La presse, 23 décembre 1972, Perspectives
[" \\ i'r-' *> -«o '-l \t¦^ ÆJjjffiEKPBiilBaHSjy\t§&,\t\t||§K\\ ' \"'\t|L; .-¦¦ m \t.¦wW\u2019T\tjK< UBl« ->\t\u2022^.¦ISr*.-.\t- ^BSnfori-^\tL \u2022 Mt\\.' V_ jjfl\t® t\t®| |k£$ .\t.Hie®\thL ' '-^XIBpR II#- Wt i ™ wflifWm 1 I® |èè* T\t;i(\tV V'\t\\w V* ?- \u201e.J|\tÿrÆ.\t\"a\t** - , v* [$$£\t.'.\u2019 .i\t\\ «stPfcUr ,c\t\u2022>\u2022>*,,i'i.idie.li.\"j înnp pare Algonquin et le,sm^!kjerU'e sur le pciiplement des r lievreuils.\u201e .Le Ifî septembre le ministère du Tourisme durait un t.rophi.1rs cinquante premiere cariCtssts.Te fî novembre.!< cela ne tienne: on s'est aussitôt mis à insia.iléeùf.Hl pierres appà'tês de \\ i.mde en Cette (1er i.sion a seules e une verrue de puit'esta-ln n'Vs tir- la part du public.(légistes' et.des sociétés de.conservât ion de'la tau he.la.majs n< s \"petits 'ou \",ar< >S' autant tait parler ri eus.' Ün-.t écril'-niin.seulement riri-Québec mais de l'Ontario et des Ttals-l :ni Société poifr la rietens'e.dos loups en Cali.u irnje -allant .u'squ'a atlicher des pestes dans li's piritii t-; ce n t res :anié ri ea t n s d o ma n d a n t loup < ropfjv viclimr e r i >nr i ii on ne Vf liO '( 0,0 unis.uiretii 11 >n iu\\ \\o\\ ¦' ; s£ü& sât: Vs.'¦C'.P^PEfeyj\t \t \t POURQUOI CETTE GUERRE AU GROS mECHART IOUP?'>cü maintenant protégé dans 4)t Etats améric ains, en Colombie britannique et en Ontario.Ces deux provinces n'exercent un contrôle que dans les endroits où une prédation du bétail est vérifiée et occasionnellement dans le voisinage des quartiers d'hiver des chevreuils.Au Québec, selon la Fédération canadienne de la nature, on a eu recours au poison sans dise rimination.M.Roger Bider, du collège Macdonald, espère que cette fois-ci le c ontrôle sera plus planifié: \"Je n'entretiens pas d'opinion sentimentale visant à épargner les loups a tout prix, mais je ne tiens pas non plus à leur massacre inutile.Sans recherches préalables, on ne peut savoir si tuer les loups augmentera effectivement le nombre de chevreuils.\u201d Par contre, il y a eu des recherc hes sur le déclin du chevreuil.En 1%!!, Roger Bider et Douglas Pimlott ont été c hargés de recueillir des données.Une autre reeher-c he a été confiée par la suite à un spécialiste ontarien.Terminé en 1970, son rapport n'a jamais été publie.Quant à la recherc he de Roger Bider, voie i ce qu'il en dit lui-même.\"Notre -rapport indiquait que la chasse trop intense était le fac teur principal du déc lin des chevreuils.Des hivers trop rudes avaient pu y c on-tribuer.Nos données démontraient que le loup n'est peut-être qu'un facteur mineur puisque le déc lin se faisait le plus sentir dans les régions avoisinantes de Montréal ou le loup était absent ou très rare.\u201d On sait, par contre, que ce sont dans ces régions que se concentrent le plus de chasseurs.On est tenté de conclure, comme l'éc rivain Farley Movvat, qui, envoyé dans le Grand Nord pour constater les ravage's produits par les loups sur les c erfs, écrivaient dans Never Cry Wall: \"Tout compte fait, les seuls ravages faits l'ont été par une petite carabine.\" \"Auc un biologiste ne croit que le loup est responsable de la baisse du nombre de chevreuils, dit Roger Bider.Surtout que cette baisse est apparue de la même façon dans les Etats et les provinces où on ne trouve aucun loup.\" Que ce soit le surnombre de chasseurs, le braconnage ou une épidémie qui sévirait chez les c hevreuils, le problème est ailleurs: accuser le loup ne fait que le masquer.On a confondu pendant des années le fait de la prédation avec ses ef- fets.Les études récentes ont détruit cette croyance que le loup pouvait entraîner l'extermination d'une es pèc e.On ne se demande plus si le loup tue des c he vreuils mais s il les tue au point de dec inter l espec c*.Les diverses rec here ties effectuées au Canada et aux Etats-Unis ont démontré que le nombre de loups est relié de très près a la nourriture disponible.Dans File Royale, au lac Supérieur, depuis l'arrivée des loups en I94\u2018) le nombre des orignaux s\u2019est stabi lise à 601) et le nombre de loups est resté le même qu\u2019en 1949, soit une tren taine.David Mec h, qui a fait une rec here lie dans File pendant trois ans, a pu verifier qu'aucun loup n'était venu s'ajouter aux trente qui s'y trouvent.Les territoires où se déploient beaucoup de chas seurs comptent habituellement peu de loups.I a r lias se, entraînant la diminution du nombre de proies, entraine automatiquement la diminution du nombre de loups.Cette limitation que s'imposent les loups a été c ons-tatée aussi par M.Pimlott dans le parc Algonquin.Il a observé aussi que les 2 000 chevreuils tués c haque année par les loups n'en encontre, Anne-Marie Roth jouant avec Tafya et, plus bas, la louve allaitant les petits qu'elle a eus d'un loup ¦ c^zoo de Granby., Les protestataires refusent tous l'explication officielle: empêcher le déclin du nombre de nos chevreuils Ecologistes et biologistes y voient plutôt une mesure politique destinée à calmer les chasseurs face à ce déclin; et plusieurs chroniqueurs de chasse et pè< lie de la presse du Québec se sont ralliés à cette interprétation.Les écologistes et biologistes veulent éviter au loup un massacre inutile; les journalistes, éviter les fausses solutions et déceler plutôt la véritable cause du déclin du chevreuil avant qu'il ne soit trop tard.Il est bien resté parmi c es chroniqueurs de chasse quelques irréductibles \"haïsseurs\" du loup qui.faute d'arguments sérieux, ont sombré dans un pathos fac ile et incohérent.En effet, on voit mal comment le fait d'appuyer sur une gâchette pour faire éclater les entrailles d'un animal serait moins douloureux pour la vie time que le fait de recevoir des crocs dans l'abdomen: les carton ches ne sont pas imbibées d\u2019anesthésique, que l'on sache! Il est étonnant d'apprendre qu'en même temps qu\u2019on fait la c liasse au loup pour sauver le chevreuil, on délivre plus de 7f> 000 permis de chasse au Chevreuil! Quand on sait que, pour un chevreuil tué, trois ou quatre sont blessés plus ou moins grièvement et que plusieurs chasseurs ne se contentent pas de la bête permise (Fan dernier, un habile tireur de Sherbrooke s'est offert cinquante chevreuils à lui tout seul et cet automne un autre de Montpellier.sans doute moins habile, en a tué une dizaine), on reste sceptique sur la validité d'une mesure qui va éliminer quelques centaines de loups! Contrairement aux autres provinces ou cohabitent loups et chevreuils, le Québec n'a jamais effectué de recherches sur les loups et leur influence sur la population des proies.Le loup est diminuaient pas le nombre.\"C t's tueries éliminent seulement les plus faibles et les malades, ce qui rend la vie plus facile aux autres\", dit il.Avant l\u2019arrivée des loups dans File Royale, les orignaux ravageaient la végétation et mouraient de faim.Depuis, leur population s'est stabilisée.Même phénomène en Alaska.On a comparé une section où vivent des < hevreuils et des loups à une sec lion où les chevreuils vivent seuls.Celle dernière connaissait un lent accroissement de population, une haute mortalité hivernale et des quartiers d\u2019hiver très détériorés.Au contraire, l'autre avait un acc roissement rapide de population, une légère mortalité d'hiver et des quartiers d'hiver en bonne condition.A Yellowstone et en Suisse, où les prédateurs ont été éliminés, les élans et les c erfs ravagent la végétation, meurent de faim périodiquement et susc itent de la controverse sur les mesures a prendre pour substituer l\u2019homme aux prédateurs comme facteur de mortalité.L'ignorance de tels faits entraîne des gestes aussi absurdes que celui dont j'ai été témoin en janvier 1971.En me promenant en raquettes dans la région de l'Oulaouais, j'ai trouvé un chevreuil qui n'avait même pas la force de se sauver.)e Fai fait transporter chez le vétérinaire ou il est mort quelques jours plus tard en dépit des sérums.Résultat de l'autopsie: sous-alimentation.Le même après-midi, j'avais rencontré un garde-chasse qui distribuait du poison parce qu'il avait vu des trac es de loups clans les parages.On empoisonnait les loups pendant que les chevreuils mouraient de faim! Pourquoi cette haine du loup?Il est vrai que les premiers hommes et les pionniers ont été en concurrence avec les loups.Vivant de petits troupeaux dans de petites fermes isolées, ils Suite page 6 4\u2014 23 décembre 1972 MarkTen SIP® C\u2019est une \u2019.raie satisfaction que vo'u-s obtenez à c b.aqife-.cigarette Mark Ten : un-tabac de qualité, une riche.KING SIZE \u2022 FILTRE yAS- POURQUOI CETTE GUERRE AU GROS fltëCHAflT IOUP?(y\u2014 23 décembre 1972 étaient mal équipés pour défendre leur bétail contre les loups.\"Dans toute l'histoire de la guerre contre les loups, ér rit Douglas Pimlott, il n'y a eu aur une étude sur les effets des prédations de bétail sur l\u2019économie.On s'es toujours appuyé sur le fait que le loup avait tue* un animal ou deux.\" Aujourd'hui, l'homme n'a plus aucune concurrence fi soutenir avec le loup.Mais cette hantise du loup entretenue dans notre conscience dès notre plus tendre enfance rejaillit à la moindre occasion, c\u2019est-à-dire dès que le besoin d'un bouc émissaire se fait sentir.I\torsque Charles Perrault a inventé pour amuser les nobles le conte du Petit Chaperon rouge, il ne se doutait pas que trois cents ans plus tard l'homme continuerait à crier au loup.Charles Perrault utilisait une métaphore pour que les jeunes filles naïves apprennent à se méfier des beaux parleurs.Depuis on en a fait un conte pour enfants que les adultes croient à la lettre.II\tsuffit d'un animal tué ou d'une carcasse de chevreuil pour déclencher une guerre hystérique contre le loup.Récemment, un fermier des Cantons de l'Est se plaignait à Roger Bider que ses moutons se faisaient tuer par les loups.\"Le loup a été exterminé dans les régions du sud du Saint-Laurent depuis 1861, constate Roger Bider.Les moutons en question se font probablement tuer par des c hiens.\" Au printemps dernier, quelques carcasses de chevreuils ont fait monter chez les chasseurs une colère contre les loups, accusés aussitôt de la baisse du nombre de chevreuils.Pourtant, la méfiance envers le loup ciui a prévalu pendant des années est en train de céder sous l'influence des recherches faites depuis le début du siècle.Les biologistes ont étudié son c omportement à l'é- tat sauvage et apprivoisé, de même que ses relations avec les gibiers de son habitat.Ces observations détruisent les préjugés qui font du loup un animal cruel, sanguinaire, mangeur d'hommes.\"Qui a peur du gros méchant loup?\" chantions-nous à l'école.Il s'avère que le \"gros méchant\" loup n'est peut-être pas celui qu'on pense, l'ai rencontré deux femmes qui, toutes deux, ont élevé à domicile des loups qu\u2019elles avaient apprivoisés.Mme H.F.Ellenberger en a eu plusieurs en Russie; Anne-Marie Roth a gardé pendant deux ans une louve chez elle à Saint-Hilaire.Elles ne tarissent pas d'éloges sur la douceur et la gentillesse de ces animaux.\"Ils établissent avec la personne qui s'en occupe des liens vraiment très profonds\", constate Mme Ellenberger.\"Ils ont une in-r royable intuition pour pressentir nos actes\", ajoute Anne-Marie Roth.Ce processus mental d'anticipation a aussi été constaté par Douglas Pimlott.Anne-Marie Roth promenait quotidiennement sa louve Taïga djns la montagne de Saint-Hilaire.Lorsque la louve a eu ses rejetons \u2014 d'un loup du jardin zoologique de Granby\u2014, elle a vécu trois semaines seule avec ses louveteaux dans une lanière qu'elle avait découverte au sommet de la montagne.Tous les jours, Anne-Marie Roth lui apportait de la viande frai-c he, remplaçant le père et les autres membres de la bande, qui s'occupent habituellement de cette mission.Les louveteaux ont ensuite été ramenés dans un havre-sac au domicile de la fa mille Roth, au grand désespoir de la mère, qui ne* sentait pas ses enfants tellement en séc urité dans une cour.Comme les loups a l'état sauvage.Taïga était timide et peureuse.En promenade avec Anne-Marie, elle disparaissait dans les buissons à la moindre approche d'une personne.A la maison, elle se recroquevillait dans un coin dès qu'un visiteur arrivait.\"Elle avait peur quand nous jouions à la balle dans la cour\", ajoute Bjorn Roth, âgé d'une dizaine d'années.Par contre, elle adorait les petits chiens et les enfants.Douglas Pimlott a constaté la même attirant e lors de ses contacts avec les loups du parc Algonquin où il avait amené ses enfants.\"En promenade, alors qu'elle fuyait les adultes, dit Anne-Marie Roth, Taïga courait au contraire vers les enfants.Je me souviens d'un après-midi, alors qu'une classe entière de jeunes enfants visitait la montagne, elle est allée toute joyeuse de l'un a l'autre et les a embrassés chacun leur tour.\" Selon les spécialistes, apprivoiser un loup néc essite qu'on lui témoigne benucoup d'affection car, dans les conditions naturelles, le jeune reçoit des heures d'affection et d'attention de la part des autres membres de la bande.\"Le loup est un parent allée tueux et responsable, écrit Douglas Pimlott.S'il en a l'occasion, il fait parade de ses petits au grand plaisir et à l'approbation des autres membres.\" Comme un seul couple procrée c haque année, les louveteaux deviennent le centre d\u2019intérêt de tous.Ils jouissent autant des attentions du père qui en prend soin tant qu'ils ne sont pas élevés, que des femelles qui font parfois du \"baby silting\" quand la mere va chasser, que des mâles qui les laisse jouer avec eux.Des petits sans mère sont aussitôt adoptés par une autre femelle, même s\u2019ils sont d\u2019une troupe différente de la sienne.Douglas Pimlott cite le cas de jeunes louveteaux adoptés par un jeune couple: ils rejetaient alors de la nourriture fraî- -a- SSf* .* S-X, ¦ '\u2022 \u2022 -W.-7C i \"w Précédés par Taïga et Mme Roth, M.Roth et Ci raid Drew transportent les louveteaux .dans des hayresacs acrrochés dans leur dos et suspendue à un bâton qu'ils, ont à |.l'épaule, de /a viande pour çes ahimau).chement absorbée pour assouvir la faim des petits.Lois \"risler, dans Arc lit Wild, raconte qu'il a vu un loup nourrir de cette façon un chien attaché qui, lui, ne pouvait pas aller chasser.On reste étonné devant celle gentillesse du loup, ce prédateur malfamé depuis des siècles.Avec la vogue de l'écologie, on a découvert qu'aucun animal n'est inutile ou nuisible, que la prédation est naturelle et nécessaire.L'homme, lui aussi, vit de proies, à celle différence d'avec le loup qu'il fait tuer les animaux dont il mange la viande par un nombre restreint d\u2019individus nommés bouchers.Le loup fait tout le travail tout seul.Contrairement à l'homme, il ne tue ni pour le sport, ni pour occuper ses loisirs.Tuer une proie est pour lui une question de vie ou de mort.Comme l'ont vérifié les spécialistes, dont David Mech dans l'île Royale, le loup ne réussit que 7.8 p.c.de ses attaques, il ne peut donc pas se permettre de gaspillage.C'est pourquoi, dès qu'il a tué un animal, se gave-t-il de viande au cas où il resterait plusieurs jours sans avoir un morceau à se mettre sous la dent.Il ne dédaigne pas manger un animal déjà mort, ça lui évite de dépenser de l'énergie.Il laisse très rarement de la nourriture, sauf lorsqu'il est en déplacement, mais cette viande sert à nourrir d'autres animaux; renards, corbeaux, geais, martres, etc., qui utilisent le loup comme \"boucher\".Le mythe du loup qui tue pour le plaisir est à réviser.De la même façon, le loup qui attaque l\u2019homme.Selon les spécialistes, qu'ils soient biologistes, zoologistes ou naturalistes, on n'a jamais pu vérifier en Amérique du Nord une seule attaque d'homme par des loups.En Russie, cependant, la chose est arrivée, mais uniquement par des loups atteints de la rage, gourdes raisons inconnues, ces épidémies de rage si fréquentes en Russie ont été i ! t é très rares sur notre continent.Le rédacteur en chef d\u2019un journal ontarien, le Sau/f Daily Star, a maintenu pendant des années l'offre d\u2019une prime de 100 dollars a qui prouverait qu'il avait été attaqué par un loup: la prime n'a jamais été touchée! Aucune des vérifications n\u2019a pu déceler des tra-( os d'hostilité de la part des loups.Herman Smith johann-sen, vieillard de % ans, raconte qu'il est allé plusieurs fois, l'hiver, dormir dans un sac de couchage en pleine brousse au mont Tremblant: \"Souvent, le matin, j'ai reconnu des traces de loups qui s'étaient promenés autour de mon sac de couchage.Curieux, ils étaient venus m'examiner de prés.Ils ne m'ont jamais touché.\" Adolphe Mûrie raconte qu'en faisant la recherche pour son livre The Wolves of Mount Kinley, il est entré dans une tanière où reposaient des louveteaux avec leurs parents, il a mis les jeunes dans son havresac pendant que les parents se sauvaient plus loin en hurlant.Le lendemain, il les a ramenés sans subir auc une agressivité de la part des parents.Quant à Douglas Pimlott, il cite le fait que depuis plusieurs années des centaines d'enfants vont impunément camper et faire du canotage au parc Algonquin, qui compte sans doute la plus forte population de loups du territoire.Moi-même, je suis allée plusieurs nuits enregistrer des hurlements de loups dans le bois.A la longue, ils sont venus de plus en plus près de ma soeur et moi, même qu'un après-midi, en revenant vers la jeep, ils étaient autour du véhicule à le sentir et.à notre approche, ils se sont sauvés dans les broussailles.\"Quelle que soit la raison, il est évident que le loup ne considère pas l'homme comme une proie\", dit Douglas Pimlott.Toutes ces constatations, jointes à la récente prise de conscience de l'homme vis-à-vis de l'équilibre écologique de son environnement, font que le loup est de plus en plus considéré comme une créature qui a droit de vivre.Pour détruire les racines des dernières idées fausses entretenues encore par plusieurs personnes, Roger Bider du collège Macdonald annonçait le mois dernier le début d'une recherche entreprise par les étudiants et les professeurs de l'institution.En vertu du programme P.A.W.(Public Awareness of Wolves), on libérera dans trois acres de terrain boisé les loups piégés par le gouvernement à travers la province.Leur comportement sera observé par les chercheurs intéressés et par le public auquel le parc sera ouvert.Roger Bider explique les buts du projet: \"Changer l\u2019image du loup que l'on se fait et faciliter un programme de recherches depuis fort longtemps attendu au Québec.Si, par exemple, 25 000 personnes nous donnent 1 dollar chacune (tour financer le projet, nous pourrons avec ce montant contrer la pression des chasseurs de loup auprès du gouvernement.Peut-être le gouvernement financera-t-il alors lui-même un programme de recherches sur les loups dans la province.\" Depuis que les hommes se sont penchés sur le comportement des animaux, on a eu bien des surprises.Selon ces spécialistes, le \"mé-( liant\" loup est l'animal le plus paisible qui soit.Mais savez-vous qui remporte la palme de la cruauté?La colombe! La douce colombe, dont a fait le symbole de la paix, n'a, en réalité, aucune inhibition a torturer à mort l'une de ses congénères en lui perçant le crâne et en lui arrachant des morceaux de cerveau.Il est donc temps de réviser certaines notions erronées sur le comportement des animaux.© Beefeater®\" wm f JMPORTEO T R R O TA ENGVMW» $mdcn «nosw-av htxlucrxK- London dîsti ¦ RROUGH LIMITED LONDON CONTENTS 25 OUNCES - - \" I à 'distillé et embouteillé và Londres, Beefeater le dry gin le plus en demande auQuébèc 23 décembre 1972 \u2014 7 '&\u2022 * > '.-V tt~ J J «/.'\u2022» rmbiv V>72 par Jean-Pierre Maie e li v avait une lois, dans une v ille (|ue nous ne nommerons pas pour ne pas taire rie jaloux, un maire qui avait un r bien.( )r, un jour, le < bien rie Monsieur le Maire tut porté disparu, (irand branle-bas a l'hotel de ville.On rherrhu partout: jras rie But éphaie u était le nom du < hiem.Le maire dit a un de ses < onseillers: \"Vérifiez dont dans les c omilés: i'ui lait tellement de nominations res rlerniers temps que, tlans l'est dation «lu moment, j\u2019ai peut-être nomme Butéphale a un poste quel as?Si on fait démolir, le |>euple ne sera jieut-ètre jras c ontent, n'est-ce j)as?\" \u2014 \"Vous êtes sûr?Alors r 'est différent .Mais il faut faire quelque chose, on |)eut |jas laisser cette porcherie à la vue des touristes.Qu'est-ce .Attendez! Je crois que j'ai une idée! Nous a'Ions laisser la jkjicheric* où elle est mais nous allons construire des murs tout au.'our pour la cacher.De beaux murs, bien entendu! Des murs avec des panneaux multic olore!, et peut-etre aussi des jjots de fleurs artificielles! Des murs esthétiques! Les touristes verront ça et diront: \"Oh! les beaux murs esthétiques!\" Peut-être même qu'ils iraient jusqu'à nous faire l'honneur de prendre des photos?\" - \"C'est génial, n'est-c e pas?\" \u2014 \"Bon, alors je vous confie ce travail.Moi je vais me toucher: quand j'ai une idée comme ça.ça me tue!\" Le maire n'avait |>as sitôt disparu que.sous les v eux ébahis d\u2019Aldebert.les personnages de la r roi he s'animèrent.Les rois mages sautèrent sur leurs chameaux et détalèrent; les bergers fuirent avec leurs moutons; les archanges s'envolèrent, pendant que Josc*|)h, apres avoir rassemblé ses effets personnels sur le dos du boeuf, aidait Marie et son enfant à grimper sur l'âne.Revenu de son ébahissement, Aldebert s'écria: \"Mais qu'est-ce que vous faites, n'est-ce pas?\u201d \u2014 \"On sacre le camp!\" dit saint joseph.\u2014 \"Mais.ou allez-vous, n\u2019est-ce pas!\" \u2014 \"En Egypte!\u201d grogna le vieux.\u2022© tJru mhrr 7\u2018» ,| A » gpmgg'Sig» h*Ma, r*> jriü\u2014\u2022 œajfev - vm&tzfr '!*t**«*?$P sÇSp* />: Vï J décembre V)72 uri.M tttf «f ( / 2 Z «æ: ï ! ?»fi T$Z»t uZR aia Cur C35 ttaçe- W||M g£S&l L* >\u2022 rosseai V'^| -V>?^ Wœem y™> ,i>ï>;yi| MB «jcak.eintres naïfs de la région en ireignant sur toile des scenes de la vie villageoise d'autrefois l'ensemble de ces tableaux \u2014 environ 500 jusqu'à ce jour \u2014 constitue sûrement l\u2019album le plus détaillé et le plus anecdotique d'une époque qui existait encore dans sa jeunesse, autant de souvenirs et notamment ceux des Fêtes qu'elle évoque avec nostalgie.\"Cher nous, les Fêtes commençaient dés le début de déc embre par le plumage des dindes.Après, on tuait les botes: boeufs, porc s, moutons.Les hommes partaient ensuite couper des sapins pour les vendre de maison en maison, les pâtisseries étaient faites huit |ours avant Noël.On allait faire des emplettes en c arriole au village: bonbons, pommes, oranges, étrennes.Dans mon rang, t elui de la Goudronnerie, on partait a la messe de minuit des !) heures du soir, en c arriole et tout enveloppés dans une grosse peau de boeuf, et on allai! d'abord se confesser, I église et,nt toujours pleine et il y avait de beaux i antiques de- Noël Pendant la messe les amoureux sérieux en profitaient pour se fiancer.De retour a la maison, r 'était le réveillon, ragoût de pattes de cochon, du poulet, de la tourtière, des gâteaux, des beignes, du c ale.Pas de boisson, juste un peu de vin.\"Mais, pour nous, les enfants, le temps des Fêtes, c \u2019était surtout le |our rie l'an.Après le déjeuner.Papa nous donnait la bénédiction paternelle puis nous offrait nos étrennes: lingerie, bonbons, poupées a tête de porcelaine, c heval de lx>is, traineau ou une musique a bouc he.Toute la journée, on recevait de la visite, parents et amis, jusqu'au souper du jour de l'an .m c\u2019était comme ça \u2022\u2022\u2022 23 décembre V)72 \u2014 1 1 beta Nos pages de mtxle, celte semaine, se veulent un sourire à tous nos lecteurs.Nos mannequins ont revêtu, des tenues magnifiques, de celles que l'on porte aux heures de réjouissance efde bonheur.Nous avons voulu des images aussi belles que possible pour vous souhaiter un joyeux Noël.Æ?Ce sont des femmes: Vali et Elvia, qui signent les superbes toilettes que voici.Ces dernières font partie des collections de Noël des deux fameuses modélistes et sont donc dans les magasins depuis déjà quelques semaines.Certaines de nci, lectrices * les ont sûrement achetées.Que vous portiez l'une ou\tJKS , l'autre de ces robes, le soir de Noël, ou une autre qui leur ressemble, ZI 'MvSY, Isabelle Lefrançois PERSPECTIVES Photos Sam Cet/ ilsigfc MM 3\t¦yh-'ii*'*' mwmÊ.WlÊÊÊËiM mm» H m ^ més En haut, photo de gauche: :\tjersey tout simple et moulant sous épaules un peu folles, signé Elvia pour Luv, et superbe robe de sirène, largement échahçrée au dos, de Vali.Photo de droite: toilette étincelante, de la '/.'\u2018V\"rV.\tcollectionVali,etensemblepalazzo,deElviapourLuv.\t.\tRemarquez les manches, >\tterminées par de longs poignets serrés, et l'échancrure du corsage.Les sandales sont de Thomas Wallace.Au centre et ci-contre: deux toilettes, qu'il serait superflu de décrire, signées Vali.=C7-fv;>>:ï; Sfr \u2022'\u2022¦-.c MS mm lill ¦¦ \u2022 ! .V.'f f *'*'V\u201c*' -à 1 * \u2022 * ses mm HH ¦ h&X \u2019.'¦ * ¦ NÉlipa mm m iS^üfÇfeSi AJ4 3Ê&Î&\"1- la-' r ¦ Mëggi mêwMï .llül «SM èSJBÉMËS 1 Éfelüta $&&&& üeiwtfuiteek Æxà; f\t.\tgjgSSj&r\tJr\t\t\t\t\t\t\t\tggl'v\t\t\tû ¦\tj|§ fl\t\t\t \t\t\t\t\tHPPjBtefetw\t\t\t\t\t\t\t^Sskk U\t\t\t xkiire kiiklancJ-ccisgrai DOBBH \u2014 \u2022.¦' ¦ ' \t nx ' .-\u2022esC* rM j '**/.mm \u20227 ri 1 4\u2014 23 décembre 1972 M vr ém :7>u«>ri us propose cette semaine.Commence/ les agapes avec un bon punch.Vous offrirez ensuite, à vos invités, un rôti de boeuf froid: l'oeil de ronde en c route, un plat c baud de dinde et de jambon au c art, avec du riz, une salade de tomates naines et, bien sûr, du bon pain croulé, chaud si possible Prévoyez, pour le dessert, une bue he de Noel.Et si vous n'avez pas le temps ou l\u2019envie de la taire vous-même, ac hetez en une.Votre pâtissier en a présente ment de superbes et de suc c clientes.OEIL DE RONDE ENCROUTE Vi tasse c/c* c arottes grossièrement frac ht es V: tasse de c éleri grossièrement /tac lie 1\trôti c le boeut, c/e tb.i \u2022< livres, pr/s c/ans l,i partie uppe/ée oeil r/e r uni le 2\tgousses c/'.»/, hrnyées 2 c u/7, a table c/e raifort 2 c ail.à Uible d'oignon finement h.u hé 2 mil.à (ab/e c/e moutarde (de Dijon, si possible) 2 i nil.à t/ré c/c sel V* del nil.j thé de non re 6 (carte /tes c/e h.u on Pâte mi-gonflée (notre recette) I\toeuf II\tnil.à table d\u2019eau Sauce savoureuse (notre r et edei Chauffer le four â OS Couvrir le fond d'une petite rôtissoire des carottes et du céleri.Déposer le rôti sur les légumes.Mêler l'ail, le raifort, l'oignon, la moutarde, le sel et le poivre et couvrir le rôti du mélange.Disposer les tram hes de bacon, près les unes des autres, sur le rôti.Faire rôtir au fotir t Zi heure ou jusqu'à 140° au thermomètre à viande.Retirer le rôti de la rôtissoire et le débarrasser du bacon.Mettre le rôti de côté et le laisser refroidir.Hacher finement le bacon et le mettre de c ôté pour la sauce.Réfrigérer le jus de c uisson et les légumes qui res lent clans la rôtissoire; vous les utiliserez pour la sauce.Chauffer le four à 425°.Abaisser la pâte en un rectangle de 14x12 pouces (ou suffisamment grand pour complètement envelopper le rôti).Mettre le rôti refroidi sur la pâte.Egaliser les bords du rectangle en gardant, pour la dé-c oration, les morceaux de pâte enlevés.Battre ensemble, à la tourc bette, l'oeuf et 1 cuil.à table d'eau et badigeonner du mélange un des c cités et un des bouts du rec tangle de pâte.Ramener la pâte sur le rôti, en la soudant bien à elle-même, pour parfaitement envelopper le rôti.Déposer, le joint en dessous, dans un plaque légèrement graissée- (avec des bords si possible-).Badigeonner toute la pâle du mélange à l'oeuf.Dé-e nupor des feuilles d'arbre, dans les retailles de pâte, et les tixer a la pièce, avec du mélange a l'oeuf; une fois les déc orations en place, les badigeonner de- nouveau de mélange a l'oeuf.Cuire au four JO minutes ou jusqu\u2019à c e que la pâte soit d\u2019un beau doré tone e.Laisser refroidir et réfrigérer jusqu'à peu avant le moment de servir.Couper aussi mine e que possible et garnir chaque portion d'un [Km de sauce savoureuse, (fl portions) Note: Ce rôti est délicieux, avec ou sans croûte.Si vous le préférez, le faire cuire comme nous l'indiquons, en comptant 1\t'.g heure de cuisson (140° au thermomètre à viande) si vous voulez la viande saignante, ou 2\theures de cuisson (t()0° au thermomètre) si vous la désirez à point; omettre la croûte et servir i hand ou froid.Ce rôti doit être servi saignant ou à point c ar il a tendance à durcir si on le fait trop c uire.Pâte mi-gonflée 2 tasses île iarine à tout usage, tamisée I mil a thé de sel 'U de tasse de beurre froid Zi c uil.à thé de jus de i itron Zi tasse d'eau glacée Tamiser, dans un bol, la farine et le sel.Couper le beurre en morceaux de la taille de gros trois et les jeter dans la farine.Mêler délicatement, directement avec les doigts, pour que tous les morceaux de beurre soient enrobés de farine.Disposer cette farine en fontaine et mettre au centre le jus de citron et 1 cuil.à table d'eau glacée.Mêler légèrement, à la fourchette, en tâchant de ne pas défaire les morceaux de beurre.Continuer à ajouter de l'eau, 1 cuil.à table à la fois, et travailler c haque fois le mélange comme nous l'indiquons précédemment pour obtenir une pâte ferme, contenant de petits morceaux de beurre.Ramasser la pâle en boule et la réfrigérer quelques minutes.Rouler en une abaisse de 16 x 8 pouces.Faire 2 marques sur la pâte, en travers, pour la diviser en trois morceaux d\u2019environ 5 x 8 pouces.Replier le tiers de droite sur le tiers du centre et le tiers de gauche sur le tout.Tourner le morceau de pâte pour en placer le pli face à vous.Rouler de nouveau en une abaisse de 16 x 8 pouces.Plier et tourner comme précédemment.Répéter le procédé deux fois, en faisant faire un tour à la pâte c haque lots pour la rouler en sens opposé.Si la pâte devient diffi-c ile à manipuler ou si le beurre qu'elle contient devient trop mou, la réfrigérer quelques minutes avant de la rouler.Envelopper finalement la pâte de papier ciré et la réfrigérer t heure.Utiliser comme nous l\u2019indiquons dans la recette d'oeil de ronde en croûte.Sauce savoureuse l.c jus de cuisson du rôti et les légumes qu'il contient 2 mil.à table de vinaigre de vin I pincée de feuilles d'estragon séchées 4 jaunes d'oeufs Vi de tasse de beurre Le bacon utilisé pour la cuisson du rôti, haché Enlever la graisse, sur le dessus du jus de cuisson réfrigéré, et la jeter.Passer le jus et les légumes au tamis, pour obtenir une purée; ajouter le vinaigre et l'estragon, en brassant.(On peut aussi passer jus, légumes, vinaigre et estragon au mélangeur électrique.) Battre les jaunes d'oeufs, légèrement, dans la casserole supérieure d'un bain-marie.Ajouter le mélange au jus de cuisson, petit à petit et en battant.Cuire au bain-marie frissonnant jusqu'à ce que le mélange épaississe légèrement.Ajouter le beurre, 1 cuil.à table à la fois, en mêlant bien après chaque addition.Ajouter les morceaux de bacon.Servir tiède ou à la température de la pièce.SALADE DE TOMATES NAINES 3\tchopines de tomates naines (cherry tomatoes), bien fermes I demiard de crème sure, du commerce Zi de (asse c le ciboulette finement hachée (ou d'échalotes) \u2018A de mil.à thé de sel l/lb de cuil.à thé de poivre de Cayenne I Zi t uil.à thé de moutarde en poudre I Zi cuti, à thé de feuilles de sarriette séc hées Z* de cuil.à thé de feuilles d'estragon séchées laitue Peler les tomates en les trempant d'abord dans de l'eau bouillante, rapidement, et ensuite dans de l'eau glacée, pour en détacher la peau.Mêler, dans un bol, tous les autres ingrédients, excepte la laitue.Ajouter les tomates et brasser, très délicatement pour ne pas les briser.Couvrir et réfrigérer plusieurs heures.Habiller un grand bol de laitue, au moment de servir, et y mettre la salade de tomates.(8 portions) CHAMPIGNONS AU FROMAGE BLEU 24 gros champignons Il onces de fromage a la crème, à la temperature de la pièce Zi lasse de fromage bleu, écrasé 1\tcuil.à table de brandy Zi cuil.à thé de sel Zn de mil.à thé 'e poivre 2\tcuil.à tab ' \u2022 V ciboulette hachée I cuil.à table de persil finement haché Petites brindilles de persil Laver les champignons et en enlever le pied (les pieds pourront servir pour un autre plat).Creuser un peu l'intérieur des champignons pour qu'ils puissent contenir plus de garniture.Les disposer dans une assiette, le < ôté creusé en dessus.Bien travailler ensemble les deux fromages pour en faire une crème.Ajouter, en mêlant, tous les autres ingrédients excepté les brindilles de persil.Remplir les champignons crus de ce mélange en le montant en dôme.Réfrigérer jusqu'au moment dè servir.Décorer les champignons d'une petite brindille de persil et les disposer autour de la pièce de viande.(24 champignons) DINDE ET JAMBON AU CARI Zi tasse de beurre Zi tasse de piment vert haché V< de tasse d'oignon haché I mil.à table de poudre de cari Zi livre ( I chopine) de champignons frais, tranchés 6 c uil.à table de farine 1\tcuil.à thé de sel % de cuil.à thé de poivre 2\tlasses de bouillon de poulet 3\ttasses de desserte de dinde, en morceaux 2 tasses de jambon cuit, en cubes de Zt pouce 2 tasses de crème simple (15 p.c.j 2 jaunes d'oeufs Riz bien chaud Chauffer le beurre dans une grande casserole.Ajouter le piment vert, l'oignon et la poudre de cari et cuire, à feu doux et en brassant, 3 minutes ou jusqu'à ce que l'oignon semble transparent.Ajouter les champignons et cuire 2 minutes, en brassant.Saupoudrer de la farine et mêler.Retirer du feu et ajouter le sel, le poivre et le bouillon de poulet.Continuer la cuisson, à feu moyen et en brassant constamment, jusqu'à ce que la sauce bouille et soit épaisse et lisse.Ajouter la dinde, le jambon et la crème et chauffer jusqu'au point d'ébullition.Battre les jaunes d'oeufs légèrement, à la fourchette.Ajouter un peu du liquide chaud et battre de nouveau.Continuer à ajouter du liquide chaud, petit à petit et en battant bien chaque fois, jusqu\u2019à ce que les jaunes d'oeufs soient bien réchauffés.Remettre le tout dans la casserole et bien chauffer.Disposer dans un réchaud de table et servir avec du riz.(8 portions) 4) 2.3 décembre 7972 \u2014 TORDEZ LE COU À L'IRRITATION DE LA GORGE.Soulagez vos mat» de gotge nuneuts avec Atpergum, une gomme elkace et agréable au goût Aspetgum contient un ingrédient éprouvé IAAS Aspetgum c'est aussi bon : ut les enfants Achetez Aspetgum au;cjt d hui même, a sa veut d\u2018orange ou de cense Le soulagement vient en mâchant Aspet-j jm partout, en tout temps Ça soulage vite savon caressant NeuTROGEM Qui vous pare de douceur PERSPECTIVES est publie ( h.ique semaine pat Perspectives ln< 231 rue Saint Jacques Montréal Président lacques G Fiant rieur Vie e-presidenr (.uy Gilbert Ser retaue I Charles D'Amour Trésorier jean-Guy Faucher Directeur de la redaction Pierre Gascon President lundateur A - F Mere 1er _____________________________I 1973 Un calendrier tout neuf pour une année toute neuve, c'est ce que nous vous offrirons, avec nos voeux, la semaine prochaine.; .«SZH t: 1 \u2022' >;!*\u2022' \u2022\u2022\u2022 ¦y* W.fzwz] ,#?v La semaine prochaine Jacques-A.'Lamarche nous racopte.un .jgM beau jour de l\u2019an- à l\u2019Etoc: dix-huit /\t¦convives, sapin rutilant, cadeaux, ta- l\"P'eu>0> *es 'nSe> dans nos ¦^L- ' ^\tcampagnes et .un tu\\au qui éclate \u2022¦f\t'/*¦¦¦'' (ci-contre;.Dans le même numéro: Dvne f\tMousso.pour qui Je théâtre est une pjs- .-\tc-sion.non un-métier; des chevaliers sans (It'tvnibrc 197J Jésus es-tu là?\u2014 Tu sais, c'est fias le Père Noël qui apporte les étren-nes, c'est le Petit lésus .Ah! oui?Comme maman avait une drôle rie logique! C'est le soir où j'éc rivais au Père Noël qu'elle me faisait cette confidence.Alors pourquoi relisait-elle ma lettre?Pourquoi s'appliquer à y corriger toutes les fautes d'orto-graphe?Elle prenait même la (reine d'adresser l'enveloppe et d'v apposer un timbre.Le lendemain, elle m'éveillait plus tôt que d\u2019habitude afin que je puisse faire un crochet par le bureau de poste avant de me rendre à l'école.Ce n'est pas tout.Quelques jours avant de rédiger cette lettre de la plus grande importance, pendant que j'étudiais avec soin le catalogue de chez Eaton et que je comparais les choses qu\u2019on y montrait avec celles du catalogue de chez Dupuis, maman venait se pencher sur mon épaule, fouillait elle aussi les pages du catalogue et parlait doucement du besoin d'etre raisonnable.Le Petit Jésus, paraît-il, avait des milliers d'enfants sages ou pauvres à combler et il ne fallait pas trop en demander.Je ne lui demandais rien, je préparais ma lettre au Père Noel! Avec le Petit lésus, pas de complications.D'après maman, il suffisait de croiser les mains très fort, de fermer les yeux et de murmurer tout bas la litanie de ses étrennes.Mais qui les apportait?C'était difficile à dire puisqu'on demandait les mêmes choses au Père Noël et au Petit lésus.Mais le Père Noël se donnait du mal, lui.Il venait à Mont- réal par un froid de loup et défilait dans les rues.Personnellement, je ne l'ai jamais vu parce que nous habitions trop loin de la ville, mais j'ai plusieurs fois écouté la description de son défilé.Dans les jours qui suivaient, c'est-à-dire vers la mi-décembre, il ne manqua pas une seule année d'annoncer mon prénom à la radio et je savais alors que ma liste d'étrennes avait été agréée.Le Petit lésus.on ne le voyait nulle part.Il ne se dérangeait pas.l'avais huit ans quand je conçus le dessein de lui écrire aussi, mais en cachette car maman aurait prétendu que c'était gaspiller un timbre.Cette année-là, j'avais demandé au Père Noël des patins a une lame, un bâton de hockey et du ruban gommé noir.Je demandai au Petit lésus le chandail et les bas des Canadiens.De cette façon, j\u2019aurais l'ensemble, l'écrivis ma lettre à l'école, après la classe et, j'ose à peine l'avouer, j'affranchis l'enveloppe avec un timbre que j'avais subtilisé deux jours plus tôt dans le sac de Ti-Rouge.Dans une boîte d'allumettes, Ti-Rouge gardait précieusement comme des papillons des timbres qui n'avaient jamais servi.Il n'était pus riche, mais sa tante, une vieille fille, était mai-tresse de poste, l'arrivai très tard à la maison et maman n'était pas contente du tout.Elle le fut encore moins quand je lui dis qu'on m'avait gardé en retenue.Quand elle voulut savoir pourquoi, je ne pus trouver les mots et elle m'envoya au lit sans souper.Tout ce mal que je m'étais donné pour rien! Le matin de Noël, je m'éveillai avant tout le monde et c'est moi qui sortis du lit mes frères et ma soeur.Huguelte trouva la poupée qu'elle avait deman- dée.Il n'y avait pas d'erreur non plus dans les étrennes de mes trois frères.Dans la boîte à mon nom.il y avait des patins à une lame.Ils étaient de la bonne pointure.Mon bâton de hockey \u2014 un CCM \u2014 n'était pas emballé.Quant au ruban noir que j'avais réclamé (Jour entourer le bâton, il était introuvable.Lorsque papa et maman se levèrent, ils furent très étonnés d'apercevoir tout ce que nous avions.Papa à qui je soulignai l'absence du ruban gommé fouilla dans la montagne de papier et, à ma grande surprise, finit par le trouver.\"Tiens, tu as tout maintenant!\" dit-il très heureux.l'avais quand même le coeur gros.A la grand-messe de 10 heures où je servais d'acolyte avec Claude, mon frère, monsieur le curé Messier parla gravement de la guerre.Il conseilla de prier pour la Pologne qui était sous la botte nazie et pour les braves Finlandais que tuaient les communistes bolcheviques.A la fin de son sermon, il croisa les mains très fort sur sa poitrine, ferma les yeux et demanda au Petit Jésus d'apporter la paix sur la terre aux hommes de bonne volonté.Pauvre monsieur le curé, il avait la logique de maman! Quand il mourut, quelques années après, il attendait encore la paix et moi.mon chandail et mes bas des Canadiens.CTi.'r,y> ! f ,T.,W ÇŸŒÇf?llplômé da l'Université Ce directives au capitaine Hivon, Le lieutenant Pilon Montréal, donne ses au cours d\u2019une manoeuvre de sauvetage.Le leadership ça s'apprend.Chez nous, après l'université.La vie d\u2019officier dans les Forces canadiennes vous\t» apprendra quelque chose que vous n\u2019avez pas appris à l'université: le leadership.L\u2019art de planifier, d\u2019administrer, de décider.L\u2019art d\u2019être un chef.En outre, vous serez bien payé, vous aurez un mois de vacances chaque année et l\u2019occasion de voyager un peu partout dans le monde.Si vous avez votre diplôme de CEGEP Professionnel, d\u2019institut technologique ou d\u2019université, vous pouvez devenir officier immédiatement.Et si vous désirez, sans obligation, des renseignements supplémentaires sur les carrières d\u2019officiers dans les Forces canadiennes, téléphonez à 283-6518 (Montréal), 694-3636 (Québec), 374-3510 (Trois-\t} Rivières), 543-1880 (Chicoutimi), 723-5271 (Rimouski),565-4949 (Sherbrooke), 233-4030 (Ottawa), 472-3710 (North Bay), 546-4145 (Bathurst) ou bien remplissez et postez le coupon ci-dessous.Les Forces armées canadiennes Il faut être quelqu'un pour en être.- Directeur du recrutement et de la sélection Quartier général de la Défense nationale Ottawa.Ontario K1A 0K2.Age Adresse.Niveau scolaire.Pour plus de détails sans engagement de votre part, remplissez ce coupon et faiteS'Ie parvenir dans une enveloppe timbrée.P219 2 J décembre VJ?2 \u2014 23 * mm- Usa il^iS \"¦ay-TÏ V \"V '-s&ssh: ¦tSjsSîg 1 \u2022 ¦ f ' \u2022 ilMHi\t' 7 - ;\tt\tar sfS'Xvl
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