Le soleil, 26 octobre 1979, Cahier B
[" BLE SOLEIL QUEBEC, VENDREDI 26 OCTOBRE 1979 Spécial Baie James rr*,~rJ \u2022\\WVA/V A \u2022fS *>* Br; \"V iRTlri Sa.\u2022 * JfW ' \u2022> ?¦> ;*\u2022 jS-'-\u2019â » ' *\t\u2022 1 i; B fV :u (- *\u2022 J* » vlwf\u2019 ?.\tI*»« 5 1.m i \"7 f Z5,:.- w* y * «B i \u2022 ms i< \u2018llr: _______.w .¦ r iim i \u2022 > WMA :SW jrufwj i» » k î TT'~ ¦pma30i3t mmi okln K g*?:\u2022 'V i \\7 i __*.« VJ* nüsr*1 #3^ 3^>a '^IWf^SiPi ?w sf* ¦\u2022 \u2019h rii t: w » ST.-LMiS# y»»» Ce sera la fête demain a la baie James lorsque le premier ministre René Lévesque actionnera le bouton qui mettra en branle le premier groupe turbine-alternateur de la centrale de LG-2.Une fête à laquelle participeront quelque 250 invités, dont les ministres de 1 Energie du Canada et de toutes les provinces canadiennes, sans comp ter quelque 200 journalistes, photographes et techniciens des media d\u2019information Pour tous ceux qui ne seront pas là.Radio-Canada retransmettra en direct la cérémonie d\u2019inauguration samedi après-midi, laquelle comprend un spectacle donne par des artistes québécois.Pour ceux qui ne pourront pas regarder la télévision, il y aura la possibilité d écouter le tout à la radio puisque les réseaux Radiomutuel et Télémedia seront également sur place et retransmettront en direct la cérémonie A cette occasion.Hydro-Québec publiera un volume de 440 pages sur 1 histoire de 1 électricité au Québec tandis que la SEBJ produira un livre de 120 pages sur LG-2 Tous les employés de la SEBJ auront aussi droit à leur fête dans leur chan lier respectif et recevront une pochette souvenir LE SOLEIL s associe à cet événement en pu bliant le cahier ci-joint auquel ont collaboré de façon spéciale le journaliste Gilles Boivin et le photographe Clément Thibault par Jean-Paul GAGNE Projet mal aime dès le départ parce que surexploité politiquement, l\u2019aménagement hydroélectrique du bassin de la baie James p en constitue pas moins un pilier très important pour l\u2019économie québécoise 1\u2014\tIl s agit de loin du plus gros projet d investissement à être réalisé dans Ihistoire du Québec Jusqu\u2019à 20,000 travailleurs y ont gagné leur vie en 1978 alors que cette année quelque 16.000 personnes y ont trouvé un emploi $15 milliards y seront investis au cours d une période s'étendant sur une douzaine d'années.Les trois cinquièmes de cette somme restent à dépenser d'ici 1985 L impact d un tel investissement sur l'économie est direct puisque cet argent est très largement dépensé dans l'économie du Québec à l'exception des frais de financement qui sont versés aux investisseurs étrangers L essentiel des dépenses est constitué des salaires et de l'équipement, qui évidemment provient presque entièrement de manufacturiers québécois 2\u2014\tLa puissance hydroélectrique de la phase 1 du Complexe La Grande sera de 10,269 mégawatts, ce qui contribuera à ajouter 80 pour 100 à la puissan ce installée actuelle d'Hydro-Québec Ces 10.269 mégawatts seront tous disponibles à la fin de 1985 et il y a tout lieu de croire que le Québec disposera alors de surplus importants.Hydro-Québec pourra vendre de fortes quantités d électricité à l'Etat de New York, ce qui de toute évidence lui procurera d'impor tants revenus 11 s agira essentiellement d énergie de pointe, c est-à-dire d électricité qui pourra être vendue au cours des mois les plus chauds; on sait que nos propres besoins d énergie électrique diminuent fortement le printemps et l'été alors que ceux de 1 Etat de New York augmentent grandement en raison de l'utilisation massive des systèmes de climatisation L arrivée de cette nouvelle puissance permettra également l'émergence d'un bloc d'énergie de base de l'ordre de 2.000 mégawatts en 1981, ce qui favorisera une conversion plus rapide des systèmes de chauffage à 1 huile à des systèmes électriques et ce qui créera des conditions très favorables à la stimulation du développement industriel du Québec L industrialisation par l'électricité suppose toutefois une politique tarifaire incitative, ce que n'est pas véritablement 1 actuelle structure de prix d Hydro-Québec Cette structure tarifaire fait évidemment décroître le prix du kilowattheure proportionnellement à la quantité d'énergie utilisée, mais elle n'est pas aussi incitative que le suggère la politique économique contenue dans le document Bâtir le Québec publié récemment par le ministre Bernard Landry Incidemment, le gouvernement entend se donner plus de latitude dans la fixation des tarifs d'électricité des gros utilisateurs et réserver pour lui l'établissement des tarifs des entreprises ayant besoin d une puissance de 5 mégawatts et plus, au lieu du plancher actuel de 150 mégawatts 3\u2014\tLe coût de l'énergie qui proviendra du Complexe La Grande sera de moins de trois cents du kilowatt/heure, ce qui est de 50 pour 100 inférieur au coût du nucléaire Mauvais départ Force est de reconnaître la justesse de la décision qui fut prise en 1971 de lancer le projet de la baie James de préférence à la construction d'un important groupe de centrales nucléaires.comme le proposaient alors certains ténors du Parti québécois.Cette attitude était une réponse plus politique qu économique à un projet qui avait été lancé de façon très partisane par l\u2019ex-premier ministre Robert Bourassa Cette stratégie à courte vue de même que la volonté politique initiale de placer le développement du potentiel hydroé lectrique et des ressources de la baie James sous le parapluie d'une société entièrement nouvelle.la Société de développement de la baie James, de laquelle la SEBJ devait être une filiale, ont eu pour effet de susciter un débat très chaud aussi bien à l'Assemblée nationale que dans les media.Une première capitulation du gouvernement s'est produite à 1 Assemblée nationale en plein coeur du mois de juillet au terme d un débat acharné: la SEBJ deviendrait une filiale à 51 pour 100 d Hydro-Québec Une seconde capitulation devant Hydro-Québec devait toutefois survenir un an après lorsque cette dernière a obtenu 100 poui* 100 du capital-actions de la SEBJ Cette dernière devenait alors la fille d Hydro-Québec et en même temps sa filiale de construction Le 21 mars 1974.le climat fort tendu des relations de travail à LG-2 se traduisait par le saccage d'une partie du campement causant des dommages de plusieurs millions, retardant les travaux de plusieurs semaines et déclenchant une commission d enquête qui contribua à modifier sensible ment le climat de travail et à augmenter considérablement la productivité sur les chantiers de construction, ce qui s est fait aux dépens de certaines libertés Ce mauvais départ a contribué à ternir pour plusieurs années L image de ce qui devait pourtant être le \"projet du siècle\".Jamais cependant la baie James ne devint dans l'esprit du public une seconde Manie Il est évident que le barrage aux arcs multiples de Manic-5 est beaucoup plus spectaculaire que toute autre pièce d équipe ment du projet de la baie James Pourtant, le projet de la baie James est beaucoup plus important que le complexe Ma nicouagan-Outardes Les sept centrales construites sur la Côte-Nord ont une puissance tota le de 5.500 mégawatts, ce qui est très voisin de la puissance de la seule centrale LG-2 (5,328 mégawatts) C'est par son étendue immense.le débit de ses rivières, la grandeur des lacs que créera 1 aménagement du bassin de la baie James et sa production d\u2019énergie que ce complexe prend son importance On a vu qu au fil des années.ce complexe hydroélectrique a subi des modifications fréquentes à la suite des difficultés d'optimiser la puissance et la production d'électricité (Choisir la localisation la meil leure des centrales et des bar rages de façon à obtenir le plus d énergie possible au coût le plus bas possible) Il s agissait là d un travail colossal et très sophistiqué puisqu aucun autre projet n\u2019avait présenté autant de difficultés sur le plan du calcul économique Revalorisation Il ne fait aucun doute que la cérémonie de demain s'inscrit dans une tentative de récupéra tion de ce projet mal aime Jamais, n a-t-on précédé à une telle célébration pour la mise en production du premier grou pe turbine-alternateur.Tradi tionnellement.les inaugurations ont plutôt eu lieu lorsque les travaux sont complétés Evidemment.1985 était une année relativement lointaine pour Factuel gouvernement Et puis, il était sans doute rentable politiquement à quelques mois du référendum de stimuler la fierté des Québécois.La politique ne parvient pas à faire abstraction du \"projet du siècle\" Et c'est loin d'ètre fini Demain Hydro-Québec est à la baie James pour bien des années encore Après le Complexe La Grande Phase 1, il restera à harnacher la phase 2 du Complexe La Grande, qui a un potentiel de 2.900 mégawatts, le projet Nottaway-Broadback-Rupert, plus au sud.avec un potentiel de 6,500 mégawatts et l'aménagement de la rivière Grande Baleine, qui tombe dans la baie d'Hudson et dont le potentiel est de 2.800 mégawatts sans parler du bassin de l'Un-gava En un mot.il restera après 1 aménagement de la phase 1 de La Grande un potentiel de quelque 12.200 mégawatts, ce qui est à peu de chose près la puissance installée des centrales hydroquébécoises.En d autres termes, les bassins des baies James et d Hud son recèlent un potentiel de 1 ordre de 22.500 mégawatts, ce qui est près du double de la puissance installée actuelle Comme quoi, les travaux qu on y a réalisés jusqu à maintenant ne sont qu'un début Projet mal aimé, surexploite politiquement, essentiel dans le bilan énergétique du Québec, grandiose du point de vue technique.il deviendra un pilier indispensable de 1 économie québécoise B 2 |- Quebec.Le Soleil, vendredi 26 octobre 1979 hydro-électrique de la Baie James PC Baie d Hudson J 0V \u2022 e e e \u2022\te #*# \u2022 \u2022 \u2022 .\t.\u2022 \u2022 \u2022*\u2022*\u2022*\u2022*\u2022*#*#* \u2022 \u2022\u2022«\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022c\t1/\t\\ ¦ \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022¦\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022e\ti W a Va .\t( \u2022 ' \u2022 \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022«¦\u2022\u2022\u2022e .\t\u2022\tIA \\\tJ \\ \u2022 * » » » ¦ « « « » » t « \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022»\u2022\u2022\u2022 i^Prvt \u2022 ^ \u2022\tv T J\tV X miuiiicu ça iRiviere O QCentroie électrique ® Centrale électrique secondaire ¦» Structure de contrôle Bâti ^Fort George Région indiquée ¦ #Matagami ! Qué.y Québec * » Ottawa.^ .\t- y^onlrealv Lorsque les travaux entrepris à la baie James auront pns fin.en 1985, les centrales LG-2.LG-3 et LG-4 produiront à peu près autant d'électricité que la totalité des usines actuellement exploitées par Hydro-Québec Les Québécois sont les Arabes de l'électricité par Pierre BEAUREGARD et Eric HAMOVtTCH MONTREAL (PC) \u2014 Les Québécois sont-ils les Arabes de l\u2019électricité?Devant des hommes d affaires allemands réunis dans la métropole.il y a quelques semaines, le ministre d\u2019Etat québécois au Développement économique, M Bernard Landry, s\u2019est permis de répondre par un \"oui\" enthousiaste à cette question à la mode.Profitant d\u2019une récente visite à la baie James l'ancien premier ministre Robert Bourassa, dont le gouvernement avait donné le feu vert a cette gigantesque entreprise, a avancé pour sa part que Hydro 1 * Soleil Roland Marc oui Bernard Landry oui.les Québécois sont les Arabes de l'électricité Quebec devrait faire diligence pour lancer de nouveaux chantiers Selon lui.le Québec pourrait faire fortune en exportant au prix fort un surplus considerable d\u2019énergie électrique Toute cette eau qui s\u2019écoule sans faire tourner de turbines cons tituo un véritable gaspillage\u2019 .a dit I ancien chef de gouvernement A Hydro-Québec.autre son de cloche, que le trésorier de la société d Etat, M Georges Lafond.présente ainsi \"La mission première de notre entreprise est de satisfaire aux besoins intérieurs du Québec Si.chemin faisant, nous accusons des surplus, tant mieux Mais les besoins québécois passent avant tout\" C est tout clair et depuis longtemps pour I Hydro parce que les analyses du réseau hydrographique ont déjà débouché sur une conclusion ineluctable le potentiel hvdraulique du Québec est suffisant pour répondre à la demande locale jusqu\u2019en l\u2019an 2.000 et un peu plus loin Les seuls \"surplus\" dont on puisse parler sont ceux qu\u2019engendre le profil même de la consomma tion québécoise.Les climatiseurs américains Le réseau est en effet conçu pour répondre à une demande qui fluctue constamment, heure après heure, jour après jour et selon les saisons L\u2019accroissement récent de la demande moyenne d hiver est dû à la vogue inattendue connue par le chauffage électrique depuis que I incertitude s\u2019est emparée du mar ché du pétrole Pour être en mesure de satisfaire aux besoins hivernaux.l\u2019Hydro-Québec doit disposer d équipement supplémentaire de production qui dormirait une bonne partie de l\u2019éte s\u2019il n y avait pas les Américains et leurs climatiseurs gourmands des mégapoles de la Nouvelle-Angleterre L Hydro-Quebec exporte généralement I électricité selon un taux de 20 pour 100 inférieur à ce qu'il en coûterait à l'acheteur pour pro duire la même quantité d\u2019énergie par des moyens différents La société d Etat retire ainsi des bénéfices intéressants de ses ventes d exportations L an dernier, lexportation d\u2019énergie a rapporté $129 millions, alors que les ventes totales d\u2019électricité dépassaient $15 milliard Si les ventes a I etranger rêvé tent un caractère intermittent, leur accroissement épousera étroite ment la croissance du réseau de production, puisqu'il existera tou jours un bon écart entre les besoins québécois d'hiver et la consommation pendant le reste de l\u2019année C'est cette différence qui sera exportée Ainsi, les Québécois ne sont pas des Arabes absolus, mais plutôt des Arabes relatifs C est en effet par comparaison avec des voisins ou des pays moins riches en hydroélectricté qu\u2019ils paraissent bien nantis.Du pétrole qui s ignore .M Guy Joron se plait à I idee que le Québec soit le seul pays au monde qui ait réalisé le grand rêve des alchimistes modernes faire du pétrole avec de l'eau lorsque les travaux de la première phase du complexe I v*- Mème lorsque la Grande Baleine ($6 milliards) et le réseau NBR ($11.5 milliards) seront aména gés.nous ne disposerons pas des surplus énereétiques suffisants pc Guy Joron: nous pourrions inviter nos clients étrangers à se payer quelques centrales québécoises et nous les rendre dans 15 ou 20 ans pour approvisionner les Américains a l\u2019annee longue La Grande Baleine est un cours d\u2019eau prometteur situe au nord de la Grande Rivière qui, en principe, devrait être mis en chantier à partir de 1981 et comprendre trois centrales d une puissance ultime d\u2019envi ron 2,100 mégawatts Viendrait en suite la réalisation de l\u2019ensemble NBR forme des rivières Nottaway.Broadback et Rupert, au sud-ouest du complexe La Grande.La puis ¦-ance des sept rentrâtes de NBR dépasserait les 5.100 mégawatts M Joron parle de I opposition manifestée par le Parti québécois en 1971.lorsque M Bourassa a annonce le debut des travaux a la Baie James \"Comme tout le monde, je pen sais à cette époque que l'avenir était au nucléaire Et personne non plus, n avait prévu ces pertur bâtions majeures du marche du pet role, cette crise de l énergie Vvee le temps, nous nous som mes rendu compte que l\u2019énergie nucléaire soulevait une nouvelle generation de problèmes plus il y aura de centrales nucléaires, plus il nous sera difficile de protéger I environnement Une autre realite a contribue a me faire changer d\u2019idee le nucléaire d aujourd'hui coûte 40 pour 100 plus cher que I hydroelec Une idée qui séduit Additionnant tout bonnement des colonnes de mégawatts qu'il compare rapidement à des colonnes de milliards de dollars, le ministre pose son stylo et avoue que l\u2019idée de M Bourassa a un petit quelque chose de séduisant Si le Quebec ne peut esperer exporter que des surplus, pourquoi alors ne pas faire en sorte que ces surplus soient énormes et rentables\u2019 Dans l\u2019éventualité où les études permettraient de découvrir une fenêtre\u2019 d une duree suffisan te, nous pourrions inviter nos clients etrangers à se payer quelques centrales québécoises dont ils pourraient s'approvisionner pen dant quinze ou vingt ans avant de nous les rendre Malheureusement, nous n a-vons absolument pas la certitude que nous aurons encore des surplus dans 20 ans II est donc impensable de faire courir des risques de pénurie à la clientèle québécoise Le PDG de l'Hydro-Quebec.M Robert Boyd, soulève de son côté une obieetion intéressante a l'ex- \"En exportant beaucoup d\u2019énergie.nous ne contribuerons guère à créer des emplois au Québec Pourquoi n\u2019invitons-nous pas plutôt ces gens à venir installer Robert Bourassa: c est un gaspillage que de laisser couler l\u2019eau des rivières québécoises sans nen faire leurs usines ici-méme.au pays de l\u2019électricité?\u201d En plein pays de l\u2019electricite.quelque part au sud de la Répu blique hydraulique de la Baie Ja mes où des alchimistes font du petrole avec de I eau .Caractéristiques: La Grande Phase I \tNombre de\tPuissance\tPuissance\tDebut de la Centrale\tgroupes\tunitaire (MW)\tinstallée (MW)\tmise en servii LG-2\t16\t333\t5.328\tOct 1979 Mr-3\t12\t192\t2.304\tJuil 1982 LG-4\t9\t293\t2.637\tFé\\ 1984 TOTAL\t37\t\t\t10.269\t Coût total du projet\t$15.129 millions Coût du knlowatt\t$1.473 Coût du kilowatt/heure: 2.82 cents ($0 02821 Changements dans le projet I97t\tNature du projet Complexe Nottaway\tNombre de centrales 10\tNombre de mégawatts 5.300\tCoût en milliards $ 4 1\t 1972\tBroadback Rupert Complexe La Grande avec\t4\t8.300\t$ 5 8\t 1974\tderivation des rivières Opinaca.Caniapiscau Complexe La Grande avec\t4\t10.300\t$11 9\t 1976\tderivation de Eastmain Caniapiscau.Petite Opinaca Meme projel\t4\t10.190\t$16 2\t 1978\tMémo projet, moms LG 1\t3\t10 269\t$15.1\t C^»«bec le Soleil, vendredi 2ft octobre 1979 B 3 Un chantier de la superficie de l'Angleterre par Gilles BOIVIN envoyé spécial du Soleil LG-2 \u2014 En cinq jours, s offrir une tournee des quatre principaux chantiers du Complexe l.a Grande, c'est une équipée folle dont on ressort avec une solide indigestion de chiffres et des images de travaux titanesques qui ne souffrent aucune comparaison avec du déjà vu chez nous.Vu du sud, seules les sommes astronomiques des investissements prévus sur le territoire de la baie James pour la première phase du Complexe La Grande ($15.1 milliards) permettent d'entrevoir la taille des travaux.En 1978.ce sont $360 millions qui ont été engouffrés a LG-2.$196 millions à LG-3.$76 millions à LG-4.$146 millions à Caniapiscau et $63 millions à EOL.En 1979.c'est une somme de l\u2019ordre de $1.5 milliard que la SEBJ entend dépenser En 7 ans, le \"projet du siècle* aura vu naitre et grandir à une vitesse folle une nouvelle société d'Etat, la Société d'énergie de la baie James, qui au 31 décembre 1978, avait déjà investi près de $5 milliards et encouru des engagements cumulés totaux de l'ordre de $8,3 milliards Créée en décembre 1971, pour assurer la gérance du projet, cette filiale à part entière d Hydro-Québec compte maintenant plus de 2,000 employés à son service et règne en roi et maître sur un territoire de 176.000 km carrés, soit l'équivalent de 1 Angleterre .Son objectif: domestiquer la force brutale de la majestueuse rivière La Grande \u2014 d où le vocable Complexe La Grande \u2014 et y aménager.dans un premier temps, 3 centrales hydroélectriques qui, en 1965.fourniront au réseau d Hydro-Québec quelque 10.269 mégawatts, soit à quelque 2.000 mégawatts près l\u2019équivalent de la puissance actuelle des centrales d Hydro-Québec.Le Complexe La Grande Dans les cahiers des ingénieurs visionnaires qui ont projeté sur cartes et maquettes ces travaux gigantesques, les trois centrales LG-2.LG-3 et LG-4 ne sont que la première phase d'un projet qui prévoit la construction de 8 centrales.Lorsque les autorités politiques auront donné le feu vert à la seconde phase du Complexe La Grande, soit la construction de LG-1.LA-1.LA 2 et Bnsay, les eaux de la riviere Caniapiscau.Laforge et La Grande auront ete turbinées sept fois avant de se jeter dans la baie de James et produiront annuellement quelque 2.900 mégawat ts.Une huitième centrale EM 1, sur la rivière Eastmain viendrait egalement se greffer à ce réseau.Les travaux d amenagement de la première phase du Complexe La Grande comprennent la construction de 3 centrales sur la riviere La Grande et le détournement des eaux de la rivière Caniapiscau à la limite nord-est du territoire de même que celles de la rivière Eastmain et de la Grande et Petite Opinaca.au sud-ouest du territoire En raison de la faible dénivellation de La Grande Rivière, ce sont cinq réservoirs géants qu\u2019il aura fallu créer sur le territoire pour remédier au manque de chute et régulariser le débit de La Grande.La première centrale.LG-2, est située à quelque 112 kilomètres de l\u2019embouchure de La Grande Rivière, principal affluent québécois de la baie James.Aves sa puissance installée de 5,3 mégawatts, LG-2 fournira à elle seule la moitié de la production totale du Complexe La Grande phase 1.C'est pour alimenter son immense réservoir qu'il a fallu détourner de leur lit trois rivières qui coulaient à une centaine de milles au sud.la rivière Eastmain.et la Grande et Petite Opinaca.A quelque 90 milles de LG-2.c est le barrage de LG-3 qui bloque à nouveau le lit de la rivière La Grande.Cette centrale en surface fournira quelque 2,300 mégawatts au Complexe La Grande C'est ce chantier qui, l\u2019été dernier, connaissait sa période de pointe et les premiers groupes générateurs devraient être mis en service à l\u2019été de 1982.Comme à LG-2, certains travaux sont sensiblement en avance sur l'échéancier prévu et les premiers mégawatts pourraient devancer les dates prévues pour la mise en service.La troisième et dernière centrale de la première phase du Complexe La Grande.LG-4, est située à quelque 140 milles en amont de LG-3.toujours sur La Grande Rivière Avec ses 2.637 mégawatts.LG-4 est la seconde centrale en impor- tance du complexe.C\u2019est en 1961-1962.que ce chantier atteindra sa période de pointe et les premières turbines devraient tourner au début de 1984 Un immense lac Tout au bout du territoire du Complexe La Grande, à quelque 200 milles de LG-4 et quelque 400 milles de LG-2.on a déjà commencé à bousculer la nature pour créer de toute pièce la plus grande étendue d eau douce au Québec, le réservoir de la Caniapiscau.Caniapiscau, c'est en fait le \"grenier d'eau\u2019 du Complexe La Grande Dune superficie équivalente à 4 fois et demie le lac Saint-Jean, le réservoir de Caniapiscau sera créé par le détournement de près de 30 pour 100 des eaux de la rivière Caniapiscau.quatrième rivière en importance au Quebec.A lui seul, le bassin de drainage ainsi détourné sera plus grand que le territoire de la Belgique.Retenues par une longue ceinture de deux barrages et 62 digues, les eaux ainsi détournées \u2014 la rivière Caniapiscau coule normalement en direction nord \u2014 est vers la baie d'Ungava \u2014 seront acheminées par un ouvrage régulateur et un réseau de lacs et petits affluents vers la rivière Laforge.puis la rivière La Grande.L objectif de cette oeuvre colossale: assurer la majeure partie de la régularisation saisonnière du Corn plexe La Grande Lorsque les ouvrages de retenue seront suffisamment avancés pour amorcer le remplissage de ce vaste lac artificiel en 1981, il faudra compter encore plus d'un an et demi avant qu\u2019il atteigne sa cote maximale.Sa quote-part à la production d'électricité du Complexe La Grande phase 1 sera de l'ordre de 35 pour 100.Ses ouvrages régulateurs déverseront alors dans le bassin de La Grande un débit supérieur à celui de la rivière Saint-Maurice, près de Trois-Rivières.Et lorsque le feu vert sera donné à la seconde phase du complexe.les eaux de la Caniapiscau auront été turbinées par sept centrales électriques avant de se jeter dans la baie James.PP r>Sr-> féN «yv> 'VT* - ¦¦¦ I* Soleil.( Irmenl Thibeaolt Des travaux titanesques qui ne souffrent aucune comparaison.Ici, l évacuateur de crue de LG-2.Les marches de cet escalier colossal ont entre 25 et 35 pieds de hauteur ISSRHiB M !*.Sigi *7 I Y,,v PPf Fabrication et installation des blindages en acier des 16 conduites forcées ~ ~'î« «Xt-* Treuils fixes *-\u2022 v ¦jpn pp wm> m m^gm***** Jk Jfcsasr m '< Bureau-chef et usine no 1 Rimouski, P.Qué.Tél.: (418) 723-6508 Télex: 051-8-6317 Usine no 2 Matagaml.P.Oué.Tél.: (819) 739-4322 Conception, fabrication et installation des pièces encastrées et des vannes de prise d eau Conception, fabrication et installation des treuils fixes Sométal Atlantic Ltée Fabrication des pièces encastrées et des grilles à débris Ili Sométal Atlantic Ltée est fière de sa contribution à cette grande réalisation du complexe hydro-électrique de LG2.La technologie au service de l'homme.Une équipe énergique! Une vanne de prise d'eau *\tIngénierie *\tDessin *\tTechniques avancées de soudage *\tTraitement thermique *\tAtelier d'usinage *\tGamme d'essais non destructifs *\tAssurance-qualité (Z299.2) *\tServices complets de transport et de montage en chantier Quebec le Soleil, vendredi 26 octobre 1979 B 4 Les matériaux naturels ont remplacé le béton par Gilles BOIVIN envoyé spécial du Soleil LG-2 \u2014 En mettant les pieds a la baie James, il faut laisser derrière >oi la tradition du barrage de béton aux formes élancées défiant la force brutale des eaux.Dans la taïga québécoise, le passage des glaciers a laissé sur place tous les matériaux naturels necessaires a l'édification de di gués et barrages aux dimensions telles qu'il eut fallu faire appel à tous les fabricants de béton du pays si l'on avait choisi de fermer les rivières de la baie James avec des structures de béton 'Nous n avons rien invente\u201d, nous expliquait un ingénieur de la SEBJ en précisant que de telles techniques ont déjà été utilisées ailleurs II n'en reste pas moins que la surprise est grande pour le visiteur qui cherche à la baie James une autre Manie.D'abord, la géographie du terrain: érodée par le passage des glaciers qui, il n'y a pas si longtemps, recouvraient le territoire.la région de la baie James est relativement peu accidentée, et si les pics des montagnes sont enneigés plus longtemps qu'au sud.ce n'est pas pour leur hauteur, mais simplement parce que l'hiver n\u2019en finit plus au nord du 52e parallèle Le terrain y est relativement plat et la création des réservoirs d'eau nécessaires pour assurer le debit d\u2019eau dans les turbines a nécessité la multiplication de digues sur leur pourtour.A LG-2.il a fallu 26 digues d'une longueur globale de 25 km pour fermer le reservoir I.a plupart des barrages du Complexe La Grande ont plus de trois kilomètres de longueur en crête et s\u2019élèvent jusqu'à 160 mètres de hauteur.On imagine les volumes de béton qui auraient été engouffrés dans de tels ouvrages si ceux-ci avaient été construits en béton.A lui seul, le barrage de LG-2 a nécessité la mise en place de 23,000.000 de mètres cubes de remblai.une quantité suffisante pour recouvrir la transcanadienne, entre Québec et Montréal, d'une couche de sept mètres d\u2019épaisseur, et ce.sur les quatre voies.Les bienfaits de Dame Nature Heureusement, le sol de la baie James regorge de matériaux naturels qui sont venus prendre la relève du béton.Tous les barrages du Complexe La Grande sont en effet faits en enrochement ou en gravier avec un noyau d etancheite fabrique à même un matériau natu rel laissé par le passage des gla ciers: la moraine Cette moraine est a la baie James ce que le béton est à Manic-5.l-i moraine est en fait un depot glaciaire qui renferme de l'argile, du sable et du gravier et dont la principale caractéristique est justement d\u2019être impermeable lorsque mis en place dans des conditions particulières Pour asseoir solidement ces barrages, on nettoie d'abord à fond le roc sur lequel ils reposent.Après avoir injecté un coulis de ciment dans les fissures du roc, pour assurer son étanchéité, on procède ensuite à la pose du noyau de moraine.Appliqué par couches suc cessives de 18 pouces, que le compactage ramène à 12 pouces, ce noyau morainique constitue la barrière imperméable du barrage.Pour empêcher son érosion, ce noyau est d'abord recouvert de zones filtrantes en concassé, puis d un épaulement en sable et en gravier Finalement, une épaisse carapace de roc de dimensions imposantes vient s'ajouter à la structure pour assurer sa résistance à l'érosion des vagues et du vent Pour avoir une idee plus juste des proportions d un tel barrage, mentionnons que celui de LG-2 mesure quelque 2.835 mètres en crête là peu près la longueur du pont Jacques-Cartier), qu il s\u2019élève a 160 mètres de hauteur et qu'à sa base, il fait 600 mètres de largeur Des 23,000.000 de mètres cubes de matériaux utilises pour son édification.environ 20 pour 100 du volume forme le noyau étanche de moraine Une économie appréciable Tous les matériaux utilises ont surtout le grand avantage d'étre disponibles sur place.A LG-4.par exemple, tant la moraine que le sable et le gravier étaient disponibles en quantité suffisante dans un rayon de quatre milles.A LG-3, Dame Nature avait même laissé sur place, en plein dans l\u2019axe du bras nord du barrage, un dépôt naturel de moraine que l\u2019on n a pas eu à déplacer pour garantir l\u2019étanchéite du barrage Il suffit de voir à l'oeuvre 1 équipement lourd utilisé sur le Complexe La Grande et de jeter un coup d oeil à sa soif démesurée pour le pétrole pour se rendre compte de I économie réalisée La firme Kiewit.par exemple, qui a obtenu le contrat pour la construe lion du barrage de LG 4, engouffre quelque 150,000 gallons d'essence par semaine Quant aux pneus des mastodontes qui transportent ces matériaux, à $9 000 l'unité pour les ramions de 125 tonnes, on s'efforce de ne pas les faire rouler inutile inent A LG-3.l'an dernier, ce sont quelque $2.5 millions qu'Hydro Quebec a du débourser à ce seul chapitre MMMHbée' Mc * ?fc V .¦ Hàmm Tous les matériaux nécessaires a l'édification des digues et barrages sont déjà sur place Ici, sur la Caniapiscau.l ebauche du barrage avec son noyau de moraine au centre lliPflP f: ****** ï- Î;k: -.mm '¦¦**4**- «wBjirt tà-; - - - mMB ittSSE ;Üi- «V \u2022- CZ33233 FAMHIEI.: ¦ -v-y ' Un nouveau four à induction Et voici une autre facette du programme d expansion auquel les Ateliers d'ingénierie Dominion consacrent plusieurs millions de dollars: un four à induction de 20 tonnes qui permet un contrôle presqu absolu du métal en fusion pour garantir une coulee de haute precision et ainsi obtenir des données plus exactes lors de l analyse métallurgique du moulage II représente de plus un des sommets technologiques de l industrie moderne en ce qui a trait a la conservation de I énergie et au contrôle de I environnement LIEE AU DEVENIR OU QU \" Les turbines à LG 2 En tant que partenaire du Consortium La Grande, les Ateliers d Ingénierie Dominion ont aussi conçu et fabriqué huit des seize turbines de 454 000 HP de la plus puissante centrale hydroélectrique canadienne Chacune d elles est accouplée a un alternateur CGE de 333 megawatts et peut subvenir aux besoins en energie électrique d une ville de plus de 100 000 habitants.Chaque roue, pièce principale de la turbine, mesure 6.1 m de diamètre par 2.7 m de hauteur et pèse 123 tonnes Sous une chute d eau de 137 m.ces turbines tournent à 133.3 tr/min.Plusieurs centaines d ingénieurs, de techniciens et d ouvriers québécois ont participe à la conception et a la fabrication de ces turbines LES ATELIERS D'INGENIERIE DOMINION LIMITÉE Case postale 220 Succursale A Montreal Québec H3C 2S5 Une finale 'a COMPAGNIE GÉNÉRALE ÉLECTRIQUE du CANADA LIMITÉE Un tour vertical géant Dans le cadre du programme d expansion en cours aux Ateliers d Ingénierie Dominion, nous sommes fiers d annoncer que nos ateliers de Lachine procèdent à la mise au point definitive de cette nouvelle aléseuse verticale.À la mesure des exigences de demain, cette merveille technique montre bien notre confiance en ( avenir.Ainsi, cette machine-outil peut accommoder des pieces de 6,4 m de haut et allant jusqu à 500 tonnes, et ce, en maintenant une précision de l\u2019ordre d'un millième de degré. i »\u2022 < SJ, O*' * #*s' C#:*^ Iff narr ¦Mj \u2022¥\u2022';\u2022>¦\u2019>*£:¦: J».- .*:\u2022: ' < ; >;a £/ ¦ ¦ '.-.¦| /«»* \u2022 M[ mm Mir: I* / \u2022* v- * ' ,«\" \u2022V\"// ¦ :-\u2022¦:\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022¦ \u2022 ~ iiiiwriïiriwTrt^M^ijwniwiiwrr ;:>.\u2022 /: jhhiSk f':- .* Ojeocc.ic Soleil vandrack 26 octobre 1979 Une salle à manger de style réfectoire I* 'viril, I Irmrnl Tbihriull Un légendaire \"oiseau bleu\" qui s'apprête à décoller Ir Viril ( Irmrnl Thlhrjull La SEBJ est reine et maîtresse du territoire par Gilles BOIVIN envoyé special du Soleil CANIAPISCAU - \"Ce n est pas des problèmes hydro-électriques qu'on a ici.La machine technique est facile à huiler et c'est beaucoup plus du côté humain que surgissent les difficultés', avoue sans ambages Jean Guilbault.chef de chantier à Caniapiscau.le chantier le plus éloigné du Complexe La Grande.Jusqu a tout récemment, seul 1 avion reliait ce chantier aux au très campements du complexe.Une route de gravier a rétabli le lien avec lXî-4, il y a environ une semaine.Mais de fait, cette route aura une utilité essentiellement pratique et ne réduira nullement I impression d\u2019isolement des travailleurs de ce chantier puisqu in.comme partout ailleurs sur le terri toire de la baie James \u2014 entre le 49e et le 55e parallèle \u2014 personne ne peut utiliser son automobile privée Sur ce vaste territoire, cinq fois grand comme le Nouveau-Brunswick.la Société d'énergie de la baie James (SEB.il contrôle absolument tout de la vie de ceux qui y habitent de leurs déplacements jusqu\u2019à leurs conditions de vie sur les chantiers Même et surtout pour y entrer, il faut montrer patte blanche et détenir les autorisations de séjour et de déplacement, émises bien sûr par la SEBJ Bien quérigé en municipalité par la loi.le territoire de la baie James n'a jamais connu d'élection et c'est la SEBJ \u2014 cette filiale à part entière d'Hydro-Québec - qui fait office de gouvernement élu.Ses chefs de chantiers deviennent par la force des chose les maires coop- tes de chaque campement et village C'est un peu comme si un autre pays était né dans cette enclave du territoire québécois depuis huit ans La SEBJ dispose de son propre système de téléphone, de ses propres gardes-frontières, de sa force de police et de sécurité, de sa compagnie aérienne, de ses aéroports (cinq), de son réseau routier (plus de 2,000 km), etc.L an dernier, même le ministre des Transports du temps.M.Lucien Lessard, devait reconnaitre.dans une lettre aux délégués syndicaux qui se plai gnaient du non-respect des normes de sécurité sur les véhicules utile sés sur le territoire, que les opéra tions de la SEBJ 'ne sont pas sujettes à la loi des transports et a la Commission des transports\u2019 \u2019On doit voir a tout dans les moindres détails, jusqu'au journal qui n'entre pas à l'heure le matin\", précise le chef de chantier de LG-4.M Jacques Gabriel, en soulignant I effort de logistique démesuré qu entraine l\u2019administration d'un campement qui accueillait, l'été dernier, quelque 3.000 travailleurs.A LG-3.ils étaient 6.000 Pour lui.comme pour son homologue de Caniapiscau.Te moindre pépin* prend une ampleur démesurée particulièrement quand il touche aux conditions de vie des habitants des territoires qu\u2019ils contrôlent.Il est important, soulignent ils, de garder le contrôle sur tout ce monde pour empêcher que les problèmes ne ralentissent les travaux Des conditions difficiles Tu peux être sûr que s'il y avait du travail en bas.je ne serais pas ici\", lance, quant à lui.Roger Paquet, le conducteur du mastodon te de 125 tonnes qui nous amène \"faire un petit tour\" sur le barrage de LG-4 II est à la baie James depuis plus de deux ans déjà 'Je me suis payé une grosse bagnole, mais ma femme ne sait pas conduire\".lance-t-il à la blague en expliquant qu'il est là pour faire de 1 argent Quant on lui demande si les conditions de vie ont changé sur les chantiers de la baie James, il répond: \"Pas ben.ben\", en ajoutant, \u2019de toute façon, on est ici pour travailler ' Et pourtant, depuis le fameux \u201cbingo\" \u2014 le saccage de LG-2 en 1974 \u2014 on a multiplié les efforts pour améliorer les conditions de vie sur les chantiers de la baie James.Chacun des quatre principaux campements a été doté d une infrastructure de loisirs qui ferait pâlir d'envie la majorité de nos petites municipalités du Sud: aré nas.centres communautaires, salles de quilles, tavernes, bars, piscines, cinémas (c'est d'ailleurs le loisir le plus populaire sur le territoire), gymnases, etc Pour tenter de briser la grisai! le et le sentiment d isolement de ce coin de pays où le décor renvoie continuellement l'image de ces arbres rabougris (épinettes.sapins, mélèzes) qu'une terre ingrate n arrive pas à nourrir, on a même fait appel à des architectes pour donner vie aux campements et villages.A LG-4 et Caniapiscau, tous les bâtiments communautaires ont été peints de couleurs vives (rouge, jaune, vert) pour colorer un peu ce paysage aux teintes lunaires Les travailleurs sont logés à deux par chambre dans des roulottes alignées comme dans un campement militaire.Et s'ils se plaignent relativement peu de l'espace disponible.ils en ont cependant contre certains règlements qui rappellent la vie de pensionnat: heures fixes pour les repas, pour la taverne, le cinema impossibilité de retrouver sa chambre lorsque l\u2019on revient au campement après chaque vacance dans le Sud ou de choisir son compagnon de chambre, interdic lion d acheter de la bière, etc.Quant à la vie sexuelle sur ces chantiers où I on compte en moyen ne une femme pour 15 hommes Celles sont toutes jolies\", lancent à la blague les travailleurs), elle reste marquée au coin de la clandestinité.De fait, le règlement interdit la presence de femmes dans les roulottes des hommes et vice versa.Mais la direction des chantiers ferme l'oeil sur les écarts a la règle tout en gardant le règlement en force 'pour le cas où il y aurait des abus\u2019 En mettant les pieds sur les chantiers de la baie James, on ne peut manquer non plus de noter la discrimination qui existe entre ca dres et travailleurs Ainsi, ceux-ci sont logés dans un village adjacent au campement et peuvent y amener leur famille dans des maisons ou roulottes meublées mis à leur disposition par la SEBJ Quant aux cadres célibataires, ils sont logés au campement, mais dans des ba chelors.Ces derniers ont leur club social avec bar.contrairement aux travailleurs qui.sur plusieurs chantiers.n\u2019ont accès qu à la taverne Us ont également droit à une ration d une caisse de bière par semaine, ce qui.selon Pierre Labelle, représentant de la FTQ à LG3.donne lieu à un marché noir de l'alcool sur les chantiers Marché noir alimenté également, selon lui.par les camionneurs indépendants qui profitent de leur venue sur les chantiers \u2014 pour livrer du matériel \u2014 pour y vendre \"des caisses de 40 onces\".Ces à-côtés ne sont rien cependant par rapport au sentiment d'éloignement et de cafard qui guette ceux qui 'montent à la baie James' Le travailleur doit en effet passer huit semaines au travail avant de bénéficier d'une période de 10 jours de repos payés pour descen dre parmi les siens.C'est probablement ce facteur qui fait que ces derniers ne travaillent en moyenne que quatre à six mois sur le complexe avant de revenir définitivement dans leur patelin.Quant aux cadres, ce sont six mois qu'ils doivent consentir avant de reprendre contact avec le \"monde d'en bas\", ce qui compensent, soulignent ils.pour les avantages dont ils bénéficient sur le chantier Des relations tendues A la SEBJ.on souligne avec fierté que le climat de travail s'est sérieusement assaini depuis la grè ve de 1976 Ta productivité est très bonne\", indique à cet effet le gérant de l\u2019Association des entrepreneurs de la baie James à LG-3.M.Walter Bouchard La version est évidemment fort différente du côté syndical où l'on se plaint amèrement de la gérance \u2019dictatoriale\" de la SEBJ.Tls ont droit de vie et de mort sur les chantiers\", souligne Pierre Labelle de la FTQ Il est un fait évident pour tout observateur averti à la baie James Le rapport dé force a été carrément renversé sur ces chantiers depuis le fameux saccage de LG-2 et la grève de 1976 \"Les gens sont ici pour travailler et on ne tolère personne qui ne travaille pas sur le territoire\", avoue clairement la SEBJ Cet état de fait a d'ailleurs donné naissance à la légende de l'oiseau bleu L'oiseau bleu, ce sont les Convair aux couleurs bleue et blanche que la SEBJ utilise pour le transport du personnel sur le territoire A chaque fois qu\u2019un travailleur se plaint, soutient Pierre Isabelle, on le menace de le remettre sur l'oiseau bleu De fait, la plupart des travailleurs que l'on rencontre sur le complexe connaissent la légende de ! oiseau bleu \u2019Les gens ont peur et n'osent plus faire de grief\", soutient Pierre Labelle en admettant que la ferveur syndicale a sérieusement chuté à la baie James C'est lorsqu'ils sont mis à la porte qu'ils se décident à venir nous voir pour raconter leurs pro blêmes, renchérit-il Par ailleurs, la tâche des repre sentants syndicaux est loin d'ètre simplifiée par un règlement de la SEBJ qui interdit la présence de plus de cinq représentants syndicaux à la fois sur tout le territoire de la baie James Chacun d eux ne peut y demeurer que quatre nuits et cinq jours.Compte tenu du nombre de chantiers, de leur éloignement entre eux et du nombre d'organisations syndicales dans le secteur de la construction, cette politique nuit sérieusement à la représentation syndicale sur les chantiers.A tel point, que plusieurs travailleurs nous ont indiqué qu'ils \"ne voyaient jamais les représentants du syndicat\" Un village de travailleurs ordinaires Ir Snlril < Irmrnl Ttilhrrnll Un village de cadres I*- Snleil f Irmrnl ThihrauM O.«bec.Le Soleil, vendredi 26 octobre 1979 LG-2: un monument à la surconsommation Avec le barrage LG-2 et sa centrale taillée dans le plus beau granit du monde.on se retrouve, en plein désert subarctique, en face d'une pyramide, et d un sarcophage où il y a des turbines à vénérer.Ils sont les témoins derniers-nés d un peuple, d'une civilisation en mal d\u2019énergie.Pour satisfaire une faim gargantuesque.les Québécois sont devenus des Egyptiens de la toundra; ils bâtissent des monuments.L'effort est prodigieux! Pour célébrer la victoire de l'homme sur la nature à LG-2, les pharaons de l'hydroélectricité font aujourd'hui la fétç, comme ce fut le cas à la Manicouagan et aux chutes Churchill.Au bon peuple, on sert des reportages télévisés en direct et des cahiers spéciaux dans les journaux sur cette grande réalisation.A tel point qu'on risque d'oublier l'essentiel, la violence du projet.Comme sont violentes, par leur ampleur et leurs coûts, les usines des sables bitumineux de l'Athabaska et les centrales nucléaires sophistiquées qui réussissent neanmoins à tromper le génie de leurs concepteurs et à montrer leur potentiel de sévices.La baie James, c'est pourtant un appel à la réflexion sur nos comportements sur l'utilisation de l\u2019énergie.de son gaspillage.Par exemple, dans une ville d'un demi-million d'habitants, Québec et sa banlieue, on aura toléré pendant huit mois une grève dans les transports en commun C'est maintenant Montréal, deux millions d habitants Les seuls à rire dans leur barbe sont les sociétés de pétrole qui font des affaires d'or et les producteurs d électricité qui trouvent, dans l'indifférence générale la justification à leurs investissements car l'énergie fuit par toutes les portes.Ah! Il y a en a d'autres qui rient: les responsables des campagnes sur les économies de l'énergie et qui ont reçu la bénédiction des hommes politiques.Mais ils rient jaune.On violente l'énergie, cela ne fait pas de doute! C'est ainsi qu'au milieu de la fête, la baie James perd un peu de son éclat Devant LG-2, on est comme un touriste émerveillé devant la pyramide.Comment ont-ils pu réussir à bâtir un tel ouvrage?A n'en point douter, il y a un génie québécois.On est aussi perplexe: pourquoi ont-ils bâti une telle chose?Parce que dans le sud, il y a des Québécois, un peuple qui figure parmi les plus grands consommateurs d'énergie dans le monde Consommateur est parfois synonyme de gaspilleur II ne faudrait pas que l'histoire porte le jugement qu'elle a porté sur les Pharaons et leurs pyramides Car le monument est bien grand pour un petit sarcophage.Claude TESSIER mém/fi i'a 11.mA .* m ¥'M CGE Générale Électrique du Canada Quebec.le Soleil vendredi 26 octobre 1979 a 8 Le souci écologique aura coûté $200 millions par Gilles BOIVIN envoyé spéciale du Soleil Au debut, ça été tout un sport de se faire accepter La baie James a ete l'un des premiers chantiers d importance où on s est sourie de minimiser I impact des travaux sur l'environnement', raconte Louis Ar chambault, biologiste au service de la SEBJ a Caniapisrau Comparant lentree du souci écologique sur les chantiers de construction aux premiers balbutie ments des pionniers de la sécurité dans I hécatombe qu était devenue l'industrie de la construction du Quebec, ce défenseur des droits de la nature ne cache pas 'qu'il a fallu Les hardes de caribous du bassin supérieur de la Caniapiscau constituent une richesse qui sera préservée > \u2022\" % * ' m -s» HH ivHV- changer l'optique des construe leurs* I,a tâche a été d\u2019autant plus ardue que cet immense territoire habité par quelques milliers d'A-mérindiens et Inuit avait ete jus qu'iri épargne de ce fléau qui traque le développement indus triel la pollution Meme sans effort spécial pour minimiser l'impact des travaux, les problèmes de pollution de la baie James auraient ete minimes, comparativement au de gré de pollution des cours d'eau du Sud ou aux dangers que représen tent actuellement les pluies acides A la faveur du souci nouveau pour l\u2019équilibre écologique, qui a coïncidé avec l'ouverture de ce chantier hors de proportion, et de quelques bons 'coups de pied au derrière' des autochtones apeures par la venue de L'homme blanc pollueur', les défenseurs de l\u2019environnement ont gagné une bataille à la baie James: la protection du milieu ambiant a été prise en considération Ainsi, certains travaux d ingénierie ont été revus pour minimiser l'impact sur le site naturel.Par exemple, les évacuateurs de crues de LG-2 et LG-4.ces soupapes de sécurité destinées à maintenir le niveau d'eau du réservoir, ont été déplacés et creusés à même le roc pour stopper les effets d\u2019érosion sur les berges de La Grande Rivière Pour éviter de debalancer I e quilibre délicat des eaux de La Grande \u2014 habitat naturel de eertai nés des quelque 26 espèces de poissons recensées sur le territoire \u2014 un premier déboisement sélectif a été réalisé aux abords des futurs réservoirs Lorsque l\u2019effet combiné du vent, des glaces et des vagues aura fini de déboiser les régions inondées, tous les débris seront récupérés.Chaque entrepreneur s'est egalement vu forcé de réaliser des opérations de nettoyage sur les sites où ils oeuvrent de façon à laisser la place aussi nette que possible après leur passage A la baie James, on ne rencontre pas ces habituels dépotoirs de fortune que les entrepreneurs laissent derrière eux sur maints chantiers de construction On enfouit sous terre les débris qui ne peuvent être brûlés Comble de souci écologique dans une région où le climat rigou reux permet à peine aux arbres rabougris d'atteindre une dizaine de centimètres en 100 ans.on plante même des arbres derrière le passa ge des bulldozers Depuis quelques années, au lac Hélène, on a d'ail leurs cultivé quelque 35.000 boutu res d'arbres et d'arbustes à cette fin.Si I on a pu reconstituer des frayères à certaines espèces de poissons au pourtour des grands réservoirs, il était cependant difficile de compter sur le déplacement naturel de la faune terrestre du territoire inondé C\u2019eÿ pourquoi le service d'environnement de la SEBJ a entrepris, conjointement avec les trappeurs cris du territoire.un programme de piégeage intensif et de déplacement des castors, l'espèce la plus importante des petits animaux à fourrure qui constituent l\u2019une des principales sources de revenus pour les trap peurs autochtones Quant aux variations climati ques que risque d entraîner la création de telles nappes d\u2019eau sur le territoire, elles ne devraient pas.selon les recherches menées sur place, dépasser une vingtaine de kilomètres autour des réservoirs Ainsi, la température pourrait s\u2019abaisser d\u2019environ un degré centigrade en été et les précipitations être réduites d environ 2 pour 100 Pendant la saison froide, c\u2019est une hausse d\u2019un degré qui risque de survenir avec une augmentation de l\u2019ordre de 15 pour 100 des chutes de neige Ce souci écologique qui marque les travaux de la baie James a cependant un coût.Déjà une vingtaine de millions de dollars ont été consacrés aux études du milieu.'Le territoire de la baie James est le mieux connu au Québec', souligne Louis Archambault en se réjouissant de cette augmentation sensible de notre connaissance technique et scientifique sur le Moyen Nord Quant aux coûts des travaux correctifs qu'ont entraînés ces efforts de protection de l\u2019environnement la SEBJ les estime à quelque $200 millions Les Indiens à la fois inquiets et optimistes par Gilles BOIVIN envoyé spécial du Soleil Lors de son lancement, en avril 1971, sous les feux politiques d'une première année d\u2019administration Bourassa.le \u2019projet du siècle\" avait sous-estimé une foule de facteurs qui devaient, à brève échéance, entraîner des remous majeurs au nord du 49e parallèle Parmi ceux-ci.la présence quasi exclusive sur ce territoire sauvage de quelques milliers d'autochtones bien décidés à vendre chèrement leur dernier refuge.Huit ans plus tard, après d\u2019épiques luttes qui ont failli paralyser complètement le développement hydro-électrique du Moyen Nord québécois, la population autochtone (en majorité des Cris et Inuit) a marqué des points, mais n'est certes pas parvenue à annuler les effets sociologiques de la venue de I homme blanc sur leurs \"territoires de chasse ancestraux' Il faut maintenant voir les associations et représentants cris et inuit se lancer en affaires et administrer l'argent arraché aux \"gou vernements du Sud' dans la convention de la baie James pour comprendre l'ampleur de la révolution culturelle qui est en voie de s\u2019opérer chez cette population qui, il y a moins de 10 ans.vivait encore, comme ses ancêtres, de chasse et de pèche Ils continueront bien sûr de chasser La convention de la baie James leur réserve d\u2019ailleurs des terres à leur usage et des droits exclusifs de chasse, de pèche et de trappage sur une partie du territoi re ils auront également voix au chapitre, dit la convention, lors de la prise de décisions susceptibles d influer sur leur environnement Un village déplacé Sur une petite île à I embourhu re de la rivière La Grande, quelque 1 800 Cris se préparent à vivre le grand derangement Fort George, un petit village installe sur cet ilôt naturel, devra être déplacé pour parer aux risques de lente érosion qui risque de gruger I ile située dans le cours de La Grande qui vient ici se jeter dans la baie James.Selon le protocole de Chisabisi, le village doit être reconstruit sur les berges nord de la rivière au coût de quelque $50 millions.Ce village sera appelé \"Chisabisi\" (la rivière La Grande en langage cri) Pour les vieux indiens de Fort George, c\u2019est un peu une partie d eux-mêmes qu'ils laissent sur File Mais le chef de bande Sam Tapiatic.lui.est optimiste II estime que les Cris de Fort George pourront.pour la première fois, planifier leur village comme ils l\u2019entendent.Aux vieux Cris qui ont regardé avec circonspection leurs enfants \u2014 Tapiatic n\u2019est âgé que de 34 ans \u2014 signer une entente qui éteint tous leurs droits sur le territoire, le chef de bande rétorque qu'il faut \"savoir lire entre les lignes\".Les leaders cris et inuit estiment en effet être bien servis par la convention de la baie James.Cette dernière leur reconnaît une forme de gouvernement régional et.surtout, leur assure, sur une période de 20 ans, des compensations monétaires totalisant quelque $225 mil lions C'est avec cet argent que l'Association inuit s est dotée d\u2019une petite flotte aerienne (Air Inuit) et s'est associée aux Placements A.F.I.izot-te pour se porter acquéreur de la compagnie Nordair.Ces fils de trappeurs et de chasseurs apprennent maintenant à investir et à administrer des mil-lions Mais cet apprentissage apeu re plusieurs d\u2019entre eux Parexem pie.sur le territoire inuit, certains village refusent de reconnaître la convention de la baie James, qui éteint à tout jamais leurs \"droits ancestraux' Chez les Amérindiens, l'entente na pas fait que des heureux non plus et nombreux sont reux qui s'interrogent sur ce que deviendra leur communauté \"lors qu'on aura appris à compter comme les Blancs du Sud' SBadSfe*.*-V P 40 * £**1*.# Les Cris et Inuit de la baie James continuent à chasser et à frapper, mais ils commencent aussi à administrer des millions de dollars * \\ r- W ,*?¦f Qj®b*c.le Soleil, vendredi 26 octobre 1979 B 9 La concurrence réduit le coût des contrats Les beaux jours des contrats plantureux qui ont fait naitre et grandir une foule d entreprises audacieuses sur le territoire de la baie James sont pratiquement terminés.Non pas qu'il ne se décroche plus de contrats gargantuesques sur le site du \"Projet du siècle*, mais la concurrence s est fortement resserrée à la faveur du ralentissement dans les activités de construction à travers le Québec.\"Sur cinq appels d offre pour des contrats totalisant plus de $1150 millions, nous nous sommes classés deuxieme\", rapporte avec un brin de mélancolie le chef de projet des Constructions du Saint-Laurent Liée, au chantier de Caniapiscau, M Leandre Mercier Et pourtant cette firme de Beauport, en banlieue de Quebec, a mis le pied à la baie James dès 1971 Actuel lement, elle réalise le barra ge principal à Caniapiscau et détient egalement des con trats à LG-3 et Brisay.Un peu plus de 900 travailleurs sont à son emploi sur le territoire de la baie James et la valeur de son équipement sur place dépasse les $30 millions \"On est mieux installé ici qu'à Québec*, lance fièrement M Mercier A Caniapiscau, les travaux de Constructions du Saint-I-jurent seront terminés à la fin septembre 1980 A Brisay, trois mois encore suffiront a completer le contrat en cours et à LG-3, c'est également I an prochain qu'arrive l'é-cheance finale Une lutte serrée Les prix sont à la baisse, à la baie James.A LG-4, la firme Kiewitt.qui réalise le barrage principal a décroché le contrat en soumissionnant à quelque $22 millions en deçà de son plus proche compétiteur, les Constructions du Saint-Laurent Mais les marges ne sont pas tou- jours aussi grandes et un contrôleur de la SEBJ nous indiquait que dans certains cas.ce sont quelques dizai nés de milliers de dollars qui séparent les entrepreneurs sur des contrats, dont l'unité de base reste le million, sinon la dizaine de millions de dollars A quoi est dû cet heureux (pour les payeurs de taxes que nous sommes) retournement des choses\u2019 'Les soumissions sont parfois en-deçà de nos prévisions*, révélait le \u2022NS (N- \u2022\u2022\u2022V ¦ MÊUSm ¦ ¦ WW Z v-v;, .*'4 m m ¦¦ .I***-**\"\u2019**\u2019' : rftféê.: h v- * ilPiP ip Ir soleil < lement Thineaull La concurrence entre les entrepreneurs s'est fortement resserrée à la baie James chef de chantier de la SEBJ a LG-4.M Jacques Gabriel 'Il n'y a plus de travaux à faire au sud.donc ça serre ici*, retorque M Léandre Mercier D'autant plus que les entrepreneurs déjà installés à la baie James dispo sent sur place d'équipements dispendieux ($60 millions pour Kiewitt à 1X1-4 par exemple) qu'ils n ont aucun intérêt à laisser inutilisés Mais il est aussi d autres facteurs inhérents à cette baisse des coûts.Plusieurs de ces entrepreneurs sont là depuis les débuts des de la baie James et ont acquis un 'Know ho' qui rapporte des '\u2022ividendes.Kiewitt.par exemple, a pu soumissionner à un prix inferieur à LG 4 parce qu'elle estimait pouvoir réaliser en moins de trois ans un contrat prévu sur quatre.*Nous connaissons mieux le terrain\", souligne en outre M Mercier, et l'accès aux chantiers est de beaucoup supérieur à ce qu\u2019il était au début\", ce qui permet encore une fois de réduire les coûts.A la SEBJ.si on ne pavoise pas sur ce '.harnachement* des coûts, on n'en est pas moins fier \"On ne cherche pas à mettre les entrepreneurs au pied du mur.indi que avec un sourire complice le chef de chantier de Caniapiscau, Jean Guilbault.mais nous sommes de mieux en mieux équipés pour surveiller les travaux*.Pour gagner le respect des entrepreneurs, il faut être en mesure de prendre leur place à tout moment si l\u2019un d'eux se retire pour une raison ou une autre, ajoute-t-il pour préciser le degré de competence à laquelle est parvenue selon lui la gérance de la SEBJ \"On a forme des hommes.Il devient de plus en plus évident qu'il faut continuer\u2019 plutôt que de laisser ce 'Know how\" se disperser sur le territoire du Québec, conclut-il à l'adresse de ceux qui, bientôt, devront décider des prochaines étapes des travaux à la baie James.Sur le territoire, ce sont près d une centaine d\u2019entre preneurs qui sont ainsi pla ces sous le contrôle direct de cette filiale d\u2019Hydro Quebec \u2014 même cette dernière agit comme contracteur, donc sous surveillance de sa filia le.pour certains travaux.'Nous sommes équipés en ressources humaines pour dix ans et nous sommes main tenant capables de planifier des chantiers pour plus de 3,000 hommes C'est cinq fois plus gros que la Manie', soutient Jacques Gabriel, un ingénieur-cadre prêté par Hydro Québec à la SEBJ et maintenant chef de chantier à LG-4 Bref, une filiale qui a gros si si vite qu elle cache mal son orgueil et connaît déj:i des frictions avec la compa gnie mère Sur le territoire de la baie James, c'est deve nu un secret de polichinelle que les relations entre la SEBJ et Hydro-Québec sont tendues et que la première ne déteste pas tirer le tapis sous le pied de la seconde lorsque l'occasion se présente.Hewitt Chariots élévateurs Caterpillar par Hewitt Hewitt loue des chariots élévateurs.A la journée,\tj à la semaine, au mois.Des capacités allant de 2 000 lb J (1 000 kg) à 60 000 Ib (27 000 kg).Des chariots d\u2019entrepôt, d\u2019usine, des chariots tous-terrains, fonctionnant au\tI propane liquide^ à l\u2019essence, au diesel ou à l\u2019électricité.Mais ce n\u2019est pas tout.Nous vous assurons des \u2022> muscles toujours en grande forme grâce à notre service d\u2019entretienet de réparation qui est relié au système de repérage de pieceste plus sûr de l\u2019industrie Hewitt peut mettre ses muscles à votre disposition sur l\u2019heure, Appelez-nous.Nos tarifs sont très concurrentiels.__^ 11.: , I a\u2014 Hewitt Equipement Limitée 100.rue Rotterdam WmlSt-Augustm.Cte Portneuf.P Q GOA 3E0 ¦¦¦^^^^(418)878-3000 Télex: 051-3090 ?\tMontréal.Sept-iles.Val d'Or.KûüaiUiSSJil'Chicoutimi, Hull, Baie James Çaterprtar C* et9 «oh! Je$ \"WQ** æposees de Ceterpuiy Tr*.Kx Ce 15 «x£3è mitiit y « mmÈm v-V-'V b*.-* ¦raiwf* V*~ ***«*«*X v -\t«r\" *00* Pour participer au devenir du Quebec, la production d autres appareillages électriques complexes est prevue à St-Augustin Une grande partie de ce nouvel appareillage a nécessite un développement technique approfondi en collaboration avec I IREQ.le Centre de Recherche d Hydro-Québec à Varennes Cet équipement aidera la province à subvenir à ses besoins énergétiques au moyen de ses propres ressources hydrauliques §]Générale Électrique CGC du Canada De la part des ouvriers spécialisés de St-Augustin.pour le Québec et pour le monde! COMPAGNIE GÉNÉRALE ÉLECTRIQUE du CANADA LIMITÉE 75.rue d Anvers, Parc Industriel Saint-Augustin.Comte Portneuf GOA 3E0 Une nouvelle usine à St- gustin Dans le comté de Portneuf prés de Québec, lusine de St-Augustin représente la plus récente installation manufacturière québécoise de la Compagnie Générale Électrique du Canada C est au début de 1978 que commençait la production dans ce vaste et moderne edifice ou bientôt le nombre d employés dépassera largement la centaine.En ce moment, cette nouvelle usiné fabrique des barres blindées â phases isolées pour la centrale LG 2 de la Société d Energie de la Baie James.Ces barres blindées en aluminium relient les alternateurs aux transformateurs de puissance pour acheminer I énergie lusqu â Montreal.L usine produit aussi des transformateurs de distribution pour Hydro-Québec 0 Québec le Soleil, vendredi 26 octobre 1979 I '%* Photos Clément Thibault :**&!*«*>*¦ > Y* jr*M \u2022 \u2022\t\u2022 \u2022\ts-;.r > '& w ' \u2022 - ¦ fej&fe* -v/ s n m tèw Mœm&m r m *» Des calculs précis déterminent avec exactitude où doit se situer le barrage.mm 3'w if %\u2022*>*< m%m0 m % .14' ÜPÜ .:¦ ¦ ¦/>¦ \u2018-Y I! - SS» ¦\\ *¦ VX 'V- \u2022«- ** i ' ;:; ¦ ¦¦\u2022\u2022\u2022\u2022 S*»* \u2022A V Ë& M \u20141 Éæii Des masses énormes de matériaux sont transportées * Le barrage est édifié couche par couche mm.¦V : ,*$*:*; y ' *1 \u2022v X ¦'-\u2022 li x.
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.