Le soleil, 14 mars 1979, Cahier D
[" LE SOLEIL QUEBEC.MERCREDI 14 MARS 1979 consommation roder t fieurv à l'écoute du consommateur Les prix remportés lors de concours: un dû, pas une charité au gagnant En?chose que I on gagne à I Intérieur d un concours ou d une promotion, on y a droit au même titre que si on I avait achetée ou commandée comptant.Aujourd hui, deux média d information sont en eausf, non parce qu ils ne voulaient pas honorer leurs obligations, mais à cause de délais interminables attribuables à diverses raisons.Certains consommateurs auraient tout simplement laissé tomber, mais d autres ont persisté et recevront tsi ce n'est déjà fait) ce qu'ils ont gagné.$30 ou $250, si on I a gagné, c'est à nous! La caméra introuvable Lucie Lamontagne de Saint-Romuald méritait une caméra Argus, dans le cadre de la promotion Cosmos 92 de CFLS, en collaboration avec les Productions Myrtil Inc.de Longueuil.grâce à un achat effectué chez Lisa Pizza de Charny Après quelque trois mois d'attente, elle n'avait toujours rien reçu, alors que d'autres personnes de son entourage avaient depuis longtemps obtenu livraison de leurs prix.Comme la réception de ce prix retardait, on lui offrit à deux reprises de lui procurer un radio AM-FM en échange, mais Mlle Lamontagne préférait attendre sa caméra, d autant plus qu'il s'agissait d\u2019une valeur d'environ $250 pour un 35 mm tout équipé, selon ce qu elle avait entendu à la radio.Informé de la situation, le directeur commercial de la station radiophonique en avisait les Productions Myrtil et des recherches furent entreprises.Malheureusement, cette personne devait décéder entre-temps, et le nouveau directeur commercial dut refaire certaines démarches, avec les délais que cela entraine.Rejoint par LE SOLEIL, M Fortin des Productions Myrtil.nous fit part du résultat des recherches entreprises auprès des Postes, où la caméra fut reçue, semble-t-il, mais par quelqu'un d\u2019autre que Lisa Pizza, qui devait la remettre à Mlle Lamontagne .Mais efficace comme toujours, la Poste disait que l'adres- se de Lisa Pizza \"était inexistante* à Charny.Pour couper court à l'histoire, M.Fortin annonça qu'il apporterait lui-mème la caméra à Mlle Lamontagne, lors de sa prochaine visite à CFLS Mais M Fortin parlait d'une caméra d'une valeur de $50, comme toutes celles qui furent attribuées lors de ce concours, ce qu'une vérification auprès de Studio Gosselin permit d\u2019établir.D où venait cette information à l'effet qu il s\u2019agissait d'une caméra de $250, ainsi qu\u2019on l'avait annoncé?C'est en tentant de répondre à cette question que LE SOLEIL communiquait avec CFLS, où Pierre Picard décida de régler le problème de la façon suivante: puisque quelqu'un avait vraisemblablement mal informé Mlle Lamontagne, et qu elle avait été injustement pénalisée par ses nombreuses démarches, que CFLS possédait des ententes particulières avec le fournisseur, le Studio Gosselin, une caméra de $250 tout équipée lui sera accordée, moyennant la signature d'un affidavit de la part de Mlle Lamontagne.Pour Mlle Lamontagne, elle était en droit d'attendre la caméra qu'on lui avait annoncée.ce qu'elle a obtenu grâce à sa ténacité, refusant tout compromis.Chez CFLS, on n\u2019était certes pas pour risquer de voir une réputation entachée pour une erreur de parcours commise par on ne sait qui, surtout que cette station s'apprête à reprendre une autre promotion semblable.Lucie Lamontagne a reçu sa caméra Vive ta mariée!\u201d Jean-Pierre et Suzanne Carneau se mariaient le 13 août 1977 et s'enregistraient pour recevoir leur cadeau \"Vive la mariée\u2019, d'une valeur de $30, à réclamer auprès des supermarchés Dominion.Au moment de leur retour de voyage de noces, alors qu'ils auraient pu se prévaloir de cette promotion, LE SOLEIL était en grève.Sans cette preuve de participation, le couple n eut d'autre recours que d'attendre le retour à la normale.Sitôt la greve terminée, ils communiquèrent avec la préposée au service, mais ne reçurent toujours pas la pièce nécessaire, et cela malgré leurs appels répétés.La préposée au service fut littéralement débordée depuis le retour au travail et ce n\u2019est qu'en décembre qu'on a pu finir de répondre aux demandes reçues auparavant.Même durant la grève, LF, SOLEIL continuait de recevoir des demandes, mais personne n'était là pour s\u2019en occuper!.De plus, selon la direction, les adresses étaient souvent changées ou inexactes, ce qui créait un certain casse-tête.(Dans le cas des Garneau, je n'ai pu moi-même les rejoindre au bout du fil, mais on m'assure que ce fut envoyé) Comme la promotion vient de reprendre et que les demandes affluent à la centaine, LE SOLEIL devra s'assurer que toutes les demandes seront traitées à temps.Ce qui ne fut pas toujours le cas dans le passé, l'employée ne suffisant pas à la tâche.HH:; \u2022 \u2022 lie Soleil.Jean Vallleres Non.ce n\u2019est pas le garage de Mme Huot.De Gara-Loc Inc.elle n'a obtenu ni garage, ni même remboursement.le cas de la semaine Mme R Huot, de Beauport, faisait la location d'un garage préfabriqué, le 25 août dernier, auprès de Gara-Loc Inc de Notre-Dame-des-Laurentides, au montant de $172.80, soit $72.80 comptant et $100 payablesaprès 1 installation, le 15 novembre.Entre le 8 et le 23 novembre, Mme Huot communique à plusieurs reprises avec l'entreprise pour en obtenir la pose, mais c'est peine perdue Elle avise finalement Gara-Loc qu elle met fin au contrat, et effectue un arrêt de paiement sur son chèque de $100, réclamant le remboursement de son dépôt.Dans ses diverses communications écrites et téléphoniques, malgré ses lettres recommandées, elle ne réussit jamais à parler à M P R.Bernier le propriétaire.Rejoint par LE SOLEIL, M Bernier se dit d abord très surpris de cette réclamation, et, après vérification, nous informe qu'il fera émettre un chèque de remboursement à Mme Huot.Il affirme avoir connu des difficultés à la fois d'ordre clérical dans sa comptabilité, et avoir manqué de garages Un mois plus tard, comme Mme Huot n'a toujours pas reçu son chèque, LE SOLEIL communique à nouveau avec M.Bernier.Il se dit à nouveau étonné de cette situation, affirmant qu'il verra son comptable dans les plus brefs delais à ce sujet.Les semaines continuent à s\u2019écouler depuis, M.Bernier n'est jamais au bureau lorsque l'on appelle, et il ne retourne pas les appels.Comme nous n'avons pas l'intention de jouer au fou bien longtemps, Mme Huot serait sans doute bien avisée de s'adresser à la Cour des Petites Créances où elle sera sans doute remboursée tout aussi rapidement.^MONTREAL \u2018DRAPERIES \\> SERVICE D'ACHAT À DOMICILE 529-9008 CONFECTION GRATUITE ! 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les piments sont aussi un bon achat Le champignon de couleur café devrait baisser d'environ cinq sous la livre, légèrement moins cher que le champignon blanc.Notons, toujours au sujet des champignons, que les achats à la livre plutôt qu'en paquet de carton reviennent à peine moins cher, cinq sous la livre tout au plus.\"L\u2019offre de champignons à la livre est une technique de merchandising\", nous confiait M.Hébert On voit mieux les champignons, on peut les choisir un à un et., on achète plus- Signalons aussi qu'à prix sensiblement égal, le consommateur pourrait trouver avantage à acheter plutôt la tomate du Mexique que celle de Floride.La mexicaine est plus juteuse, meilleure au goût; la floridienne convient mieux par contre pour faire un sandwich, qu'elle risque moins de détremper! Ce qui est cher Les pommes du Québec ne sont pas encore chères, mais le marché se raffermit au fur et à mesure que l'on 'ouvre* de nouveaux entrepôts pour s\u2019approvisionner.La majeure partie de la récolte sur le marché provient en ce moment de la Colombie-britannique, qui nous fournit la Golden, la Red Rome, la Spartan.On trouve aussi la Granny Smith.du Chili.Nombre de fruits 'exotiques* nous arrivent d\u2019ailleurs, en cette saison, du Chili; les melons de miel, les pruneaux, les raisins.La qualité est belle mais il s\u2019agit de produits de luxe.C\u2019est encore le cas de l'ananas qui, bien qu\u2019il ait baissé un peu (99 sous ou $1.09 au lieu de $1.39), reste cher.L'ananas du Mexique a succédé à celui du Honduras.Côté légumes, le chou vert coûte toujours plus cher.Le marché du chou rouge se raffermit Le chou de bru-xelles, le chou-fleur et les haricots jaunes et verts restent chers.Seul changement en faveur du consommateur le prix du mais (blé d inde) a légèrement baissé.Le paquet de cinq épis coûtera 10 sous de moins.COMMANDEZ.MAINTENANT.N VOS NOUVELLES DRAPERIES FAITES SUR MESURE! i il i S f r PAYEZ SEULEMENT POUR LES MATERIAUX REQUIS ET NOUS NOUS OCCUPONS DE CE QUI RESTE.NOUS DÉFIONS TOUTE COMPÉTITION! 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Par contre, le client a réalisé un placement de l'ordre de 12.5 pour 100 en cinq mois, le meilleur rendement sur le marché financier! Les frais du congélateur 'Les frais de 13 cents la livre pour l\u2019achat et l\u2019entretien du congélateur, ça s'applique à la viande achetée au détail aussi, commente Laval Marquis, puisque la plupart des consommateurs possèdent un congélateur et qu\u2019ils y placent leurs achats de toute façon.* Autrement dit, si vous avez déjà votre congélateur, ces frais ne s'appliquent pas, car, que vous mettiez vos morceaux de boeuf dedans ou non, il vous coûtera la même chose pour le fonctionnement Evidemment, si vous achetez un congélateur spécialement pour ça, il faudra compter 13 cents la livre pour l'amortissement et l'entretien du congélateur.Et si vous achetez une surlonge complète, réalisez-vous une économie?Oui, dit Jean-Yves Michaud, de la Boucherie Québécoise à Québec.Et il s'est livré au dépeçage d\u2019une telle pièce sous nos yeux.La surlonge pesait 25 livres et 9 onces.Il la vendait pour congélateur $2.20 la livre, soit $56.23.Débitée, elle donnait 2.9 livres de filet mignon à $6 69 (ses prix de détail), 12.5 livres de surlonge désossée à $4 99 et deux livres de boeuf haché maigre à $2.49, un coût de détail total de $84 49, soit une économie d\u2019achat de $28 26 (33'4 pour 100).A noter toutefois que ce sont ses prix de détail et non ceux des supermarchés.Le filet mignon se vendait $6 49 la livre chez Cooprix.et on ne peut comparer la ourlonge car elle n'est pas désossée dans les supermarchés.La perte en gras et os: 8.9 livres ou 32 pour 100.Pour André Pelletier de Provisions Québec, comme pour Gilles Vallières des Viandes Valco, on peut difficilement comparer les coupes 'détail' et 'congélation\", car ce ne sont pas les mêmes.Ainsi, les bouchers qui vendent pour la congélation éliminent-ils une partie du gras et des pertes possibles sur certaines pièces, en les transformant en boeuf haché, plutôt que de laisser de côté certaines retailles de viande dans votre assiette, parce que plus \"nerveuse*, comme c'est le cas pour la plupart des viandes à griller.Plutôt que de faire subir la perte aux consommateurs, ces bouchers préféreront transformer cette viande en boeuf haché.Cooprix n'a quand même pas rêvé ses résultats Si Cooprix a ainsi dénoncé les pratiques des bouchers, c'est qu'il y avait anguille sous roche.Sur les 10 boucheries visitées pour ces tests, une seule satisfaisait aux normes, et encore le pourcentage de perte en gras et os était-il excédentaire.Est-ce représentatif du marché?Est-ce à dire que seulement 10 pour 100 des bouchers sont professionnels et honnêtes?Pour plusieurs bouchers, c'est plutôt l'inverse.Ce sont ceux qui sont 'pourris' qui gâtent la réputation des autres.Pour Jacques Labrie, de la Fédération des producteurs de bovins, la situation dénoncée par Cooprix est réelle, et c\u2019est pour pallier ces pratiques douteuses que le Centre d'information sur le boeuf a été mis sur pied.'C\u2019est difficile à dire si c'est vraiment aussi pire que ça, j\u2019aimerais bien voir l'échantillonnage et la façon dont Cooprix a procédé.Chose certaine, il y en a des problèmes quand les consommateurs ne sont pas là pour vérifier ce qu'ils achètent pour la congélation.Des cas de fraudes, nous en avons vus souvent, mais les prouver, c\u2019est autre chose.\" L'inspection au détail Cette difficulté de poursuivre les contrevenants qui annoncent du A-l pour refiler du C ou du D, même le directeur du Service d\u2019inspection des aliments du ministère de l'Agriculture du Québec l\u2019avoue.\"Tous les bouchers n\u2019achètent pas que du A-l, bien au contraire; mais lorsqu'il y a une carcasse dans le réfrigérateur, prouvez donc que ce n'est pas ce qu'il vend', commente Claude Bergeron, qui se dit bien informé de la situation.Te n'est pas nouveau, il y a un an encore, nous dénoncions le pourcentage anormal de gras dans le boeuf haché.Avec la différence que nous n'avions pas fait de conférence de presse.Les gens confondent entre une viande inspectée et classifiée.\" Toutes les viandes vendues sur le marché sont inspectées selon les normes d\u2019hygiène, mais la classification, il n'y a que les abattoirs Tanada Approved' qui la dispensent, pour permettre de vendre leurs carcasses et ainsi en obtenir des garanties et un meilleur prix.C\u2019est pour permettre à tout le monde de s\u2019y retrouver qu'on les identifie par des A-l.B, C, D, etc.La fraude vient de ce qu\u2019on paie moins cher certaines carcasses non classées et qu'on les vend pour du A-l, ou que l'on substitue parfois de belles pièces pour les remplacer par d 'autres de moindre qualité Sur les 400 à 500 vérifications effectuées sur place au moyen d achats de viande, le Service d'inspection des aliments a porté plainte dans 10 pour 100 des cas, les contrevenants écopant d amendes variant entre $50 et $500.Les bouchers 'Les inspecteurs ne sont vraiment pas réguliers\", commentent Claude et Laval Marquis, dont la boucherie date de 1904 dans le comté de Bellechasse 'Parfois, on reçoit des bleus qui devraient être du A-l, ou du A-l qui devrait être du C.La semaine derniè- .e, nous avons retourné sept côtés de rouge classés A-l et cinq derrières A-l parce qu'ils étaient beaucoup trop gras'.Et nos interlocuteurs de commenter que l'abattoir en question, l\u2019un des plus réputés affichant Canada Approved, avait tenté de leur refiler du A-2 pour du A-l en leur consentant une réduction de prix, manège auquel se sont refusés les bouchers, mais une méthode qui en dit long sur les pratiques dont peuvent convenir des bouchers moins consciencieux \"Au début, nous retournions 10 pour 100 des carcasses, commente Gilles Vallières, maintenant les abattoirs savent que nous sommes difficiles.\" \"Il faut être vigilant et ne pas se laisser passer n\u2019importe quoi, commentaient à l'unisson les bouchers chez Provisions Québec; c'est important, ce qui se passe à la réception des carcasses.\" Les inspecteurs fédéraux 'Je n'accepte pas ça de la part des bouchers, fulmine Pierre-Paul Dionne, chef de la classification des bestiaux pour Agriculture Canada; ils ne sont même pas capables de différencier l'étampe de classification de celle d'hygiène vétérinaire! Nous exigeons une efficacité de 95 pour 100 de la part de nos inspecteurs, et si les bouchers veulent se plaindre, qu'ils le fassent, nous avons des hommes dans toutes les régions, et ils n'ont qu'à communiquer avec nos bureaux.A Québec, appelez 694-3063 et un inspecteur se rendra sur les lieux.' Pour M.Dionne, il y a de moins en moins de gras dans les carcasses, suite à l'imposition de nouvelles normes, en 1972.Chez Cooprix M.Jean-Charles Coude, directeur des communications à la Coopérative des consommateurs de Montréal, n'atténue en rien les résultats des tests Cooprix, qui sont très représentatifs de la situation qui prévaut, selon lui, et il rejette les prétentions des bouchers qui persistent à voir des économies dans le boeuf pour congélation.Interrogé à savoir si Cooprix ne s'était pas placé en situation de conflit d'intérêts en faisant une enquête sur le boeuf de congélation alors que plusieurs Cooprix ont cessé d'en faire pour leurs clients, M Coude a catégoriquement nté que les Cooprix pouvaient y trouver un quelconque intérêt 'Nous n'en vendons même pas à ceux qui ne sont pas membres des Cooprix\", affirmait-il.Si cela était vrai pour Montréal, ce ne l'était pas pour Québec.'Nous dépensons $400.000 en recherche pour le consommateur, ce qui signifie 25 cents à chaque facture de caisse, payés par le consommateur.C est donc dans son intérêt que nous faisons ces tests, et ils ont été affichés au-dessus de nos étalages de boucherie' Si Cooprix a eu raison de sonner l'alarme et d'inciter bouchers, inspecteurs et consommateurs à s'ouvrir les yeux, on déplorera un certain manque de rigueur dans l\u2019échantillonnage (10, c\u2019est peu).De plus, les tests n'auraient pas dû être menés par les propres bouchers et diététistes de Cooprix, pour éviter qu'on ne l\u2019accuse d\u2019être en conflit d'intérêts.Enfin, les coûts de congélation manquaient certes de réalisme.On déplorera aussi l'inertie des bouchers à s\u2019organiser en association professionnelle, car un bon ménage s'impose, et une telle association pourrait se permettre de dénoncer ou rayer de ses rangs fraudeurs et récalcitrants, à défaut de services d\u2019inspection véritablement efficaces.\"Quand c\u2019est le consommateur qui achète directement du boucher sa carcasse sans autre étiquetage ou classification, que voulez-vous que l\u2019on fasse?\", commentait un inspecteur.Après tout, ne seraient-ce pas les consommateurs les véritables juges au bout du compte, ceux qui paient la note?Si la plupart affirment réaliser des économies véritables, ce n'est pas nous qui allons les convaincre du contraire (et de grâce, messieurs les bouchers, cessez de m'inviter à soupeser toutes ces coupes alléchantes, je n\u2019en ai vraiment pas les moyens.).Pour les besoins de l'expérience, deux derrières de boeuf A-1 ont été débités, en coupes \"détail\" et \"congélation* chez Provisions Québec.Une perte en gras et en os de 29 pour 100 a été constatée » IMBi Les coupes pour la vente au détail dans les supermarchés sont différentes des \"sur mesure\" faites chez le boucher, et se comparent difficilement Des p'tits conseils En faisant ces textes, nous avons glané quelques conseils et remarques Ici et là.En voici quelques-uns.1\t\u2014 N\u2019achetez pas en fonction de 1 inflation.Le prix du boeuf ne variera guère plus que de 4 à 5 cents, en plus ou en moins, selon la Fédération des producteurs de bovins, et cela pour les deux prochaines années (à moins que les consommateurs cessent d\u2019acheter du boeuf, ce qui en ferait chuter le prix).Si vous avez réalisé une économie de 20 à 30 cents la livre l\u2019automne dernier, comparé au prix d\u2019aujourd\u2019hui, tant mieux pour vous; mais cet exploit pourrait être hasardeux à répéter.2\t\u2014 Demandez à assister au dépeçage de votre quartier de boeuf.D\u2019abord, vous aurez exactement ce que vous voulez, pas de morceaux dont vous ne saurez que faire, ensuite, vous obtiendrez exactement la quantité et les morceaux que vous avez achetés.De plus, vous en saurez un peu plus sur les coupes de boeuf Recherchez le sceau de classification A, B, C, etc.S'il n\u2019y en a pas, c'est qu'il s'agit de boeuf non classé, du D .3 \u2014 Si vous faites partie d un groupement de consommateurs, d un club social, ou même si vous êtes seul, demandez à un boucher de réputation de vous faire des séances de démonstration de coupe de viandes.4 \u2014 Si la présence de boeuf dans votre congélateur vous incite à la surconsommation, tentez de varier davantage votre menu.Quant aux os, une bonne partie vous est remise gratuitement par le boucher (ça vaut de 35 à 39 cents la livre dans les supermarchés), ce qui diminue d autant votre perte.Si vous ne consommez que des coupes de luxe, genre T-Bone, surlonge, etc, achetez une surlonge complète, vous réaliserez une économie réelle et ne serez pas coincés avec une tonne de boeuf haché.Evitez les devants si vous (l'aimez pas les cuissons longues.5 \u2014 Si vous n\u2019avez pas de congélateur et que vous voulez en acheter un, devenez un bon jardinier ou un bon chasseur, car c\u2019est plus rentable de garder des légumes cueillis du jardin ou du gibier abattu par plaisir que du boeuf pour congélation.Et rappelez-vous qu il y a autre chose de bon à manger qu un beefsteak, même si c\u2019est drôlement bon 0 4 consommation Québec, le Soleil, mercredi lé mars 1979 bloc- notes par Robert FLEURY el Marie CAQUETTE Attention consommateurs! Des diamants d un quart de carat ($400 à $500 sur le marché) à $12.50, ça vous dit quelque chose?Si vous avez de 1 argent à perdre pour recevoir du carbone en morceaux (que vous ferez tailler en diamants par votre diamantaire, lequel sera sans doute ravi de le faire gratuitement pour vous), repondez a 1 annonce publiée dans TV' Plus (peut-être ailleurs aussi, on ne sait jamais).Ce qu'on sait, c'est que le roman raconté par ces gens est invraisemblable, qu\u2019ils ont été incapables de répondre à nos questions quant a des références d affaires et autres (ils évitaient toujours de répondre), qu'ils refusent de donner une adresse autre que leur boite postale (50 ouest bl.Crémazie selon nos informations), et que 1 Institut national du diamant, ça n'existe pas dans l'annuaire ni auprès du BEC, qui a reçu une foule de demandes d'information à leur sujet (Laboratoire Cientex Inc, propriété de Marc Kowalczyc, selon nos informations).TV Plus a cessé de faire paraître les annonces -» C-M » *12.50 \u2022 ) 4 Mill) I pjrtrf il le « ée cuit \"rs b.oui rf.omo\"*» tort\tfM §*4 MWACU 9»krwcnn***'* >ak biCtfvançUioMM fv*m ffjqn tm»' d* -w
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