Le soleil, 17 juillet 1976, Cahier B
[" le soleil |es dossiers OR RENE MARCHANO, m.DR DENIS 0UELLETt«j.OPTOMETRISTES I Ploce louriar, Sie-Foy.moil nord! Qui aurait osé douter de Jean Drapeau ! par Gilles Boivin Rome, 1966.Jean Drapeau demande les Jeux olympiques de 1972.Echec, Munich les obtient.Mai 1972.Jean Drapeau demande aux membres du Comité international olympique: \"Osez-vous douter sérieusement de Ta capacité de Montréal d'organiser les Jeux?\" La méthode réussit, et Montréal organisera les Jeux de 1976.ü est accueilli dans l'euphorie générale, d'autant plus qu'il promet des Jeux modestes et sans déficit.Le budget total ne dépasserait pas $310 millions, et la vente \"d\u2019objets\u201d olympiques couvrirait toutes les dépenses.Le fédéral autorise l'émission de timbres et de monnaies commémoratifs, mais prévient le maire que ce sera tout.En 1973, le CIO accepte le dossier présenté par le COJO malgré de forts doutes sur la capacité de Montréal à s'en sortir.Puis, en août 1974, le stade conçu par l\u2019architecte français Roger Taillibert commence à prendre forme, pour aussitôt voir sa construction perturbée par les grèves.Le déficit gonfle à vue d'oeii, entretemps, mais le maire résiste à toutes les commissions parlementaires québécoises jusqu'en novembre 1975.Le gouvernement Bouras-sa jugea alors qu'il fallait freiner les ardeurs du maire, le déficit atteignant $900 millions.La nouvelle Régie des installations olympiques décide de retarder la construction du toit et du mât du stade.Les Jeux coûteront quand même plus d'un milliard, et les contribuables québécois et montréalais paieront encore quand les Jeux de Moscou, en 1980, seront terminés.Le linge sale Mais les québécois, eux, devront demain laver une bonne brassée de linge sale.Quatre années de pérégrinations olympiques ont laissé derrière elles un dossier dont plusieurs aspects laissent sérieusement songeur.Pendant trois ans, le maire de Montréal, a soutenu envers et contre tous que les Jeux de Montréal seraient \"modestes\" et même qu'il s'autofinanceraient.Il est difficile aujourd'hui de trouver une seule raison valable au retard que le gouvernement Bourassa a mis à mettre un terme aux facéties du maire Drapeau.Survenue à la toute dernière minute, son intervention en catastrophe aura causé des maux de tête superbes aux dirigeants de la Régie des installations olympiques qui avaient été investies de la tâche de sauver \"l'honneur du Québec\".Le Comité de contrôle des coûts des Jeux, dont était membre l'actuel président de la CIO, M.Claude Rouleau, avait pourtant sonné l'alarme dès le printemps de 1975.Ce n'est qu'en novembre que le premier ministre Bourassa se décidait finalement à faire face au tandem Drapeau-Taillibert.Il a par la suite soutenu à plusieurs reprises devant la presse que son gouvernement n'avait pas été avisé des dangers que couraient les Jeux.Il est difficile aujourd\u2019hui d'accepter une telle explication, d'autant plus que le ministre responsable du dossier à l\u2019époque, M Fernand Lalonde, siégeait lui aussi sur le Comité de contrôle.les excuses de Drapeau Au début de la semaine, le maire Drapeau fournissait à cette situation une explication qui, si elle était vérifiée et vérifiable, ne contribuerait certes pas à rehausser l'image du gouvernement Bourassa.Selon le premier magistrat de Montréal, ce n'est nul autre que lui-même qui aurait rédigé un avant-projet de loi pour créer la RIO.Projet que le gouvernement aurait accepté avec quelques modifications de détails, ajoute le maire Drapeau sans aucune vergogne.Mais cette déclaration du maire Drapeau, ajoutée à ses allusions au fait qu'il aurait été berné par ses conseillers et entrepreneurs généraux, marquent également le début d'une grande dérobade.Le maire a même déclaré à un hebdomadaire anglophone que dès 1974, il savait que ça n'allait pas bien du tout.La hâte qu'a mis le ministère de la Justice à prendre des procédures juridiques contre les constructeurs du Village olympique, les Entreprises Zaroléga, place sous le \"sub judice\" un projet qui aura coûté près de $100 millions, soit plus du triple des prévisions.Quant à la commission parlementaire promise par le premier ministre Robert Bourassa, il est bien difficile de croire qu'elle fera jaillir la vérité.Trois commissions parlementaires n\u2019ont même pas réussi à endiguer la catastrophe financière.En quatre ans, le coût des \"jeux modestes\" du maire Drapeau aura tout simplement quintuplé sans que nos parlementaires ne parviennent même à ébranler serieusement la popularité du maire de Montréal.Les Québécois, défrayeront le coût des rêves grandioses du tan-dem Drapeau-Taillibert.Aujourd'hui, c'est le maire de Montréal que l'on applaudissait dans l\u2019enceinte du stade.: \u2022: ¦ .,, mm#**- -K im A m m à \u2022 etdre le petit train dans sa forme actuelle, et le voir remplacer par un train touristique de fin de semaine.Si la CCT recommandait le maintien du service actuel d'auto-rail entre Québec et La Malbaie, la partie ne serait cependant pas complètement gagnée pour autant.A quoi servirait de prolonger l'agonie du petit train si les organismes régionaux ne poursuivaient pas leur action par la suite, pour que le CN utilise ses subventions à faire des efforts soutenus pour moderniser et populariser le petit train?Au moment où la Mission d\u2019aménagement accordre plusieurs millions de dollars à Charlevoix pour amorcer son développement et permettre à cette sous-région de pouvoir enfin s'inscrire dans les politiques régulières des ministères, le moment serait particulièrement mal choisi pour faire disparaître un service, si mince soit-il, pour la seule raison qu'il est déficitaire / P Ovibmc, la Soleil, tomedi 17 juillet 1976 .*,\t9 Les Chinois : ll&vSjfe \u2022; : -t-v-':- ¦y -y.yvv.mg-M
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