La presse, 20 septembre 1972, Cahier E
[" MONTREAL, MERCREDI, 20 SEPTEMBRE 1972 - 88e ANNEE - No 192 CAHIER ï f ES Beaucerons ne se sont pas lais-I sés abattre par l'incendie de l'usine Glendale qui emploie 238 d'entre ¦ eux .Saint-Joseph-de Beauce a organisé une \"corvée\" pour reconstruire.Toute la population y\u2018participe bénévolement et bien des gens des villages alentours viennent les aider.Chacun apporte sa contribution : les hommes sur le chantier travaillent sept jours par semaine tandis que les femmes s'occupent du ravitaillement.Toutes les classes sociales sont réunies et même le médecin et le notaire deviennent simples manoeuvres.Une des bâtisses est déjà reconstruite et les travaux avancent rapidement.L'épinette traditionnelle de la corvée a été hissée entre les drapeaux du Québec et du Canada.ÉÜH .V'Æÿ\u2019j' Mkfofsùsàf £> il-' ' Phoïoî ¦V (SJry - Antoine Désileîs MH , \u2022 - P - \u2022 s - umm .\t.\u2022 m: m : wm m ®ÜH iiÉi# '\t.I SËËÉI Ws, iü mm \u2019 .IV \"!\t~ \u2022\tConLp:*.!;* ;fie V'JpV1' \u2022 Livraison sottjp \u2022 ,Pj.ûiVj \u2022\tE fptioii \u2022\tPoÜssVk s PêTp.t Pfjiiv budqot, 842-8811 Ltee 5T0Ste-C atherine est iC5ï?^i|\t\tt\tiidi '*3r: -J\tj-Wâca» !\tjlgfSÿ-i#-\t| \tr^n\tï*» **¦ \u2014! I liB \u2022\u2022\u2022\t \u201c\t# -\t\\'4\t \tx* \t ? POUR PASSER UNE PETITE ANNONCE COMPOSEZ 87-47-111 POUR CHANGER ou ANNULER VOTRE ANNONCE COMPOSEZ 874-7205 timbres extra OIGNONS JAUNES B ¦ 1 H JI JUm CETTE SEMAINE SEULEMENT EXTRA tromirr kasse SpÉC\\ A.L JAPAN ELECTRONIC CENTRE ¦ ¦¦ ¦ g¦¦¦¦¦¦¦¦¦ «¦¦»¦¦¦¦ E 6 LA PRESSE, MONTREAL, MERCREDI 20 SEPTEMBRE 1972 par 16 jours de pluie, la plus forte précipitation étant signalée le 3 août, avec 1.18 pouce de liquide encombrant iïjf l^iviv wi dwivii wiî» (surtout pour les cultivateurs 1\t¦\tqui n\u2019arrivaient plus à faire les foins).Temps chaud et temps rtliHA ût caIûiI Ant ilWIlOf JaTSC'IW WI «ÜVIVII wi ii fait bon ménagé cet été par Lucian RIVARD \u2022 Par 45 degrés 28 minutes de latitude et 73 degrés 45 minutes de longitude, à 102 pieds au-dessus du niveau de la mer (en d\u2019autres termes: au bureau météorologique du Canada, à Dorvaî), le temps a été frais, très pluvieux et moyennement ensoleillé au cours des mois de juillet et août La grande prédominance de ces mois, dits de vacances, a certes été la pluie qui s\u2019est abattue presque quotidiennement sur la tête des vacanciers hargneux qui auraient peut-être préféré être au travail plutôt que de jouer aux cartes dans un chalet loué à prix fort ou dans un hôtel de grand luxe, doté d\u2019une piscine ultra-moderne, dont l\u2019unique utilité aura été d\u2019orner les pamphlets publicitaires de l\u2019établissement pour en vanter les grands mérites.En fait, il est tombé exactement 11.11 pouces de pluie sur la tête des Montréalais au cours de ces mois \u201cles deux plus beaux de' l\u2019an-née\u201d\u201e habituellement.Un total de 6.14 de ces pe- tits vilains pouces de pluie sont tombés au cours du mois de juillet alors que 4.97 de leurs frères jumeaux faisaient de même au cours du mois d'août.On se serait attendu normalement à des précipitations de 3.41 et 3.35 pouces d\u2019eau \u201ccéleste\u201d au cours de ces deux mois, soit un total de 6.76 pouces.62 jours à oublier De toute façon et statistiques à l\u2019appui, les 62 jours des mois de juillet et août 1972 sont à cataloguer au chapitre des mauvais souvenirs du passé.Voyons voir ce qui a bien pu se passer au cours de ces 62 jours.La première tranche, c\u2019est-à-dire le mois de juillet a été marquée de 18 jours de pluie, allant d\u2019une simple trace le 7 et le 27 du mois jusqu\u2019à 1.27 pouce le 10.Quant à la deuxième tranche, constituée du mois d'août, elle a été assombrie Et que dire des orages qui se ¦ sont amenés en bande de 16 alors que normalement la \u201cgang\u201d se Imite à 9.8 (Alcide Ouellet n\u2019a pas pu nous dire si le .8 était un orage nain.).Pour ce qui est du temps frais, nous nous demandons s\u2019il est utile d\u2019en parler parce que tous et chacun l\u2019o n t \u201cvécu\u201d et même \u201csenti\u201d.Une seule fois le thermomètre a consenti à toucher le chiffre magique de 90 degrés, tout juste, sans aller plus haut.Treize fois, il a condescendu à bien vouloir franchir le cap du 80 degrés.Mais il faisait payer ses \u201clargesses\u201d en sens inverse en se maintenant dans les 60 degrés au cours de 12 des 62 jours de cette période dite de l\u2019été.' La température moyenne du rtlôis de juillet a été de 68.8 degrés alors que normalement elle se situe à 70.1.Quant au mois d\u2019août, il fut un tantinet plus frisquet avec une moyenne de 64.9 degrés comparativement à une moyenne normale de 67.8.Du soleil quand même.A travers tout cet \u201chumide fourbi\u201d, le soleil a quand même eu sa place.quoi qu\u2019en disent les incrédules.Et, à la grande déception de ceux qui ont pris leurs vacances en juillet, nous sommes même en mesure d\u2019affirmer, preuves à l\u2019appui, qu\u2019il y a eu plus de soleil que la normale au cours du mois de juillet.Et c\u2019est pas une blague! Ortlnn 1*« /inmnilifinn nfTn/i.LA.1V/U SM «.UllIJlltUVtUll V.UVV,- tuée par 45, degrés.28 min., bref à Dôrval, le soleil a daigné luire pendant 255.2 heures au cours de juillet alors que normalement, ses rayons ne sont perceptibles que pendant 252.9 heures.Par ailleurs, on a noté par 46 degrés 48 minutes de latitude et 71 degrés 23 minutes de longitude, à 245 pieds au-dessus du niveau de la mer (ça c\u2019est à l\u2019aéroport de l\u2019Ancienne-Lorette, en banlieue de Québec), que le soleil avait lui pendant 267 heures, soit 40 heures de plus que la normale.Et ce, même s\u2019il a plu pendant 23 jours.Même s\u2019il s\u2019en trouvera toujours quelques-uns qui ne voudront pas croire à l\u2019évidente réalité, il y a eu un seul jour où l\u2019on n\u2019a pas vu le soleil au cours de juillet.Ses visites furent peut-être un peu brèves à l\u2019occasion, mais il fut au rendez-vous 30 jours sur 31.Pour ie mois d\u2019août, c\u2019est une autre histoire.Encore là, il y en a qui prétendront que le mois d\u2019août a été plus ensoleillé que juillet.C\u2019est faux et archi-faux.En août, l\u2019astre des jours a brillé pendant 221.5 heures, soit 18.6 heures de moins que la moyenne.Et encore, U nous a fait l\u2019affront de ne pas se montrer pendant trois jours.En dépit de tout cela, il y a eu 23 jours au cours de l\u2019été où le soleil a été présent pendant plus de 10 heures.En résumé donc, nous nous devons de dire, même si cela peut sembler paradoxal, que les mois de juillet et août ont été frais, très pluvieux et._ ensoleillés.VENTE À RABAIS DE VOITURES GM MODELES DE L\u2019ANNEE 1972 COMMENÇANT LE 21 SEPTEMBRE VENTES AU COMPTAS! SEULEMENT \u2014 IMMATRICULATIONS DISPCN1SLES VEGA 2 PORTIÈRES.COUPÉ \u2022HATCH BACK\" A cylindres, transmission automatique.Radio AM.CHEVY II Kin\\/A\tG cylindres.Transmission «UVA\tautomatique.Radio AM.COUPÉ 2 PORTIÈRES Servo-direction.CHEVY II NOVA SEDAN, 4 PORTIÈRES CHEVELLE HARDTOP, 2 PORTIÈRES ® cylindres.Transmission automatique.Radio AM.Servo-direction.300 deluxe, moteur standard V-8.Servo-di.ection.Servo-freins.Radio AM.TIEDEN APPELEZ 878-2771 \u2022 Les Galeries D\u2019Anjou \u2022 354-0300 TELE-COULEUR 20\" HITACHI TRANSISTORISÉ Prix de Vente 62995 MAGNÉTOPHONE À CASSETTES HITACHI CA/CC PORTATIF Prix de Vente 7995 UTILISEZ VOTRE CARTE 0E CREDIT FACILITES DE PAIEMENT \u2022 Les Galeries D'Anjou 353-6800 nBrvmnrwnrvnrv POULET FRAIS |P0UR B.B.Q CANADA \"A\" DEMANDEZ LE NOUVEAU LIVRET ('BONANZA') POUR TIMBRES EXTRA GotdStak avec tout achat de $10.00 ou plus Si votre carta \"Bonana\u201d a été poinçonnes chaque semaine.CATÉGORIE 3 à 41b CÔTELETTES DE P0BC FRAICHES CONGELÉES tJliPAttUE TAÇt HAUT COTÉ » BOEUF BOEUF MARQUE ROUGE OU BLEUE VIEILLI NATURELLEMENT SPECIAL POMMES McINTOSH ROUGES QUÉBEC NO 1 n0LA BEURRE 9 D\u2019ARACHIDES EXTRA SPÉCIAL BOUT.30 0Z .?PLUS DÉPÔT ?LB CELLO POUR BOUILLIR QUÉBEC NO 1 Gf^ 1% UNION SPÉCIAL PAPIER MOUCHOIR! CAPRICE mlm k i Is j i.m SUPERMARKETS LE SUPERMARCHE DE L\u2019ESCOMPTE \u2022 JÂ'PAN CAMERA CENTRE MOUS MOUS RÉSERVONS U OAOlT 01 u Annin LES «OAMTlKS rwi (N VIGUEUR JUSQU'A IA HRKHUr.I SAMtet 21 n mutai un LA PRESSE, MONTREAL, MERCREDI 20 SEPTEMBRE 1972 c*_i yn uvii G G;-3 I M |#%» un dirigeant de la commission scolaire a été formé pour élaborer un rapport, lequel doit être présenté ce soir aux commissaires.Il appert que ce rapport recommande le transfert des élèves anglophones de 6e année à une autre école, ce qui pourrait faire de la place aux élèves francophones plus jeunes.Cela, en vertu d\u2019un principe assez simple: puisque de toute façon les élèves anglophones voyagent déjà en autobus, ils peuvent aller à une autre école.et s\u2019il faut déplacer des élèves, il vaut mieux qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019élèves plus âgés.Une petite mer francophone.Les parents de ces derniers ne l\u2019entendent pas de cette oreille.Au cours d\u2019une assemblée tenue lundi dernier, ils ont voté à 159 contre 10 pour le maintien de la situa- quentée par une assez grande proportion de Néo-Québécois (d\u2019origine italienne surtout) et d\u2019e n f a n t s de familles \u201cmixtes\u201d (anglais-français).Parce que l\u2019école a été construite un peu à l\u2019écart des agglomérations populeuses, tous les élèves doivent déjà s\u2019y rendre en autobus.Or, depuis quelque temps, l\u2019environnement a commencé à changer, notamment avec la construction de plusieurs blocs d\u2019habitation à loyer modique, et l\u2019on se trouve tout à coup devant un bassin de population de plus en plus francophone.Ainsi, quelque 400 logements ont été récemment ouverts à proximité de l\u2019école Saint-Joseph, et ces familles ont en tout quelque 90 jeunes enfants d age scolaire.Un comité assez diversifié tion existante.Us soutiennent que si la 6e année anglophone est transférée dans une école qui.à l\u2019heure actuelle, est composée de classes françaises, leur droit au libre choix de la langue d\u2019enseignement se t r o u v e en péril, du fait que leurs enfants seront \u201cminoritaires\u201d au sein d\u2019une petite mer francophone.En échange du statu quo, ils proposent diverses solutions au problème des enfants francophones (des brigadiers scolaires au coin des rues ou un système de transport en autobus à partir de l\u2019école Saint-Joseph).En somme, et ils le disent clairement, les parents anglophones craignent qu\u2019à la longue, la commission scolaire en vienne à \u201céparpiller\u201d les classes anglaises à travers par Lysiane GAGNON C\u2019est ce soir, à leur assemblée régulière, que les commissaires de la Commission des écoles catholiques de Jacques-Cartier, sur la rive sud, devront décider s\u2019il faut \u201cprivilégier\u201d quelque 90 élèves anglophones de 12 ans (6e année), ou le même nombre d\u2019élèves francophones de 6 à 8 ans (soit le premier cycle du cours élémentaire).\u201cPrivilégier\u201d, c\u2019est un bien grand mot, en fait.Car, comme le dit l\u2019adjoint au directeur général de la commission scolaire, M.Pomer-leau, \u201cil s'agit d\u2019une tempête dans un verre d\u2019eau.Inutile de chercher ici un nouveau Saint-Léonard.\u201d Le problème tourne autour de l\u2019école Saint-Joseph-de-Sé-rigny, qui est actuellement une école anglophone fré- un certain nombre d\u2019écoles majoritairement françaises.Par ailleurs, les résidents francophones du q u a r t i e r avoisinant l\u2019é c o 1 e Saint-Joseph ont fait parvenir à la commission scolaire une pétition d\u2019une centaine de signatures, demandant l\u2019ouverture de classes françaises pour leurs enfants, en raison de leur jeune âge et des risques qu\u2019il y aurait pour eux à se rendre à une école plus éloignée.Selon M.Pomerleau, le transfert des élèves anglophones de 6e année ne constituerait qu\u2019une étape de transition.En effet, signale-t-il, l\u2019école Saint-Joseph est appelée à devenir une école entièrement française d\u2019ici quelques années à cause des constructions domiciliaires qui se font dans ce secteur (où s\u2019installa une majorité de francophones), et la commission scolaire a l\u2019intention bien arrêtée d'attribuer dès l\u2019an prochain une école aux anglophones du territoire.\u201cIl n\u2019est absolument pas question de disperser les classes anglaises comme le craignent les parents\u201d, affirme le porte-parole de la commission scolaire.Dès l\u2019an prochain, les élèves anglophones se retrouveraient concentrés, comme ils le veulent d'ailleurs, dans une école \u201chomogène\u201d du point de vue culturel.C'est cela qui fait dire à M.Pomerleau qu\u2019on est en train de faire \u201cune tempête dans un verre d\u2019eau\u201d.Mais quoi qu\u2019il en soit, la décision n\u2019est pas prise.C\u2019est ce soir, en effet, que les commissaires devront se prononcer là-dessus.D'HUDSON Oui ! LES PETITS ï Les personnages de la troupe de \u201cDisney on Parade\u201d reviennent en ville! Et au magasin La Baie.spécialement pour vous.Imaginez! Blanche-Neige, Mickey Mouse, Donald Duck, Pluto et Goofy viennent vous rendre visite dans les succursales suivantes: LEVONS NOS COUPES AUX CHAMPIONS Laval.le jeudi 21 septembre à 7 h 30 à 8 h p.m.Rockland.le vendredi 22 septembre à 4 h 30 à 5 h p.m, Dorval.le vendredi 22 septembre à 7 h 30 à 8 h p jn.Aux magasins centre-ville et Boulevard, les personnages .vous donneront la main.vous amuseront.vous émerveilleront.Centre-ville.le samedi 23 septembre â 10 a.m.Boulevard.le samedi 23 septembre â 2 h p.m, Madame Hélène Baillargeon Votre grande amie sera de la partie.Venez tous! Vous aurez du plaisir! .\u2022 Et ne manquez pas non plus d\u2019aller voir le spectacle \u201cBlsstey On Parade\u201d \u201cédition 72\u201d au Forum du 26 .septembre au 1er octobre.Billets en vente à la Baie.mm çgç.'V*,»1 'mm-.(et voici une offre qui fera déborder vos coupes) [CANADA PLUS BOUTEILLES RETOURNABLES-C'EST ÉCONOMIQUE C«l» crffrs «'nt V^id* qc* pow^n i*mp» tenu*, \u2022¦\u2022K-;-w ¦ - '-XI ïm mÊSÈkêiSÈ*h m XfeM: m-ïïM il >Vy>- âëËgpg wm.mêm % ,v : A ; '.\"S?Y - \u2022 v wmmm ¦y-x-.¦VAAl ppqouct UNS PjHW»U DISNEY ON 0.-_ney Ptaîw.!¦-**% E 8 LA PRESSE, MONTREAL, MERCREDI 20 SEPTEMBRE 1972 mm: i §|iï@s gs niÊM mmji Ma* VV I ÂSfcdvJ.: FIBEROIO PANNEAUX MAÇONNERIE FIBRE DE VERRE | PANNEAUX A CLOUER, BRIQUE ET PIERRE IM H' n ¦> Pii Pi» WSÊÊ prix special PL3N FONCIER I:; &M: WvAr pin-m/iï^ > :c> \u2019oSîTsa&fti .1*#**'*' TRâDERS WAM.par Daniel MARSOLAIS QUEBEC \u2014 Contrairement aux aimées antérieures où elle se limitait, somme toute, qu\u2019à ne faire les \u201cbien tristes\u201d bilans de la rentrée scolaire \u2014 dénonciation du retard dans les ccnstrucüur.s scolaires; du matériel non livré dans les écoles; de la perte de milliers de jours-élèves; etc., \u2014 la Corporation des enseignants du Québec a misé sur \u201cl\u2019économique\u201d pour faire sa critique de la rentrée.C'est à partir d\u2019une analyse faite par M.Jean-Marie Raby, économiste de la CEQ, que la centrale syndicale a tenté de démonlerr, hier, que dans un premier temps\u201d le gouvernement a choisi la paralysie du système scolaire en réduisant à O.7 l\u2019augemen-tation du coût moyen par élève pour l\u2019année 1972-73 et, en second lieu, qu\u2019il fait fausse route dans sa stratégie économique en privilégiant le secteur \u201cinvestissements publics\u201d au détriment de la fonction publique.Réponse à Cloutier Intitulé \u201cMission économique et éducative de l\u2019Etat du Québec\u201d, le document de la CEQ se veut une réponse \u201cnon-marxiste\u201d au \u201cv e r-tueux\u201d discours de la rentrée du ministre Cloutier et à la proposition du Conseil du patronat qui suggérait au gouvernement de diminuer les investissements dans les secteurs de l\u2019éducation et des affaires sociales.Après avoir brièvement exposé les deux grandes missions attribuées à l'Etat \u2014 la mission économique et la mission sociale \u2014.M.Raby met en relief l\u2019importance financière de la mission sociale en signalant que 26.7 p.cent des ressources financières du Québec sont absorbées par l\u2019éducation.Evoquant l'évolution fantastique des coûts en éducation au cours de la décennie 1960-70 \u2014 la proportion du produit national brut consacrée à l\u2019éducation est passée de 4.5 p.cent à 8 p.cent au cours de cette période \u2014, il précise que le Québec accuse quand même un certain retard sur le reste du Canada.Effectivement, 8.7 p.cent du PNB canadien va à l\u2019éducation contre 8 p.cent au Québec.L'action du gouvernement Rappelant le principal objectif visé par le gouvernement dans son budget de 1972-73, soit de \u201climiter la croissance des crédits à l\u2019éducation et à la santé à un rythme qui tienne compte du rattrapage déjà acqui s.\u201d, M.Raby en vient à la con- clusion qu'il est encore trop tôt pour commencer la décélération du rythme de croisière des dépenses en éducation.Son argumentation repose sur deux éléments principaux, à savoir la scolarisation des enfants québécois et le coût moyen par élève.Certes, affirme l\u2019auteur, il y a eu rattrapage au niveau secondaire depuis 1960-61.En 10\tans, la clientèle de niveau secondaire est passée de 22 p.cent à 38 p.cent.Cette progression s'avère cependant trompeuse lorsque après avoir dépeint l\u2019ensemble de la situation québécoise, on fait la comparaison entre les diverses régions administratives du Québec.Il apparaît en effet que les régions des Cantons de l\u2019Est, de l\u2019Ou-taouais et du nord-ouest québécois ont.des taux inférieurs à la- moyenne québécoise en ce qui concerne le nombre d\u2019élèves inscrits au secondaire \u201cce qui ne peut s\u2019expliquer autrement que par une organisation scolaire déficient\u201d.\u201cCette première onclusion, de dire M.Rby, devient encore plus évidente lorsqu\u2019on analyse la compostion de la clientèle scolaire\u201d.A ce sujet, 11\tsouligne que le ministère de l'Education fait fi de son propre objectif qui était d'attirer de 40 à 60 p.cent d'étu- diants du secondaire au secteur professionnel.En 1971-72.note-t-il, il n'y a eu que 16.3 p.cent de la population étudiante qui a choisi l\u2019enseignement professionnel.En outre, il souligne que faute de moyens financiers, le ministère ira à l\u2019encontre d\u2019une recommandation du rapport Parent où l\u2019on suggérait que les écoles publiques accuillent entre 5 et 6 p.cent des élèves de l\u2019enfance inadaptée.En 1970-71, cette dientèl ne représentait que 2.8 p.cent des effectifs scolaires sous la juridiction des commissions scolaires du Québec.Coût moyen Pour ce qui est du coût moyen par élève, subventionné par le ministère de l'Education, l\u2019auteur affirme que selon les prévisions budgétaires du ministre des Finances, l\u2019augmentation prévue en 1972-73 ne sera que de 0.7 p.cent comparativement à 14.5 p.cent en 1971-72.Or, à partir de statistiques de 1966, M.Raby en vient à dégager que le gouvernement devra nécessairement endosser une augmentation \u201ctrès conservatrice\u201d de 5.2 p.cent du coût moyen par élève.\u201cSans quoi, affirme-t-il, il manquera environ $30 millions dans le budget du ministère pour financer l\u2019ensei- gnement élémentaire et secondaire\u201d.Cette conclusion n'est toutefois pas partagée par un fonctionnaire de la direction générale du financement au MEQ, M.J e a n -C1 a u d e Amyot.Ce dernier prétend en effet que le ministère a déjà autorisé une augmentation de 6 p.cent du coût moyen par élève pour l\u2019année 1972-73 en plus d\u2019absorber les effets de la normalisation de la taxe foncière scolaire qui a été abaissée de $0.05 par $100 d'évaluation.En fait, ce même fonctionnaire s\u2019est vu dans l'impossibilité de commenter l'analyse économique de M.Raby en raison des sources de ce dernier.Au MEQ, toutes les analyses et prévisions budgétaires sont faites à partir des budgets déposés par le ministre à l\u2019Assemblée nationale.L\u2019économiste de la CEQ a puisé, de son côté, dans les prévisions budgétaires du ministre des Finances, Raymond Gameau, parce que nous a-t-il confié, \u201cOn ne peut rien obtenir du ministère de l\u2019Education\u201d.Or, comme les prévisions du ministre des Finances n\u2019englobent que les trois quarts du budget du ministère de l\u2019Education, ceci en raison d'un décalage de trois mois sur le début de l\u2019année financière de ce dernier mi- nistère, toute critique de l'analyse de M.Rby nécessite obligatoirement une série de savantes opérations qui ne peuvent malheureusement s'effectuer en quelques minutes.Cette erreur de source^ crée l\u2019imbroglio que l\u2019on sait et ce n\u2019est sans doute pais avant quelques jours que le ministère pourra faire connaître sa réaction au document de la CEQ.Dans son chapitre consacré à la mission économique du Québec, M.Raby déplorjè l'état lamentable de l\u2019industrie des pâtes et papiers ét de la pétrochimie et dénonce l'attitude du gouvernement qui, plutôt que de relever de secteur de pointe, \u201cconcentre ses investissements dans le secteur de la construction\u201d.Selon lui, le remède à la situation économique actuelle serait d\u2019investir $250 millions dans la fonction publique plutôt que dans les travaux publics.Le système économique, estime M.Raby, fonctionnerait beaucoup plus vite si on augmentait les salaires des fonctionnaires puisque lqs $250 millions seraient immédiatement investis dans la système économique.D\u2019ail-ieurs, estime-t-il, l\u2019impact siir l\u2019activité des secteurs économiques les plus importants de notre économie sera plus grand qu\u2019en investissant là où a choisi le gouvernement.; Regardez ces nouveaux moyens merveilleux d'embellir votre maison.Offerts pour la première fois à prix très économique.11 lest grand temps quo vous, songiez a redecor.er.Le beau temps est fini et la famille a regagne Te logis.Vous portez donc toute votre attention sur votre maison et sur lés moyens de l'améliorer.Lès matériaux modernes vous offrent des -possibilités de decoration infinies.Elles.s.ont toutes chez CBS.Les prix y sont mini et le choix mâxi.Nos vendeurs peuvent-vous aider a choisir le matériau qui convient a vos besoins.Venez nous voir aujourd'hui 1\t\" SPÉCIALISTE EN PROTHESES AUDITIVES APPAREILS AUDITIFS PHILIPS 800, PLACE VICTORIA.Montréal 115 Arcade du métro\u2014Galerie des Boutiques Piles, service et réparations pour toutes marques Ou Lundi au Jeudi: 9 h a.m.à 5 h.p.m.le Vendredi de 9 h.a.m.i 8 It.p.m.Téléphone 866-7422 PHILIPS NE RESTEZ PAS SOURD Audiprothesiste téléphoto PC A la bonne école Bob Wisner, 6 ans, 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