Le soleil, 30 juin 1979, Perspectives
[" * '100Si* T***.¦ P\u201ct *§»i?fcv; ¦£ I Semaine du 30 juin 1979 \u2022 Vol.21 No 26 LE SOLEI les Eboulements, Charlevoix Stornoway.[strie Vos guides: RéjeanI Tremblay (page 2), Pedro Rodrigues| (page 6), Thérèse Dumesnil (page 12), Jacques Coulon (page 14) et Valérie Jalbert (page 19)| Vàl-Ddvid, Làurentides Photos ministère du Tourisme, de la Chasse et de la Pèche V 7^5 Eïïü, ¦ \u2022 ¦mmïT \u2022.-z, ¦ \u2019\u2019ST5fe&*****&trAMB***~.Wl / »ÿr \u2022i'M O ;ciS sf/ j$fi3 r>7^fst ^ V r;- ~r .^>aqs»Üi,>.' \u20223VVt^' tUfifr itunH QUÉBEC À L'AUTRE PAR RÉjEAN TREMBLAY Plattsburg, Burlington, Old Orchard, des noms qu'on vous a vendus, des habitudes que vous avez acquises, l'attrait du bien connu.La 108, la 138, la 172, la 175, la 169, des numéros qui ne vous disent rien, qui me racontent tant, des chiffres qui chantent La Guadeloupe, Havre-Saint-Pierre, Sainte-Rose-du-Nord, Saint-|oseph-de-la-Rive, le fabuleux restaurant Chez Amato, à lonquière, le tout secret Trianon à Rouyn-Noranda où le propriétaire-chef, un Italien, est péquiste pure laine d ins une terre créditiste, des chiffres qui à chaque été me redonnent le goût du Québec, De belles routes, de beaux villages, des menus du jour appétissants et simples, des gens chaleureux, des festivals à partager, un monde à découvrir.La 108, par exemple, direction Beauce.N\u2019allez pas trop vite, dans les environs de Gould, si vous prenez le temps de parler aux gens, vous allez vous apercevoir que leur accent s'arrondit, que vous entrez dans le repaire des Beaucerons.Un petit détour par Saint-Honoré et Saint-Gédéon de Beauce pour découvrir un vrai village beauceron et revenez passer la nuit à Saint-Georges, les soirées sont agitées à Saint-Georges, quel que soit le soir de la semaine, ça danse fort et les gens sont accueillants.On chuchote même que certains maris beaucerons travaillent en dehors de la ville pendant la semaine.vous pourrez toujours vérifier à l'Igloo, l'endroit souignant de Saint-Georges le me souviens qu'en 1976, pendant la campagne électorale, le mardi soir était la soirée des dames; c'était leur tour à choisir leur victime pour un petit tour sur la piste de danse.très mortifiant pour l'égo d'un mâle qui fait tapisserie! Vous avez le temps, allez donc passer un après-midi à Asbestos, la ville de l'amiante; vous ressentirez une drôle d'émotion à vous tenir tout au bord de l'horrible abîme qui creuse la ville au fil des ans.Trop pépère pour vous?L'aventure vous attire, les paysages sauvages vous fascinent?Alors, je vous réserve la 138.Une route que je redécouvre toujours avec un plaisir presque trouble, une route que je retrouve à Lavaltrie et qui m'amène jusqu'au bout du monde à Havre-Saint-Pierre où un panneau de l'autre côté de la ville indique que le Québec «accessible» finit là! Plus loin, par bateau ou par avion, c'est Natashquan, la patrie de Gilles Vigneault, de John Débardeur, de la danse à Saint-Dilon, et plus loin encore, à une éternité, c'est Blanc-Sablon où le Québec n'a de québécois que le nom Mais entre le Havre et Montréal, que de découvertes ! Sainte-Anne-de-la-Pérade où la plupart des restaurants offrent des poissons de grandes tables au simple menu du jour à $3.95, le côté nord de Québec, puis à une soixantaine de milles, Baie-Saint-Paul, Saint-loseph-de-la-Rive où, s'il est de bonne humeur, le grand Mgr Félix-Antoine Savard vous parlera de Menaud, maître draveur tout en prenant l'air sur sa galerie.Et à quelques milles, c'est l'île aux Coudres, une île que vous pouvez par- courir en deux heures ou en deux semaines au gré de votre humeur.Mais vous devez absolument visiter la Maison penchée d'Horace Pedneault.et si Horace n'est pas trop occupé, lais-sez-lui le temps de raconter l'histoire de sa maison croche; à chaque année, l'histoire est plus belle que l'année d'avant ! LE SAGUENAY Ne roulez pas trop vite pour ne rien perdre de la la grande côte à l'entrée de-.Grandes-Bergeronnes; juste à votre droite, vous découvrirez un moulin a scie invraisemblable alimenté par un vieux camion Chevrolet 1953; j'espère que le père Gagnon a retrouvé sa bonne santé et qu'il aura le temps de vous faire découvrir les vestiges archéologiques qu'il a découverts à force de se promener et de creuser aux alentours Et roule, et roule, que viennent Baie-Comeau et son Manoir Baie-Comeau, une des meilleures tables de la Côte Nord ! De Baie-Comeau, le barrage Manic-V l ac lean-Péré, dans le Parc de La Vérendrye (ci-dessus).Petit village blotti dans une baie de la rivière Saguenay: Sainte-Rose-du-Nord (ci-contre) Non, la 138 ne vous amènera pas à Harrington Harbour (à dr ): en Basse-Côte-Nord, le numéro chanceux est celui d'une voiture d'eau! Réservé à ceux qui tiennent à sortir des sentiers battus.est facilement accessible, à peine deux heures et quelques minutes de route Si vous préférez aller coucher à Sept-lles, partez assez tôt dans l'après-midi pour avoir le temps de vous arrêter sur les plus belles plages du Québec ; elles courent le long du Saint-Laurent, dorées, blondes, lavées par les vagues fortes qui leur composent un nouveau visage heure après heure.Même si l'eau est froide, offrez vous une longue balade, nu-pieds.Vous avez des milles et des milles à votre disposition.Sept-lles, l'Iron Ore, les Galeries mon-tagnaises, ville du Far-North, une bonne Auberge des Gouverneurs et la replon-! gée dans l'aventure: les 140 milles qui séparent Sept-lles, la capitale, de Havre-y Saint-Pierre.Des rivières rugissantes, des forêts de petites épinettes noires, fragiles sous le vent, des petits villages comme vous n'en avez jamais vus Rivière-Pigou, Sheldrake, Rivière-au-Tonnerre, Mingan et son petit aéroport, son motel aux murs de papiers, et à l'autre bout de la Suite page 4 2 - 30 iu in 1979 30 juin 1979 - 3 Champlain appela « Port-au-Persil » cet endroit du beau pays de Charlevoix (ci-contre) Pont couvert à Notre-Dame-des-Pins dans la Beauce. Tr^) ÆrM* ürksor K °elpr Uctaor Peter Jackson %aW »mm* Extra Douce p 30 iu in 1979 -v&M jj -rt roule, Havre-Saint-Pierre, son petit hôpital aux murs blancs, ses petits hôtels toujours pleins, et surtout, cette impression de vivre dans un autre monde, à l'abri du stress, de la pollution.La 108.la 138.la 175 qui traverse le parc des Laurentides au nord de Québec et qui vous amène à la 169, la route qui ceinture le lac Saint-Jean.Ouvrez grands vos yeux pour ne rien manquer.Ni le Trou de la fée à Desbiens, ni le jardin zoologique de Saint-Félicien, peut-être le plus beau du Canada, le zoo où les animaux sont en liberté et les humains en cage pour les admirer.le musée Ma-ria-Chapdeleine à Péribonka, la fromagerie du père Albert Perron à Saint-Prime où vous mangerez le meilleur cheddar du Québec (les médailles d'or qu'il a remportées sur la scène internationale en attestent), encore chaud si vous le désirez, un cheddar introuvable en dehors de la région puisque toute la production annuelle est vendue à l'avance dans l'ouest canadien ou en Europe.Et de retour au Saguenay, conseil de voyageur qui a connu à peu près tous les meilleurs restaurants des Etats-Unis et du Canada, allez souper chez Amato à la sortie de lonquière: c'est tout simplement extraordinaire et surtout ne vous laissez pas impressionner par l'air trop sérieux d'Amato, c'est l'homme le plus gentil du monde.A Chicoutimi, la ville ne dort jamais.Autrement dit, quand un restaurant ferme ses portes à quatre heures du matin, il y en a un autre qui entreprend sa journée; les hôtels sont de première classe, les restaurants convenables et les filles, les plus belles du Québec.LA CÔTE-NORD Tadoussac vous tenterait ?Facile, à la sortie nord de Chicoutimi, roulez sur la 172.Chemin faisant, à une quarantaine de km de la métropole du Saguenay, il y a Sainte-Rose-du-Nord, probablement le village le plus pittoresque du Québec; et sur place, ne vous gênez pas, dites «Bonjour, M.Crenon, Mme Crenon ou Mlle Crenon».la moitié de la population du village s'appelle Crenon (en face, sur D'UN  L'AUTRE le célèbre moulin Desgagné de nie aux Coudres.Ci-contre : les collines adoucies de la Matapédia, à Sainte-leanne-d'Arc.l'autre rive du Saguenay, au village de Petit-Saguenay, ce sont des Houde.comme Jacques, l'animateur de Radio-Canada).puis, continuez votre descente vers Tadoussac en longeant la rivière Sainte-Marguerite; c'est beau, c'est grand et en même temps reposant.Et la 132?Que faites-vous de la 132?La 132 à laquelle il faut accrocher les noms les plus connus du tourisme québécois.Gaspé, Percé, la vallée de la Matapédia, la 132 qui couraille le long du fleuve et du golfe Saint-Laurent; de bons motels, de petits hôtels, des terrains de camping à profusion, des étalages à fruits, légumes et pains de ménage, des bateaux en écorce vendus en bordure de la route par des gamins aux cheveux en bataille.Et Caspé, et Percé, envahies par une étrange faune à la fois bohème et horriblement commerciale.les peintures à $200 qu'on pourrait acheter $35 pendant l'hiver, les tee-shirts « made in Hong Kong» avec de gros rochers percés imprimés en travers de la poitrine, les coquillages et toujours, omniprésents, les dollars.Et il y a aussi, la 117, terrible au nord de Mont-Laurier.La «sang-17» comme l'appellent les gens du nord-ouest québécois; n'y allez jamais au printemps, à moins que vous n'ayez une voiture louée par votre employeur (ce qui était mon cas pendant la dernière campagne fédérale) ou un ami chiropraticien qui va vous remettre le dos à l'endroit à votre retour.Mais l'été, c'est une autre histoire; le parc de La Vérendrye est un paradis, dit-on, pour les pêcheurs ?Ce serait mentir effrontément que de dire que Rouyn et Noranda sont de belles villes.c'est plutôt le contraire, mais à part une agressivité de première minute, les gens sont chaleureux.Val-d'Or est ma ville favorite dans le nord-ouest; je sais que c'est invraisemblable, mais je ressens exactement le même feeling à Val-d'Or que celui que j'avais en me promenant à Kansas City, à la frontière du Kansas et du Missouri dans le Midwest américain; Val-d'Or, c'est une ville de l'Ouest, toute jeune, avec trois grandes rues parallèles, jamais vu autant de tabagies pour si peu de population ; et on y vend les journaux de Montréal, d'Ottawa et de Toronto le jour même de leur publication.Je ne vous ai pas donné suffisamment d'indications en ce qui regarde les terrains de camping, les théâtres d'été, les points touristiques, les bons restaurants, les hôtels pas trop chers et convenables?Je vais vous donner un bien meilleur conseil: quand vous arrivez dans une ville, dans une région, achetez l'hebdo de la place; vous y trouverez une mine de renseignements.Deux ou trois semaines au Québec, ça vaut le coup.la 175, la 138, la 132^ la 169, la 108 chaque chiffre vous ramènera en mémoire une rivière, un visage, une nouvelle connaissance.Et avant que M.Lucien Filion, maire de La Tuque, n'expédie une lettre pour se plaindre, je termine avec sa 155 et son terrain de camping municipal.Oui, c est vrai, c'est le plus beau du Québec! Je parle du camping, pas de Lucien !.Ci-contre: le village de Percé, en Caspésie.Ci-dessous : halte routière à Témiscarning, dans le hlord-Ouest québécois.Régulier et King size La vraie douceur joue et gagne AVIS: Santé et Bien-être social Canada considère que le danger pour la santé croit avec l'usage\u2014éviter d'inhaler Moyenne par cigarette\u2014Formats King Size & régulier, \"goudron\" 7 mg, nicotine 7 mg.perspectives est publié chaque semaine par Perspectives Inc 231, rue Saint-Jacques Montréal P Q.H2Y1M6 Tél.282-2224 Représentant publicitaire MagnaMedia Limitée 231, rue St-)acques Montréal P Q H2Y 1M6 Tél 282-2120 Président et directeur général Jean-A Dion Rédacteur en chef Jean Bouthillette Rédactrice en chef adjointe Thérèse Dumesnil Rédacteurs Edouard Doucet Isabelle Lefrançois Secrétariat Liliane Bitursi Jacqueline Giroux Cisèle Payant Directeur artistique Pierre Legault Chef de la fabrication Michel Brunette Graphiste Jean-Marc Martin Collaborateurs réguliers Raymonde Bergeron Guy Fournier Cité Normand Hudon Claude Landré Henriette Major Margo Oliver Denis Plain Pedro Rodrigues Michèle Thibault Marie-Odile Vézina Président du conseil Charles d'Amour Vice-président Guy Pépin Secrétaire Gaston Vachon Trésorier Denis Laçasse ISSNO180-6790 4- 30 juin 1979 EN BASANT m LA par PEDRO RODRIGUES Depuis qu'on lui a, pour faire plus américain, ajouté un 7, la route 11 est devenue la 117.C'est la route de Sainte-Adèle, P.Q , celle aussi du mont Tremblant et, si vraiment ça vous tente de voir grand, celle qui conduit à la baie de lames.«A cent milles à l'heure sur la route 11», chante Fer-land; contentez-vous de rouler à 90, et en kilomètres s'il vous plaît! Prenez le temps d'admirer le paysage, ces magnifiques montagnes que I on nomme Laurentides Quittez l'autoroute du même nom juste après Saint-lérôme, à la sortie de Saint-Hippolyte et de Lafontaine, prenez la 117 et continuez vers le nord N'oubliez pas de visiter Saint-Sauveur, Sainte-Adèle ou Val David, stations de villégiature bien connues où I on trouve, entre autres choses, d'excellents restaurant' Poussez une pointe à Sainte-Agathe; un coup rendu, continuez |us qu'à Saint-lovite Et quant à faire, rendez vous jusqu'à Mont-Laurier, vous ne le regretterez pas Et arrêtez-vous aussi, à l'occasion, pour visiter quelques coins moins connus, en quittant la 117.DELTAPLANE AU MONT BELLE-NEIGE VILLAGE DE SÉRAPHIN Viande à chien, si Oh, le gros cerf-volant! Mais.il y a quelqu'un de suspendu en-dessous! En arrivant devant le mont Belle-Neige, à Val-David, de nombreux automobilistes quittent quelques secondes la route des yeux, le temps de s'étonner de cette apparition; avant de s\u2019esquiver dans un virage serré, la route 117 semble plonger vers cette montagne d'où s'envolent, lorsque le temps le permet, des deltaplanes par dizaines.C'est en effet à Belle-Neige que se trouve l'une des rares écoles où I on enseigne ce sport tout neuf.PISCICULTURE DE SAINT-FAUSTIN Cachez vos cannes à pêche! À la pisciculture provinciale de Saint-Faustin, vous ne taquinerez pas le poisson.Au contraire, c'est lui qui vous surprendra.Dans des bassins spécialement aménagés, les truites s'ébattent en attendant d'aller ensemencer nos lacs.Attablés devant une collection de bocaux remplis de spécimens rares, des biologistes vous préparent des histoires de pêche à raconter à vos enfants, plus tard MARCHE AUX PUCES DE SHAWBRIDGE \u2014 Vingt-cinq?\u2014 Quarante! \u2014 Ah! Y a pas de soin, y est ben beau, mais.\u2014 Bon, j'vous le laisse à trente! \u2014 Vendu! C'est grand comme un centre commercial sauf que l'on n\u2019y trouve pas un seul magasin.Rien que des vendeurs! A perte de vue, les vendeurs, presque aussi nombreux que les clients Sur un terrain vague, en bordure de la route 117, à Shavvbridge, voici le Marché aux P.u-ces, véritable magasin à rayons en plein air où l'on trouve pêle-mêle plantes en pots, tournevis, meubles anciens, vieilles godasses, sculptures modernes et essieux de tracteurs.Les prix?Bof, allez voir! Mais ne stationnez surtout pas sur le bord de la route parce que c'est défendu et parce que les flics aussi tiennent boutique par ici.TRAINEAU A ROULETTES AU MONT-GABRIEL Que diriez-vous d une petite glissade en traîneau' Oui oui! A cette époque de l'année! Au Mont-Gabriel, centre de ski fort réputé, vous pouvez même l'été dévaler les pentes en traîneau.à roulettes.Assez confortable, ce petit engin, et complet jusqu'au frein.Il vous permet de descendre à folle allure le long de deux pistes parallèles spécialement aménagées.?y** CHUTES WILSON C'est un peu difficile d'accès mais, comme première étape, cela vaut le détour.Pour vous qui arrivez de la ville, prenez votre premier bain de campagne aux chutes Wilson, Elles ne sont pas bien haut»*', des chutettes.quoi! Elles se trouvent à l'endroit précis où la rivière du Nord dégringole des Laurentides pour aboutir dans la plaine du Saint-Laurent, On y campe, on s'y baigne, on y joue au ballon, au frisbee, on y pratique le tir à l'arc Ah oui! Pour y arriver, informez-vous.Dès que vous aurez quitté l'autoroute, dans la longue montée de la route 117, vous y serez, mais comme l'entrée est a'sez difficile à trouver, demandez aux indigènes! ESCALADE A VAL-DAVID Durant l'été, Val-David*e donne des airs de Chamonix Tandis que la moitié de la population s'y promène en maillot de bain, l'autre moitié s'emmitoufle de chemises à carreaux, de pantalons de velours côtelé, de chaussettes de laine et de grosses chaussures.Sac au dos, cordes sur l'épaule, la ceinture transformée en étalage de pitons, mousquetons et autre quincaillerie spécialisée, l'autre moitié part en effet à l'assaut du mont Césaire ou de quelque autre paroi d'escalade.a.u.6 - 30 iu in 1979 30 juin 1979 - 7 zjBftiinr Guy FOURNIER UNE FOIS TOUS LES SIX ANS \u2014 Tu n'oublies pas demain ?\u2014 Demain ?Qu'est-ce qu'il y a demain ?|e regardai ma femme avec un petit sourire en coin.Pour une fois que je n'oubliais pas notre anniversaire de mariage ! Elle fronça les sourcils, plissa le front, puis s'exclama: \u2014 Mon Dieu ! notre anniversaire de mariage C'est bien la première fois que je l'oublie Dix-huit ans! C'est pas croyable.Sans que nous ayons à nous concerter, on baissa la tête chacun de son côté pour passer en revue toutes ces années.|e revis ma femme avec sa robe de satin café au lait, ses sandales à talons si hauts qu elle ne réussit jamais à les porter par la suite, et un bouquet de corsage qui avait bien mal supporté sa nuit au réfrigérateur.Elle ne me le dit pas, mais je suis sûr qu'elle me revoyait dans mon costume gris clair au pantalon trop grand.Entre le moment où j'étais passé chez le tailleur et celui où j'étais entré à l'église, deux mois fébriles s'étaient écoulés durant lesquels l'énervement d'un mariage prochain avait grignoté deux bons pouces de taille Même si mon père avait insisté pour me prêter ses bretelles de Chevalier de Colomb du quatrième degré, j'avais préféré prendre le risque de perdre ma dignité plutôt que de l'accrocher à ces abominables bandes élastiques.Après quelques minutes de ces bons et mauvais souvenirs, je levai la tête et mon regard croisa celui de ma femme.Elle sourit.Moi aussi.\u2014 Tu sais que nous avons six autres années de faites ?\u2014 Pas déjà?Je fis signe que oui.On baissa la tête encore une fois chacun de son côté pour passer en revue cet anniversaire d'il y a six ans où, exaspéré par ma femme qui me narguait et s'entêtait à croire que je n\u2019aurais pas le courage de la frapper, je finis par lui prendre une telle pincée dans le gras de la jambe qu'elle en arbora une ecchymose multicolore durant un mois.Elle passa doucement la main sur sa jambe en me lançant un regard qui en disait long sur l'attitude qu'elle adopterait s'il me prenait l'envie de récidiver.\u2014Qu'est-ce que tu avais fait à notre sixième anniversaire ?demanda-t-elle |e n'aurais jamais cru qu'elle pût oublier pareil affront Le temps arrange décidément bien des choses \u2014 Ecoute.Elle fit un vain effort de mémoire.Moi, je m'en souvenais comme si c'était arrivé la veille, mais j'avais tellement honte que je n'osais pas lui rafraîchir la mémoire \u2014 Dis-le moi.\u2014Tu lésais.Elle haussa les épaules \u2014 |e t'avais craché en pleine figure.\u2014Salaud ! Là, je me rappelle.Tu ne perds rien pour attendre, dit-elle en riant, un jour, ça sera mon tour.\u2014 Est-ce qu'on tire à pile ou face encore une fois ?\u2014 Pourquoi pas?jusqu'à maintenant, la chance m'avait souri et je ne voyais pas pourquoi cela ne continuerait pas le sortis une pièce de vingt-cinq cents de ma poche et, la tenant entre le pouce et l'index, je laissai à ma femme le soin de choisir: \u2014 Pile ou face?\u2014 Qu'est-ce que j'avais choisi la denière fois ?\u2014 La reine ! C'est normal quand on est la reine du foyer.Elle ne sourit même pas et choisit l'envers.|e lançai la pièce dans les airs, la repris prestement de la main droite pour l'écraser sur ma main gauche, le découvris la pièce solennellement pour apercevoir avec plaisir le profil de la reine.|e ne pus faire autrement que pouffer de rire.Avant même que ma femme n'ait eu le temps de se poser la moindre question, je lui appliquai une gifle retentissante en pleine figure.\u2014 Traître! cria-t-elle Les yeux pleins d'eau, se frottant la joue pour calmer la douleur, elle se jeta dans mes bras en disant : \u2014 Bon anniversaire quand même ! \u2014 Toi aussi ! Depuis que nous avons appris que les couples heureux se battent au moins une fois tous les six ans, nous n'avons jamais manqué à ce rituel tout à fait particulier Cette année pourtant une chose m'agace: pour la première fois, j\u2019aurais été vraiment malheureux que le sort ne me favorise pas ! 8-30 juin 1979 ATTENTION, PÊCHEURS! Les biologistes du ministère du Tourisme, de la Chasse et de la Pêche et ceux de l'université du Québec à Trois-Rivières ont étiqueté près de 4000 poulamons (loches) à Sainte-Anne-de-la-Pérade l'hiver dernier.Déjà, certaines loches étiquetées ont été capturées dans le Bas-Saint-Laurent par des pêcheurs à la ligne sur les quais.La collaboration des pêcheurs est essentielle à cette étude et il est très important que toutes les étiquettes capturées soient retournées au Service de l'aménagement et de l'exploitation de la faune au ministère du Tourisme, de la Chasse et de la Pêche du Québec.POUR CAPTER LE SOLEIL A l'université de Montréal, l'énergie solaire est à l'honneur.Deux serres solaires sont en voie de construction, l'une par la faculté d'Aménagement et l'autre par l'Ecole Polytechnique.La première est située sur le campus même, tandis que la deuxième est construite à Sainte-Martine.Ces serres permettront d'expérimenter différents types d'équipement pour emmagaziner l'énergie solaire.On y fera des essais sur la production agricole en serre dans nos condiitions climatiques.\\W\u2018 >îi vî (gentils maniaques Dans notre siècle de fabrication en série où chacun possède à peu près les mêmes objets que son voisin, il est très difficile de s'affirmer en tant que personne distincte et unique.Un bon moyen de se distinguer, c'est de devenir collectionneur.L'accumulation d'objets d'un certain type ou d'une certaine époque permet d'assouvir de façon élégante certains besoins primaires comme l'instinct de possession et le fétichisme.C'est aussi un agréable passe-temps.Le temps passé à rechercher les objets, à les acquérir, à les classifier est agréablement utilisé.Ensuite, on a la satisfaction d'étaler ses collections, de les montrer et de les commenter longuement devant un public d'experts ou de profanes, selon les catégories de gens qu'on désire épater.Entre le collectionneur de cartons d'allumettes et le collectionneur de pompes à incendie, il y a de la place pour toutes les excentricités, car qui dit collectionneur dit « maniaque ».Il y a les collections chic: livres rares, tableaux modernes, meubles anciens, les snobs: voitures sport ou bateaux de plaisance; classique : timbres, monnaies ou cartes postales ; banales : cartons d'allumette ou petite cuillères; encombrantes: automobiles, trophées de chasse ou locolotives; savantes: coléoptères ou ossements préhistoriques; enfin les bizarres: instruments de tortures ou gravures porno.Bien sûr, certains mâles essaient encore d'attirer les femmes dans leur antre grâce à leur collection de papillons, mais c'est carrément passé de mode.Des collections, il y en a pour tous les goûts, pour toutes les bourses et pour tous les âges.Qui, vers l'âge de dix ou douze ans, n'a pas collectionné les cailloux, les photos de joueurs de hockey ou les autographes de vedettes ?Il en existe aussi dans un sens plus abstrait.Il y a des hypocondriaques qui collectionnent les maladies, les névrosés les complexes, les maladroits les gaffes, les syndicalistes les griefs, les politiciens les promesses électorales.Mais j'ai une amie qui dépasse en originalité tous les collectionneurs de ma connaissance.Elle collectionne les collections.Elle possède des collections de gravures, de bouteilles, de cuillers de bois, de billes, de boutons, de pots de chambre, de plantes exotiques, de chats, de courtepointes, de vieilles dentelles et j'en oublie.Bien sûr, elle en entretient longuement qui veut bien l'entendre.Henriette Major UN THÉÂTRAL Les théâtre d'été offrent aux citadins et aux estivants l'occasion d'une balade en même temps qu'une soirée divertissante.Plusieurs de ces théâtres ont une réputation bien établie : le Théâtre de la Marjolaine, à Eastman; le Théâtre des Marguerites, à Trois-Rivières; l'Escale, à Saint-Marc; le Théâtre de Sun Valley.Signalons quelques nouveaux venus dans le circuit : le Dauphin, à Drummondville, le Saint-Laurent, dans ITIe Charron, à Longueuil.Ne tirez pas sur l'ombudsman Lorsqu'une personne croit avoir été traitée injustement par un service public ou un fonctionnaire du Gouvernement du Québec, elle peut s'adresser au Protecteur' du citoyen appelé communé ment ombudsman.Lorsqu'on soumet un problème au Protecteur du citoyen, il doit s'agir d'une décision ou d'une omission émanant d'un service ou d'un fonctionnaire du Gouvernement.Habituellement, le citoyen doit dépo ser un plainte écrite, mais souvent un simple appel téléphonique est suffisant pour que le Protecteur fasse enquête.Le Protecteur du citoyen, 14, rue Haldiman Québec, G1R4N4 Tél 643-2688 Québec 873-2021 Montréal.Touriste-secours Plusieurs bureaux de tourisme offrent un service gratuit de renseignements par téléphone.Par exemple, le bureau d\u2019In-foroute U.S.A.Les usagers des zones desservies par les codes 418, 613 et 819 peuvent composer sans frais le numéro 1 (800) 361-7486 Quant à ceux qui veulent visiter l'Ontario, ils peuvent téléphoner gratuitement aux services de renseignements de plusieurs villes de cette province.On atteint le bureau central de Toronto en demandant (416) 965-3448 à frais virés; à ce numéro, on prépond en français.Quant à ceux qui restent fidèles au Québec, ils peuvent obtenir des renseignements touristiques en signalant 1-800-462-5353.Mais ces services gratuits exigent de la patience de la part des usagers : les lignes sont souvent occupées DES TRESORS SAUVES Des oeuvres de l'historique église Notre-Dame, dont la chapelle a été la proie de flammes le 8 décembre dernier, seront exposées au Musée des Beaux-Arts de Montréal jusqu'au 30 septembre.L'incendie a touché également le musée de l\u2019église dont les oeuvres furent sauvées grâce â une équipe de volontaires sous la direction du restaurateur en chef du musée, M.Robin Ashton.Parmi les objets exposés, on pourra admirer des broderies de leanne Leber, des pièces d'orfèvrerie datant du régime français, un ensemble de vêtements liturgiques ayant appartenu à l'évêque de Québec, Mgr de Pontbrian, et une série d'huile sur toile d'Arthur Gumdon s'inspirant du folklore iroquois.L\u2019hospitalité «énergique» L'Hydro-Québec vient de déterminer son programme de visites industrielles de l'été qui permettra encore cette année aux Québécois et touristes de visiter certaines des installations de l'entreprise Selon ce programme, sept centrales, en plus de l\u2019éolienne des îles de la Madeleine, seront ouvertes au public au cours de l'été, soit les centrales de Carillon, Rivière-des-Prairies, La Tuque, Manic II, Manic III, Manic V, Gentilly II Les dates et heures d'ouverture varient de l'une à l'autre.Rappelons qu'on peut visiter les centrales de Beauharnois et de Gentilly II à longueur d\u2019année.La centrale thermique de Tracy demeure accessible sur demande seulement.Les centrales seront ouvertes tous les |ours de la semaine et des guides seront à la disposition du public Lorsqu'un groupe de visiteurs excède dix personnes, le service des relations publiques de la région doit être prévenu L'an dernier, les installations de l'Hydro-Québec avaient reçu 75000 visiteurs.Manque de souffle Une enquête du ministère tédéral des Transports révèle que 70 p.c.des voitures circulent sur les routes canadiennes avec des pneus mal gonflés Le sous-gonflage des pneus augmente la consommation d'essence et les risques d'éclatement et d'usure Automobilistes, seriez-vous dégonflés ?ANNÉE BEETHOVEN Trente-six concerts et spectacles de qualité pour 50 dollars.Qui dit mieux?Au Festival d'été de Lanaudière, 1979 est l'année Beethoven, le Quatuor Orford, Angèle Dubeau, l'Orchestre symphonique de Montréal sous la direction de Charles Dutoit, l'Orchestre symphonique des jeunes de Tokyo et beaucoup d'autres: On se renseigne auprès de Nathalie Bourque: (514) 759-6202.30 juin 1979-9 Photo Frank Piazak Qi connaît.\t.LABONNEGQMne mais qui est Marçp Oliver?¥ \t PAR FRANÇOISE AUBIN Margo Oliver existe-t-elle vraiment?Voilà l'étrange question que de nombreux lecteurs de Perspectives semblent se poser Il y a une Margo Oliver que sa chronique hebdomadaire la Bonne Cuisine\u2014suivie, appréciée, découpée et mise en albums \u2014 a fait connaître aux quatre coins du Québec.Mais il y en a une autre, discrète, dont nous ignorons tout.Elles ne font qu'une seule et même personne, bien sûr, sur laquelle nous aimerions lever un peu le voile Que l'on doute de son existence, cela la fait rire sans l'étonner: elle a déjà, le plus sérieusement du monde, joué la femme imaginaire.Elle a été en effet, à ses débuts, cette vénérable institution qu'on nomme Betty Crocker.Eh oui! Après des études en diététique et en sciences de la nutrition, elle est allée se spécialiser à la célèbre Faculty of Home Economies de l'Université du Minnesota.C'est de là qu elle passa, aux Etats-Unis toujours, à la compagnie General Mills où on l'engagea comme apprentie.Betty Crocker Qui ne connaît le visage souriant \u2014 toujours le même \u2014 de la fameuse Betty?De nombreuses spécialistes ont assumé, au cours des années, son rôle d'informatrice et de conseillère auprès du grand public C'est dans ce rôle que la jeune Margo Oliver commença l'apprentissage de son métier.Elle travailla d'abord au contrôle des produits où elle acquit l'habitude de l'exactitude et de la rigueur Elle passa ensuite aux cuisines expérimentales de la meunerie où elle put enfin exercer ses facultés créatrices.Sitôt I4 jeune Betty bien entraînée, on lui confia la tâche d'organiser, au Canada cette fois, une cuisine expérimentale.Elle s'occupa de la mise au point de nouvelle* recettes et voyagea beaucoup, d'un bout à l'autre du pays, pour y faire des démonstrations cul.inaires.C'est en 1959 qu'elle entra au service de Perspectives.Elle se dépouilla d'un symbole pour devenir elle-même, c'est-à-dire Margo Oliver.Elle ne l'a jamais regretté.Soucieuse, semaine après semaine, de nous faire bien manger, Margo Oliver s'est voulue enseignante minutieuse, à l'écoute des besoins du milieu.Car sa classe \u2014 si on nous passe l'image \u2014 est à la taille du Québec et ses élèves forment une foule disparate.On y trouve des centaines de milliers de femmes et un nombre de plus en plus élevé d'hommes, des adolescents aux vieillards.S'y côtoient riches et pauvres, car peu importe le niveau de vie, chacun doit manger tous les jours, des gens ordinaires, qui ne demandent rien d'autre qu'un bon repas tout simple, aux fines bouches qui n'apprécient que les mets les plus délicats Comment concilier tous ces palais et tous ces besoms?Margo Oliver, dès les débuts, se mit à l'écoute de ses innombrables lecteurs.Très vite elle excella dans l'art de contenter tout le monde, à tour de rôle si on peut dire, selon ses goûts et son budget.Elle s'appliqua aussi à faire apprécier du plus grand nombre des denrées et des procédés moins connus.Si la plupart de ses chroniques traitent d'aliments simples, à la portée de la majorité des bourses, il lui arrive de temps en temps de taquiner les extrêmes, qu'il s'agisse de bons plats consistants mais dont le coût est exceptionnellement bas, ou de mets divins qu'il faut payer, hélas! les yeux de la tête mais qu'un peu tout le monde peut \u2014 et aime \u2014 s'accorder à l'occasion.La table est un lieu de plaisirs qu'il ne faut pas négliger.Mais peut-on, de semaine en semaine, réinventer la cuisine?«Non, dit catégoriquement Margo Oliver: des recettes nouvelles, cela n\u2019existe pas Tout ce qui peut se manger a déjà été apprêté de toutes les façons possibles.On ne peut guère qu'apporter des modifications aux recettes qui existent déjà ou en donner des variations.Cela importe peu, toutefois, puisque le stock mondial de recettes est pratiquement illimité et que nul être humain ne peut |amais toutes les connaître.\u2014 Comment la cuisine se renouvelle-t-elle alors?\u2014 Si on n'invente plus de recettes, on peut toujours en découvrir \u2014 et c'est en ce sens qu'elles sont nouvelles.On les adapte de façon à utiliser les ingrédients disponibles dans notre milieu; on fait des substitutions.On peut aussi les modifier de façon à les rendre plus conformes à nos goûts particuliers; on peut quelquefois les améliorer, les clarifier, les simplifier.\u2014 Comment alimentez-vous votre imagination pour ainsi diversifier vos chroniques?\u2014 Avant l'imagination il y a la recherche, dans les livres et auprès des gens.Mes recettes, je les glane ici et à l'étranger.A l'occasion je m'inspire d'un repas pris au restaurant, |e fais aussi appel à ma mémoire.Et, puisque c'est mon métier, je suis toujours à l'affût.De la cuisine \u2014 comme dit Guy Lafleurdu hockey \u2014 j'en mange.» Margo Oliver, qui est volubile sur son métier, est fort discrète sur sa personne Que vous dire de plus sinon qu'elle est mariée et heureuse, qu'elle aime la vie simple et tranquille, qu elle aime faire la cuisine pour elle-même \u2014 eh oui! \u2014 et qu'elle adore son métier par-dessus tout?Une chose est certaine maintenant: Margo Oliver existe.Et si elle se cache derrière son nom prestigieux, c'est par pure discrétion.10-30 juin 1979 \u2022f *' Riz auxpommes SANS UN GRAIN DE DIFFICULTÉ -RECETTE AU RIZ N° 12 Pour obtenir d autres délicieuses recettes au riz Minute Rire, écrivez à-Recettes Minute Rice.Cuisines General Rxxls.GP.4019.succursale A.Toronto.Ontario MW 1|6 Cinq minutes' Cela suffit pour préparer une surprise qui régalera toute la famille.Premièrement, couper une pomme fraîche bien ferme en petits dés de taille uniforme Ensuite, ajouter à l\u2019eau bouillante la pomme coupée et le riz Minute Rice* C\u2019est tout.Du riz aux pommes, sans un grain de difficulté Pour varier, remplacer la pomme par une demi tasse de ravins secs ou de noix dans la préparation de cette recette Avec le riz Minute Rice, c\u2019est toujours aussi simple, toujours aussi rapide Le riz à grain long qui est prêt en 5 minutes.Marques déposées dp General fonds landee PSjTT!____________ LE QUEBEC, CAPITALE MONDIALE DU PLEIN AIR?Tout comme Chamonix se targue, et à juste titre, d'être la «capitale mondiale uè'ralpinisme et du ski», le Québec pourrait bien revendiquer un jour le titre de «capitale mondiale du plein air».A part les chaînes du Grand Nord, nous avons la verticale timide, soit.Mais en revanche, que d'horizons variés et majestueux, pour satisfaire les élans de dépassement physique et le besoin d'émerveillement! Il faut aller dans les pays d'Europe, savoureux mais morcelés et populeux, pour apprécier les étendues ininterrompues de plaine, de montagne et d'eau qui sont nôtres.Elles font d'ailleurs l'envie des assoiffés de liberté qui, justement, commencent à nous arriver d'outre-mer pour vivre ici des vacances de pleine nature.Quant au Québécois, depuis une dizaine d'années, il apprécie de plus en plus le «déplacement autonome dans l'environnement naturel» et le fait entrer dans ses moeurs.Selon ses affinités, on explore le milieu au rythme de ce balancement harmonieux qu'est la marche; cela s'appelle larandonnée pédestre et peut se vivre en quelques heures comme se dérouler sur plusieurs jours, voire même des semaines ou des mois.Question de souffle et de disponibilité.On parcourt aussi le pays à vélo, et l'on fait alors du cyclo-tourisme.Découvrir le monde à six milles à l'heure, selon l'expression chère à Ivan Illich.Loin des autoroutes, bien sûr! Mais si l'eau est son élément de prédilection, ce ne sont pas les rivières qui manquent pour s'y lancer en canoe ou en kayak, non plus que les lacs, pour y glisser vent dans les voiles.Et aux amateurs de contacts plus profonds, la plongée sous-marine réserve ses surprises, tantôt archéologiques, tantôt naturalistes.Le monde minéral attire également le spéléologue dans des cavernes mystérieuses, où stalagmites et stalactites offrent leurs sculptures délicates et chatoyantes aux regards qui les ont méritées, tout comme le grimpeur savoure le panorama qu'il a gagné à force de progression patiente et réfléchie, sur la paroi de beau granit Dans la plupart des cas, la discipline de plein air choisie, qu'elle s'exerce sur les sentiers, par voie d'eau ou à flanc de rocher, s'accommode bien du coucher sous h tente qui vient confirmer le sentiment d'autonomie et de dépaysement.Le camping peut, î» V'- également, devenir en soi une forme de plein air, même si certaines expériences de «sardinage» permettent de douter des bienfaits d'un air vicié par les odeurs et les bruits transplantés de la ville.Si vous avez vu le film de l'O.N.F.intitulé la Vraie vie, vous comprenez ce que je veux dire.Sinon, offrez-vous-le, à condition de supporter l'humour indigeste dont se teinte parfois la triste réalité.Depuis la création des diverses fédérations, la pratique des activités de plein air connaît un essor fulgurant.En fournissant le matériel de base, l'encadrement d'initiation, des guides de poche pratiques et des programmes bien agencés et soutenus, les federations et leurs clubs offrent au débutant \u2014 et jusqu'à l'adepte chevronné \u2014 une structure d'accueil chaleureuse et formatrice, où les connaissances et les interrogations de chacun s'expriment au profit de ces collectivités d'affinités que constituent les mordus de telle ou telle discipline.Les grandes fédérations de plein air ont leur siège social au 1415 est,-de la rue larry, à Montréal, et on les rejoint au téléphone en composant (514) 374-4700.Elles disposent chacune d'un petit coin au Secrétariat des organismes de loisir (S.O.L.Q.) mis à leur disposition par le Haut-commissariat à la Jeunesse, aux Loisirs et aux Sports.C'est également au S O L.Q.que loge la Fédération des bases de plein air, autre élément important du tableau.Car si le camping reste le moyen de logement préféré d'un grand nombre d'amoureux de la pleine nature, les bases de plein air offrent un hébergement, du matériel, des installations, des moniteurs et souvent un esprit qu'on ne peut retrouver dans la solitude du camping sauvage ou du camping organisé.Plusieurs adeptes du plein air élisent telle base parce que la voile y dispose d'un plan d'eau et d'une flotte intéressante, telle autre parce que l'escalade y est particulièrement à l'honneur, telle autre encore pour ses réseaux de sentiers.Certaines recrutent surtout une clientèle adulte, alors que d'autres mettent l'accent sur la famille.Il y en a donc pour tous les besoins et tous les plaisirs.La famille est, naturellement, l'enfant chérie de l'organisme Vacances-Familles, qui s'est donné pour mission d'offrir un large éventail de programmes de vacances à prix modiques, comprenant la plupart du temps le transport, l'hébergement, toutes sortes d'activités parmi lesquelles, bien sûr, beaucoup de plein air.L'adresse de Vacances-Familles: 1661, avenue du Parc, à Sainte-Foy.Si on est dans la région de Québec, on compose (418) 658-0576 et pour les appels interurbains, c'est 1-800-463-4636.Vacances-Familles publie un journal tous les deux mois, de même qu'une documentation sur ses activités courantes ou périodiques.Autre avenue pour passer des vacances familiales dans la nature: la fédération des Agricotours du Québec, qui chapeaute l'hébergement à la ferme à travers le Québec et dont le siège social est situé au 515 de l'avenue Viger, à Montréal.Au téléphone: (514) 288-8090 ou, de partout au Québec et sans frais, 1 800-361-6196.Mais c'est probablement dans les nombreux parcs et réserves du Québec que se retrouveront, cet été encore, les amateurs de plein air à la recherche d'une structure d'accueil à la fois souple et suffisamment réglementée pour assurer le respect des droits de chacun et de l'environnement Le réseau de ces lieux privilégiés s'approche des grands centres urbains, tout comme il atteint des coins perdus qui constituent de véritables joyaux de sauvagerie.La plupart des grands parcs disposent d'une station d'accueil où un personnel d'animation propose les «spécialités» du milieu L'interprétation de la nature est à l'honneur dans ces lieux de conservation, de récréation et d'éducation.Certains dispensent l'initiation à certaines disciplines de plein air: tous sont répertoriés dans la brochure Activité s et tarifs, parcs et réserves du Québec (1979/80) publiée par le ministère du Tourisme, de la Chasse et de la Pêche, direction générale des parcs et du plein air.Chaque région administrative la distribue à son bureau, inscrit au bottin téléphonique.Aux pages 56 et 57, on trouve la liste des activités et services de chacun des parcs et réserves, ce qui permet de choisir ses vacances «à la carte».Et choisir des vacances plein air, soit dit sans grandiloquence, c'est opter pour la sérénité et le renouveau qu'apporte infailliblement l'action harmonieuse dans la grande nature.Foi de femme de plein air! Thérèse Dumesnil 12- 30 juin 1979 ****\u2022001** de .\u2022 Ginette Reno, c'est le moteur du showbizz québécois.C'est notre Reno 30 à nous! Claude Landré naît bien àlemoivpour taire une vraie bonne limonade!\u201d Les fabricants du jus de citron le plus populaire présentent la limonade Reaiemon.la seule limonade en cristaux à saveur naturelle de citron avec pulpe de citron véritable.Additionnée de vitamine C. OCCTCO M 190* nc COVCKIWDfT mttSQUKÊ HBTOWUL * \\i 'ras».,-7L.Festival du pain de Cookshire Bien sûr, on fail el on offre du pain dans celle petite ville de 3000 habitants qui en est à son sixième festival, cet été.Du pain de différentes variétés, préparé selon les bonnes vieilles méthodes de jadis.L\u2019année dernière, plus de 200 femmes de la région ont mis la main à la pâte.Attractions diverses et concours de coupeur de pain et de souffleur de farine! On peut prendre sur place de robustes petits déjeuners campagnards, avec du pain frais, naturellement A ne pas manquer si vous êtes un amateur de pain.Du 8 au 10 juillet.Musée de Stanbridge-Est Très intéressant musée sur l\u2019histoire et les traditions locales, installé par la Société historique du comté de Missis-quoi dans le vieux moulin à eau Cornell (1830) parfaitement restauré.Ouvert tous les jours.On peut pique-niquer au bord de la rivière aux Brochets et passer en revue, par la même occasion, une vaste collection d\u2019instruments aratoires et de machinerie pour la ferme, un magasin général et un atelier de forge restaurés.14 - 30 iuin 19/9 Coins et recoins *1,'LSTRIL par IACQUES COULON De la baie Missisquoi au lac Saint-François, les Cantons de l\u2019Est s'étendent sur une vaste région de terres en culture et de forêts, de lacs et de rivières.Au nord, les Bois-Francs et, plus à l'est, la Beauce.Des vergers de Fre-lighsburg aux fermes opulentes des rives du lac Memphrémagog, de Sherbrooke aux terres pauvres, rocheuses et boisées qui vont jusqu'au lac Mégantic, cette région est riche et d'une grande variété.La physionomie des petites villes et villages, le style des églises et des édifices publics témoignent de la forte influence des Etats de Nouvelle-Angleterre, tout proches, et des pionniers qui développèrent le pays: Loyalistes américains, Ecossais et Britanniques.Les grands lacs et le parc provincial du mont Orford offrent de nombreuses activités de plein air aux amateurs de camping, de voile, de randonnées pédestres, etc.Si les Cantons vous tentent, voici quelques suggestions d'itinéraires secrets, de curiosités et de sites peu connus pouvant agrémenter de courtes balades d'été. Eccles Hill Entre Philipsburg et Frelighsburg, la campagne est particuliérement belle, I suffisamment accidentée pour être attachante.Frelighsburg, situé au coeur d'une riche région agricole, est un vil- Ilage qu'il faut voir.Si l'histoire locale vous intéresse, arrêtez-vous un mo-' ment à Eccles Hill, classé site historique national et que vous trouverez sur la ' route allant de Pigeon Hill à Frelighsburg, à deux ou trois milles de ce dernier village.Un monument sommaire, : au sommet d'une butte face aux hautes J collines du Vermont, rappelle qu'un détachement des Canadian Volunteers ; and Home Guards repoussa une inva-| sion fénienne à cet endroit, le 25 mai E 1870.A deux pas habite Euchariste | Messier, cultivateur originaire de la ré- gion, qui entretient le site historique pour le compte du gouvernement fédéral.C'est un homme aimable, qui habite là où vivait Margaret Vincent une bonne vieille du pays abattue par inadvertance par des soldats canadiens qui l'avaient prise pour une espionne des Féniens.Euchariste Messier vous montrera la petite stèle élevée à sa mémoire au pied d'un arbre, en bordure de la route, et vous dira volontiers ce qu'il sait d'histoire locale.Stanstead-Dufferin Heights Stanstead est une petite ville très coquette à deux pas de la frontière américaine.C'est l'un des tout premiers établissements des Cantons de l'Est, un centre éducatif bien organisé avec son musée local, sa société historique, ses résidences fortement marquées par l'architecture traditionnelle des États de la Nouvelle-Angleterre.Un peu avant Stanstead, en Lx>rdure de la route no 5, se trouve Dufferin Efeights, colline au sud du terrain de golf.On s'y arrête surtout pour le coup d'oeil.Par temps clair, la vue s'étend sur une centaine de milles à la ronde.Une sorte de monument-souvenir au centre duquel se trouve une carte explicative de la région, en bronze coulé, a été érigé en 1927.Sur une plaque sont inscrits les noms des premiers colons venus s'installer dans la région de Stanstead vers 1796-1800 Lennoxville A trois ou quatre milles au sud de Sherbrooke, vous trouverez à Lennoxville plusieurs antiquaires, dont une vieille boutique au carrefour des routes nos 22 et 28 qui se spécialise dans les armes à feu.Celle qui se trouve au centre du village regorge d'objets les plus hétéroclites.Quels que soient vos goûts et votre budget, vous finirez par dénicher une pièce intéressante.Si vous avez un penchant pour l'agriculture, allez voir la ferme expérimentale que maintient le gouvernement fédéral.Visites du lundi au vendredi.MIRA J Baldwin Mills Vous y découvrirez la plus importante station de pisciculture de la province.La production pour l'ensemencement des lacs comprend surtout plusieurs variétés de truite, du maski-nongé, de la ouanamche A peine un mille plus au sud se trouve le lac Lyster, dominé par une sorte d'-éperon rocheux et boisé, le mont Pinacle, haut d'environ 600 pieds.Il y a au bord un magnifique terrain de camping et de pique-nique.L'eau du lac, très poissonneuse, est d'une pureté exceptionnelle Sans doute, grâce à la vigilance des résidants qui combattent toute source de pollution.La Piggerie (North Hatley) Cet été, La Piggerie, de North Elatley.présentera trois pièces en anglais, à partir de la fin juin.Rappelons, pour ceux qui l\u2019on oublié, que La Piggerie est un théâtre champêtre fondé il y a une dizaine d'années par un groupe de mécènes anglophones.La salle, fort bien équipée, est aménagée dans une ancienne porcherie transformée, bien sûr, et modernisée.Vous trouverez facilement ce théâtre sur la route secondaire allant de North Hatley, à la tête du lac Massawippi, à Katevale.Des petits cochons découpés dans du contreplaqué indiquent le chemin à suivre On se renseigne en téléphonant à: (819) 842-2796\tSuite page 16 r I f| \u2022 V .-V; i 30 juin 1979- 15 Coins et recoins de L\u2019ESTRIE 10 1979 um Avis: Santé et Bien-être social Canada considère que le danger pour la santé croît avec l'usage - éviter d'inhaler Moyenne par cigarette - \"goudron\u201d 12 mg, nie.0.9 mg.extra Spéciale extra Douce Savourez le bon goût Rothmans dans une cigarette spéciale douce' ¦iXt Ml»**- de l'hôtel de vide aux curieux T | O N E D E R A conf MSBSALMi 30 1979 ium Musée de Knowlton Dans cet élégant village fondé en 1834.le musée de la société historique locale est installé dans une vieille maison de brique blanche II est ouvert durant les mois de tuillet et août, le dimanche de 14 heures à 17 heui^s et les jours de semaine de 10 heures à 17 heures.Une annexe a été érigée par le village dé Knowlton en collaboration avec le Gouvernement du Québec comme contribution au centenaire de la Confédération.On y voit en particulier une belle collection de poupées et jouets canadiens de la fin du siècle dernier, une importante collection d'aftiches de propagande imprimées au Canada durant la Première Guerre mondiale, des armes à feu américaines et britanniques du XIXe siècle et une foule d'autres objets ayant appartenu à des gens de la région Les vieux cimetières C'est le long des routes de campagne.a proximité des villages, que vous pouvez découvrir de vieux cimetières dont la plupart sont d'origine écossaise La société d'histoire des Cantons de l'Est a entrepris d'en dresser une liste.En gros, il en existe probablement une trentaine, les plus anciens datant de 1840-1850 Voyez, par exemple, ceux de Barnston, Compton, Eaton Corner, Milan Pour beaucoup, les an- ciens cimetières ne sont guère plu-qu'une curiosité, mais à ceux qui s'occupent d'histoire régionale, ils apportent de précieux renseignements sur l'origine des noms de villages et de rues, sur les fondateurs des vieilles paroisses.S'ils vous intéressent, parcourez de préférence les petites routes qui sillonnent toute la région bordée à l'ouest par les routes no 22 (Sherbroo-ke-Stanhope), au nord par la route no I (Sherbrooke-East Angus-Saint-Gérard) et à l'est par celle qui va de Saint-Gérard à Lac-Mégantic et Woburn.Eaton Corner Eaton Corner, village minuscule à environ 16 milles de Sherbrooke (en (tassant par Lennoxville et la route no 28) était jadis un gros bourg qui avait ses hôtels, son forgeron, ses magasins.Le cimetière, disproportionné avec le village actuel, en fait foi.Le vieil hôtel de ville qui abrite tout un assortiment d'ancienne machinerie agricole, était au début du siècle une «académie» où l'on donnait déjà un enseignement secondaire.La pénétration du chemin de fer fit perdre à Eaton son importance au profit de Cookshire On visite l'ancienne église désaffectée (probablement construite en 1816) et transformée en musée par la société historique locale.Il y a bien des choses intéressantes dans ce musée de fortune qui vaudrait d'être mis en ordre, présenté avec goût La société historique, hélas, n'a pas un sou.Mme Raymond Coates ouvre volontiers la porte de l'église et Le lac Memphrémagog Au suri de Magog, l'immense lac (30 milles de long) s'étend jusqu'aux Etats-Unis Autrefois, les gens qui passaient du Connecticut à la rivière Saint-François circulaient sur le lac.Le parc municipal de Magog, complètement réaménagé l'année dernière (pelouses, tables de pique-nique, manèges pour enfants, plage balisée), s'avance sur un petit cap boisé.Des excursions sur l'Aventure II ont lieu tous les dimanches, du 1er juin à la mi-septembre.Au cours d'une randonnée de 56 milles (S heures et demie) l'Aventure II passe devant les endroits les plus pittoresques: Saint-Benoît-du-Lac, le mont Owl Head, Georgeville, les îles des Trois Soeurs, etc. Coins et recoins de L\u2019ESTRIE Le lac Megantic Le lac Mégantic, c'est un peu la limite des Cantons de l'Est Après, vers le nord-est, c'est la Beauce La petite ville du même nom est une localité isolée, séparée de Sherbrooke par quelque 70 milles de terrain accidenté, marécageux et boisé, de fermes pauvres et de pâturages pierreux.Beaucoup de gens vous diront que le lac Mégantic est le plus beau lac des Cantons.Mise à part la fierté régionale, c'est peut-être vrai.\u2022 i r ¦ .(*f Ungftit coup ici.Un pTtit coup parlé é à PROTEGES EMBELLIT VINYt (U** \u2022O»* MATIfPt PlAUlQU* W VIPWI MMKVtAS Il embellit tous les objets en vinyle, cuir, bois, caoutchouc et plastique.Il protège contre les effets du brouillard fumeux, l'ozone, les rayons ultra violets, la chaleur, le froid, la saleté et la suie à ü ARMOR ALL Protectant peut faire le travail de 4 à 5 autres produits par lui-méme.Utilisez-le pour votre maison, bateau, voiture, patio, atelier, bureau, n\u2019importe où.Il protège tout ce qui en vaut la peine.REMET TOUT COMME NEUF Il est, en tout cas, moins pollué que les lacs Brome et Memphrémagog, par exemple.De Sherbrooke, passez par Cookshire, Bury, Gould, Stornoway C'est la route la moins monotone.En chemin, arrêtez-vous à Stornoway qui fut naguère un gros bourg écossais.L'église immense et de style indéfini, construite en 1906, domine un vaste pays de collines boisées.En face, se trouve le cimetière dp Winslow, ouvert en 1B51, où repose Malcolm Smith, soldat de la région ayant participé à la bataille de Waterloo.Si les vieux moulins à eau vous intéressent, prenez à gauche la route de Stratford et.à un mille ou deux de Stornoway, allez visiter le moulin des soeurs Legendre, bâti par leur père en 1888 et fort bien conservé.De la route no 34, à environ un mille de Lac-Mégantic, on découvre le lac du même nom et un panorama splendide Gilles Dallaire, correspondant de /a Tribune, connaît la région comme sa poche.Il me parlait du «Megantic Out- law», de la colonisation écossaise du milieu du siècle dernier, du passage des troupes de Benedict Arnold en octobre 1775 (à l'hôtel de ville, on conserve deux clefs symboliques faites avec des armes trouvées là où les soldats américains avaient campé), des ruines du monastère trappiste de La Patrie, etc.Pour jouir réellement du lac Mégantic et de ses rives sauvages, faites le tour en passant par Marsboro et Piopo-lis.Il y a de belles grèves sablonneuses près de ce village fondé par des zouaves pontificaux qui, durant l'été, compte quatre fois plus d'estivants que de résidants permanents.Vous pourrez louer un bateau, aller à la pèche ou vous baigner.i\tï\tï rv\trr - r'-, Obtenez un échantillon gratis en écrivant a Canadian ARMOR ALL* Products Limited, P O Box 2027, Station B', Rexdale, Ontario.M9V 2B3 « Canadian ARMOR ALL Products Ltd.1979 18-30/uin 1979 surtout peut-être, d'une faune et d'une Pore protégées que des animateurs spécialisés interprètent à coeur de saison aux visiteurs.Le parc de la Gatineau, qui n'est ni un parc national ni un parc provincial, est soumis à la loi de la Capitale nationale.Divers paliers de gouvernement y exercent des responsabilités.Les municipalités statuent sur le zonage des terrains privés qu'il renferme, et le Gouvernement du Québec gère sa faune.Une magnifique carte, été d'un côté, hiver de l'autre, en plus de signaler les principaux éléments du parc, donne un relevé qui permet d'identifier, à l'aide de croquis, plusieurs espèces de végétaux et d'animaux, selon la saison.C'est au parc de la Gatineau qu'est situé Camp Fortune, ce centre culturel où l'animation ne manque pas.Qu'on se souvienne seulement des spectacles de chansonniers que la télévision de Radio-Canada nous retransmettait l'été dernier de ce site enchanteur.Le parc de la Gatineau possède aussi un lac réservé aux handicapés, non pour la baignade mais spécialement ensemencé pour la pèche.On y a aménagé un quai pouvant accueillir les fauteuils roulants; aux abords du lac, des tables construites en fonction d\u201cs besoins des handicapés les attendent pour le pique-nique.L'Outaouais, c'est aussi le Canal Rideau, ses promenades romantiques et la proximité d'une activité culturelle qui englobe le théâtre, l'opéra, les expositions.Est-ce à cause de ce voisinage avec la «frontière» qu'il est si difficile d'obtenir des photos en provenance du ministère du Tourisme, de la Chasse et de la Pêche?Dans le grand album des régions québécoises, l'Outaouais brille parson absence.Et pourtant!.Cinquante lacs et vingt-quatre cours d'eau, répartis dans les comtés de Hull, Gatineau, Papineau et Pontiac: voilà une façon d'imaginer la région de l'Outaouais.Avec tant d'eau en perspective, on pensera à la pêche, la baignade, le canotage, la voile, la plongée sous-marine, sans oublier les images de draveurs.Pendant des siècles, la rivière des Outaouais a été l'une des ' grandes voies de navigation de l'est de l'Amérique.La rivière du Nord, la Gatineau, la Lièvre, la Petite-Nation et la Petite-Rouge s'y jettent à coeur joie.Le climat de la vallée de l'Outaouais est relativement clément; au printemps, le trille et l'érythrone parsèment les sous-bois de leurs taches jaunes, blanches et rouges bien avant que les premières fleurs sauvages n'envahissent des régions voisi-vJk.nés comme celle des Laurentides, par exemple.* La récréation dans la nature, enrichie d'évocations historiques, de découvertes archéologiques, de trouvailles minéralogiques, d'i-L dentification d'une flore riche et variée, trouve dans l'Outaouais (k; un terrain de prédilection.Y\tLe ministère du Tourisme, de la Chasse et de la Pèche y admi-
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