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Le soleil
Journal quotidien d'information de grande diffusion publié à Québec. Il a longtemps été associé directement aux partis politiques libéraux.
[...]
Le Soleil voit le jour à la fin de 1896 pour prendre la relève du quotidien d'allégeance libérale L'Électeur, qui avait subi la réprobation de l'Église. Sans perdre un seul jour de publication, le journal, qui avait publié les contributions de Louis Fréchette, Arthur Buies et Wilfrid Laurier, est relancé sur un ton plus modéré, sous son nom actuel, à l'initiative d'Ernest Pacaud et des directeurs de la Compagnie d'imprimerie du Québec.

Jusqu'au milieu du XXe siècle, les principaux actionnaires et dirigeants du journal sont des hommes politiques libéraux. Le Soleil s'affiche d'ailleurs pendant tout ce temps comme un organe des partis libéraux provincial et fédéral. Il deviendra par la suite un journal d'information généraliste.

Au fil des ans, le journal accueille les contributions de grands rédacteurs et journalistes : Ulric Barthe, Henri d'Hellencourt, Jean-Charles Harvey, Joseph Barnard, Raymond Dubé, Joseph Hardy, Joseph Voisard, Henri Dutil, Paul Audet et Gilbert Lavoie, parmi plusieurs autres. Dès le milieu des années 1930, Germaine Bundock et Renaude Lapointe tiennent des chroniques féminines et couvrent les actualités culturelles et sociales; viennent ensuite Monique Duval, puis Lise Lachance. Le journal imprime des photographies d'Alcide puis de Pierre Martineau, et plus tard de Raynald Lavoie et de Clément Thibault. Les caricaturistes Raoul Hunter, puis Berthio (Roland Berthiaume) et André-Philippe Côté y feront aussi leur marque.

En 1936, Le Soleil consolide sa présence sur le marché de la presse quotidienne de Québec lorsqu'il acquiert son concurrent, L'Événement, publié depuis 1867, puis Le Journal en 1938. Les deux titres sont fusionnés. L'Événement-Journal sera publié de 1938 à 1962, puis il reprendra le nom de L'Événement jusqu'à sa fermeture définitive en 1967.

Après avoir été présidé par la famille Gilbert (à partir de 1948), Le Soleil est acquis en 1974 par Jacques Francoeur et le groupe Unimedia. Le journal passe aux mains du groupe Hollinger de Conrad Black en 1987, puis à celles du groupe Gesca en 2000. En 2006, pour faire face à la concurrence du populaire Journal de Québec, il abandonne le grand format pour adopter le format tabloïd.

Le Soleil
est tiré à 22 000 exemplaires en 1907, à 49 000 en 1932, à 121 000 en 1960, à 160 000 en 1971, pour redescendre à 100 000 exemplaires en 1987 puis à 80 000 en 2000.


Sources :


BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 11-15.

LEMIEUX, Louis-Guy, Le roman du Soleil - Un journal dans son iècle, Québec, Septentrion, 1997.

BOIVIN, Mathieu, « Tout petit, le Soleil », Trente, vol. 31, no 8, septembre 2007.

CARDINAL, François, « Le Soleil brillera-t-il pour Gesca? », Trente, vol. 25, no 6, juin 2001.


Éditeur :
  • Québec :Le soleil,[1896]-
Contenu spécifique :
Perspectives
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Électeur (Québec, Québec : 1880 : Édition quotidienne)
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Références

Le soleil, 1979-07-21, Collections de BAnQ.

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[" Semaine du 21 juillet 1979 \u2022 Vol.21 No 29 E SOLEIL UABITIBI i -Æ.-v; mmmmmnm r W :ÿ\u2019 ;^fsa ¦*?> à* v.#asfjs ÈyC'lA* :v.:TV> - _________________\u2022 Pf^-TRA'T DE RUVIILLE PAGE 4 21 juillet 1979 il rêve de voitures (5), alors quelle s'astreint à des régimes (2) Autour de quoi voulez-vous qu'ils se rencontrent?Autour d'un livre?(3-2) ou d'une cigarette?(2-2) Chose curieuse, alors que d'après les agences de tourisme ce sont les femmes qui voyagent le plus, les annonces s'adressent surtout aux revues masculines Devinez qui va payer la facture?Donc, l'homme canadien boit (13) et voyage (14), pour oublier.L'Américain, vu par une revue équivalente, s'amuse avec des appareils (10).des voitures (9), mais il fume beaucoup plus que le Canadien (8-2), et boit moins que lui (5-13) Ce profil, tiré de revues surtout centrées sur une information générale, est significatif dans sa répartition.Il peut être déformé à loisir, par contre, si l'on prend des revues spécialisées où la publicité va de pair.Mais le genre d'annonces, plus que le genre d'articles, pourra vous indiquer à quel sexe s'adresse la publication en question Sens de la psychologie Certains biens de consommation sont nettement sexués: vêtements et sous-vêtements.cosmétiques, produits alimentaires.D'autres ne «devraient» pas l'être, s'ils s'adressaient à des femmes financièrement indépendantes: voyages, hôtels, voitures, cartes de crédit, appareils photo, calculatrices, chaînes stéréo, etc.Et c'est là qu\u2019on se prend à douter de la réalité, non seulement de leur indépendance financière, même si elles travaillent, mais aussi de l'intelligence des femmes.Comme je tiens les agence*-de publicité en très haute estime (on ne mord pas la main qui nourrit la main qu vous nourrit!), je suis obligée d'admettr» qu'elles savent ce qu'elles font en s'a dressant ainsi à ceux qu'elles connais sent bien et dont elles savent exploite* intérêts et points faibles.Leur sens de la psychologie et leurs études de march* l'ont prouvé, par leur rentabilité.Non seulement nous achetons ce qu'elles nous proposent, mais nous avons ten dance à devenir ce qu'elles suggèrent Même lorsque nous avons fait acte d'indépendance: changez votre image, elles vous emboîteront le pas.Dès que la femme a parlé de sa libération, la publicité a récupéré le terme: tous les slogans se sont alors mis à la libérer à tour de bras Ses cheveux sont plus libres avec tel shampooing, sa taille plus libre avec telle gaine, et ses seins avec tel soutien-gorge, ses gestes sont libérés avec tel pantalon, elle est plus libre d'être elle-même avec tel maquillage, elle sera libérée de ses malaises menstruels avec tel analgésique et tel type de tampons, plus libre de son temps si elle fait son ménage avec tel récurant, tel aspirateur, tel lave-vaisselle, plus libre en santé, grâce à tel régime alimentaire, tels fortifiants.Grâce à la publicité, la voilà libérée de toutes les contraintes.LES FEMMES HOMMES LES «CÂLLEURS» DE LA PUBLICITÉ NE S\u2019INTERROGENT PAS SUR LE SEXE DES PRODUITS DE CONSOMMATION.ILS LE CONNAISSENT.PAR GLORIA ESCOMEL Les Américains ont tellement bien compris que la publicité véhicule des valeurs et impose des critères de normalisation que, pour combattre le racisme, ils ont intégré progressivement des Noirs dans les photos publicitaires La publicité n'impose pas qu'un produit, elle prescrit un genre de vie \u2014 à moins qu'elle n'en soit que le reflet.Quelle image de la femme \u2014 ou de l'homme \u2014 nous proposent les annonces qui paraissent dans nos magazines?Nous pouvons nous en rendre compte en les analysant sous deux de leurs as-Jeots: en observant le genre d'annonces qui sont adressées à des revues spécifiquement féminines et celles qui paraissent dans les autres, en étudiant dans quels contextes hommes ou femmes interviennent dans les photos publicitaires.Dans deux magazines canadiens du même mois, \u2014 l'un féminin, l'autre masculin \u2014 j'ai relevé respectivement 52 et 51 annonces, censées s'adresser à cha- cun des deux sexes en particulier, l'ai donc pu m'amuser à réduire l'homme ou la femme aux seules activités que ces annonces nous suggèrent, en les prenant comme symboles des priorités masculines ou féminines.Les chiffres entre parenthèses indiquent le nombre d'annonces dans chaque secteur mentionné.Tandis que la femme fait la cuisine pour sa famille \u2014 mais ne mange pas elle-même \u2014 (23), l'homme voyage ou va à l'hôtel (14).Il boit (13) pendant que la femme s'habille (9), prend des assurances et pense à investir dans des entreprises (7), alors que la femme se maquille (8); il achète des appareils \u2014 caméras, photocopieuses, etc.\u2014 (6), tandis que la femme se contente de meubles ou de produits d'entretien ménager (4); enfin, D\u2019UN BORD, DE L\u2019AUTRE! Et comme il est ma foi vrai qu'une cuisine bien conçue évite bien des pas perdus et fait gagner du temps, surtout si elle est facile à nettoyer, qu'elle est équipée d'un four autonettoyant, d'un réfrigérateur antifrimas, et d'une série de robots-gadgets allant du lave-vaisselle au broyeur d'évier, on ne peut nier cette évidence: c\u2019est bien la technique qui a libéré la femme d'une bonne moitié de son temps de corvées ménagères Reste à savoir ce qu'elle fera de son temps.Dans une revue féministe française, j'ai découvert quelques annonces qui en disent long L'une parlait voitures.Le texte indique clairement que l'on s'adresse à une «mineure» (un peu demeurée de surcroît) obligée de convaincre et de charmer son seigneur et maître pour qu'il lui achète l'auto en question.Certains domaines restent exclusivement masculins, respectant les stéréotypes: celui de la voiture, des appareils et de la technique en général, de l'économie, des banques, des assurances, du bricolage, des voyages, des sciences.Il suffit, pour s'en convaincre, non seulement d'observer la répartition des annonces, mais aussi leur présentation et leur texte.Exemples courants Lorsque la voiture est présentée en «action», dans 98 p c des cas c'est un homme qui la conduit, seul ou accompagné.Si elle est présentée à l'arrêt, la plupart du temps, c'est lui qui est au volant \u2014 les mains posées dessus \u2014; la femme se tient généralement dehors, sur le capot ou debout, avec un homme, à ses côtés; s'il lui arrive d'être assise à la place du chauffeur, ses mains ne sont pas posées sur le volant: la voilà accoudée au dossier, les jambes ramenées sur le siège, vous démontrant ainsi son confort.El les appareils photo, les caméras?S'agit-il d'un Instamatk rudimentaire et facile d'emploi?C'est une femme qui l'utilise.Jusque-là, elle en est capable: rien à régler, rien à calculer ou comprendre.S'agit-il d'un 35 mm perfectionné et coûteux?C'est un homme qui le tient en main, ou mieux, qui vous le présente.Soyons sérieux! Présente-t-on une machine à écrire?On la propose au patron, pour sa secrétaire Une calculatrice?Elle est placée entre les mains d'un homme d'affaires ou d'un étudiant.Parfois aussi, soyons juste, entre les mains d'une «maîtresse de maison» pour qu'elle calcule le budget familial.Et les ordinateurs couplés à la télévision?Papa explique le fonctionnement à fiston, en arrière-plan maman sourit, en extase, la petite fille sur ses genoux.Telles qu'elles sont placées, ni l'une ni l'autre ne peut voir l'écran: en ont-elles besoin, je vous le demande un peu?Assurance-vie, assurance-salaire et autres sont proposées aux hommes: il s'agit de protéger leur famille Au fait, combien de femmes sont actuellement chefs de famille?Quelqu'un a-t-il pensé quelles pouvaient prendre une assurance-vie pour leurs enfants?Ou une assurance-abandon, au cas où le mari partirait avec armes et bagages?Voyage-t-on?Une belle hôtesse offre un verre à des hommes d'affaires.C'est vrai qu'il y a de moins en moins de stewards dans les lignes d'aviation: dom- mage, certains étaient bien jolis garçons! Grâce à certains tampons hygiéniques, nous avons pu voir des femmes faire de l'alpinisme, du vélo, de l'équitation, du vélo-moteur, du ski.Mais s'ils n'avaient pas tenu à nous démontrer que grâce à eux nous pouvons avoir toutes les audaces, le sport serait resté, dans la publicité, essentiellement masculin.Certains le sont encore, comme la navigation.Même schéma que pour la voiture: l'homme agit, la femme se prélasse au soleil, récompense du guerrier.Le monde des sciences reste essentiellement viril.Un médecin vous recommande-t-il un produit?C'est un homme.Veut-on vous représenter le monde médical?Six hommes et deux femmes sourient sur la photo.A l'attitude des femmes, on comprend que ce sont des assistantes ou des secrétaires Vous présente-t-on des lentilles de contact?Un gros plan d'oeil féminin \u2014 maquillé \u2014, vous démontre leur souplesse et leur douceur.Un optométriste \u2014 homme \u2014 derrière un appareil compliqué observe les yeux d'un patient \u2014 homme \u2014; ce qui fait «joli» reste féminin, ce qui est «sérieux», masculin.Même dans le domaine des cosmétiques: tel produit capillaire est présenté par un coiffeur masculin quadragénaire et grisonnant: ça inspire confiance, même si cela ne ressemble pas tout à fait au commun des coiffeurs! Pourquoi pas, s'il vous plaît, un charmant jeune homme aux cheveux flous?Pour la même raison qu'on ne vous montrera pas, en publicité, une jeune garçonne sur un tracteur.Image sécurisante A propos de tracteurs, avez-vous observé comme le jardinage est chasse gardée?A la rigueur, la femme cultive-t-elle des plantes en pot ou en parterre?les plates-bandes appartiennent aux hommes, comme le gazon et tous les outils pour le tondre.Même les domaines que l'on pourrait croire les plus neutres, comme celui-ci, ou celui de l'alcool, des cigarettes et des livres sont fortement «sexués».Sept fois sur dix, la cigarette est tenue entre des doigts masculins, ou associée à des valeurs viriles: cow-boy, cavalier servant, sportif.Le temps de la «vamp» fumant voluptueusement semble être passé; les femmes seront surtout utilisées pour vous présenter des cigarettes légères.Mais si elles sont associées à l'alcool, c'est en tant qu'hôtesses à qui on recommande telle marque pour bien recevoir ses amis, ou en tant qu'amoureuse (photos floues et romantiques, couple qui boit), jamais en tant qu'individu.Coupes, ballons, fûts ou canettes sont toujours tenus par des mains masculines, mains de connaisseurs, d'experts, de dilettantes.Dans le domaine du livre, ce serait cocasse si ce n'était pas si triste.Quels sont les livres que la publicité propose aux femmes, outre ceux qui parlent de cuisine ou de macramé?Des romans d'amour, bien sûr, Guy des Cars ou Magali, ou portant sur des problèmes spécifiquement féminins ou féministes.Pourquoi donc telle collection populaire of-fre-t-elle Michel-Ange dans la revue masculine et un livre de recettes dans la revue féminine?Pourquoi lorsque l'on éprouve le besoin de faire de la publicité pour le livre en général prend-on le témoignage de deux critiques masculins, un éditeur masculin, un auteur masculin se plaignant de ne pas avoir eu un prix littéraire \u2014 emporté par un auteur féminin celte année-là \u2014 et n'interroge-t-on des femmes que si elles sont spécialistes en lecture enfantine, ou vendeuses de livres?Bon Revenons donc à notre cuisine, là, au moins, nous restons entre femmes Ah! Si nous en restons à la petite cuisine casanière, oui.mais pas si nous parlons de «grande cuisine» La cuisine gastronomique \u2014 au beurre, bien sûr \u2014 est présentée par des chefs cuisiniers, qui ont des arguments intelligents pour vous convaincre \u2014 parce que c'est comme ça! \u2014 tandis que la brave petite cuisinière qui n'emploie que des graisses végétales ne peut que vous les conseiller qu'en vertu d'un acte de foi la femme croit ou sait \u2014 par expérience, par tradition \u2014, l'homme connaît, vous démontre scientifiquement pourquoi telle lasagne est si bonne; c'est un texte non signé qui explique aux femmes que le thon et le saumon sont nourrissants, et non une autre femme.Et vous remarquerez que je ne suis pas tombée dans le cliché de la femme-ob-jet-agent-de-vente-publicitaire! l'ai simplement voulu montrer, à travers quelques exemples, que l'image de la femme telle que présentée par les annonces est des plus sécurisantes et traditionnelles: elle est |eune, mince, jolie, bonne ménagère.épouse et mère nourricière: à propos, avez-vous remarqué qu'elle mange rarement dans une annonce, alors qu'elle adopte des régimes alimentaires, tandis que son gros mari croque une tranche de fromage au milieu de la nuit ou que son petit garçon avale un sandwich avec goinfrerie?» 21 juillet 1979 -3 * ¦ Rose Laine M.et D Labrèche, L.Boisvert.Amos Grand-mère, grand-père Ecldyenne Rodrigue, La Sarre Nos grands-mamans d'autrefois Suzie Lupien, Rouyn Gonzague Rachel Cayer, Vassan Confortablement assises dans le Muséobus.cet autobus scolaire qui s'est fait musée, une quarantaine de poupées grandeur d'humains rendent actuellement visite aux enfants de TAbitibi-Témiscamingue, pour qui elles ont été créées.Reproductions de personnages historiques ou légendaires, ces poupées, conçues et réalisées par des artisans de Guyenne, Lorrainville, Fort-Georges, Rouyn, Vassan, Val-d'Or, Dubuisson, Amos, La Corne, La Sarre, Palmarolle, Malartic, veulent souligner l'Année internationale de Tentant et son besoin de découvrir son milieu en toute originalité.L'Exposition Poupées du pays plus haut est une initiative de l'Association des centres d'exposition de TAbitibi-Témiscamingue, réalisée avec la collaboration des Musées nationaux du Canada, du ministère des Affaires culturelles du Québec, de la Bibliothèque centrale de prêt, du Conseil de la culture de TAbitibi-Témiscamingue, de la Caisse populaire, de plusieurs entreprises publiques et privées et de la population de toute la région Il y a de fortes chances, nous dit-on, que les enfants d'autres régions du Québec reçoivent la visite de ces poupées du pays plus haut Photos Christian Rasselet T Le petit garçon de bois E Arcand, N Arcand, Clerval le génie de la forêt abitibienne SoeurGerlrude Crète, Amos 4 - 21 juillet 1979 f Lyda et Alphonse Marguerite Thibault, Rouyn Chanoine Tremblay Cercle des fermières, Macamic Indien Gilbert Tessier, Norandaa AOTSDEUX ( & «Le premier spectacle que j'ai donné, m'a confié Clémence Desrochers, c'était dans un foyer pour vieillards, l'ai eu un mal fou à les dérider » Claude Landré 21 juillet 1979 - 5 I perspectives est publié chaque semaine par Perspectives Inc.231, rue Saint-lacques Montréal P Q H2Y 1M6 Tél 282-2224 Président et directeur général lean-A.Dion Rédacteur en chef lean Bouthillette Rédactrice en chef adjointe Thérèse Dumesnil Rédacteurs Edouard Ooucet Isabelle Lefrançois Secrétariat Liliane Bitursi lacqueline Ciroux Gisèle Payant directeur artistique Pierre Legault Chef de la fabrication Michel Brunette Graphiste lean-Marc Martin Collaborateurs réguliers Raymonde Bergeron |Guy Fournier Gité Normand Hudon Claude Landré Henriette Major Margo Oliver Oenis Plain Pedro Rodrigues Michèle Thibault Marie-Odile Vézina Président du conseil Charles d'Amour Vice-président Guy Pépin Secrétaire Gaston Vachon Trésorier Denis laçasse ISSNO180-6790 Représentant publicitaire MagnaMedia limitée 231,rueSt-|acques Montréal P Q H2Y 1Mb Tél 282 2120 IM\\ NC 10 mana9el Lire avec l\u2019oreille LA MAGNÉTOTHÈQUE : 7 700 HEURES D ENREGISTREMENT, 225 BÉNÉVOLES.MAIS CE N EST PAS ASSEZ.LES 20000 AVEUGLES DU QUÉBEC ONT BESOIN DE VOTRE VOIX .PAR MARIE-FRANCE BOUILLON Cet article concerne au premier chet vingt mille personnes qui ne le liront |d-mais Aveugles de naissance ou à la suite d'accidents, ces Québécoises et Québécois doivent pourtant s'instruire, s'informer, étudier, s'insérer dans un système scolaire et une société où le savoir est essentiellement transmis par l'imprimé.Pour eux, le million et demi de livres dont dispose l'université de Montréal est inaccessible Comment les lire ?Avec l'oreille.l'idée d'enregistrer sur bande magnétique les textes indispensables aux étudiants aveugles n'est pas nouvelle.Aux Etats-Unis, la société Recording for the Blind a enregistré, depuis sa création, en 1951, environ 40000 livres divers et dispose présentement de 6000 lecteurs bénévoles qui enregistrent en 23 langues différentes au bénéfice de quelque 12 000 étudiants Une véritable institution Aucun service de ce genre n'existait dans le monde francophone.Un ieune Québécois, André Hamel, devenu accidentellement aveugle, a pu terminer ses études universitaires grâce à Recording for the Blind Tout naturelle ment lui est venue l'idée d\u2019offrir ici ce service, en français Avec un de ses anus étudiants, lui aussi handicapé visuel, André Hamel en treprend des démarches auprès des gou vernements.réalise des essais plus ou moins convaincants et s'entoure de personnes intéressées par le projet C'est ainsi qu après quelques années de travail la Magnétothèque a reçu sa charte officielle du Gouvernement du Québec et son premier contrat du ministère de l'Education.Depuis sa création, en 1976, la Magnétothèque a reproduit gratuitement 350 livres sur bande magnétique, répondant ainsi aux besoins de 196 étudiants aveugles du Québec et même de l'étranger 225 bénévoles viennent régulièrement lire et enregistrer dans m\\ studios de qualité professionnelle Grâce à la collaboration de l'Institut national canadien pour les aveugles et du ministère des Affaires sociales du Québec, les handicapés visuels peuvent se procurer â prix modique, ou même gratuitement selon le cas, des magnéto phones portatifs et modifiés, spéciale ment conçus pour écouter les bandes réalisées par la Magnétothèque.Ce-bandes magnétiques sont enregistrées sur quatre pistes, â une vitesse différente de celle d'un magnétophone du marché courant II s'agit d'obtenir gratuitement des éditeurs les droits d'enregistrement de livres qui ne seront accessibles qu'aux personnes aveugles.Ainsi les aveugles peuvent-ils lire aussi vite que les voyants, plus vite même en utilisant les vitesses rapides du magné tophone, sans pour autant que la voix soit déformée II faut environ cinq heures de travail pour produire une heure d'enregistrement En revanche, quatre heures d'enregistrement sont recopiées en sept minutes et demie.Tout reste encore à faire Avec ses six studios, la Magnétothèque a besoin rie 600 lecteurs et moniteurs afin d'enregis- trer à pleine capacité Et là encore, les besoins des aveugles seraient loin d'être couverts.En 1974, un comité delude sur la situation des handicapés visuels au Québec, présidé par M Ernest Girard, remettait son rapport au gouvernement En voici un court extrait « Il s'est fait au Québec, depuis vingt ans, d'énormes progrès dans l'étendue et la structure des biens et services rendus aux handicapés de toutes sortes II nous semble que les aveugles ont été à peu près absents de ces progrès La population québécoise semble considérer les handicapés visuels comme des ci toyens à part, qui n'offrent à peu près aucun espoir de réintégration à la vie normale Ainsi, la majorité des aveugles légalement reconnus sont exclus du circuit social et économique » «A peine 15 pc des 20 (XX) handicapés visuels peuvent lire le braille, dit pour sa part M Hamel, et.de ce nombre, seul un faible pourcentage peut se permettre d'utiliser les nouveautés technologiques, sophistiquées, onéreuses, et Un aveugle qui voit loin et grand André Hamel, ce Québécois qui a mis sur pied la .Magnétothèque pour ses compagnons de cécité 6- 21 iuillet 1979 21 juillet 1979 -7 restant le plus souvent à l'état expérimental.Les bandes magnétiques ne coûtent pas cher, sont peu encombrantes et peuvent être recopiées très rapidement et en très grand nombre à partir d'un original entreposé dans une magnétothèque.Les 7 700 heures d'enregistrement mises en circulation par la Magnétothèque ont déjà permis à de nombreux étudiants aveugles de réussir leurs études, de trouver du travail et ainsi de devenir des contribuables plutôt que* des bénéficiaires de l'aide sociale » Sans compter que la lecture des signes braille est d'environ 110 mots minute contre 250 mots environ pour l'enregistrement sonore.Le choix est clair, il ne |x*ut se faire sans vous.Nul besoin d'être comédien, lecteur professionnel ou professeur pour enregistrer les textes L\u2019accent n'est pas non plus un obstacle II s'agit de lire, pas d'interpréter les textes qui peuvent être scientifiques et techniques mais le plus souvent dits «d'intérêt général».En fait, il faut beaucoup de soin, d'attention et de persévérance.Deux heures de travail chaque semaine sont demandées aux Irénévoles qui peuvent être lecteur ou moniteur, puisque deux personnes sont nécessaires pour un enregistrement.L\u2019une lit, l'autre guide et contrôle.C'est indispensable pour obtenir fidélité et qualité.On imagine mal, d'ailleurs, le travail que ça représente, la plupart des livres d'étude sont bourrés de notes, de renvois, de citations, de graphiques et de photos Les photos sont décrites sommairement Les graphiques sont reproduits en relief par le service de levées dont dispose la Magnétothèque II s'agit de lire- renvois, notes et citations, quand elles se présentent, clairement, avec I indication des pages, paragraphes et chapitres.D'où l'importance du moniteur, indépendamment du contrôle de la qualité sonore.Un rude travail, enrichissant et gratifiant, donner à voir, comme l a dit si |oliment le poète Paul Eluard Bien sûr, on ne vous demandera |a-mais de lire un ouvrage sur un sujet qui ne vous serait pas familier Les livres très techniques, comme ceux traitant de mathématiques avancées, de physique, rie chimie et de l'apprentissage des langues étrangères sont très demandés et ne peuvent être enregistrés que par des (tersonnes spécialisées dans ces disciplines.Mais le choix est vaste! les besoins illimités Pensons, par exemple, aux milliers de personnes âgées, handicapées visuelles et qui ne peuvent plus lire.Tout le monde n'a pas, comme l'écrivain lean - Paul Sartre devenu aveugle, une Simone de Beauvoir pour vous faire la lecture Voilà la Magnétothèque espère bien un |our essaimer partout au Québec et aussi dans le monde francophone afin rie mieux servir les aveugles En attendant, elle est ouverte toute la semaine, trois jours le soir Elle vous attend Organisme sans but lucratif, il va rie soi que la Magnétothèque accepte avec reconnaissance les dons qui peuvent lui être faits Un reçu, aux fins d'impôt, est adressé pour tout rlon rie 10 dollars et plus Magnétothèque générale pour les aveugles du Québec, 1030, rue Cherrier, bureau 105 Montréal H2L 1H9.Téléphone.524-6831« GuyFOURNIER UNCHEUF AU BOUTTE! CHOEUR DES POLISSES: Aie! cheuf, avez-vous lu le journal T CHEUF : Chu cheuf, moé les gars! l'fas les nouvelles à la place de les lire! CHOEUR DES POLISSES: Vous êtes pas tout seul, nous autres itou on les «fa».Lisez ce titre-là.CHEUF (RELEVANT SON KÉPI POUR POUVOIR LIRE): Une charge de la police rue Bélanger (RABAISSANT SON KÉPI SUR SES YEUX) Y'a rien là, les gars, c'est normal: on est là pour ça, les charges.T'en poignes un la main dans le sac, tu lui mets une charge pis il est condamné.Si on est p'us capable de charger, y'aura p'us de juges, p'us d'avocats, p'us de prisons.Ça va être la crise et le chômage CHOEUR DES POUSSES: Un instant, cheuf, c'est pas ça que le journaiisse veut dire.D'après lui, c'est comme si on avait fait un assaut.CHEUF: Avez-vous fessé?CHOEUR DES POLISSES: Une p'tite pichenotte, un p'tit doigt dans les côtes, un p'tit.Comment c'est que vous avez dit que ça s'appelait, cheuf?CHEUF: Quand on applique un coup léger du revers de la main?CHOEUR DES POUSSES: Ouais! CHEUF: Un soufflet! CHOEUR DES POLISSES: C'est ça Y'a quand même une maudite différence d'avec une claque! On peut-tu appeler ça fesser?CHEUF Rien en bas de la ceinture?CHOEUR DES POUSSES: Même pas une jambette! CHEUF : Pourquoi faire qu'y se plaignent?CHOEUR DES POLISSES: Y disent qu'on discrimine parce qu'on a demandé à du monde de pas flâner sus le trottoir et de pas s'attrouper dans l\u2019parc Vous le savez, cheuf, qu'y faut pas laisser le monde s'attrouper après les événements sportifs Y'a toujours des gros risques de chicane à cause des esprits échauffés par le sport.Comme qu'on pourrait dire cheuf, c'te soir-là.y'avait «risque de chicane appréhendée»! CHEUF: Si y'a queuqu'un qui le sait, les gars, c'est tien moé.l'étais sus la patrouille le soir de l'émeute à Maurice Richard CHOEUR DES POUSSES Paraît que ça fessait pas pour rire, hein cheuf.CHEUF : Une vraie beauté! Dans le temps, le monde crachait pas sus la police, c'est nous autres qui crachaient sus le monde, on n'avait pas peur de s'faire respecter! CHOEUR DES POLISSES Le monde de la rue Bélanger, cheuf, c'était quasiment pas du monde CHEUF: C't'a pas du monde ordinaire?CHOEUR DFS POUSSES Ben ben ordinaire, cheuf C'est pour ça qu'on comprend pas que les journalisses nous traitent de racisses.CHEUF: C't\u2019a du monde de quelle couleur?CHOEUR DES POUSSES: C'est difficile à dire, cheuf, parce qu'y faisait noir A part de ça que l'été, tout le monde est pas mal grillé, hein.En té cas, c't'a pas du monde pâle pâle, parce que dans la nuitte, y'aurait «flashé».CHEUF: Quand y parlaient.CHOEUR DES POLISSES: Y parlaient pas.y vociféraient.Vous auriez dû leur voir les dents! Ça «flashait» plusse que nos «spots» sus les chars de patrouille CHEUF.Des dents qui «flashent».hum.hum.Y'avait certainement des nègres dans le tas.CHOEUR DES POLISSES P t êt ben que oui, cheuf, mais les nègres, d'habitude, ça parle anglais! CHEUF : Astheur, on peut p\u2019us s'fier.Avec la loi 101, même les nègres vont finir par parler comme nous autres.CHOEUR DES POLISSES: Va falloir faire attention de pas se tromper, hem | cheuf, surtout la nuitte! CHEUF: C't'ait p't'êt ben des Haïtiens, les gars.CHOEUR DES POUSSES Possible, cheuf, y revenaient d'une partie de soccer.CHEUF: Sont ben fort là-dessus.En té cas, c'est pas eux autres qui vont nous accuser de discriminer, les gars CHOEUR DES POUSSES: Comment ça, cheuf?CHEUF : |'ai visité Fort-Dimanche, moé Une vraie lionne prison, mais si je vous disais, les gars, qu'y'a pas autre chose que des nègres dans ce pen-là, quosséque vous répondriez?CHOEUR DES POLISSES: Que la polisse de l'Haïti est racisse pas pour rire! CHEUF : S\u2019y sont pas contents, qu'y'aillent donc faire un tour chez eux.CHOEUR DES POLISSES: Cheuf.on peut-tu vous dire que vous êtes «au boutte»! Si y'aurait un cheuf comme vous dans l'Haïti, y'aurait pas rien que des nègres à Fort-Dimanche! \\&w'W- ^rettes-V lrginie de T *.wr- .\t\u2022 i * *% H Avis Santé et Bien-être social Canada considère que le danger pour la santé croît avec lusage-éviter d inhaler \u201cGoudron\" 18 mg nicotine 12 mg PEjEMÊLE Le plus gros diamant du monde On ne trouve des diamants que dans certaines régions du monde, mais en Afrique du Sud il en existe à profusion dans plusieurs gisements éparpillés.Après la crise de 1929, à une époque où les diamants n'avaient que peu de valeur, la mine Premier fut rouverte par la Anglo-American Company.C'est là qu'après un orage fut découvert le fameux diamant Cullinan La «pierre» de la taille d'un poing pesait 3 106 carats (environ 1V> livre Troyes), elle était trois fois plus grosse que toutes autres pierres du genre.Il fallut trois ans à loseph Asscher, diamantaire d'Amsterdam, pour décider où cliver la pierre.Elle donna neuf grosses pierres, 96 brillants plus petits et dix carats de fragments polis.Elle était d'une eau parfaite.Cullinan l'«étoile d'Afrique», diamant de 350 carats en forme de poire, fait aujourd'hui partie du sceptre royal britannique.Cullinan II, diamant ovale de 317 carats, est* monté sur la couronne britannique.Aujourd'hui les touristes peuvent visiter la mine où fut découvert ce célèbre diamant.VOYAGE AU PAYS DES ÉTOILES Une visite à la fois amusante et instructive pour cet été : l'observatoire astronomique du mont Mégantic.L'été dernier, 25 000 visiteurs s'y sont rendus.Cet observatoire est administré par l'université Laval et l'université de Montréal Des étudiants servent de guides aux visiteurs.Les visites ont lieu tous les jours de 14 heures à 20 heures; on présente un diaporama sur les astres et on donne des explications sur le fonctionnement du télescope.Le samedi soir, on reçoit des groupes sur réservation, et ces privilégiés ont l'occasion de regarder le ciel au télescope L'observatoire est situé à environ 150 milles de Montréal Pour s'y rendre, prendre l\u2019autoroute des Cantons de l'Est, sortir à Sherbrooke et suivre la carte |us-qu'à la localité Notre-Dame-des-Bois où on trouvera des indications plus précises.Pour plus de renseignements, téléphoner à l'université de Montréal au 343-6718 La ménagère apprivoisée Dans toute encyclopédie d'arts ménagers, on consacre un chapitre compliqué à l'art d'enlever les taches.Pour faire disparaître les taches de vin, de fruits ou de graisse, on nous propose des méthodes élaborées allant du trempage aux préparations chimiques dignes de grands laboratoires, l\u2019ai la prétention d'ajouter ma contribution personnelle à ces savantes considérations S'il s'agit d'une tache de vin sur une nappe blanche, vous courez chez le fleuriste le plus proche, vous achetez une douzaine de roses, vous les mettez dans un vase et vous placez le vase sur la tache (des oeillets ou des glaïeuls font tout aussi bien l'affaire).S'il s'agit de plusieurs taches et éclaboussures, vous secouez un pinceau alternativement trempé dans de la moutarde et du ketchup un peu partout sur la nappe.Cela vous donne un imprimé moderne du plus joli effet: c'est la méthode du camouflage.Quant aux taches d'herbe, de peinture ou de goudron sur les pantalons des petits garçons, n'essayez surtout pas de les enlever, leur prestige auprès de leurs camarades se mesure au nombre de taches qu'ils exhibent aux genoux et au fond de leurs culottes.D'accord, je charrie, mais combien de ménagères se compliquent inutilement l'existence en s'inventant des corvées plus ou moins nécessaires! A l'époque des tissus sans repassage, combien de femmes se font encore un point d'honneur de tout repasser ! Combien de mères achètent aux enfants des vêtements difficiles d'entretien alors qu'il existe tant de vêtements plus pratiques sur le marché ! Combien de femmes servent maris et enfants comme s'ils étaient infirmes ! «Faut-il pleurer, faut-il en rire?» demande la chanson qui parle d\u2019une «vie dérisoire passée entre une table et une armoire».Il ne faut ni en rire, ni en pleurer, mais il faut prendre les moyens pour rendre sa vie plus intéressante.Lorsqu\u2019une femme se trouve des activités en dehors de la maison, qu'il s'agisse d'activités culturelles ou professionnelles, elle découvre aussitôt mille et une façons de simplifier sa tâche de ménagère.Bon nombre de corvées quelle s'imposait auparavant lui semblent tout à coup peu importantes.Elle demande la collaboration de son entourage au lieu de se sentir responsable de toutes les besognes ménagères.Elle devient une ménagère qui se ménage.C'est la grâce* que je* souhaite à toutes mes consoeurs Henriette Major L\u2019histoire en papier Au Pavillon de Radio-Canada à Terre des hommes les jeunes ont l'occasion de* revoir des personnages, des décors et des accessoires qui leur sont familiers Ils découvriront aussi le*s grands personnages de l'histoire, oeuvres du magicie*n du papier, Claude Laiortune.Ces personnages, dont Vercingétorix, Christoph** Colomb, |eanne d'Arc, Marie-Antoinette*, lacques Cartier.Napoléon et c|uelques autres, (ont partie d'une nouvelle série c|ui sera présente'*e à l\u2019automne sur le*s ondes de Radio-Canada, xe'*rit* commanditée par la France, la Belgieiue, la Suisse* et le Québec Bravo pour Claude Lafor-tune dont la réputation déborde largement nos frontières! VOYAGE EN MONTGOLFIÈRE On se* « tire en l'air » dans la région de Sherbrooke grâce à un club de* propriétaires de montgolfières.Ces émule*- de Iules Verne forment un groupe* d'une vingtaine de personne*s qui possèelent une dizaine de montgolfières.En août, ils participent à un concours de « voyage en ballon» à Grande-Prairie, en Alberta.En septembre, ils organisent un festival de ballons au Carrefour de l'Estrie, festival C|ui durera trois jours, les 7, H et ') septembre Les montgolfières sont fabri-f|uée*s aux Etats-Unis, en Angleteire et au lapon Elles coûtent environ $9 OU) chacune.Comme leur coût est assez élevé, plusieurs pilotes se* regroupent souvent pour acheter un ballon C'est un sport en plein essor ! Taxe originale Un édifice de la ville de Hartford, au Connecticut, datant de 1796, a pu être préservé et restauré grâce à une taxe originale.Tous les propriétaires des édifices environnants ont accepté de payer 5 dollars par fenêtre ayant vue sur la maison historique en question On a recueilli de cette façon la jolie somme de $8700.L'idée n'est pas nouvelle; au XVIIIe siècle, une taxe sur les fenêtres était imposée à tous les propriétaires anglais.Cette idée pourrait être reprise pour sauver certains bâtiments historiques du Québec Dessins et estampes Sr-M Les grands peintres ont tous laissé des dessins, mais cette partie de leur oeuvre est généralement mal connue.Le Musée des Beaux-Arts de Montréal présente jusqu'au Oseptembre une exposition de dessips / et d'estampes de grands artistes européens et canadiens.Le thème de cette exposition : le Paysage dans les dessins et les estampes LES DINOSAURES lusqu'en septembre, le Planétarium Dow de Montréal pose la question suivante: «Qui a tué les dinosaures?» La disparition des grands reptiles à 1ère tertiaire intrigue la plupart des savants.Cette disparition fut en effet très rapide et survint après une longue période de stabilité Au Planétarium, on cherchera à concilier nos connaissances en astronomie et en paléontologie Pour les Montréalais et les visiteurs, un spectacle à ne pas manquer.*2 Ck-vlnv\\(t f.10-21 juillet 1979 i jàa Hi \u2022\u20191 * ¦* ; ¦ on jugement et à notre sens du public » A l'époque, le cinéma qui passait par le Québec était soumis au |oug du Bu reau de censure du cinéma du Québec.Radio-Canada n'échappait pas non plus à la vague de puritanisme qui submergeait la province.L'adultère, toute allusion au mot sexe et même le divorce étaient des sujets tabous au petit écran «Ils avaient raison de nous appeler les «censeurs», en ce temps-là, car nous coupions allègrement, se souvient M Provencher.Il arrivait même que des films soient charcutés au point qu'il de- 21 juillet 1979 - 11 venait impossible de les présenter Le scénario et les circonstances du drame netaient plus du tout les mêmes.Mais parfois, il fallait en laisser passer quelques-uns, pour une question de dollars » On coupait, mais on ajoutait aussi.M.Provencher se rappelle que des âmes pures avaient légitimé le célèbre film Montparnasse 19 en y afoutant une scène qui devait faire croire au téléspectateur que les amoureux avaient concrétisé leur union devant Dieu' Il s'agissait aussi quelquefois de couper des ajouts! Comme dans ce film espagnol minable où un intermédiaire, pour donner un peu de piquant à l'action, y avait inséré des scènes un peu olé olé Mais, comble de ridicule, ces séquences n'étaient visiblement pas jouées par les mêmes comédiens C\u2019est ainsi qu'au lit notre héros avait les cheveux blonds tandis que, dans le reste du film, ils étaient bruns! EN GRÈVE, PAS LE TEMPS DE COUPER Initié à son travail par un ex-employé Suite page 12 du Bureau de censure du cinéma du Québec, M Provencher ne cache pas que son cours de trois ans en théologie et sa maîtrise en philosophie l'ont grandement aidé à obtenir ce poste de «censeur» Car, à l'époque, il s'agissait avant tout de préserver les téléspectateurs de toutes les impuretés que le septième art, dans les vapeurs lascives d'Hollywood, pouvait lui offrir Il y eut cependant un soubresaut à cette sévérité.Ce fut durant la célèbre grève de Radio-Canada, en 195B, alors que l'on projetait des films à longueur de journée Les grévistes en profitèrent pour accuser les évaluateurs d'avoir le ciseau plus tolérant dans le but de garder les téléspectateurs à l\u2019écoute «Notre indulgence n\u2019était pas toujours volontaire.reconnaît aujourd'hui M Provencher C'est plutôt le temps de visionner tous les longs métrages qui nous manquait Durant les deux mois et demi que dura le conflit, nous regardions des films seize heures par jour II m'est même arrivé de vérifier la troisième bobine d'un film pendant que la première était déjà en ondes » Après ces heures difficiles, les «cen- lotos Denis Plain kH SILENCE YVAN PROVENCHER VISIONNE CRAVEN \u201cA FILTRE MIEUX pour votre bon goût! L'art délicat des mélanges savoureux seurs» sont devenus peu à peu des évaluateurs Les règles se sont assouplies d'elles-mêmes, avant même que le Bureau de censure du cinéma du Québec, désuet, ne cède sa place au Bureau de surveillance du cinéma, en 1967 C'est au début des années 60 qu'Yvan Provencher a vraiment goûté les |oies de son travail Le cinéma était en bonne santé: la révolution tranquille lui donnait un petit air de |e-ne-sais-quoi, l'Office national du film donnait ses premiers chefs-d'oeuvre et Roger Vadim, père de la nouvelle vague du cinéma français, annonçait déjà lean-Luc Godard «Ce renouveau était très vivifiant, explique M.Provencher.Aujourd'hui, l'évolution du cinéma est moins rapide et la qualité plutôt stable.» Appelé à à commenter la situation du cinéma québécois, dont Radio-Canada fait une plus grande diffusion depuis 1975, M.Provencher se contente d'évaluer ce qui se fait et non ce qui devrait se faire.Le travail de l'évaluateur consiste à analyser le contenu d'un film, qu'il s'agisse d'un long ou d'un court métrage, d'un documentaire, d'une série culturelle ou dramatique, voire même d'un film de variétés Cette production sur film, par rapport à celle sur vidéo produite par Radio-Canada, provient de l'extérieur de la Société.Dès qu'un film est offert à Radio-Canada, il est acheminé au service cinéma-téléfilm pour ensuite être remis à l'un des trois évaluateurs de la maison.Celui-ci le visionne et remplit une formule d'appréciation qui servira de guide aux responsables de la programmation.A bien y penser, la facette la moins reluisante de ce travail est d'être obligé de regarder des films, disons-le, ennuyeux «Il est parfois difficile de garder une fraîcheur intellectuelle et de ne pas se laisser abrutir par l'ineptie assez navrante de certains films, raconte M Provencher.Mais nous sommes parfois tenus à certaines concessions.Il en faut pour tous les goûts » L'évaluateur vise l'ob|ectivité la plus stricte.On a tous son bagage de préjugés, mais il faut les laisser à la porte de la salle de visionnement Comme ses goûts personnels d'ailleurs Si d\u2019aventure tel film me rebute, |e demande à un autre évaluateur de le visionner avec moi Personne, vous savez, ne possède le monopole de la connaissance.«Pour ne pas déroger à cette recherche de l'objectivité, je préfère aussi ne pas connaître le nom du metteur en scène et je me tiens loin des distributeurs pour éviter de lier des amitiés qui pourraient nuire à la rigueur de mon travail.» /Vis Santé et Bien-être social Canada considéré que le danger pour la santé croit avec l 'usage - éviter d inhaler Moyenne par cigarette -Filtre King Sue: \"goudron\" 13 mg, me 0.9 mg Filtre Régulière: \u201cgoudron\" 8 mg.me.0.5 mg.DE COLOMBO A JÉSUS Le jugement de l'évaluateur s'appuie souvent sur l'intuition et le sens du public.«En 30 secondes, dit M.Provencher, je peux savoir si un film va plaire ou non.l'ai eu une étincelle dès la première minute de Colombo, il y a quelques années, et il ne m'a guère fallu plus de temps pour juger du succès de Racine s et de /ésus de Nazareth Mais il arrive pourtant que ce premier coup d'oeil nous trahisse )e dois avouer que j'avais prédit un succès plus éclatant à Martres et valets.» Yvan Provencher a développé son sens du public, comme il l'appelle, en enregistrant sans cesse les réactions de sa famille et de ses amis aux films présentés à la télévision Entre deux répétitions des chorales dont il fait partie, il en profite aussi pour recueillir des opinions.Il a ainsi découvert que les films drôles sont à la fois les plus rares et les plus en demande.Il s'en remet aussi aux comptes rendus des journaux et aux réunions hebdomadaires du service cinéma-téléfilm.Il puise ses connaissances de l'évolution du cinéma dans la dizaine de revues auxquelles le service est abonné et qui proviennent autant du Québec, du Canada anglais que de la France L'an prochain, il ira faire son tour au Festival de Cannes Mais ce ne sera pas la première fois qu'il quittera sa petite salle de visionnement il est parfois appelé à analyser sur place une série de productions offertes à la société d'Etat par un distributeur torontois ou parisien La plupart du temps, c'est dans la quiétude de la salle d'évaluation n\"6 que travaille M.Provencher Même retiré dans cette pièce où le temps semble suspendu au chronomètre du panneau de télécommande, Yvan Provencher est au centre du débat sur la violence à la télévision.Quelles sont donc les directives de Radio-Canada à ce sujet?Encore une fois, rien de précis sur les critères d'évaluation de la violence On a tout simplement demandé aux évaluateurs d'être vigilants et de relever les scènes jugées violentes.Tout le monde ici est conscient de la nocivité de la violence, dit-il.Mais nous distinguons la violence gratuite de celle qui est justifiée et nous considérons qu'elles ne méritent pas le même jugement.«Nous savons d'expérience que la violence à la lames Bond est moins pernicieuse que la violence que le public a tendance à légitimer.La vengeance par la violence, par exemple, est à bannir des ondes » Mais de là à couper la violence pour la violence, il y a un pas qu'Yvan Provencher ne franchit pas.«Le choix n'est pas toujours facile, continue-t-il.Il y a des scènes violentes où le jeu des comédiens est si riche qu'il nous est impossible de les retrancher.» Mais il ne faut pas non plus choquer le public inutilement.«Nous essayons de penser à tout le monde, pas seulement aux marginaux.Nous conservons quelquefois des scènes qui vont choquer un certain nombre de personnes, nous le savons pertinemment, mais ces scènes correspondent souvent à l'idée d'un nombre assez important de téléspectateurs.» Vingt et un ans à voir avant les autres les films de Radio-Canada On comprendra donc qu'en arrivant chez lui, le soir, Yvan Provencher préfère lire ou bricoler que de regarder la télévision! Seules les émissions sportives lui font oublier qu'il a passé la journée dans l'ombre de la salle n\"6, «sa» salle, face à un écran de 30 pouces.Ce n'est donc pas demain que Mme Provencher convaincra son mari de l'accompagner au cinéma, le dimanche après-midi \u2022 12 - 21 juillet 1979 MARCO OLIVER*\t* LA BONNE QUlSme Les desserts froids sont un des charmes de la saison chaude.En voici qui sont bien frappés.La crème glacé?, on ne s'en lasse pas.Les petits l'adorent dans des cornets, que les grands ne dédaignent pas non plus les jours de canicule.Mais on en fait aussi des desserts qui, sans jeu de mots, fondent dans la bouche.On trouve dans le commerce, à des prix raisonnables, des crèmes glacées excellentes et de toutes sortes.On peut les servir nature, bien sûr, ou comme ci-dessous.je vous parle de desserts glacées et vous offre la tarte au citron Alaska qu'il faut déguster .au sortir du four.Mais vous verrez qu'elle est bien froide à l'intérieur.TARTE AU CITRON ALASKA 1V5 tasse de miettes de biscuits graham 3 cuil.à table de sucre VS de tasse de beurre, fondu 3 jaunes d'oeufs 1 oeuf entier VS de tasse de beurre ramolli 1\ttasse de sucre 2\tcuil.à thé de zeste de citron râpé VS de tasse de jus de citron 1 L de crème glacée à la vanille 3\tblancs d'oeufs VS de tasse de sucre Chauffer le four à 350° F Avoir sous la main une assiette à tarte de 9 pouces de diamètre.Mettre dans un bol, les miettes de biscuits, 3 cuil.à table de sucre et VS de tasse de beurre fondu; bien mêler, directement avec les doigts.Mettre le mélange dans l'assiette à tarte et l'y presser pe ur couvrir, uniformément, toute la surface de cette dernière; construire à la tarte un bord aussi haut que possible.Cuire au four 10 minutes et laisser refroidir.Mêler, dans la casserole supérieure d'un bain-marie, les jaunes d'oeufs, l'oeuf entier, VS de tasse de beurre ramolli, 1 tasse de sucre, le zeste et le jus de citron Cuire au bain-marie frissonnant, en brassant constamment, 10 minutes ou jusqu'à ce que la préparation soit épaisse et lisse.Laisser refroidir.Mettre la moitié de la crème glacée dans la croûte refroidie; pour ce faire, gratter le bloc de crème, avec une grande cuillère, de façon à en prélever des morceaux plats qu'on superposera pour former une couche.Couvrir du mélange au citron refroidi.Ajouter, en couche touiours, ce qui reste de crème glacée.Couvrir et congeler jusqu'à ce que ce soit très ferme.Chauffer le four à 475° F., peu avant le moment de servir Battre les blancs d'oeufs en mousse.Ajouter 16 de tasse de sucre, petit à petit et en battant jusqu'à ce que la meringue soit ferme et brillante.L'étendre sur la tarte congelée bien ferme, en travaillant aussi rapidement que possible, bien joindre la meringue au bord de la croûte ou à l'assiette, tout autour.Cuire au four, en disposant l'assiette à peu près à mi-hauteur de ce dernier, 3 minutes ou jusqu'à ce que la meringue soit légèrement brunie.Servir immédiatement.(6 portions) CRÈME GLACÉE AU GINGEMBRE 2 L de crème glacée à la vanille 1 bocal de 6 onces de gingembre, de conserve Laisser la crème glacée se ramollir quelques minutes au réfrigérateur, si elle est très dure.Refroidir un grand bol de même que les batteurs d'un malaxeur électrique ou une grande cuillère.Hacher le gingembre très finement.Il devrait y avoir environ Yi tasse de fruit haché et VS de tasse de sirop de conserve.Mettre la crème dans le bol refroidi et la battre, à la petite vitesse d'un malaxeur électrique ou avec la cuillère, afin de la ramollir suffisamment (mais pas davantage) pour qu'on puisse y mêler le gingembre.Travailler rapidement pour que la crème n'ait pas le temps de fondre.Ajouter le gingembre, fruit et sirop, et bien mêler.Mettre dans un grand moule de métal, couvrir et congeler jusqu'à ce que ce soit ferme.Ranger dans des contenants de plastique, si on le désire.(2 litres) GARNITURE A SUNDAES CROUSTILLANTE Vi tasse de beurre, fondu v« de tasse de cassonade 2 tasses de fines miettes de biscuits au gruau d'avoine (utiliser environ 20 biscuits du commerce) Vj tasse d'amandes grossièrement hachées Yi tasse de raisins secs de Smyrne 1 cuil.à thé de vanille Chauffer le four à 400° F.Avoir sous la main une grande plaque peu profonde.un moule à gâteau roulé de 15x10x1 pouces par exemple.Mêler parfaitement tous les ingrédients, directement avec les mains.Etendre le mélange dans la plaque.Cuire au four 20 minutes, en brassant souvent.Laisser refroidir.Emietter et ranger dans des contenants à l'épreuve de l'air.Servir sur de la crème glacée, en émiettant bien le mélange.(Environ 3 tasses) SUNDAES AU BEURRE D'ARACHIDE Vi tasse de beurre d'arachide en crème V» de tasse de miel liquide Vi tasse de lait Vii de tasse de cacahuètes salées hachées Crème glacée au chocolat Crème fouettée sucrée Battre le beurre d'arachide et le miel, en un mélange lisse.Ajouter le lait, petit à petit et en battant.Ajouter les cacahuètes.Mettre des boules de crème glacée dans des assiettes de service et les garnir du mélange au beurre d'arachide.Garnir chaque boule de crème glacée d'une rosette de crème fouettée.(De 4 à 6 portions) SUNDAES AU CHOCOLAT 3 carrés (3 onces) de chocolat à cuisson non sucré 1 cuil.à table de beurre 1 j>ot de 200 mL, ou Vi de tasse, de crème simple (15 p.c.) Vi tasse de sirop de maïs 1 tasse de sucre 1 cuil.à thé de vanille Crème glacée au chocolat Crème glacée a la vanille Mettre le chocolat, le beurre et la crème dans une casserole moyenne Chauffe- à feu moyen, en brassant constamment, jusqu'à ce que le chocolat soit fondu.Ajouter le sirop de maïs et le sucre, en brassant.Chauffer jusqu'à pleine ébullition, en brassant jusqu'à ce que le sucre soit dissous Laisser alors mijoter, en brassant souvent, 15 minutes ou jusqu'à épaississement.Ajouter la vanille.loindre, en une seule grosse boule, une petite boule de crème glacée au chocolat et une autre à la vanille, pour chaque jiortion.Napper de la sauce chaude (8 portions) Note: on peut conserver cette sauce au réfngérateur; y ajouter un peu de crème et la chauffer, au moment de servir.± JM vW~«f 21 juillet 1979 - 13 «- j .f,4.ù / MÜ LA PETITE NAÏADE DU LAC SAINT-JEAN , UN AN APRES.COQUELUCHE DE LA PRESSE SPORTIVE ET DÇ TOUTE SA REGION, LORS DE LA TRAVERSEE DE L\u2019AN DERNIER, CHRISTINE COSSETTE SERA DE NOUVEAU DANS LE GRAND BAIN, DIMANCHE EN HUIT PAR RÉIEAN TREMBLAY Une scène comme les gens de la Traversée internationale du lac Saint-lean n'en avaient jamais vue.Une trentaine de mille personnes attendent avec impatience qu'une jeune fille de 16 ans, Christine Cossette, de Chicoutimi, atteigne le quai de Roberval au terme d'une course épuisante de 32 km, depuis Péribonka.\u2022 Encore une centaine de pieds», scande l'annonceur Claude Mouton du haut de sa tour d'observation Dix, cinq, terminé ! Les applaudissements fusent puis se calment On attend que l\u2019orchestre entonne l'hymne national du pays de l'athlète avant de poursuivre les félicitations.Mais tout est tellement différent cette fois La jeune Christine, brisée par l'émotion, sanglote sur l'épaule de son père, l'ancien nageur professionnel Robert Cossette, tandis que l'orchestre, au lieu d\u2019entonner le martial O Canada, se met à jouer Gens du pays.Debout, les milliers de personnes, les yeux mouillés, se mettent à chanter « Ma belle Christine, c'est à ton tour de te laisser parler d'amour » Sur le quai, de vieux routiers du métier comme Toto Gingras.photographe au tournai de Montréal, lacques Moreau de Télé-Métropole; de jeunes journalistes comme CHude Lussier, du Quotidien.ont les yeux remplis de larmes, c'est devenu un véritable lacrymo-dramel Le lendemain, Christine Cossette faisait les manchettes des journaux du Québec, devenait la coqueluche de la nage professionnelle de longue distance.arrachait plusieurs apparitions à la télévision ; bref, elle était désormais une vedette.Presque un an plus tard, cette belle grande fille, maintenant âgée de 17 ans, est capable d'expliquer ce qui s'est passé cette journée-là «T'as déjà fait de la méditation, tout seul dans ta chambre, dans la paix?Sortir du lac Saint-lean, surtout quand c'est ta première course professionnelle, c'est un peu la même chose C'est comme si tu venais de faire huit heures de méditation, complètement perdue dans tes pensées, à l'intérieur de ton être.Tchip, tchip, tes bras, les mouvements répétés te font méditer puis, soudain, si toute une bande de tes amis entraient dans ta chambre en allumant toutes les lumières et en criant à tue-tête, qu'est-ce que tu aurais envie de faire sous l'effet du choc?Tu pleurerais peut-être, c'est ce que j'ai fait, j'avais rien que le goût de pleurer», raconte-t-elle de sa voix très douce, à peine audible Christine Cossette a de qui tenir.Elle est la fille de Robert Cossette, qui, frappé par la poliomyélite dès son |eune âge, a quand même réussi de très grands exploits dans la nage de longue distance Mais Robert, comme il le souligne, n'a jamais forcé sa fille à suivre ses traces Christine, têtue et timide, a tou|ours nagé quand elle en a eu le goût A neuf ans, elle faisait partie du Club de natation de Chicoutimi où elle s'est entraînée pendant deux ans.A l'adolescence, elle a abandonné toute activité sportive pendant plus d une année pour ensuite reprendre l'entraînement Vitesse et résistance Cette fois, elle se donne à plein, s'entraînant avec acharnement à améliorer ses chronos aux 100, 400 et 800 m : « C'est curieux, mais j\u2019étais meilleure à l\u2019entraînement qu'en compétition! C'est dans la tête que ça n'allait pas, on aurait dit que je ne secrétais pas suffisamment d'a-drénaline avant les courses, je m endormais presque avant le signal du départ \u2022 Fidèle à elle-même, elle abandonne la natation de compétition sur un coup de tête: «Un matin, je me suis dit que c'était fini et ce fut fini.» En mai de l'an dernier, un soir qu'elle se repose à la maison, elle lance soudainement à son père: «l'aimerais ça traverser le lac Saint-lean » Robert, qui connaît bien sa fille, répond tout simplement; «Si ça te tentes, fais-le.je vais te servir d\u2019entraîneur » Elle replonge dans son entraînement à raison de trois ou quatre heures par jour, rabaissant ses temps à 1 m.8 s.aux cent mètres et se tapant une vingtaine de tour par jour du lac Clairval non loin de Chicoutimi.En début juin, elle descend les 28 milles du Saguenay entre Chicoutimi et Baie-des Ha ! Ha ! encouragée par l'ancien nageur marathonien Pierre Bourdon, maintenant responsable des pages sportives à Progrès-Dimanche à Chicoutimi Amoureux fou de la nage longue distance, Bourdon n'est pas long à sensibiliser tout le Saguenay-Lac-Saint-|ean aux exploits et au charme de cette belle jeune fille.Et pendant la semaine de préparation à la Traversée du lac Saint-lean, les journalistes des grands médias de la pro vince (la plupart d'anciens Bleuets qui profitent de la Traversée pour s'offrir une semaine dans leur patelin) se disent entre eux : « Attends un peu, on va mettre Christine sur la mappe! » «La réaction des gens après la Traversée a été incroyable, raconte Christine avec amusement: «Pendant trois ou quatre |ours, le téléphone n'a pas cessé une minute de sonner.l'hiver dernier, même, quand je suis allée à Montréal recevoir mon prix comme nageuse professionnelle de l'année, les gens me disaient: Vous ressemblez à la nageuse Christine Cossette » Christine a reçu beaucoup de la natation, on y reviendra plus loin mais elle doit donner beaucoup en échange Elle se lève quatre matins par semaine à 5 h 20, saute dans la voiture de son père et se rend à la piscine du cégep de Chicoutimi en grignotant un biscuit; à six heures moins dix, elle plonge dans l'eau et s'entraîne à fond de tram |usqu'à 7 h 10, 7 h 15, elle retourne déjeuner à la maison, revient au collège, arrive en retard à son premier cours, travaille au collège pendant la journée puis replonge dans la piscine à 17 h 30 jusqu'à l\u2018< heures Son entraînement consiste à allier vitesse et résistance; elle s'offre souvent une série de 100 mètres, entrecoupés de courts moments de repos.Dès le mois de mai, elle commence à nager dans le lac Clairval et dans la rivière Saguenay pour accoutumer son organisme à l'eau froide; vous pouvez vous imaginer ce que ça peut être de nager dans un lac du Saguenay au début du mois de mai quand la couche de glace qui le recouvrait vient tout juste de caler «le vais nager tant que j'aimerai ça ., au moins pendant la durée de mes études; Lan dernier, j\u2019ai pu me payer un voyage en Espagne, dans le Sud aussi, c'est quand même plus agréable de gagner son argent d\u2019étudiante en nageant professionnellement qu'en servant aux tables les fins de semaine», explique-t-elle.Christine soutient qu elle a reçu beaucoup de la natation.Réfléchie, très autonome malgré son jeune âge, elle souligne: «M Gagnon, un de mes premiers entraîneurs, me disait toujours que le M - 21 juillet 1979 ,Vf* - iU.< \\ & xi > -\t\u2022 \u2022* y sport, c'est l'école de la vie.et c'est vrai ; l'ai remarqué qu'en jasant, quand je veux dire quelque chose de profondé-mant vrai, je dis quelque chose que j'ai appris de la natation Ce que tu appliques dans ton sport, moralement, physiquement, intellectuellement, tu t'appliques dans la vie; c'est là que tu apprends à déterminer des buts, à fixer les jsoints de repère qui vont te guider et à suivre le bon chemin qui t'amène à ton objectif» Nouvel engouement La jeune nageuse, en plus de gagner des bourses intéressantes (elle prévoit gagner environ $5 000 cet été), s'est enrichie dans le monde de la natation professionnelle: «l'ai connu des gens de tous les pays, des Argentins, des Egyptiens, des Yougoslaves.on devient amis, on parle de nos pays, de nos coutumes, c'est le fun.surtout que j'adore la géographie » Tellement vrai que Christine rêve de faire le tour du monde En attendant, elle connaîtra lacs, rivières et plages des divers circuits de marathon cet été; d'abord Atlantic City, puis le lac Saint-lean.Paspébiac, Chibouga-mau et le marathon de Chicago L an prochain, elle a l'intention de rajouter la Manche à ses exploits.« Quand il fait beau, c'est agréable de participer à un marathon, de s'entraîner D'ailleurs, c\u2019est beaucoup plus difficile, plus exigeant pour l\u2019organisme de faire 800 m en compétition que de nager un marathon On va beaucoup plus loin dans ses réserves dans un 800 m qu'en traversant le lac.En tout cas, c'est très différent.» La présence de Christine Cossette parmi les grands noms de la nage professionnelle a créé un intérêt nouveau à travers le Québec; |ohn Kinsella, l'Américain colossal de Chicago, domine tellement son sport que Christine est apparue comme un souffle d'air frais sur les marathons : « Christine a suscité un intérêt et un engouement qu'on n\u2019avait pas vus depuis longtemps», admet M.Nicol Allard, directeur général de la Traversée internationale du lac Saint-lean, le plus important marathon au monde: «En plus de ses qualités athlétiques, la jeune Christine apporte à la natation une image de douceur, de timidité et en même temps de détermination qui a conquis les foules, lamais je n'oublierai les émotions provoquées par son arrivée à Roberval l\u2019an dernier», dit-il.Guy Lapointe, joueur étoile des Canadiens de Montréal, était le président d'honneur de la Traversée la saison dernière: «Quand les gens se sont mis à chanter, je me suis mis à pleurer comme un enfant; invité d'honneur ou pas, je serai à la Traversée cette année, quand bien même ce ne serait que pour encourager la petite Cossette » Il va trouver que la petite Cossette a changé; elle a vieilli d'un an, bien sûr, et en même temps, elle a grandi, s'est affinée, a mûri aussi, elle qui était très difficile à interviewer l'an dernier, a appris à se raconter, à analyser les gens et les événements; elle camoufle souvent un amusement derrière des réponses teintées d'indifférence comme beaucoup de jeunes le font: «L'an dernier, je venais de terminer Paspébiac, rien n'avait fonctionné, je m'étais égarée en allongeant mon parcours et un fichu de journaliste me demande comme première question: «Mlle Cossette, êtes-vous fatiguée?» Bien sûr.que non, je n étais pas fatiguée du tout, je venais tout juste de nager huit heures! Que veux-tu répondre dans ce temps-là ?» Pas grand-chose en effet.Comment expliquer en quelques phrases que ça peut être fort agréable de descendre le Saguenay par beau soleil, que ce peut être bon de sentir ses muscles, son sang, son cerveau fontionner dans une merveilleuse symphonie, que ce peut être valorisant d'atteindre des buts qu'une toute petite élite peut se permettre de viser.Et qu après tout, devenir une vedette, c'est quand même flatteur.PSjTT! JARDIN DE FEMME La carrière de Thérèse Dumesnil, rédactrice en chef adjointe de Perspecfivesdepuis déjà quelques mois, est un grand jardin dont il serait présomptueux de vouloir faire le tour en si peu de paragraphes.Et comme une carrière, quand on est femme, ça comprend aussi les charges de famille, on voit aisément le jardin se transformer en vaste domaine Explorons quelques allées.Amateur, et même spécialiste, de plein air, elle a été journaliste à la pige durant de nombreuses années \u2014 ce qui aux yeux de beaucoup de gens signifie être libre comme l'air; elle a de plus été cinéaste, métier que, de loin, on confond souvent avec la bohème Comment, dans ces conditions, se résout-on à s'enfermer dans un bureau?\u2014 Vous savez, j'ai une longue pratique de prisonnière: j'ai travaillé dix ans à l'O.N.f.(n'y voyez pas de lien de cause à effet.) Le métier de cinéaste a l air glamorous, mais la majeure partie du temps on le passe à l'intérieur Et puis je suis mère de famille \u2014 trois enfants Même si j'ai toujours été sur le marché du travail, le fait d'avoir de jeunes enfants m'a forcée à rester sur place.C'est pour ça que, les premières années, j'ai surtout fait de la pige \u2014 Mais qui dit pige dit liberté de mouvement, non?\u2014 Ce n\u2019est pas nécessairement vrai l'allais à l'extérieur faire mes reportages, mais le travail de recherche et de rédaction se faisait à la maison.C'est la pige, en quelque sorte, qui m'a rendue plus sédentaire, l'ai donc une longue pratique de vie régulière où la fantaisie est plus intérieure qu'extérieure \u2014 Vous travailliez le soir?\u2014 La nuit surtout Des fois je travaillais avec un enfant sur les genoux Quand ils étaient couchés, je travaillais jusqu'à 4 heures du malin, des fois toute la nuit \u2014 Et vous étiez debout \u2014 A 6 heures, 7 heures .__?zz \u2014l'ai une santé de fer et besoin de peu de sommeil \u2014 Et quand les enfants ont grandi?\u2014 C'est là que je suis devenue cinéaste et que j'ai accepté de n être pas à la maison tous les jours ou tous les soirs.Mais, chose curieuse, quand ils sont devenus adolescents, j\u2019ai eu l'impression qu'ils avaient encore plus besoin de leur mère.Alors j'ai quitté l'O.N.F.pour revenir à la pige.\u2014 Et le bureau?\u2014 Aujourd'hui que mes enfants sont grands et qu'ils ont appris à se débrouiller, les heures régulières, paradoxalement, me donnent plus de liberté le puis enfin souffler Thérèse Dumesnil \u2014 L\u2019image et l'écriture, vous les considérez comme deux moyens très différents d'expression?\u2014 Non.Dans l'audio-visuel le verbe est plus rare, plus mesuré, appuyé par l\u2019image, mais il ne disparaît pas pour autant II s'agit de la parole des autres, me direz-vous, mais qu'on fait sienne parce qu'on la choisit, par le montage qui est une mise en forme L'image est aussi une forme d'écriture la grande différence est ailleurs, le cinéma est un travail d'équipe, l'écriture travail solitaire Mais qu'il s'agisse de la plume ou de la caméra, on s'exprime, on se révèle autant \u2014 L'écriture ne vous a jamais amenée à la littérature?\u2014\tl'ai, comme tout le monde, des fonds de tiroir Des amis écrivains me reprochent de ne pas publier \u2014 Vous le regrettez?\u2014Il y a en moi, oui, comme un regret, mais qui n'est pas négatif, car je sais qu'un jour |e vais écrire Quand je n'aurai plus charge de famille.\u2014 Des oeuvres d'imagination?\u2014\t|e suis plus attirée par l'essai, bien qu'un roman, aujourd'hui, puisse être très proche de l'essai, comme ce que fait lacques Godbout, par exemple, que j'aime beaucoup \u2014 Non seulement êtes-vous entrée à Perspectives, mais aussi à la ville.\u2014 En effet, je reviens à la ville après dix ans à la campagne Mais la ville, c'est le pied-à-terre, Val-David (dans les Laurentides, au nord de Montréal) c'est notre chez-nous, où nous passons toutes les fins de semaine \u2014 Vous aimez la ville?\u2014 Au plan culturel, la ville est intéressante et il faut en tirer tout ce qu elle peut donner Entre autres les concerts, dont je suis friande Et puis, j'ai une grande propension au bonheur.Alors la ville, la campagne, pour moi tout est passionnant lean Bouthillette La semaine prochaine Marie-Odile Vézina rencontre Daniel Périgny, champion canadien de cyclisme \"grimpeur\"; dix ans d\u2019assurance-maladie vus par Vittorio, des mini-régates à la Ronde; et si les enfants étaient au pouvoir?21 juillet 1979 - 15 '¦Wim Æâ'M rWmm ¦tiwk-m.¦mk-rtû wütlï* Hr8s#w*£ \u2022 ¦¦¦; .;\u2022¦>¦ *4 ÀrVt-^*;.' fflw in sat## :\u2022; ' W .V ¦fsL*.'\"- 1 \u2018¦¦i ¦ ¦.' i.rtft'i r' i sr>' *R*r àiv'^3 yH vi; Jj; Kns \u2022 ***f
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