Le soleil, 1 avril 1976, Cahier A
[" YVON ST-GELAIS INC.Wi 525*4671 FUTURS MARIES MENAGES COMMETS CONCIERGERIES LUMINAIRES 64 PAGES 4 CAHIERS\tQUEBEC, JEUDI 1er AVRIL 1976\t80e ANNEE, No 82 PRIX 25* LE SOLEI ctEnti^Deuxf; discobar discret o lire Vie Cotroni témoignera L'Assemblée nationale saisie de la question du salaire des députés Les nouvelles publiées hier et mardi par LE SOLEIL concernant le salaire des députés ont eu don de soulever la colère du vice-président de l'Assemblée nationale, Me Robert Lamontagne.Celui-ci qualifie les nouvelles de \"faussetés'' qui constituent une violation des droits de tous les membres de cette assemblée\".\t____ .- Premier avril, quand tu nous tiens.Les journaux, la radio et la télévision ont diffusé, aujourd'hui, les nouvelles les plus loufoques que l'on puisse inventer, et il s\u2019est trouvé une foule de gens pour les propager.Chez nous, la Radio de l'Etat y est allée de l'annonce que les Jeux olympiques n'auraient définitivement pas lieu dans la Métropole.A Toronto, un animateur de la radio a simulé son assassinat sur les ondes.Cris, gémissements et coup de feu; tout était si réeUque même la police s'est fait prendre.L'animateur n'avait jamais vu tant de policiers en même temps dans le studio.En Europe, la presse belge, a annoncé que les casernes des pompiers seront dorénavant fermées le soir, m3 is ^üc les citoyens pourront toujours utiliser les bouches d'incendie à l aide de jetons.Radio-Lausanne a fait savoir que le gouvernement helvétique avait décidé de mettre la Suisse à l'heure d'été aujourd'hui, à midi, et que la France, qui est revenue à l'heure d'été, samedi dernier, avait décidé de revenir à l'heure d'hiver.météo Nuageux et pluvieux, aujourd'hui et demain.Maximum, aujourd\u2019hui: 5 à 8.Minimum, cette nuit: 4 à 6.Maximum, demain: 6 6 9.Détails à la page A-2 \"La filière canadienne\" Les éditeurs de \"La filière canadienne\" étant depuis peu l\u2019objet de poursuites judiciaires par suite des révélations contenues dans le livre de Jean-Pierre Charbonneau, la direction du journal LE SOLEIL se voit dans l\u2019obligation de suspendre la publication de ce volume pour une période indéterminée.Cependant, dès samedi, LE SOLEIL publiera, dans ses pages des annonces classées, un court feuilleton.Il s'agit du tout nouveau livre de Danielle Ouimet, \u2019\u2019Danielle, ça va marcher\", publié aux Editions internationales Alain Stanké.Nous regrettons ce contretemps.Place Laurier vendue pour $40 millions (c-6) On peut imaginer la confusion que ces nouvelles ont provoquée.mais, en ce premier avril, tout est possible.HM0 tsjgsgw sommaire A Québec aujourd'hui\tD-5 Annonces classées\tD-8 6D-I6 Arts et lettres\tD-4 à D-7 Bandes dessinées\tD-17 Bridge\tD-15 Carrières et professions\tC-10 Consommation\tC-2 Dans nos régions\tA-14 Décès\tD-18 Economie-finance\tC-6 à C-10 Horoscope\tD-16 Monsieur québec\tA-3 Mot mystère\tD-8 Mots croisés\tD-12 Poge documentaire\tA-5 Patron\tD-13 Sport\tB-l à B-10 Télévision\tD-6 La Cour Suprême donne raison à la CECO par Léonce GAUDREAULT La Cour Suprême du Canada a confirmé la constitutionnalité de la législation québécoise qui a permis la création de la Commission d'enquête sur le crime organisé (CECO).Sept juges sur neuf ont en effet rejeté la requête du duo Fontaine-Di Iorio qui contestait la constitutionnalité de la CECO.Le jugement contenu dans un long document a été rendu public ce matin à Ottawa.Les trois juges-commissaires de la CECO se sont immédiatement réunis ce matin à Montreal pour examiner le jugement et les conséquences sur leurs travaux.Ils devaient émettre une déclaration publique cet après-midi.Mais on sait maintenant, selon les informations fournies hier par le juge Jean Dutil au SOLEIL (voir page A-ll), que la CECO reprendra prochainement ses audiences publiques pour entendre les importants témoins (Vie Cotroni, plusieurs membres de la famille Dubois) qui lui avaient échappé à la faveur de cette contestation judiciaire.Les deux seuls juges dissidents sont le juge-en-chef Bora Laskin et le juge de Grandpré.Les deux requérants Nicola Di Iorio, 52 ans et Gérard Fontaine, 31 ans, avaient été condamnés à un an d'emprisonnement l\u2019année dernière pour avoir refusé de témoigner.Leur avocat, Me Léo-René Maranda, avait établi son argumentation sur la section 19 de la Loi de la commission de police qu\u2019il affirmait être inconstitutionnelle, c'est-à-dire hors des pouvoirs de la province de Québec.La CECO avait été établie en 1972 à partir de cette loi québécoise.Le gouvernement canadien avait appuyé la demande de Me Maranda, tandis que le Québec avait défendu la constitutionnalité de sa loi.Bilinguisme: Ottawa doit mettre l'accent sur l'école par Louis TARDIF du bureau du Soleil OTTAWA \u2014 Ottawa devra réorienter définitivement l'application de sa loi sur les langues officielles à cause du fardeau financier trop lourd que les contribuables canadiens doivent assumer pour permettre aux anglophones d'apprendre le français avec le Le français pourrait améliorer la sécurité OTTAWA (PC)\u2014 En exprimant ses craintes au sujet de la dispute qui sévit depuis quelque temps au sujet du contrôle bilingue du trafic aérien, le commissaire fédéral aux langues, M.Keith Spicer, a déclaré hier que la sécurité aérienne pourrait en fait être améliorée si l'on recourait plus au français dans l\u2019espace aérien au Québec.Le commissaire parlait ainsi aux journalistes, après la présentation de son rapport annuel aux Communes.M.Spicer a été amené à s'occuper de cette dispute l'an dernier, après avoir reçu des plaintes de pilotes et de contrôleurs francophones du contrôle aérien quant à leur droit d\u2019utiliser le français dans leurs communications sol-air et vice-versa.Il a visité les tours de contrôle de Montréal, Québec et Paris à ce sujet, et a discuté du problème du contrôle bilingue avec des experts en aviation canadiens ut européens.(Suite à la page A6, 3e col.) peu de résultats tangibles que ces mêmes étudiants obtiennent une fois leurs cours terminés.C'est là l'essentiel du message qu\u2019a livré hier, à Ottawa, dans son cinquième rapport annuel, le Commissaire aux langues officielles, M.Keith Spicer.Dans ce document de 235 pages, M.Spicer tente avec l\u2019humour quelquefois ésotérique qui le caractérise depuis cinq ans, d'expliquer que la mission linguistique choisie par le gouvernement libéral actuel n\u2019est pas \"une aubaine\" pour le payeur de taxes et que la moisson récoltée est digne des pires années de sécheresse, à quelques exceptions près.Mais pour en arriver à une \"équité linguistique fédérale\", il ne faut cependant pas regarder la facture à la loupe et le Commissaire propose donc aux responsables du French Power à Ottawa de \"désaccentuer la bilinguisa-tion des fonctionnaires\" et de mettre le paquet dans l'enseignement de la (Suite à la page A6,2e col.) Voir document à la page A-5 ?S?\t\u2019 f v t i ¦ >v'\tur l égalité et la justice, la redist ib ition des terres, la lutte au crime t.a la corruption, le développement économique.La guerre à la pauvreté passe évidemment par le développement économique.Présentement, le produit national brut par habitant serait de l'ordre de $300.Avec l\u2019interdiction des armes à feu.le crime, le pillage et la violence auraient diminué de façon très marquée à Manille.La capitale continue cependant d\u2019être une ville fortifiée; des murs de béton décorés occasionnellement de barbelés ou de verre cassé cernent des p&tés de maisons.Les villages entou- (Suite à la page A6, Ire col.) Autre texte à la pago C-6 jeonpaul gagné un coin de l\u2019Asie (4) MANILLE \u2014 U y a maintenant trois ans et demi que la loi martiale a été proclamée aux Philippines.Même si le prétexte initial, atteinte à la sécurité de l'Etat par le Parti communiste et la minorité musulmane, tient de moins en moins, la loi est toujours en vigueur.Le couvre-feu a été raccourci, mais tout Philippin qui se risque dans la rue entre lh et 4h du matin peut être assuré d'aller passer la nuit dans un camp de détention.La loi martiale est en fait le cadre juridique choisi par le président Fer- de loi martiale MMHMU ?à » ! f Po/i HocrHon NEIGE VÎoUo» IKuTMUf PLUIE 0»*ot Fi averses averses Konwt Cüy tam prtcipitotioii ^ k«M pmi» g btlH prallipA TT\t/\u2022' ** MIOIM d'oî* choud ORAGES Mtomi Wffe BEGIN! *53 f-SH 35» : IwaW Délicieusement fémini-* ne.une robe à marquer tous les points, en tricot chandail.Corsage tout rayé de bleu ou vert sur blanc pur.Tailles: petite, moyenne et grande.$34.#«v> lC^_ cr lo météo Québec, Le Soleil, jeudi 1er avril 1976 prévisions tempé rotures TORONTO (PC) - Voici les températures enregistrées hier dans quelques villes d'Amérique du Nord et quelques endroits de villégiature: Lockheed: un mois de plus MONTREAL (PC) \u2014 Voici les prévisions météorologiques pour ce jeudi 1er avril 1976: Une vaste zone de dépressions, située au-dessus des Grands-Lacs, est à l'origine d'un courant d'air doux et très humide qui favorisera la persistence des nuages sur tout le Québec, avec une pluie qui pourrait être abondante par endroits.Le temps sera sombre et brumeux, mais les températures demeureront douces.Régions de l'Abitibi et de Chibougamau.Aujourd'hui: nuageux et pluvieux.Demain: nuageux avec pluie ou bruine passagère.Maximum aujourd'hui et demain: 6 à 8.Minimum cette nuit: 2.Régions du Pontiac-Témiscamingue, des Laurentides et de la Haute-Mauricie.Aujourd'hui: pluie et bruine continue; brumeux.Demain: nuageux avec pluie ou bruine passagère.Maximum aujourd'hui et demain: 6 à 8.Minimum cette nuit: 2 à 4.Régions de Québec, de Trois-Rivières, du Saguenay-Lac-St-Jean et de Rimouski.Aujourd'hui et demain: nuageux et pluvieux.Maximum aujourd\u2019hui: 5 à 8.Minimum cette nuit: 4 à 6.Maximum demain: 6 à 9.soleil Dawson Vancouver Edmonton Calgary Yellowknife Saskatoon Regina Winnipeg Churchill Sudbury Toronto Ottawa Montréal Québec Fredericton Saint-Jean, N.-B.Moncton Halifax Charlottetown Saint-Jean, T.-N Chicago Detroit Boston New York Washington Miami Denver Los Angeles San Francisco Acapulco Barbades Bermudes La Havane Kingston Mexico Nassau San Juan St.Kitts Trinidad Min max -22 -2 -11 -10 20\t30 21\t28 14\t20 20\t29 21\t30 11 28 16 28 21 28 21 28 19\t30 VENDREDI Lever Coucher 5.23\t18.16 Durée 12.53 moree VENDREDI Basse 3h00 Basse 15h30 Haute 7h50 Haute 20hl0 OTTAWA (PO \u2014 Des représentants du gouvernement canadien et de la société américaine Lockheed ont convenu, tard hier soir, de prolonger de 30 jours la dernière offre prévoyant la fourniture au Canada de 18 patrouilleurs Orion au coût d\u2019un milliard de dollars.Les termes de l\u2019entente devraient être dévoilés aujourd\u2019hui.Le directeur du marketing de Lockheed, M.William Wilson, a fait savoir, après une ronde de négociation de sept heures, que l\u2019entente a été bâclée et que le projet peut maintenant aller de l'avant.Cependant, ni M.Wilson ni les représentants canadiens ne pouvaient donner la moindre indication sur les termes de l'entente, soit qu\u2019elle signifie simplement une extension de l'offre de Lockheed de fournir les appareils ou s\u2019il s\u2019agit de la difficile question du financement qui a retardé de deux mois la signature du contrat.La rencontre a pris fin une heure avant la fin du délai fixé par Lockheed pour vendre ces avions.Plut tôt hier, le ministre de l'Approvisionnement, M.Jean-Pierre Goyer, avait indiqué que les négociateurs pourraient en arriver à un arrangement partiel sur cette vente qui coûtera plus d'un milliard Canada.de dollars au Le ministre de la Défense James Richardson a dit que l'entente serait finalisée d'ici quelques jours, même un mois, afin de permettre à la société Lockheed de réaliser le financement du programme de construction des avions avec un consortium de banques canadiennes.Une fois de plus, hier, les questions ont fusé quant à l'association des anciens sous-ministres Simon Reis-man et James Grandy avec Lockheed.Leur rôle de conseillers et leurs interventions auprès de fonctionnaires ont été décrits comme un conflit d'intérêt par l'Opposition, qui réclame une enquête.C'est un porte-parole du ministère de la Défense qui a annoncé que l'entente prévoyait une extension d'un mois à l'offre de Lockheed.Appa-ramment, l\u2019arrangement contient plus qu'une simple prolongation du délai.Cependant, il ne prévoierait rien concernant le critique aspect financier.ENTRE ORDINATEURS ON SE COMPREND! 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deuxième lecture jeudi dernier et ses trois articles ont été La base unioniste étudiés en détail mardi soir par la commission permanente des comptes publics et du revenu.Le gouvernement a bien tenté de hâter son adoption finale la semaine dernière, mais le leader parlementaire de l'Opposition, Robert Burns, a refusé d'en disposer immédiatement, sous prétexte qu'il était plus important de terminer d'abord le débat sur le discours inaugural.A LOUER MAGASIN Aussi grand sous-sol 1026 St-Jaan Québec 692-0947 G* 70S EST.SOUL CHAREST QUEBEC 2 TEL.: S 2 2 - 1 2 * 7 6 2 B \u2022 0 S 0 7 Quand tout est dit et fait duVO.c\u2019est du VO.Tricotés au naturel ou vifs de de motifs ou de rayures.LES TRICOTS D'MLIE Frais de coton bouclé, ils n\u2019auront pas maille à partir avec l'été, couleurs et au point jersey (parfois sens dessus dessous).Animés À droite: la veste bord à bord couvrant bain-de-soleil à côtes rayées.Sur jupe bien souple à 4 lés.Ecru souligné de brun ou turquoise de blanc.Tailles: P.M.G.TG.À gauche: le chandail à motif pointelle, ourlé de côtes et boutonné.S'ouvre sur un sans-manches et une jupe douce.Framboise, orange, turquoise ou écru en tailles P.M.G.TG.isimons place de l'hôtel de ville/place sainte foy courtise C le PNP THETFORD MINES \u2014 Si les pourparlers semblent rompus entre les chefs Maurice Bellemare et Jérôme Choquette en vue de la fusion de l\u2019Union nationale (UN) et du Parti national populaire (PNP), ils se poursuivent entre les partisans de ces deux formations politiques dans le comté de Frontenac.Convaincus que.l'intégration des forces de l'opposition doit venir de la base, un groupe de militants unionistes du comté, ayant à leur tête l'ex-député Marc Bergeron.ont convenu de tout mettre en oeuvre pour activer l'intégration de l'UN, du PNP, et des créditistes.Selon eux, ce regroupement est nécessaire mais il doit venir de la base et non des têtes dirigeantes.Ces partisans de TUN aou-haitent que leur initiative se propage à travers le Québec et conduise rapidement à la fusion UN-PNP.Incidemment Me Bergeron caresse le projet d'effectuer un retour sur la scène politique.Il a représenté les électeurs de Frontenac â rAssemblée nationale de 1966 1970.achat spacial prix courant $85.$49.95 isimons place de rhôfet de vilte place sainte foy la contemporaine* Québec, Le Soleil, jeudi 1er avril 1976 monsieur québec par y ves bernier Finies les études, on passe aux actes La Société mixte de tourisme de Québec est en bonne voie de réalisation.En effet, la Chambre de Commerce et d'industrie du Québec métropolitain a réussi à mettre sur pied, il y a quelques semaines, le cpmité de formation qui doit voir à l\u2019élaboration des structures de la future société touristique qui regroupera sous un seul et même toit, tous les intervenants dans le milieu: les gouvernements, les organismes de promotion touristique et l'entreprise privée.Ce dont nous souhaitions la réalisation rapide, à l'automne dernier, va donc voir le jour très bientôt Déjà, le gouvernement provincial (ministère du Tourisme), régional (le Service de Tourisme et Congrès de la CUQ, la Chambre de commerce) et les hôteliers, restaurateurs, se réunissent régulièrement dans le cadre du comité provisoire, sous la présidence de M.Jacques Plante, vice-président de Place Québec.Selon nos informations, on travaille rondement et sans trop de discussions inutiles, ce qui nous permet d'espérer en des réalisations concrètes d\u2019ici la fin de cette année.tout restaurant de la province de servir des aliments sur une planche de bois.Les seuls perdants dans cette affaire sont les fabricants de planches du genre, comme la compagnie Baribeau et Fils, de Lévis, principal fabricant au Québec.Pour sa part, M.Eddy Prévost, président de l'Association des restaurateurs, ne voit aucun inconvénient à cette loi destinée à protéger la santé publique.Tous les restaurants ont reçu un extrait de la loi au sujet de la planche à steak, et aucun d'entre .eux ne s'est plaint de cette interdiction.Graphologue certifiée Une violoniste de l'Orchestre symphonique de Québec, Mme Shirley Mays, de Charlesbourg, vient de se qualifier comme graphologue certifiée, à la Société internationale de Graphologie, de Chicago, Illinois.Selon un communiqué reçu de la société en question, Mme Mays vient de compléter avec succès un cours intensif de 18 mois sur les techniques de l'analyse scientifique de l\u2019écriture.Elle utilisera ses connaissances avec les étudiants en musique, afin de comprendre les caractéristiques et les problèmes qui peuvent aider ou nuire à leur progrès dans le domaine.Pour elle, la graphologie n'est pas du charlatanisme, mais bien une science qui peut aider les conseillers en orientation à travers le monde.II n\u2019est donc pas question d'en faire strictement un commerce.Nage-o-thon D'ici le 4 avril, près de 200 jeunes nageurs et nageuses vous solliciteront dans le but de se faire commanditer pour le nage-o-thon du club de natation Select, Ste-Foy, qui doit avoir lieu, le 4 avril.Cet exercice est organisé dans le but d'aider au financement des activités du club durant l\u2019année.Le nage-o-thon se tiendra de 9h à 14h à la piscine Jacques-Amyot, de l\u2019école les Compagnons de Cartier.Sociétés savantes L'université Laval sera le théâtre d'une activité intellectuelle de première importance alors que se tiendront, au printemps, les assises annuelles des Sociétés savantes du Canada.Le congrès aura lieu du 23 mai au 5 juin, et tout se déroulera sur le campus universitaire de Sainte-Foy.Une quarantaine d'associations font partie des Sociétés savantes et ce congrès est l'occasion pour plusieurs d'entre elles de tenir leur réunion générale annuelle et leurs élections.Toutes les provinces du Canada sont représentées dans ce congrès et plusieurs sphères des sciences humaines.Pour les enfants handicapés Les enfants aveugles ou demi-voyants de l'école Saint-Vincent de Charlesbourg s'en donnent à coeur joie depuis quelques jours après avoir reçu en cadeau une trempoline d'une valeur de $1,500 du club lions de l'endroit.Ce club s'occupe énormément de ces enfants handicapés.Le président des Lions s'est rendu à l'école pour se rendre compte de l\u2019utilisation du tremplin d\u2019entraînement.Nous voyons ici M.Vie Cossette avec M.Denis lorose, président de f école et plusieurs professeurs.) 11-f- Vf\t' \u2022 Bienvenue Québec4* Un dépliant utile r Le ministère de l'Education vient de publier en sept langues un nouveau dépliant à l\u2019intention des immigrants qui arrivent au Québec.Cette brochure intitulée \"Bienvenue au Québec\u201d, est préparée en fonction de l'accueil des enfants d'immigrants à l\u2019école francophone.Elle est disponible en français, en anglais, en espagnol, en portugais, en italien, en arabe et en grec.La Semaine allemande Une réception des plus réussies (bonne bière, bon schnapps, bonne choucroute) a marqué, mardi soir, l'inauguration du festival de la cuisine allemande au Château Frontenac.Tous les jours, à l'heure du dîner, et jusqu'au 10 avril, les clients du Village seront divertis par un groupe de quatre musiciens allemands, les Die Alt Schwabin-ger, qui nous ont donné une bonne mesure de leur talent en interprétant chansons et musique folkloriques de leur pays.La patte de cochon, la saucisse de Francfort (la vraie, pas des hot dogs) sur choucroute, etc.attendent vos papilles gustatives et sont préparées par le chef allemand de l'hôtel Hamburg Plaza, exploitée par la chaîne d'hôtels du Canadien Pacifique.Le décor, les guirlandes, les fleurs, tout y est.De plus, si vous profitez du festival, vous pourrez peut-être gagner un voyage pour deux personnes au pays de Wagner.Les planches à steak C\u2019est aujourd\u2019hui qu\u2019entre en vigueur la loi 68.sanctionnée en octobre dernier, et qui interdit à Articles sur les salaires des députés Le Soleil accusé d'avoir tenté de discréditer l'Assemblée nationale A 3 par Gilbert ATHOT Le vice-président de l\u2019Assemblée nationale du Québec, Me Robert Lamontagne, croit que les titres et les articles publiés par LE SOLEIL concernant le salaire des députés au cours des derniers jours constituent \"une violation des droits de tous les membres de cette Assemblée\".Il affirme aussi, dans une question de privilège soulevée hier, qu'en écrivant et en éditant ce qu\u2019il qualifie de \"faussetés\u201d, \"le journaliste Gilbert Athot et l'éditeur Jacques-G.Fran-coeur ont attiré ou voulu attirer le mépris de la population sur les membres de l'Assemblée nationale et en même temps ont jeté ou tenté de jeter du discrédit sur toute cette Assemblée, pour l'atteindre dans son honneur et sa dignité\".Le vice-président de la Chambre somme, en conséquence, LE SOLEIL de présenter dans son édition d'aujourd'hui.\"une rétractation complète et sans restriction qui occupera une place aussi importante que les articles faux qu'on a publiés\".Régie des mesures anti-inflationnistes sur le salaire des députés.La plupart des journalistes ignoraient, au moment de la réception du communiqué de la Régie, mardi, que les députés n'avaient encore reçu aucun chèque basé sur leur nouveau salaire de 1976 prévu par la loi.Même un adjoint du premier ministre l'ignorait.Ce n!'est qu\u2019hier, en fin d'après-midi, que le président de la Chambre, M.Jean-Noël Lavoie, a rencontré les journalistes de la Tribune de la presse pour donner des explications précises sur toute cette question.Il a confirmé, d une part, ce que LE SOLEIL avait réussi à apprendre, de peine et de misère, la veille (même des adjoints immédiats du premier ministre Bourassa étaient dans l'incertitude), soit que la Régie a fait ses calculs en prenant l\u2019ensemble des parlementaires (indépendamment de leur statut de ministre, adjoint parle- mentaire, p«*mier ministre ou autre) et non pas de façon individuelle.D\u2019autre part, M.Lavoie a confirmé que la masse salariale considérée comme permissible par la Régie aux fins des augmentations de traitements des parlementaires était de $264,000 pour l\u2019année 1976.Il a également confirmé que la moyenne par parlementaire serait bel et bien de $4,200 si les parlementaires touchaient les augmentations prévues pour 1976 dans les deux lois impliquées.Il a informé les journalistes qu'il reste un moyen (résolution, déclaration individuelle ou amendements législatifs) à trouver pour partager la masse salariale permissible, soit $264,000, entre les 110 parlementaires.Dans le groupe ministériel, selon le président, le consensus voudrait que le partage se fasse de façon égale, soit $2,400 par parlementaire libéral, qu\u2019il soit simple, député, ministre d'Etat, ministre, etc.Les groupes de l'Opposition n'ont pas été consultés encore.Ils le seront au cours des prochains jours, a laissé entendre M.Lavoie.Après quui, les décisions finales seront rendues publiques.M.Lavoie a aussi confirmé que le premier ministre, les ministres, le chef de l'Opposition officielle, M.Jacques-Yvan Morin, le leader parlementaire du Parti québécois, M.Robert Bums, ainsi que le président de la Chambre lui-même ont déjà signé un engagement écrit par lequel ils n'acceptent aucune augmentation pour 1976.Enfin, signalons qu'un autre vice-président de l'Assemblée nationale.M.Harry Blank, a demandé lui aussi, hier, au journal Montreal Star de se rétracter, toujours sur ce sujet des salaires des députés.Dans le cas contraire, il l'a menacé également de le traduire devant la commission parlementaire de l'Assemblée nationale.m n^s [(ùssani /®j ¦%*™ I ÎÜWWbmu ' \u2014 wsr*!l»! fl Dans le cas contraire, il menace de faire comparaître le journaliste Gilbert Athot et l'éditeur du SOLEIL, M.Jacques-G.Francoeur, devant la commission parlementaire de l'Assemblée nationale afin de procéder à l\u2019enquête pertinente prévue par le règlement de l'Assemblée nationale.Si ces deux personnes étaient reconnues coupables, l\u2019Assemblée nationale imposerait la sanction qu\u2019elle jugerait appropriée.Elle pourrait, en théorie, aller de la simple réprimande à l'emprisonnement Les faits reprochés Le vice-président de la Chambre reproche au SOLEIL d'avoir publié, en première page dans une édition (finale) de mardi, 30 mars, un article intitulé faussement, selon lui, \"A Québec, les députés dépassent de $1.800 les normes de la Régie\".Cet article, ajoute M.Lamontagne, \"est complètement faux et contient, entre autres, trois premiers paragraphes\" qu'il juge contraires à la vérité.Il a cité ces paragraphes comme étant les suivants: \"Les députés de l\u2019Assemblée nationale du Québec ont touché, au début de 1976.une augmentation salariale qui contrevient aux mesures législatives anti-inflationnistes.\"Ils toucheront $4.200 d'augmentation pour l\u2019année 1976.soit 11.13 pour ' cent, alors que le montant maximum a été établi à $2,400.Us toucheraient donc $1,800 de trop.\"C'est la décision surprise que vient de rendre la Régie québécoise des mesures anti-inflationnistes.\", etc.Après avoir cité ces trois paragraphes tirés de l'article de mardi, le vice-président de la Chambre affirme que dans l'édition d'hier (mercredi), l\u2019éditeur récidive dans les mêmes faussetés, en titrant sur huit colonnes, en haut de la première page, et il cite: \"Les députés gagneraient $1,500 de trop\".M.Lamontagne poursuit en disant que l\u2019éditeur invite alors le lecteur à se rendre en page 3 où, dit-il, sur six colonnes, cette fois, il apporte un titre mitigé qui se lit ainsi et il cite: \"Les députés ne recevraient qu'une partie de l\u2019augmentation attendue\".\"Rien dans l\u2019article placé sous ce titre ne fait allusion à la fausseté de ce qui a été écrit la veille.Il n'est pas question de rétractation non plus\", affirme aussi le vice-président de l'Assemblée nationale.Les 1er et 4e paragraphes Dans ses éditions d\u2019hier, le journaliste Gilbert Athot a écrit, en page 3, textuellement ce qui suit aux 1er et 4e paragraphes: \"Les membres de l'Assemblée nationale devront probablement renoncer à une partie de leur augmentation de salaire pour l\u2019année 1976 avant même de la toucher.V \"Une seule certitude était acquise.Aucun membre de l'Assemblée nationale (du simple député au premier ministre) n'a encore touché à l'augmentation de salaire prévue par les lois en vigueur.\" Dans le même article de mercredi, LE SOLEIL signalait aussi que «('était la confusion qui régnait tant au niveau du gouvernement qu'à celui de l\u2019Assemblée nationale en ce qui a trait à la compréhension précise du communiqué de quatre paragraphes émis par la POMPES REPARATIONS TOUTES MARQUES POMPES IND.STE-FOY 11)0 0.tout.HAMEL STE-fOY 872-5622 Le Soleil.Roynald Lavoie te Centre communautaire du centre-ville de Québec est maintenant propriétaire d'un édifice voué à l'action des groupes populaires de la basse ville.\t« Un toit pour les populaires de la groupements basse ville par Benoit ROUTHIER Les groupements populaires de la basse ville de Québec ont enfin leur propre édifice.En effet, jeudi dernier, ils se portaient officiellement acquéreur de l'édifice qu'ils occupent au 570 de la rue du Roi.Le Centre communautaire du centre-ville de Q .bec, qui regroupe présentement cinq organismes, a acheté l'édifice du Secrétariat social Saint-Roch dont l'un des membres est Mgr Raymond Lavoie, ancien curé de la paroisse du même nom.Les groupements membres du Centre communautaire du centre-ville sont le Comité des citoyens de l'aire 10, la A LOUER ENTREPÔTS - BUREAUX Locaux industriels et commerciaux ROUSSIN & FRERES IRC.Informations 651-9443 REMY BEAULIEU & ASSOCIES DOCTEURS EN OPTOMETRIE Clinique d\u2019architecture, l'Association coopérative d'économie familiale (ACEF), le Journal Droit de parole et Ciné Vidéobec.L\u2019édifice, qui date de 101 ans, a été acheté au prix de $25,000.L'Archevêché de Québec a fourni $10,000, les Pères Franciscains, $7,000 et les soeurs Hospitalières de Saint-Augustin, $8,000.Notons que des groupements populaires occupent cette construction depuis 1967.Presque la moitié des quelque 3,000 pieds carrés de surface sert aux services communautaires tandis que TERRAINS À VENDRE Résidentiel, pour construction iro-médiote.mognifiques terrains situés dons la paroisse Ste-Geneviéve, Ste-Foy.871-8863 A LOUER 10,000 px.t Bureaux ou moins AIR CONDiTiONNE 0EC0RE A NEUF Jean R, Gagnon 687-069$ le reste est consacré aux bureaux des groupes.L'édifice a d'abord été la propriété du notaire Arthur Duval.Par la suite il a entre autres servi de centre d\u2019hébergement pour les filles-mères, et à la Goutte de lait Enfin indiquons que la ville nourrit le projet d'élargir la rue du Roi.Puisqu\u2019il sera impossible de faire l\u2019élargis- sement de l'autre côté de la rue où on construit présentement un édifice pour personnes âgées, il faut prévoir que les autorités municipales tenteront d'exproprier cet édifice, selon les porte-parole du Centre communautaire du centre-ville de Québec.\"Mais nous n'avons pas l\u2019intention de quitter l'édifice avant longtemps\u201d, fut un commentaire des porte-parole.DESSINATEUR FLORAL \u201c45< demandé \u2014\tExpérience requise.\u2014\tSalaire selon qualifications.UÂôDMéJvv- 1179, rue SI-Jean Québec, Que.jour: tél.692-3820 soir: tél.S2T-1293 PRIX D'AUBAINE 16 logements de AVj pièces.\u2022'inition brique, très bien situé, près du bout, de la Capitale.Revenu: $27,600.Prix $145,000.Comptant requis $22,000.Directement du propriétaire.» 376 du Roi, ch, 208, Tél.: 524-8417 (En haut Société des Alcools) Montreal Trust Courtier W 629-0981 681-6227 889-2478 -x- Y Québec, U Soleil, jeudi 1er avril 1976 l\u2019éditorial Les anglophones au Québec , Du sondage effectué auprès du groupe anglophone de la région de Montréal par 1 Institut québécois d'opinion publique, il ressort un sentiment croissant d'inquiétude chez la minorité anglophone de la province.Une inquiétude similaire chez les francophones du Québec, minoritaires au Canada, au sujet de leur culture a donné lieu à l'affirmation plus bruyante de celle-ci, à l\u2019adoption de mesures \u2019 protectrices\" qui ont directement provoqué le climat d'insécurité dont témoigne la minorité anglophone du Québec.Ce sont là des réactions courantes lorsque des communautés diverses, par la langue, la race, la religion, sont en contacts étroits.Le progrès de l'histoire consiste précisément à surmonter ces divisions dans la mentalité et dans les institutions.Le sondage, effectué pour le compte du réseau anglais de Radio-Canada, Le Devoir et The Gazette, rend compte du fait que le sentiment d'aliénation de la minorité anglophone au Québec prend surtout sa source dans les mesures adoptées par le gouvernement de la province pour renforcer la culture française; 60 p.c.des personnes interrogées estiment que ces mesures sont injustes.Le sondage ne l'indique pas, mais cette impression serait certainement moins forte si les mesures adoptées ne se situaient pas dans le contexte de la montée du séparatisme depuis les années '60, qui laisse craindre des mesures encore plus radicales à l'encontre de la minorité anglophone.Il reste que selon les données du sondage, 42 p.c.pensent que la loi 22 menace la culture anglaise au Québec et 45.5 p.c.estiment que leurs enfants auront dorénavant moins de chance d'avancement au Québec.Même si tous les immigrants dont la langue maternelle n'est pas l'anglais s'intégraient à l'école française, la loi 22, telle qu'elle existe, continuerait à permettre à l'école anglaise d'accueillir les élèves anglophones.L'école anglaise au Québec perdrait alors sa force d'attraction vis-à-vis des immigrants \u2014 objectif visé par la loi 22.Mais la minorité anglophone n'en continuerait pas moins à bénéficier de l'école anglaise et à compter sur le contexte nord-américain (largement anglo-saxon) pour perpétuer sa culture propre.L\u2019inquiétude ne serait véritablement justifiée que si on brimait véritablement l\u2019école anglaise.L'insécurité de la minorité anglophone provient également du fait qu'elle se sent mal représentée au plan politique québécois.C'est probablement la première fois dans l'histoire du Québec que la communauté anglophone se soucie autant de sa représentation au niveau de la politique provinciale; auparavant on comptait sur la compensation du pouvoir économique.C'est certainement la première fois qu'une majorité (54 p.c.) pense que ses intérêts sont mal représentés à Québec, à tel point que 33.5 p.c.seraient intéressés à former leur propre parti.C\u2019est un signe révélateur d'antagonismes sociaux prononcés ou de divisions nationales marquées lorsque des secteurs importants de la société se sentent mal représentés par les partis politiques.Cette donnée se retrouve également au plan national où non seulement les éléments séparatistes du Québec se disent étrangers aux partis fédéraux, mais où les Prairies se trouvent mal représentées dans le gouvernement fédéral depuis quelques années.Toutefois, la formation de partis politiques sur des bases ethniques ou régionales n'est pas une solution.Un parti anglophone au Québec ou francophone à Ottawa serait forcément condamné à demeurer dans l'opposition, ce qui accroîtrait les frustrations.Nos partis politiques doivent être plutôt des coalitions d'intérêts et de groupes divers.A cet égard le parti libéral au Québec apparait encore (dans une proportion de 28 p.c.) le plus accueillant à la minorité anglophone, tandis que le parti libéral fédéral joue à peu près le même rôle depuis le tournant du siècle vis-à-vis des francophones sur la scène fédérale,.Tant au Québec qu\u2019au Canada quand les deux principales communautés linguistiques vivaient dans les \"deux solitudes\", les contacts et les frictions étaient réduits, du moment que les élites de chaque groupe maintenaient les communications; au Québec même les Canadiens français vivaient dans les régions rurales, les Canadiens anglais étaient concentrés dans les villes, où ils s'occupaient d'industrie et de commerce, décrétés chez nous comme négligeables et donc dévolus aux anglo-saxons et aux protestants (illustration caricaturale des thèses de Max Weber).Mais l'urbanisation rapide du Québec y a non seulement créé un état de crise, comme le fait tout phénomène d'évolution accélérée, elle a du même coup amené Canadiens français et Canadiens anglais dans le même champ de concurrence (42 p.c.des anglophones interprètent la loi 22 comme un transfert de pouvoir économique).En éclatant, les deux solitudes ont multiplié les causes de frictions et mis les deux groupes en face d'adaptations difficiles.Le dernier sondage indique que 77 p.c.des non-francophones ont maintenant des contacts fréquents avec les francophones au Québec et que le pourcentage des non - francophones qui parlent français couramment est passé à 44 p.c., contre 39.1 p.c.au recensement de 1971 et 30 p.c.en 1961.Les Canadiens des deux langues ont une période d'ajustement délicat à traverser dans v \u2022» # leur coexistence au Québec.D'autant plus que : les deux communautés, à des degrés divers et ; non sans noircir le tableau, se sentent menacées, ce qui les porte à exagérer les dangers et à * vouloir prendre des mesures fortement protectrices, ressenties comme une agression par l'autre communauté.L'histoire regorge d'exem- i pies de ce genre.Mais le temps n'est plus aux sociétés closes, ni aux splendides solitudes.L'évolution de l'humanité est faite de contradictions surmontées, qui conduisent à des solidarités élargies entre groupes divers.Les groupes s'allient et s'intégrent en conservant l'essentiel de leurs particularités.On passe ainsi du plus simple au plus complexe et au plus riche.Mais cela ne se fait pas sans heurts, sans ajustements rugueux.Les deux grandes communautés culturelles en font actuellement l'expérience au Canada, \u2019 plus particulièrement au Québec; elle a ses côtés traumatisants pour l\u2019un et l\u2019autre groupe.C\u2019est au tour de la minorité anglophone de Montréal de manifester son inquiétude.C\u2019est qu\u2019il en va des groupes comme des individus, il n'est pas facile mais il est nécessaire de * concilier dans nos sociétés complexes les exigences de l'individualisation et de l\u2019intégration.Ce sont là deux valeurs fondamentales de notre civilisation qu'il ne faut pas sacrifier.Nous en savons un peu quelque chose au ¦ Canada du fait de la coexistence de nos deux nationalités historiques au sein de la même nation et du régime diversifié qui en résulte.Encore convient-il de faire en sorte que les inévitables tensions entre les deux ordres de valeurs ne dégénèrent pas en antagonismes irrémédiables.Ce qui appelle à son tour acceptation des autres, sens du compromis et bon sens.Gilles BOYER - l\u2019opinion des lecteurs Fédération des caisses et Unions régionales M.le rédacteur en chef.LE SOLEIL publiait, samedi, le 27 mars dernier, un article signé par monsieur Michel Morin référant à un 1 télex transmis par le directeur général de La Fédération de Québec des Caisses populaires Desjardins aux directeurs généraux des Unions régionales.Ce télex faisait suite à des demandes d'information concernant la rentabilité des Caisses populaires, que votre journaliste avait directement sollicitées auprès des Unions régionales, Le d\u2019itiîtur général de la Fédération, dans son télex, informait les directeurs généraux des Unions régionales qu'il en sera question lors de leur réunion mensuelle déjà convoquée pour la fin de mars.Dans le but de fournir à vos lecteurs une information complète et conforme aux faits, nous aimerions préciser ce qui suit: Les membres des Caisses populaires sont bien informés de la situation financière de leur Caisse.Effectivement, chaque Caisse populaire présente à l'occasion de son assemblée annuelle un compte rendu incluant des états financiers certifiés par des vérificateurs attitrés, qui donnent aux membres une information adéquate sur la situation et les opérations de leur Caisse.La situation financière de chaque Caisse populaire est également bien Les pouvoirs excessifs de la M.le rédacteur en chef.Tout individu a droit au travail quels que soient sa race, sa religion, sa couleur, ses croyances politiques, et son allégeance syndicale.Or d'après un article du SOLEIL page A19 du 18 mars, la F.T Q construction refuserait ce droit à une catégorie de travailleurs Pour être engagé sur un chantier il faudrait, selun les demandes pour la future convention, être référé par un bureau de placement de la F.T.Q J'imagine mal le salarie qui a adhéré à la C.S N.ou CDS se presen ter à la F.T.Q.pour obtenir un emploi.Après les Olympiques et selon les perspectives actuelles dans la cons truction.il n'y aura peut être pas de travail pour tous les gars qualifies., connue des Unions régionales, de la Fédération de Québec des Caisses populaires Desjardins, du Ministère des Consommateurs, coopératives et institutions financières, ainsi que de la Régie de T Assurance-dépôts du Québec.C'est sur la foi de ces renseignements que la Regie de l'Assurance-dépôts du Québec se base pour garantir les dépôts des déposants.Toutes les Caisses affiliées aux Unions régionales membres de la Fédération bénéficient de la protection de la Régie de r Assurance-dépôts du Québec.La fin de l'exercice social des Caisses populaires varie d une Caisse à l autre.C\u2019est ce qui explique les difficultés éprouvées jusqu\u2019ici de produire sur une même base et à une date déterminée des données statistiques qui soient à la fois uniformes, significatives.d interprétation ne prêtant pas à equivoque.C'est ce qui explique egalement qu à la conférence de presse tenue à l'issue de l\u2019assemblée générale annuelle de la Fédération, à Montreal, le 9 mars dernier, nous n ayons pu apporter les informations demandées par votre représentant concernant la rentabilité de l'ensemble des Caisses populaires.Nous avions alors précisé que des travaux statistiques étaient en cours pour rendre disponibles à une même date les statistiques que nous possédons.L'article en question laisse entendre que notre Fédération \"vivrait\u201d des contributions des Unions régionales.En fait, les revenus de la Fédération F.T.Q.\\ Donc si I employeur accepte d'engager ses hommes avec l\u2019appui d\u2019une carte syndicale plutôt que celui de ses capacités et qualifications (cela devient injuste.Le rapport Cliche a décelé de graves problèmes dans cette industrie.Le gouvernement n'a rien fait pour les regler.Et si la F.T.Q.construction au lieu de ses bras pense à se servir de ses tètes pour tomber à bras raccourcis sur les autres travailleurs les problèmes sont loin d ètre résolus Espérons que le ministère du Travail verra clair et sera en mesure de rendre à chacun son dû (le droit de travail) plutôt qu\u2019un droit au \"bien-être social'.Denise Ijndry 125 Champs-Elysées.Ste-Fey.P Q.proviennent presque entièrement de la contribution des Caisses populaires.Les Unions régionales perçoivent cette contribution et la transmettent à la Fédération.L article laisse aussi entendre que le Président de la Fédération \"aurait lui-mème signé de ces directives et forcé son personnel à ne pas parler de la situation financière du mouvement aux journalistes\".Nous tenons à préciser ici qu'une tefle affirmation est sans fondement.Nous avons toutefois une politique interne voulant que notre Direction des Communications soit chargée de répondre aux questions des mass média ou de leur trouver la personne-ressource habilitée à les renseigner.Quant au telex transmis aux Unions régionales, il s\u2019inscrit dans le cadre du rôle de coordination confié à la Fédération.Dans un mouvement aussi décentralisé que le nôtre, il est normal d'effectuer une coordination des données statistiques avant leur mise en forme pour publication, comme il est normal que soit coordonnée la communication de toute information relative à l'ensemble du Mouvement des Caisses populaires Desjardins.Rene Croteau Directeur général > édération de Québec des Caisses populaires Desjardins Le rôle du registraire de Laval M.Marcel Barthe 4445, Bellechasse, #306 Montréal.P.Q Monsieur, Le Bureau du registraire de I Université Laval n a rien à voir avec l\u2019émission des relevés officiels de notes des étudiants des 2e et 3e cycles, ni d ailleurs avec la remise des bulletins à ces mêmes étudiants.Nous regrettons que vous ayez laissé circuler votre lettre dans divers journaux après avoir été informé lors d\u2019une conversation téléphonique que des accusations portées contre notre Bureau ne nous concernaient pas.Il eût mieux valu que vous me communiquiez directement votre insatisfaction.Je vous aurais alors éclairé sur la procédure à suivre.Marc Boucher.Registraire.MAITRE APRES EUX / ' ^ X\t.\t* ' ^ ¦ ./ 'm1 V ¦ .«.i .¦ # v *>*.\\ v ' \t \t\t\t\t \t \t\t * * A \\ i S l s * Le piquetage au Collège de Bellevue M le directeur.Sommes-nous libres dans un pays prospère?Où allons-nous alors que I administration du Collège de Bellevue juge préférable de fermer sa porte un bon matin à ses élèves externes, par crainte de représailles des grévistes qui ont envahi les couloirs et les classes?1- Qui sont ces grévistes, ces piqueteurs avec des pancartes du C.E.Q.?Des enseignants non contents de leurs conditions de travail, si vous n êtes pas satisfaits, laissez les autres libres de dispenser leurs cours 2- Des élèves qui veulent une journée de congé, restez chez-vous, il y a encore beaucoup d\u2019étudiants qui veulent apprendre et sont déjà défavorisés par la fermeture de leurs écoles.Et parmi, cette petite foule, il y a des gens qui suivent ces insatisfaits Et comment faire pour les identifier?D\u2019ailleurs, le fonds du problème n'est pas là.mais bien, dans notre effort personnel à chacun de nous, pour la solution de ce problème Que pouvons-nous faire'\u2019 Servez-vous de cette rubrique pour donner votre opinion.De plusieurs I étincelles jaillira I9 lumière.\u2022 Et de toute façon j\u2019appuie l\u2019admi- ! nistration du Collège de Bellevue et je désapprouve le piquetage des grévistes.Grévistes N\u2019y a-t-il pas une meilleure manière pour appuyer vos revendications que de vous servir de nos enfants Qui éclaircira pour nous parents, tous ces détours obscurs, afin d\u2019arriver à quelle fin?Patricia Boisvert.MO Calixa-Lavallée.#6.4\tQuébec* Quéfe*, le Soleil, jeudi 1er ovril 1976\tA 5 lo page cinq Document Une fonction publique bilingue à prix d'or par Keith Spicer, Commissaire aux langues officielles Keith Spicer est devenu une véritable institution.Il nous revient chaque année, depuis cinq ans avec la même verve et le même humour mordant pour dresser un bilan de l\u2019effort de bilinfuisafion du gouvernement fédéral.Le rapport de cette année est ni plus, ni moins pessimiste que les précédents.Nous publions aujourd'hui des extraits traitant de la valeur des fameux cours de langue donnés aux fonctionnaires.\"Nous alignions l'an passé une série de chiffres quelque peu inquiétants tirés du grand ordinateur fédéral à propos du retentissement des cours de langue dans la vie professionnelle en 1973-1974: 40% des 2,483 diplômés anglophones ne se servaient apparemment \"jamais\" de leurs connaissances en français dans leur travail et 51% ne les utilisaient que \"parfois\".Devant ces données brutes \u2014 et brutales \u2014, à la fois cote d'alerte et signal d'alarme, notre Bureau avait alors décidé d'aller au fond des choses et d'entreprendre une étude beaucoup plus fouillée de l'emploi qui se faisait de la langue seconde en juin-juillet 1975.\" Profitant de la généreuse collaboration de la Commission de la fonction publique, du Conseil du trésor, du ministère des Approvisionnements et Services et de quelque 4,300 diplômés, le groupe d\u2019étude s\u2019est efforcé de ramener au jour les éléments d'information qui permettraient au Parlement et à la gent contribuable de se faire une petite idée de ce que leur vaut leur argent Le calcul d'un rapport coût-bénéfice exact s'annonçait ardu; d\u2019une part il n\u2019est pas rare que certains coûts indirects de la formation linguistique se perdent dans le phénomène ou à la périphérie des budgets, au titre des émoluments improductifs et de l\u2019élargissement des tableaux noirs; d'autre part, les dividendes en cours, souvent d\u2019ordre psychologique, politique ou administratif, sont difficiles à évaluer en dollars.Quelques questions toutes simples aux diplômés sur l'emploi qu\u2019ils font de leur langue seconde ont malgré tout permis de dégager une impression d'ensemble sur l\u2019efficacité du programme et, partant, sur les moyens d'arriver à de meilleurs résultats.Ce n'est pas une aubaine ' Notons ici, puisque nous y sommes, combien rarissimes sont, dans l'administration, les gens que met en joie l'idée de parler \"coûts\u201d.Une fois allégés d un passif somme toute compréhensible, imputable aux \"erreurs de jeunesse\", à des incidents de parcours qui n'ont rien d'extraordinaire et aux méfaits de la loi de Parkinson dans la bureaucratie, les chiffres du gouvernement permettent de procéder à une sous-évaluation fort libérale \u2014 ou est-ce \"conservatrice\u201d?\u2014 mettant respectivement à 9,150 et 10.150 dollars le prix de revient du diplômé anglophone et de son homologue francophone.Pour information, ces statistiques tiennent compte des traitements versés au titre du système des\"postesparallèles\u201dmaisnon.entres autres, des dépenses d équipement (construction ou achat de locaux) et de la location de classes supplémentaires; celles-là disparaissent dans les recoins du budget des Travaux publics.N'est pas Maigret qui veut; cette année l'acharnement de nos enquêteurs n'aura pas suffi à nous mettre sur la piste de tous les frais probables de la formation.Tout porte d ailleurs à penser qu\u2019il n'existe qu'un limier, l'auditeur généra! soi-même, capable de déterrer tous les instruments budgétaires possibles et imaginables que recèlent les archives publiques.A nonr personne n'a été en mesure de dire ce qu'avaient coûté les contrats passés avec les instituts privés et la rénovation des écoles fédérales.Il s'ensuit \u2014 on rougirait d'un moindre aveu \u2014 que nous sommes dans l'incapacité de donner ici une évaluation définitive relativement fiable du prix de revient de nos quelque douze mille fonctionnaires certifiés bilingues.Il est cependant vraisemblable que toute estimation plausible nous mènerait infiniment plus près de certain stade olympique que du parc Jarrv, terrain des Expos de Montréai.Mais encore une fois; \"Que nous vaut notre argent?'' Indéniablement, pas tout à fait assez de ce qui aurait le don de combler d'aise un contribuable moyen de plus en plus exsangue.Bien sûr.aussi intangibles soient-elles, o-1 ne peut que se féliciter des modifications positives que signalent ds.ns leurs attitudes face à la ¦¦ .Dur* Je l'autre groupe linguistique certains diplômés, anglophones pour la plupart Le gain est loin d être négligeable, ne serait-ce que par le rayon de sérénité qu'il fait briller dans la sphère fédérale et dans l\u2019univers canadien en général.Force est toutefois de reconnaître que dès qu\u2019on s'essaie, en bon utilitariste, à prendre l'exacte mesure des lumières qu elle propage sur le plan professionnel, on n'est certes pas ébloui par cette onéreuse formation, plutôt faite pour occulter l'optimisme et obérer le porte-monnaie.Même à l\u2019état brut, certaines conclusions de la nouvelle étude semblent, il est vrai, indiquer quelques progrès par rapport à l'an passé.Qui plus est, par son caractère encore massivement anglophone, la fonction publique continue de donner aux diplômés francophones toutes sortes d'\"occasions\" de mettre à profit dans leur vie professionnelle l'anglais qu'ils ont acquis.Mais \u2014 pour cette même raison d\u2019ailleurs \u2014 l'écrasante majorité des diplômés anglophones ne se servent pas, eux, de leur français \"fédéral\u201d assez souvent pour que la plupart des bailleurs de fonds puissent s'estimer compensés.Sil'onen juged\u2019aprèsces critères, étroits certes, mais pragmatiques, les cours de langue de la fonction publique \u2014 formation de base, et non avancée, spécialisée ou spécifiquement adaptée aux fonctions exercées \u2014 ne sauraient en aucun cas, tels qu'ils sont à l'heure actuelle, représenter ce qu'il est convenu d\u2019appeler une \"aubaine\u201d.(.) Une langue qui ne sert pas Nos observations se fondent sur les réponses apportées à un questionnaire en quarante-huit points par tous ceux des 4.700 diplômés des cours de langue de la Commission de la fonction publique que les listes gouvernementales nous ont permis de contacter en juin et juillet 1975.La forte proportion des dossiers exploitables reçus en réponse à nos deux envois (81% plus 8% arrivés trop tard pour pouvoir être utilisés) prouve à tout le moins, et c'est encourageant, que le programme ne laisse pas ses bénéficiaires indifférents.D'ailleurs, la franchise sans ambages des commentaires libres joints aux questionnaires retournés ne fait que souligner cet \"intérêt\u201d, qui varie de l'enthousiasme sans réserve à la causticité la plus amère.Notre principale conclusion est venue confirmer à quel point la fréquence d'utilisation de la langue seconde est basse parmi les diplômés anglophones \u2014 qui, en majorité, mettent pourtant beaucoup plus d'ardeur et de coeur à l\u2019apprendre.Les données obtenues en réponse à la question clé, posée il y a deux ans par le Conseil du trésor et reprise dans notre questionnaire.semblent indiquer une chute réconfortante du pourcentage de ceux qui ne se servent \"jamais\" du français (26% au lieu de 40%).Entre cette diminution et la hausse du \"parfois\" (qui passe de 50% à 69%), les \"très souvent\" se trouvent cependant laminés: il n\u2019en reste plus que 5% \u2014 contre 9% auparavant.(.) \"Semblent indiquer\", car l\u2019imprécision même de l'interrogation, qui se reflète dans les statistiques, ressort on ne peut plus nettement des réponses apportées par les diplômés à notre question subsidiaire, concernant le temps passé à travailler dans la langue seconde.(.) Ces données, beaucoup plus significatives, montrent en effet que 13% seulement des anglophones ne parlent \"jamais\" français (ce qui contraste étrangement avec la proportion de 26% établie à partir de la question du Conseil du trésor).Parallèlement, fait inquiétant, respectivement 61% et 83% de ces mêmes diplômés le parlent, les uns, moins de 10%, les autres, moins de 20% du temps.Ce qui ne laisse que 7% d\u2019anglophones bilinguisés utilisant leur langue seconde au moins 30% du temps.Il y plus triste encore: plus de la moitié des anglophones (53%) affirment avoir perdu de leur aisance en français depuis leur retour dans leur service.On ne voudrait pas faire vieux jeu, mais ne seraient-ils pas un peu trop nombreux pour le bien des contribuables, ceux dont les connaissances s'atrophient dans l'inaction?Même si l'on s en tient, pour juger le \"besoin\" de français dans l'administration, à l'étalon arbitraire et un tant soit peu pifométrique du pourcentage de francophones dans la population (27%), il s en faut onrore de heaiionnp rjiie la majorité des diplômés anglophones satisfassent au critère.Du reste, le divorce que l'on note au niveau de la formation entre les besoins professionnels et le nombre de fonctionnaires sélectionnés pour les cours de langue saute aux yeux pour peu qu\u2019on les tourne vers les postes exigeant soi-disant un titulaire bilingue.Qu'on en juge: la préférence de non-utilisation du français y est \u2022 à peu près la même que pour l'ensemble des emplois occupés par des anglophones; 11% desdits titulaires anglophones de postes bilingues ne se servent \"jamais\" du français au travail, 57% moins de 10%.et 81% moins de 20% du temps.(.) A moins de supposer \u2014 ce que ni les résultats de l\u2019enquête ni les plaintes reçues par nos services ne justifient \u2014 que des milliers et des milliers d'anglophones particulièrement cabochards refuseraient obstinément de répondre en français à des besoins on ne peut plus réels, il faudra bien conclure (et ces suppositions ne s'excluent nullement l\u2019une l'autre); 1) ou bien qu\u2019il n'était pas si urgent que cela d'envoyer un contingent aussi fort uivre des cours de langue; 2) ou bien qu\u2019il convient de donner aux diplômés infiniment plus d'occasions de travailler dans un milieu où le français n'est pas une fioriture, mais une langue solidement ancrée dans la réalité administrative; 3) ou encore, que la timidité, le défaitisme ou une sainte horreur du grincement infernal du franglais anglo-fédéral pousse les francophones à choisir de taire leur langue.D'ailleurs, le remarquable rendement de la formation des francophones donne à penser que le milieu professionnel est bel et bien le facteur déterminant du point de vue de l\u2019utilisation des connaissances en langue seconde au travail: 2% seulement des diplômés francophones ne se servent \"jamais\u201d de l'anglais et 10% à peine, moins de 10% du temps.Tout près des quatre cinquièmes l'emploient au moins 20%, et pratiquement quatre sur dix, au moins 70% du temps.Les francophones représentant à peu près le tiers des répondants, il serait injuste d\u2019affirmer catégoriquement que tous les cours de langue se donnent à fonds perdus.Car le fait est que.dans la plupart des cas, l'investissement consacré aux stagiaires francophones rapporte des dividendes relativement satisfaisants au contribuable \u2014 même si ce n\u2019est pas tout à fait autant que l\u2019on serait en droit d'en escompter si de meilleures bases étaient acquises sur les bancs de l'école.Comme, toutefois, les francophones ne représentent plus à l\u2019heure actuelle qu'environ 10% des stagiaires, le volet du programme qui \"rendait\u201d le moins mal se trouve sérieusement comprimé.Rien de vraiment changé Sur l'utilité des cours, les avis des répondants sont partagés.Dans l'ensemble et cela n'a rien de surprenant, les francophones semblent plus satisfaits que les anglophones Pour les trois quarts, ils estiment les cours d'une \"très grande\" ou \"assez grande\" utilité dans le travail, réponses que donnent six anglophones sur dix.La proportion de ceux pour qui les cours étaient \"bien\u201d ou \"très bien adaptés\" à leur travail est cependant moindre (respectivement 60% et 43%).Au demeurant, il ressort de la mise en parallèle de ces impressions et des différents cours offerts ces sept dernières années que l'important investissement fédéral consenti au titre de l'élaboration de nouvelles techniques d'enseignement n\u2019a pas conduit à une nette amélioration du programme de la CFP du point de vue de son adéquation aux réalités professionnelles.Environ la moitié des stagiaires (58% des anglophones et 46% des francophones) sont d\u2019avis que les cours auraient pu être modulés pour mieux correspondre aux impératifs de leurs fonctions.Et c'est précisément parce qu\u2019ils sont convaincus de la nécessité d'accentuer le pratique aux dépens du général que.sans distinction de langue, ils s\u2019accordent à mettre ette transformation au tout premier rang des modifications qu\u2019ils souhaitent voir apporter aux méthodes.(.) Aux apologistes du sous-emploi de la langue seconde, qu'attriste l\u2019incompréhension des autres, la transformation des mentalités qui résulte des cours apporte quelque réconfort, mais pas autant qu'ils auraient pu en escompter: le tiers environ des stagiaires des deux groupes fait état d un changement de point de vue.Pour la plupart des anglophones, il s'agit d\u2019une meilleure compréhension des francophones et de leur culture; et pour les francophones, essentiellement \u2014 encore heureux! \u2014 d\u2019une plus grande facilité à communiquer avec leurs compatriotes de langue anglaise.Reste que deux tiers des stagiaires estiment que les cours n\u2019ont en rien changé leur opinion sur l'utilité d'une connaissance de l\u2019autre langue officielle.Il faut d abord commencer à I école Que faire, dans ces conditions, pour remédier aux carences constatées?Comme pour toute bonne chose, il faut considérer l'avant, ie pendant et i après.Ce qu'il faudra évidemment à l'avenir, c'est affiner le mode de sélection de façon que seuls soient envoyés aux cours ceux qui ont vraiment besoin de l'autre langue dans l'exercice de leurs fonctions.Ce qui nous fait dire, et l'étude Bibeausembleégalementle laisser entendre, qu'il va falloir procéder à un réaménagement de l\u2019éventaire où le Conseil du trésor a si joliment rangé en quatre étages bien symétriques les fruits de ses travaux sur les conditions d\u2019admission aux cours de langues et, plus encore, à une refonte des critères de définition des exigences linguistiques des différents postes.On voit quel étalage est visé.Pourtant nous n'avons le choix qu'entre continuer de pousser une charette à bras de moins en moins maniable et de plus en plus lourde et cesser de la surcharger.Parallèlement, il faut qu\u2019un tri plus sévère arrête ceux qui n'ont décidément pas la foi; et aussi, à l\u2019issue des plus miséricordieux d\u2019entre les tests diagnostiques\" et d'un bref essai pratique, les 20 ou 25% d âmes à propos desquelles il est écrit dans les statistiques, qu\u2019il nous faudra conclure, sans le moindre doute possible, que même l'intervention des saint Jude pédagogiques de la CFP ne saurait les convertir au français.Il conviendrait que la CFP, tout premier organisme à avoir administré la preuve que l'Etat fédéral a bien des choses à faire dans les écoles (sinon dans les alcôves) de la nation, réexamine un certain nombre de questions.Et pour commencer, celle des normes elles-mêmes, dont la correspondance avec le travail n\u2019est pas des plus flagrantes.En deuxième lieu, elle pourrait envisager de donner suite à certaine petite idée lancée tout uniment dans notre premier rapport annuel et qui la verrait, en collaboration avec les terminologues du Bureau des traductions et les services du fichier automatisé dont dispose aujourd'hui Ottawa, \"mettre au point des vocabulaires ou lexiques à caractère essentiellement utilitaire pour des centaines de catégories d\u2019emploi.Un météorologue ou un spécialiste de la main-d'œuvre, par exemple, aurait ainsi l'occasion de devenir \"fonctionnellement bilingue\u201d beaucoup plus vite, et finalement avec plus d\u2019enthousiasme (.) Ces lexiques permettraient aussi, grâce à la simplification du contenu et des méthodes de la formation linguistique, de réaliser des économies sur les cours accélérés et de réduire les taux élevés d\u2019abandon .\"La CFP a déjà estampillé d\u2019une fleur de lys le contenu culturel de ses cours, longtemps restés sous l\u2019aile du coq gaulois.Il lui reste aujourd'hui à nourrir l\u2019intérêt non plus pour les curiosités du Vieux Québec mais pour les phénomènes parfois bien plus bizarres de l\u2019administration fédérale.Il semblerait également utile d\u2019apporter plusieurs, modifications aux techniques d\u2019entretien des connaissances.Et en premier lieu, de supprimer purement et simplement l\u2019onéreux non-sens que constituent les cours de maintien de l\u2019acçfuis linguistique.Si le poste occupé exige véritablement qu\u2019on sache l'\"autre\" langue, à quoi bon se creuser la tête à chercher les moyens d'empécher les connaissances acquises de se rouiller?Les fonctions exercées doivent y suffire.En second lieu \u2014 et c'est bien plus important \u2014, il conviendrait d\u2019offrir aux anglophones frais émoulus des écoles de langues la possibilité de passer trois ou quatre moisdansunservice à dominante française, de préférence comparable au leur.Car il ressort des données actuellement disponibles que c'est là la clé d\u2019une \"activation\" des connaissances au travail; qui pi us est, après le stage théorique, un bref passage (ans une \"unité travaillant en français \"(UTF) ou quelque autre service du même genre pourrait bien révéler aux diplômés que, plus que simplement matière à étude, le français peut aussi être une langue utile et utilisable dans la vie administrative de tous les jours.Ils auraient tout à y gagner, que ce soit du point de vue du vocabulaire, de la facilité d\u2019expression, de la connaissance de l\u2019autre culture ou de la motivation.Bien sûr \u2014 et cela va sans dire \u2014, si les UTF devaient servir à cette acclimatation, la proportion d'anglophones ne pourrait probablement pas y dépasser 15% sans risquer de dénaturer la raison d\u2019être de ces foyers de la francophonie.Enfin, il faudrait, en troisième lieu, que le Conseil du trésor et la CFP encouragent vivement les anglophones à s\u2019activer en français aussi souvent que faire se peut, et non pas seulement lorsqu'ils ont le sentiment qu\u2019on leur met sous la gorge le tranchant contraignant de quelque ignoble aberration.Les anglophones vont encore plus souvent nous écorcher les oreilles avec leur franglais nasillard?Et puis après?Mieux vaut rire jaune que pas du tout.Une fois pesé le pour et ie contre, il faut se rendre à l\u2019évidence.Pour mieux servir, et l'administrant, et l administré, il faut que l'Etat laisse à d\u2019autres le soin d\u2019apprendre aux fonctionnaires fédéraux les bases de la langue seconde, pour ne plus s'occuper que d'une chose; fournir à ceux qui en ont probablement le plus besoin dans leur travail des connaissances \"avancées \u201d, spécialisées et spécifiquement adaptées à leurs fonctions; assurément une tâche de bien moindre envergure et bien moins coûteuse; pour ne pas dire rentable à beaucoup plus court terme.Cela signifie que les fondements de la seconde langue doivent être acquis dans les écoles élémentaires et secondaires.Ne sommes-nous pas en droit d\u2019en attendre une moisson linguistique beaucoûp plus abondante?IE SOlEll, fondé en 1896, est imprime ou no 390 est, rue Soint-Vollier, Québec, GIK 7J6, par le Soleil limitée, qui en est l\u2019éditeur.Seule lo Presse Conodienne est outorisee 6 utiliser et à diffuser le» informations publiées dons le Soleil.\u2019\u2019Courrier de la deuxième classe - Enregistrement no 1206\u201d.tarifs d\u2019abonnements UVtAISON A DOMICItE OU IUNOI AU SAMEDI $1 00 P At SEMAINE SEPT-«ES «l POtT CAtTIEt DU IUNDI AU SAMEDI.*1 25 PAt SEMAINE Ptl* A l UNITE DU IUNDI AU VENOtEDI 0 25 LE SAME0I 0 AO *¦\tCl \" J MOIS é MOIS ' I AN ABONNEMENTS PAYES O AVANCE : Pct porteur, lundi ou weed'\tSi2.50\t$25 OO\t$50.00 Sept Net el Port Cartier (por porteur) $15.25\t$51.25\t$02.$0 PAR LA POSTE, lundi ou somed» Provmce de Quebec\t$15.00\t$30 00\t$60.00 Autres provinces du Conodo\t$17.50\t$35.00\t$70.00 Poys etrongers\t$37.50\t$75.00\t$150.00 SERVICE AUX ABONNÉS (TIRAGE) Pour toot renseignemenî, vous pouvei communiquer avec nous de 8h30 à !9h30.samedi de 8H30 a I Ih30 647-3334 RENSEIGNEMENTS 647-3233 REDACTION 647-3304 SERVICE DE IA PUBLICITÉ ANNONCES CLASSEES\t647-3311 CARR.ERES ET PRESSIONS\t647-3366 PUBLICITE ¦ DETAILLANTS\t647-3435 PUBLICITE GENERALE\t647-3536 -r AUTRES SERVICES ACHATS\t647-3241 CRÉDITS ET RECOUVREMENTS 647-3336 PERSONNEL\t647-3219 PROMOTION\t647-3342 \u2014-*- ) \"\"'¦-J \u2022 Vr' -»4»# A 6 Québec, Le Soleil, jeudi 1er avril 1976 Le vol des $2.8 millions est le plus important dans les annales de Brink par Tcm KAKSAY MONTREAL (PC) - Un porte-parole de la police a confirmé, hier, que cinq bandits, dont plusieurs seraient Américains, ont volé $2.8 millions en s emparant audacieusement d'un camion de la société Brink qui prenait un chargement d\u2019argent à une banque du quartier des affaires, mardi après-midi à Montréal.Ce vol.croit-on, est le plus impor- tant jamais perpétré dans les 117 ans d\u2019existence de la Brink.L inspecteur Jean-Claude Rondou.qui dirige l\u2019enquête, a dit que ce montart de $2.8 millions avait été établi d'après des vérifications de Brink\u2019s Canada Ltd.et du personnel de la Banque Royale du Canada.Ces deux institutions ont toutefois refusé de confirmer ce chiffre.Manille: 3 ans de.(Suite de la première page) rant Manille (banlieues résidentielles où demeurent les diplomates et les autres étrangers) sont emmurés et protégés par des gardes armés.Manille compte 4 millions d'habitants dont le quart vit dans des habitations de fortune (\"squatters\u201d); c'est une ville poussiéreuse, à la circulation aussi dangereuse qu\u2019impossible, que le gouvernement métropolitain, dirigé par la \"First Lady\u2019\u2019 Imelda Marcos, tente de reconstruire petit à petit.Un vaste programme de construction d'édifices modernes, comprenant un immense centre de congrès et de nombreux hôtels de luxe, est en cours.L ambitieux programme de reloca-hsation de la population vivant dans des taudis semble toutefois un échec puisqu'il n'y a pas de travail dans les endroits où on veut les envoyer A Manille, il y a un boom de la construction et puis un Philippin peut toujours aller pécher des fruits de mer dans la baie et retirer de 50 cents à $1 par jour de la vente de ses prises.de quoi acheter sa provision quotidienne de riz et un petit peu plus, ou encore travailler à la récupération des objets métalliques ou du verre dans les dépotoirs.(Ce phénomène est identique à Djakarta et à Bangkok.) Minorité musulmane et guérilla communiste Marcos soutient qu\u2019il lèvera la loi martiale dès que le pays aura atteint une stabilité politique et économique qui pourra se prolonger dans un régime démocratique.11 estime également que le point le plus important de son programme de société nouvelle est la réforme agraire et que sans elle, la \"New Society\u201d sera un échec.La redistribution ne se fait pas facilement puisque 80 pour 100 de la terre est entre les mains de nombreux propriétaires d\u2019importance moyenne que Marcos ne peut s\u2019aliéner.Seules les grandes propriétés ont été démantelées à date.Au plan de la sécurité intérieure, Marcos doit affronter deux clans particulièrement agressifs.D\u2019une part, il y a musulmans du Sud qui revendiquent la juridiction exclusive de Tile qu'ils habitent.Ils sont bien armés et il y a occasionnellement des accrochages avec Tannée; cette dernière aurait perdu jusqu'à 3,000 hommes en 197b dans cette guerre contre les rebelles musulmans.Ce conflit est vieux de 300 ans.Les musulmans comptent pour 10 pour 100 de la population des Philippines (43 millions d\u2019hab.) et les catholiques pour 85 pour 100.Lautre groupe de rebelles est constitué de la Nouvelle armée du peuple; c'est un mouvement communiste d'inspiration maoïste qui pratique la guérilla dans les zones rurales du Nord-Est et du Sud de Luçon, Tile où se trouve Manille.Purges et libertés civiles Dans sa lutte contre la corruption généralisée, Marcos n'a jamais hésité a procéder à de nombreuses purges.Ainsi, lors du dernier anniversaire de la promulgation de la loi martiale, il a renvoyé chez eux trois ministres et cinq hauts fonctionnaires Une autre interprétation a cependant également couru: ces démissions forcées avaient en même temps pour effet d affaiblir certains clans politiques qui, même s\u2019ils partagent une partie du pouvoir, exercent leur propre influence au sein de l\u2019arène politique.Ces manoeuvres n'entraveraient en rien le pouvoir de Marcos.Il gouverne avec beaucoup d\u2019habileté et intervient personnellement dans tous las dossiers importants.Il en est d'ailleurs ainsi de sa femme Imelda.Le président, dont le gouvernement n\u2019est rien de moins qu\u2019une dictature, jouirait d'un appui solide 9e l\u2019armée, du monde des affaires et de la population en général.Leader charismatique, héros populaire suite à sa résistance spectaculaire lors de l\u2019occupation japonaise de 1942 à 1945.sportif, très brillant intellectuellement, fortuné, Marcos a récemment fait endosser sa loi martiale par 90 pour 100 de la population, à I occasion d\u2019un référendum.Il est âgé de 58 ans.mais n\u2019en parait que 45 Bref.Marcos exerce le pourvoir avec adresse mais il ne manque pas non plus d audace.Il garde en prison quelque 8.000 prisonniers politiques, dont un ex-sénateur, un ex-éditeur, le fils d'un opposant à l'élection présidentielle de 1969.un prêtre radical Certains firent d ailleurs des grèves de la faim pour protester contre la torture.La presse est contrôlée Ce bafouement des libertés civiles n est pas sans causer des embêtements graves dans le contentieux Phitffllines\u2014Ffafi-I'nis Marcos fft> mande plus d\u2019aide militaire et financière aux Etats-Unis et le Congrès américain s\u2019appuie en partie sur cet irrespect des libertés civiles pour étudier et enquêter, semant ainsi la confusion au sein du demi-million de Philippins vivant aux Etats-Unis.Ce dossier s\u2019alourdit aussi de la demande de renégociation ^u pacte militaire qui lie les deux pays jusqu\u2019en 1991.Les E.-U.ont aux Philippines une base navale et une base aérienne totalisant 17,000 hommes et ayant une totale juridiction sur les faits et gestes de leurs ressortissants en territoire philippin; c\u2019est ainsi par exemple que la justice philippine ne peut exercer sa juridiction sur Les Américains.Divers incidents relatés dans les journaux de Manille lors de mon passage là-bas, ont démontré de manière non équivoque l'existence d'un sentiment anti-américain.Marcos entend évidemment demeurer un allié des E.-U., mais les récentes victoires communistes dans le Sud-Est asiatique l\u2019ont amené à Le record précédent avait été établi en 1951, à Boston, quand huit hommes avaient volé à la Brink $2.775,395, dont $1,218,211 en espèces.L\u2019inspecteur Rondou a précisé que le butin pris mardi était en argent liquide et composé de petites et grosses coupures, les plus importantes de $100.Il était impossible de savoir, hier, si une partie de cet argent était marqué.ouvrir d\u2019autres fronts diplomatiques.C\u2019est ainsi par exemple que Manille a récemment échangé des ambassadeurs avec Pékin et appuyé la Chine communiste dans sa revendication territoriale à l'endroit de Taiwan.Cette ouverture diplomatique sur les nouveaux voisins communistes (des pourparlers sont également en cours avec le Vietnam du Nord et le Cambodge) a tout simplement pour but de créer des liens d\u2019amitié et commerciaux pour combattre l'antipathie mutuelle, atténuer les frictions inutiles et déjouer les visées impérialistes de certains pays communistes.Il s'agit d'une diplomatie très pragmatique.La Chine vend du pétrole aux Philippines.Mais les plus gros fournisseurs demeurent les pays arabes.dont Manille soutient la position dans le conflit avec Israël.En retour, Marcos doit se montrer plus compréhensif et plus tolérant à l\u2019endroit des rebelles musulmans qu'il le serait normalement, si ce n'était de la diplomatie du pétrole.Bilinguisme:.(Suite de la première page) langue seconde au primaire et au secondaire.Ce \"New Deal bilingue\u201d, comme le souligne le rapport, serait échelonné sur dix ans et n'entrainerait aucune dépense supplémentaire, permettant à la plupart des diplômés canadiens d\u2019acquérir un bilinguisme individuel.Rançon très chère La rançon d un canadianisme bilingue s'élèverait selon le rapport à i rès de $500,000,000 annuellement mais comme Ta dit le commissaire au cours de sa conférence de presse, \"l\u2019audace et le courage, ça coûte cher.\" Si d\u2019une part, pour ce prix, les francophones en majorité font généralement \"bon usage\" de leur connaissance linguistique, \"l\u2019écrasante majorité des diplômés anglophones pour leur part ne se servent pas assez souvent de leur langue seconde pour que les bailleurs de fonds puissent s\u2019estimer compensés\u201d.Par exemple, seulement 7 pour 100 des quelque 40.000 diplômés anglophones utilisent le français au moins 30 pour 100 du temps au travail tandis que 53 pour 100 d\u2019entre eux affirment avoir perdu de leur élan en français depuis leur retour au travail.Globalement, 11 pour 100 des fonctionnaires anglophones ayant suivi les cours du bureau des langues ont atteint un niveau de bilinguisme leur permettant d'accomplir convenablement une tâche donnée.C\u2019est à travers ces \"splendeurs et misères\" que la grande réforme du bilinguisme au Canada s\u2019accomplit quand même \"avec humanité et tend de façon plus marquée vers Tirréversi-bie\u201d, affirme M.Spicer.A preuve: dans le secteur crucial de l'emploi dans la Fonction publique fédérale, les perspectives offertes aux anglophones unilingues étaient en 1971 dix fois supérieures à celles qui Tétaient aux francophones unilingues; en 1975, cette relation s\u2019établissait à six contre un.Le français, langue de travail?Le commissaire note à ce chapitre comme \"encourageant\u201d le progrès lent mais sûr des francophones dans la Fonction publique.Cette progression ne justifie ni les sombres réflexions des francophones qui réduisent tout à un \u2019\u2019complot ourdi par les Anglais\u201d pour les cantonner dans le maniement du balai de père en fils, ni le complexe de persécution des anglophones qui imaginent une mainmise totale des francophones sur la chose publique.Le nombre des fonctionnaires francophones, ajoute le rapport, n\u2019est plus très loin aujourd hui de correspondre à leur \u2019\u2019juste part\u201d des emplois fédéraux puisqu'ils en occupent à peu près le quart.Mais le rapport ajoute toutefois que ces fonctionnaires tendent encore à se concentrer au pied de la pyramide hiérarchique.Et souvent \"une sainte horreur du grincement infernal du franglais anglo-fédéral pousse les francophones à choisir de taire leur langue\", souligne M.Spicer.Des districts bilingues De ce côté, le Commissaire aux langues officielles continue d\u2019afficher son scepticisme de toujours Il lance deux mises en garde amicales\" au gouvernement contre certains risques de la conjoncture politico-économique actuelle Les districts bilingues coûtent trop cher et le gouvernement devrai^en crw*r a^uletnnnt at,»1n> . j noirs de curieux.Le déraillement d\u2019hier est le deuxième à survenir dans la région de Québec en moins d\u2019une semaine, 16 wagons ayant effectivement quitté la voie ferrée à un mille de la gare de Donnacona, samedi soir.Ce dernier déraillement aurait été causé par le dégel, semble-t-il.Il avait alors fallu plus de 24 heures aux employés du CN pour repla- le serre-frein Fernand Va-chon s'est blessé légèrement en sautant.Pierre Doyon se trouvait à l'arrière du convoi.L/^Comparez le prix des^J / télécouleurs.et vous v LOUEREZ un GRANADA! 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