La presse, 2 décembre 1972, Perspectives
[" 2 décembre 1972 Vol.14, No 49 us mawauajx ovemm DE IA POMT DE AUKU-MRT PAGE40 ilMTHKDA BUMKHARD» IAVOK DE r ACADIE DEFAVORISEE PME 2 miUTTED IA DROGUE IADROGUE PAGE 9 W.ygAi M >\u2022£ >;r>W ;3ïz*ub rrsjs* r9wTcBfŒy¥ [»*3B.'*£ ; v ]pj|àjg3H\t Wl'jBg' -rfy\" \"!*' ¦»\tv-\t-'\t''\u2022>*-Vf PH-.,Xt n* *-\u2022 -¦ \u2022\u2022 - \"*\u2022?' \u2019\u2022'WjwiWsectG lTSHi'«ÎS 9 i(l\t\t '.\u2022 \u2022¦\u2019 QKrjBfâÿgf mJtÊMn\t^4: WâWËlEwmBÊfilf\tmKBàSg!?drJ,J s~ ';*\u2022 JHBPi.r ' \u2018\t\u2022'.'/\u2022\u2022\t-vis \u2022 .\\-v\\i B® *5, .1 :*\t/ \u2022 Br \u2019\tip§s\tî®\t,4m\t\t Syndicaliste animatrice ¦ sociale ; politique maTHiiph BiAriCHAiib Texte et photos Jacques Coulons Un matin de février dernier, le ministre fédéral du Travail, M.Bryce Mackasey, reçut du Nouveau-Brunswick un télégramme qui le mit de mauvaise humeur pour le reste de la journée.Il se lisait: \"Vu le marasme qui existe depuis longtemps à la Commission d'assurance-chômage, il serait temps que cette commission soit complètement relevée de ses fonctions et que vous démissionniez comme ministre en recommandant que le poste soit laissé vacant, ce serait ainsi beaucoup plus efficace.\" Et c'était signé: Mathilda Blanchard,.Caraquet.La veille, à 45 milles de là, à Bathurst, elle avait participé à une assemblée de plusieurs centaines de chômeurs saisonniers qui protestaient contre le déplacement à Moncton des services de l'assurance-chô-mage et le retard considérable avec lequel ils touchaient leurs prestations.Quelque 600 étudiants de l'université de Moncton, du collège de Bathurst et de l'école polyvalente s'étaient joints à eux.L'assistance était tendue, houleuse.En plein coeur de l'hiver, les problèmes économiques et sociaux qui accablent toute la région côtière du nord-est prenaient une tournure mouvementée.Et la présence d'une délégation d'hommes politiques fédéraux et provinciaux venus \"discuter avec les gens de leurs problèmes\", n'était pas de nature à arranger les choses.Il y avait là Jean Marchand, Robert Stanfield et David Lewis, le Premier ministre du Nouveau-Brunswick Richard Hatfield, et le chef du parti libéral provincial Robert Higgins.Dès qu'ils entamèrent leur petit boniment, chacun prêchant pour son parti, la foule se mit à crier: \"On veut Mathilda! On veut Mathilda!\" Mathilda Blanchard monta sur l'estrade.Non sans peine, elle parvint à calmer les esprits, et sauva l'assemblée.Autour de la baie des Chaleurs, dans les comtés de Resti-gouche et Gloucester, tout le monde connaît Mathilda Blanchard ou en a entendu parler.On a dit, sans doute avec raison, qu'elle est une sorte d'ombudsman non officiel des Acadiens de cette région.A l'exception de Bathurst, peut-être, où l'anglicisation est fortement marquée 'es gens sont fiers de bien parler français; mieux qu'à Moncton, prétendeni-ils .Quand on cause avec eux, on s'aperçoit d'ailleurs bien vite qu'il existe une certaine rivalité, une jalousie peut-être vis-à-vis des Acadiens de la région de Moncton jugés plus conservateurs, économiquement plus favorisés.L'implantation de l'université à Moncton plutôt qu'à Bathurst n'est pas près d'être oubliée.Le chômage et le logement insuffisant demeurent les principaux obstacles à toute amélioration des conditions sociales dans les comtés du nord où l'on observe un certain retour à la vie rurale, sans doute en désespoir de cause.Certaines données socio-économiques sur les Acadiens du nord-est, fournies par Euclide Chiasson et ses collaborateurs dans le livre qu'ils ont rédigé sur le Parti acadien, en disent long sur l'état général de sous-développement et de pauvreté chronique.A la fin de 1968, environ 37 p.c.de la population francophone gagnait moins de $3 000 par année.L'hiver, à Caraquet par exem- ple, la nombre des chômeurs et des assistés sociaux dépasse 50 p.c.de la population.Or Caraquet est, après Bathurst, le centre le plus actif de tout le nord-est.\"C'est d'autant plus révoltant que toute cette région a jadis été prospère\", dit Mathilda Blanchard.Grande, blonde, des yeux noirs perçants, elle a dans sa façon de parler quelque chose de convaincant qui force l'attention.\"Saviez-vous que l'Acadie a déjà vécu à l'aise?La plupart des gens l'ont oublié, car c'était autour de 1880 et jusqu'à la fin de la Première Guerre mondiale.Les habitants avaient de bonnes fermes familiales, et puis il y avait la pêche et les chantiers forestiers alors très actifs.Ce qui s'est passé est bien simple.La vague d'industrialisation qu'a connue le Nouveau-Brunswick n'a presque pas touché le nord-est.Mais, par leurs promesses, et Dieu sait s'il s'en est fait ici! les politiciens ont encouragé les gens à déserter la terre.\"Depuis vingt ans, on tue le petit cultivateur en l'accablant de taxes, si bien que nombreux sont ceux qui ont abandonné pour se retrouver travailleurs saisonniers ou assistés sociaux.Personne ici ne s'est jamais préoccupé de relever l'agriculture, d'enseigner aux fermiers des méthodes nouvelles, d'organiser la mise en marché des produits.L'éducation s'est fortement améliorée, mais elle n'a pas été suivie d'un développement de l'infrastructure économique nécessaire pour fixer les jeunes instruits.Nous avons connu de forts mouvements d'émigration des jeunes de moins de 25 ans.Enfin, il y a les fluctuations de l'économie.Bathurst était naguère une ville active, prospère.Une seule mine subsiste des cinq ou six qui étaient en exploitation, et la Consolidated Bathurst (pâtes et papier) a transféré une partie de sa production ailleurs.\" Quand elle parle du nord-est, Mathilda Blanchard est en pays de connaissance.Elle est née ici, à Caraquet, dans cette petite ville de pêcheurs où son père avait une ferme.\"Mon père se nommait Landry, dit-elle avec fierté.Il appartenait à l'une des quatre familles qui fondèrent Caraquet.\" La maison qu'elle habite, c'est elle qui en a fait les plans voilà près de vingt ans et l'a construite avec l'aide de quelques ouvriers.A 45 ans passés, Mathilda est une femme de tête, une femme d'action qui cultive son jardin, fait de la politique avec les hommes et n'a jamais \"trouvé le temps\" de se remarier, tout occupée qu'elle était à participer aux affaires de la communauté et à élever, seule, ses trois enfants.Michel, Louise et Jean-Pierre, trois jeunes universitaires, trois contestataires aussi qui, après des études à Moncton et à Montréal, sont rentrés au pays parce qu'ils s'y sentent chez eux.Ceux qui ont vu le film de l'O.N.F.L'Acadie, l'Acadie se souviennent peut-être de Michel Blanchard.Chez Mathilda, le téléphone sonne fréquemment.C'est un membre du syndicat des Canadian Seafood Workers qui veut lui parler d'un grief quelconque: une femme temporairement sans travail qui ne comprend pas pourquoi on refuse de lui accorder l'assurance-chômage, ou quelqu'un qui tient à la remercier d'un ser-Suite page 4 \u2022\u2022 'XT \u2022'*\u2022 l \u2022^rw^rjr :SrïSï*^«t-3fi; aaaiwg **>2.teS'ii, »'S ¦-iMjfa».T» > t !:il A*.* -AC* 7 l'i'»\u2019 &**r*>s> ¦S^L \u2022*¦\u2022«:; Stop* \u2022we- Ssftii ,a^SÊ -\u2018H* S rsKj&r,^ ^3§S^ \"v;> ¦TTC?' - - 1% Le concours \"Mademoiselle Biceps\" est commencé.Seize lutteuses attendent patiemment dans un grand gymnase de forme carrée.Pour éviter toute querelle disgracieuse, pouvez-vous isoler chaque concurrente en tirant simplement cinq coups de crayon droits?Si vous réussissez, prenez un vernde Black & White.Si vous échouez, prenez-en deux.v\\ //l\\ 'Cr '\u2022'Je .^ r» i ^ \u2022O\"\u20191 BLACK & WHITE un scotch pourceux qui s y connaissent Distillé, mélangé el embouteille en Ecosse vice rendu.Quand je l'ai rencontrée, à la mi-octobre, elle était en pleine campagne électorale.Malgré ça, Mathilda Blanchard a trouvé le temps de me faire voir la région et de visiter plusieurs usines de préparation du poisson où tout le monde la salue au passage.Ce n'était pas sa première expérience en politique.Il y a quatre ans, elle s'était présentée contre l'actuel Premier ministre Richard Hatfield, au congrès de leadership du parti progressiste-conservateur (provincial).Sans succès.Cette fois, Mathilda Blanchard était indépendante, par lassitude des partis traditionnels et aussi pour ne pas être liée par les directives de tel ou tel parti.\"Les Acadiens n'ont jamais eu de leaders, de vrais leaders, rappelle-t-elle souvent.Au fond, la politique traditionnelle et l'Eglise leur ont joué de sales tours.Une formation politique indépendante aurait peut-être des chances de fonder quelque chose de valable avec l'actuel Parti acadien dont l'influence est à peine marginale.La population en général ne sait même pas qu'il existe.Dans l'éventualité d'une union des Maritimes, nous les francophones du nord-est n'aurions probablement pas d'autre solution que de nous tourner vers le Québec, mais, d'ici là, je ne suis pas partisane d'une scission sur des bases ethniques et linguistiques.Ce serait une grave erreur\".Mathilda Blanchard aurait pu faire de brillantes études de droit, mais les choses allaient en décider autrement.Vinrent la Seconde Guerre mondiale et une période de trois ou quatre ans durant laquelle elle travailla à Montréal et dans diverses régions des Maritimes.A Caraquet, elle passait une partie de la journée dans le petit salon de coiffure installé dans sa maison, et le reste à aider les gens de mille et une façons.En I960, elle s'aperçut qu'elle avait du goût pour la politique et l'action sociale.\"C'était plutôt mal vu, à l'époque, qu'une femme s'intéresse à ces choses.De plus, je ne vivais pas avec mon mari et je n'allais pas à la messe! Aujourd'hui, les moeurs ont bien changé et la condition des femmes aussi\".La condition des femmes, des femmes qui travaillent, c'est en grande partie pour l'améliorer qu'elle se lança dans le syndicalisme, d'abord avec l'Union des manutentionnaires de poisson du Nouveau-Brunswick.Le personnel des six principales usines de préparation du poisson de Caraquet et Shippegan comprend près de 70 p.c.de femmes.Là où l'on traite le crabe et la crevette, les femm*- sont encore plus nombreuses.Travail dur, où les accidents sont fréquents.En 1966, Mathilda persuada l'Union des manutentionnaires de se fusionner avec la Canadian Seafood Workers Union, dont elle est à présent le chargé d'affaires au traitement annuel de $3 900! Pour joindre les deux bouts, elle continue de coiffer ses amies.Ce syndicat regroupe quelque 2 000 travail-Suitepage6 22» \u2022 \u2022.*¦ l\u2019ACADIE DEPAVORISEE 4\u20142 décembre 1972 0W 11*>F âSP®* mm Benson & Hedges 100\u2019s la plus loMeue au mêmérprix \u2022*\t-'I \u2014 Faites marcher vos oreilles et découvrez la nouvelle sonorité RCA.It'exjsi'èii/fvtJôn moyen d âpjirèciértôufe la :\t\u2019 choisis vaieu' ttJ fiouveau système soriorfe Quant \u2018Aurai, parfaite rendez-.voc/s chez un marchand RCA et eco.uiez Pare» attentivement un tfe ses apparels .\t\u2018SSD 1.11 Vo.sb/piiies vous diront aiors aue la nouvelle \"réglage ;;,SOno'rii;e-:RC/Nts\u2019f v.rdi.mént supérieure.\t.-avonsir .Èt.cfei.èst d.ù .avant.tout, a une conception' Jrqniqut j tou.La'fjrt nouvelle des.naut-pa'ieùrs dont lés \u2022 \u2022 |Usqu a \"cône* Ifcnt fixes a leur cadre au moyen d un ;\t.1210'âvi çercic tré'à ftexibje \u2022\t\u2019y-\"- .'._\t\u2022 atguriiçi Les ha'ùt;pa'leurs.sont eù»-merries enfe'més syntomt dans ùne enceinte acoustique scëlfée hermé- \u2022 Le SS .t'Qüérjneht Le son e\u2019ft donc proiéte 3 partir'de ' a r.u;:t RI Lâvarjt.du hàüt-aarieur, cé.qui éilmine.ies'; .\t\u2022\u2022\u2022 système .vibrat'içns indésirables et donné une sonorité.(Ma^ plus riche et pfus pare .que', que.soit e p'iveâur ente.ndr du volume .\tJ ¦ Et-p-rSq .Atin ç'expl,plier au maximum les cossib ltes!|de.-.'.B.GA.l'h ce système so'mgr.é.nous t'avons aussi énç'âq;*\t; laisuoer .des elements-tecnniques les p\u2019u?perfectionnés .-aux.yeu ;\t, T On est fier de ce qu'on fait.On vous invite à comparer choisis ét equi ibrêjs pour pcu.orr se completer parfaitement\t\u2022\t' .'\t¦\t7 ¦ Par exemple: le nouveau sta-eo modulaire \u2019 \u2018SSD 1.122.montré ici possède des'Doutons de > '.\u2022 reglage d One très grande précision Nous lui \u2022avons'incor'pore ia fameuse syritonisgtion éleç-tromqué Varactor, qu» peut pr.e-selèctipnner l'usqu a cinq stations FM -on changpqr'Dùai ¦ '210'âvpc cartouchè de grande précision-ef-atguriiçidiarnânt ainsi .que deux cylindres de, .syntonisation AV FM séparés ¦ Le SSD 1122 possède un lecteur dé cartouche anuit pistes et peut aussi recevoir le nouveau ¦ système musical tétraphonisue , | Ma'.S.ne npus c oyez pas sur pa'Cie Ahei entendre ce que li s autres fabricants ont à offrir.Et to-rSque vous vi ;ndrez chez un marchand .\u2018.B.CA rhomme de confiance n'c'ûs cfoyçhs que' .laisqoerioritè de la sonorité FfCA vous sautera \u2022'aux yeux pu aux.orèn'.es.\t-\t\\.Quant/Aural Sonorité et puissance Dans la Préparation H une substance cicatrisante pour les hémorroïdes Une substance cicatrisante exclusive provoque la rétraction des hémorroïdes et la cicatrisation des tissus.Un grand institut de recherche vient de mettre au point une substance cicatrisante sans pareilte pour la rétraction des hémorroïdes, le soulagement de la démangeaison et la cicatrisation des tissus.Cette substance ne fait pas qu\u2019apaiser les douleurs locales; dans nombre de cas, on a pu observer une rétraction notoire des hémorroïdes.Mieux encore, l'effet cicatrisant du médicament s\u2019est prolongé durant plusieurs mois.Cette substance aux effets si bienfaisants se nomme la Bio-Dyne; elle aide rapidement à la cicatrisation des cellules et stimule la croissance des tissus nouveaux.La nouvelle Bio-Dyne est offerte soit en onguent, soit en suppositoires sous le nom de Préparation H.Elle est en vente dans toutes les bonnes pharmacie, et s'accompagne de la mention: satisfaction ou remboursement.DES ONGLES EN SANTE HARras AIDE A PREVENIR CASSURES.FENDILLEMENTS, EBRECHURES ET ECA1LLURES .Se met a rpeuvre instanlanémént-peur durcir lesongles'moys.Vos ongles deviencriont be^ux et forts.CHOIX DE TEINTES CLAIRES DANS TOUTES LES COULEURS A LA MODE.leurs répartis dans une dizaine d'usines.\"En 1966, précise Mme Blanchard, j'ai réussi à obtenir des augmentations substantielles et aussi l'amélioration des conditions générales de travail qui étaient déplorables.Ça n'a pas été facile.Songez que les hommes gagnaient $1.25 l'heure et les femmes 80 cents! Actuellement, les salaires pour tous sont d'environ $2.00 l'heure.Ce n'est pas encore assez, parce qu'il s'agit de travail saisonnier allant habituellement de la fin avril à la mi-novembre.De plus, il y a les semaines où les gens ne travaillent que deux ou trois jours, quand les bateaux ne ramènent pas suffisamment de poisson.Pour briser le cercle du sous-emploi, de la pauvreté, il faudrait d'autres méthodes de pêche et l'implantation de nouvelles entreprises\".La pauvreté, dans le nord-est du Nouveau-Brunswick, elle ne se mesure pas seulement en terme de revenus ou de ressources économiques.Elle tient à bien d'autres choses aussi: absence de moyens de transport\u2014même les chômeurs chroniques doivent posséder une voiture\u2014, mauvais état des routes, choix limité des biens et denrées de consommation, coût élevé des produits alimentaires.A cela s'ajoute une indigence criante de moyens culturels et d'information.On ne trouve à Bathurst, Caraquet ou Shippegan aucun périodique ou journal de langue française à l'exception de l'Evangéline et du supplément hebdomadaire du Bathurst Tribune, bourré de fautes de frappes.Un seul poste de télévision de la chaîne française, C.H.A.U/TV de Carleton, dont le plat de résistance semble être fait d'émissions comme le Ranch à Willie, A la canadienne, Au secours mon amour, le hockey et la lutte Grand Prix.\"C'est un cercle vicieux, proteste Mathilda.D'une part on nous dit que la plupart des gens ne s'intéressent à peu près à rien; d'autre part, on leur coupe les vivres.Ici, c'est un peu comme en Gaspésie.On nous a étudiés, réétudiés et longuement observés pour finalement conclure qu'on est en partie illettrés et incapables et qu'il serait souhaitable de déménager ailleurs une bonne partie d'entre nous.Chaque fois que j'ai l'occasion de parler avec des gens du gouvernement fédéral ou avec des fonctionnaires de Fredericton,-je ne manque pas de leur dire qu'on est ici pour le meilleur et pour le pire et qu'on y restera.\" Quelquefois, l'un de ses interlocuteurs a l'impertinence de lui demander pourquoi.\"Parce que l'Acadien aime ce pays, qu'il s'y sent chez lui et que la majorité de nos gens ne désirent pas aller vivre ailleurs.Certains l'ont fait, mais ils reviennent tôt ou tard.Les jeunes n'émigrent presque plus.C'est nouveau et ça indique quelque chose.Depuis trois ans.la construction marche bien à Caraquet et dans la région.\" Bien sûr, Mathilda Blan- chard ne s'est pas fait que des amis en cours de route.On chuchote souvent que les gens comme elle sont dangereux, qu'ils poussent au désordre.Mais, dans une région où les deux tiers de la population sont pauvres, il est bien difficile de dénoncer publiquement ceux qui les défendent.Car Mathilda est l'incarnation du protestataire, du gagne-petit bal-loté par les événements et les hommes, les gouvernements et les fluctuations de l'économie auxquelles il ne peut rien; l'incarnation d'une collectivité rurale, opiniâtre et indépendante, habituée de vivre sans contraintes et incapable de supporter le poids des villes et le mécanisme complexe, lourd et affolant, des Etats modernes et du monde d'aujourd'hui.Elle semble croire que les démunis, les groupes défavorisés ont toujours et automatiquement raison, et qu'il est encore possible de ne dépendre que de soi.Contre les hiérarchies de toutes sortes, les gouvernements et les grosses entreprises humaines, Mathilda affiche la vieille révolte de ceux qui ne sont rien.\"La croyance que certains hommes sont plus essentiels que d'autres est archifausse\", écrit-elle, comme pour se rassurer, dans un petit mémoire inclus au Rapport du comité d'étude du Nouveau-Brunswick sur le développement social.Naïvement, elle inscrivait à son programme de candidate indépendante, lors des élections fédérales du 30 octo- bre dernier, \"le revenu minimum garanti et le salaire maximum contrôlé\".Elle a souffert de l'égoïsme des hommes, des relations frustes existant entre les sexes dans une collectivité où le manque d'éducation et la gêne matérielle sévissaient; où le rôle de la femme se bornait à deux choses; le lit et les travaux ménagers.Traditionaliste, sans doute à son insu, quand elle parle de la société acadienne et de son avenir, elle a parfois, sur les femmes, des idées à faire hurler ses consoeurs dites libérées.\"L'idée du lait en boîte pour remplacer celui que donnent les mamelles de la femme et des garderies pour enfants d'âge préscolaire, écrit-elle dans le Rapport sur le développement social, sort du cerveau d'humains mentalement déséquilibrés.\" Et plus loin: \"Le mot femme veut dire maternité et amour d'abord.\" Mathilda Blanchard n'est ni communiste, ni socialiste, ni réactionnaire, ni indépendantiste.Comme un grand nombre d'Acadiens, elle est plutôt, sur ce dernier point, pour la bonne entente avec les anglophones.Elle crie simplement contre les injustices, avec tous ceux qui dans le nord-est du Nouveau-Brunswick ne demandent rien d'autre que des salaires convenables et un peu plus de respect.Avec tous ceux qui croient encore possible de vivre libre, et paisible, entre les champs et la mer, comme l'ont fait tant de générations avant eux.# l\u2019ACADIE DEFAVORISEE \\iathi.Blanchard entourée de manutentionnaires ï.ais 'dé Girauâet sa cille natale, au -X oe poisson -Brunswick 11 L/\tm\t/¦% \t\tT\" jv \u2022 ' =L I :PlètKr|^n£^br4.^|S';.L bière de qui blé en Bavière depms pkr de 300ans, louiùursavec le meme '\u2022 ni ' -\t- n \u2022 * - : - : -\u2022- rrl,.Aujourd'hui, Kronenbrâu DeLuxe marque l'apogée de qûeique six siéctes désavoir-Kronenbrâu De Luxe est maintenant brassée pour vous au Québec en sçcorü ; avec les spécifications originales et sous une surveillance étroite.Cést le couronner de votre bon goût Kronenbrâu DeLuxe, si robuste, si corsée, tellement satisfaisai DREI KRONEN BRAUEREI (1308) QUEBEC LIMITEE DE LUXE w» toM une ad «mULuw Krottenbrâu 5 DELUXE ^ LA LIQUEUR 06 MAi-T malt liquor vs brasseurs % 'iis 3pp .«ïclftüsi *EfÜiÜQÏÏ>: mm amMüKttk .Rwandaisf poste et manutention PI T 198 TIMBRES II* DIFFÉRENTS ' bu MONDE ENTIER que noue selection de tirer, en approbation m Etaai ASPERGUM PREND L'IRRITATION PAR LA GORGE.Mâchez Aspergum, des millions de gens le font.Aspergum est agréable au goûl et efficace.C'est une gomme médicamenteuse qui contient un ingrédient éprouvé: l'AAS et procure un soulagement rapide aux maux de gorge mineurs.Achetez Aspergum aujourd'hui même.à saveur d'orange ou de cerise.Le soulagement vient en mâchant Aspergum.partout.en tout temps.PERSPECTIVES est publié chaque semaine par Perspectives Inc.231 rue Saint-Jacques, Montréal Président facques C.Francoeur Vice-président Guy Gilbert Secrétaire ).Charles D\u2019Amour Trésorier jean-Guy Faucher Directeur de la rédaction Piene Gascon Président fondateur A.-F.Mercier inclura 25{ pO|irfr*i« QUEBEC STAMP CO LTD C.P.7300.QUÉBEC 7.P.Q.DI 6\u20142 décembre 1972 2 décembre 1972 \u2014 7 La seule bouilloire qui bout rapidement mils mijote gentiment en vous attendant fHÉSpÉSS La bouilloire Boil \u2019n Simmer KE-62 a vraiment du génie.Imaginez-vous que d\u2019ellë-même, automatiquement, elle «\u2019arrâtA Ha hnnMiir a* ca mot i- mijoter doucement en La cafetière P-410 en acier inoxydable avec son panier exclusif Mini-Brevv.Le couteau électrique De Luxe EK-8; superbe boîtier de rangement et toutes sortes de qualités.Poêlons électriques tSSÉta.profonds avec whfc.un éjecteur il'târa decontrôle exclusif HS- à bouton S?-.poussoir et d\u2019infinies possibilités.ioÈCV Numéro du X\u2019 v .i modèle: SK-61.s'arrête de bouillir et se met a mijoter doucement en attendant que vous soyez prête à vous en servir.Une lampe-témoin, au sommet de la poignée, vous rappelle discrètement que l'eau mijote.Si toute l\u2019eau s'évapore, îa bouilloire s\u2019éteint d'elle-même, et repart de plus belle quand on lui rajoute de l\u2019eau.Un vrai petit génie! Et belle, en plus, grâce à la finition que General Electric define à j-.ses bouilloires.La poignée est solide et le cordon est conçu de telle sorte qu\u2019il échap- pe aux tensions: donc, pas de connexions brisées.Grâce à sa forme ovale exclusive, elle verse mieux et se range plus facilement Oui, voilà bien une bouilloire pour l\u2019homme ou la femme qui pensent une bouilloire bien pensée.CANADIAN GENERAL ELECTRIC \" \u2022*r.\t*r-\u2022 8 \u2014 2 décembre 1972 U) DROGUE 2RTT7 :«&?*-¦ 3M£æ '\u2022¦-;»K\u2019*'~'->i-ràl asp'-î?K»jç**l ;^MS3K\u201c2 (_¦'.>' r- V~ \u2022 ?wa.\u2022\u2022 .v-TVJ, «SWfcrïSL gsMBgEESBSgB ¦ ' \"v ~*K ¦ - ' ¦ £2IPS ïfeâ-5 M#S*ï :,ÿw .En Grande-Bretagne, l\u2019Etat fournit de la drogue aux héroïnomanes et des Canadiens ont émigré dans ce pays à seule fin de profiter de ce service LONDRES Le lecteur du rapport de la commission d'enquête LeDain sur l'usage non médical des stupéfiants au Canada ne doit pas se laisser impressionner par les exposés qu'y présentent partisans et adversaires du \"pot\".En fait, ces pages relatent une triste histoire d'asservissement à la drogue, de détérioration physique et morale qui mène au crime et à une mort prématurée.Tel est en effet le sort qui attend le narcomane en Amérique du Nord où règne l'interdiction totale des stupéfiants les plus puissants, dont l'héroïne.Cette politique d'interdiction a permis, ces dernières années, une multiplication explosive des saisies de narcotiques et des arresta-Suite page 10 Ça flotte.avec le petit bateau! 10 \u2014 2 décembre 1972 \u2022\t.'.\"\u2018Jrrh*ï I RHUM BLANC LÉGER 10 \u2014 2 décembre 1972 ' ! 1 -.lAurrrc O là DROGUE Le salon de Betty White (ci-dessous) est un havre de repos pour les héroïnomanes comme Irving Hess (à droite).lADROCUC tions de trafiquants.Mais elle n'a pu prévenir une hausse tout aussi brusque et astronomique du nombre des usagers de la drogue et du montant des profits que la pègre retire de ce commerce illicite.Les autorités américaines et canadiennes se demandent même si elles pourront obtenir les résultats escomptés.En 1914, les Etats-Unis adoptaient la loi Harrison en vue de régir la vente des stupéfiants.C'est de cette loi que se sont inspirées toute les législations votées, depuis, au Canada comme chez nos voisins.|usque-là, l'opium et ses dérivés étaient employés sans restriction légale dans les remèdes brevetés, créant ainsi une accoutumance à laquelle la loi Harrison a voulu mettre fin.On ignore combien de gens étaient des habitués de la drogue à ce moment, mais une enquête menée en 1919 indiquait que 238 000 Américains étaient traités médicalement pour narcomanie.Le système de contrôle appliqué en Grande-Bretagne fait un frappant contraste avec la situation qui règne en Amérique du Nord.Là-bas, 1 400 narco- manes dûment enregistrés comme tels reçoivent de l'Etat un traitement médical régulier qui comprend des doses quotidiennes d'héroïne, suffisantes pour leurs besoins.Au lieu de devenir des criminels pourchassés par la loi, ils peuvent mener une existence normale et occuper un emploi à l'insu de leurs voisins et patrons.Leur nombre comprend une quarantaine de Canadiens, survivants d'un groupe plus nombreux qui a émigré au Royaume-Uni vers 1960 en profitant de règlements d'immigration moins sévères qu'aujour-, d'hui.Leur existence actuelle.permet mal d'imaginer la vie de hors-la-loi qu'ils ont dû mener autrefois.Tous entretiennent le secret autour de leur cas pour éviter des ennuis car l'opinion publique est aussi défavorable aux narcoma-nes en Grande-Bretagne qu'au Canada.Quel qu'ait été leur dossier judiciaire canadien, ils se tiennent soigneusement à l'écart de tout individu louche, par peur de voir se tarir leurs précieux ravitaillement gouvernemental en héroïne.Ils se réunissent volon- tiers chez Betty White, dans le quartier londonien d'Earl's Court: joli salon tout blanc aux rideaux de tulle devant la fenêtre en rotonde, bibelots disposés en un savant désordre sur le manteau de cheminée, photos de famille entre des rangées de livres sûr une étagère.Agée maintenant de 37 ans, Betty a contracté l'habitude de la drogue à l'époque où elle fréquentait l'école secondaire Kitsilano de Vancouver, sa ville natale.Sa narcomanie lui a valu plusieurs peines de prison pour possession de stupéfiants et pour exercice de la prostitution.Ayant lu dans un journal, en 1964, un exposé du système britannique de traitement des nar-comanes, elle est allée vivre à Londres.Elle y occupe maintenant un emploi à temps partiel chez un marchand de tabac et se fait un revenu additionnel à domicile comme couturière.Irving Hess, assis près d'elle, raconte qu'ayant contracté la pneumonie l'an dernier il a été transporté à un hôpital qui a refusé de lui donner sa dose régulière d'héroïne.C'est Betty qui, le prenant chez elle et agissant comme infirmière, l'a ramené à la santé.Irving parle d'un ton léger, sans aigreur comme si cette aventure était arrivée à quelqu'un d'autre.Il porte une chemise à col ouvert mais en garde les manches baissées pour dissimuler les traces des piqûres qu'il se donne.Hess, qui a maintenant 45 ans, s'est initié à la drogue à 17 ans sur les chantiers maritimes de Vancouver et a goûté plusieurs fois à la prison pour trafic illicite de narcotiques.En Grande-Bretagne, il a d'abord trouvé un emploi dans une laverie de voitures et ne s'est pas absenté du travail une seule nuit en sept ans.C'est son hospitalisation pour pneumonie qui l'a fait congédier car son patron, ayant téléphoné à l'hôpital pour s'enquérir de sa santé, a ainsi appris sa narcomanie.Face à lui, dans le salon de Betty, Arnold \"Abe\" Abrams, âgé de 52 ans et demeurant autrefois à Windsor, en Ontario, décrit l'impulsion irrésistible qu'il a ressentie jadis, à sa sortie Suite page 12 i .t i < \u2022 Dans le monde, plus de 250,000 coiffeurs ont confiance en la Coloration de L'Oréal.Que dire de plus?\u2022% \u2022 S ( i üî*\u2019 mm ¦ -'-'fW smm ¦ MM StJS7EEE3 250,000 COIFFEURS NE PEUVENT PAS SE TROMPER! 2 décembre 7972 \u2014 1 1 Une oouveoute: l'Gyertçe naturelle pour uou/ 1 dorioler.IAIIITTE loe Machetti (ci-dessous) et Arnold Abrams (à droite) partagent la même passion pour l'héroïne et le même métier de croupier de maison de jeu.de prison, à courir en taxi chez le premier trafiquant de narcotiques venu, en dépit de l'abstinence forcée de toute drogue qu'il venait de subir pendant plusieurs années et bien que sachant qu'il risquait de nouveau la prison.Abrams reste surpris devant l'obstination des narcomanes, lui y compris, à rechercher le paradis artificiel des stupéfiants.Tiré à quatre épingles, il a le débit rapide, l'oeil alerte: en bref, le parfait croupier, métier qu'il exerce dans une salle de jeux de Londres.A son avis, le Canada devrait traiter les héroïnomanes non comme des criminels mais comme des malades.Il les compare aux diabétiques, en ce sens que les uns comme les autres doivent s'injecter périodiquement une drogue \u2014 héroïne ou insuline \u2014 pour pouvoir continuer de mener une existence normale.Son confrère, Joe Machetti, âgé de 49 ans et originaire de Hamilton, en Ontario, l'interrompt pour signaler qu'aucun d'eux ne tire de l'héroïne une aussi grande satisfaction qu'au-trefois.Cette drogue est simplement devenue pour eux un aliment, comme le pain, et le besoin qu'ils en ressentent prend sa principale source dans la crainte d'en être brusquement privés.Les autres narcomanes présents hochent la tête pour l'approuver.Machetti déplore son vice.\"Je ne conseillerais à personne, déclare-t-il, de s'y laisser entraîner.Vous n'êtes plus votre propre maître mais l'esclave de la drogue.Vous ne la dominez plus, c'est elle qui vous domine.\" Pourtant, tout comme les autres convives, il ne songe nullement à y renoncer.Abrams et lui sont depuis quarante ans des compagnons de fumerie et de prison.Célibataires, ils habitent aujourd'hui un minable garni du quartier de Notting Hill.Ils en ont couvert les murs de longues rangées de livres sur la drogue, sur le crime et les criminels, sur la vie dans les prisons, en classant soigneusement ces bouquins par sujet.Ils ont rédigé en commun un ouvrage sur l'usage des stupéfiants au Canada mais ne lui ont pas encore trouvé d'éditeur.De plus, la B.B.C.a accepté, il y a quelques années, de présenter à la radio une pièce d'A-brams sur la narcomanie.Le dernier invité de Betty est demeuré silencieux jusqu'ici.Bill Hancock est chauffeur de camion municipal.De tempérament solitaire, il manifeste moins d'aisance en société que ses compagnons du moment, et il n'est pas facile de lui venir en aide.Son besoin de drogue le harcèle, et il estime ne pas en recevoir médicalement une dose suffisante.Cet ex-bûcheron de 48 ans adorait la vie en plein air qu'il menait jadis dans les forêts canadiennes du Pacifique et se sent déphasé dans l'animation de la capitale britannique.Fumeur à la chaîne, il roule lui-même ses cigarettes et, après en avoir tiré quelques bouffées, les éteint d'un geste nerveux.En plus, il avoue essayer en ce moment les barbituriques, pour tirer un effet plus prolongé de l'héroïne.Les cinq personnes présentes poursuivent leur conversation à bâtons rompus.Il y est question surtout de la drogue, de ses trafiquants, des prisons et des dangereux expédients auxquels recourent les narcomanes pour se procurer l'argent nécessaire à leur passion.Mais ils ne craignent rien grâce aux hôpitaux anglais, aussi les souvenirs qu'ils racontent perdent de leur émotivité, les chocs moraux subis autrefois s'étant émoussés.Cette transformation s'est accomplie chez eux de façon insidieuse.A faire l'essai des stupéfiants, ils ont éprouvé des sensations physiques d'abord ambigües, parfois même légèrement déplaisantes, mais y ont quand même trouvé un intérêt suffisant pour recommencer l'expérience.Après quelques tentatives, le néophyte parvient, un beau jour, à ''faire son premier véritable voyage'', c'est-à-dire à éprouver une euphorie beaucoup plus marquée.Mais il fait aussi, peu après, la découverte qu'il a un besoin physique constant de narcotiques, un besoin si violent que la privation de stupéfiants provoque chez lui la nausée, des crampes d'estomac et une forte irritation de la peau.A partir de cet instant, sa vie, qui se déroulait sans but précis, en acquiert un qui devient prépondérant.Poussé à la fois par l'espoir de nouvelles sensations et par la peur de la souffrance physique, il ne s'intéresse plus qu'à son ravitaillement en drogue, même s\u2019il doit pour cela recourir au vol ou à la prostitution ou encore contribuer à multiplier le nombre de ses semblables en agissant à son tour comme trafiquant.L'existence du narcomane poursuit son déroulement logique: arrestation, emprisonnement, privation de drogue, libération et retour à son vice, aussi longtemps que ses forces le lui permettent.Plusieurs succombent à une hépatite due à des aiguilles infectées ou à une dose excessive du produit.Avec l'âge, notre homme doit parfois cesser de se piquer régulièrement car il n'a plus la santé voulue pour supporter ces piqûres.Le manque de stupéfiant semble au narcomane pire que la mort.S'en procurer devient une nécessité vitale pour lui.Il en découle un système moral dans lequel la drogue représente le Bien et son absence, le Mal.Il ne renoncera à cette échelle de valeurs que si l'on parvient à susciter en lui une autre passion plus forte que sa narcomanie.Celle-ci est particulièrement dangereuse parce qu'elle s'attaque à ce que les moralistes appellent la volonté et les psychologues, la motivation.La narcomanie rend en effet passifs le corps comme l'esprit et pire encore, elle donne de l'attrait à cette passivité.L'homme qui trouve peu d'intérêt à l'existence qu'il mène est tenté de rechercher dans la drogue l\u2019euphorie qu\u2019elle promet, en même temps qu une modification de sa personnalité qui, croit-il, le protégera désormais de tout souci.C'est la dualité d'action des narcotiques qui constitue la clef du problème.On peut supprimer le besoin physique à l aide de méthadone, qui est un substitut synthétique.Mais le besoin psychique demeure et est beaucoup plus difficile à combattre puisque l\u2019héroïne offre une compensation apparemment simple aux ennuis et désappointements de l'existence et même à ses joies qui ne sont jamais sans mélange.Il n'est pas interdit de chercher une explication ultime de la motivation des 300 000 narcomanes américains et des 15 000 de leurs pareils au Canada dans la crise des valeurs morales que traverse notre époque, à la suite des luttes désespérées du simple citoyen contre le chômage et la vie chère, de conflits qui s'éierni-sent comme celui du Viêt-nam, de la contestation de l'\"establishment\" et du déclin du respect pour l'autorité et la religion.Explication fort pertinente sans doute mais qui ne résout pas le problème du narcomane.Les méthodes policières traditionnelles n'y parviennent pas non plus.Malgré la multiplication des arrestations et des saisies de stupéfiants, on est encore loin de pouvoir tarir ce marché illicite.Les stupéfiants sont si faciles à dissimuler sous un petit volume, les côtes du continent et la frontière canado-américaine sont si longues qu'il est impossible de les surveiller efficacement.En Amérique du Nord, les autorités ont cru jusqu'ici qu'elles pourraient supprimer ce trafic en y employant suffisamment d'hommes et d'argent.La Grande-Bretagne, elle, a préféré viser moins haut et obtient un meilleur résultat.Elle a légalisé chez elle la vente de l'héroïne en pharmacie, sur ordonnance prescrite par des médecins triés sur le volet et responsables de ce geste envers le gouvernement.On a ainsi évité de créer un marché illégal.Ce marché a été éliminé puisque n'existait plus la motivation du profit à en tirer.Au Royaume-Uni, les narcomanes sont connus des autorités, et les statistiques à leur sujet sont dignes d'une plus grande confiance qu'en Amérique où toute vente de narcotiques sans ordonnance est clandestine.On n'a pu toutefois arriver à un tel contrôle qu'en permettant aux narcomanes irréductibles d'en user sous surveillance méd icale.\tSuite page 14 Uu CRE ht pu h .V/* TT-ri \tj\t\t\tn \u2022 \u2022\t,'j * , .y* d-j\u2019j \u2019 J\t- :;;i\t\tEr/'WImIkHSuI \u2018 fUutnfl\ti\t \t\t\t\t \t\tJHKÏK'v'*-\t!'-\u2022 ¦\t\t 1\tO\t\ttp*\t\t 1\tM\ti\tI iV'SJrî\t\t\t r //WPORTttt ^ JFROM ENGW PFEATEB v/m-f LONDON DISTILLE if DRYGIN BURROUGH LIMITED LOND KVV\tCONTENTS V.OUNCES 14\u20142 décembre 197?i f~L A si douxqu\u2019il se prend pur lAUITC rang] DROCUE (LA DROCUE lack Cripps, l'un des quatre seuls Canadiens sur 40 qui se sont exilés à s\u2019être débarrassé de son vice.Les Britanniques sont cependant les premiers à avouer que leur politique n'a pas résolu tout le problème de la narcomanie.Durant la dernière décennie, le nombre de leurs narcomanes a connu une hausse soudaine, proportionnellement aussi forte qu'en Amérique.Ils ont donc dû eux aussi rendre leurs lois plus sévères.Les premiers narcomanes canadiens émigrés là-bas il y a une quinzaine d'années pouvaient s'adresser à tout médecin pour obtenir leur drogue.A partir de 1968, ce droit a été restreint aux médecins détenteurs d'un permis gouvernemental spécial et sous la réserve que ces praticiens fassent rapport au ministère des noms de leurs clients narcomanes.Il ne semble toutefois pas que ces restrictions aient eu quelque effet sur la vogue croissante de la narcomanie dans ce pays.Au Canada, la commission LeDain a préféré recommander la création d'un réseau de cliniques où les narcomanes pourraient obtenir de la méthadone.Elle suggère cependant, dans un autre chapitre de son rapport, que des médecins dûment autorisés puissent distribuer de l'héroïne à certains clients: ceux qui auraient réclamé d'être mis sous traitement avant d'attendre qu'on les restreigne à la méthadone.Le ministre fédéral de la Santé dans le cabinet Trudeau, |ohn Munro, déclarait à ce sujet: \"On ne ferait que limiter le mal sans le gué- rir, et je préfère attendre qu'on nous propose des mesures plus constructives.\" Même refus de la part de la Canadian Medical Association, formulé dans le numéro de mars dernier de son bulletin, consacré tout entier à l'analyse du rapport LeDain.De toute façon, aucun système de contrôle n'a réussi à réhabiliter beaucoup de narcomanes: seulement 4 des 40 Canadiens émigrés en Grande-Bretagne.L'un d\u2019eux, Jack Cripps est un ex-Vancouvérois de 32 ans aux gestes nerveux, qui adopte volontiers le ton hy-perlsolique d'un prédicateur quand il aborde le sujet de la drogue.Marié à une Anglaise et père de trois enfants, il dirige une entreprise de décoration intérieure à West Drayton, près de l'aéroport de Londres, et n'entretient pas de contacts réguliers avec ses compatriotes narcomanes.Selon lui, sa réhabilitation est précisément due à l'extrême facilité qu il a eue à se procurer de l'héroïne à son arrivée en Grande-Bretagne en 1961 : \"|e me piquais jour et nuit et je vivais comme perdu dans un rêve ininterrompu.l'en étais arrivé à un tel degré de narcomanie que j'ai compris qu'il fallait décidément choisir entre la drogue et ma santé, l'ai donc suivi en 1962 un traitement à la méthadone, à l\u2019hôpital Saint-Bernard, et j'ai dé initi-vement renoncé à la drogue au bout de trois semaines.\" Suite page 15 Mon premier emploi: \u201cLa première fois que j\u2019ai travaillé, c\u2019était pour un fermier appelé Charlie Norris.Je gagnais deux dollars par mois, avec chambre et pension.J\u2019avais dix ans.Il m\u2019envoya nettoyer un lopin de terre derrière la ferme.A la fin du mois, j\u2019avais réussi à déblayer environ un acre.Mais j'avoue que les nombreux oiseaux, les écureuils et les papillons retenaient beaucoup mon attention.Tant et si bien, qu\u2019un jour Charlie Norris me remit mes deux dollars et me renvoya chez moi.Arrivé à la maison, je remis les deux dohars à ma mère et lui dis ce qui était arrivé.Elle me donna alors une leçon que je n'oublierai jamais.\u201cElle me demanda ce que je pourrais bien faire de moi si je ne pouvais garder un emploi de deux dollars par mois.C\u2019est là que je pris la résolution de ne jamais laisser le nombre d'heures ou la difficulté de la tâche m\u2019empêcher de faire le mieux possible ce que j\u2019aurais à faire.\u201d Les paroles de sa mère firent une forte impression sur le Colonel qui, jusqu'ici, n'a pas dérogé à la promesse qu\u2019il s\u2019était faite ce jour-là.C\u2019est dans ce même esprit qu\u2019il apprend le secret de sa recette à ses aides.Voilà pourquoi, lorsqu\u2019ils préparent le Poulet Frit à la Kentucky, ils y apportent la même attention et la même fierté que le Colonel.C'est pour ça qu\u2019il est \"bon à s\u2019en lécher les doigts\u201d, chaque fois.fould frit Colonel Sanders et ses aides le font \"bon à s'en lécher les doigts\" iauitte o là DROGUE PAR tAMOGUE Cripps s exprime dans un anglais châtié: il est souvent invité à exposer son cas devant des cliniques de narcothérapie.Il refuse de voir dans les invités de Betty White de vrais narcomanes car on ne peut l\u2019être, croit-il, quand on parvient à discipliner son vice comme ils le font, même si c\u2019est une façon légale.Mis en leur présence, il se montre quelque peu mal à l\u2019aise, comme un membre des Alcooliques Anonymes égaré dans un cocktail mondain.De leur côté, ils adoptent envers lui l\u2019attitude d'une bande de chats parmi qui un chien s'est aventuré, seul de son espèce: mélange de fascination, d'incompréhension et d'inquiétude en partie dissimulée.C'est cependant le sentiment d'incompréhension qui domine.Aussi cette dernière parole de Cripps est-elle le meilleur commentaire sur tous les systèmes possibles de narcothérapie: 'Le combat doit se livrer en vous-même, et il lautque vous désiriez autre chose plus impérieusement encore que la drogue.\" L'HÉROÏNOMANE N'EST PAS FORCÉMENT UN CRIMINEL \"Il n'est pas vrai que l'héroïnomane soit forcément un individu sournois, servile, malveillant et dégénéré, en bref un criminel.Celui qui peut se procurer de façon légale les doses d'héroïne suffisant à ses besoins et qôi dispose de la fortune voulue pour les acheter continue de s'alimenter de façon normale, conserve d'ordinaire une bonne santé, ne néglige pas sa mise, remplit assez efficacement ses obligations mondaines et professionnelles, et ne se distingue guère, par l'aspect, des non-usagers.De telles personnes constituent toutefois plutôt l'exception que la règle.\" (Observations de |.H.Jaffe citées dans le rapport provisoire de la Commission d'enquête sur l'usage non médical des stupéfiants.) \"C'EST L'ÉTAT PSYCHIQUE DE L'INDIVIDU, NON LA DROGUE, QUI CRÉE LE BESOIN\" \"Il n'y a aucun fondement scientifique à la croyance populaire que l'usage des opiacés procure un tel plaisir psychique ou asservit si complètement les mécanismes physiologiques que presque tous ceux qui en font l'essai en contractent très rapidement l'habitude.Pour le vérifier on a injecté de la morphine à 150 volontaires en parfaite santé.Seulement trois auraient permis qu'on leur fasse une seconde injection et aucun n\u2019en a réclamé de lui-même.Nos enquêteurs estiment donc que le risque d'accoutumance prend sa source dans l'individu, non dans la drogue elle-même.\" (Rapport provisoire de la Commission d'enquête sur l'usage non médical des stupéfiants, p.107.)\tPaul Wright BR0X0DENT est plus qu'une brosse à dents .frr^r ISS siiSK»/ ordinaire ! Pourquoi ?1.\tParce que: Broxodent nettoie les dents et stimule les gencives en donnant 7,200 coups de brosse à chaque minute.2.\tParce que: Broxodent possède une tête suffisamment petite pour atteindre toutes les régions buccales, et que les poils Rilsan possèdent une extrémité arrondie afin d'éviter toute lésion des gencives ou de l'émail dentaire.3.\tParce que: Broxodent est mû à l\u2019électricité, pour assurer en tout temps un brossage constant.4.\tParce que: Broxodent a été approuvé par l'Association canadienne de normalisation (CSA) 5.\tParce que: avec Broxodent, vous recevez un coffret de plastique, six têtes de brosse et une garantie d'un an.Tout cela pour moins de $30.Offrez Broxodent.on l'appréciera! BROXODENT * Squibb 2 dcccmbre 1972 \u2014 15 « mm mÊm .K si-fejSÿ* ¦'\u2022'\t' -5 '\t¦ \u2022;\u2022 -.-y, T' \u2022' ' ;\u2019 v~- ¦ I > A ;IV SrSfr *v S/A v y:y/ ¦ : \u2022KuP-S^i' *W V^irÊ?«.în7^vX-'-U / ¦ ¦ÉH \u2022 ,v* ».*\u2022 sr- W«8» ^ âC :*>r\u2018> 16\u20142 décembre 197. UMAIttror; usnoi^ PRM *¦ twH\u2014T [**»i w&ùma REMISES GARANTIES DE 30 à 80% SUR CHAQUE SISQUE QUE VOUS ACHETEZ! La Discount Music Guild vous permet de choisir n'importe quel microsillon de n'importe quelle marque, SANS aucune obliaation d'achat, n'importe quand.Choisissez autant de disques vous désirez, ou n'en choisissez aucun.Mais avec chaque achat que vous ferez, vous bénéficierez d'une remise pouvant s'élever à 80% et jamais inférieure à 30% du prix courant! EN DEVENANT MEMBRE MAINTENANT DE LA MUSIC GUILD, VOUS BÉNÉFICIEZ -DE TOUS CES AVANTAGES: EvcxurK»*' 944-35 4.\tAUCUN ENVOI AUTOMATIQUE Aucune catre, aucun formulaire à nous retourner pour avertir de ne pas envoyer de disques.Vous n\u2019avez aucune obliaation d\u2019en acheter ne fût-ce qu\u2019un.Nous n\u2019envoyons que les albums que vous avez commandés, et seulement au moment où vous les désirez.5.\tCATALOGUE MENSUEL GRATUIT DES DISQUES OFFERTS Tenez-vous au courant des derniers disques offerts, dans DISCounts, la revue de la Guild, postée chaque mois GRATUITEMENT à nos seuls membres.Ecoutez lez disques des albums spéciaux, profitez des ventes è prix d\u2019aubaine léservées aux seuls membres de la Guild.6.\tGARANTIES EXCLUSIVES TOUTES LES COMMANDES SONT EXECUTEES DANS LES 24 HEURES! Si vous n'étas pas satisfit d'un de vos achats, retournez-le dans les 10 jours contre crédit ou pour échange.En outre, pour n'importe quelle raison, vous pouvez retourner afin do l'échanger (pourvu qu\u2019il soit encore fabriqué) n'importe quel disque de la Guild, pendant une période de trois ans.moyennant paiement de $1.50 pour frais d'admin- 1.DROIT NOMINAL D'INSCRIPTION POUR LA VIE Le droit d'inscription à la Discount Music Guild n\u2019est que de $5.L'économie que vous réaliserez grâce à notre offre spéciale d'inscription compensera plus que largement ce déboursé nominal que vous n'aurez plus jamais è répéter.[Ifr\u2019.ï: i; Z N'IMPORTE QUEL ARTISTE, N'IMPORTE QUELLE MARQUE, AU CHOIX Carole King .Cat Stevens .Gordon Lightfoot.Burt Bacharach .The Guess Who .Anne Murray .Glen Campbell: la discount Music Guild peut vous les fournir tous.Choisissez parmi près de 400 albums que vous présente chaque mois la revue Discount de la Guild, ou parmi n'importe quelle autre série de disquel CHUCK BERETS OrtsUsSHHa Memphis May belli ns 1 REMISES GARANTIES DE 30 à 80% Bénéficiez de remises sans précédent pour chacun de vos achats de disques par l'intermédiaire de la Guild, sans exception! N\u2019achetez plus jamais de disques aux prix de liste ou \"suggérés par le fabricant\".Qui, la Discount Music Guild du Canada est le moyen le plus è la page d'acheter vos disques préférés en bénéficiant de remisas supérieures è tout ce que peuvent offrir les autres clubs de disques, indépendants ou propriétés de compagnies.C'est une des grandes raison qui ont fait de la Discount Music Guild le club de disques qui prend le plus d'expansion.PATSY ETMOVtN-tfOtCA IGOHON LJGBTF00T Summer Side of mu 935-80 VOICI CE QUE VOUS RECEVREZ \u2022 CARTE 0E MEMBRE A VIE -Cent ctrti vous taure un* rzmta d* 30 à 80% sur chaque disqut que vous achetai.mm, \"KRW RECORD CLUB OF CANADA \u2022\tCATALOGUE GRATUIT 0ES DISQUES OFFERTS - Répartoira de prêt de 400 disques stéréo de choix perrai les plus récentes productions, ainsi que des douz- *\tet nés dé disques avec remis spéciale encore plus evanttgeu*.CAPITOL RECORD CLUB COLUMBIA RECORD CLUB DISCOUNT MUSIC GUILD oto/nruiTtï QotTDÔeJ 943-66 IkMERICA Au moins QUATRE albums de choix fournis GRATUITEMENT I l'inscription.[\u2022QUATRE ALBUMS STÉRÉO VALANT E JUSQU'A $37.94.-Comprenant même 1 certaines rfries de 2 disques ainsi que les I phn récents succès, tous provenant de la J DISCOUNT MUSIC GUILO.U Dut) de disques le MOINSpHER au Canada.ail fl I injtripuun.itf'acfcativftdrMwr 940-84 TOUJOURS 0ES ESCOMPTES GARANTIS.Roger Williams LOVE STORY BKl nmré intériewes à 30% du pri» m.j» DISCOUNT MUSIC GUILD OF CANADA Brampton, Ontario Veuillez m'inscrire comme membre de la Discount Music Guild et m'envoyer immédiatement les 4 disques GRATUITS dont les numéros sont indiqués ci-contre (avec facture pour les frais minimes de livraison et de manutention).J\u2019inclus $5 pour mon inscription de membre à vie me donnant droit d'acheter n'importe quel microsillon avec remise maximale de 80% (frais minimes de livraison et de manutention en sus).Je n'ai aucune obligation d'acheter des disques et je peux retourner dans les 10 jours chaque achat, contre un crédit correspondant.?J'inclus mon S5 d'inscription comme membre à vie.Veuillez m'envoyer une liste de plus de 300 albums parmi lesquels /e choisirai mes 4 microsillons GRATUITS.Vous recevrez d'autre répertoires de vos disques préférés en cochant l'un des carrés ci-contre, è droite.Expédiez-moi Audition dt dltquoi tpéoflux réservé» «n mil n»mbra du CWb.The IRISH Ethtngi do doquot du CAA pour ROVERS THIUNKOfiN WîfgSMP CAT STEVENS r\u2014\u2014» \u2014e thm rvflCTt ?\tRock ?Folk ?\tCountry ?\tPopulaire ?\tClassique WBVA f ALPEBT M.Mme Mlle iiîuf iceuftip o> tn.tijimn.il Adresse î£fâs&iæi&& 2 décembre 1972 TnïïTTTT a® Joe COCKER iVfMlSOOlOfl .Vlf-mJ kl*.|M| ffi.kC HUI JanwLAST SAMMI SMITH gtwijr r-s-.-\".THE OSnONOS Pim HT, CHARLEY [l:l l.os)|Oiïs] m l/ ; fi'.-ll&hrÉSsEHts tfADUfO# g lIBETTA \\ LYNH 4?*: 1COHWAY \u2022 i TWITTY ï UCt J TWIT T\tut km s\\ HOWIMCA* i WIO ES23 1GHTH0USE ÉDEAN MARTIN T; ON THE SUNNY SIDE CHFHtSU MAvf *(îu ftTt Mi\u2019»* \u2022 UVCKC\u2019f g® jesus christ Carole Kin§* SUPERSTAR TAPESTRY 'll: r i IITIMWn ¦\t/J;- DOWY OSMOND H ^JSSSTSÏJ.\u2022 \u2022 * r; \u2022\tW/- \u2022 ~ J2T.I i fESESDl mm N IL DIAMOND ' .!_/Uooris i \u2018 I* f WUE .¦ ' tint a » j?HWE » \u2022 tv ,itzn > iCTCTl ÇCME IROM ÎHf [ SMACÜAS JOAN BAEZ J SOSGCr \u2022 J niciAcyn ] îOGoLlÿ iRUm|4 | ü [gga! IÊÏË91 mWÎÎIÏSfq; REMPLISSEZ ET P0STËZ IMMEDIATEMENT CE COUPON T* WTOf TIE opum BLUE AU IVVIM Mt OiO Vlk iiia 0f tou ITHE .\u2022§» DONNY U iPSMOND m ik ALBUM _ nini ;*.v\t.\t fj \u2022\t(DSLMUSIC) 1 \tOne More ! \tMountain | cauuRUTOAJcmxj\tto Climb \t \t \tm I VS\u2018\u2022y\t Mm\t \t.fr- \t I En devenant membre de la Di vous avez droit à 4 microsillons stér\t\t\tscount Music Guild of Canada, lllTEMENTws;:r éOa au choix\t I\t\t\tMÊÊMM :-(ÊMêÊ!Mâ\tvri/ DC UmMTUItrMX QUATRE COMUDUmOflDC par Danielle L'Heureux Ceux dont je ne parlerai jamais parce qu'ils ri'intéres-sent personne.Ceux, d'ailleurs, qui ne feront jamais le sujet d'un reportage: je les ai laissés si loin dans l'espace et le temps, avec leur petite vie perdue sur un coin de terre, sans plus d'importance .C'est eux pourtant qui me reviennent au coeur de la musique, au coeur des soirs de solitude, eux, les à-côtés de reportage, et je me demande souvent si les autres journalistes ont les mêmes souvenirs, comme des ombres devenues la proie avec le recul des années.Loin, si loin, j'avais un frère dans l'Altiplano; un frère indien aux yeux bridés, au teint de cuir.Il venait haut de la montagne chaque matin attendre l'autobus qui mène au marché, et pour payer son pas- sage, il jouait de la flûte.C'est si peu dire pour comprendre qu'on s'est connus à treize mille pieds d'altitude dans les Andes, si peu dire pour parler de sa musique, plus pure que l'air de l'Altiplano, plus grandiose que les Andes, tant elle était simple.Si peu dire, pour comprendre que c'était un frère dont je ne saurai jamais le nom et dont je me souviendrai toujours.Mon frère de l'Altiplano, que je ne reverrai plus, qui m'offrait sa musique et son sourire et qui faisait dégouliner des notes de vent sur les flancs verts des montagnes, et des ruisseaux de musique jusque vers les vallées.|e n'en ferai jamais un reportage.C'était une vie sur trois milliards, mais je porte en moi une atmosphère de lui qui s'appelle la nostalgie, je porte en moi le vert de son Altiplano.Loin, au Guatemala, j'ai laissé une soeur qui s'appelait Francesca, qui venait à l'aube me sortir de ma tente pour m'offrir des oranges et des limettes, qui me parlait en mauvais espagnol des tissus qu'elle fabriquait, à l'image et aux H SS Ç Eau de Cologne en aérosol\t$2.25 Sac (à souliers) contenant: Eau de Cologne en aérosol.Cubes de bain.Parfum en aérosol, Eau de toilette et Essence de parfum $9X0 Poudre de bain $2.75 Eau de Cologne et 2 Cubes de bain $2.00 Eau de Cologne, Savon pour mains.Parfum, et Cube de bain $3.25 18\u20142 décembre 1972 couleurs des oiseaux de son pays.Comme on marchait longtemps ensemble, pieds nus sur les rives du lac Atitlan, au bord des nuages que lançaient trois volcans.Francesca, je ne saurai jamais si l'enfant qu'elle portait s'appelle vraiment Da-niella.Je porte en moi le gris d'un lac de cristal et de toutes ses brumes volcaniques.Loin dans une savane que peu de gens ont vue, au coeur d'un bout du monde austral, il y avait une famille qui était la mienne.On faisait ensemble griller l'agneau sur le feu de bois, près des eucalyptus et d'un ruisseau au nom à rebondir comme un boumerang.On parlait souvent des grands espaces qui nous avaient faits presque semblables, avec une soif du plus loin et du plus grand, une soif que ma famille australienne n'avait jamais peur de disséquer.Je les revois souvent, dans cet immense outback désertique où j'avais atterri sans savoir ce que je venais y faire, je revois mes frères et mes soeurs d'Australie et je porte en moi l'ocre qui remet en question leur obsédant pays.Loin, au pays des Lapons, j'avais un frère blond et gai qui était lui aussi journaliste, qui me menait d'un village à l'autre pour me faire voir des grèves de mineurs et des centrales hydro-électriques, qui me donnait de son temps pour le seul plaisir d'eniendre parler du métier d'écrire, lui qui s'était perdu dans un pays où l'écrit n'a pas d'élus.J'ai laissé en Laponie suédoise un frère journaliste au manteau de loup et à la moustache dorée, un frère à l'accent martelé aux syllabes gutturales, un frère qui m'aidait à parler du Nord que nous avions tous deux choisi.Il me vient des noms: Kiruna, Rova-niemi, Haparanda, Lulea .des noms que je ne peux pas partager, des trains dans la solitude glacée des au-delà polaires, des images que personne ne peut regarder à ma manière, parce que je n'aurai jamais les phrases qu'il faut.Je porte en moi le mauve de la Laponie et je le retrouve entre chien et loup, l'espace d'une seconde.Si loin, ma soeur Irène, la Russe, qui roulait un drôle de français, si loin, les églises de dentelles, les bottes de feutre et les roubles en chocolat.On s'écrit souvent, c'est vrai, on s'écrit pour parler du mouvement des glaces arctiques et pour compiler des statistiques sur la navigation polaire, et personne ne se doutera qu'on construit, sur de pareilles attirances, des amitiés qui ne meurent pas.Nulle part au monde je n'ai trouvé à parler sans gêne à une femme des turbines d'un brise-glace ou des hélicoptères de la toundra.Elle porte depuis longtemps déjà une petite feuille d'érable au revers de son manteau et moi, sur l'épaulette de mon imper, j'ai épinglé le brise-glace Lénine, en souvenir de tout le rose des ponts de Léningrad que je porte en moi.Loin, en Thaïlande: une soeur appelée Brenda; on s'était connues d'une drôle de manière et on passait des semaines à rire dans les ruelles de Bangkok, le long des klongs aux odeurs de putréfaction, dans les bruits et les chaleurs de la ville.On visitait les tisserands de la soie, on partageait la peur de traverser les canaux en frêles embarcations, un appareil photo à la main et, en tête, des souvenirs à noter dans chaque petite maison où les familles nous invitaient.Sans l'amitié, il n'y aurait pas eu de plaisir à courir les autobus bondés, à goûter les mystérieux repas de la Thaïlande ou à visiter des temples.Comme des soeurs, on tente de se rendre mutuellement la vie plus gaie et de se faire oublier nos problèmes; le sien: la guerre du Viêt-nam qui lui avait enlevé son fiancé pour quelques mois ou plus; le mien: la guerre du Laos et l'espoir de pouvoir me rendre au front pour écrire.Je garde tout l'or et l'ivoire des bijouteries qu'on visitait ensemble.Si loin, près du Pôle, à quelques centaines de milles du Pôle, j'avais un frère pilote qui avait choisi les bimoteurs Otter pour rêver; on s'émerveillait ensemble aux atterrissages dans la toundra, on s'émerveillait d'un navire posé sur la mer polaire, on regardait des aubes roses sur un iceberg, mais on ne parlait jamais, pour faire les durs.Quand le temps était bon, toutes les îles de l'Arctique étaient à nous.Puis, quand le temps a été mauvais, que la glace a engraissé notre avion, on s'est regardés avec un sourire.Quand la glace s'est décollée pour venir nous bombarder, je l'ai vu pousser un soupir, mais on ne s'est rien dit.Ce jour-là, les autres pilotes n'ont rien su, mais la bière qu'on a prise ensemble au retour, c'était comme pour fêter .en famille.J'ai un frère qui pilote encore là-haut, et je garde en moi tout le blanc des montagnes qu'on a survolées ensemble.Je me demande souvent si tous les journalistes ont en eux un tableau, une peinture faite de toutes les couleurs des re-IJortages passés, de tous les visages de ceux qu'on n'a jamais interviewés, de tous les à-côtés de reportage.Je me demande s'ils ont tous aussi de la \"famille\" à travers le monde.Si on avait le courage d'être quétaine, on appellerait les humains ses frères .et qui sait si on retrouverait le courage de faire la guerre?\u2018V 'WrijltÆFL 'ÏÏ3F.Æ t plus qu'elle a pris pour modèles certains de ses amis qui sont aussi ceux de son fils Stéphane, âgé de quatre ans, premier spectateur de ce théâtre aux mille enchantements.Pour souligner la personnalité de chaque oiseau, Louise Romminville leur a donné\u2014ils sont une douzaine en tout\u2014un nom à leur image.Ainsi, il y a Pitapouf, le gastronome; Pitarien, le poète; Pitaguitare, le chansonnier; du deuxième album: Pitatou et les fleurs géantes, alors que le premier s'intitule Pitatou et le retour du printemps.Chaque album de 32 pages comprend une dizaine d'illustrations en couleur et autant en noir et blanc.Avec les six albums prévus, dont les deux premiers sont publiés ces jours-ci à Montréal aux Editions Leméac, Louise P-omminville, de Lon-gueuil, réalise un rêve de jeunesse: communiquer aux enfants et à ceux qui ont des âmes d'enfant tout son amour de la nature.Jacques de Roussan ______ _»\t, Perspectives Les enfants de 5 à 10 ans, et les autres, qui vont lire les albums décrivant par l'illustration et par le texte les aventures des Merveilleux Oiseaux de la forêt de Nulle-Part, auront de la poésie plein les yeux et le coeur.Les oiseaux de Louise Pomminville sont autant de personnages qui vivent dans un monde où régnent la lumière, le soleil, les arbres, les plantes, le vent, la musique .bref, une ambiance naturelle et détendue.La gent ailée que nous propose l'artiste a des caractères bien humains, d'autant sans oublier ceux qui sont reproduits dans ces pages et qui font partie mm mm, -âws^v.%-\u2022jp-.* M SiSiÉgp süiliS WÆ ?> .O ' J««.Wl: MmsÊËÈ A.mm i-V 11 /\u2019\u2019f\u2019Si mw- JJ*-?/ fs ' * 6 S' 4/i / fJtfi \u2022 * 3* Vi» « &îam mm V Y'V.% -1 r..ut.renom, rador est une .t c\u2019est une.bière BRADOR - la plus-que-bière signée Molson 933as .SS .\t- .¦ CREME de MENTHE LIQUEUR *i>.v^or votuwi n diner ) ne naueur Çrème de menthe verte et crème de menthe blanche, apricot brandy et cherry brandy, crème de cacao, mandarinette, triple sec .les liqueurs de Kuyper vous aident à finir en beauté ce que vous avez bien commencé.Embouteillées au Québec par John de Kuyper & Fils (Canada) Ltée Jïttehète lÊmàmêm LLlRilI Ci-dessus (à g.), en compagnie de Cuy Codin et Jacqueline Barrette dans Oh! Gerry, oh! Ci-contre, dans une scène de Ça ditqu'essa à dire.sur la corde raide.J'ai surtout fait de l'acrobatie.\"A mon retour à Montréal, j'étais pas mal perdue.Les gens que je connaissais étaient tous dispersés.Quand je suis partie, plusieurs groupes allaient se former; quand je suis revenue, ils fonctionnaient déjà: le Grand Cirque Ordinaire, par exemple.J'étais pas mal désemparée.J'ai cherché un groupe avec qui travailler.Puis Jacqueline Barrette m'a appelée pour faire partie de la distribution de Ça dit qu'essa à dire.Quand on a-vu que ça allait marcher, on a formé une compagnie, le Théâtre Actuel du Québec.\" Le T.A.Q.est une compagnie permanente de même type que, par exemple, les P'tits Enfants Laliberté, c'est-à-dire formée d'un noyau de comédiens, d'un auteur, d'un metteur en scène, auxquels viennent s'adjoindre pour un temps plus ou moins long d'autres comédiens et le personnel dont le groupe a besoin pour fonctionner.Le T.A.Q.n'a pas à proprement parler de local, mais pour port d'attache Le Patriote.\"Je ne suis pas pour le classement des personnages, poursuit Michèle Deslauriers, mais je sais que certains sont difficiles à acquérir.Ça dépend de la personnalité de chacun.Quand j'étudiais au Conservatoire, on me classait comme tragédienne.Peut-être parce que la forme de mon visage donne à penser que je suis triste.Un jour j'ai fait une improvisation qu\u2019on a trouvée très drôle.Ensuite, j'étais beaucoup plus à l'aise.\"Ce que j'aimerais faire, c'est un théâtre qui bouge tout le temps, quelque chose de pétillant, où il y aurait de l'acrobatie, du mime, des masques, tout.Un comédien, c'est aussi ça: quelqu'un qui peut faire n'importe quoi.Il faut en revenir à faire un théâtre plus primitif, quelque chose qui te remue en dedans, qui te touche: un théâtre qui se rapproche du cirque, par exemple.Il y a un mouvement général dans ce sens-là dans le monde entier.Dans le théâtre de Jacqueline Barrette, par exemple, la parole est très importante, mais le langage n\u2019est pas littéraire.Quand un langage est littéraire au théâtre, tu le reçois par la tête; quand il ne l'est pas, tu peux recevoir des émotions très fortes.If faut faire un théâtre qui bouge tout le temps, où tu fais toujours quelque chose, même quand tu ne parles pas.Quand tu vas dans des extrêmes, c'est excellent.\"Le théâtre, c'est ça, ça dépasse les limites, ça va aux extrêmes et ça revient, tu ne sais pas à quoi t'attendre, ça flotte un temps, puis tu repars pour un autre extrême.\" Il va sans dire que le théâtre tel qu'il se pratique de façon générale au Québec ne satisfait pas Michèle Deslauriers.\"La Quenouille Bleue, Le Grand Cirque Ordinaire, dit-elle, je trouve que c'est ça du théâtre.Mais le théâtre plus traditionnel, où on monte une pièce parce qu'elle est montée ailleurs, en tant que spectateur, ça ne m'intéresse pas.\" Le Grand Cirque Ordinaire n'existe hélas plus, et les occasions de voir la Quenouille bleue à l'oeuvre sont relativement rares.A côté des P'tits Enfants Laliberté, mais dans un tout autre ordre d'idées, le Théâtre Actuel du Québec fait son chemin.\"Ce qu'il faut faire, conclut Michèle Deslauriers, c'est frapper les spectateurs au ventre, faire un théâtre viscéral.\"# 24\u20142 décembre 1972 Toshiba le cadeau de Nod idéal qu\u2019on est tenté de garder pour soi ül Mm& AM/FM (les prix suggérés varient de varient de $ 139.95 à $159.95).\t\u2022 $59.95 à $109.95).Les tout derniers\tPour Noël, Toshiba c\u2019est le cadeau modèles de radio AM/FM avec cadran idéal à offrir.aux autres et à soi-réglable vous permettent de vous ré- même car en acheter deux et s\u2019en veiller en musique (les prix suggérés offrir un c\u2019est le meilleur cadeau que varient de $49.95 à $69.95).Le der- l\u2019on puisse faire à tous, nier cri de la technique stéréophoni- Les appareils Toshiba ne sont que, au relief saisissant, pour auto- vendus que dans les bons magasins, mobiles (prix suggérés variant de $74.95 à $119.95).A moins que vous choisissiez un téléviseur transistorisé Toshiba de 10\" (dont les prix suggérés Mais il arrive parfois que la tentation l\u2019emporte.Toshiba a en effet tous les cadeaux des fêtes qui font plaisir à tous et à soi-même.Les modèles, qu\u2019ils soient portatifs ou meubles, sont transistorisés.Des radios AM, AM/FM à piles et courant ordinaire (prix suggérés variant de $14.88 à $99.95).Des magnétophones à cassette à boutons-poussoir, microphones incorporés dont quelques modèles avec radio eo contact avec l'avenir n-B-m-m-m -'-TSSggg ÿpM/iri 2 décembre 1972 \u2014 25 Surprenez votre jeune avec une Smith-Corona en décembre et il vous épatera peut-être avec de meilleurs résultats en juin.Après la période des Fêtes, votre jeune doit faire face à un semestre assez difficile.C\u2019est à ce moment qu\u2019une Smith-Corona peu' prendre l'allure du meilleur de tous les cadeaux de Noël.Avec notre modèle électrique portatif, par exemple, il peut apprendre à dactylographier deux fois plus vite qu\u2019à écrire à la main.De plus, son orthographe peut s\u2019améliorer.(Un mot mal épelé à la machine est tellement évident qu\u2019il exige d\u2019être corrigé.) La réflexion peut aussi recevoir une chiquenaude puisque la machine à écrL-e peut enregistrer les idées aussi rapidement qu\u2019elles surgissent.Dès lors, un petit miracle communément appelé \u201cl\u2019Organisation\u201d peut s\u2019opérer avec discrétion.Quand cela se produit, la fierté, la confiance et l\u2019amour-propre peuvent commencer à s\u2019implanter.Conséquemment, avec un minimum d\u2019étude (et de talent, il va sans dire), les travaux scolaires de votre jeune pouiraient fort bien porter des fruits nouveaux.Seul le mois de juin le dira.Mais pourquoi Smith-Corona?Parce que toutes les machines à écrire ne sont pas semblables, voilà tout.Nous vous invitons à comparer une Smith-Corona avec n\u2019importe quelle autre machine à écrire pour en avoir la preuve.Comparez sa durabilité, sa portabilité, ses caractéristiques.Comparez plusieurs années d\u2019expérience dans la fabrication véritable des machines à écrire (particulièrement dans le domaine des portatives électriques).Il n\u2019y a rien d\u2019étonnant au fait que plus de gens au monde achètent des Portatives Électriques Smith-Corona plus que toute autre marque.Pourquoi ne pas en faire autant?Vous trouverez nos Nous croyons que nous formons de meilleurs étudiants.fournisseurs dans les Pages Jaunes.SMfTH-COfcTHA MARCHANT Drao* 4c SCM (Caiwda) Um 1123 Vo« 4r Soa Nord RwM TrmvCrud*.Mmurfel.'SCM, '' «P .Nous savons que nous manufacturons les meilleures machines à écrire.VIENT DE PARAITRE UN LIVRE DE RECETTES REVOLUTIONNAIRE PERSPECTIVES LES MENUS DE MARGO OLIVER le tout nouveau livre de recette* de Margo Oliver est détoné a connaître le même succès que ton premier et tentationnel bMt-wHvr.Le* Menu» de Margo Oliver, c wt un livre de recette» d\u2019une conception entièromeni nouvelle.475 de vot recettes préférée» sont groupée» en 110 menus complets.191 pages avec 34 photos en couleurs magnifiques Sept grande divisions.Chaque recette \u2022 été éprouvée par Margo Olivet dan» la cuisine de Perspective».REMPUSSEZ ET POSTEZ CE BULLETIN AUJOURD\u2019HUI N\u2019ENVOYEZ PAS D\u2019ARGENT MAINTENANT Édition régulière SEULEMENT 15.95 Également ditponiblo en édition de lune 16.95 PERSPECTIVES Les Menu» de Margo Oliver B.P.1848 Place dArmes.Montréal Oui.envoyai-moi.exemplairefs) en édition de luxe et .exemplaire (s) en édition régulière Fecturei-mor plus tard i.Ci -me kit mon chèque (l\u2019économise le» frais d'expédition).AORESSE VILLE PROV.______ 26 \u20142 décembre 1972 _X~- ÜISnLLED |m>NDON IJPRYCIN.\u2022OTTUO W IQNP Un ami international fV.'c 39;?**3 S&ffSSS S>V A : mm W «mwpgl lwJ a GOOD COOPTAI! r«>; par Henriette Major Dans d'imornbrables villages, des artisans, Indiens pour la plupart.prolongent des traditions qui remontent à leurs ancêtres aztèques ou mayas Qu'est-ce que l'artisanat, sinon l'expression de besoins profonds, primaires, à travers des objets domestiques, c'est-à-dire insérés dans les actes nécessaires de la vie quotidienne?C'est ce qu'était l'artisanat à l'origine, avant l'industrialisation et le tourisme.C'est ce qu\u2019il est encore aujourd'hui dans certains pays ou dans certaines régions dites \"en voie de développement\".Par exemple, au Mexique, où l'artisanat et les arts populaires gardent une v; riété et une authenticité remarquables.Dans quelques boutiques de Montréal, on trouve de l'artisanat mexicain, pas toujours du meilleur.Mais il faut aller dans ce pays de montagnes et de soleil, il faut parcourir les routes poussiéreuses entre les champs de maïs et les cactus pour découvrir les artisans au travail.Indiens pour la plupart, ils prolongent des traditions qui remontent à leurs ancêtres aztèques ou mayas.Les dessins gravés sur leurs poteries ou tissés dans leurs sarapes rappellent les figures fantastiques inscrites dans la pierre des impressionnantes pyramides que vous avez visitées en chemin: sans être allé à aucune école, l'humble artisan mexicain poursuit une tradition ancienne transmise de père en fils.Au Québec, notre artisanat est en passe de devenir une petite industrie: plusieurs artisans se transforment plus ou moins en designers: ils créent des formes susceptibles d'être reproduites à plusieurs exemplaires: c'est souvent la seule façon de rendre ce travail rentable.Les pièces uniques, à cause de leur coût élevé, sont souvent l'apanage de collectionneurs.Dans les villages mexicains, l'organisation du travail est bien différente: l'artisanat reste la plupart du temps une entreprise familiale.J'ai parcouru la région d'Oaxa-ca, située au sud de Mexico: sept cultures distinctes forment une impressionnante mosaïque sur ce territoire: sept dialectes, sept costumes différents et pratiquemen» autant de techniques artisanales qu'il y a de villages.A San Bartolo Coyotepec, Dona Rosa, Indienne de près de soixante-dix ans, est le maître potier d'une de ces fabriques familiales.D'ailleurs, dans ce village tout le monde est potier.Ici, on produit de la poterie noire, couleur de la terre qu'on trouve à proximité et qui prend à la cuis- son un beau fini satiné.Toute la famille, hommes, femmes et enfants participent à la production.Dona Rosa (photo ci-dessous) est le maître d'oeuvre.¦it\".Assise sur ses talons à même le sol de terre battue, son reboio (sorte de châle) drapé sur ia tête, elle nous donne une démonstration de son savoir-faire: sans autres outils que ses mains et une sorte de couteau de pierre, elle façonne un contenant rudimentaire.Deux assiettes de pierre en équilibre instable l'une sur l'autre lui serviront de tour pour donner à cette forfne l'allure d'une cruche rebondie aux lignes simples mais belles.Pour décorer ces vases et ces assiettes, d'aspect austère à cause de leur couleur sombre, on y grave à main levée des motifs traditionnels à l'aide d'un morceau de quartz: : les oiseaux et les poissons dominent ces motifs.Un four primitif sans commande automatique de chaleur sert à cuire toute la production.La plus grande partie de la production de céramique chez Dona Rosa est de bonne qualité: on fabrique là des ustensiles utiles: jarres, pots pour cuire les fèves.Déjà, quelques cendriers, quelques bougeoirs, quelques masques décoratifs font sentir l'influence du touriste.Et pourtant, San Bartolo Coyotepec n'est même pas situé dans un circuit très fréquenté par les étrangers.Un peu plus loin, après avoir serpenté à travers des enclos fermés par des palissades de roseaux, nous voici ; à San Tomas; l'arrivée d'une automobile provoque un véritable remue-ménage dans ce village qui, à première vue, semblait désert.Des petites maisons de briques de terre cuites au soleil et aux toits de chaume, on voit sortir les Indiennes suivies de leur marmaille: on se rassemble dans l'une de ces masures pour procéder à l'étalage des ceintures et des sacs tissés en coton.Les visages de ces Indiennes sont remarquablement beaux, mais tristes.Elles vendent dix pesos (quatre-vingts cents), les ceintures qu'elles mettent une journée à tisser.Les petites filles de sept ans savent déjà reproduire les très beaux dessins de ces tissages.On ne conserve aucun carton: les motifs sont transmis de mémoire.Tous ceux que j'ai vus étaient de bon goût tant du point de vue du dessin que de la couleur.Ces pauvres Indiennes qui vont pieds nus n'ont souvent pas même le moyen de se rendre au marché.Des \"ramasseurs\" raflent de temps en temps leur production à des prix ridicules, ou encore elles doivent compter sur les rares touristes qui s'aventurent jusque-là Pas étonnant que les villageois marchent pieds nus et que les masures soient si démunies! A la sortie de Oaxaca, sur la route de Monte Alban, où l'on peut visiter des pyramides zapotèques, on rencontre Suite page 30 IGF 28\u20142 décembre 7972 \u2022 \u2022 pS*** irt?' ¦ *y T;'», 2a®Sfr Même lui a choisi la Cat.2 décembre 7972 - 29 \" ' t mâ r-2rr ¦¦ $bmM Js&fctv-i .¦ *-.¦ * «è 3SkT?\u2018î sss£â une autre fabrique de céramique.C'est encore une femme, Adela de Jimenez, (photo de gauche) qui dirige l'entreprise.Ici, les hommes sont potiers et les femmes s'occupent de la décoration des pièces.Comble du modernisme, cette fabrique possède un tour.La terre employée est rougeâtre: toute la poterie est peinte à la main de motifs floraux assez naïfs ou de dessins aztèques traditionnels: nous sommes à quelques milles seulement du village de San Bartolo et, pourtant, les pièces produites ici sont tout à fait différentes de la sévère pote- rie noire que j'ai vue à l'autre village; les couleurs s'étalent partout, brillantes, soit en couches monochromes, soit en motifs peints à la main levée.La poterie Jimenez semble mieux organisée sur le plan commercial: cinq personnes y travaillent régulièrement, sauf les jours trop humides où l'on n'arrive pas à faire tenir la terre.Dona Jimenez est fière de sa fabrique: elle nous offre une clochette en céramique, très mignonne.Elle vend presque exclusivement sur place, sauf quelques pièces exposées au Centre d'artisanat d'Oaxaca.La production ici se ressent de la fabrication en série: plusieurs pièces manquent de fini, certaines couleurs sont plutôt criardes.Mais on semble\u2019plus prospère que dans certains villages.Nous voici maintenant à Teotitlan del Valle, chez Por-firio Santiago, tisserand (photo de dr.) Cinq métiers sont installés dans la maison et sur la véranda.Les hommes de la famille tissent pendant que les femmes et les petites filles cardent, filent et teignent la laine qu'on achète brute.Les instruments sont primitifs, du style de ceux qu'utilisaient nos ancêtres et dont nous décorons maintenant nos salons.Les sarapes sont des sortes de couvertures dont certaines ont une ouverture au milieu pour y passer la tête: elles servent à la fois de manteaux et de couvertures.Il suffit d'avoir visité quelques musées pour constater que les sarapes de don Santiago descendent en ligne directe des ancêtres aztèques ou zapotèques: les figures des dieux antiques s'y retrouvent comme chez elles.Les plus belles sont tissées de laines teintes de couleurs végétales, toutes en demi-tons.On peut mettre une semaine ou un mois à compléter une couverture, selon la complexité du dessin: les laizes sont étroites: il faut en Suivez ces directives à te Befc! Cette période-ci est, pour les Postes canadiennes, la période la plus occupée de l\u2019année: jusqu\u2019à 300 tonnes de courrier traité par heure.Nous ne pouvons vous assurer- de la distribution de votre courrier à temps pour Noël que si vous le postez avant les dates suivantes: le 13 décembre \u2014 pour l\u2019extérieur de la ville le 17 décembre \u2014 en ville Si vous êtes à temps, nous le serons aussi.Suivez ces directives à la lettre! Oh Oh Ohment vôtre, le Père Noël 1A Canada Postes m\tPost\tCanada coudre deux ensemble pour former une couverture.Les so rapes de don Santiago se vendent à Mexico et même à Los Angeles: pourquoi pas à Montréal?Revenons à Oaxaca: dans une rue de la banlieue, rue qui ressemble davantage à une route de campagne non pavée, nous trouverons une petite fabrique de tissage comme on n'en voit plus dans les pays industrialisés.Dans la cour (photo de droite), des bassins remplis de liquides aux couleurs appétissantes servent à teindre des écheveaux de coton.Après cette opération, on les fera Ixxiillir en plein air, dans d'énormes marmites, pour fixer la couleur.Malgré les installations assez primitives, il ne s'agit pas cette fois d'une entreprise familiale mais bien d'une petite industrie: une vingtaine d'employés s'affairent à \"monter\" les trames, à laver et à teindre les écheveaux et à tisser surd'énormesmétiersqui occupent presque entièrement les pièces basses et étroites où ils sont installés.Torse nu, les tisserands travaillent sans relâche pour atteindre la norme de trente mètres de tissu par jour.L'effort physique pour manoeuvrer à la main ces énormes métiers est considérable: on se demande ici si la mécanisation ne serait pas préférable puisque le résultat, de toute façon, n'a plus rien d'artisanal.On produit des nappes, des couvre-lits et des tentures somme toute assez banals.Ce genre de fabrique est fatalement appelé à disparaître puisque d'après le propriétaire, Octavio Acevedo, on trouve de moins en moins d'ouvriers prêts à faire l'apprentissage de ces métiers harassants.On les comprend: ils n'ont même pas, comme le petit artisan, la satisfaction de créer une pièce ou un dessin puisque modèles et couleurs leur sont imposés.Reste que les installations sont très pittoresques.La région d'Oaxaca est l'une des plus riches en production artisanale: il faut voir les magnifiques costumes folkloriques tissés et brodés à la main, les paniers multicolores, les ustensiles de bois, les bijoux d'or et d'argent.Au Centre d'artisanat d'Oaxaca, on verra au travail quelques joailliers: penchés sur la flamme d'un bec de gaz, ils travaillent des bijoux en filigrane, bijoux d'une finesse incroyable.A ce Centre d'Oaxaca, on trouve également des figurines et des chandeliers polychromes, ainsi que des \"arbres de vie\", sorte d'échafaudages formés d'un treillis de terre cuite sur lequel sont dissémi-1 nées des figurines d'animaux, de fleurs et de fruits groupés autour des personnages centraux, Adam et Eve.Cette représentation naïve du paradis terrestre est peinte de couleurs tellement exubérantes qu'on l'imagine mal ailleurs que dans ce Mexique où tout est excessif.Les \\ arbres de vie peuvent atteindre la taille d'un homme: ils Suite page 32 Claude Mouton Annonceur sportif Un produit des Distilleries Schenley-du Canada, Liée.La maison qui offre, depuis J953, les Trophées de Football Schenley du smmmm : j.Canada.Oui Cia ude Mouton.En revenant du Forum ou du Parc Jarrÿ te où, n\u2019importe quand.\tjFtp.^vec un cola, un jus d\u2019orange ou un daiquiri -L\tPopulaire .en diable!\t!\t1 ' En toils' cas, Carioca 140F 40 onces $8.80 140E 25 onces $5.65» 140D 10 onces $2.40 2 décembre 1972 \u2014 31 comme en i ran on dit ÎVS1 .*! [HENNESSY JAîHENNECSYûÇ?COGNAC PRODUIT DE FRANCK - â GRATIS Un goût exquis pour les fumeurs dérouleuses\u201d! Absolument gratis.Une excellente occasion pour les fumeurs de \"rou-leuses\u201d d'essayer le mélange hollandais de tabac à cigarettes Drum.Aucun autre tabac n'a le goût riche et agréable du tabac Drum.Et nulle autre \"rouleuse\" ou cigarette toute faite ne dégage un arôme aussi délicat que le tabac à cigarettes Drum, objet d'un savant mélange.Pour que vous puissiez en faire l\u2019essai, nous vous offrons gratuitement une blague format courant de ce tabac.Goûtez-le! Après avoir goûté vos 35 premières cigarettes, vous ne voudrez plus fumer autre chose! Drum\u2014maintenant sous enveloppe hermétique, qui conserve intacte toute sa fraîcheur.gm\\ POSTEZ CE COUPON DES AUJOURD\u2019HUI il Postez ce coupon à: MCF & G (Dept.P 2 ) Box 2000, Agincourt Ontario\tn J\u2019aimerais recevoir GRATIS une blague format courant de TABAC A CIGARETTES DRUM.Je joins un paquet vide de tabac à cigarettes -(En caractère;! d'imprimerie) .la marque que je fume actuellement.M./Mme .TéL ü m Adresse.m Ville.Prov_ (Cette offre prend fin le 31 janvier.1973.__ Limite d\u2019une blague GRATIS par personne, par domicile.Valable au Canada seulement ) 32\u2014 7 décembre 1972 s'anime pour circuler, marchander bruyamment, boire, manger et s'amuser.Souvent un joueur de marimba s'installe tant bien que mal entre les étalages et la musique se mêle aux cris des marchands et aux conversations des badauds.Les étalages regorgent des marchandises les plus diverses, des appareils électriques aux vêtements de série en passant par les fruits et légumes, les herbes aromatiques et les plats cuisinés.Il faut regarder où on pose les pieds car de petits enfants s'amusent sur le sol jonché de détritus, tandis que d'impassibles Indiennes assises sur leurs talons dans les allées étroites façonnent inlassablement des tortillas qu'elles empilent dans des paniers.Des odeurs de fruits, d'épices et de tabac flottent au-dessus de cette foule grouillante.A travers les victuailles et les objets de facture moderne, les étalages de poterie, de vannerie et de tissage apportent une note d'autant plus pittoresque que vous êtes éloigné des grands centres.Un marché mexicain, c'est à mon avis un spectacle encore plus envoûtant qu'une corrida, et ce n'est pas peu dire! Le pittoresque et la couleur locale, c'est bien joli.Mais encore faut-il vivre du travail de ses mains.Au Mexique, on estime à environ quatre millions le nombre d'artisans répartis dans 1 259 centres, qui comptent sur leur art pour assurer leur subsistance.L'immense majorité des artisans se recrute dans les milieux ruraux parmi la population indienne la plus pauvre et la plus démunie.Le Gouvernement mexicain se trouve devant plusieurs problèmes d'envergure: il lui faut hausser le niveau de vie de ces populations tout en préservant les différentes cultures qui apportent au pays son caractère si diversifié; il lui faut également éveiller I',intérêt des classes aisées pour les produits artisanaux de leur pays, produits que les mieux nantis regardent le plus souvent avec mépris; il s'agit en même temps de stimuler l'ex-Dortation qui ferait connaître à l'étranger certaines ré- servent exclusivement de décoration, n'ayant aucun but pratique.Si on a'a pas le temps ou les moyens de faire la tournée des villages, les meilleurs endroits où admirer l'artisanat mexicain sont soit aux centres organisés par le Gouvernement, soit au marché public (photo ci-dessous), d'une petite ville mexicaine, véritable happening.Là, la foule mexicaine, en général si apathique. gions intéressantes du point de vue touristique tout en attirant de précieux dollars.Il n'est pas facile de réaliser en même temps tous ces objectifs: les populations des j villages d'artisans, conditionnées depuis toujours à la misère, ne réagissent que lentement aux tentatives j d'aide gouvernementale; les techniques et les motifs anciens risquent de se perdre faute d'écoles où les transmettre.Disons en passant que le merveilleux Musée : d'anthropologie de Mexico travaille beaucoup dans ce sens.Dans chaque région, le Gouvernement mexicain { s'efforce de créer des centres où l'on expose et met en vente les produits artisanaux de la région: en même temps, on essaie de fournir des matériaux de base aux ; artisans les plus pauvres pour les encourager à poursuivre leur production.Il ne faudrait pas que le Gouvernement mexicain tombe dans l'erreur que nous avions commise au Québec avec notre Centrale d'artisanat: il fut un temps où la Centrale servait de fourre-tout à tous ceux dont les prétentions dépassaient souvent les talents.Les organismes de ce genre se doivent d'exercer un contrôle sur la qualité des produits et de fournir aux intéressés une aide technique appropriée.L'avenir de l'artisanat de qualité en dépend.Pour le moment, le Mexique semble vouloir mettre l'accent sur l'aide à l'exportation.Un organisme appelé Institut mexicain du commerce extérieur offre à toute personne intéressée à l'exportation de produits mexicains des services d'experts concernant la participation aux foires et aux expositions à l'étranger, l'organisation d'entreprises d'exportation, la publicité des produits, des informations sur les marchés internationaux, des conseils sur la présentation et l'emballage; quant aux importateurs, ils sont assurés en s'adressant à l'I.M.C.E.d'obtenir tous les renseignements utiles sur les centres de production artisanale; on leur distribue des annuaires comprenant les noms des artisans et des photographies de leurs produits, on les j assiste dans les démarches à accomplir pour remplir les formalités d'exportation.Malheureusement, il semble que ce soient encore une fois les gros qui profitent le plus de l'aide gouvernementale, tandis que les petits continuent d'être exploités et de vivoter, malgré le fait que c'est sur leurs talents qu'on mise, en fin de compte.Quelques coopératives de vente ont été mises sur pied: bien peu en comparaison des besoins.Les touristes, bien sûr, ont leur part de responsabilité: s'il peut être amusant de marchander les objets que l'on convoite, et même en sachant qu'il s'agit d'une sorte de jeu entre le client et le marchand, il ne faut quand même pas marchander au point de rogner presque complètement le maigre profit de l'artisan.De même devrait-on s'éduquer comme touriste de façon à acheter les objets authentiques plutôt que la pacotille.Au Mexique, pour peu qu'on circule, on est vite abasourdi par la variété et la qualité des arts populaires: bien sûr, le souvenir-pas-cher-pour-touriste-pressé occupe bien des étalages, surtout dans les villes; mais il semble que son envahissement n'ait pas atteint les mêmes proportions que dans d'autres pays.L'artisanat mexicain authentique manifeste assez de vigueur pour t qu'il soit encore possible de le sauver.Pourquoi n'organiserait-on pas des échanges d'artisans, sur le modèle des échanges franco-québécois?Les artisans de nos deux pays auraient beaucoup à apprendre les uns des autres sur le plan technique, sur l'organisation des ateliers, sur les systèmes de mise en marché.La richesse des traditions populaires, dans un cas comme dans l'autre, offre un terrain propice à ce genre de collaboration.L'idée est lancée: aux artisans et aux gouvernements de jouer.# © © V,v\u2018 ; mpP! r/' ¦ y mmm ¦ - .4.4.i Offrez-lui Sunbeam de toutes façons LIn cadeau Sunbeam est un cadeau spécial, a cause de sa Mélangeur Sunbeam de luxe.P\u201ess plaisant s .ce eu s usage.Corjçu pour .offrir une grandè s3wpfesse'c;u: lisation, grâce à ses d.x.y fesses et.a ses circuits transistorisés .\u2019Livré ce .recettes incius.J J Poêle Sunbeam MiiitÊCooker.Pour des cuissons à chaleuj- contrôlée.Conçû' pour permettre unjeptrétien rapide et aisé.Poignées amovibles.Peut.se loger dans un lave-yaisselje.Nouveau tiroir chauffant.^\t^ ¦ Sunbeam tait toute la différence.\t: Grille-pain Sunbeam automatique.Une \u2022igné moderne! rehaussée d'un fini br.:-ian't.Intégralement automatique, avec chaleur radiante à contrôle sensible.-Malaxeur Sunbeam Mixmaster.Le choix des cordons-bieus.En tête de sa caté-go'rie pour sa qualité, sa ligne,, ses caractéristiques et sa souplesse,d\u2019utilisation, Le malaxeàr qui représente un standard d'excellence depuis 40 ans.\tL - , \u2022 \\ - \" - mm 'i'.f'WH.V I» Æ/sMss .W&>SPtfr\\ :4®K33@Si; Mm i>s?w sewn ¦rf.
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.