Le soleil, 5 février 1979, Éditions Québec Régional et Est du Québec
[" Québ*c.U Solwl, lundi 5 février 1979 B 2 fi/ l'est du québec SeptIles Hauterive \u2022 Forestville \u2022 Rimouski \u2022 Matapédia \u2022 Baie- Les producteurs dissidents passent à l'attaque demain par Marc LESTAGE De nouvelles manifestations sont à prévoir à compter de demain sur la colline parlementaire alors que l'Assemblée nationale reprendra le débat en seconde lecture du controversé projet de loi 116 sur la commercialisation des produits agricoles.Cette pièce législative qui a suscité une levée de boucliers impressionnante de la part des producteurs \"dissidents\u201d du Québec, à la veille de l'ajournement du 22 décembre, sera le sujet de préoccupation d'un groupe de producteurs venant de toutes les régions de la province et qui seront réunis à compter de demain midi au Centre municipal des congrès, à Québec, près du parlement.Il s'agit d'une initiative de plusieurs associations regroupant de producteurs opposés au projet de loi 116 et dont les principaux représentants militent au sein de l'Association des producteurs d oeufs du Québec et de l'Office des producteurs de porcs du Québec.La loi 116 Ce projet de loi a été présenté par le gouvernement du Québec dans le but de confirmer les pouvoirs des offices de producteurs de réglementer la production agricole dans le domaine où ils ont juridiction, à la suite d\u2019un jugement de la Cour suprême déclarant ultra vires la perception de prélevés par les offices provinciaux au nom d'un organisme national.Cette situation, si elle n\u2019était corrigée par le projet de loi 116, devait donner raison aux producteurs d'oeufs qui ont refusé de payer ces prélevés depuis plusieurs années à la Fédération des producteurs d'oeufs du Québec (Fedco-UPA).Les politiciens Du côté des politiciens, le ministre de l'Agriculture, M.Jean Caron, a affirmé à l'ajournement des travaux de l'Assemblée nationale qu'il avait l'intention de faire A peine 50 pour 100 des jeunes agriculteurs ont une formation adéquate S\u2019il est important de développer l'agriculture pour en faire une activité économique intéressante afin d'assurer la relève indispensable, la formation académique des candidats demeure essentielle.C'est à partir de cette constatation que les programmes de formation des jeunes candidats agricoles sont continuellement revus au niveau des deux instituts de technologie agricole administrés par le ministère de l'Agriculture.du Québec, à Saint-Hyacinthe et La Pocatière.Selon le service de la relève du ministère de l\u2019Agriculture, à peine 50 pour 100 des nouveaux agriculteurs établis ont eu la chance de parfaire leurs connaissances techniques dans une de ces institutions ou dans différents autres programmes de formation disponibles au niveau secondaire ou préuniversitaire Pourtant, il est de plus en plus indispensable pour ces candidats de disposer de bonnes connaissances techniques et administratives.Programme Au niveau de l'Institut de technologie agricole de La Pocatière, la formation des exploitants s'étend sur une période continue de deux ans.Elle comprend quatre sessions de cours couvrant les aspects humains, sociaux, économiques et techniques de la question agricole et deux périodes de stages sous la responsabilité d'un moniteur.Ces cours sont accessibles à tous les citoyens du Québec diplômés du secondaire V ayant les prérequis suivants: physique 422, mathématiques 422 et chimie 432 ou une formation jugée équivalente.Goûts Dans le but de vérifier la motivation des candidats, la procédure d'admission comporte une entrevue obligatoire.et ceux qui ne possèdent pas d'expérience de travail à la ferme, doivent faire un stage obligatoire d'au moins deux mois dans une des fermes approuvées par l'ITA, avant d'être inscrits au programme régulier de cours.Les administrateurs des instituts de technologie agricole affirment que l'objectif de ces institutions est de \"former des vrais chefs d'entreprise\" Aussi, le programme est-il orienté de manière à ce que les étudiants puissent bien comprendre le fonctionnement d une ferme, exécuter une planification de façon réaliste, appliquer les connaissances acquises à leur future ferme et analyser les facteurs de 1 environnement de leur exploitation agricole.Les ITA considèrent également qu'elles ont la lourde responsabilité de devenir des agents de changement, car non seulement I on veut \"faire des agriculteurs d'avant-garde quant aux méthodes utilisées, mais des per- sonnes dynamiques possédant un réel effet d'entraînement dans le milieu agricole\".Les besoins Selon le directeur du service de relève agricole du MAQ, M.Guy Blanchet, les besoins du diplômé en agriculture sont de trois ordres, à savoir: \u2014 Préparer son établissement par une planification et une prise en charge graduelle de sa future entreprise tant au niveau de la gestion de cette entreprise que de son acquisition.\u2014 Poursuivre sa formation par l'acquisition de connaissances et d'expériences auxquelles son cours l'aura préparé du point de vue théorique.\u2014 S'intégrer dans le milieu rural en s'impliquant dans les divers organismes agricoles.Ces trois conditions débordent évidemment le cadre strict du programme académique dispensé dans les ITA et c'est précisément pour combler cette carence que l'on tente de faire de chaque institut technique agricole un milieu de vie étudiante stimulant, où des jeunes provenant de toutes les régions du Québec et de différentes couches sociales participent à une expérience essentielle de préparation à leur future intégration en tant qu\u2019agri-culteurs à la collectivité sociale et économique où ils choisiront de s'établir.adopter ce projet de loi \"coûte que coûte\" au cours des premiers jours de la reprise.Le projet de toi a déjà traversé l'étape de la première lecture Selon la procédure parlementaire, tous les députés ont le droit d'intervenir une seule fois dans le cadre du débat en seconde lecture.La plupart des chefs de file des partis se sont d'ailleurs prévalus de ce droit au cours des demiers.jours de l\u2019activité parlementaire en décere.\"Nous allons permettre aux députés qui ne l'ont pas fait de parler et ensuite nous passerons au vote\", d'expliquer M.Garon au sujet de la reprise de ce débat.Il est donc possible que le projet de loi puisse être étudié article par article en commission parlementaire, à compter de mercredi pour être finalement adopté d'ici la fin de semaine, selon le parrain du projet.L opposition Du côté de l'opposition, il semble que le Parti libéral ait décidé de se faire plus \"accommodant\" face au projet de loi s'il faut s'en remettre au texte d'une lettre du député Raymond Mailloux de Charlevoix adressée aux dirigeants de l'L\u2019PA de la région de Québec.C'est plutôt dans le camp de l'Union nationale où l'on retrouve les plus farouches adversaires de ce projet de loi auquel le chef de l'Union nationale, M.Rodrigue Biron, a opposé une vive résistance depuis quelques temps.Pour sa part, le député de Beauce-Sud, M.Fabien Roy, a soutenu récemment que \"le projet de loi 116 accorde beaucoup trop de pouvoirs aux offices de mise en marché de produits agricoles.\" Dans un communiqué, le député de Beauce a exigé que les agriculteurs soient mieux informés de la nature et de la portée véritable du projet de loi, possiblement dans le cadre d'une commission parlementaire au cours de laquelle il serait possible de recevoir des mémoires ou d\u2019entendre les représentations des différents groupes impliqués.Le ministre Garon a rejeté cette proposition officiellement en Chambre au moment de l'adoption du projet en première lecture.Or, selon le député de Beauce-Sud, \"le pouvoir de contrôler la production, même de l'interdire, de réduire ou d'annuler les contingentements sont inacceptables.Il s'agit d'un dirigisme économique à combattre, car il étouffe dans des carcans et constitue une mise en tutelle de la classe agricole.\" Les producteurs Du côté des producteurs, ce nouveau débat n'a fait qu'accentuer la scission déjà évidente entre les agriculteurs qui souscrivent à la philosophie prônée par l\u2019Union des producteurs agricoles, qui va dans le sens de l\u2019organisation des producteurs à l'intérieur de groupes responsables de la réglementation de la production et de la mise en marché des produits agricoles, et celle des dissidents, les adeptes de la libre entreprise, qui associent volontiers les règlements relatifs au zonage, à l'établissement de quotas et la réglementation des productions par les producteurs à l'avènement d'une agriculture \"communiste au Québec\u201d, une position à laquelle le journal Vers Demain a consacré son dernier numéro au complet, sous la signature de Gilberte Côté-Mercier.m WG»*- i WiJWHmamws! \u2018ssr*»» \"«mm* m «Eïr Ga m COUTüRfe m Les producteurs dissidents associent volontiers la réglementation des productions par les producteurs à l'avènement d'une agriculture communiste au Québec.Ils reprendront leurs manifestations demain devant le parlement pour protester contre le projet de loi 116.Le bison et la vache croisés pour donner une nouvelle race par Joce-Lyne GIROUX (Collaboration spéciale) A l'heure où dans presque toutes les parties du globe, plusieurs espèces d'animaux sont en voie de disparition, un hôtelier, lui, va tenter dans son petit patelin de Saint-Raymond l'été prochain, une expérience jamais vue au Québec: le croisement d une vache Brahman avec un bison L'hôtelier dont il est ques- tion, c\u2019est M.Marcel Légaré de Loretteville.Le bison pour lui?Un simple hobby.Plutôt singulier dira-t-on.Tel est bien le cas pourtant, car, M.Légaré ne passe que quelques heures au soin de ses bêtes chaque mois.Cette expérience va permettre si elle est couronnée de succès, comme l'espère son promoteur, la naissance d'une nouvelle espèce d'animaux encore innommable.s De quoi demain serèrt-il fait?Victor Hugo, en écrivant ce vers, paraît avoir prévu le rôle que peut et doit jouer, aujourd\u2019hui, dans votre vie, l'assureur-vie de carrière.Votre assureur-vie, membre de son association professionnelle, laquelle lui offre 5 ans d'étude spécialisée suivis d'un programme de perfectionnement continu (recyclage permanent) vous aidera à définir l'ampleur et le genre de vos besoins réels de protection En tenant compte de vos prestations d'état (régime de rentes du Québec et pension de vieillesse), il déterminera avec vous ces besoins et vous conseillera quant à votre protection qu'il s'agisse d\u2019assurance-vie individuelle ou collective, d\u2019assurance contre la perte de revenu, d'avantages aux employés, de régimes de pension ou de rentes.De plus, il vous orientera lors de la disposition de vos biens et ce, dans la forme la plus confidentielle qui caractérise l\u2019assureur-vie de carrière.Il est à votre disposition en tout temps.Il est là.pour la vie! L\u2019avez-vous consulté dernièrement?L\u2019ASSOCIATION PROVINCIALE et L\u2019ASSOCIATION DES ASSUREURS-VIE * DES ASSUREURS-VIE DU QUÉBEC DE QUÉBEC Le seul problème qui pourrait se présenter selon M.Jacques Prescott, biologiste au Jardin zoologique de Québec, est que ce croisement entre races de la même espèce soit hybride\", c'est-à-dire que le rejeton ne puisse pas se reproduire, comme la mule par exemple \"Avec de la ténacité et de la détermination, on ne peut pas manquer son coup.Ce qui empêche quelqu\u2019un de réussir, c'est lorsqu'il abandonne \", affirme calmement M.Légaré avec un regard aigu, voisin à celui d'un oeil de bison.Cette fameuse vache Brahman ou \"Bos indicus\u201d, communément appelée \"zébu\", est originaire de l'Inde.Sa bosse flasque sur le dos, son repli cutané le long de 1 abdomen ainsi que son pelage court, gris ou brun soulignent ses particularités.Ce sont les mâles, à poil blanc qui aux Indes, sont considérés comme l\u2019animal sacré de la caste brahmane, lequel est associé à la divinité de Brahma chez les Hindous Au Canada, le zébu se voit surtout dans les rodéos.Secret et étapes de I expérience Il y a quand même beaucoup de mystère qui entoure cette expérience M.Légaré dit tenir le secret de cette alchimie qui est le croisement de deux races différentes Mystère encore lorsqu'il reste muet sur la provenance et l'achat de ce couple Brahman.Mais déjà, il peut parler de la triple façon dont il va s'y prendre.Par insémination artificielle d'abord.Ensuite, par l'accouplement du boeuf Brahman avec une femelle bison.Enfin, par le croisement d'un bison et de la vache Brahman.Cela va constituer la première partie de l'expérience.Pour la seconde, il prendra le résultat de ses croisements, élèvera les petits ensemble, puis les accouplera à nouveau.C'est de cette union que va naitre la nouvelle race.Quant à l'élevage proprement dit du bison, tout a commencé en 1966 avec l'achat de quelques têtes à l Calgary et à Saint-Jean-Port-Joli.Entre-temps, il en a vendu et abattu.Son troupeau en quasi liberté au bord de la route de Saint-Raymond, s'élève maintenant à 24 bêtes.M.Légaré est 1 un des rares dans la province à réussir l élevage du bison.Son intention est d'augmenter son troupeau de 75 à 100 tètes.Vingt-six tètes vivent encore à Saint-Jean-Port-Joli et 14 à Saint-Evariste de Beauce.Leur entretien ne nécessite que peu d attention.Le bison est friand d'herbe, de maïs et de grain.Généralement sujettes aux gastro-entérites ou à la brucellose (sorte de bactérie), comme tous les ruminants domestiques, les bêtes de M.Légaré semblent malgré tout en parfaite santé et vivent en plein air, sans protection aucune.Expériences malheureuses Pour sa part, le ministère de l'Agriculture a tenté par les années passées à Des-chambault de fabriquer des abris sur trois angles pour protéger les bisons du froid.Cette expérience s'est avérée infructueuse car souvent couchées, donc au chaud, les bêtes gelaient lorsqu'elles se levaient.A cela M.Légaré ajoute: \"la Providence a prévu la fourrure nécessaire pour protéger ces animaux du froid; nul n'est besoin de leur construire des abris\".Il relate également qu'une expérience a été faite au même endroit, mais cette fois, sur la nourriture et que les bisons sont morts.Avec mille précautions, il dit que dans ce domaine spécifique, le ministère de l'Agriculture \"ne connaitpas ça, excusez-moi de le dire, mais c'est vrai.Ces animaux-là ne sont pas faits pour être cajolés\".Où manger du bison?L'hôtel Castel Bellevue de Loretteville.dont M.Légaré est le propriétaire, se garde l'exclusivité de la vente de la viande de bison.Il en vendra à l'occasion, ici et là, à des clients particuliers.C'est là aussi que les gourmets pourront choisir eux-mêmes, d'ici deux semaines, le steak qu'ils voudront manger.\"Le \"bison bourguignon\", c'est quelque chose paraît-il.Les prix varient de $2 à $2.50 de plus qu\u2019un steak ordinaire.Il est prouvé que la viande de bison n'a pratiquement pas de gras.Donc, elle ne forme pas de cholestérol dans le sang.Par conséquent, elle est tendre et savoureuse.Bien que les projets de M.Légaré soient d'augmenter le pourcentage de viande pour chacune des bêtes, il ne tente pas de les faire grossir plus vite que la nature le fait elle-même \"Au Canada et aux Etats-Unis, on nourrit les poulets, les porcs et les boeufs avec des hormones ou avec toutes sortes de cochonneries (sic) mes bisons moi, je les caresse de temps en temps.\" Reste que le bison est un animal qu\u2019il ne faut pas approcher de trop près ¦ * lï et.« \\ -, te Sole,I, lundi 5 février I $79 B 3 Comeau \u2022 Matane \u2022 Gaspé \u2022 Murdochville \u2022 RivièreduLoup \u2022 Cabano \u2022 Carleton \u2022 îles de la-Madeleine Chandler \u2022 B dans nos régions Traversées interrompues RIVIERE-DU-LOUP - Us acti vités saisonnières de la traverse entre Rivière-du-Loup et Saint-Siméon ont pris fin mercredi dernier, le 31 janvier 1979 En annonçant cette nouvelle, le ministère des Transports rappelle que ce service aurait normalement dû être interrompu pour la durée de l'hiver depuis le 8 janvier; il a été maintenu en raison de la grève qui affectait la traverse entre Matane, Baie-Comeau et Godbout Cette grève ayant pris fin la semaine dernière, le lien fluvial a été rétabli entre la Gaspésie et la Côte-Nord, mercredi le 31 janvier.Us traversées entre Rivière-du-Uup et Saint-Siméon reprendront vers le mi-avril.Corps méconnaissable SAINTE-FOY \u2014 La personne qui a péri dans l'incendie de son auto à Sainte-Foy, le 31 janvier, a été identifiée comme étant Jocelyn Côté, âgé de 20 ans, de Saint-Gilles de Utbinière.U corps était méconnaissable tellement il était calciné.Son identité a été établie par des parents qui ont reconnu une paire de lunettes et un morceau de linge qui avaient échappé aux flammes.La dentition a aussi aidé à confirmer l'identité du jeune homme qui était étudiant.Rappelons que la tragédie s'est déroulée sur le boulevard Du Vallon, vers 3h du matin, mercredi.L'auto a capoté et elle a pris feu.Après avoir éteint l'incendie, les policiers-pompiers de Sainte-Foy ont réalisé qu\u2019il y avait un corps tout calciné dans le véhicule qui a aussi été consumé en entier.Hold-up SAINT-GEORGES-EST - Un in- dividu assez jeune était recherché par la police de Saint-Georges de Beauce, au début de la fin de semaine.U aurait commis un hold-up à la porte de la Banque Canadienne Nationale de cette ville, jeudi soir.Le vol est survenu vers 20h.Un employé d'un commerce de Saint-Georges en fut la victime.Une somme d\u2019environ $200 qu'il allait déposer lui a été subtilisée.Le voleur était armé d'un révolver et il portait une cagoule de ski.Selon la description que le plaignant a pu en faire, il s'agirait d'un individu qui est connu dans cette région et dont l\u2019arrestation ne saurait tarder.La Sûreté du Québec participe à l'enquête.Formation populaire RIMOUSKI \u2014 Le service de l\u2019éducation permanente du cégep de Rimouski offrira encore à la session d'hiver 1979 des cours de formation populaire destinés à tous ceux que les sujets offerts intéressent.Parmi les cours dispensés à partir de cette semaine, nous retrouvons les cours de peinture, de batik, d histoire de l\u2019art, de gravure, de jardinage écologique et de mycologie (étude des champignons).Exposition d'Edith Bourget LEVIS \u2014 Le Service des loisirs de Lévis présentera jusqu'au 11 février prochain l\u2019exposition des dessins d\u2019Edith Bourget, à la Barricade.côte du Passage à Lévis.La galerie ouvre ses portes à midi et est ouverte jusqu'à trois heures du matin.C'est avec le plomb et du pastel que cette artiste représente les rêves de son enfance, le printemps, et la campagne, ses trois thèmes préférés.La Maison des femmes de la Côte-Nord en voie de consolidation Le temps doux ne nuira pas aux sucres par Paul-Henri DROUIN du bureau du Soleil SAINT-JOSEPH - \"La période de temps doux que l\u2019on a connu durant la dernière semaine n\u2019affectera aucunement la prochaine récolte des sucres\", selon le producteur Luc Bolduc, de Saint-Alfred de Beauce.\"Il y a 40 ans, dit-il, que je fais les sucres et je ne suis aucunement inquiet de la période que nous traversons présentement, car il est arrivé à plusieurs occasions que ce temps doux que l\u2019on connait présentement était plus rapproché de la période des sucres et la production avait été excellente.\" M.Bolduc ne s'illusionne pas et il soutient \"qu\u2019il se pourrait que la récolte de cette année soit bonne, puisqu\u2019il y a quatre ou cinq ans que l\u2019on n'a pas connu une saison exceptionnelle.\" Même s\u2019il s\u2019attend à ce que la prochaine récolte de sucre et sirop d'érable soit supérieure à celle de 1978, M.Luc Bolduc, propriétaire de deux érablières d une capacité de 4,000 entailles, a affirmé \"qu'il n'exploitera qu'une seule sucrerie, soit celle qui se situe dans le secteur de Beaueeville.\" \"Il en résulte dit-il, que je n'entaillerai que 2,000 érables vu que je suis seul pour y travailler.\" \"J'ai même offert ma seconde sucrerie à deux de mes garçons qui travaillent à l\u2019extérieur, pour faire la récolte des sucres, mais ceux-ci ne sont aunement intéressés à quitter leur emploi pour être producteur, a ajouté M.Bolduc.Selon notre informateur, \"les jeunes d'aujourd'hui ne sont plus intéressés à faire les sucres et c\u2019est pourquoi on enregistre une forte baisse d\u2019entailles dans la région de Québec-Sud\".L an dernier, M.Luc Bolduc a produit 6,000 livres de sirop d'érable soit une production de trois livres par entaille.& m On a craint un instant que les températures très douces de la fin du mois de janvier soient dommageables pour les érables à sucre Selon un Beauceron qui s'y connait.M Luc Bolduc, \"il n'y a rien à craindre, la récolte 1979 doit être abondante.:-'y' par Gilles OUELLET HAUTERIVE \u2014 Les quelque 25 femmes qui ont participé, la semaine dernière, à une réunion de la Maison des femmes de la Côte-Nord Inc., ont appris avec plaisir qu'une demande complémentaire adressée au programme Canada au travail avait été acceptée.En conséquence, quatre femmes ont pu trouver de l emploi dès ce moment pour une période de 24 semaines, rejoignant ainsi trois autres femmes embauchées pour 42 semaines Ce projet aura donc obtenu quelque $44,000 L'assemblée générale a permis, selon la coordonnatrice du projet, Mme Edith Godbout, d'évaluer le travail accompli depuis l'ouverture de la maison, c'est-à-dire depuis deux mois, puis de planifier des activités pour les prochaines semaines en plus de voir à assurer une permanence.Au cours de ces deux derniers mois, la Maison des femmes a réussi à identifier certains besoins et problèmes que rencontrent des femmes de la région, plus particulièrement à Baie-Comeau et à Hauterive où furent concentrées les énergies.Les femmes rencontrées ont besoin de travailler, d'avoir des conditions de travail plus décentes; elles cherchent aussi des logements à prix abordables, ce qui serait difficile à dénicher, selon Mme Godbout; elles viennent enfin en aide aux femmes violentées, de même qu\u2019à celles qui vivent dans l'isolement.Les quelque 10 à 15 femmes qui passent en moyenne chaque jour à la maison s'occupent d'organiser des sessions et des rencontres d'information, préparent des repas de groupes afin de faciliter les échanges, et projettent de mettre sur pied des coopératives dans le but de procurer de l'emploi à des femmes qui ont besoin de travailler.Par ailleurs, les quelque 100 membres, toutes des femmes de la maison seront appelés à s'engager, chacune dans sa mesure et selon ses capacités, pour assurer une permanence à ce projet, surtout après la fin du programme Canada au travail.Les responsables de la maison sensibiliseront davantage encore les femmes aux objectifs poursuivis et espèrent obtenir l'appui concret d'un grand nombre de femmes de la région.Des contacts ont été récemment établis avec des femmes de Gagnon et de Sept-Iles afin d'élargir les assises de la maison.Rappelons que la Maison des femmes se veut un lieu de rencontre, d'échanges, de solidarité pour toutes les femmes, de tout âge et de toute condition, être le reflet des besoins des femmes de la région, et un outil au service des femmes.Mme Godbout rappelle que la Maison des femmes est située au 2,250 boul.Mani-couagan.et que les intéressées peuvent communiquer au 589-4711 pour plus de renseignements.Le moulin Fortin passerait aux mains des Bergeronnais par Denis GAUTHIER (Collaboration spéciale) BERGERONNES \u2014 Afin de se plier i certaines exigences de l'Office de planification du Québec pour le versement d une subvention de $100,000.la Société bergeron-nalse d'investissement (SO-BIN) a dû former une nouvelle compagnie, la scierie Uni-fort Inc., pour se porter acquéreur des installations de l'cx-moulin Judes Fortin Inc., des Bergeronnes SOBIN.une société populaire de financement, sera l'actionnaire majoritaire de la scierie Unifort Elle y a déjà investi $40,000.i La scierie Unifort, qui a contracté un emprunt de $50,000 à la Caisse d'entraide économique Manicouagan, versera $70.000 à la Banque fédérale de développement (BFD) pour l\u2019achat des équipements de l'ex-moulin Judes Fortin.Le printemps dernier, la BFD avait racheté l'entreprise lors d'i/ne vente à l'encan.Elle avait déboursé $8.000 pour protéger une créance de $240.000 qu'elle détenait dans Judes Fortin inc.Subventions La subvention de $100,000 de l'OPDQ servira à composer un fond de roulement et à défrayer le coût de certaines améliorations techniques Lex-moulin Judes Fortin était essentiellement axé sur la production de bois de fuseau La scierie Unifort.en apportant certaines modifications à l'équipement, voudrait produire du bois de fuseau et du bois de palette Elle ajusterait sa production au gré du marché.On espère être en mesure de mettre la production en marche à la mi mai.Il ne resterait que la question des approvisionnements à régler Il semble que la coopérative forestière de l'endroit pourrait être l'un des principaux fournisseurs.Le moulin produirait 1.2 million de pmp annuellement.Il procurerait de l'emploi à une quinzaine de travailleurs en usine et autant en forêt.Aws Santé et Bien être social Canada considère que le danger pour la santé croît avec l'usage- éviter d'inhaler Moyenne par cigarette\u2014Format King Sire \"goudron' 4 mg, nicotine 4 mg s/mee iJf'Oi f I Québec, l* Soleil, lundi 5 février 1979 B 2 le québec régional ThetfordMines \u2022 Piessisviiie \u2022 Mégantic \u2022 Baie-Saint Les producteurs dissidents passent à l'attaque demain par Marc LESTAGE De nouvelles manifestations sont à prévoir à compter de demain sur la colline parlementaire alors que l\u2019Assemblée nationale reprendra le débat en seconde lecture du controversé projet de loi 116 sur la commercialisation des produits agricoles.Cette pièce législative qui a suscité une levée de boucliers impressionnante de la part des producteurs \"dissidents\u201d du Québec, à la veille de l'ajournement du 22 décembre.sera le sujet de préoccupation d'un groupe de producteurs venant de toutes les régions de la province et qui seront réunis à compter de demain midi au Centre municipal des congrès, à Québec, près du parlement.Il s\u2019agit d'une initiative de plusieurs associations regroupant de producteurs opposés au projet de loi 116 et dont les principaux représentants militent au sein de l\u2019Association des producteurs d\u2019oeufs du Québec et de l\u2019Office des producteurs de porcs du Québec La loi 116 Ce projet de loi a été présenté par le gouvernement du Québec dans le but de confirmer les pouvoirs des offices de producteurs de réglementer la production agricole dans le domaine où ils ont juridiction, à la suite d'un jugement de la Cour suprême déclarant ultra vires la perception de prélevés par les offices provinciaux au nom d\u2019un organisme national.Cette situation, si elle n\u2019était corrigée par le projet de loi 116, devait donner raison aux producteurs d\u2019oeufs qui ont refusé de payer ces prélevés depuis plusieurs années à la Fédération des producteurs d'oeufs du Québec (Fedco-UPA).Les politiciens Du côté des politiciens, le ministre de l'Agriculture, M.Jean Garon, a affirmé à l\u2019ajournement des travaux de l'Assemblée nationale qu'il avait l\u2019intention de faire A peine 50 pour 100 des jeunes agriculteurs ont une formation adéquate S'il est important de développer l\u2019agriculture pour en faire une activité économique intéressante afin d\u2019assurer la relève indispensable, la formation académique des candidats demeure essentielle.C\u2019est à partir de cette constatation que les programmes de formation des jeunes candidats agricoles sont continuellement revus au niveau des deux instituts de technologie agricole administrés par le ministère de l\u2019Agriculture.du Québec, à Saint-Hyacinthe et La Pocatière.Selon le service de la relève du ministère de l\u2019Agriculture, à peine 50 pour 100 des nouveaux agriculteurs établis ont eu la chance de parfaire leurs connaissances techniques dans une de ces institutions ou dans différents autres programmes de formation disponibles au niveau secondaire ou pré-universitaire.Pourtant, il est de plus en plus indispensable pour ces candidats de disposer de bonnes connaissances techniques et administratives.Programme Au niveau de l\u2019Institut de technologie agricole de La Pocatière.la formation des exploitants s\u2019étend sur une période continue de deux ans.Elle comprend quatre sessions de cours couvrant les aspects humains, sociaux, économiques et techniques de la question agricole et deux périodes de stages sous la responsabilité d\u2019un moniteur Ces cours sont accessibles à tous les citoyens du Québec diplômés du secondaire V ayant les prérequis suivants: physique 422, mathématiques 422 et chimie 432 ou une formation jugée équivalente.Goûts Dans le but de vérifier la motivation des candidats, la procédure d'admission comporte une entrevue obligatoire.et ceux qui ne possèdent pas d\u2019expérience de travail à la ferme, doivent faire un stage obligatoire d au moins deux mois dans une des fermes approuvées par 1TTA.avant d\u2019être inscrits au programme régulier de cours.Les administrateurs des instituts de technologie agricole affirment que l\u2019objectif de ces institutions est de \u2019\u2019former des vrais chefs d'entreprise'.Aussi, le programme est-il orienté de manière à ce que les étudiants puissent bien comprendre le fonctionnement d'une ferme, exécuter une planification de façon réaliste, appliquer les connaissances acquises à leur future ferme et analyser les facteurs de l\u2019environnement de leur exploitation agricole.Les ITA considèrent également qu\u2019elles ont la lourde responsabilité de devenir des agents de changement, car non seulement l\u2019on veut \"faire des agriculteurs d\u2019avant-garde quant aux méthodes utilisées, mais des per- sonnes dynamiques possédant un réel effet d\u2019entrainement dans le milieu agricole' Les besoins Selon le directeur du service de relève agricole du MAQ.M.Guy Blanchet, les besoins du diplômé en agriculture sont de trois ordres, à savoir: \u2014 Préparer son établissement par une planification et une prise en charge graduelle de sa future entreprise tant au niveau de la gestion de cette entreprise que de son acquisition.\u2014 Poursuivre sa formation par l'acquisition de connaissances et d'expériences auxquelles son cours l\u2019aura préparé du point de vue théorique.\u2014 S'intégrer dans le milieu rural en s'impliquant dans les divers organismes agricoles.Ces trois conditions débordent évidemment le cadre strict du programme académique dispensé dans les ITA et c\u2019est précisément pour combler cette carence que l'on tente de faire de chaque institut technique agricole un milieu de vie étudiante stimulant, où des jeunes provenant de toutes les régions du Québec et de différentes couches sociales participent à une expérience essentielle de préparation à leur future intégration en tant qu'agri-culteurs à la collectivité sociale et économique où ils choisiront de s'établir.adopter ce projet de loi \"coûte que coûte\" au cours des premiers jours de la reprise.Le projet de loi a déjà traversé l\u2019étape de la première lecture.Selon la procédure parlementaire, tous les députés ont le droit d\u2019intervenir une seule fois dans le cadre du débat en seconde lecture.La plupart des chefs de file des partis se sont d'ailleurs prévalus de ce droit au cours des derniers jours de l\u2019activité parlementaire en décere.\"Nous allons permettre aux députés qui ne l'ont pas fait de parler et ensuite nous passerons au vote\", d'expliquer M.Garon au sujet de la reprise de ce débat.Il est donc possible que le projet de loi puisse être étudié article par article en commission parlementaire, à compter de mercredi pour être finalement adopté d\u2019ici la fin de semaine, selon le parrain du projet.L opposition Du côté de l\u2019opposition, il semble que le Parti libéral ait décidé de se faire plus \"accommodant\" face au projet de loi s\u2019il faut s\u2019en remettre au texte d\u2019une lettre du député Raymond Mailloux de Charlevoix adressée aux dirigeants de l'L'PA de la région de Québec C'est plutôt dans le camp de l'Union nationale où l\u2019on retrouve les plus farouches adversaires de ce projet de loi auquel le chef de l\u2019Union nationale, M Rodrigue Biron, a opposé une vive résistance depuis quelques temps.Pour sa part, le député de Beauce-Sud, M Fabien Roy, a soutenu récemment que \"le projet de loi 116 accorde beaucoup trop de pouvoirs aux offices de mise en marché de produits agricoles.\" Dans un communiqué, le député de Beauce a exigé que les agriculteurs soient mieux informés de la nature et de la portée véritable du projet de loi, possiblement dans le cadre d\u2019une commission parlementaire au cours de laquelle il serait possible de recevoir des mémoires ou d\u2019entendre les représentations des différents groupes impliqués.Le ministre Garon a rejeté cette proposition officiellement en Chambre au moment de l'adoption du projet en première lecture.Or, selon le député de Beauce-Sud, \"le pouvoir de contrôler la production, même de l\u2019interdire, de réduire ou d\u2019annuler les contingentements sont inacceptables.Il s'agit d'un dirigisme économique à combattre, car il étouffe dans des carcans et constitue une mise en tutelle de la classe agricole.\" Les producteurs Du côté des producteurs, ce nouveau débat n\u2019a fait qu'accentuer la scission déjà évidente entre les agriculteurs qui souscrivent à la philosophie prônée par l'Union des producteurs agricoles, qui va dans le sens de l\u2019organisation des producteurs à l\u2019intérieur de groupes responsables de la réglementation de la production et de la mise en marché des produits agricoles, et celle des dissidents, les adeptes de la libre entreprise, qui associent volontiers les règlements relatifs au zonage, à l'établissement de quotas et la réglementation des productions par les producteurs à l'avènement d'une agriculture \"communiste au Québec\", une position à laquelle le journal Vers Demain a consacré son dernier numéro au complet, sous la signature de Gilberte Côté-Mercier \u2022ftlfRAn DU fuw »* i.1blra.ct»?£££!*k* \u2022 *#St fK !MRCW PU lïJSf**** mm mm Et*50 (=¦ &AR0IV u couture Les producteurs dissidents associent volontiers la réglementation des productions par les producteurs à l'avènement d'une agriculture communiste au Québec.Ils reprendront leurs manifestations demain devant le parlement pour protester contre le projet de loi 116.Le bison et la vache croisés pour donner une nouvelle race par Joce-Lyne GIROUX (Collaboration spéciale) A l\u2019heure où dans presque toutes les parties du globe, plusieurs espèces d\u2019animaux sont en voie de disparition, un hôtelier, lui, va tenter dans son petit patelin de Saint-Raymond l'été prochain.une expérience jamais vue au Québec le croisement d\u2019une vache Brahman avec un bison.L hôtelier dont il est ques- tion, c'est M Marcel Légaré de Loretteville.Le bison pour lui\u2019 Un simple hobby.Plutôt singulier dira-t-on.Tel est bien le cas pourtant, car, M Légaré ne passe que quelques heures au soin de ses bêtes chaque mois.Cette expérience va permettre si elle est couronnée de succès, comme l\u2019espère son promoteur, la naissance d\u2019une nouvelle espèce d\u2019animaux encore innommable.i De quoi demain sera-t-il fait?Victor Hugo, en écrivant ce vers, paraît avoir prévu le rôle que peut et doit jouer, aujourd\u2019hui, dans votre vie, l\u2019assureur-vie de carrière.Votre assureur-vie, membre de son association professionnelle, laquelle lui offre 5 ans d\u2019étude spécialisée suivis d\u2019un programme de perfectionnement continu (recyclage permanent) vous aidera à définir l\u2019ampleur et le genre de vos besoins réels de protection.En tenant compte de vos prestations d\u2019état (régime de rentes du Québec et pension de vieillesse), il déterminera avec vous ces besoins et vous conseillera quant à votre protection qu\u2019il s'agisse d\u2019assurance-vie individuelle ou collective, d\u2019assurance contre la perte de revenu, d\u2019avantages aux employés, de régimes de pension ou de rentes.De plus, il vous orientera lors de la disposition de vos biens et ce, dans la forme la plus confidentielle qui caractérise l\u2019assureur-vie de carrière Il est à votre disposition en tout temps.Il est là.pour la vie! L\u2019avez-vous consulté dernièrement?L'ASSOCIATION PROVINCIALE e.L'ASSOCIATION DES ASSUREURS-VIE * DES ASSUREURS-VIE DU QUÉBEC DE QUÉBEC Le seul problème qui pourrait se présenter selon M Jacques Prescott, biologiste au Jardin zoologique de Québec, est que ce croisement entre races de la même espèce soit hybride\", c\u2019est-à-dire que le rejeton ne puisse pas se reproduire, comme la mule par exemple \"Avec de la ténacité et de la détermination, on ne peut pas manquer son coup.Ce qui empêche quelqu un de réussir, c\u2019est lorsqu'il abandonne\", affirme calmement M.Légaré avec un regard aigu, voisin à celui d'un oeil de bison.Cette fameuse vache Brahman ou \"Bos indicus\u201d, communément appelée \"zébu\", est originaire de l'Inde.Sa bosse flasque sur le dos, son repli cutané le long de I abdomen ainsi que son pelage court, gris ou brun soulignent ses particularités.Ce sont les mâles, à poil blanc qui aux Indes, sont considérés comme l'animal sacré de la caste brahmane, lequel est associé à la divinité de Brahma chez les Hindous.Au Canada, le zébu se voit surtout dans les rodéos.Secret et étapes de l\u2019expérience Il y a quand même beaucoup de mystère qui entoure cette expérience.M.Légaré dit tenir le secret de cette alchimie qui est le croisement de deux races différentes.Mystère encore lorsqu'il reste muet sur la provenance et l\u2019achat de ce couple Brahman.Mais déjà, il peut parler de la triple façon dont il va s\u2019y prendre Par insémination artificielle d\u2019abord.Ensuite, par l'accouplement du boeuf Brahman avec une femelle bison.Enfin, par le croisement d'un bison et de la vache Brahman Cela va constituer la première partie de l'expérience.Pour la seconde, il prendra le résultat de ses croisements, élèvera les petits ensemble, puis les accouplera à nouveau.C\u2019est de cette union que va naître la nouvelle race.Quant à l'élevage proprement dit du bison, tout a commencé en 1968 avec l\u2019achat de quelques têtes à Calgary et à Saint-Jean-Port-Joli.Entre-temps, il en a vendu et abattu.Son troupeau en quasi liberté au bord de la route de Saint-Raymond, s'élève maintenant à 24 bêtes M.Légaré est l\u2019un des rares dans la province à réussir l\u2019élevage du bison.Son intention est d augmenter son troupeau de 75 à 100 têtes.Vingt-six têtes vivent encore à Saint-Jean-Port-Joli et 14 à Saint-Evariste de Beauce.Leur entretien ne nécessite que peu détention Le bison est friand d herbe, de mais et de grain.Généralement sujettes aux gastro-entérites ou à la brucellose (sorte de bactérie), comme tous les ruminants domestiques, les bêtes de M.Légaré semblent malgré tout en parfaite santé et vivent en plein air, sans protection aucune.Expériences malheureuses Pour sa part, le ministère de l\u2019Agriculture a tenté par les années passées à Des-chambault de fabriquer des abris sur trois angles pour protéger les bisons du froid.Cette expérience s est avérée infructueuse car souvent couchées, donc au chaud, les bêtes gelaient lorsqu\u2019elles se levaient.A cela M.Légaré ajoute: \"la Providence a prévu la fourrure nécessaire pour protéger ces animaux du froid; nul n\u2019est besoin de leur construire des abris\" Il relate également qu'une expérience a été faite au même endroit, mais cette fois, sur la nourriture et que les bisons sont morts.Avec mille précautions, il dit que dans ce domaine spécifique, le ministère de l\u2019Agriculture \"ne connaitpas ça, excusez-moi de le dire, mais c\u2019est vrai.Ces animaux-là ne sont pas faits pour être cajolés\".Où manger du bison?L\u2019hôtel Castel Bellevue de Loretteville, dont M Légaré est le propriétaire, se garde l'exclusivité de la vente de la viande de bison.Il en vendra à l\u2019occasion, ici et là, à des clients particuliers.C'est là aussi que les gourmets pourront choisir eux-mêmes, d\u2019ici deux semaines, le steak qu\u2019ils voudront manger \"Le \u2019\u2019bison bourguignon\u201d, c\u2019est quelque chose paraît-il.Les prix varient de $2 à $2.50 de plus qu\u2019un steak ordinaire.Il est prouvé que la viande de bison n\u2019a pratiquement pas de gras.Donc, elle ne forme pas de cholestérol dans le sang.Par conséquent, elle est tendre et savoureuse.Bien que les projets de M.Légaré soient d'augmenter le pourcentage de viande pour chacune des bêtes, il ne tente pas de les faire grossir plus vite que la nature le fait elle-même.\"Au Canada et aux Etats-Unis, on nourrit les poulets, les porcs et les boeufs avec des hormones ou avec toutes sortes de cochonneries (sic) mes bisons moi.je les caresse de temps en temps \" Reste que le bison est un animal qu\u2019il ne faut pas approcher de trop près II Qu*t»c.le Soleil, lundi 5 lévrier 1979 B 3 Paul \u2022 laMalbaie \u2022 saint-Georges de Beauce \u2022 Saint-Joseph de Beauce \u2022 Sainte-Croix \u2022 Donnacona \u2022 saint Raymo dans nos régions Traversées interrompues RIVIERE DU-LOUP - Les activités saisonnières de la traverse entre Rivière-du-Loup et Saint-Siméon ont pris lin mercredi dernier.le 31 janvier 1979 En annonçant cette nouvelle, le ministère des Transports rappelle que ce service aurait normalement du être interrompu pour ta durée de l'hiver depuis le 8 janvier; il a été maintenu en raison de la grève qui affectait la traverse entre Matane, Baie-Comeau et Godbout Cette grève ayant pris fin la semaine dernière, le lien fluvial a été rétabli entre la Gaspésie et la Côte-Nord, mercredi le 31 janvier.Les traversées entre Rivière-du-Loup et Saint* Siméon reprendront vers le mi-avril.Corps méconnaissable SAINTE-FOY \u2014 La personne qui a péri dans lincendie de son auto à Sainte-Foy, le 31 janvier, a été identifiée comme étant Jocelyn Côté, âgé de 20 ans, de Saint-Gilles de Lotbinière Le corps était méconnaissable tellement il était calciné Son identité a été établie par des parents qui ont reconnu une paire de lunettes et un morceau de linge qui avaient échappé aux flammes La dentition a aussi aidé à confirmer l'identité du jeune homme qui était étudiant Rappelons que la tragédie s est déroulée sur le boulevard Du Vallon, vers 3h du matin, mercredi.L'auto a capoté et elle a pris feu.Après avoir éteint l incendie.les policiers-pompiers de Sainte-Foy ont réalisé qu'il y avait un corps tout calciné dans le véhicule qui a aussi été consumé en entier.Hold-up SAINT-GEORGES EST \u2014 Un in- dividu assez jeune était recherché par la police de Saint-Georges de Beauce, au début de la fin de semaine II aurait commis un hold-up à la porte de la Banque Canadienne Nationale de cette ville, jeudi soir Le vol est survenu vers 20h.Un employé d'un commerce de Saint-Georges en fut la victime.Une somme d'environ $200 qu'il allait déposer lui a été subtilisée Le voleur était armé d'un révolver et il portait une cagoule de ski.Selon la description que le plaignant a pu en faire, il s\u2019agirait d ur) individu qui est connu dans cette région et dont l'arrestation ne saurait tarder La Sûreté du Québec participe à l'enquête.Formation populaire RIMOUSKl \u2014 Le service de l'éducation permanente du cégep de Rimouski offrira encore à la session d'hiver 1979 des cours de formation populaire destinés à tous ceux que les sujets offerts intéressent.Parmi les cours dispensés à partir de cette semaine, nous retrouvons les cours de peinture, de batik, d'histoire de l'art, de gravure, de jardinage écologique et de mycologie (étude des champignons).Exposition d\u2019Edith Bourget LEVIS \u2014 Le Service des loisirs de Lévis présentera jusqu'au 11 février prochain l'exposition des dessins d'Edith Bourget, à la Barricade.côte du Passage à Lévis.La galerie ouvre ses portes à midi et est ouverte jusqu'à trois heures du matin.C'est avec le plomb et du pastel que cette artiste représente les rêves de son enfance, le printemps, et la campagne, ses trois thèmes préférés.Le projet de parc des lacs Long et Montauban traîne depuis neuf ans Le temps doux ne nuira pas aux sucres par Paul-Henri DROUIN du bureau du SoleiJ SAINT-JOSEPH - \"La période de temps doux que l'on a connu durant la dernière semaine n'affectera aucunement la prochaine récolte des sucres*, selon le producteur Luc Bolduc, de Saint-Alfred de Beauce \"Il y a 40 ans, dit-il, que je fais les sucres et je ne suis aucunement inquiet de la période que nous traversons présentement, car il est arrivé à plusieurs occasions que ce temps doux que l'on connait présentement était plus rapproché de la période des sucres et la production avait été excellente.\" M Bolduc ne s'illusionne pas et il soqtient \"qu\u2019il se pourrait que la récolte de cette année soit bonne, puisqu'il y a quatre ou cinq ans que l'on n'a pas connu une saison exceptionnelle * Même s'il s'attend à ce que la prochaine récolte de sucre et sirop d'érable soit supérieure à celle de 1978, M.Luc Bolduc, propriétaire de deux érablières d'une capacité de 4,000 entailles, a affirmé \"qu'il n'exploitera qu'une seule sucrerie, soit celle qui se situe dans le secteur de Beauceville,\" \"Il en résulte dit-il, que je n'entaillerai que 2,000 érables vu que je suis seul pour y travailler* \u201cJ'ai même offert ma seconde sucrerie à deux de mes garçons qui travaillent à l'extérieur, pour faire la récolte des sucres, mais ceux-ci ne sont aunement intéressés à quitter leur emploi pour être producteur, a ajouté M Bolduc Selon notre informateur, les jeunes d aujourd'hui ne sont plus intéressés à faire les sucres et c'est pourquoi on enregistre une forte baisse d'entailles dans la région de Québec-Sud\".L'an dernier, M.Luc Bolduc a produit 6.000 livres de sirop d'érable soit une production de trois livres par entaille.¦ w * * î, mmwm\tOmI\t.'¦ On a craint un instant que les températures très douces de la fin du mois de janvier soient dommageables fxxir les érables à sucre Selon un Beauceron qui s'y connait, M Luc Bolduc, \"il n'y a rien à craindre, la récolte 1979 doit être abondante ¦ -, ¦V-vV g&k-\u2019V \u2019 par Gérard ROCHETTE collaboration spéciale S AI NT-ALBAN \u2014 Le parc de plein air des lacs Long et Montauban, dans le comté de Portneuf, demeure toujours à t'état de projet et une réalisation qui retarde de plus en plus.En effet, malgré les promesses gouvernementales au cours des neuf dernières années.aucun investissement important n'a été effectué.C\u2019est pourquoi la Chambre de commerce, d'industrie et de tourisme de la région de Portneuf, par l\u2019intermédiaire de son comité du circuit touristique, a adressé une demande au ministère du Tourisme, de la Chasse et de la Pèche et au Conseil du trésor pour que des crédits soient consentis pour mettre en branle cette réalisation jugée capitale pour le développement de l\u2019industrie touristique du territoire.On sait que le parc des lacs Long et Montauban constitue la pièce maîtresse du circuit touristique de Portneuf.Depuis bientôt neuf ans que ce projet a été mis de l\u2019avant dans la région, on attend toujours que le gouvernement du Québec débloque des crédits pour sa réalisation.On sait qu'une entente fé-dérale-provinciale signée il y a quelques années prévoyait un investissement de $1,500,000 dans ce projet.Toutefois, dans les milieux responsables du territoire, on attend toujours des développements de ce côté.Depuis 1969, de gouvernement en gouvernement, ce furent des promesses de crédits pour le parc provincial du comté de Portneuf.Mais toujours l'attente demeure Pour la Chambre régionale de Portneuf, et le comité du circuit touristique, la demande soumise sollicite des crédits de $500,000 pour permettre la mise en branle de travaux concrets qui conduiront éventuellement à une réalisation complète.Les tergiversations relatives à l'implantation éventuelle de ce parc existent depuis maintenant neuf ans.Pour la régionale et les responsables du domaine touristique, le temps est venu de passer à l'étape du concret Les différents gouvernements qui se sont succédé pendant cette période ont promis ou annulé toute concrétisation, alors que présentement le potentiel des lacs Long et Montauban est inexploité par la suite du gel de l'emplacement désigné pour le futur parc.En faisant part de la demande de crédits déposée auprès des autorités gouvernementales, M Pierre Barrette, du comité du circuit touristique, a précisé que la réalisation du parc des lacs Long et Montauban, tout au moins la mise en branle des travaux à cette fin dès cette année, représentait un point important dans le programme élaboré au niveau du circuit touristique.La réponse gouvernementale est donc attendue avec impatience.Aménagements touristiques près du quai de St-Siméon SAINT-SIMEON \u2014 Le ministère du Tourisme, de la Chasse et de la Pèche recevra bientôt des crédits de $140,000 qui devront servir à la mise en place d'aménagements touristiques à proximité du quai de Saint-Siméon, dans le comté de Charlevoix.Ces crédits supplémentaires pour l exercice 1978-79 seront versés par l'intermédiaire de l'Office de planification et de développement du Québec, à partir du fonds de développement régional dont le ministre Jacques Léonard est responsable La contribution du fonds permettra au ministère du Tourisme, de la Chasse et de la Pèche de faire construire des bâtiments de services et un stationnement, ainsi que de fournir les services d'aqueduc, d'égout et d'électricité à un terrain de camping La décision de réaliser ces aménagements à caractère touristique se justifie par l'importance de Saint- Siméon dans le circuit touristique Québec-Charlevoix-Gaspésie.Entre avril 1977 et janvier 1978, par exemple, plus de 170,000 personnes ont utilisé les services de traver-sier entre Saint-Siméon et Rivière-du-Loup.Pourtant, bien que la municipalité soit à bonne distance des autres villes étapes du circuit et qu elle constitue une halte naturelle, les struc- tures d\u2019accueil touristique laissaient à désirer.De plus, il ne faut pas oublier que la mission d'aménagement de Charlevoix avait établi que l'un des pôles de développement de la région devait être l'exploitation de la vocation touristique régionale.Les aménagements touristiques de Saint-Siméon s'inscrivent effectivement dans cette optique.Désirez-vous recevoir LE SOLEIL tous les jours 6 votre porte, 6 heure fixe ?CE SOIR, VOUS AVEZ JUSQU A 19h30 POUR VOUS ABONNER, COMPOSEZ 647-3333 NOUS NOUS OCCUPERONS DU RESTE' sinnee '«m >/) Avis Santé et Bien-être social Canada considère que le danger pour la santé croît avec l'usage\u2014éviter d'inhaler Moyenne par cigarette-format King Sire 'goudron' 4 mg.nicotine 4 mg Quebec.La Soleil.lundi 5\t1979 B 2 la rive sua Lévis \u2022 Saint-Romuald \u2022 Lauzon \u2022 Beaumont \u2022 saintvallier \u2022 Saint-Michel Saint Les producteurs dissidents passent à l'attaque demain \u2014».» * i \"M?- :îî r*r.*ï~ par Marc LESTAGE De nouvelles manifestations sont à prévoir à compter de demain sur la colline parlementaire alors que l'Assemblée nationale reprendra le débat en seconde lecture du controversé projet de loi 116 sur la commercialisation des produits agricoles.Cette pièce législative qui a suscité une levée de boucliers impressionnante de la part des producteurs \"dissidents\u201d du Québec, à la veille de l\u2019ajournement du 22 décembre, sera le sujet de préoccupation d\u2019un groupe de producteurs venant de toutes les régions de la province et qui seront réunis à compter de demain midi au Centre municipal des congrès, à Québec, près du parlement.11 s'agit d'une initiative de plusieurs associations regroupant de producteurs opposés au projet de loi 116 et dont les principaux représentants militent au sein de l\u2019Association des producteurs d'oeufs du Québec et de l'Office des producteurs de porcs du Québec.La loi 116 Ce projet de loi a été présenté par le gouvernement du Québec dans le but de confirmer les pouvoirs des offices de producteurs de réglementer la production agricole dans le domaine où ils ont juridiction, à la suite d'un jugement de la Cour suprême déclarant ultra vires la perception de prélevés par les offices provinciaux au nom d'un organisme national.Cette situation, si elle n'était corrigée par le projet de loi 116, devait donner raison aux producteurs d'oeufs qui ont refusé de payer ces prélevés depuis plusieurs années à la Fédération des producteurs d'oeufs du Québec (Fedco-UPA).Les politiciens Du côté des politiciens, le ministre de l\u2019Agriculture, M Jean Garon, a affirmé à l'ajournement des travaux de l'Assemblée nationale qu'il avait l'intention de faire A peine 50 pour 100 des jeunes agriculteurs ont une formation adéquate S\u2019il est important de développer l\u2019agriculture pour en faire une activité économique intéressante afin d\u2019assurer la relève indispensable, la formation académique des candidats demeure essentielle.C'est à partir de cette constatation que les programmes de formation des jeunes candidats agricoles sont continuellement revus au niveau des deux instituts de technologie agricole administrés par le ministère de l'Agriculture du Québec, à Saint-Hyacinthe et La Pocatière.Selon le service de la relève du ministère de l'Agriculture, à peine 50 pour 100 des nouveaux agriculteurs établis ont eu la chance de parfaire leurs connaissances techniques dans une de ces institutions ou dans différents autres programmes de formation disponibles au niveau secondaire ou préuniversitaire.Pourtant, il est de plus en plus indispensable pour ces candidats de disposer de bonnes connaissances techniques et administratives.Programme Au niveau de l'Institut de technologie agricole de La Pocatière.la formation des exploitants s'étend sur une période continue de deux ans.Elle comprend quatre sessions de cours couvrant les aspects humains, sociaux, économiques et techniques de la question agricole et deux périodes de stages sous la responsabilité d'un moniteur.Ces cours sont accessibles à tous les citoyens du Québec diplômés du secondaire V ayant les prérequis suivants: physique 422.mathématiques 422 et chimie 432 ou une formation jugée équivalente.Goûts Dans le but de vérifier la motivation des candidats, la procédure d'admission comporte une entrevue obligatoire.et ceux qui ne possèdent pas d'expérience de travail à la ferme, doivent faire un stage obligatoire d\u2019au moins deux mois dans une des fermes approuvées par 1TTA, avant d'être inscrits au programme régulier de cours.Les administrateurs des instituts de technologie agricole affirment que l'objectif de ces institutions est de \"former des vrais chefs d\u2019entreprise'.Aussi, le programme est-il orienté de manière à ce que les étudiants puissent bien comprendre le fonctionnement d'une ferme, exécuter une planification de façon réaliste, appliquer les connaissances acquises à leur future ferme et analyser les facteurs de l'environnement de leur exploitation agricole.Les ITA considèrent également qu\u2019elles ont la lourde responsabilité de devenir des agents de changement, car non seulement l'on veut \"faire des agriculteurs d\u2019avant-garde quant aux méthodes utilisées, mais des per- sonnes dynamiques possédant un réel effet d'entrainement dans le milieu agricole\" Les besoins Selon le directeur du service de relève agricole du MAQ, M Guy Blanchet, les besoins du diplômé en agriculture sont de trois ordres, à savoir: \u2014 Préparer son établissement par une planification et une prise en charge graduelle de sa future entreprise tant au niveau de la gestion de cette entreprise que de son acquisition.\u2014 Poursuivre sa formation par l'acquisition de connaissances et d'expériences auxquelles son cours l\u2019aura préparé du point de vue théorique.\u2014 S'intégrer dans le milieu rural en s'impliquant dans les divers organismes agricoles.Ces trois conditions débordent évidemment le cadre strict du programme académique dispensé dans les ITA et c\u2019est précisément pour combler cette carence que l\u2019on tente de faire de chaque institut technique agricole un milieu de vie étudiante stimulant, où des jeunes provenant de toutes les régions du Québec et de différentes couches sociales p- ticipent à une expérience essentielle de préparation à leur future intégration en tant qu\u2019agri-culteurs à la collectivité sociale et économique où ils choisiront de s'établir.adopter ce projet de loi \"coûte que coûte\" au cours des premiers jours de la reprise.Le projet de loi a déjà traversé l'étape de la première lecture.Selon la procédure parlementaire, tous les députés ont le droit d'intervenir une seule fois dans le cadre du débat en seconde lecture La plupart des chefs de file des partis se sont d'ailleurs prévalus de ce droit au cours des derniers jours de l\u2019activité parlementaire en décere.\"Nous allons permettre aux députés qui ne l'ont pas fait de parler et ensuite nous passerons au vote\", d\u2019expliquer M Garon au sujet de la reprise de ce débat.Il est donc possible que le projet d.e loi puisse être étudié article par article en commission parlementaire, à compter de mercredi pour être finalement adopté d'ici la fin de semaine, selon >e parrain du projet.L opposition Du côté de l'opposition, il semble que le Parti libéral ait décidé de se faire plus accommodant\" face au projet de loi s'il faut s'en remettre au texte d\u2019une lettre du député Raymond Mailloux de Charlevoix adressée aux dirigeants de l'UPA de la région de Québec.C'est plutôt dans le camp de l'Union nationale où l'on retrouve les plus farouches adversaires de ce projet de loi auquel le chef de l'Union nationale, M Rodrigue Biron, a opposé une vive résistance depuis quelques temps.Pour sa part, le député de Beauce-Sud, M.Fabien Roy, a soutenu récemment que \"le projet de loi 116 accorde beaucoup trop de pouvoirs aux offices de mise en marché de produits agricoles.\u201d Dans un communiqué, le député de Beauce a exigé que les agriculteurs soient mieux informés de la nature et de la portée véritable du projet de loi, possiblement dans le cadre d'une commission parlementaire au cours de laquelle il serait possible de recevoir des mémoires ou d'entendre les représentations des différents groupes impliqués.Le ministre Garon a rejeté cette proposition officiellement en Chambre au moment de l'adoption du projet en première lecture.Or, selon le député de Beauce-Sud, \"le pouvoir de contrôler la production, même de l\u2019interdire, de réduire ou d\u2019annuler les contingentements sont inacceptables.Il s'agit d'un dirigisme économique à combattre, car il étouffe dans des carcans et constitue une mise en tutelle de la classe agricole.\" Les producteurs Du côté des producteurs, ce nouveau débat n\u2019a fait qu\u2019accentuer la scission déjà évidente entre les agriculteurs qui souscrivent à la philosophie prônée par l\u2019Union des producteurs agricoles, qui va dans le sens de l'organisation des producteurs à l\u2019intérieur de groupes responsables de la réglementation de la production et de la mise en marché des produits agricoles.et celle des dissidents, les adeptes de la libre entreprise, qui associent volontiers les règlements relatifs au zonage, à l\u2019établissement de quotas et la réglementation des productions par les producteurs à l'avènement d'une agriculture \"communiste au Québec\", une position à laquelle le journal Vers Demain a consacré son dernier numéro au complet, sous la signature de Gilberte Côté-Mercier WMtSwrwTUKtawBien m iUp.a.\u201eT' 1 ¦
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