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Le soleil
Journal quotidien d'information de grande diffusion publié à Québec. Il a longtemps été associé directement aux partis politiques libéraux.
[...]
Le Soleil voit le jour à la fin de 1896 pour prendre la relève du quotidien d'allégeance libérale L'Électeur, qui avait subi la réprobation de l'Église. Sans perdre un seul jour de publication, le journal, qui avait publié les contributions de Louis Fréchette, Arthur Buies et Wilfrid Laurier, est relancé sur un ton plus modéré, sous son nom actuel, à l'initiative d'Ernest Pacaud et des directeurs de la Compagnie d'imprimerie du Québec.

Jusqu'au milieu du XXe siècle, les principaux actionnaires et dirigeants du journal sont des hommes politiques libéraux. Le Soleil s'affiche d'ailleurs pendant tout ce temps comme un organe des partis libéraux provincial et fédéral. Il deviendra par la suite un journal d'information généraliste.

Au fil des ans, le journal accueille les contributions de grands rédacteurs et journalistes : Ulric Barthe, Henri d'Hellencourt, Jean-Charles Harvey, Joseph Barnard, Raymond Dubé, Joseph Hardy, Joseph Voisard, Henri Dutil, Paul Audet et Gilbert Lavoie, parmi plusieurs autres. Dès le milieu des années 1930, Germaine Bundock et Renaude Lapointe tiennent des chroniques féminines et couvrent les actualités culturelles et sociales; viennent ensuite Monique Duval, puis Lise Lachance. Le journal imprime des photographies d'Alcide puis de Pierre Martineau, et plus tard de Raynald Lavoie et de Clément Thibault. Les caricaturistes Raoul Hunter, puis Berthio (Roland Berthiaume) et André-Philippe Côté y feront aussi leur marque.

En 1936, Le Soleil consolide sa présence sur le marché de la presse quotidienne de Québec lorsqu'il acquiert son concurrent, L'Événement, publié depuis 1867, puis Le Journal en 1938. Les deux titres sont fusionnés. L'Événement-Journal sera publié de 1938 à 1962, puis il reprendra le nom de L'Événement jusqu'à sa fermeture définitive en 1967.

Après avoir été présidé par la famille Gilbert (à partir de 1948), Le Soleil est acquis en 1974 par Jacques Francoeur et le groupe Unimedia. Le journal passe aux mains du groupe Hollinger de Conrad Black en 1987, puis à celles du groupe Gesca en 2000. En 2006, pour faire face à la concurrence du populaire Journal de Québec, il abandonne le grand format pour adopter le format tabloïd.

Le Soleil
est tiré à 22 000 exemplaires en 1907, à 49 000 en 1932, à 121 000 en 1960, à 160 000 en 1971, pour redescendre à 100 000 exemplaires en 1987 puis à 80 000 en 2000.


Sources :


BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 11-15.

LEMIEUX, Louis-Guy, Le roman du Soleil - Un journal dans son iècle, Québec, Septentrion, 1997.

BOIVIN, Mathieu, « Tout petit, le Soleil », Trente, vol. 31, no 8, septembre 2007.

CARDINAL, François, « Le Soleil brillera-t-il pour Gesca? », Trente, vol. 25, no 6, juin 2001.


Éditeur :
  • Québec :Le soleil,[1896]-
Contenu spécifique :
Cahier B
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Électeur (Québec, Québec : 1880 : Édition quotidienne)
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Références

Le soleil, 1976-04-03, Collections de BAnQ.

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[" B LE SOLEIL Ue flocciûfC QUEBEC, SAMEDI 3 AVRIL 1976\tI 9 VVJSlVI V Utiliser sien c\u2019est s\u2019y connaître.\tQUEBEC, SAMEDI 3 AVRIL 1976 DR RENE MARCHAND, .* DR DENIS 0UELLET,oj.OPTOMETRISTES Place laurier.Ste-Foy.mail nord) 663-8486 - 663-9800 te birmaM ëPéfîé êm em fert ê® m\ttes pte I par Anne-Marie Voisard Les emplois continueront à se faire rares, pendant les prochaines vacances d'été, pour les quelque 240,000 étudiants qui viendront temporairement grossir les rangs de la main-d'oeuvre disponible au Québec.Même ceux qui se veulent optimistes \u2014 comme M.Jacques Veilleux, député de Saint-Jean et adjoint parlementaire responsable du Service de placement étudiant \u2014 sont bien forcés de reconnaître que les emplois ne tombent pas du ciel.Le directeur du Service de placement étudiant du Québec, M.Michel Brouillard, prévoit que 45,000 étudiants trouveront un emploi par l'entremise du service qu'il dirige.On constate une amélioration par rapport à l'an dernier, à cause des Jeux olympiques et des 10,000 emplois qu'ils vaudront à des étudiants de la région métropolitaine de Montréal.Après le gouvernement du Québec, c'est celui d Ottawa et ses nombreux centres de main-d'oeuvre qui représentent la deuxième source d'emplois pour les étudiants.Le couperet de l'austérité Or, de ce côté, ies prévisions ne sont pas spécialement encourageantes.Dans un premier temps, il faut se rappeler que les mesures d'austérité mises de l avant par le gouvernement Trudeau ont mis fin au programme Perspectives Jeunesse qui, dans la seule région de Québec, procurait environ 300 emplois à des jeunes.D'autre part, le responsable du placement étudiant pour la région de Québec, M.Jean-Claude Laforest, a admis que, compte tenu de la situation économique actuelle, \"c'est difficile d'être optimiste\".Le Centre de main-d'oeuvre du Canada espère tout au plus maintenir le nombre d'emplois qu'il a offert l'été dernier, soit 5,000 environ pour un territoire couvrant toute la Côte de Beaupré jusqu\u2019au comté de Portneuf.Nous voilà bien loin des 240,000 emplois qui permettraient de tenir occupés durant l'été tous les étudiants détenant un certificat de fin d'études secondaires.Deux sons de cloche Il n'est pas étonnant alors que deux enquêtes \u2014 i une commandé par le député Jacques Veilleux pour le compte du Service de placement étudiant et l'autre menée par l\u2019ANEQ (Association des étudiants du Québec) en arrivent toutes deux à la conclusion que la majorité des étudiants (80 p.c.environ) \"ne doivent compter que sur leurs propres moyens\" pour trouver un emploi.De même, il n\u2019est pas davantage étonnant de constater que les deux enquêtes concluent que le quart environ des étudiants n'ont pas travaillé l'été dernier.L'ANEQ en déduit qu'un étudiant sur quatre était en chômage.Le Service de placement étudiant soutient, de son côté, qu'il se trouve aussi des étudiants paresseux qui préfèrent s\u2019étendre au soleil plutôt que de travailler durant l'été.à preuve, sur 3,868 étudiants qui ne travaillaient pas, 517 ont reconnu avoir refusé un emploi.Du côté du Centre de main-d'oeuvre du Canada, région de Québec, on nous parle de 5,950 offres d'emploi pour 4,658 étudiants placés l\u2019été dernier.Le directeur, M.Laforest, évite toutefois de conclure que ce décalage entre les offres et les emplois effectivement donnés ou acceptés peut être lié de quelque façon à la paresse des étudiants.Le ministère de la Main-d'oeuvre du Canada n'a pas fait de recherche spécifique en ce sens, mais il semble que le plus souvent ce soit l'employeur qui décide d'écarter l'étudiant parce qu'il ne répond pas à ses critères d'embauche.Le système D Les étudiants auraient tout intérêt à se bien renseigner sur l'art de trouver un emploi.Et pour ceux qui ne sauraient pas où s'adresser, le Centre de main-d'oeuvre du Canada a même prévu un certain entraînement en ce sens dans son \"programme d'activités d'été pour étudiants\".Organisé pour la deuxième année consécutive, ce programme s'adresse précisément aux étudiants qui n ont pas réussi à trouver un emploi rémunéré.Réunis en petits groupes, les étudiants tâchent d\u2019amener le milieu dans lequel ils vivent à découvrir un ou des besoins dont il n'était pas conscient jusque là.Voilà donc une ou des activités qui, assez souvent d\u2019ailleurs, se transforment en emplois rémunérés.On l'a constaté l\u2019été dernier lorsque dix jeunes, regroupés à roccasion d'un premier projet à Charlesbourg, sont .11.,,,,, .iiilll j En ces temps d\u2019austérité, les étudiants n'auront pas la vie facile.En tout cas pas cet été.Car, à moins de frapper à la bonne porte, l'emploi se fera rare.Et cela, en dépit des Jeux olympiques qui vaudront à la région de Montréal 10,000 \"jobs d'été\".Et quand viendra le moment de remplir les formulaires des prêts et bourses, les étudiants chômeurs en seront quittes pour inscrire au chapitre de la rémunération NIL Cela s'appelle du \"manque à gagner ¦ JG?mt \"r\" j La recette de remploi: se débrouiller seul.Ceux qui se plaignent de l'absence de statistiques sur le travail d\u2019été des étudiants seront heureux d'apprendre que deux enquêtes, se voulant scientifiques, ont été menées l'été dernier.La première a été faite pour le compte du Service de placement étudiant par le Bureau de la Statistique du Québec.Elle porte sur les étudiants (une population d'environ 65,000) qui s\u2019étaient inscrits, mais sans succès, au Service de placement.La seconde a été menée par l\u2019ANEQ (Association nationale des étudiants du Québec) du 2 au 16 juillet dernier.Elle porte sur l'ensemble des étudiants des CEGEP et des universités.C'est un étudiant en sociologie qui a préparé le questionnaire.Les résultats ont été compilés au Service de l'informatique de l\u2019université de Montréal.Un seul problème, les résultats des deux enquêtes sont difficilement comparables du fait que l\u2019enquête de l'ANEQ porte sur l\u2019ensemble des étudiants, tandis que la recherche gouvernementale se limite aux étudiants qui n\u2019ont pas trouvé un emploi par l'intermédiaire du Service de placement Ainsi, l\u2019enquête du gouvernement nous dit que les trois-quarts des étudiants, qui se sont adressés en vain au Service de placement étudiant, ont quand même réussi à se dénicher un emploi, soit en passant par le Centre de main-d'oeuvre du Canada (13 p.c.), soit en ne comptant que sur leurs propres moyens (80 p.c.).La même enquête nous dit que 40 p.c.de ces étudiants, qui ont finalement réussi à trouver un emploi, ont gagné moins de $100 par semaine et que 41 p.c.ont gagné entre $100 et $125 par semaine.Ce que nous savons par ailleurs de l'enquête menée par l'ANEQ est beaucoup plus précis et complet.Est-ce à cause de l\u2019enquête elle-même ou à cause du refus du député Jean Veilleux \u2014 adjoint parlementaire chargé du placement étudiant \u2014 de nous donner copie de cette enquête gouvernementale?Quoi qu'il en soit, l'enquête de l'ANEQ nous apprend, par exemple, que 50 p.c.des étudiants n'ont pas gagné l'été dernier le salaire que le gouvernement, au niveau du calcul des prêts et bourses, estime qu'ils auraient normalement du recevoir.Ce salaire minimum est fixé à $1,000 au niveau du CEGEPet à $1,250 au niveau universitaire.Toujours selon la même étude, on se rend compte que les étudiants, tant au niveau du CEGEP que de l'université, ont entrepris la présente année académique avec des économies se situant aux alentours de $500.Le calcul de ce montant a été effectué en soustrayant du revenu net de l'étudiant durant l\u2019été ses dépenses de subsistance pour la même période.La même enquête nous dit que 82.4 p.c.ont trouvé un emploi grâce à leurs contacts personnels, tandis que 11 p.c.ont obtenu l'aide du Service de placement étudiant du Québec et 5.7 p.c.du Centre de main-d\u2019oeuvre du Canada.Enfin, le chômage étudiant a atteint 25.5 p.c.dans l'ensemble des CEGEP, alors qu'il n'a été que de 16 p.c.au niveau de l'université.Signalons que cette enquête de l\u2019ANEQ avait été rendue publique à l\u2019occasion d\u2019un congrès à La Pocatière l'automne dernier.Il semble bien cependant que tout était alors paasé inaperçu puisque le directeur du Service de placement étudiant, M.Michel Brouillard, nous disait récemment attendre que l\u2019ANEQ donne les résultats de sa propre enquête avant de rendre publiques les conclusions de l\u2019enquête, gouvernementale.devenus tantôt vendeur, tantôt aide-familiale ou tantôt chargé de l'entretien d'une pelouse.Ce programme d\u2019activités, bien qu'ouvert à tous les étudiants, s'adresse particulièrement aux jeunes de secondaire V qui, en raison de leur âge et de leur niveau d'étude, éprouvent plus de difficultés que les autres à trouver un emploi.Cette initiative fort intéressante ne doit cependant pas nous faire oublier que les étudiants, beaucoup plus qu'un simple passe-temps, cherchent avant tout une occasion de gagner l'argent nécessaire à la poursuite de leurs études.Or, à ce niveau, le Service de placement étudiant du Québec, malgré ses limites, apparaît comme une source d\u2019emplois privilégiée.En effet, l'étudiant qui obtient un emploi par l'entremise du Service de placement est assuré d'un salaire horaire minimum de $3 ou de $3.45 selon qu'il est embauché par l'entreprise privée ou par le COJO (Comité d'organisation des Jeux olympiques).Les employeurs subventionnés Si le salaire semble intéressant pour les jeunes, il l\u2019est surtout pour l'employeur qui reçoit une subvention équivalant à $1 pour chaque heure de travail fournie par chaque étudiant.M.Brouillard a confirmé que le Service qu'il dirige possède un budget de $3.5 millions pouvant être attribués en subventions de cette sorte et pouvant représenter jusqu'à $15,000 par employeur.L\u2019an dernier, 3,500 employeurs s'étaient partagés une subvention totale de $2 millions fournissant ainsi du travail à 23,000 étudiants.Vu l\u2019augmentation du budget, on s'attend donc, sans oser avancer de chiffres trop précis, à ce qu'un plus grand nombre d'étudiants, obtiennent cette année un emploi dans l\u2019entreprise privée.De plus.M.Brouillard tient à préciser que ce budget de $3.5 millions est complètement distinct des 10,000 emplois offerts dans le cadre du programme du COJO et pour lequel on s'apprête à engager une autre subvention de $3 millions.Moins de 300 heures L\u2019étudiant, quant à lui, n'est assuré que d'un minimum de 180 ou de 160 heures de travail, selon qu\u2019il est embauché par l'entreprise privée ou dans le cadre du programme du COJO.Le maximum est fixé à 300 heures dans les deux cas, ce qui signifie que, dépassé cette limite, l'employeur perd sa subvention de $1.On peut donc prévoir que les étudiants, dans l'ensemble, ne travailleront pas plus de 300 heures.II serait même étonnant que les emplois offerts dans le cadre du programme du COJO durent touj ce temps.ce n est pas en vain qu'on a abaissé à 160 le nombre d'heures de travail.Les Centres de main-d'oeuvre du Canada et leurs centres d'emplois pour étudiants n\u2019offrent pas davantage d\u2019espoir quant aux possibilités de revenus.Les Centres de main-d oeuvre Exception faite des emplois dans les services gouvernementaux ou paragouvernementaux qui, pour les deux paliers de gouvernements, sont l'équivalent d\u2019une bourse d\u2019études, les emplois offerts par le gouvernement du Canada n'offrent aucune garantie.si ce n'est que l'employeur sera obligé de donner le salaire minimum dans les cas où la loi s\u2019applique.Par exemple, l'étudiant pourra être remercié apres une ou deux semaines et se retrouver chômeur si l'employeur décide qu'il n'a plus besoin de scs services.Par ailleurs, même si la loi ne vient pas les appuyer, un groupe de cinq jeunes, à l\u2019emploi du Centre de main-d'oeuvre depuis le 1er mars et pour la durée des vacances d'été, travaillent à améliorer les conditions de travail là où la loi du salaire minimum ne s'applique pas On dira, par exemple, à ceux qui cherchent une aide familiale pour les vacances qu\u2019ils ne trouveront jamais la perle rare dont ils rêvent, s'ils n\u2019acceptent pas de verser un salaire décent La même chose s\u2019applique aux emplois agricoles qui sont souvent très mal rémunérés.Ces efforts valent bien sûr la peine d\u2019être soulignés et il ne faut pas hésiter à conseiller aux étudiants qui cherchent un emploi pour l\u2019été de s'inscrire le plus tôt possible au Service de placement étudiant du Québec ou au Centre de main-d'œuvre du Canada le plus près de leur domicile.Ces mêmes étudiants doivent savoir cependant qu'ils ont plus de chance de décrocher un emploi par leurs démarches personnelles auprès des employeurs.?/ ! i MÉ £ \u2022\u2022 m% § ¦¦mmm B) * ¦ Photo* Gouvf rnrmrnt du Queher jMfCi Ü,.V ¦ Québec, Le Soleil, samedi 3 avril 1976 Le nombre d érablières en exploitation a baissé de moitié depuis quelques années à cause de la rentabilité incertaine de leur production.Certains agriculteurs préfèrent même couper les érables et vendre leur bois à bon prix plutôt que d emprunter à fort taux d'intérêt pour moderniser leur entreprise.Comme solution éventuelle, les gens du milieu pensent à un plan provincial de mise en marché, si les consultations peuvent aboutir.par Paul-Henri Drouin Comment les érablières peuvent éviter la mort BEAUCE \u2014 Plus que jamais, l'industrie érablière au Québec est en grande difficulté; depuis les dix dernières années, on constate une lente détérioration du marché du sirop d'érable qui s'est accélérée depuis deux ans.En 1975, la récolte des produits de l\u2019érable a été de 1,299,000 gallons de sirop, soit une diminution de 21.7 pour cent sur la production de 1974 qui avait été de 1,658,000 gallons de sirop.Selon certaines estimations, la valeur à la ferme de cette production de sirop aurait été d'environ $10 millions en 1975, comparativement à $11.7 millions l'année précédente.Bien que la région de Beauce, c'est-à-dire la région agricole no 3, comprenant les territoires de Beauce, de Dorchester, de Frontenac et de Mégantic, soit la plus affectée par la baisse de production, elle n'en demeure pas moins le plus important producteur de sirop d'érable.Une source de revenus Sans compter les revenus à caractère touristique, cette activité printanière de courte durée, permet aux acériculteurs de la Beauce, d'aller chercher des revenus d'environ $6 millions.Les Cantons de l'Est et la région de Québec sont les autres grandes régions pour la production du sirop avec un revenu annuel de l'ordre de $2.5 millions.La production de sucre d\u2019érable fait à la ferme est passée à 300,000 livres, comparativement à 258,000 livres en 1974.La tire d'érable a également augmenté, passant de 344,000 livres en 1974 à 420,000 livres en 1975.A ce jour, on ne peut dire ce que sera la récolte des produits de l\u2019érable en 1976.mais du côté des marchés, il apparait que la demande pour le sirop de belle qualité sera très grande et celle pour les produits de qualités inférieures plutôt modérée.Il est intéressant de constater, à l\u2019arrivée de la récolte 1976, que tout le sirop acheté par les gouvernements fédéral et provincial au printemps de 1975 a été écoulé et que les stocks dans les entrepôts de la Coopérative, -à Plessisville, sont à peu près normaux dans les qualités inférieures et plutôt bas dans les qualités destinées à l\u2019embouteillage.Sans espérer un retour à la production d'il y a dix ans.on peut quand même prévoir une meilleure demande en 1976.si le sirop est de belle qualité.Un plan d envergure Face aux problèmes que vit actuellement l'industrie acéricole, il est urgent que les acériculteurs du Québec s\u2019unissent pour obtenir un plan provincial de mise en marché des produits de l'érable.Déjà vieux de quelques années, le projet d un plan provincial est loin d êt|« réalisé, car selon M.Clément Nadeau, président du Syndicat des producteurs de sucre et sirop d'érable de Québec-Sud, membre du comité consultatif provincial qui prépare ce plan, \"il est impossible de prévoir des développements dans les plus brefs délais\u201d.Actuellement, comme l\u2019a souligné M.Clément Nadeau, \"c\u2019est au niveau du comité consultatif provincial, que se débat l'enjeu et le contenu du futur plan conjoint\".Autrement, cette industrie en voie de modernisation grâce à la mise au point d'une pompe à vide (vacuum) pouvant aider à la collecte de la sève au moyen de tuyaux de plastique, est appelée à disparaitre.L'Institut international L'industrie des produits de l\u2019érable, qui au cours des cinq dernières années, a dû faire face à une modification profonde du marché, s\u2019est récemment dotée d\u2019un nouvel outil.Il s/agit de l lnstitut international du siropd érablequi regroupe l'ensemble des producteurs de sirop d\u2019érable du Québec, de l'Ontario, des provinces Maritimes, et des dix Etats américains qui s'adonnent à l\u2019acériculture, de même que les transformateurs et les utilisateurs industriels de la production acéricole.Ce nouvel outil est devenu nécessaire à cause de certaines difficultés d'approvisionnement à la suite du rendement très faible des érablières en 1971.De plus, ces dernières années, l'inflation a poussé un bon nombre de fabricants de \"sirop d\u2019érable\" des Etats-Unis à remplacer par d\u2019autres ingrédients les produits de l'érable qu'ils faisaient précédemment entrer dans la composition de leur \"sirop d\u2019érable\".Le résultat fut désastreux pour l\u2019industrie des produits de l'érable: il s\u2019est accumulé des surplus considérables de sirop de catégories \"C et D\" qui ne trouvaient plus preneur sur le marché; et la production de sirop d\u2019érable a eu tendance à diminuer au Québec.Les objectifs C'est en coordonnant et en guidant, à l\u2019échelle internationale, les initiatives prises dans le domaine du marketing, que 1 Institut espère consolider les positions des produits de l erable sur le marché.Aussi, l'Institut veillera à faire accepter et respecter tant au Québec que dans le reste du Canada et aux Etats-Unis, des normes de qualité et de classification répondant aux besoins et protégeant les consommateurs.Il subventionnera des projets de recherche en vue de découvrir et de mettre au point de nouvelles techniques afin d\u2019accroitre le rendement des érablières, d\u2019améliorer la production, d'affiner la saveur des denrées vendues et de multiplier les produits susceptibles de plaire aux acériculteurs.Devant cette baisse de production des produits del'érable, le prix de vente du sirop d'érable en 1976 est plus élevé que l'an dernier.Il en coûte maintenant $12 pour l'achat d'un gallon de sirop d'érable, alors que l'an dernier ce coût variait de $11 à $11.50 le gallon.Selon l'échelle de prix proposée aux acériculteurs pour leur récolte de 1976, les prix minimums sont: $0.58, $0.53, $0.48.$0.34, $0 28 et $0.14 la livre pour les classes AA, A, B.C, D et NC.La foi aveugle des commis de l'Etat par Roger Bellefeuille Les grands commis de lEtat ne peuvent servir deux maitres à la fois.Le gouvernement est leur premier patron, non les citoyens.S'ils avaient jusqu'ici des conflits d'allégeance ou de loyauté, leur conscience sera désormais apaisée.Et contrairement aux \"petits\" commis, leurs subalternes, qui se demandent souvent qui est finalement leur vrai \"boss\", tant les lignes d'autorité sont mal départagées, les hauts fonctionnaires, eux, se voient clairement indiquer le chemin de Damas.Ils doivent allégeance totale, sinon aveugle, au pouvoir gouvernemental au premier chef, et non à la collectivité.Ainsi tranche le Comité d étude sur la gestion des cadres supérieurs de la fonction publique québécoise dans un rapport confidentiel dont LE SOLEIL a pu prendre connaissance.Le sens de l'Etat Dans cette partie de son étude, le Comité aborde, en fait, la problématique toujours latente de la dualité entre le pouvoir législatif et exécutif et le pouvoir administratif.Ancien haut fonctionnaire respecté, l'actuel recteur de l'université de Sherbrooke, M.Yves Martin, sonnait une clochette d'alarme, le 24 novembre dernier, à cet égard, dans une causerie prononcée à Québec.Il voyait l'émergence prochaine de deux solitudes, éventuellement toutes deux perdantes, suite à un dangereux glissement dans les relations entre le pouvoir politique et la fonction publique.J'ai l\u2019impression, soulignait-il.que pouvoir politique et fonction publique sont de moins en moins sur la même longueur d'ondes, qu\u2019on partage de moins en moins une même conception du sens de l'Etat, que le dialogue sur les contenus politiques est moins ouvert.Enfin, il préconisait que la fonction publique ne soit plus confinée uniquement à \"l'administration des choses\", il demandait aussi au pouvoir politique de confier des responsabilités aux \"éléments les plus valables\".Un faux dilemme Or.pour le Comité d'étude, il s\u2019agit là d'un faux dilemme dans un système de responsabilité ministériel.Les fonctionnaires ne sont pas redevables au peuple, mais à leur employeur, c'est-à-dire le gouvernement.Les mandataires du peuple sont les représentants élus, ministres et députés, qui \"seuls peuvent exercer le pouvoir exécutif, décisions et direction.\" Tous les fonctionnaires, ajoute-t-on, et à plus forte raison, les cadres supérieurs, sont liés par les décisions prises par le gouvernement, \"au nom de la population et leur action doit se définir dans les limites de ces décisions\".D'accord ou non avec une décision donnée, les hauts fonctionnaires n'ont pas le choix: ils doivent l'appliquer \"en toute honnêteté et impartialité\u201d.C est ainsi que selon le rapport il n'y a pas mille et une façons d\u2019assurer le sens de l\u2019Etat chez la haute fonction publique.Le gouvernement doit nécessairement faire appel aux fonctionnaires pour l'application de ses politiques et la réalisation de ses objectifs, en leur faisant pleinement confiance.\"Un climat de confiance mutuelle favorise le sens de l'Etat, la motivation et l'efficacité et élimine le recours à des administrations parallèles.1\u2019.Le comité voit par ailleurs dans cette attitude de soumission, sinon d'obéissance aveugle, les éléments d\u2019un code d'éthique pour les administrateurs publiques.La gourmandise du pouvoir politique Les hauts fonctionnaires, pour une bonne part, se plaignent d être plutôt mis à l'écart des prises de décisions importantes.Le rapport ne semble pas vouloir leur concéder davantage de marge de manoeuvre à ce titre.Il reconnaît cependant que les cadres supérieurs n ont pas d'automnomie suffisante dans la gestion des choses courantes et que les organismes centraux, comme le ministère de la Fonction publique, la Commission de la Fonction publique, le ministère des Travaux publics, le Conseil du Trésor sont des intervenants qui engendrent des contrôles tatillons.v Situation qui entraîne, de l avis du comité, \"un affaiblissement sérieux du sens de la responsabilité\u201d Mais l'élimination d intermédiaires peu! susciter un autre danger: une concentration d'autorité au sommet et une emprise accrue du pouvoir exécutif, sinon politique t t I Québec, Le Soleil, samedi 3 avril 1976 Les sciences au secondaire: qui aime ça?6 3 EXPERIENCE N° 23 7 par Raymond Giroux Puisqu'il y a cris* scolaire au Québec, parlons-en.Mais pas seulement en termes de salaires.La crise concerne tout autant le contenu des cours, même dans l\u2019enseignement des sciences.Les professeurs de chimie, de physique et de biologie sont mécontents: à leur avis, il est urgent de diminuer le nombre d'éléves dans les classes, et concevoir un programme plus souple et plus intéressant pour les étudiants.Sinon, la science risque de perdre des joueurs./ L'avenir est dans les sciences, répétait-on dans tout le Québec à la belle époque du rapport Parent, en ajoutant, comme attraction spéciale, que \"qui s'instruit s\u2019enrichit\"! Aujourd'hui, dix ans plus tard, la Commission des écoles catholiques de Québec confie la responsabilité de l'enseignement des sciences à un homme, qui, de son propre aveu, n'y connaît pas grand chose et préfère, en toute honnêteté, ne pas en parler que d\u2019en parler à travers son chapeau.Mais l'exemple vient de plus haut: sous T indigeste sigle de la DIGEES, la direction générale de l'enseignement élémentaire et secondaire du ministère de l\u2019Education, se cache.on ne sait quoi.Le responsable de l\u2019enseignement des sciences au secondaire, M Roméo Lajoie (643-3822) après avoir consulté son code d\u2019éthique (?) et ses supérieurs immédiats, répond qu\u2019il ne peut accorder aucune entrevue, et que le ministère prendra peut-être la peine de répliquer si par hasard il le juge bon.Attendons.Dans ce contexte, il ne faut pas s'étonner que les enseignants manifestent un désabusement presque total face à leur travail, et qu\u2019ils ne réagissent même pas par exemple, quand, après 20 minutes de cours, un étudiant de l\u2019école J.F.Perreault, à Québec, s\u2019installe à \"l\u2019intercom\u201d et invite ses confrères à quitter les classes sur-le-champ pour assister à une réunion \"importante\".Leurs commentaires: on ne sait rien, attendons pour voir.Deux réactions Les professeurs de sciences n'analysent pas tous la situation de la même façon, loin de là.Ceux qui sont aux prises avec le conflit scolaire dans leurs activités quotidiennes et qui tentent péniblement de suivre le programme entre une grève, un lock-out, une journée pédagogique ou une occupation des locaux par les étudiants, manifestent des préoccupations concrètes: ils ont trop d\u2019élèves.D\u2019autres enseignants, par contre, une petite minorité, vivent le conflit dans le sanctuaire silencieux des collèges privés ou du haut des tours universitaires: détachés des points chauds, ils portent leur réflexion sur des questions tout aussi fondamentales, mais à plus long terme: le programme est dépassé.Il n\u2019y a pas contradiction, mais simplement deux niveaux de perception différente qui ne s\u2019excluent pas, au contraire.Un programme dépassé Le programme d'études en sciences, particulièrement en physique et en chimie, n\u2019a pratiquement pas changé depuis dix ans, alors qu\u2019on s\u2019empressait de traduire les manuels américains conçus tout spécialement, à l'époque, pour répondre à la panique causée par l\u2019avance russe dans le domaine de l\u2019exploration spatiale.Ce programme, d\u2019ailleurs, affirme M.Jacques Désautels, de la faculté des sciences de l'éducation de l'université Laval, et ancien professeur de sciences au secondaire, a comme principal trait \"original\" de copier à toute fin pratique la table des matières des manuels américains (le \"Chem Study\u201d, en chimie, et le PSSC, en physique).Le contenu n\u2019a pas évolué: on change parfois le numéro d'un cours, on ajoute on soustrait deux ou trois sous-objectifs dans l\u2019annuaire de l'enseignement secondaire, qu\u2019aucun étudiant ne lit, de toute manière, et c'est tout.Le manuel demeure.Les Américains, de leur côté, ont récemment réédité et amélioré le fameux Chem Study, sous la direction des mêmes auteurs.Le résultat?Le Québec s\u2019est empressé de le faire traduire, et non par un pédagogue ou par un traducteur, mais par un ingénieur! La différence?Les planches en noir et blanc ont cédé la place à des planches en couleurs, les \"vies édifiantes\" des savants ont sauté, et quelques chapitres ont subi des démotions vers la fin ou bénéficié de promotions vers le début.La méthode demeure la même.Selon M.Désautels, les élèves assimilent ainsi la sciences officielle sans possibilité de critiquer, et l\u2019obligation de suivre le programme à la lettre, surtout en secondaire V, à cause des examens du ministère, enlève toute souplesse et aussi, pour beaucoup, tout intérêt.Les classes Perreault, doit s'ébattre devant 42 élèves, le professeur de chimie doit en affronter 38, et ainsi de suite.Peu leur importe, dans ces conditions, que l'enseignement par objectif remplace les méthodes traditionnelles, ils sont surtout occupés à maintenir la discipline dans leur classe et à souhaiter presque que certains fassent l\u2019école buissonnière! Non à l'imagination Les sciences, normalement, s\u2019apprennent en laboratoire grâce à des expériences qui intéressent plus les étudiants que les cours magistraux.Mais les expériences exigées par le programme officiel ont justement le défaut d'être officielles: les étudiants savent à l\u2019avance ce qu\u2019ils trouveront, et les surprises, dans ce contexte, sont inévitablement mauvaises! Devrait-on laisser plus de liberté et plus de souplesse?Oui, répondent les enseignants, mais c'est impossible.D'abord, le budget est très limité.Celui des sciences, à l\u2019éeole Perreault, a baissé de $6,000 à $2,900 en quelques années, à cause de la diminution du nombre d\u2019élèves.De plus le professeur ne peut de lui-mème acheter une fiole quelconque dans une quincaillerie, même s'il juge qu'il pourrait en tirer une expérience intéressante pour ses élèves.Il doit passer par la direction de l'équipement de la CECQ, qui à son tour doit se limiter au contenu du catalogue du ministère.Ensuite, le système scolaire dans son ensemble ne laisse pas place aux initiatives personnelles même des plus zélés: les locaux sont occupés à plein temps, les horaires sont chargés, le programme manque de souplesse, l'école ferme ses portes à clé dès la fin des cours, les autobus obligent les élèves à rentrer chez eux à une heure déterminée, et ainsi de suite.Comment intéresser les jeunes à l\u2019étude des sciences dans de telles conditions?Comme le programme semble immuable et que les offres gouvernementales sur le rapport maîtres-élèves ne prévoient aucune amélioration, disent les enseignants, faudra-t-il, comme affirme l\u2019un d'eux, \"adapter les élèves à l\u2019école?\" Le contenu de l'enseignement n'attire pas les critiques de tous: les enseignants de l'école Perreault, par exemple, le trouvent satisfaisant.Ils s'en prennent principalement au cloisonnement qui existe entre les sciences et les mathématiques.Selon M.René Gosselin, responsable de groupe, les étudiants qui commencent la chimie en secondaire IV ne possèdent pas la formation nécessaire en mathématiques.Cette carence se manifeste surtout, selon lui, depuis que le cours de chimie a été réparti sur deux ans, alors qu'il se donnait auparavant uniquement en secondaire V, et que l\u2019élémentaire dure 6 ans au lieu de 7.Les étudiants commencent ainsi l\u2019apprentissage de la chimie deux ans plus tôt, et l'enseignement \"par tiroirs\" du ministère de l'Education a empêché toute coordination avec les cours de mathématiques prérequis pour la bonne compréhension de la chimie.Résultat: une cause supplémentaire de désintéressement de la part des étudiants qui ne peuvent suivre le programme.Mais pour les enseignants du secteur public, il y a pire que le programme ou la coordination: il y a les classes trop nombreuses.Le professeur de biologie, à l\u2019école so, \u2022-
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