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Le soleil
Journal quotidien d'information de grande diffusion publié à Québec. Il a longtemps été associé directement aux partis politiques libéraux.
[...]
Le Soleil voit le jour à la fin de 1896 pour prendre la relève du quotidien d'allégeance libérale L'Électeur, qui avait subi la réprobation de l'Église. Sans perdre un seul jour de publication, le journal, qui avait publié les contributions de Louis Fréchette, Arthur Buies et Wilfrid Laurier, est relancé sur un ton plus modéré, sous son nom actuel, à l'initiative d'Ernest Pacaud et des directeurs de la Compagnie d'imprimerie du Québec.

Jusqu'au milieu du XXe siècle, les principaux actionnaires et dirigeants du journal sont des hommes politiques libéraux. Le Soleil s'affiche d'ailleurs pendant tout ce temps comme un organe des partis libéraux provincial et fédéral. Il deviendra par la suite un journal d'information généraliste.

Au fil des ans, le journal accueille les contributions de grands rédacteurs et journalistes : Ulric Barthe, Henri d'Hellencourt, Jean-Charles Harvey, Joseph Barnard, Raymond Dubé, Joseph Hardy, Joseph Voisard, Henri Dutil, Paul Audet et Gilbert Lavoie, parmi plusieurs autres. Dès le milieu des années 1930, Germaine Bundock et Renaude Lapointe tiennent des chroniques féminines et couvrent les actualités culturelles et sociales; viennent ensuite Monique Duval, puis Lise Lachance. Le journal imprime des photographies d'Alcide puis de Pierre Martineau, et plus tard de Raynald Lavoie et de Clément Thibault. Les caricaturistes Raoul Hunter, puis Berthio (Roland Berthiaume) et André-Philippe Côté y feront aussi leur marque.

En 1936, Le Soleil consolide sa présence sur le marché de la presse quotidienne de Québec lorsqu'il acquiert son concurrent, L'Événement, publié depuis 1867, puis Le Journal en 1938. Les deux titres sont fusionnés. L'Événement-Journal sera publié de 1938 à 1962, puis il reprendra le nom de L'Événement jusqu'à sa fermeture définitive en 1967.

Après avoir été présidé par la famille Gilbert (à partir de 1948), Le Soleil est acquis en 1974 par Jacques Francoeur et le groupe Unimedia. Le journal passe aux mains du groupe Hollinger de Conrad Black en 1987, puis à celles du groupe Gesca en 2000. En 2006, pour faire face à la concurrence du populaire Journal de Québec, il abandonne le grand format pour adopter le format tabloïd.

Le Soleil
est tiré à 22 000 exemplaires en 1907, à 49 000 en 1932, à 121 000 en 1960, à 160 000 en 1971, pour redescendre à 100 000 exemplaires en 1987 puis à 80 000 en 2000.


Sources :


BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 11-15.

LEMIEUX, Louis-Guy, Le roman du Soleil - Un journal dans son iècle, Québec, Septentrion, 1997.

BOIVIN, Mathieu, « Tout petit, le Soleil », Trente, vol. 31, no 8, septembre 2007.

CARDINAL, François, « Le Soleil brillera-t-il pour Gesca? », Trente, vol. 25, no 6, juin 2001.


Éditeur :
  • Québec :Le soleil,[1896]-
Contenu spécifique :
Cahier E
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Électeur (Québec, Québec : 1880 : Édition quotidienne)
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Références

Le soleil, 1976-05-22, Collections de BAnQ.

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[" \u2022w\u2014\u2018T' W0M y WMtgc.i.Ele soleil QUEBEC, SAMEDI 22 MAI 1976 les arts Pendant la diffusion de la comédie \"Zezette\" qui a tenu l'ontenne de CKVl, de 1951 à 1963, on reconnaît Robert Rivard, Christiane Delisle, Ovila Légaré, Jeonnette Deguire et Jeanne Couet (dans le rôle titre).Lucille Dumont, Marcel Giguère et Jean-Pierre Masson, au \u2019\u2019Café Concert Kraft\u201d,\tL équipe de I émission Chantons en choeur , en 1937, Jean Lalonde, Roger de Radio-Canada, vers 1950.\u2022\tBaulu, Ovila Légaré et Annette Hébert.Pendant que Radio-Canada regarde vers l'avenir \u2014 le colloque international de la radio des années 80.à Ottawa, début juin \u2014 deux chercheurs de l'université du Québec (à Trois-Rivières et à Montréal).Pierre Pagé et Renée Legris, poursuivent inlassablement une entreprise de récupération, des greniers jusque dans les poubelles, du patrimoine littéraire (feuilletons) jeté ou égaré honteusement par la télévision et la radio depuis 1930.A la recherche des modèles québécois de la littérature, en 1968, ces professeurs aidés d'une équipe de recherchistes ont.entrepris de rassembler, pour le grand public et les étudiants québécois, les toutes premières images d'un peuple telles que présentéos par les ondes à une époque où la radio privée et publique diffusait douze feuilletons par jour, de la Crise jusqu'à la fin de la Révolution tranquille.Cette littérature \"mineure \", aux yeux d'une élite intellectuelle qui ne vibrait que par la littérature écrite, sur le modèle parisien, est si \"riche\" sur le plan social, linguistique et des genres qu'on ne pouvait l'ignorer sous peine de trahir l'essence même d une collectivité.De 1930 à 1970.par exemple, le Québec radiophonique embauchait des auteurs, conteufs.farceurs, satiristes, etc., dont la plupart n ont jamais été publiés et qui créaient des pièces totalement originales qui reflétaient l ame de la société québécoise, suivant une communication directe et immédiate.Contrairement à la France qui adaptait Zola.Stendhal ou Balzac à la radio, le Québec créait des sketches, comédies, dramatiques qui donnaient un langage propre à la radio et auxquels s'agglutinaient, ouvertement ou en cachette, des familles entières littéralement pendues au récepteur à des moments bien précis de la journée.Identification nationale \"Dans le processus d identification nationale, ce phénomène est capital.Je ne prétends pas que toute la production était valable mais il faut la prendre telle quelle.De façon générale, la langue de la radio a fait évoluer la langue parlée au Québec et elle a véhiculé la nouvelle littérature urbaine qui naissait alors même que les gens lisaient peu et que la production livresque s'en tenait au retour à la terre \", dit Pierre Pagé.La recherche titanesque de Pagé et de Legris s'appuie sur la publication.Lan dernier, du \"Répertoire des oeuvres de la littérature radiophonique québécoise 1930-1970\" (1), la base même d une foule d ouvrages sectoriels dont le premier volet vient de paraitre avec \"Le Comique et l\u2019Humour à la radio québécoise\" (2).Le deuxième volume de l\u2019anthologie sera publié à la fin de l\u2019année.S'il fallait s'en tenir aux oeuvres publiées à l'époque, écrit Pagé.on conclurait que l'humour, malgré quelques bonnes productions, cédait le pas au malheur, à la tristesse, à la solitude et à l\u2019aliénation du peuble québécois.Cette anthologie répond également a un sentiment très personnel de l'auteur: \"Pour que 1 humour aide la nation québécoise à trouver un nouveau souffle qui ne soit pas son dernier\"! Aujourd'hui, c\u2019est connu, la radio-télé ne rit plus.Hier, N\u2019azaire et Barnabé\" ou les commentaires sur l\u2019actualité de \"Chez Miville\" faisaient rigoler le Québec plus que n'importe lequel des \"Symphorien ou des Bye Bye.\" Que sera la radio des années 80\" Refus de la tour d ivoire Cette anthologie de l'humour sera suivie d une autre sur le radioroman et d une troisième sur le théâtre radiophonique.\"Après le Répertoire, précise Pagé, il s'agit de diffuser, à même notre banque d'archives, les meilleurs textes pour que d'autres chercheurs puissent en faire l'analyse.Il n'est pas question de conserver dans une tour d'ivoire les documents qu'on a retrouvés.Il y a des thèses actuellement en marche dont une sur Jovette Bernier.En publiant des anthologies, on crée des outils plus maniables pour le milieu scolaire \" Même si les préoccupations de Pagé et de Legris visent surtout la radio, où il y a \"urgence\u201d de tout récupérer ce qu\u2019on n'a pas détruit et un recul historique, du fait que le feuilleton radiophonique a quitté l'antenne depuis le milieu des années 60 \u201d, les chercheurs ont sur le métier un Répertoire des oeuvres télévisuelles de 1952 à 1976.Un Répertoire télévisuel Cette autre brique paraîtra vraisemblablement à l'automne 1977 pour marquer le 25e anniversaire du pet\u2019t écran québécois.Il inventoriera les téléromans, téléthéàtres, textes humoristiques et les émissions pour enfants de ces deux décennies.Entre-temps, Renée Legris doit publier, l'automne prochain, une étude d'ensemble de l\u2019oeuvre radio-télévisuelle de Robert Choquette lequel, incidemment, prolongera ses \"Velder\u201d à la télé de Radio-Canada au même moment.Choquette est considéré comme 1 un des plus importants auteurs du médium.Renée Legris affirme qu'il a une part de responsabilités dans le \"plongeon\" électfonique de l'équipe.\"Il était bien triste, dit-elle, du silence qui entourait les années 30 à la radio et souhaitait qu\u2019on fit quelque chose.\u201d Ses collègues aussi qui.amers, n\u2019en revenaient pas qu\u2019ENFIN\u2019 leur prose laissée pour compte fut reconnue.Comme la radio, de préciser Pagé, la télévision se transforme.Il y a beaucoup moins de créations québécoises que durant les premières années.Le danger actuel est d aboutir à une sorte de colonialisme culturel assez curieux\u201d.Des 8 créations québécoises par semaine que la télé d'Etat diffusait de 1952 a 1965, on n'en retrouverait plus que trois ou quatre aujourd'hui, d'ajouter Renée Legris.Radio-Canada invoque les coûts de production astronomiques.Officieusement, ça pourrait être aussi à cause d'aspects idéologiques.A une époque, prétend Pagé, la radio-télé était un véritable moteur du nationalisme culturel (non politique) qui a pu faire peur à certaines instances de très haut niveau administratif.\" Le radiofoman des lignes ouvertes La disparition des radioromans serait due.elle, a des coûts de production.CKVL, il y a deux ans, diffusait \"Grand Ville\u201d, de Marcel Cabav.et une adaptation de Papillon\".Ces feuilletons obtenaient une bonne cote d'écoute mais on jugea plus économique de les remplacer par désalignés ouvertes! Pagé voit là une explication: \"Le hot line est une autre forme de radioroman.Les drames sentimentaux du feuilleton populaire, vous les retrouvez dans ces émissions avec ces femmes qui gémissent, ces problèmes conjugaux et sociaux soumis cette fois par des comédiens amateurs qui ne coûtent rien à la station.\" On pense à la satire de Clémence, \"La Violente\"! Pagé prévoit néanmoins la disparition progressive de la \"radiotéléphonite\u201d.En contre-partie, le théâtre radiophonique va continuer de jouer le rôle qui fut le sien pendant 30 ans en raison d'un engouement public croissant pour une radio plus consistante, sur la bande MF en particulier.La radio servirait de banc d'essai en vue de la télévision au bénéfice des nouveaux auteurs et comédiens On a l\u2019impression que Pagé et Legris sont désormais condamnés à l\u2019étude de la littérature radio-télévisuelle.\"Pas forcément, disent-ils.Nous avons un programme chargé dans ce domaine pour au moins cinq ans et voudrions boucler la boucle par une histoire de la littérature radiophonique et télévisuelle qui mettrait en valeur les grands auteurs par rapport aux auteurs mineurs\" Littérature pop et savante Page prépare aussi un ouvrage de caractère scientifique qui se propose de démontrer comment le sketch radiophonique du Québec reprend, sans le savoir, le modèle de la farce médiévale.Précisons ici qu'il est spécialisé dans l\u2019analyse de l'imaginaire québécois à l aide de la psychanalyse de la littérature Egalement spécialiste de l'oeuvre d'Anne Hébert, Pagé observe que ni lui ni Renée Legris n'entendent privilégier la littérature populaire au détriment de la littérature \"savante\u201d.Il s'agit plutôt \"de lui donner sa place, à côté\u201d.Issus de la génération des mass media, ces chercheurs constatent simplement que pendant 40 ans.les auteurs radiophoniques étaient adulés par le public et conspués par les intellectuels et universitaires.\"Notre analyse de la culture québécoise nous amène à conclure qu\u2019il y a place pour plusieurs formes de culture.\" Il éditions PMfS, 197*».2l Editions U Presse, 1976 Jacques Dumais orter Sr/ as re vsni métier expérience i n)ème affirm® m c\u2019est du vécu WARREN OATES frTtütnsd\u2019act.f Oh» fcHlMS (N COURU» BRIAN KEITH TAKUZA TAKAKURAKEN FRONTENAC I témoins cTun crime commis par des êtres'diaboliques .ILS DOIVENT MOURIR! la pédale au plancher.le doigt sur la gâchette., une poursuite terrifiante qui vous glacera le sang ffwfÆyn dans les veines ! VETER FONDA.STATIONNEMENT INTERIEUR PARC AUTO PAQUET 8.LALIBERTE le \u201cYAKUZA\u201d c\u2019est la MAFIA au JAPON.ROBERT MITCHUM DU PONT & BOUL CHAREST INF 529-9745 Après avoir vu ce film poiR|tR dit: PAUL NEWMAN Autour de ce détective de charme, _____ une dangereuse toile d'araignée.ANS LA TOILE D\u2019ARAIGNEE Hornr*: || Yikini: 4:10 .IdO; U Toil» jjgjgfa M8 \u2022\t\u2022 Mi 14 ANS OpiBlH GIZZIRI - CAPONE\"  Horaire: Capone: 12:30 - 4:00 -7:40; Count contre l\u2019enfer: 2 20 - 5.55 - 9 30., sn* cm-' LES CINEMAS ODEON AL PACINO UN APRES-MIDI CHIEN Mnroirr V«rd*ct, SOPHIA LOREN 5 40 - 9 40 JEAHCABm VERDICT FRONTENAC II n i musique- L'Orchestre de Toronto connaît un regain d'enthousiasme par Marc Samson L'Orchestre symphonique de Toronto a le vent dans les voiles par les temps qui courent.Après la période de flottement et de réajustement qui suivit la mort, en 1973, de son directeur artistique, Karel Ancerl, il connaît un regain d enthousiasme et de vitalité \u2014 partagé par ses musiciens, les auditeurs et la presse \u2014 depuis l'arrivée d'Andrew Davis pour voir à ses destinées.Sa plus récente tournée européenne, en 1974, avait entre-temps confirmé et même renforcé sa réputation.L'an prochain, il participera aux festivals des orchestres internationaux du Carnegie Hall à New York et du Kennedy Centre à Washington.Côté public, le nombre de ses auditeurs ne cesse d'augmenter et les abonnés sont passés, pour la saison 1975-1976, à 23,000; soit 7,000 de plus que les Maple Leafs.Sur ce plan, il vient au deuxième rang des orchestres canadiens, à la suite de celui de Vancouver qui peut compter sur 27,000 auditeurs réguliers pour ses diverses séries de concerts.Tout récemment, il annonçait la signature d'un contrat avec la compagnie Columbia pour une série d'enregistrements devant être distribués sur le marché international.Les premiers de ces disques réuniront des oeuvres de Borodine (symphonies, ouvertures, les Danses polovtsiennes du \"Prince Igor\" avec le Choeur Mendelssohn).Lundi, commencera à Québec, une tournée de deux semaines dans l\u2019Est du Canada qui l'amènera pour la première fois de ses 54 ans d'existence.jusqu'à Terre-Neuve.Enfin, la conjoncture économique actuelle qui affecte la presque totalité des organismes artistiques, ne semble pas trop le toucher.Il a même réussi à opérer sans le moindre déficit au cours des trois dernières années.Important budget Avec ses 96 musiciens permanents, assurés d'un contrat de 48 semaines annuellement, la saison régulière de l\u2019ensemble symphonique de la Ville Reine se déroule au rythme moyen de trois concerts par semaine.Pour ce faire, il dispose d\u2019un budget atteignant $3.8 millions.Ces fonds proviennent du Conseil des Arts du Canada ($600.000), du Conseil des Arts de l\u2019Ontario ($400,000), de la ville de Toronto ($100.000) et des campagnes de souscriptions ($500.000).Le reste des frais d\u2019opération est couvert par les rentrées aux guichets et, jusqu\u2019à cette année, par la contribution du Canadian Opera Company en échange de services pour les spectacles de cette compagnie.La fin de la collaboration entre TOST et le COC laisse entrevoir quelques nuages dans le ciel par ailleurs serein de l\u2019Orchestre.Elle le privera de la sorte d'un revenu net de $90,000, sans parler de huit semaines de travail à combler pour ses instrumentistes.Cependant on mise sur l'impact qu'An-drew Davis a su créer \u2014 malgré, ou en raison de ses allures de collégien \u2014 par sa personnalité, son pouvoir de communication avec l\u2019auditoire, son savoir-faire musical, pour palier cette situation.La tournée de I Est canadien La présente tournée promènera l'Orchestre de Toronto dans sept villes des Maritimes, en plus de Québec: Fredericton, Saint-Jean (Nouveau-Brunswick), Moncton, Wolfville, Halifax, Charlottetown et Saint-Jean (Terre-Neuve).Pour l'occasion \u2014 et plus spécialement pour l'exécution de la \" Symphonie Fantastique\u201d de Berlioz, oeuvre qui figure au programme du concert au Grand Théâtre \u2014 le nombre des musiciens a été porté à cent.En chiffres, cette tournée se traduit par des frais de $120.000, le déficit prévu de $93,000 étant épongé par l'Office des tournées du Conseil des Arts du Canada.Dans les provinces de l'Est, la réponse a été spontanée.Déjà la semaine dernière, Saint-Jean (Nouveau-Brunswick), Fredericton et Moncton affichaient \"complet\u201d, et les deux concerts à Halifax étaient presque complètement vendus.A Québec, le public se fait tirer l'oreille et la location se poursuit à un rythme très lent.Pourtant on ne saurait dire que les habitués des concerts, et les autres, ont très souvent 1 occasion d'entendre ici une formation symphonique de cette envergure; et la dernière visite de l'OST remonte à plus de trois ans.Certes le prix des places est elevé.Mais quand on songe que le Big Bazar de Fugain exige jusqu\u2019à $10; Bécaud de $5 à $9 (soit exactement la même échelle de prix que l'Orchestre de Toronto); Ginette Reno jusqu\u2019à $8.50 et que les billets pour ces spectacles s'enlèvent comme des petits pains chauds, ce peu d'intérêt des mélomanes québécois ne peut manquer de laisser songeur.Ces derniers délieraient donc moins facilement leurs bourses pour une audition symphonique.qui a pourtant bien des chances d'étre de haut calibre, que le grand public ne le fait pour les valeurs sures de la chanson.Les Torontois, qui ont souvent toutes les misères du monde à se trouver des places pour entendre leur orchestre, comprendraient difficilement cette situation.: ' I £ \u2022 ¦ , :\tis£ : mSmm y*?'*?.-.' Mm un \"jeune lion\" cT orchestre Andrew Davis, de la direction Lorsque le Conseil d\u2019administration de l'Orchestre de Toronto annonça, en juillet 1974, l'engagement d\u2019Andrew Davis au poste de directeur musical, la nouvelle ne fut pas sans causer quelque surprise.Tout le monde, ou presque, s'attendait plutôt à la nomination de Kazimierz Kord.Le chef polonais avait remplacé Karel Ancerl lors de la tournée européenne de l'OST.quelque temps plus tôt, et il avait su le faire triompher devant des auditoires aussi exigeants que ceux de Londres et de Vienne.Davis, pour sa part, n'avait dirigé qu\u2019une seule fois à Toronto.Malgré tout, musiciens et administrateurs avaient su flairer en lui un \"sujet\u201d particulièrement intéressant.Anglais de naissance et de nationalité (et non pas Torontois, comme le laissait entendre une revue américaine de disques récemment), Andrew Davis fait partie de ces \"jeunes lions\u201d de la direction d'orchestre.Un des jeunes musiciens actuels les plus susceptibles de se hisser au niveau qu'ont aujourd'hui atteint Ozawa (qui assuma à l'OST son premier poste de chef permanent en Amérique), Mehta (qui passera bientôt de Los Angeles à New York), ou encore Claudio Abbado (principal chef invité de la Philharmonique de Vienne et jusqu'à ces derniers temps directeur musical de La Scala de Milan).Davis est né en 1944 et sa carrière musicale commença comme organiste et claveciniste.A ce titre, il réalisa quelques enregistrements avec 1 English Chamber Orchestra et l'Academy-of-St.-Martin-in-the-Fields.Passant à la direction d orchestre, il étudia à Rome avec Franco Ferfara de qui Franco Man-nino (bien connu à Québec) disait qu\u2019il était le plus grand chef de notre temps.(L\u2019état de santé de Ferrara ne lui ayant pas permis de poursuivre ses activités au concert, il se consacra plutôt à l'enseignement.) A son retour d'Italie, Davis commença, lentement mais sûrement, à se faire un nom comme chef d\u2019orchestre, dans son pays.En 1970, ses débuts au Royal Festival Hall de Londres, à la tête du BBC Symphony, firent sensation.A partir de là.les offres affluèrent de partout.Aujourd'hui, à 32 ans.il cumule les fonctions de chef adjoint du New Philharmo-nia de Londres, de \"principal chef invité\u201d du Royal Liverpool, en plus de la direction artistique de l'Orchestre de Toronto.Comme chef invité, il a entre autres dirigé, dans le court laps de temps de 18 mois, les cinq \"grands\" des Etats-Unis; New York.Boston, Philadelphie.Chicago et Cleveland, ce dernier demeurant son préféré.Depuis son entrée en fonction à Toronto, quatre autres orchestres lui ont proposé leur direction artistique; deux à Londres, un aux Etats-Unis et un autre en Allemagne, mais sans auccès.Outre ses responsabilités partagées entre l'ensemble torontois, le New Philharmo-nia et le Royal Liverpool, le theatre lyrique commence à le solliciter.Au cours de l'été, il retournera au Festival Glyndebourne poury diriger une série de représentations de \u2019\u2019Capriccio\" de Richard Strauss.Son premier disque pour Columbia, avec le London Symphony, a créé une assez forte impression pour lui permettre d imposer \"son\u201d propre Orchestre de Toronto pour ses réalisationa futures dans ce domaine.Tout de suite après cette tournée dans l\u2019Est canadien, Andrew Davis se rendra à Londres, pour revenir ensuite à Toronto, repartir pour Glyndebourne, faire un saut au Hollywood Bowl, retourner à Londres.Tout cela durant les seuls mois d'été, se réservant une semaine de vacances qu\u2019il voudrait bien passer au Québec.ALBAN BLUTEAU de Baie st-Paul expose huiles et gouaches du 19 mai ou 19 juin à la Galerie d'Art AU PARRAIN DES ARTISTES 302, Lavigueur, Québec TEL.: 525-6233 Heures: lundi au jeudi - ThJO à fOhJM p.m.samedi - IOh.00 am à 4hJ)0 p.m.LES «MIS DE L'ORGUE DE QUEBEC présentent JEAN-GUY PROULX aux grandes orgues de la Basilique de Québec DIMANCHE 23 MAI 1976 A 20H30 Au programme: oeuvres de Dandrieu, Bach, Brahms, Franck, Vierne, Langlois.Détenteurs de la carte de membre: entrée libre.Autres: $2.50 Etudiants: $1.25 Billets en vente à l'entrée.f ANDREW DAVIS CHEF D ORCHESTRE L'ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE TORONTO \u2022 \u2022 - ¦ -\u2022 v^- \u2022 W \\5HJHo TnWffF au vjAWOBv un\tuhui i ü*uv l'Office des Tournées du Conseil des Arts du Canada.24 mai 20H30 Ouverture - Prince Igor\tv\tBorodine Concerto pour violoncelle en la mineur, Opus 129\tSchumann DANIEL D0MB violoncelliste Symphonie fantastique Opus 14\tBerlioz (Episode de la vie d'un artiste) LOCATION: Parterre AA-T, corbeille, loges boldon, $9 - loges corbeille, $10 -Loges mezzanine.$9.50 \u2022 Parterre U-Z, $8 - Mezzanine, $6 - Balcon.$5.(ETUDIANTS et AGE D OR: Billets de $100 peur $500) S* 54ième SAISON GRAND THÉÂTRE DE QUÉBEC SALLE LOmS-FREOETTE.TEL 643 8131 Billots on vonto oui fuicti#t$ du Gfmd Thoitro.Depuis II 1er mai lo juicM situa a la Caîtto Popular l au nor n ost ptus t* opntion.) Unt collaboration c.hr.c ¦¦mz mN mm IM .I- w \"'MB ROGER GAGNON DIRECTEUR Collège des Annonceurs Radio-Télévision (CART) inc.COURS INTENSIF (session spéciale d'été) Du 15 juin au 19 août 1976 (80 heures) SOIRS: mardi et jeudi - 7:00 à 10:00 hres JOURS: Ateliers de travaux pratiques Nombre d'étudiants limité (17) PROGRAMME: improvisation, interprétation, réclame.nouvelles, interview, reportage, phonétique et diction Exigences: 18 ans, secondaire V \u2022 Professeurs spécialisés *\tStudio unique - équipement audio-visuel *\tCertificat - Service d'aide de placement * Toute inscription avant le 5 juin Prochaine session régulière Du 6 septembre 76 au 25 lanvier 77 Lundi et mercredi ou mardi et jeudi * Pour renseignements, prospectus, inscription * C.P.445 Haute-Ville, Québec * Studio; 85, rue St-Louis - 692-0729 (parmi» gouv»m»m«ntat: Enseignement professionnel (recyclage) nivmu wcondstre Québet, U Soleil, samedi 22 mai 1976 E 3 littérature Le Salon du livre de Québec de fête y u Non au nombrilisme Un esprit par Paule France-Dufaux sentants d'éditeurs étrangers en majorité francophones, s'ils repartaient enchantés de leur participation au S1LQ tant par l'affluence des visiteurs à leur stand, visiteurs intéressés au livre littéraire dans une appréciable proportion que par les ventes qu'ils ont faites, ne se privaient pas pour souligner que si la FILM était ce qu\u2019elle était l'an dernier, ils n\u2019y participeraient plus; persuadés qu'ils sont que des transactions internationales \u2014 forcément réduites, Francfort étant LA FOIRE INTERNATIONALE éprouvée et rodée depuis déjà de nombreuses années \u2014 pourraient, disent-ils, parfaitement se faire à Québec.Précisons que dans certains stands d'éditions étrangères francophones \u2014 Jean Royer s'occupait de l\u2019édition québécoise \u2014 les exposants n'avaient pas opté pour la facilité.Ils n\u2019appâtaient pas le visiteur avec des piles de best-sellers, ces chevaux de bataille, à quelques rares exceptions près, de la sous-littérature.Ils présentaient aux visiteurs des oeuvres difficiles, romans de fond, essais philosophiques, politiques, sociologiques, littéraires.littérature d\u2019idées, d\u2019histoire, ancienne et moderne, poésie d'hier et d\u2019aujourd'hui.Ces stands avaient en effet beaucoup de succès.On s\u2019y parlait.C'était chaleureux.On était là POUR et PAR le Livre.Toute une ambiance.Justement, toute une ambiance! Mais pour combien de temps?Quelle sera celle du prochain SILQ si le ministre L\u2019Allier \u2014 on a peine à croire qu\u2019il a rêvé ça tout seul \u2014 met à exécution ce à quoi il \"songe\u201d et qu\u2019il a annoncé dès l\u2019ouverture du 5e SILQ: \"accueillir d'autres formes d'expression culturelle tel le disque\u201d.Une tribu hors de la métropole Autrement dit, le tribalisme folklorique se pointe la face dans le décor.Pour les villageois de Québec, cette tribu hors métropole, ce sera non plus le SILQ mais le SLIBQ \u2014 Salon du livre incorporé de bébelles du Québec.Tout un programme! Du disque, de l\u2019audio-visuel, ça c'est annoncé officiellement, et suivrons peinture, sculpture, céramique, théâtre, danse, cinéma, artisanat, enfin tout.Tout et le reste.Pourquoi pas?Un coup de dés! Logique.Car si le ministre et quelques autres personnages, qui sont d\u2019ailleurs identifiés, veulent que surviv# la FILM, il leur faut mettre le paquet et en bons courtisans, promettre sous le couvert du mot \"Fête\", que Québec aura son super-marché de la culture québécoise animé par \"les créateurs d\u2019ici\".Bien joué.Et adieu Salon International du Livre de Québec.Pour mémoire, j'ouvre ici une parenthèse: souvenons-nous du magnifique pavillon du Québec lors de l\u2019Expo 67 et revoyons bien quel genre de \"transformation\u201d il avait subi l\u2019année suivante.L\u2019esprit de clocher, illustré par son pire folklore, avait eu le dessus.Par une décision prise alors par quelques personnes, nous étions passés sur le terrain même de l'Expo de l'internationalisme au parti pris du nombrilisme bêlant et ça, en douze petits mois.Qu'on se souvienne.Revenons au SILQ.J\u2019exagère?Même pas, hélas! Car j'ai constaté sur place au SILQ, que nombre de \"créateurs (littéraires) d\u2019ici \"mordaient à l\u2019hameçon.Des sortes de miraculés des Superfrancofête, Nuit de la poésie et autres manifestations de plein air nées justement de la Superfrancofête.Donc, avec le mot \"Fête\", mot qui concrétise parfaitement les manifestations mentionnées ci-dessus et aussi ce qu elles impliquent de difficilement intégrable à la \"culture\", à savoir boisson, copulation, drogue, le ministre a mis dans le mille.Personnellement je n'ai rien contre ce genre de Michaud.C\u2019est ce qui devrait se décider à la \"table de concertation\u201d proposée par M L\u2019Allier.L\u2019avenir du Salon en depend: l\u2019événement a besoin d\u2019ètre animé par d\u2019autres manifestations que les arts martiaux, comme cette année! Comment pourrait s'organiser l\u2019animation culturelle du Salon?D\u2019abord.avec la participation de tous les artisans du livre: écrivains, éditeurs, libraires et bibliothécaires.par Jean Royer \"Dans un système où ne compte que le fric, il n\u2019y a pas moyen de défendre son oeuvre autrement que par la révolte.\" n> Elle est trop belle celle-là pour que je la laisse échapper, d'autant qu elle tomba \"nette et brutale\" en conclusion à un colloque qui se tenait \u2014 tiens, tiens, comme c est droie! \u2014, lors du 8e Festival International du Livre de Nice en France, quelques jours avant que ne s\u2019ouvre le 5e Salon International du Livre de Québec \u2014 SILQ.Si à Nice des mots comme \"système, fric, défendre, oeuvre, révolte\u201d se rattachaient surtout au problème que pose la poésie, on peut dire qu\u2019ici ces mêmes mots collent parfaitement à l\u2019ensemble des problèmes que pose le SILQ dès que l\u2019on s'interroge sur ce qu'il sera, plutôt sur ce qu\u2019on en fera dans l'avenir.D\u2019ailleurs, en ce qui nous concerne, s'ajoutent d\u2019autres mots tels que intrigue, minimisation, chapelle, courtisanerie, tribalisme.Le SILQ est encore tout frais dans nos mémoires.Samedi dernier il battait son plein: 25,542 visiteurs dans la journée; alors commençons.A tout seigneur tout honneur: le ministre des Affaires culturelles du Québec, M Jean-Paul L'Allier II a inauguré le 5e SILQ.Québec est une ville de fête, c'est bien connu.Sa situation géographique, sa dimension, sa vocation touristique en font un lieu où il est agréable et facile de se rassembler et de fêter Que ce soit sur les Plaines, dans les vieux murs ou même sur le campus universitaire.Le Salon international du livre de Québec, réalisé par M.Lorenzo Mi-chaud depuis cinq ans, est devenu une manifestation populaire qui prouve le rôle culturel de la fête à Québec Avec le Festival d'Eté la Superfrancofête, la Chant'août, le Salon du livre a contribué à donner vie à Québec, ville ordinairement tranquille, ville administrative et universitaire.Evénement populaire, le Salon international du livre de Québec est une réussite sur ce plan.On ne peut plus le nier.Malgré la Foire du \u2019livre de Montréal qui, depuis deux ans, veut imiter la Foire de Francfort, les éditeurs européens et québécois semblent préférer la rencontre avec le public à Québec.Malgré des guerres épiques entre organisateurs et libraires.le Salon du livre a eu lieu et attiré en moyenne près de 110.000 personnes en cinq jours.Le public a donc, lui aussi, affirmé la nécessité de la fête du Livre à Québec.La présence de 1 écrivain, qui rencontre le public aux stands ou dans des colloques, est évidemment primordiale.Non pas seulement l\u2019écrivant, l\u2019auteur de livres pratiques, mais aussi l\u2019écrivain de littérature de création Des colloques, des rencontres pourraient se passer en même temps que la fête, qui amèneraient au Salon les différents groupes commerciaux et culturels intéressés au livre.On pourrait aussi instaurer des \"journées\u201d qui donneraient leur importance à différents groupes d\u2019artisans du livre.Journées de poésie, du roman, de l'essai, du livre pour enfants, du livre scolaire, des bibliothécaires, etc.Des journées d'information, de pédagogie, qui s\u2019adresseraient aux différents publics du livre.Il serait facile aussi de présenter de façon continuelle au public des fil ms d information sur les écrivains et le livre.L'ONF, Radio-Québec, le Vidéo-graphe, les Télévisions communautaires ont des documents plein leurs tablettes sur les écrivains.Ce serait l\u2019occasion de rendre cette information accessible à un large public.Cette année, le film de l\u2019ONF sur Mgr Félix-Antoine Savard a remporté un grand succès, qui prouve l'intérêt d\u2019une telle animation au Salon du photo.Jacques Deschesnes Paule France-Dufaux et Jean Royer ont assuré pour LE SOLEIL la couverture du 5e Salon du livre de Québec, qui vient de se tenir au Peps.Ils nous livrent aujourd'hui leurs conclusions parfois contradictoires.Une fête culturelle Un oubli: \"international Sur les onze personnalités présentes dans le Cahier-programme du SILQ \u2014 avec photos et messages \u2014 le ministre L'Allier est le seul à n'avoir pas cru bon de mentionner le 5e Salon par son nom, escamotant intentionnellement \u2014 la suite le prouvera \u2014 le qualificatif INTERNATIONAL.Pour, dans le même message, le remplacer par quoi?Par le qualificatif REGIONAL! Eh oui, pour M.L\u2019Allier, le SILQ est \"d\u2019envergure régionale\" (pourquoi pas locale, pendant qu'il y était).Le \"et même nationale\u201d ajouté dans le texte, se passe d'épithète.Ce fait, cette minimisation, au complet, doit, du moins devrait retenir sérieusement l'attention, car il est de toute évidence indicateur des intentions du ministre du MAC: Réduire le SILQ à une manifestation mineure afin de laisser toute la place à la Foire du Livre de Montféal de laquelle, soyons en convaincus, le ministre ne manquera pas \\e signaler le caractère international.Il ne s\u2019agit pas de dualité entre Québec et Montréal, là n\u2019est pas la question, car il n\u2019est plus à prouver que Québec a fait, et ce toujours dans des conditions matérielles difficiles du fait que les subventions gouvernementales \u2014 fédérale, provinciale et municipale \u2014 lui sont allouées au lance-pierre, une réussite de son SILQ.Alors qu'il est notoire que.malgré des subventions-bulldozers des mêmes gouvernements, malgré une publicité hyperbolique (qui n'est pas sans rappeler celle faite par un mégalomane pour obtenir la tenue des JO dans cette même métropole) à l\u2019image de son fougueux président, soutenu en cela par quelques fossoyeurs en puissance du SILQ \u2014 ministres, sous-ministres, haut fonctionnaires, libraires, éditeurs québécois, auteurs.\u2014, la FILM ou Foire Internationale du Livre de Montréal, est loin d'avoir prouvé quelque rentabilité culturelle et commerciale tangible.Ici soulignons qu\u2019il faut attendre pour savoir et surtout étudier ce qu'aura été la deuxième expérience de la FILM actuellement en cours.Bon nombre d'exposants, repré- Mais alors quel est l\u2019avenir culturel du Salon du livre de Québec?Car la manifestation populaire, pour grandir en intérêt et se distinguer de plus en plus de la Foire de Montréal, devra accentuer sa qualité culturelle.C'est ce qu'a compris le ministre Jean-Paul L\u2019Allier, qui inaugurait le 5e Salon la semaine dernière, quand il a souhaité que l\u2019événement devienne \"une fête culturelle\".Le ministre des Affaires culturelles a d'ailleurs convoqué les organismes culturels de Québec à \"une table de concertation\" afin que dès l'automne un programme d'animation du Salon soit arrêté.D'abord, bien sûr.il faudra régler définitivement cette guerre des libraires qui a mis en danger la tenue du 5e Salon du Livre.L'organisation du Salon devra réunir tous les professionnels du livre de Québec.Au lieu de se chamailler pour s'approprier la responsabilité du Salon, les libraires de Québec devront surtout penser au public qui leur permet de tenir un Salon du livre.Les libraires devront aussi respecter le travail de M.Lorenzo Michaud, qui a organisé l'événement pour eux depuis cinq ans, tout en améliorant, avec leurs compétences, la qualité administrative de l\u2019événement, s'il y a lieu, et son intérêt culturel.v.v.Il s agit de s organiser On pourrait aussi organiser, avec l'aide des éditeurs et des libraires, une présentation au public de livres d\u2019art, qui ne sont habituellement accessibles qu'aux collectionneurs et aux riches.Un éditeur m\u2019a informé qu'il avait l\u2019intention l'an prochain d\u2019imprimer sur place au Salon des poèmes-affiches, par exemple.C'est une autre façon d'animer l\u2019événement.Ce ne sont pas les idées, ni les moyens, qui manqueraient, pour l'animation culturelle du Salon.Le ministre des Affaires culturelles du Québec a même précisé, cette année, que son ministère augmenterait son aide, tant financière que de services.Il s\u2019agit de s\u2019organiser et de prévoir l'avenir culturel du Salon.Pourquoi pas en faire une fête des créateurs, a presque suggéré le ministre L'Allier, qui a parlé de la près ence du disque et de l\u2019audiovisuel au Salon du livre.Sans distraire le public de l'objet de la fête: le livre, les organisateurs pourraient élargir l'événement.Même les artisans et designers pourraient participer à cette fête culturelle, par une exposition exemplaire.L'important, pour les prochains Salons du livre de Québec, sera d\u2019affirmer que la fête populaire est aussi culturelle, avant d être commerciale.L animation Qu'est-ce qui manque au Salon du livre?La réponse est évidente: un organisateur culturel, un animateur, qui .appuyerait l\u2019organisation matéri elle de la fête assumée par M.Lorenzo photo: Jacques Deschesnes manifestations.Si je souligne les faits, vérifiés par obligation professionnelle et vérifiables en tout temps, c'est afin qu'ici, pour le SILQ.on ne soit pas les victimes d\u2019un marché de dupes.Alors que nous sommes envahis par l\u2019image et le son, souvent de qualité culturelle douteuse, il est des hommes \u2014 peut-être aussi des femmes \u2014 qui sacrifieraient à ces deux me- diums, pour ne citer que ceux-là, l'ambiance dans laquelle le LIVRE, ce dernier \"véhicule privilégié de l\u2019esprit\u201d, se doit d'être présenté au public.Justement celle qui régnait il y a une semaine au 5e Salon International du Livre de Québec.4.**X une distribution FRANCE FILM PLEUT SUR SANTIAGO un film de HELVIO SOTO Plus qu'un document authentique, une oeuvre qui gravera dans nos mémoires les tragiques événements du putsch chilien ou la fin d un rêve de liberté.POUR TOUS JEAN-IÛUIS TRINTIGNANT ANNIE GIRARDOT PATRICIA GUZMAN SERGE MARQUAND NICOLE CALFAN JOHN ABBEY \u2022 R1CAR00 CUCCIOILA \u2022 ANDRE DUSSOllIER \u2022 BERNARD FRESSON- MAURICE GARREL BIJOU 15 chemin Ste Foy\t522 7956 IL PLEUT SUR SANTIAGO : SEM: Rep, complète: 7.00 - 9.10 DIM: Rep, complète; 1.30 - 3.55 -6.20 - 8.35 Philippe Noiret Romy Schneider Le vieux', fusil Un tiim de Robert Enricô LIDO cphoïrrîrankcn$icin Hndy ularhol Un film d» Qd ni lll'è Du sang pour Dracula CMâlB POU» WMIEISTI!»:\t9 20 ¦ Som 6 00 9 40 ¦ 0».2 00 - 5 40 - 9 20 H UM WW OUCOUL SEM, 7 X SAM 7 43 OW 3 45 - 7.25 lEBEUI FUSIL SEM 9 IJ - SAMO 6 00 9 *5 Dw 2 S5 6 10 9 *5 COURU U ECMUTt: 7 X.SamD SX-DIM I00-4X.8X «t I I } I LA ; STE fOY, 056-0592\t| Munira Uiruti lut, Mat i tM0 -Mi.lt- AJ*; FBmi 1 Our.if*, eumptut Th Vf pjn.¥ Lmu Fé*M« aji- m.ii m*.i les arts Québec, Le Soleil, samedi 22 moi 1976 E 9 Forcier le magnifique CANNES \u2014 L\u2019eau chaude, l'eau frette\", le film d André Forcier présenté dans le cadre de la Quinzaine des réalisateurs, aura surpris beaucoup de spectateurs nites de bon ton.et dont la gène face à tout public est légendaire, a dérouté le public étranger après la projection de son film en disant qu il ne croyait pas qu\u2019un entretien avec le public était i cloude doigneoult q cannes par son étrange humour noir, autant que la personnalité du réalisateur lui-mème Forcier.qui déteste les monda- nécessaire puisque son film parlait de lui-mème Sans dire que le réalisateur affectionne le scandale facile, on ne peut rejeter le fait que son franc-parler et sa bizarrerie amusée suffisent à le mettre en évidence Dans ! extraordinaire suite du Carlton où Cinéma-Canada l'a logé durant une couple de jours, nous étions cinq ou six personnes à pique-niquer un midi de cette semaine à l\u2019étonnement horrifié des femmes de chambre.Forcier, dont lç budget de voyage est plutôt mince, préferait manger des fromages et de la salade dans sa chambre le midi, plutôt que d aller au restaurant.Avec Gilles Carie.Carole Laure et la productrice Louise Ranger (elle s'occupera du prochain film de Carie, \"Exit\"), Forcier et moi avons été invités à une émission radiophonique sur France Inter.L'accent traînant d\u2019André lorsqu'il parlait de son film ou du cinéma québécois en général faisait rire les techniciens de 1 autre côté de la baie vitrée.Son naturel est tel que chacun se sent disposé à tout lui passer.Rencontre au soleil André est agressif lorsqu\u2019il croit que son interlocuteur se moque de lui.Il n'aime pas les compliments.Pas plus que les blagues qui portent sur son étonnante imagination, imagination qui donne naissance à des images stupéfiantes La blague qui le met le plus en colère est celle qui le qualifie de Rimbaud du cinéma québécois\".Il me répond invariablement que je suis le \"Kid de la flashlight\u201d (plus évocateur que \"le journaliste du SOLEIL\" selon lui).Au déjeuner de presse organisé sur la plage par Cinéma-Canada, Forcier a joué son rôle de réalisateur sérieux avec une grâce désarmante, acceptant de répondre aux questions des journalistes étrangers qui occupaient tour à tour la chaise à sa gauche.Pour l'instant, il prépare un autre long métrage, grâce à une bourse du Conseil des Arts qui lui permettra de vivre durant de nombreux mois sans soucis financiers.Mais André n'aime pas parler de ses projets filmiques: tout ce qu on aura pu apprendre, c est qu il s agit d un gars qui fabrique des avions à pédales \", Quittant Cannes cette semaine, il se dirigeait vers l'Italie avec son amie \"Bouboule\u201d, une jeune femme prénommée Michelle en fait, qui compense pour les fanfaronnades bruyantes d'André par une gentillesse à toute épreuve Forcier profite de ce séjour en Europe pour mettre certains projets de films par écrit.Il souhaite commencer le tournage de son film à la fin de l'été.Comme tant d'autres cinéastes québécois, c'est à Cannes que Forcier aura vraiment été placé sous les feux de la renommée puisque les distributeurs québécois ne se sont pas particulièrement entre-tués pour distribuer ses premiers films \"Le retour de l\u2019immaculée Conception\u201d et \"Bar-Salon\".Le succès que remporte \"L\u2019eau chaude l\u2019eau frette\u201d à la Quinzaine servira peut-être â ouvrir les yeux aux aveugles.Q québec aujourd'hui galeries cinema Ciné-Musée: Archéologie synthèse \u2014 La grande chanson \u2014 Le musée d'art contemporain \u2014 Caprice en couleurs.Musée du Québec, 13h00.concerts Jean-Guy Proulx: organiste, présenté par les Amis de l'Orgue.Oeuvres de Dan-drieu.Bach.Brahms.Franck.Viernr et Langlais Basilique Notre-Dame de Québec, dimanche à 20h30.The Toronto Symphony: au pupitre Andrew Davis.Grand Théâtre, Salle Louis-* Fréchette iHttdi 80h8».Aw programme: Borodine.Schumann, Berlioz.spectacles Ginette Reno: au Grand Théâtre.Salle Louis-Fréchette, samedi et dimanche 20h30.Jazz Campus Trois-Rivières: à 1 Harmonique.1100 rue St-Jean.samedi et dimanche 22h00.Monique St-Laurent: chanteuse guitariste.A l'Harmo-nique, 1100 rue St-Jean, lundi 21h30.Soirée Age d Or: invités: les frères Grenier, les frères Bessette et les danseurs du Rocher.Amphithéâtre de l'Ancienne-Lorette, samedi 20h30.Magicien Grandini: à l\u2019Institut Canadien, r^e St Stanislas, dimanche 2Q)i00.cabarets Paul Lacroix: dessins récents.Galerie de la Tour des Arts, université Laval.Clout: sculptures.Galerie Zannettin, 28 Côte de la Montagne.I.Audet.F.Simard: aquarelles, peintures, dessins.Restaurant d'Europe, 27 Ste-Angèle.R.Baillargeon.B.Sylvain: photographies.Maison Ma-heu-Couillard, 31 rue Sous-le-Fort.Musée du Québec: \"Atelier Bric\u201d \u2014 \"Communigraph\u201d \u2014 \"Ecole d\u2019architecture\u201d.Basque, F.-R.Cantin: oeuvres nouvelles.Galerie Charles Huot, 1 rue du Trésor.Peau et Toison: à Flaque.1156 rue St-Jean.Salon des Photographes Artisans: mail de Place Laurier, en face du photo-centre Brunet.Exposition: des membres du Studio Artpel.A la Solidarité, 925 Chemin St-Louis.Les élèves de Pierre Garon: peintures.Galerie du Trait Carré, 7985 Trait Carré Est, Charlesbourg.Claire Meunier-Ouellet: peintures.Galerie de la Quinzaine.Musée du Québec.André Morneau: à la Comme Galerie.1117Vî rue St-Jean.Alban Bluteau: huiles et gouaches.Au Parrain des Artistes, 302 Lavigueur.Cercle Electrique: danse ce soir, dimanche et lundi avec l\u2019orchestre \"Strider\u201d de New York.Club Napoli: danse avec Denis Komo et ses musiciens.Club Social Horizon Nouveau: ce soir et dimanche danse.Holiday Inn (Ste-Foy): Israël et Steve; au centre-ville Le Can-Can: Les Olympiques.La Cloche d Or: ce soir et dimanche \"Les Corvettes\".L Evasion - Super Disco, Auberge de la Colline: ce soir \u2018et dimanche danse.La Danza Casa: danse-disco ce soir et dimanche.L Entre-Deux: ce soir de 4h00 à 3h00 a.m., danse.Club \"Star Mist\u201d: ce soir, dimanche et lundi, danse avec \"Pedro Sanchez\" du Chili.Disco-bar La Causette MichelAngelo: bar dansant, en vedette Mike et Lee.convocations Les Chevaliers de Colomb de 1 Ancienne-Lorette: Soirée canadienne à 20h30, à l\u2019Am-phiglace de l'Ancienne-Lorette, rue des Loisirs, au profit de l\u2019Age d\u2019Or.Artistes invités: Les Frères Grenier, les Frères Bessette, les Danseurs Durochers.L Association des Femmes Célibataires: Dernière réunion mensuelle à 20h00, au 219.rue Père-Marquette (église N.-D.du chemin).Causerie sur la photographie florale par M.Marc Hardy.L'Amicale Jésus-Marie, Couvent St-Gervais: Invitation aux anciens et anciennes, accompagnés s\u2019ils le désirent, demain de 13h00 à 17h00.le cinéma à québec l,.i classification des films est établie par l\u2019Office des Communications sociales Voici le bareme d appréciation des films qui sont présentement projetés sur les écrans dans les cinémas de Québec et de la Rive-Sud Quand il y a lieu, la convenance pour les jeunes est indiquée de cette laoon.(F.l enfants.(A) adolescents I oeu ehef-d oeuvre: remarquable; (3) très bon; (4) bon: (5) moyen; ibi mediocre.\u201e\u2022,\u2022'.¦ J?-' Armand Makxmian LES FILS Dll GOULAG subcoj uluin xiunk« ' ci ma vi XV.y -f «A* JE CUISINE TOUR MOI moderne elvra ./Josette Ghedin ,,y-i-l l(S iikhIcI* l
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