de 37 millions d'habitants.Commentant la déclaration du porte-parole gouvernemental français, mercredi, à la suite du Conseil des ministres, le Davar (hista-drouth) et le Flatsoleh (nationaliste religieux) affirment que \u201cles autorités françaises font comme si elles no savaient pas que des \u201cMirages\u201d livrés à la Libye sont d'ores et déjà en service dans les forces armées égyptiennes \u2014 fait qui a déjà été coniirmé par le général Kadhafi lui-même\u201d.Et le Davar\u201d conclut en écrivant: \"L'examen de la situation, que le gouvernement français s'est engagé à faire, pourra très bien durer jusqu\u2019à la livraison complète des cent dix \u201cMirages\u201d à la Libye, comme prévu\u201d.Allemagne En République fédérale allemande.la Theinishche Post (chrétien démocrate), de Dusselforf, estime que \"le rêve de voir un seul drapeau flotter de l'Atlantique au golfe Persique.est resté un rêve et le restera longtemps.\u201d.De son côté, la Frankfurter Allgemeine Zei-tung, relève que \"les doutes de Sadate à l'égard du zélé Kadhafi sont fondés et que le président égyptien a raison de se demander si cette union aidera véritablement les Arabes\u201d.Italie Le Corriere DELLA Sera de Milan estime qu'il est \"certainement désavantageux pour Sadate de mettre chez lui un forcené comme Kadhafi\".Mais ajoute le journal, les perspectives économi-quis sont favorables.De toute manière, ajoute le Corriere Della Sera, \"Kadhafi a tout à gagner à la réalisation du projet: il pourra adresser ses sermons mystiques à 37 millions et demi d'individus, au lieu d'un million et demi seule-ment\u201d.En conclusion, le quotidien milanais indique que \"de toute manière.il est probable que, lorsque la fusion sera faite, après les embrassades du début, commencera la lutte.Ce sera une noble lutte entre deux personnages qui ne s'aiment pas et dont les idées ne coincident pas\".Pour la Stampa de Turin, \u201cla décision prise à Benghazi, est un nouvel échec pour l'URSS\u201d.\"La rupture, écrit le journal, entre le Caire et Moscou s'aggrave et pourra;: devenir totale.Si l'Union soviétique n'accepte pas do fournir les armes offensives que Sadate rè- Déçu du pessimisme de Paul VI Je viens (le lire avec stupéfaction, en page 5 de votre édition du 24 juillet.un article de Jacques Ferrier (collaboration spéciale) de Rome, dans lequel il nous fait part du \u201cton angoissé\u201d et de l\u2019inquiétude de Pau! \\T face à la contestation au sein de l'Eglise.Et alors me revient à l'esprit cette question du théologien Bernard Haring: \u201cQui.en fait, est le plus contestataire: celui qui proteste pour obtenir davantage de liberté et de plus larges réformes, ou celui qui conteste les changements, voire le désir de changements?\u201d (\u201cVrais et faux prophe- clame.elle risque de perdre ses précieuses bases en Egypte\u201d Liban La plupart des journaux libanais s'accordent pour .dire, jeudi matin, que le point de vue du président Sadate a prévalu à Benghazi, à la suite de la publication du communiqué égypto-libyen sur l\u2019\u201cUnion\" entre les deux pays.Les journaux notent, en titre, deux des principales clauses: création d'un commandement politique unifié, et création do commissions mixtes chargées de mettre au point les statuts du nouvel Etat.Touteiois, Le Soir estime que \u201cSadate a obtenu le délai qu\u2019il avait demandé, à savoir l'union totale égypto-libyenne par étapes\u201d dans un an.Al Nahar affirme également que \u201cle point de vue de Sadate a triomphé: l'union ne deviendra effective que l'année prochaine\u201d.Jordanie Les quotidiens jordaniens mettent l'accent sur le référendum qui devra ratifier le projet d'union entre l\u2019Egypte et la Libye et la création d'un commandement politique unifié.Al Rai (gouvernemental) estime que \"cette union représente un compromis entre les positions contradictoires de Kadhafi et de Sadate\u201d.et souligne que le communiqué commun donne \"un répit d'un an.au cours duquel bien des événements imprévus peuvent se produire\u201d Le journal conclut en rappelant le dicton: \"Si tu veux enterrer une décision, contie-la à des commissions\u201d tus\u201d.Le Point 18.Apostolat des Editions, Paris 1971, 286 pages, p.3).Qu'il y ait encore des catholiques qui s'interrogent sur ce qu'il faut maintenir ou transformer dans l'Eglise, c'est étonnant à une époque où i'indifférence religieuse règne et couronne un \u201cTroisième homme\" ni croyant, ni athée.Mais que le chef spirituel de l'Eglise, lui-même, en vienne à douter de la sincérité et de la fidélité de ces catholiques à l'Eglise, voilà qui ctonne davantage.Votre correspondant cite ces paroles du pajae : \u201cOn pensait qu\u2019apres le Concile viendrait une journée de soleil pour l'histoire de l'Eglise.Or est arrivée une journée pleine de nuages, de tempêtes, de ténèbres et d\u2019incertitudes\u201d.Voilà de bien tristes propos dans la bouche de celui vers qui se tournent des regards chercheurs d'espérance.On est en droit de s'attendre à plus de confiance en l\u2019Esprit Saint envoyé par Celui qui a dit: \"Je suis avec vous jusqu\u2019à la fin des temps\u201d.L\u2019apparente contradiction qui se trouve dans l'Evangile entre \u201cson dynamisme révolutionnaire d'un côté et son appel ù la non-violence de l\u2019autre\u201d (Haring, p.13), beaucoup de catholiques de l'Amérique du Sud la xi-vent intensément.Dom Hélder Camara, pour un, en témoignait récemment: \u201cSi je ne crois pas en la violence armée, je n\u2019ai pas non plus l'ingénuité de penser que les conseils fraternels, les lyriques exhortations peuvent faire s\u2019effondrer, tels les murs de Jéricho, les actuelles structures socio-économiques\u201d.(\u201cRévolution dans la paix\u201d, Editions du Seuil, Paris 1970, 147 pages, p.38).Alors, à quoi ça rime: \u201cêtre forts dans la foi pour combattre le pouvoir des ténèbres\" .\u2019 Et qu'est-ce donc que ce \u201cpouvoir des ténèbres\u201d, si ce n\u2019est l\u2019argent, dont on pourrait dire, sauf votre respect, qu\u2019il est entré dans le temple de Dieu.A ceux qui n'hésiteront pas à s\u2019approprier les propos du souverain pon-;ifc sur la société profane, je.tiens à répéter les paroles véritablement ins-pirêes que Paul VI prononça lors de l'ouverture de la deuxième session de Vatican il: \"Que le monde le sache: l'Eglise le considère avec une profonde compréhension, avec une sincere admiration et un loyal désir de ne pas en faire la conquête mais de le servir, de ne pas le mépriser niais de le mettre en valeur, de ne pas le condamner mais de le réconforter et de le sauver\u201d.iCité par Dom Camara, p 30).Si, comme l'a vraiment dit le pape le silence est nécessaire pour écoute; la parole de Dieu\", il n'est pas hérétique de prétendre que la parole de Dieu utilise souvent le véhicule hu- I décision du cardinal Paul-Emile Léger d\u2019oeuvrer comme simple missionnaire en Afrique, m\u2019éclaire davantage sur le sens divin de la situation dans laquelle nous nous trouvons que bien des encycliques.Car, \u201cle temps compris entre la résurrection et la date inconnue du retour du Christ, doit être rempli par la prédication missionnaire.C'est le temps de grâce qui est.accordé actuellement aux hommes: tous, ils doivent avoir l'occasion d'entendre, dans le présent, l'Evangile\u201d.( Oscar Cuilmann, \"Christ et le temps\u201d, Bibliothèque théologique.Delachaux & Niestlc S.A., Neuchâtel.Suisse, 1957, 182 pages, p.115).A titre de membre actif du Front de libération des.chrétiens, je vous laisse, en guise de conclusion, notre slogan: Christ, ARRIVE! Rcjcan Brouillcttc LaSalle, P.Q.Un chef-d'oeuvre Félicitations à M.Roméo Patry de Québec.Sa supposée \u201cConfession d\u2019un curé en l\u2019an 1972\u201d, qui a paru clans votre chronique \u201cCe que pense le lecteur'\u2019, est un véritable chef-d'œuvre.Rien n\u2019y manque dans son énumération des changements dus à l\u2019Eglise \"progressive\u201d d'aujourd\u2019hui.Cependant, je remarque que le curé a oublié de signaler qu'en \u201cmontant en chaire\u201d il a humilié les paroissiens en les \u201cdominant\u201d.De même, il devrait les appeler \u201cmes amis\u201d, le mot paroissien étant désuet.Claire Beaudry, 5029, rue Mentana, Montréal, P.Q lai presse- - \u2018 P-RFSSE es: pubRce par LA ^RfSbC.ï.7.rue St -acajcs.Montréal.Sau e La l Canadienne est autorisée à effuser le- \u2022\u2018orrr.avons ce \u201cLA PRESSE\" et celles dcb xcn es de la Presse Associe c* de Rau- \u2022\t' Tcus os cro îs ds reproduction des infor* r\tpart ; ùrrz à LA PRESSE sont 6ja- i'*rre*'! ffser.>r «Courrier de la deuxième \u2022\t n_ 6-7-8 août à 730.930 Le Cheik Blanc v.g avec s.-1.anglais 9-10 août à 7 30.9 30 I Vitelloni va avec s.-t.anglais verdi S380SHaurert 277-3233 58593 ^80157901094 A 12 LA PRfcbbt, MONTREAL, VEîn\u2019DREDI 4 AOUT î972 ;*^:4 ~N ?< Vs **< \u2022 :: .V W 1 ;: g*?
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