Le soleil, 4 octobre 1980, Supplément 1
[" ¦ ¦*** COUSTEAU DANS NOS EAUX -JBjV m'âm > ¦ ! * TV?.f V LA CALYPSO PAR PHILIPPE OACIER Pour le commun de-s mortels, amateur d'aventure, la Calypso se situe presque aux frontières de la science fiction.Magie de la science moderne et de la technologie qu'entretiennent, au cinéma comme ieau Hilton (Miami Beach) n iton international Barbados Hilton international Trinidad 15 SECONDS PRIX Un VOYAGE PAR AVION pour DEUX plus $250 comprenant voyage a'1er et retour classe économique par AIR CANADA et 7 nuits dans I un des luxueux HÔTELS HILTON choisis dans la liste cr-dessus Vous trouverez les bulletins de participation du concours VOYAGES FANTASTIQUES dans les emballages soectaiemenî marques des produits suivants MOUCHOIRS KLEENEX* ESSUIE TOUT KLEENEX* PAPIER HYGIENIQUE DELSEY* PAPIER HYGIENIQUE DELSEY* BOUTIQUE* et ESSUIE-TOUT KLEENEX* BOUTIQUE* COMMENT PARTICIPER Inscrivez vos nom adresse et numéro de téléphoné en lettres mouiees sur le bulletin de participation iou sur une feuille de papre*- ordinaire) et envoyez-»e accompagne de deux preuves G achat (symbole U PC H ou tac-s* mue non reproduit mécaniquement) d un des produits suiyants Mouchoirs Kleenex* Essuie^out Kleenex* Papier hygiénique Deisev* Papier hygiénique Detsey* Boutique* et Essuie-tout Kleenex* Boutique* a CONCOURS DE VOYAGES FANTASTIQUES C P 9363 Saint Jean N B E2L 4W7 Vous pouvez participer aussi souvent que vous voulez mais chaque bulletin de participation doit être envoyé sous pu sépare suffisamment affranchi Pour être admissibles les bulletins de participation ne devront pas être reçus plus tard que la date de clôture du concours, le 27 février 1981 Un tirage au hasard sera effectue parmi tous les bulletins de participation reçus d ci ta date de clôture du concours Afin de gagner les participants sélectionnes devront préalablement repondre au telephone dans un delai donne a une question subsidiaire a un moment mutuellement fixe et fournir une declaration écrite confirmant leur soumission aux reglements du concours et I acceptation du prix tel que décerne Aucune substitution m transfert de pox ne seront autorises Aucune correspondance ne sera échangée sauf avec les participants sélectionnes En participant au concours les participants acceptent que leur nom et ou photographie soient utilises dans toute publicité effectuée par Kimberly-Clark du Canada Ltee Le concours est ouvert à toutes les personnes d au moms 18 ans résidant au Canada, â l exception des employes de Kimberiy-Clark du Canada Ltee Air Canada Hilton Hotels Corporation Hilton international leurs agences de publicités le jury indépendant ainsi que les membres de leurs proches families respectives Un prix seulement sera décerne par famille foyer ou residence La decision du jury indépendant sera sans appel Le concours est soumis a toutes ies lois fédérales provinciales et municipales applicables L impôt exige conformement au Bill 67 du Quebec a ete paye Les personnes résidant au Quebec devront soumettre toute contestation relative a la conduite de ce concours et a l attribution des prix à la Regie des Loteries et Courses du Quebec \u2022Marques déposées de Kimberly-Clark du Canada Lfee BULLETIN DE PARTICIPATION envoyer a CONCOURS DE VOYAGES FANTASTIQUES C P 9383, Saint-Jean.N B E2L 4W7 Le concours se termine le 27 février 1981 Nom en lettres mouiees* Rue Ville Code postal Destination N ° apo Province Telephone KIMBERLY-CLARK \u2014 V air ganaoa ®\t/U.~ X J ai ois connaissance dpî reglements de mucous et accepte de m a conformer Je icins new prennes a achat SYMBOLE UPC ou tac-wmlè face a la main non reoroduit mecarwuemem Pour gagner, il faut participer! LA CALYPSO i Photos O.N.F.Photos des pages précédentes.Grande photo, la Calypso entre deux icebergs, côte nord-est de Terre-Neuve.Rangée du haut, de g.à dr., tampemenf montagnais sur la rivière Mingan; deux Montagnais; barge de plongée à Red Bay au Labrador; reconstruction d'une maison longue Viking à /'Anse-aux-Meadows (Meduses), à Terre-Neuve; épave dans le détroit de Belle-Iles.Rangée du bas, de g.a dr., paysage sous-marin; Félix, l'hélicoptère de la Calypso; plan incliné pour la rentrée des doris, à cap Saint-Georges, à Terre-Neuve; jean-Michel Cousteau et Albert Falco, chef de mission; baleine À bosse, à Terre-Neuve.Les experts se sont attachés à le rendre superfonctionnel pour la recherche océanographique C'est ainsi qu\u2019il fut tour à tour doté d'un faux nez garni de hublots, lesquels permettent à tout instant l'observation d'animaux marins qui pourraient nager à l'avant du bateau L'un de ces hublots est d'ailleurs garni de fixations permettant l'utilisation d'une caméra Toutes les superstructures ont été changées et une grue de fort calibre a été aménagée de façon à permettre, dans un espace restreint, de disposer d'un maximum d'équipement tout en conservant un maximum d'aisance pour les manoeuvres, qualités qui s'ajoutent à certaines caractéristiques techniques intéressantes, tel le faible tirant d'eau, qui assure la stabilité du bâtiment.Côté négatif : la difficulté de loger un équipage permanent de 27 personnes, ce qui crée un certain inconfort et réduit au minimum la vie privée.Mais cet inconvénient, d'une certaine façon, renforce les liens d'amitié et d'unité à bord, ce qui est un atout sur le plan du travail.A bord de /a Calypso, ce qui frappe de prime abord, alors que l'on a à peine mis les pieds sur le pont, c'est le calendrier serré que l'on s'impose en tout temps Les hommes de cette équipe n'arrêtent pas un seul instant, les conférences se succèdent, chacun a un boulot précis.Une vraie ruche que cette Calypso'! Les gens travaillent sept jours par semaine, et parfois 20 heures par jour au besoin.Quant à l'équipement qui se trouve à bord, il a été conçu de façon à permettre des interventions rapides.« Nous pouvons tout mettre en branle en quelques minutes, de dire jean-Michel Cousteau, soit disposer de l'hélicoptère et de son opérateur, d'un bateau rapide type Zodiac, submerger la soucoupe avec deux hommes à bord et quatre caméras, un bathyscaphe et l'hydro- 4 - 4 octobre 1980 ^tisseur, tout en conservant un opérateur à bord! Le tout devant fonctionner simultanément, ce qui rend parfois les opérations fort spectaculaires.» Cette façon d'opérer nécessite évidemment un système de communications dernier cri, avec la possibilité de communiquer non seulement * entre les opérations dites volantes, mais aussi (et surtout) avec les différents bureaux de l'organisation dans le but d'obtenir en quelques ins-| tants des résultats d analyses ne pouvant être effectuées à bord Grâce à tout ce matériel de communication, lequel fait d'ailleurs appel Il à des satellites, toutes les opérations s'effectuent avec un maximum de rapidité, d'efficacité, de sécurité et aussi de rentabilité.Ce qui permet d'effectuer le travail d'une semaine I en une journée, lorsque tout fonctionne pour le mieux Une université océanographique, telle est l'expression que l'on I pourrait employer sans craindre d'exagérer pour qualifier l'importance du matériel de recherche à bord et la diversité des travaux qu'on peut y effectuer La Calypso possède évidemment tout l'équipement de base que doit avoir un bateau de ce type, équipement constamment maintenu à la pointe du progrès par des exigences constantes, de façon à le rendre opérationnel à pleine capacité, mais aussi de façon à permettre l'innovation.«A simple titre d'exemple, de nous dire M.lacques Constans, bien avant leur apparition sur tous les pétroliers et transatlantiques modernes, la Calypso disposait de tout un équipement de navigation et de communication par satellite, ce qui taisait de nous des pionniers.Nous pouvons en quelques secondes retransmettre dans n'importe quel point du globe des images, fac-similés ou autres informations concernant par exemple un poisson jusqu ici inconnu, ou encore que nous croyons ne pas connaître » Les grandes universités du monde peuvent donc recevoir en quelques minutes des dessins, et retourner des informations dans des délais très restreints.A bord se trouve aussi de l'équipement permettant d effectuer de la géologie et de la géophysique sous-marine, tels des dragues, des ben nés, des carottiers, qui permettent de faire des prélèvements dans les fonds marins inaccessibles.Ne se-rait-ce que pour donner un aperçu de l'efficacité de tout ce matériel, M Constans nous précise qu'en 19/9, au cours d'une expédition au Venezuela, 74 scientifiques du pays se sont succédé sur la Calypso pour un total de 26 projets menés à terme | Comme on s'en doute bien, les coûts d'exploitation de la Calypso sont très élevés.Outre les salaires de I équipage, le navire occasionne quotidiennement des déboursés de 4 l ordre de 3000$! L'exploitation de ce bâtiment et de son appareillage coûte donc au bas mot plus d un .y*v.- ¦ IM ÿ b mmm \u2022\u2022\u2022 J.-i\u2019l Wm.V* .¦ 4 f \u2022\u2022 \u2022* * y If .\u2022 i \u201c T* { ~ h mUmb Isa f;.\tv\t^§2»*\trtjtWw\tn) Ma \ty*\ti\tIPI ?i ËËI m\t\t \u2019 % %W- f *9\t\t 4 octobre 1980 - 5 I'*?*' \t La nouvelle scie Rockwell Beaver de 10 po.à arbre inclinable prête à l'action.À grands travaux, grande lame.million de dollars par année.De quelle façon le commandant Cousteau\tarrive-t-il à financer ses expéditions?«La Fondation Cousteau\tcompte actuellement 170000 membres, de nous dire |ac-ques Constans, lesquels contribuent individuellement la somme de 15$ par an.En retour nous leurs fournissons divers avantages, tels une brochure en couleur qui les renseigne sur nos recherches, les informe des bonnes et des mauvaises nouvelles, sans compter les réductions sur nos livres, et autres privilèges.Pour le reste, il faut, bien sûr, compter sur-l'apport financier des droits de télédiffusion de nos films » Toutefois, mon interlocuteur tient à préciser que la Fondation n'a jamais accepté quelque montant que ce soit émanant d'organismes privés dont la nature des activités pourrait être reliée directement ou indirectement aux recherches océanographiques (corn pagmes pétrolières par exemple), ceci afin de préserver son autonomie Cette Fondation est d'ailleurs sans but lucratif Chose importante.)acques-Yves Cousteau et les membres de son équipe, sont en contact permanent avec les représentants des différents gouvernements mondiaux.Ils ne disposent que d'un bateau, et pourtant on les sollicite de toutes parts afin d'effectuer des recherches océanographiques.Actuellement ils remplissent un contrat de recherche les liant à l'Office national du film Leur tâche est de remonter le Saint-Laurent, principale voie de pénétration de l'Amérique du Nord par les bâtiments européens, notamment français et espagnols.Cette étude les conduira jusqu aux Grands Lacs.A ce jour, de nombreuses plongées ont été effectuées dans les eaux du Saint-Laurent et du Saguenay, mais les résultats obtenus ne furent toutefois pas aussi sensationnels qu'on a bien voulu le laisser entendre à droite et à gauche.« Nous en sommes à notre première présence au Canada, de dire M Constans, et notre but est en fait de produire trois longs métrages d'une heure chacun, avec la possibilité d un quatrième, le tout selon l'abondance de l'information.» Le premier de ces films sera consacré à la richesse des fonds marins canadiens, avec une partie consacrée au domaine terrestre.Le second portera sur les interractions de cette vie marine avec les activités de l'homme, montrant notamment les interférences entre les pêcheurs et les mammifères.Quant au troisième, peut-être le plus important, il s'efforcera de montrer de quelle façon le Saint-Laurent a été Taxe de pénétration de l'Europe sur le continent nord-américain Ce film abordera à la fois les domaines de l'archéologie et de l'histoire Bien qu'il n'y ait pas encore eu de découvertes à proprement parler de faites depuis leurs recherches canadiennes, les membres de la Calypso se disent tout de même surpris par les richesses, tant aquatiques que terrestres, que renferme le Canada Ils se disent également certains de faire découvrir à la population des aspects du pays inconnus jusqu'ici (d 6-4 octobre 19» ) Dotee d un puissant moteur de 1 CV.elle coupe jusqu à 2V£& de voyages ou American Airlines pour obtenir des renseignements complets sur nos vacances californiennes.c'est tout un mode de vie! American American wm l'Amérique Si.1 rancis nos maisons TEXTE ET ILLUSTRATION HELENE DE GUISE L hiver.Il a fallu être ingénieux pour survivre durant cette longue période froide Les oiseaux, pas bêtes eux, émigrent Nous, à l'instar des écureuils, on s'est fait des réserves et on a préféré voir immigrer les légumes et les fruits des pays ensoleillés plutôt que de nous exiler périodiquement Comme mode de conservation, la congélation et la conserve se sont ajoutées à la vieille technique du séchage des aliments, utilisée entre autres par les Indiens, et de loin la plus économique et la plus écologique Mais il existe un autre moyen, peu connu, d'avoir de la verdure à longueur d'année, et de la verdure fraîche: la germination La technique de base de la germination est simple Comme son nom l'indique, elle consiste à faire germer différentes sortes de grains afin d'obtenir de |eunes pousses Pour germer, les grains ont besoin d'hu-midité, d'aération, de chaleur et d'ombre Théoriquement, on peut faire germer quasiment n'importe quel grain et la plupart peuvent servir de nourriture.Cependant certains sont plus nutritifs, plus savoureux et aussi plus faciles à faire germer Il existe deux modes de germination : la culture en pot de verre et la culture en terre C'est la culture en pot qui retiendra notre attention parce qu elle est plus facile et requiert un équipement moins encombrant Les meilleurs grains pour la culture en pot sont la luzerne, les fèves mungs, les lentilles, les fèves so|a et les pois chiches.La luzerne, particuliérement nutritive, se marie bien à une salade, tandis que, bourrée de vitamines, la mung est délicieuse en chop suey Après avoir rincé les semences a l'eau tiède, on les place dans un pot (l'équivalent de trois épaisseurs de grains) que l'on ferme à l aide d'une moustiquaire souple ou d'un «r oton à fromage» retenu par une bande élastique.On ajoute de l'eau fi ule jusqu'aux trois quarts du bocal et on laisse tremper les grains toute une nuit (de 12 à 15 heures) dans un endroit sombre et chaud les armoires de la cuisine, par exemple Le lendemain matin on vide l'eau puis on rince les grains à nouveau On replace le pot dans I armoire, tête en bas et légèrement incliné de telle sorte que les semences soient bien aérées et que l'eau de rinçage s'égoutte bien On peut penser à différents systèmes pour incliner le pot et recueillir l'eau: laisser votre imagination vous guider Les trois premiers |Ours, on rince les grains deux fois par jour pour la luzerne et quatre fois pour les mungs, les lentilles, les fèves soja et les pois chiches Le quatrième jour, on rince les grains une seule fois pour la luzerne et deux fois pour les autres grains.En fait, la règle veut que plus les grains sont gros, plus le temps de trempage est long et plus les rinçages sont fréquents Le jour suivant, les germes sont prêts.Cependant, il est intéressant de les placer à la lumière indirecte du soleil afin qu ils produisent de la chlorophylle, cette substance organique complexe qui colore d'un beau vert tendre vos pousses et les rend encore plus nutritives.Apparemment, v,*&?\u2022\twn-/) \u2022'C-js Cf fl (ljlnJn * %.% 'h *C) la chlorophylle a la propriété de nettoyer et renforcer le sang On cultive donc tout particulièrement la luzerne pour la chlorophylle Elle sera mise trois jours à la lumière Pour les autres pousses, une journée suffira.Il est préférable d'enlever les écorces qui se sont détachées des grains ger-més parce qu elles sont mortes et riches en cellulose Pour la luzerne et les mungs, il s'agit simplement de les faire tremper dans l'eau froide.Une bonne partie des écorces flottent à la surface, les autres se déposent au fond du bol Pour ce qui est des autres grains, l'opération est plus fastidieuse.Enfin verdies et gorgées de soleil, vos pousses sont prêtes à manger C'est le temps de passer à table et de savourer une bonne salade, une soupe ou un chow meintait avec de la verdure dont les qualités nutritives s'apparentent à celles des fruits et des légumes, à la différence qu elle est toute fraîche et assurément moins polluée.De fait, les germes sont les aliments les plus sains que l'on puisse trouver: on est certain qu ils ne contiennent aucun insecticide, pesticide ou engrais chimique.Leurs qualités nutritives sont nombreuses.Les germes offrent un apport important en vitamines et en minéraux, ils assainissent la flore intestinale, régénèrent et rajeunissent les tissus et sont faciles à digérer.Ils constituent aussi un aliment très économique, puisque le poids sec des grains à germer se multiplie au moins par six par suite de la germination De surcroît, ils sont écologiques, car ils ne requièrent aucune énergie pour leur préparation, sinon celle du soleil, et permettent de s'autosuffire en verdure tout au cours de notre «chaleureux» hiver Et puis, une belle salade santé croustillante de votre armoire jardin, c'est épatant, non ?U 8 - 4 (» tobre 14H0 LE BUT D\u2019ESSO EN CREANT L\u2019HUILE MOTEUR UffLOP L\u2019ECONOME D\u2019ESSENCE.VéCONOMIED'^ Nous avons mis au point l'huile moteur Uniflo dans le but de vous aider à cco- nmniser de l'essence et à réduire l\u2019usure du moteur.L'addition d\u2019agents antifriction particuliers fait que le moteur tourne librement et il va de soi qu\u2019un moteur qui tourne librement consomme moins dessence Utilisez l'Uniflo 5W30 pendant l'hiver et f Uniflo 10W40 pendant lcte, vous pourriez parcourir plus de kilomètres au litre dessence.Uniflor L'huile de qualité supérieure d'Esso.Les Uniflo.4 Marques déposées de la Compagnie Pétrolière Impériale Ltée \u2022\u2022Marque enregistrée Warner Umbert Company Usager autonsé Warner Lambert Canada Limited HENRIETTE MAJOR Un marathon à Marathon Le Marathon international d'Athè- ; nés est une épreuve ouverte qui a lieu tous les ans depuis 1972.Son I parcours suit la route du village de j Marathon jusqu'au centre de la capitale de la Grèce Cette course, célèbre entre toutes, commémore la performance du soldat athénien Phi-lippidès qui annonça aux Grecs leur victoire sur les envahisseurs perses, I en 490 av ).-C.Ce Marathon suit pas à pas le tracé du premier Marathon de 1ère moderne, couru en 1896 lors des jeux de la 1ère Olympiade, organisée par le baron de Coubertin.La ligne de départ est située près du Tombeau\tde\tMarathon j et l'arrivée, dans le coeur d'Athènes, au stade Olympique.La distance entre ces deux points est de 42,2 km.soit la distance officielle.Cette manifestation est ouverte à tous, et aucun temps de qualification n'est requis.L'an passé.1 200 coureurs venus de 22 pays ont participé à cette course et 1 000 l'ont terminée La course a lieu le 11 octobre et le départ sera donné à 10 heures Les temps de tous ceux qui finiront en moins de 5h30 seront mentionnés dans les résultats officiels de la course, sanctionnée par la Fédération d'athlétisme amateur de Grèce (Segas).A cette occasion, l'agence Tour-bec organise un voyage de groupe pour les amateurs de course à pied 1er barrage à Baie-James En 1926, une mission de frères oblats se rendit à la baie de lames dans le but de convertir les populations autochtones Parmi les divers travaux nécessaires à ('établissement de la mission, une petite centrale hydro électrique fut réalisée par le frère Léo Beaudoin, ce qu'on peut qualifier d exploit, compte tenu des moyens dont disposait le religieux.Une première digue ayant été bâtie en 1929 sur le lac Sainte-Anne par trois missionnaires afin d'alimenter en eau l'école construite deux ans auparavant, Léo Beaudoin établit une deuxième digue sur la décharge du même lac De là, il fabrique avec des madriers un canal de déviation enfoui à près de deux mètres sous terre avec une chute d'eau de 6 m A l'aide d'une petite turbine donnée par un parent d'un oblat, il arriva à produire suffisamment de courant pour faire fonctionner un moteur de 18 c.-v.La minicentrale alimentait une scie et une planeuse pour produire des planches; le soir, les surplus d'électricité emmagasinés dans des batteries d'automobiles servaient à l'éclairage et au chauffage de la mission et des maisons voisines.Ces batteries assuraient, du coup, une stabilité de courant maintenu à 110 volts.Tout le travail fut fait avec l'aide des Amérindiens du territoire qui, selon Léo Beaudoin, furent stupéfaits de se rendre compte qu'un cours d'eau, comme le feu, pouvait produire de la lumière.(Hydro-Presse) Signalez Autobus Les usagers du Métro et des autobus de Montréal, résidents ou touristes, peuvent obtenir des rensei- TIÎAXINIEZ Décoratif! modèles variés de projecteurs pour tous les styles de décor.Facile à installer! un seul outil vraiment nécessaire: tournevis, offert gratuitement* parTRAX.Flexible! les projecteurs pivotent et glissent sur le rail.On peut orienter la lumière dans toutes les directions.En vente dans certains grands magasins et chez les spécialistes en éclairage.\u2019Oisponible jusqu'à épuisement des stocks chez les détaillants participants, à rachat de deux projecteurs et d'un rail avec nécessaire plafonnier ou cordon d'alimentation Cllw dlony, MItuaju Lightolier Canada Limitée 3015 Louis A.Amos Lachine.Québec H8T 1C4 i ! gnements sur les itinéraires en com-j posant AUTOBUS, c'est-à-dire 288-i 6287 A ce numéro, vingt-cinq pré-: posés répondent à environ 750000 appels par an Un seul inconvé-j nient: le numéro en question est | souvent occupé: il faut être pa-j tient comme lorsqu'on attend l'au-! tobus.Jouer avec les fleurs Pour poursuivre l'enchantement des Floralies, on peut se procurer un ieu créé à cette occasion par André Dion: Viens jouer avec les fleurs.Basé sur le système auto-correct-art dont M Dion est l'inventeur, ce jeu permet aux jeunes et aux moins jeunes d'approfondir leurs connaissances en botanique.Viens jouer avec les fleurs est distribué par l'Unicef, ce qui permet à ceux qui l'achètent de contribuer à l'aide aux enfants du monde tout en se divertissant.Unicef, 353 Saint-Nicolas, Montréal La pensée des autres Le Petit Dictionnaire Héritage des citations vient de paraître aux Editions Héritage-Plus.Ce dictionnaire de 427 pages, qui contient 2 500 citations, a été compilé par Gilbert Forest.Tirées de 437 romans québécois, ces citations sont classées selon 511 thèmes principaux (de abandon à zèle) et 925 idées secondaires.Ancien journaliste, professeur, chef de secrétariat à la Société Saint lean Baptiste, l'auteur est chef du Service des textes à la Société Radio-Canada depuis 1967.On y trouve au mot «dictionnaire» la citation suivante « le dictionnaire est la meilleure preuve qu'il est permis à l'homme de tout ignorer (Jean-Marie Poupart).» Vive le vent! Le ministère québécois de l'Energie et des Ressources vient d accorder, par l'entremise de la Direction des énergies nouvelles, une subven- 10-4 octobre 1480 tion de 45 000$ au comité pour l'aménagement du Parc des anciens combattants, à Lauzon Avec cet argent, le comité installera une éolienne.Cette génératrice, d'une capacité de quatre kilowatts, servira à produire l'électricité pour l'éclairage du parc De plus, une entente a été conclue entre l'université Laval et le comité du Parc afin que la nouvelle éolienne soit utilisée à des fins d'en-, seignement et de recherche.Le Québec s'intéresse de plus en plus à la production de cette forme d'énergie propre et renouvelable qui permet de diversifier et de stabiliser : davantage nos sources d'approvisionnements, surtout dans les ré- ; gions éloignées, non reliées aux réseaux hydro-électriques (Ressources-Québec) Un bon départ _____ Le petit déjeuner doit satisfaire environ 25 p c.de nos besoins quotidiens en protéines, vitamines, minéraux et calories.En termes pratiques, cela signifie que, pour prendre un petit déjeuner nourrissant, on doit choisir une combinaison qui inclut un aliment de chacun des quatre groupes suivants : lait et produits laitiers, pain et céréales, fruits et légumes, viande et substituts.Souvent on nélige le petit déjeuner parce qu'on est pressé Mais il y a plusieurs façons d'y remédier On peut préparer son petit dejeuner la veille, dresser le couvert avant d aller se coucher.On peut préparer un déjeuner vite j fait; par exemple, mêler les ingrédients suivants: 1 oeuf, V4 tasse de lait, Vi tasse de jus d\u2019orange Boire le tout lentement.Ces suggestions et bien d autres, on les trouvera dans un attrayant dépliant publié par le ministère des Affaires sociales intitulé Inspiraton pour le petit déjeuner On peut l ob- j tenir en s'adressant à : Affaires sociales Direction des communications, 845 ave loffre, 2e étage, Québec, G IS3L8, tél.(418) 643-1840 Comme sur des roulettes La popularité des planches à rou-i lettes a coûté aux contribuables bri- j tanniques onze millions de dollars 1 en frais d'hôpitaux, selon le ministre de la Santé.Cette tendance devrait se résorber cependant Certains ter- ! rains spécialement aménagés pour les fervents de la planche à roulettes sont maintenant convertis en stationnement en raison de la popularité décroissante de ce sport (La Prevention au Canada) La cigarette ï douce, plus douce que jamais! G \\es 1 En longeur King Si/e ef Régulière Nouveju format \"WO\" CW k fn.fait tmgirul qtv rst k- mrdfc\u2019ut CRAVEN A uce CRAVEN \"A\" la première famille de cigarettes douces Avis: Santé et Bien-être social Canada considère que le danger pour la santé croit avec I usage -éviter d\u2019inhaler.Moyenne par cigarette- -100 \u2022 ' goudron\" 9 mg.nie.0.9 mg.King Size et Régulière: \"goudron\" 4 nrg.me.0.4 mg.«MS ¦fpa Obtenez cette magnifique collection de 50 timbres differents des pays Orientaux Chine.Inde, Pakistan et autres pays asiatiques Le tout gratuitement pour vous faire connaître nos sélections de timbres en approbation EN PLUS-5 maqmftques timbres Olympiques de formats géants st vous mettiez ce coupon LOUIS ARP1N cp zmp pvmertun ri j , «v ^fSPî * V -^>^33 *\u2022» \u2022 'i A (- 1 %*- i IWOLSON r \u2022 a0 M.i .a j, jTÏ*\u2019 £U-r-V: HBW ROLANDE GERMAIN PELLETIER,DITS G.P.Rolande et Germain Pelletier, au temps de U premiere epicerie, en 1952 (ci-dessus).A Rimouski, avant te centre commercial ( 196?), et a Mafane en 1976, comme les grandes chaînes.ÉÛU Z * Or, «GP» c'est tout simplement Germain Pelletier, fils de cultivateur, boucher, épicier, propriétaire, pour qui le magasin de Mont-loli représente le grand tournant, le commencement de l'expansion, après des années de piétinement robuste Avec cette acquisition, il s'endette de 80000 dollars, mais il innove et multiplie par quatre sa surface de vente, par trois son chiffre d'affaires.Et s'il préfère, pour baptiser son audace, «GP» à «Germain Pelletier» c'est qu'il y dissimule aussi sa prudence: les initiales sont plus courtes, donc moins coûteuses à afficher! Il y aura un « après Mont-)oli », il y eut un «avant Mont-joli».Germain Pelletier émerge de la période héroïque où son nom s'étalait en toutes lettres à la devanture de ce qui n'était alors, en l\u2019espèce, que l'innombrable «épicerie du coin», avec pour toute ressource la présence de Rolande, sa caissière, son comptable, son associée, sa femme, sans plus d\u2019initiale, elle, que de nom C'était en 1948 à Price, à trois milles de Mont-loli, un village de pâte et papier vissé à son usine, un bassin de trois mille âmes à nourrir, la plupart du temps à crédit.Germain et son frère avaient englouti 6000 dollars dans l'achat d'une épicerie de 400 pi2 leurs revenus consolidés s'étaient révélés inférieurs à celui des ouvriers du « moulin » et la première année d'exploitation s'était soldée par un déficit.C'est à ce moment que Germain prend femme et Rolande, fille d un marchand général, prend la place du frère Le soir, pour tenir les livres, elle passe tranquillement de l'épice-rie à la chambre conjugale ad|a- cente.jour, 6llp st*rt 3U comptoir, lui tranche la viande, et les clients « font marquer » Dehors se côtoient, parmi leurs biens meubles, le cheval et la bicyclette de livraison ; le cheval, pour la dure saison sur les chemins verglacés Douze heures par jour, à longueur de semaine, ils font tout eux-mêmes, du balayage à l'abattage: car il arrive à Germain parfois, après le souper, de courir chez les cultivateurs et d'y négocier l'achat de quelque animal vivant, veau ou boeuf, qu'il ramène ensuite dans son hangar pour l'abattre, le nettoyer et le dépecer avant de I offrir, vieilli à point, à la clientèle.Ils végètent ainsi sept ans, comme dans les apprentissages bibliques, avec juste de quoi nourrir, outre leurs voisins, une famille qui s'étend maintenant à trois enfants.Puis un jour, Germain dit à Rolande «Si c'est ça l'alimentation, je vais en sortir assez raide!» Et pour en sortir plus «raide», il double la mise: à Mont-loli, dont la population de 6000 âmes ranime ses espoirs d\u2019expansion.il loue une petite épicerie de 600 pi2 avec l'intention de tester le marché et de risquer le tout pour le tout\t\u201e Ils refont le partage des taches: elle garde les rênes de Price; il dompte Mont-loli, d'abord simple débit de viande, auquel il ajoute un présentoir de fruits et légumes, et des produits d épicerie qu'il transporte jour après jour de Price Quand viendra le temps de l'expansion ils conserveront ce modèle: nomade, il défriche les terres nouvelles; tenace, elle protège les arriérés.C'était le temps du pain a 17 cents, du poulet à 29 cents la livre, et du rêve Car on n apprend que de ses rêves et il rêvait depuis toujours de posséder plusieurs commerces, quels qu ils tussent.Il s'était fait la main à Baie-des-Sa blés, sur la ferme familiale dont il vendait les produits maraîchers dans les centres urbains environnants, Rimouski, Mont-loli Matane, ceux-là mêmes où il implantera plus tard ses supermarchés.L'été, il poussait une pointe à Métis Beach où il relançait au porte-à-porte, dans leurs somjî-tueuses villas, les Molson et autres présidents de comjiagme Un commerçant-né Même à l'école d'agriculture où son père l'avait envoyé, les religieux, reconnaissant ses dons, I autorisaient à faire les courses en ville où il se procurait bonbons, chocolats, chewing gums et cigarettes qu'il revendait ensuite à ses condisciples de main à main, sa réputation faite Un jour, il se rendit au quai de l'Isle-Verte, acheta aux pêcheurs leurs poissons et se fit colporteur dans les fermes des alentours.Il revint au quai, coucha dans la voiture et recommença Le manège dura trois jours Quand il rentra à la ferme, au sein de sa famille inquiète, il avait gagné 3(X) dollars et le pardon de son père C'est de Baie-des-Sables et de Price qu\u2019il rayonnera dans toute la région Quand on regarde la carte, ces villages apparaissent à la base même du triangle qui trace aujourd'hui les limites de l'empire Après trois ans de tâtonnement à Mont |oli, le moment est venu La ville se vide de ses marchands, attirés par le « boom » de Sept-lles des commerces se libèrent à bon compte, et Germain surveille les dépouilles Dans un ancien magasin de meubles, il établit le premier marché «GP» (1958), selon des paramètres entièrement nouveaux grande surface (2 300 pi2), libre service, placards publicitaires, quelques em ployés et, à louverture, un solde qui rapporte en trois jours 2 500 dollars.C'est huit fois plus que les poissons de l'Isle-Verte.Mais la clé d'or de l'expansion, c'est la vente au comptant La fin du crédit, c'est la fin de la misère Tout de suite le succès vient Le chiffre d'affaires grimpe à 150000 dollars.On ferme la première épicerie tremplin de Mont-loli, mais on garde celle de Price Rolande se déplace tous les après-midi de Price à Mont-Joli où elle s'initie à la publicité.Elle n'a cessé depuis lors d'annoncer elle-même dans la presse locale, fixant ses ra-bais suivant les saisons et les compétiteurs.Même l'association aux Epiciers Unis en 1965 ne changera pas ce régime on tirera profit des approvisionnements collectifs mais, dédaignant les bannières publicitaires du regroupement, on s'en tiendra à renseigne familiale.La suite est la réédition de ce modèle initial L'expansion, c'est chaque fois une surface plus grande, des innovations techniques, et des métiers nouveaux que Germain et Rolande assimilent rapidement pour continuer à tout faire eux-mêmes, de manière à économiser les intermédiaires\t*¦ 4 oc tobre 1980 - 15 ROLANDE ET GERMAIN PELLETIER,DITS CLP.iï i Les dates de conquête jalonnent quinze années.En 1962, deuxième marché GP, à Matane, 3 500 pi1.En 1967, troisième marché GP, à Ri-mouski, 8000 pi1.En 1970, relocalisation du marché de Mont-Joli, 9000 pi* En 1972, relocalisation du marché de Matane, 10000 pi*.En 1974, quatrième marché GP, à Amqui, 12000 pi* Quand ils s'étendent à Matane, ils ferment Price, et Mont-Joli devient le pied-à-terre, le siège social, le lieu de résidence Chaque matin, Ger- main parcourt la distance de 40 milles jusqu'à Matane, où il ouvre le magasin et s'occupe de tout II mettra quatre ans à rentabiliser cette succursale, dont il a loué l'emplacement pour dix ans Quand ils abordent Rimouski, ils «mettent le paquet» musique d'ambiance, portes automatiques, tapis «mur à mur» (c'était alors la mode) Ils connaissent à nouveau le succès de Mont-Joli : à l'ouverture, l'affluence est telle qu'une partie de la clientèle doit attendre dehors que l'intérieur se libère.Six mois plus tard, des supermarchés concurrents ouvrent leurs portes : c'est assez tôt pour leur faire mal, trop tard pour les devancer.Chaque nouveau magasin modifie la gestion de l'ensemble Ils s'adaptent, avec l'aide technique de l'Association des détaillants en alimentation (A D.A ), dont ils suivent les conseils depuis le début.Pendant vingt ans, leurs seules vacances seront le congrès annuel de l'A.D A , où ils courent les conférences pour ttBtfTTLDE OtOtOU&^lfoflft Du chocolat au lait pur et simple.^!» Un délice!\t< apprendre les secrets de l'administration «C'est en vivant le quotidien, dira Germain, qu'on a réussi à suivre notre affaire » Germain avait fait construire Rimouski : pour déménager Mont-Joli, il construit lui-même.Il confie les plans à un dessinateur, mais il embauche son beau-frère comme contremaître et dirige avec lui les travaux.Quand, deux ans plus tard, il relocalise Matane, il reste entrepreneur mais en plus, cette fois, il dessine lui-même les plans, et la décoration est l'oeuvre de Rolande.Pour ce nouveau marché de Matane, il avait acheté un terrain en face du vieux port, abandonné depuis peu pour un espace plus vaste à quelques milles de là.Songeant aussitôt à une phase d'expansion ultime, Germain achète peu à peu les terrains adjacents: un ancien hôpital, un garage fermé pour cause de décès, une fabrique de portes et fenêtres.C'est qu'il caresse un ambitieux projet: intégrer son supermarché à u centre commercial.Dans les grands centres commerciaux, l'espace pour le supermarché est réservé exclusivement aux grandes cJiaînes, cotées en bourse.Il est impossible à un marchand indépendant d'y entrer.« Pour y entrer, il faut s'en faire un », raisonne Germain.C'est ce qu'il fait.D'abord, contre la volonté de Rolande qui craint de compromettre dans l'aventure les quatre marchés, dont le chiffre d'affaires vogue vers les cinq millions de dollars et dont elle aura la garde.«Toi, tu es bon pour construire, lui dit-elle; moi, je reste prise avec les problèmes » C'est en effet risquer une seconde fois le tout pour le tout: l'investissement requis dépasse les trois millions.De l'épicier au promoteur En 1975, Germain dispose des terrains nécessaires acquis de 25 propriétaires différents, dont la Ville de Matane elle-même qui destinait précisément un espace à l'aménagement d'un centre commercial.Mais ce ne fut pas sans peine, car des promoteurs de Toronto et de Montréal ont exercé des pressions pour lui ravir le projet «Ils ont dit que je ne connaissais rien là-dedans.Ils ont essayé de persuader la Ville.Quand j'ai vu qu'ils y portaient un tel intérêt, je me suis entêté.» Le centre est mis en chantier et Germain se met en quête de commerces importants à qui louer les espaces principaux: un grand magasin à rayons, la Société des alcools, un magasin de chaussures.Il avait d'abord songé à confier ces transactions à une relation d'affaires, un francophone lui-même propriétaire d'un centre commercial à Montréal Mais le prix exigé est si élevé que Germain, seul à ne pas douter de sa compétence en la matière, se transforme illico en promoteur.Le mar- ché GP d'Amqui, ouvert l'année précédente, est situé dans un petit centre de quelques boutiques, qui appartient à d'autres, certes, mais dont Germain a tiré une première expérience.Pendant des mois, il quitte Mont-Joli avant l'aube pour atteindre Montréal en automobile à l'ouverture des bureaux.Il reprend le porte-à-porte de haute cuvée, négocie les baux qu'il a lui-même conçus et revient le soir à Mont-Joli.L'avenir \u2014 et le présent \u2014 sourient aux audacieux En 1976, les Galeries du Vieux Port sont enfin prêtes à affronter la clientèle, avec six magasins bientôt rejoints par une trentaine de boutiques et un étage de bureaux où logent notamment Radio-Canada et PAssurance-chômage! Le marché GP de Matane est passé, dans l'opération, de 10000 à 22000 pi* et renferme les derniers «gadgets», dont un service des viandes entièrement automatisé.Dès lors, le marché GP de Rimouski devient le plus chichement logé, malgré un chiffre d'affaires supérieur aux autres.Déjà, deux centres commerciaux sont en voie de construction dans la ville.Germain décide de brouiller les cartes en ajoutant le sien.Une faiblesse du terrain hausse le coût prévu de 300000 dollars.Qu'à cela ne tienne, on bâtit en hauteur pour rentabiliser l'investissement, de sorte que le centre est inauguré en 1978 avec plus de bureaux que de boutiques (une vingtaine) La concurrence est dure, tous les espaces ne sont pas loués; mais le marché GP, quadruplant sa superficie, occupe 34 000 pi* et innove encore avec un service de boulangerie et des caisses électroniques.Le nom de ce centre commercial?Les Galeries GP.«On a toujours dit que les Cana-diens.français n'avaient pas d'initiative et étaient d'éternels porteurs d'eau, conclut Germain Pelletier Vous allez trouver ça drôle mais moi, je voulais faire mentir ça.J'ai été animé par ça: prendre notre place au soleil; pas par de grandes phrases, mais en s'emparant de l'économie.» Depuis quatre mois, l'administration à Mont-Joli a été placée sur ordinateur et les projets se succèdent dont il ne dévoile rien.Il continue à tout faire pour conserver le marché local, suivant le principe qu'il retient de toutes ces années : « A service égal, les gens encouragent les leurs.» Mais après trente ans, Germain et Rolande ont le droit d'être fatigués.Or, des six enfants qui leur sont nés, cinq sont passés ailleurs sans prendre la relève.Reste le plus jeune, qui s'oriente vers l'administration.Mais il a quinze ans, et le temps de changer d'idée |j] t6 - 4 octobre 1980 cazaac S4 11 1 4 4 Hill I *4 I IIM AII4 S et ses marchands IGA/Boniprix- L\u2019Equipe - Bonisoir félicitent L\u2019Association des Détaillants en Alimentation du Québec à l\u2019occasion de son anniversaire Photo: Une gracieuseté de Madame Jeannine Therrien et une realisation de Cuisine Decor Photos René St-Pierre *T y M.lacques Nadeau, présiden t-directeur général des Épiciers Unis Inc., groupe en pleine expansion fondé i Québec en 1930.LES ÉPICIERS UNIS Un demi-siècle de regroupement dans l\u2019Est du Québec PAR MARC LESTAGE E[ C'est en misant sur le dynamisme de 450 détaillants en alimentation indépendants que les Epiciers Unis Inc.se sont imposés comme le plus important groupe d'acheteurs de l'est du Québec, avec un volume d'affaires de 170 millions de dollars en 1980 En dépit des profondes mutations qui ont bousculé les circuits traditionnels de distribution depuis quel- ques dizaines d'années, M lacques Nadeau, président directeur général de cette entreprise, croit fermement que pour le consommateur c'est d'abord la proximité qui compte dans le choix de son marché d'alimentation, «dans la mesure où l'épicerie située près de chez lui offre une gamme importante de produits et l'assurance qu'on pourra y trouver qualité et variété » Or, selon M Nadeau, ces critères correspondent parfaitement à ce que l'on retrouve dans les marchés de «moyenne surface» tenus par des détaillants indépendants «qui ont surnagé et maintenu leur position durant la période de restructuration des réseaux » dans la province.Calé dans un large fauteuil, dans un bureau cossu qui surplombe le nouveau centre de distribution d'E-piciers-Unis (construit au coût de 5 millions de dollars et offrant 4,5 mil- lions de pieds cubes d'entreposage dans un parc industriel de Vanter à Québec), M.Nadeau fait abondamment l'éloge «des petits indépendants progressifs qui ont tenu tête aux grandes chaînes.» Le groupe Epiciers-Unis Inc.a été fondé à Québec en 1930 par une vingtaine d'épiciers désireux de contrer l'envahissement de leur marché naturel par les chaînes Red and White, Thrift et autres, dont certaines demeurent aujourd'hui.Malgré des débuts perturbés par la grande crise économique et les programmes de rationnement alimentaire, ce groupe a triplé son volume d'affaires environ tous les dix ans jusqu'en 1968.Depuis lors, la progression a été de 500% et dépassait le cap des 100 millions de dollars en 1978 Pour 1981, on vise les 200 millions dollars.L'entreprise s'est définitivement engagée dans cette nouvelle période d'expansion lorsque l'on a relocalisé le centre de distribution et acheté la compagnie Alimentation Dallaire, filiale qui exploite actuellement cinq supermarchés dans la région immédiate de Québec et qui jouit d'un achalandage fort intéressant Jusqu'à ce moment, le groupe Epiciers-Unis Inc.s'était contenté du rôle de grossiste pour ses 450 affiliés co propriétaires dont plusieurs affichent les bannières Casino, Ami et Gem La décision d'acheter Alimentation Dallaire s'imposait « Pouvions-nous laisser filer entre les mains de la concurrence un tel volume d'affaires (50 millions de dollars) et renoncer aux profits qui en découle?» interroge le président directeur général.Selon M.Nadeau, les mêmes objectifs d'efficacité et de rentabilité ont plus tard convaincu le conseil d'administration d'acheter l'entreprise de distribution en gros de fruits et légumes Marché Rougemont (17 millions de dollars).Les Casino Les 35 magasins affichant les bannières Casino que l'on retrouve partout sur l'immense territoire d'Epi-ciers-Unis Inc.de Trois-Rivières à Chandler et Bonaventure, en Gaspé-sie sans oublier La Tuque, sont les enfants chéris du groupe.On l'explique par le rôle stratégique confié à ces points de vente dans le développement de l'entreprise.Une quinzaine de minicentres commerciaux ont été créés dans autant de villes grâce à l'impulsion des propriétaires de Casino.Il n'est pas dans les prérogatives des Epiciers-Unis d'avoir une «division immeubles» comme les grandes chaînes.« Toutefois, explique M Nadeau, notre service de commercialisation et de développement a aidé à recruter des partenaires commerciaux pour la création de minicentres.» La Beauce La formule s'est avérée très efficace à Sainte-Marie de Beauce, où, il y a six ans, un indépendant a relocalisé son marché d'alimentation dans un minicentre afin de porter la superficie de son magasin de quatre à dix mille pi2.Récemment, on a doublé la surface de ce Casino logé au coeur d'un ensemble commercial prospère.Perspectives Depuis peu, les Epiciers-Unis Inr.ont restructuré leurs services d'achat et de distribution d'aliments congelés en plus d'élargir la gamme des produits maison qui comptent désormais 200 articles emballés sous la marque Saint-Castin « Pour l'avenir, nous songeons évidemment à nous doter d'une division viande » Selon M.Nadeau, cet objectif cadre parfaitement avec la mission et les objectifs de développement des Epiciers-Unis.Le contexte actuel ne se prête toutefois pas à la réalisation de cette étape qu'il n'est pas urgent de concrétiser «aussi longtemps que l'entreprise joue pleinement son rôle d\u2019acheteur vigilant au nom de ses 450 sociétaires ».Q 18-4 octobre 1980 Photo Jacques Grenier PAR RENÉE ROWAN «L'Association des détaillants en alimentation du Québec (ADA) a largement contribué, au cours des années, à faire de ses 2000 membres de véritables professionnels en alimentation.L'épicier est maintenant un homme d'affaires, un administrateur L A D.A.lui a fourni les outils nécessaires pour le devenir.» Le vice-président exécutif de I association, M.lean Dubois, lui-même ancien épicier en gros, est convaincu et convaincant Le rôle de l'A.D A., dit-il, est double: d'une part, l'association agit comme défenseur des droits des détaillants face aux différents paliers de gouvernements et autres organismes; d autre part, elle offre à ses cotisants des services.Dès ses débuts, I A.D A.a offert a ses membres des cours de formation professionnelle.Avec les années et pour répondre à des besoins nouveaux, il y a eu une nouvelle orientation.Au fur et à mesure que les détaillants se sont regroupés en cooperatives ou rattachés à des grossistes, ces regroupements ont pris en charge certains types de services.Ce fut le cas, entre autres, des cours de comptabilité, de coupe de viande ou de présentation des fruits et legumes à l'étalage de façon à ce que les magasins appartenant à un regroupement ou I autre aient une meme politique de gestion, reflètent une même image «Les grossistes, note M Dubois, ont compris que plus ils aidaient les détaillants, tant du point de vue technique que financier, plus ceux-ci devenaient compétitifs.Ce qui est à l'avantage des uns et des autres Nous nous sommes donc retirés peu à peu de ce champ d activités » Par contre, souligne M Dubois, les épiciers, ayant pris conscience de leur importance dans le monde du commerce québécois, ont réclame un droit de parole dans l'élaboration des lois et règlements.L'A D.A est devenue non seulement leur inter- locuteur face aux gouvernements, mais aussi leur chien de garde L'association étudie à fond lois et règlements qui peuvent avoir une influence sur le domaine de I épicerie.Exemple: la Régie des permis d'alcool du Québec, créée le 1er |um 1980, est chargée de faire des règlements sur les conditions d'exploitation de permis relatifs à la vente d\u2019alcool.L'A D.A a été invitée à faire connaître son point de vue et profitera de l'occasion pour faire des représentations.Le secteur de l\u2019alimentation n est pas le seul à affecter les détaillants: il y a aussi celui de l'agriculture (prix des produits, marge de profit de chaque niveau: producteur, distributeur et vendeur), du commerce (heures d'ouverture, heures de travail), des relations de travail (syndicalisation des employés, procédures de négociation), de l'économie (impôt, inflation), etc.L'association s'est adjoint récemment les services d'un avocat qui agit comme consultant quant à l'interprétation de la loi.Au moment de négocier les conventions collectives, les détaillants membres peuvent aussi avoir recours à ses services à un taux préférentiel.L'A.D A travaille également en collaboration avec d'autres associa- fean Raymond, directeur de l'expansion de l'A.D.A.tions les chambres de commerce, ( Association des marchands détaillants du Canada, I Association des épiciers en gros du Québec et celle du Canada Elle établit aussi des contacts avec des organismes représentant des détaillants en alimentation ailleurs au Canada et aux Etats-Unis.Autrefois, note M.Dubois, le commerce de l'épicerie était un peu une aventure.On se lançait en affaires sans trop savoir dans quoi on s'embarquait ni où on allait.Bien souvent, l'épicier n'avait même pas de système de comptabilité et ne connaissait pas ses coûts d opération Auiourd'hui.pour demeurer en affaires, il doit agir en professionnel et suivre de jarès la marche de son entreprise.L'A D A est là pour I appuyer, lui donner des services qu'il ne serait probablement pas en mesure de s'offrir autrement.Elle met à ia disposition de l\u2019épicier un système mensuel de comptabilité par ordinateur lui permettant de savoir constamment où il en est L'A D A.regroupe aussi un peu plus de 200 membres associés Ce sont des manufacturiers, des entreprises ou des personnes qui, de près ou de loin, s'intéressent à l'alimenta-tion fabricants de produits alimentaires, producteurs de bière, grossistes, etc.Les membres associés ont leur propre comité exécutif provincial dont le rôle est d'assurer une liaison entre les compagnies qui manufacturent et distribuent les produits alimentaires et les détaillants membres de l'A D A «Le point de vue des membres détaillants et des membres associés convergeant très souvent, il en résulte une représentativité qui n en est que plus forte», souligne M Dubois.Le 25e congrès de l'A.D.A.innove en inscrivant à son programme deux ateliers à l'intention des membres associés.Incorporée le 24 septembre 1955, UA.D.A.l'A D A., précise M lean Raymond, directeur de I expansion, est un syndicat professionnel à caractère provincial qui a des ramifications dans 10 régions: Nord-ouest québécois, Richelieu, Saguenay-t ac-Saint lean Bas Saint Laurent, Bois-Francs, Es-trie, Laurentides, Mauricie, Montréal et Québec Chacune de ces régions a son président et organise son propre congrès annuel Ces dix présidents régionaux plus le comité exécutif provincial forment le conseil d administration de l'A D A qui, à son tour, tient un congrès annuel à Montréal et à Québec, en alternance.Les congrès sont, pour les membres de l'association, une occasion de formation continue Dans un atelier, on abordera la question des re lations de travail, dans un autre, on parlera des systèmes électroniques qui ont dé|à commencé à trouver leur place chez les détaillants (quel équipement choisir, les effets d implantation d'un tel système, sa rentabilité, le lecteur optique) Dans un troisième, on étudiera la façon de payer moins d'impôts ou comment se servir des lois régissant les impôts Conférences, «cliniques» et colloques organisés par l'A.D.A.sont autant de moyens pour les membres de parfaire leur formation professionnelle.Il y a aussi les bulletins de l'A.D A publiés actuellement huit fois l'an «Nous espérons, dit M Raymond, en faire très bientôt une parution mensuelle et en étoffer le contenu en y ajoutant un article* de fond Chaque membre de l'A D.A reçoit systématiquement le Journal de l'alimentation au Québec» Parmi les autres services, mention nons divers programmes d assurances générales et des plans d assurance groupe: assurance vie, assurance maladie, assurance feu et autres «Nous sommes loin, conclut lean Dubois, du petit épicier du coin Nous visons à faire de nos membres des professionnels en alimentation » IM cerveau de 2000 détaillants A octobre 1980- 19 r#i .A y\\ Photos Claire Beaugrand-Champagne Ces hommes-là étaient des mordus de la solidarité PAR FRANÇOISE PITT Dans It* milieu alimentaire c|ui est le sien, peu d'hommes peuvent se vanter de compter soixante-dix-sept ans bien sonnés et d'y avoir, là-dessus.passé presque soixante-dix ans de leur vie \u2019 C'est bel et bien le cas de Léopold Pigeon, que tout le monde de l'alimentation connaît non seulement au Québec mais au Canada tout entier, parce qu'il a imprégné ce monde de sa marque indélébile.Cet homme-là a été, avec quelques rares autres, notamment Sam Steinberg, un visionnaire en son temps L'oeil pétillant et mobile, l'esprit guilleret et plein d'humour, un je ne sais quoi d arrière-jeunesse accroché bien solidement sur son visage, une mémoire sans faille, Léopold Pigeon séduit et déconcerte à la fois.Pour le 25e anniversaire de fondation de l'Association des détaillants en alimentation du Québec, Léopold Pigeon retrouve sans s'y perdre tous ses souvenirs.Cela remonte à 1910 Comme bon nombre de commerçants du temps, le père de Léopold ouvre sa première épicerie dans une petite pièce du logis familial On va chercher, à I aube, les fruits et les légumes frais au marché Bonsecours.C'est une époque héroïque pour ces petits épiciers qui doivent trouver de quoi subvenir aux besoins de leurs familles mais ne sont guère préparés aux aléas de ce métier Les temps sont durs; à l'horizon se profile déjà le spectre de la Première Guerre mondiale La guerre terminée, c'est la déroute pour de nombreux épiciers: « Pendant la guerre, tout se vendait, explique Léopold Pigeon Mais après, c'était autre chose.Les gens ne voulaient plus des substituts de ceci et cela que nous avions achetés en grande quantité Que de stock invendu! A mesure que les approvisionnements devenaient à nouveau disponibles, beaucoup d'épiciers ne voyaient pas le jour où ils pourraient rembourser ce qu'ils devaient à leurs fournisseurs pour tous les produits qu'il leur était désormais impossible d'écouler » Ont survécu à cette débâcle les plus dynamiques, les mieux préparés, ceux qui avaient la trempe des bâtisseurs.Léopold Pigeon, qui aida son père à rembourser ses dettes, restera dans le métier et y fera figure de véritable prophète Le début des regroupements Dès 1903, il existait déjà une association nationale du nom d'Association des marchands détaillants du Canada, qui regroupait pas moins de 5000 membres à travers le pays.Fous les corps de métiers y étaient représentés: quincaillerie, pharmacie, épicerie, etc.Léopold Pigeon débute son exceptionnelle carrière dans ( alimentation en devenant, en 1927, membre du Conseil de Montréal de la section des vivres de l'Association des marchands détaillants II avait vu, en 1926, se former le premier groupement de détaillants, les Épiciers modernes.En 1927, c'est la naissance du Groupe Victoria, et un peu plus tard ce sont les Marchands de l'ouest Même si ces groupes ne connurent pas le succès escompté, reste qu'ils ont été les pionniers et ils réussirent, malgré tout, à inculquer aux indépendants cette certitude qu'il fallait constituer de tels groupes pour progresser Mais il faut attendre 1945 pour voir apparaître le premier groupement de grande valeur, le groupe Richelieu.Deux ans plus tard, Léopold Pigeon prend une part active à la fondation d'un autre groupement d'importance, les Marchés d'aliments La Salle En 1956, ce groupe élargit ses cadres et prend le nom de Métro-La Salle C'est d'ailleurs Léopold Pigeon qui suggère le nom «Métro» parce qu'à l'époque débutent les pourparlers pour la construction du métro de Montréal.Au moment où Léopold Pigeon prend la direction des Marchés d'aliments Métro-La Salle, le chiffre d'affaires de ce groupe était d'environ 2LXX)(XX)$ Son administration clairvoyante fit en sorte que, douze ans plus tard, lorsqu il quitte son poste, le chiffre d'affaires avait atteint 77 000 (XX) $ On connaît la suite, soit la fondation.en 1970, de ce que l'on appelle aujourd'hui l'empire Provigo et la fusion, en 1976, de Métro et de Ri chelieu.En 1980, des groupes et coopératives de détaillants comme Provigo, Métro-Richelieu, Epiciers Unis, IGA Boniprix ont permis aux épiciers indépendants du Québec.de s accaparer 60% de la part du marché de l'alimentation au détail.En Ontario, les indépendants détiennent à peine 33% de cette part de marché.L'A.D.A.entre en scène C'est en octobre 1955 que la section des vivres du Québec de l'Association des marchands détaillants décide de voler de ses propres ailes sous le nom d'Association des détaillants en alimentation du Québec Ça se parlait déjà depuis longtemps: «Ce sont les détaillants en alimentation qui étaient les plus nombreux dans l'Association des marchands détaillants du Canada et qui faisaient vivre tout le monde en amenant tous les revenus.Nous n'étions ni plus ni moins que la vache à lait de l'A.M D , dira Fernand Lé-veillé, président de l'Association des fabricants de cidre du Québec, co-tondateur de l'Ordre des fournisseurs de la bonne table et directeur administratif des Expositions industrielles et commerciales du Canada leopold Pigeon, à 77 ans bien sonnes (qu'il ne parait nullement), peut se vanter d'avoir passe 70 ans de sa vie dans le se( leur de l'alimentation.20 - 4 octobre l\u2018)80 ECONOMISE 0801 OSNd SUB VOTRI PROCHAIN ACHAT D\u20ac MtLANGl A SOUPE POULET k NOUILLES OU SOUPE A LOIGNON .M le Marchand le» PfoAA l)re ) ':ï PAR MARIE LAURIER « Lancer une entreprise de cette ampleur n'est pas chose facile et pourtant j'ai grandi dans l'alimentation ! » Dans sa guérite qui surplombe le supermarché Provigo de Saint-Léonard qu'il dirige depuis près de trois ans, Denis Cousineau fait cette constatation.Il enveloppe d'un regard satisfait mais constamment aux aguets l'animation qui règne ce matin-là dans son magasin : 4 000 pieds d'une surface qui regorge de 6 000 articles d'épicerie et de menus articles.4 octobre 1*180 - 25 Denis Cousineau est né il y a 39 ans à l'arriére d'une épicerie-restaurant, à l'angle des rues Saint-André et Roy, en plein centre de Montréal C'est dire qu'il a connu dès sa tendre enfance, entre ses parents, Jeanne et René Cousineau, l'atmosphère de la «petite épicerie du coin», lieu de rendez-vous et de confidences des résidants du quartier.A quatre ans, il aidait ses parents à monter les étalages et il connaissait évidemment tous les habitués du magasin C'est là qu'il a appris les rudiments du métier et décidé de s'intégrer à l'en- treprise familiale.Aujourd'hui, épicier indépendant affilié à la chaîne Provigo, Denis Cousineau avoue «Les temps ont bien changé, on ne dirige plus une épicerie comme autrefois.Il faut s'adapter aux techniques modernes de l'informatique, de la planification et de la gestion » Pour maîtriser ce qu'il appelle avec fierté « l'art de l'alimentation », il a suivi des cours aux Hautes Etudes commerciales mais c'est encore «sur le terrain» qu'il se sent le plus heureux.En deux ans et demi, cet homme gai et volontaire a plus que doublé son chiffre d'affaires de 33000$ à 68000$ par semaine en y consacrant, il va sans dire, tout son temps, son énergie et son talent «Il m'est arrivé de travailler cent heures par semaine», dit-il d'un ton tout à fait naturel Son ambition: atteindre 100 (XX) $ Il y parviendra, si l'on en juge par le dynamisme et l'enthousiasme qu'il déploie mais ce n'est pas lui faire injure que de souligner que ce sera aussi grâce à sa femme Hu- HUGUETTE ET DENIS COUSINEAU DESAINT-LÉONARD LE SUPERMARCHÉ INTÉGRÉ AU QUARTIER *40* LES COUSINEAU Huguette et Denis Cousineju, en cumpagnie du gérant de leur magasin, M.Antonio Biello, choisissent fruits et légumes au Marche central de Montreal.DEMANDEZLE DES DEUX FAÇONS MAIS N ACCEPTEZ PAS AUTRE CHOSE Coca-Cola et Coke sont des marques déposées qui identifient le produit de Coca-Cola Ltée seulement guette, qui le seconde admirablement bien Les Cousineau forment un tandem de première compétence dans l'administration et fa vitalité de ce marché d'alimentation situé dans le mail fermé de la Plaza Val-Marie à Saint-Léonard.Pendant que sa femme s'occupe de la comptabilité et du personnel, Denis déambule sur le parquet, n'hésitant pas à remplacer au pied levé le boucher si nécessaire, puisqu'il maîtrise « l'art » de la coupe des viandes appris dans la petite épicerie de son père et plus tard à l'Institut national des viandes Deux fois par semaine, dès six heures du matin, il accompagne son gérant.Antonio Biello, au Marché central pour y choisir les fruits et légumes de toute première qualité qu'il offrira à une clientèle moitié italienne, un quart québécoise et l'autre haïtienne « Nous avons réussi à marier harmonieusement ces trois nationalités en faisant la promotion de leurs spécialités et de leurs goûts alimentaires.» Huguette parle couramment italien et cela constitue un grand avantage dans ce milieu.L\u2019Association des détaillants en alimentation (A D A.) occupe une place prépondérante dans la vie des Cousineau.A titre de vice-président de la section régionale de Montréal (600 épiciers) Denis participe activement aux réunions de l'organisme et épouse les causes qu'il défend pour mieux rationaliser ce métier « L'A D A.nous apporte l'appui indispensable dont nous avons besoin, commente Denis Cousineau.C'est une force pour tous les épiciers désireux d'améliorer et de faire progresser le secteur de l'alimentation.» L'apport de s femmes Les problèmes inhérents à un supermarché de taille moyenne comme le Provigo de Saint-Léonard sont étudiés au mérite à l'A.D.A., depuis la cueillette des ristournes sur les coupons-primes auprès des compagnies distributrices jusqu à l'uniformisation du format des contenants des boissons gazeuses.On parle de plus en plus de la «bouteille universelle» qui faciliterait la manutention et le recyclage tout en faisant gagner temps et argent.«L'employé qui manipule ces bouteilles fait un travail fort ingrat et peu gratifiant», commente Huguette qui pense au « bonheur » que l'on éprouve en accomplissant ce que l'on aime plutôt que ce qui nous ennuie.En plus de discuter des grandeurs et des misères du métier, l'A.D.A.offre également aux épiciers des services d'appoint et de soutien pour une meilleure administration de leur entreprise.Pour sa part, Huguette Cousineau considère l'A.D.A.comme une sorte de forum «où toutes les idées se brassent, tous les problèmes 26 - 4 octobre b>8U se discutent pour aboutir à des solutions intelligentes» Lecteur assidu des publications l'Alimentation et l\u2019Epicier, le couple Cousineau reflète bien les préoccupations premières des détaillants en alimentation qui ont le souci de réussir dans un climat de confiance, de compréhension mutuelle «Autrefois, être femme d'épicier, c'était être condamnée à la solitude en raison des horaires de travail fort lourds du mari.Aujourd'hui, grâce à l'A.D.A.qui encourage la participation des femmes à ses différentes activités, nous pouvons mieux percevoir les problèmes de nos maris et même donner notre avis.Aux réunions mondaines de l'A.D.A., le cloisonnement des sexes, les hommes d'un côté les femmes de l'autre, n'existe à peu près pas.Nous discutons de tous les sujets d'actualité et ces échanges sont très stimulants.» Les relations de travail Les relations humaines et d'affaires avec les employés sont aussi un facteur non négligeable dans la gestion d'un marché d'alimentation.Les Cousineau ont voulu faire de leur Provigo un lieu où la bonne humeur et l'émulation sont de rigueur.Dans cette perspective, ils ont recréé l'atmosphère familiale qui régnait à la petite épicerie des rues Saint-André et Roy.«ici, tout le monde m'appelle par mon prénom, remarque Denis, et plusieurs anciens employés de mon père m'ont suivi.Mais je me suis fait un devoir d'embaucher un personnel familier avec le quartier de Saint-Léonard » Ce personnel est composé de 27 employés dont onze à temps régulier.«Si on veut réussir, commente Denis, il faut avoir le moins d'employés possible, quitte à recourir à la matn-d'oeuvre à temps partiel pour les jours et les heures de pointe.Cette méthode fait l'affaire de tout le monde et suscite à mon avis une motivation et une stimulation de bon aloi au travail bien fait » Les conditions de travail de ces employés non syndiqués s'inspirent des conventions collectives en vigueur dans les grandes chaînes et, selon Huguette Cousineau, «elles sont encore meilleures » Le Provigo de Saint-Léonard dessert quelque 4 300 clients d'un milieu favorisé: le revenu familial se ! chiffre par 27 000$.La concurrence ; des magasins des grandes chaînes y est omniprésente, aussi les Cousineau doivent-ils déployer beaucoup d'initiative pour conquérir la clientèle et surtout la garder «Mais une fois que l'on vient ici une fois, affirme Denis Cousineau avec une belle assurance, on y revient toujours.L'harmonie familiale règne dans mon magasin et cela plaît aux gens.»H n© (2 LE GROUPE vif L\u2019ÉQUIPE PROVIGO^ S - GAGNANTE.Oui.Provigo est toujours le champion de l'alimentation en 1980.Et même plus que jamais car Provigo a toujours eu pour politique de s'adapter aux nouvelles habitudes de vie des consommateurs.Et c\u2019est d\u2019ailleurs ce qui fait sa force.Voilà pourquoi.Provigo a restructuré son organisation en fonction des années 80.Trois bannières majeures du Québec, Provigain.Jato et Aubaines Alimentaires, se sont regroupées pour former la chaîne d\u2019alimentation la plus dynamique qui soit à l\u2019heure actuelle: la chaîne Provigo.La chaîne de supermarchés Provigo, c\u2019est à coup sûr une formule gagnante.Aussi, des centaines d'épiciers indépendants se sont joints à la chaîne Provipop pour former un réseau de marchés où tout est super: JOVI, un nom qu\u2019on n\u2019oubliera pas de sitôt.Et il ne faut pas oublier.Provibec et Provi-Soir qui ont le vent dans les voiles depuis leur création et qui continueront de s\u2019affirmer durant la décennie qui vient.Le groupe Provigo, c'est des chaînes d\u2019alimentation pour tous les goûts: la chaîne de dépanneurs Provi-Soir, la chaîne de mini-marchés Jovi, la chaîne de marchés Provibec et la chaîne de supermarchés Provigo.Alors, si vous êtes gagnants de nature, associez-vous à une équipe gagnante; associez-vous au groupe Provigo.©proifiga 4 octobre I9U0 - 27 coop : cooprix : : : DES ENTREPRISES COOPÉRATIVES AU SERVICE DES CONSOMMATEURS ÊTES-VOUS PARMI CES CHANCEUX?ÇA SE FAIT AVEC DU MONDE ET C\u2019EST DIFFÉRENT! A toutes les semaines, quelque 140 000 familles-membres font leur marché dans des magasins possèdes et administrés par des coopératives de consommateurs.Au Québec, on compte plus de 200 de ces unités de détail arborant des bannières telles que COOP, COOPRIX, CLUB COOPERATIF ET DEPANNEUR COOP.Les consommateurs y achètent pour environ 300 millions $ par annee de produits de qualité, à prix compétitifs, dans des locaux accueillants C'est différent des entreprises conventionnelles de distribution d a-bord parce qu'il s'agit de COOPERATIVES appartenant aux consommateurs-membres.Elles font la promotion des valeurs du coopératisme, c'est-à-dire l\u2019ouverture à tous, le partage, le contrôle démocratique et l'éducation des coopérateurs en vue du mieux-ètre socio-économique du chacun.C\u2019est différent aussi en raison de l\u2019importance que les coopératives accordent à (\u2019INFORMATION AUX CONSOMMATEURS.Qu\u2019il suffise de mentionner que le réseau des COOP et COOPRIX bénéficie des services de diététistes professionnelles, d'une douzaine d\u2019agents d\u2019information spécialises; que des programmes d\u2019information hebdomadaires et mensuels (recettes, menus équilibrés, guides pour connaître les aliments sains, analyses de produits, etc.) sont offerts gratuitement aux consommateurs.A-U S '3» coopi FÉLICITATIONS ET LONGUE VIE A L\u2019ASSOCIATION DES DÉTAILLANTS EN ALIMENTATION FEDERATION DES MAGASINS COOP JUUUTi wmj?.¦Vrt w -%r« - ¦ HU ?* \u2022- -\u2022 i:n ,° \u2022 \u2022.\"V '\u2022?' .¦ \u2022 La familiarité de l\u2019épicier du coin et l\u2019efficacité de la grande chaîne PAR BRUNO DOSTIE « L'indépendant, s'il continue à être aussi alerte, à se regrouper avec d'autres, peut encore augmenter sa part du marché», ce qui, comme le reconnaît bien M lean Dubois, vice-président de l\u2019A.D A , lui fait courir : le risque de répéter l'erreur des chaînes qui ont substitué un qestion-j naire assis dans son bureau au pro-j priétaire qui connaît chaque client par son nom « A ce moment-là, ajoute-t-il, il lui faut les mêmes ar-! mes que les grandes chaînes.» En fait, le détaillant en alimenta-j tion du Québec moderne, que l'on continue toujours à appeler épicier même s'il n'a plus rien à v'oir avec le «placeux de cannes» traditionnel, est un véritable paradoxe II réussit à perpétuer la tradition de « l'épicier du coin », qui prend les commandes au téléphone, reconnaît ses clients dans les rues d'un quartier qu\u2019il habite toujours, et siège à la fabrique de sa paroisse, tout en adhérant à l'un de ces groupements volontaires | qui ont adopté les stratégies des j chaînes avec un tel succès que le Québec lui-même est devenu un paradoxe à son tour dans l'économie nord-américaine ! C'est la seule province où les indépendants dament le pion aux géants corporatifs.La part du lion D'ailleurs, M Dubois va même jusqu'à dire : « Les chaînes se sentent menacées par les indépendants»! Il exagère sans doute un peu.L'an dernier, les indépendants ont réalisé au Québec des ventes d'un peu plus de trois milliards 127 millions de dollars : contre deux milliards 194 millions pour les supermarchés et les dépanneurs qui sont propriétés de chaînes, soit 58,8% contre 41,2% du marché.En Ontario, le rapport est inversé avec 73,8% aux chaînes et 26,2% seulement aux indépendants Dans l'ensemble du Canada enfin, bien que moins dramatiquement, la balance est, là encore, favorable aux chaînes avec 60,4% des ventes con-i tre 39,6% aux indépendants (ces j chiffres ont été compilés après le ! troisième trimestre de 1979 par les services de recherche de Mac/ean Hunter à partir des données de leurs propres enquêtes et de celles du gouvernement fédéral).-»\u2022 4 octobre 1480 - 29 Photo laïques Lavoie rm IIIJ )br( HI I 30 La familiarité de l\u2019épicier du coin et l\u2019efficacité de la grande chaîne L industrie agro-alimentaire doit commencer par s'alimenter elle-même avant de songer à approvisionner les consommateurs Les Minoteries Ogilvie Ltée pourvoient à ces Jeux besoins en assurant le lien entre le secteur agricole et celui de la consommation grâce à leurs sociétés d exploitation engagées dans la mouture Ju blé, la transformation du lait.I extraction de I amidon et du gluten de blé.la commercialisation d aliments pour le bétail et ta culture des champignons Ogilvie et son personnel de plus de 1 SCO employés sont particulièrement fiers du rôle important qu'ils jouent depuis prés de 200 ans dans la transformation des matières premières obtenues Je nos agriculteurs afin d alimenter I ensemble des consommateurs.Mais c'est négliger le fait que l'avance des indépendants a malgré tout été réduite depuis dix ans, puisqu'ils détenaient encore 65,4% du marché en 1969, et que la situation paraît aujourd'hui se stabiliser C'est négliger également le fait que cette perto-mance exceptionnelle des indépendants est surtout due à ceux i d'entre eux qui se sont affiliés aux groupements volontaires dont les plus importants au Québec sont Provigo, Métro-Richelieu, Hudon et Daudelin (IGA-Boniprix), et les Epiciers Unis Inc.(Casino, Gem, Ami, , etc.).En effet, avec 3 996 coomer-ces, les regroupements volontaires réalisent 41,3% des ventes alors que les véritables indépendants, ceux qui résistent seuls à la concurrence, ne réalisent que 17,5% des ventes avec un nombre pourtant double de magasins (6 376).« L'indépendant conserve une marge de manoeuvre interne, explique M.Gérard Bélair (actuellement professeur d'économie au cégep Bois-de-Boulogne, mais naguère grossiste en alimentation et fort actif dans la naissance des groupes, en particulier Trans-Kébec qui est devenu Servi, depuis sa fondation en 1957) mais face au public, il a les mains liées parce que le consommateur recherche l'image de la chaîne qui est une garantie de qualité uniforme » Ce qui revient à dire que moi-même, par exemple, j'irais plutôt faire mon marché chez Métro (son groupe) que chez M.Lapointe, mon sympathique épicier î Une réaction en chaîne Et si M Dubois admet que ces francs-tireurs sont voués à la disparition («on s'en va, dit-il, vers l'élimination des petits commerces laids, malpropres, sans service, et l'apparition de véritables salons de l'alimentation »), il minimise la transformation structurelle fondamentale qui a accompagné la marche vers le succès des indépendants qui se sont regroupés massivement depuis le milieu des années soixante, au moment même où I A D A.naissait justement comme un effort de redressement, parmi d'autres, face à l'invasion aàparemment irréversible que les chaînes menaient au Québec depuis la fin de la guerre.Cette transformation comporte deux volets D'une part, on observe une polarisation à l'échelle du continent entre les grandes surfaces et les dépanneurs, qui entraîne la disparition des «moyens» D'autre part, abstraction faite des titres de pro-i priété qui distinguent toujours la i chaîne du regroupement volontaire (dans la première, les établissements sont propriété de la chaîne; dans le second, ce sont les propriétaires de chaque commerce qui se mettent sous franchise avec un grossiste ou se forment en coopérative), il faut bien admettre que les groupes se comportent de plus en plus comme des chaînes Ils centralisent les opérations, s immiscent dans un nombre croissant de domaines, multiplient leurs services, resserrent la discipline de groupe, au point que l'autonomie de l'épicier | affilié diminue sans cesse.)ean Dubois, lice-president de l'A.U.A.Cette lente transformation des groupes volontaires en chaînes de facto paraît d\u2019ailleurs répondre à des déterminismes tellement profonds qu'on voit en plus aujourd'hui les groupes les plus puissants constituer d'authentiques chaînes parallèles (Provigo, Métro-Richelieu et Hu don et Deaudelin s'y sont déjà employés) pendant que les mini-chaînes fourmillent dans toutes les régions de la province.Et les économistes de la chaire de marketing de l\u2019alimentation de l'université de1 Sherbrooke (à qui le Gouvernement du Québec commandait une étude sur le commerce et la distribution alimentaire en 1977) prévoient que ces chaînes autochtones s'empareront d'environ 20% de la part (tu marché des qrandes chaînes au Québec d'ici ll»86.I ES MINOTERIES CV.ll \\ IE 1 TEE I P!Ai'EVU.lt MARIE Ht RE Al JfiV MONTRE Al iQETREi > EOB2X2 Photo jacques Grenier Et ces «indépendants», qui le sont de moins en moins, devront compter avec une nouvelle transformation que les mêmes experts nous annoncent pour les années 80 en affirmant que les chaînes seront en meilleure posture pour y faire face II s'agit, pour l'essentiel, d'un changement socio démographique comportant trois éléments interdépendants: ralentissement de la croissance démographique, vieillissement général et diminution du nombre de personnes dans chaque ménage, d'une part; l'entrée massive des femmes sur le marché du travail, d'autre part; et enfin, la restauration qui accapare une part de plus en plus importante du marché de l'alimentation (déjà en 1979, au Québec, les restaurants, hôtels et institutions ont raflé quelque deux milliards de dollars de ce marché) M Dubois n'en demeure pas moins optimiste.Pour lui, d'abord, l'originalité du commerce québécois dans le marché nord-américain de l'alimentation s'explique aussi par l'originalité des Québécois.« Le francophone aime manger, aime le vin, les nouveaux produits.Il est moins conservateur que l'anglophone.Et l'indépendant réagit immédiatement à ces nouveaux besoins parce qu'il les éprouve lui-même Il fait partie du même milieu que sa clientèle, vit la même vie, fait les mêmes voyages, découvre en même temps les nouvelles recettes ou les fruits exotiques.Et comme il a conservé le service personnalisé, votre boucher a pu vous préparer cor-èectement votre viande dès que vous avez découvert la fondue chinoise » Et les statistiques semblent étayer cette perception puisque la dépense per capita pour la nourriture est plus élevée au Québec 844.86$ contre 792.95$ en Ontario et 768 20$ au pays), qu elle y augmente plus vite (de 12,5% l'an dernier contre 8,6 en Ontario et 11 au pays), qu elle y représente une part plus grande du re venu (12,9% contre 10,2 et 10,6 respectivement pour l'Ontario et l'ensemble du pays), même si le revenu per capita, lui, y est moindre qu'ail-leurs (6 563$ au Québec, 7 927$ en Ontario et 7 225$ pour l'ensemble) Les regroupements volontaires et l'A.D A.apportent de toute façon une aide précieuse à l'indépendant Si les groupes ont été fondés à l'origine.surtout pour obtenir de meilleurs prix des manufacturiers, ils mettent aujourd'hui à la disposition de leurs membres l'informatique, les études de marché, la publicité dans les grands médias, des renseignements sur les concurrents (« Si Stein berg change un prix, affirme M Dubois, tout le monde le sait le lendemain»), et même des cours sur toutes les pratiques du commerce, de la gestion à la coupe française des viandes.Quant à l'A.D.A., dont le \u2018 rôle initial est maintenant rempli par les groupes, elle développe de nouveaux services.Mais ne serait-ce pas également dû au fait que I alimentation représente aujourd\u2019hui le secteur le plus important du commerce de détail dans la province (8 3 milliards rie dollars sur 19,6 milliards en 1979) que la réussite de Provigo est par tout donnée en exemple, ou que le secteur offre quelques-unes des grandes réalisations du mouvement coopératif?Et comme s'il était vrai en tout cas que l'on ne prête qu'aux riches, le crédit attlue (M Dubois souligne l apport des Caisses d'entraide en particulier) pendant que des administrateurs venus, qui de la construction, qui des assurances, passent à l'alimentation, mis en appétit par la rentabilité.Une véritable carrière Aujourd'hui, les commerces sont grands et le personnel mieux qualifié, de plus en plus souvent syndiqué (environ la moitié en milieu urbain.un peu moins ailleurs), augmente en nombre.Ce qui explique que dans cette branche traditionnellement familiale, héritière du marchand général des campagnes et du boutiquier du coin des rues de la ville, le père devient homme d'affaires, adopte un horaire de travail nor mal, visite le golf l'été et la Floride l\u2019hiver Les enfants sont donc alléchés à leur tour par une vocation qu'ils n'ont plus raison de prendre en horreur et s'y préparent mieux en fréquentant l'université.L âge baisse, le style change M.Dubois le vérifie d'année en année dans les congrès de l'A.D.A.Il était donc normal que les femmes s'y mettent à leur tour.Elles qui ont longtemps été «les bolles» de ces commerces familiaux (pour reprendre l\u2019expression familière qu\u2019employait M Dubois |x>ur mieux marquer le contêaste) tout en servant en même temps de main-d'oeuvre bon marché, commencent donc à s'affirmer Certaines, qui sont encore l'exception, sont devenues femmes d'affaires à part entière, mais la plupart des autres ajustent progressivement leur mentalité Les congrès de l'A.D.A.le rétlètent bien en offrant maintenant aux dames (à celles qui accompagnent leurs maris, bien sûr) des ateliers sur la publicité sexiste, les lois du divorce ou la psychologie des couples au lieu des défilés de modes et des «bingos» qui leur étaient encore réservés il n'y a pas si longtemps.On pourra sourire Ce serait ou blier que cette démarche prudente se modèle encore une fois sur celle de la majorité silencieuse et que.pour réussir, la transformation radi cale de cette industrie fondée sur le ventre du Québec doit passer en core une fois par l'enracinement de l'épicier dans son propre milieu ou les relations entre l\u2019homme et la femme, justement, commencent par se redéfinir patiemment autour de la table de cuisine 0J RICHELIEU Proposer .feb-\ta nos clients les meilleurs Prix possible, wleur offrir les motl-W leures coupe', et la meilleure qualité de viande qui soient W Les combler des petites attentions bien personnelles que l'on ne retrouve nulle part ailleurs mieux que chez Richelieu, voilà qui fait sans doute des répiciers Richelieu les épiciers les plus attentionnés qu'on puisse trouver! ;tre aux petits soins pour nos clients,répondre à leurs vrais besoins, c'est un peu pour nous une vocation! 4 oi tobrc 1980 - 31 LE DÉFI DES ANNÉES 80 Bien servir un consommateur de plus en plus averti PAR GERARD VIRTHE C\u2019est devenu un lieu commun de prétendre que les habitudes alimentaires de la population changent au Québec Les détaillants en alimentation qui voient leurs ventes de certains produits traditionnels baisser alors que d'autres nouveaux produits s'implantent seront les premiers à le dire.Sur ce point, la décennie 70 a probablement été déterminante dans l'évolution des habitudes de consommation alimentaire C'est pendant ces années qu'on a commencé à parler sérieusement de consumérisme, de nutrition, d'inflation, etc Les nouvelles tendances sont aujourd'hui relativement claires.On remarque depuis plusieurs années des modifications très profondes de la cellule familiale qui ont un impact extrêmement fort sur les habitudes de consommation.On sait que la famille québécoise est de plus en plus petite, que le nombre d'enfants par famille diminue régulièrement et que de plus en plus la femme travaille à l'extérieur du foyer On observe par conséquent l'émergence d'unités familiales où le revenu est relativement bon et le nombre de personnes pour profiter de ce revenu relativement faible Ceci constitue une démarcation très nette par rapport à la situation qu'on pouvait observer il y a quinze ou vingt ans, où un pourcentage beaucoup plus élevé de femmes demeuraient au foyer pour élever un nombre d'enfants plus élevé.Au-jourd'hui, en 1980, près de la moitié des femmes travaillent à l'extérieur du foyer et ce pourcentage est en fait même plus élevé dans les couches plus jeunes de la population Dans la mesure où la femme demeure déterminante dans le processus de la consommation alimentaire, il est sûr que tout changement qu'on va observer dans son style de vie se traduira par des changements iP.VEi ALIMENTS DE QUALITE ?T**, wm i i -T ÏÏT-~\u2018r ¦ SSL dans les habitudes de consommation de la famille C'est pourquoi on peut aujourd\u2019hui assez clairement déterminer des tendances fondamentales qui continueront de se manifester dans les années à venir.Parmi ces tendances, il faut noter trois éléments importants.La recherche de la facilité est, et continuera d'être, un des besoins fondamentaux de la femme d'aujourd'hui en matière de consomma- tion alimentaire Ceci veut dire que, même en période d'inflation, le cou pie d'aujourd'hui continuera de rechercher des produits alimentaires qui peuvent se préparer facilement et rapidement.En d'autres termes, devant le peu de temps dont disposent la plupart des femmes qui travaillent, celles-ci n'hésiteront pas à dépenser davantage pour des produits plus préparés qui leur feront gagner du temps.Et il ne faut pas croire que sous prétexte que l'infla- 32-4 oc tobre 1980 tion est importante, cette tendance disparaîtra.Cette recherche de la facilité s'accompagne également d\u2019une fréquentation accrue des restaurants de toutes sortes, depuis les «fast-food» jusqu'aux meilleurs restaurants.Là encore, il est fort probable que la croissance que l'on a pu observer dans le secteur des restaurants se maintiendra à moyen et à long termes.La restauration en effet, permet à la consommatrice d'alléger ses tâches ménagères et procure souvent, à un coût encore raisonnable, un élément de divertissement important.Toutes les enquêtes ont démontré depuis longtemps que ce sont dans les familles où la femme travaille que la fréquentation des restaurants est le plus élevée.Une certaine recherche dans l'art de bien manger commence également à apparaître, ce qui ne contredit qu'en apparence la recherche de la facilité.En même temps que la consommatrice d'aujourd'hui recherche de plus en plus de produits alimentaires qui lui facilitent la vie, on peut constater une augmentation parallèle de l'intérêt qu'elle manifeste pour une cuisine de meilleure qualité.Il se peut que les deux tendances se développent en parallèle et que la même consommatrice opte tantôt pour la facilité, tantôt pour la fine cuisine, selon le moment.C'est ainsi qu'on voit se développer les ventes d'ustensiles de cuisine de toutes sortes pour la confection de plats recherchés.En d'autres termes, le Québécois mange de mieux en mieux, même si, dans la plupart des cas, il va se contenter de plats simples et pratiques qui correspondent à un style de vie moderne La prise de conscience de ce qu'est une bonne nutrition est le troisième élément fondamental dans l'évolution des habitudes de consommation La recherche d'un meilleur équilibre alimentaire, alliée à un niveau de connaissance plus élevé dans ce domaine, contribue depuis déjà plusieurs années à hausser les ventes de certains produits.C'est ainsi qu'on a pu observer, depuis quelque temps, une hausse vertigineuse des ventes de fruits et légumes frais.Là encore, il semble bien qu'il s'agisse d'une tendance à long terme dans les habitudes de consommation En conséquence, les détaillants en alimentation sont souvent pris entre le marteau et l'enclume et doivent se réorienter Le temps n'est plus où les supermarchés se ressemblaient tous et étaient des copies conformes les uns des autres, qui vendaient tous essentiellement les mêmes marchandises de base De plus en plus, les consommateurs se scindent en groupes très bien identifiés et dont les besoins changent Il est alors important, pour le détaillant, de pouvoir prévoir avec le plus de certitude possible ces modifications dans les habitudes alimentaires, pour tenter de les satisfaire.Coincés entre les restaurants et les baraques à fruits et légumes sur le bord des routes, les détaillants en alimentation, depuis quelque temps déjà, doivent faire des choix fondamentaux.C'est ainsi que la plupart d'entre eux ont commencé à mettre davantage l'accent sur les produits frais, par exemple, et certains même ont commencé à offrir des services de restauration simple La recherche de la facilité s est également traduite par une augmentation du nombre de dépanneurs et c'est également une tendance que beaucoup d'organisations de commerce de détail alimentaire vont poursuivre.On trouvera donc dans les années à venir une grande variété de magasins qui vont tous tenter de répondre, à des degrés divers, à ces changements dans les habitudes d'achat et de consommation alimentaire, depuis le dépanneur jusqu'au supermagasin de 50 000 pi.2 et plus, en passant par les magasins-entrepôts, les supermarchés et superettes traditionnels.On observera la coexistence relativement pacifique de types de magasins très différents les uns des autres.Autant les magasins-entrepôts, très dépouillés, serviront les besoins fondamentaux d'une partie de la population durement touchée par l'inflation, autant des supermagasins continueront d'apparaître, qui seront de véritables palais de la cuisine et de la gastronomie.Le détaillant en alimentation va tenter, dans les années à venir de rapatrier dans le magasin une partie des ventes qui fuient vers les restaurants.C'est pourquoi il essayera, dans la mesure du possible, de réintroduire dans le supermarché les éléments qui vont permettre à un consommateur d'acquérir au même endroit tous les produits dont il a besoin, depuis les produits pour confectionner une cuisine plus élaborée jusqu'aux produits tous préparés, pour remplacer le restaurant.C'est à ce genre de défi que le détaillant en alimentation doit faire face dans les années 80.H Pour célébrer l\u2019arrivée du nouveau vin ntre-W .quoi de mieux que de porter un toast! Vous pourrez ainsi découvrir toutes les finesses de ce nouveau vin de qualité.L'Entre-Côte plaira tout particulièrement aux amateurs de vin rouge sec.surtout s'il est servi avec de bons plats de viande.Hâtez-vous de découvrir L'Entre-Côte.11 est en vente chez votre épicier licencié.VIN ROUGE SEC 4 octobre 1980 - 33 .OR sv HU m - 12 médailles pour couronner l\u2019excellence -.= PAR BRUNO DOSTIf 420 détaillants en alimentation de toutes tailles, soit 20% des membres de l'A.D A., sont en lice cette année pour le 23e concours de l'épicier de l'année dont les résultats (des médaillés d'or, d'argent et de bronze dans quatre catégories) sont dévoilés chaque automne lors du banquet de clôture du congrès de leur association Ils étaient 363 l'an dernier; 239 en 1978, avant que l'on ouvre une catégorie spéciale pour les dépanneurs.Unique au Canada, et même en Amérique du Nord à ce que prétend du moins M.Raymond Boutin qui en est responsable à titre de président de la section des membres associés de l'A.D A., ce concours voit donc le nombre de ses concurrents augmenter chaque saison, ses règlements s'ajuster constamment à l'évolution des commerces, et ses méthodes d'évaluation se raffiner sans cesse.Alors que I on prévoit déjà chan-ger le nom même du concours I an prochain, parce que le mot «épicier» paraît maintenant dépassé par la réalité, c'est cette année que le concours a subi la transformation la plus importante avec la mise au point d'une méthode scientifique d'évaluation et le traitement des données par ordinateur.S'appuyant désormais sur des bases plus rigoureuses et plus impartiales, le concours se trouve ainsi à rassembler par surcroît une foule de .données qui devraient permettre aux membres de l'A.D.A.de juger leur performance et de corriger leurs points faibles à l'aide d'une évaluation minutieuse des moindres dé- M.Raymond Boulin, president du jury el de la section des membres associés de l\u2019A.D.A., s'occupe du concours depuis cinq ans.tails qui peuvent affecter la clientèle sans transparaître automatiquement dans la comptabilité Le concours de l\u2019épicier de I année a en effet été conçu dès le départ comme un instrument de relance pour les indépendants menacés par les chaînes, et a contribué grandement à leur faire prendre conscience que la partie se gagnerait avec des chiffres, des ordinateurs et des techniques de gestion d'avant-garde.Voilà donc pourquoi l\u2019A.D.A.confiait l'an dernier à une firme spécialisée (Cogem) le soin de repenser tout ie concours et investissait quelque 30000 dollars dans l'opération C'est maintenant avec une grille d'évaluation très élaborée, dûment testée au préalable et sur laquelle on retrouve plus de 125 éléments, que les juges doivent apprécier au moyen d'une notation allant d un point pour mauvais à cinq pour excellent et dont les données sont ensuite livrées à l'informatique.Dix grands critères, eux-mêmes nuancés par une foule de sous-critères, en constituent l'essentiel.Ils concernent la propreté, l'ambiance et l'atmosphère, la circulation (encombrement des allées), le modernisme (décoration), la disposition des diverses catégories de produits, les conditions de stationnement, l'approvisionnement (abondance, variété, localisation, étiquetage, clarté des prix), le comportement du personnel et la publicité dans le magasin.Confié dès son origine à la section des membres associés de l'A.D A., qui présentaient de meilleures garanties d'impartialité et de désintéressement, c'est traditionnellement un jury composé de membres du bureau de cette section qui prenait en charge aussi bien l'organisation que l'évaluation.Mais il le faisait dans des conditions de plus en plus accaparantes à mesure que le nombre des concurrents augmentait, à l'aide de critères d'évaluation moins raffinés, et sans aucun système de pointage chiffré qui puisse aussi bien réduire la part de la subjectivité que faciliter le traitement mécanique des résultats.Cette année, la première évaluation a au contraire été confiée au personnel de Cogem qui a choisi 15 finalistes dans chacune des quatre catégories (soit un total de 60 comparativement à 150 auparavant).Et ce n'est qu'après cette première étape que le jury des membres spécialisés est entré en action sur le terrain.Dans un premier temps, en se divisant le travail, les quatre juges ont visité ces finalistes pour n'en retenir que sept par catégorie.Et finalement, le jury au complet a visité les derniers concurrents pour choisir les lauréats.Comme ces trois visites successives ont toutes été faites à ('improviste, et que le même formulaire d'évaluation a été chaque fois rempli au complet, les gagnants peuvent à bon droit se vanter d'avoir mérité leurs médailles.D'ailleurs, la plupart du temps, les heureux élus n'ont rien de plus pressé que de pavoiser à grands frais leurs commerces aux couleurs de «l'épicier de l'année»! «Pour une plus grande force» M.Andre Coulomhe.president de l'A.D.A.Le congrès de l'Association des détaillants en alimentation du Québec qui se tient ces jours-ci (4, 5 et 6 octobre) à Québec, est en quelque sorte, selon le président de l\u2019A.D.A, M.André Coulombe, un inventaire et une analyse du travail accompli depuis la fondation de l'Association en 1955.«Nous sommes fiers de nos réussi-tes»,dit-il.Les droits que l'A.D.A.a durement acquis au cours des années lui ont permis de jeter les bases d'un organisme solide, dont le pouvoir de négociation avec les trois paliers de gouvernement s'est considérablement affermi C'est dans cet esprit qu'il a dit espérer que tous les détaillants indé- pendants, qui ne sont pas encore membres de l'A.D.A., s'y joignent le plus tôt possible «afin que nous puissions défendre leurs droits avec encore plus de force».L'A.D.A.compte 2200 membres: 2000 sont des détaillants indépendants, ou regroupés sous la bannière d'un grossiste, ou encore qui se sont joints à un mouvement coopératif.Les 200 membres associés sont des personnes ou des compagnies qui ont des relations d'affaires avec le monde de l'alimentation Le président, M.Coulombe, détaillant indépendant de la ville de Québec, est le fils d'un épicier qui fut l'un des membres fondateurs de l'A.D.A l\u2018J 34 - t octobre 1980 Photo Claire Beaugrand-Champagne wnmn Sk.>' RÉGUUF V:-.Jv Belve Belvedere EXTRA DOUCE AVIS Santé et Bien-être social Canada considère que le danger pour la santé croft avec l\u2019usage-éviter d\u2019inhaler Moyenne par cigarette - Régulier \u201cgoudron\u201d 10 mg, nicotine 0.8 mg u.sieuR lURŒBAu «uucc Aer IiifAiW Cinq vins de bonne compagnie».( 'ôtes du R hots' UIMfiKM \u2019¦w» il «un v*»t* Bordeaux, A.C.375 ml Vin blanc sec, importé de France.Accompagne bien: entrées, fruits de mer et poissons.Cuvée Frédérick 750 ml Vin blanc semi-doux, importé d'Allemagne.Accompagne bien: hors-d\u2019œuvre, entrées, poissons et fruits de mer en sauce.On peut aussi le servir comme apéritif.it p*: nu* » Côtes du Rhône, A.C.750 ml Vin rouge sec, importé de France.Accompagne bien: boeuf, gibier et plats épicés ou en sauce.Le Sieur de Bergerac, Bergerac A.C.750 ml Vin rouge sec, importé de France.Accompagne bien: veau, porc, volaille et charcuterie.Corbières, V.D.Q.S.375 ml Vin rouge sec, importé de France.Accompagne bien: veau, agneau et volaille.?\tïïlCXTt DES ALCOOLS CXJ ODE BEC .4* les connaisseurs T \u201d.ns sont offerts dans les succursales de la Société des alcools et dans les epicenes ¦.\u20224c VOYAGE DANS UNE AUTRE ÉPOQUE Claude-1 TEXTE ET PHOTOS MICHEL CREPAULT «Lequel d'entre vous est Claude Gervaise ?» Les premières fois, cette question fit s'étonner puis s'esclaffer les musiciens de l'ensemble Claude-Ger-vaise.Aujourd'hui, ils comprennent mieux.Après tout, entre la culture des Big Macs et celle qui raconte comment Claude Gervaise fut un musicien de la Renaissance, décédé en plein XVIe siècle, s'immisce une marge d'erreur normale.D'ailleurs, le flou ne se limite pas aux gens d'outre-tombe.L'ensemble Claude-Gervaise tout entier est mouvant.A preuve: le groupe compte cinq membres, disons, réguliers, soit Gilles Plante et sa femme Diane, Philippe Gélinas, Marcel Benoit et Jean-Marc Gras.Les quatre premiers se côtoient depuis dix ans.C'est le noyau.Cependant, lors d'un concert, d'un spectacle, il sera possible d'en voir neuf ou dix ou davantage sur la scène, dont Edmund Brownless et Denis Laforce.Cette expansion soudaine, c'est pour mieux jouer d'une cinquantaine d'instruments anciens choisis parmi les quelque trois cents de la collection du directeur musical Gilles Plante.En 1967, Gilles Plante rencontre 4 octobre 1*160 - 37 un dominicain nommé jean Gagné.«Il a été le premier organisateur de l'ensemble, se souvient Gilles.Moç j'étais étudiant, |e jouais de la flûte à bec et je n\u2019avais pas d'argent, tandis que Jean Gagné achetait des partitions et commençait la collection d'instruments anciens.» Un quatuor de flûtes à bec émergea.Puis, de l'intérieur des cercles universitaires, d'autres amateurs se joignirent au groupe, faisant déborder le quatuor jusqu'à vingt musi-ciens\u2019Mais, ce dilettantisme généralisé empêcha la plupart de poursuivre plus de deux ans.Des étudiants, des professeurs, des secrétaires quittèrent l'orchestre alors que celui-ci exigeait de plus en plus de temps et de professionnalisme Pour sa part, Gilles Plante avait volontairement négligé sa dernière année de licence française Un cromorne, vous connaissez?Dans une même mesure, Jean Gagné avait acheté la première réplique d'un cromorne, instrument ancien de la famille des hautbois et au son très nasillard «Il n'était pas très bon, dit Gilles, mais on le trouvait bien drôle, même si on ne savait pas trop quoi en faire!» A vrai dire, le cromorne se révéla plus tard le «hit» des concerts et l'ensemble en pos- sède maintenant une douzaine ! Ces dernières années s'avérèrent sinueuses pour Claude-Gervaise.Le dominicain Jean Gagné a été le dernier des «amateurs» à quitter l'ensemble, non sans avoir défroqué et pris femme ! Il léguait une collection d'instruments déjà impressionnante que Plante s'attacha à compléter ultérieurement «On est passé par toutes sortes de péripéties, raconte Gilles.On a évolué sans plan défini Petit à petit, l'ensemble devenait professionnel Nos recrues ne provenaient plus que de la faculté de Musique, du Conservatoire et d'autres établissements à vocation musicale.A Montréal, au moins deux cents musiciens peuvent déclarer avoir fait un bout d'essai avec Claude-Gervaise '» Ce défilé de musiciens n'étonne plus quand on sait que chaque membre du groupe, même très habile à jouer d'un instrument conventionnel, doit complètement rajuster son jeu quand il s'agit d'instruments anciens De nouvelles techniques et de la polyvalence s'imposent alors.Marcel Benoit, familier avec la guitare, s'exila en Angleterre une année durant pour assimiler la méthode de luth propre au XVIe siècle Philippe Gélinas délaissa momentanément le jazz pour apprivoiser le saqueboute, ancêtre du trombone Gilles maîtrise au moins trois types de flûte selon le répertoire renaissance, t>aroque ou contemporain fous durent discuter, consulter de vieux traités, expérimenter maintes sortes d'attaques, de coulés, d'articulations pour épouser les particularités de la viole de gambe, de la chalemie, de la dul-ciane, du cervelat ou de la bombarde Instruments et répertoires d'époque Ces instruments étranges s'abreuvent à un répertoire qui ne se borne pas à la musique de 1550.En fait, la variété des pièces brasse les goûts personnels des musiciens, servis par la diversité des instruments dont ils disposent Parce que le gros de leur collection comporte des instruments du XVIe siècle, évidemment l'ensemble se débrouille avec ce siècle au complet De plus, les membres ont développé des goûts pour les instruments médiévaux La vielle et le rebec leur permettent alors d'ajouter le XIle et le X11le à leurs «siè-cleries» «Comme nous avions pris une orientation vers la musique ancienne populaire, continue Gilles, il était aussi intéressant d'intégrer les danses et les chansons d'amour des XVIIe et XVIIle siècles.Enfin, récemment, on a voulu restituer un con- Un groupe de l'ensemble Claude-Gervaise et leurs mystérieux instruments.De g.a dr.: Philippe Gélinas (trompette marine), Diane Plante (viole de gambe), Gilles Plante (chalemie), )ean-Marc Gras (chalemies alto et bassse) et Marcel Benoit (luth) texte québécois à notre répertoire.On a fait des recherches sur la musique d'ici, du début de la colonie, et on s'est procuré les instruments, telles des flûtes à bec baroques.De la musique qu'on aime «Dans tout ça, on a fait des choix.Plutôt que de se cantonner dans la musique savante, on essaie de faire ressortir la musique populaire et ia musique de cour.Il y a toute une section de la Renaissance qu'on met de côté parce qu'on tient à un spectacle assez populiste, et parce que la musique compliquée ne bénéficie qu'à une poignée d'auditeurs aux intérêts documentaires.Notre but, en tant que musiciens, c'est d'interpréter la musique qu'on aime, de la communiquer au public et de la lui faire aimer à son tour » Claude-Gervaise, conscient d'avoir à courtiser anachroniquement son public, se livra à des concerts ingénieux: «Pendant un certain temps, rappelle Gilles, on a été obligé de faire des démonstrations d'instruments au lieu de vrais concerts.Heureusement, les lacunes se sont vite comblées.Depuis trois ans, il n'est plus nécessaire à Montréal de faire des démonstrations, alors qu'en tournées il faut parfois encore adapter le déroulement du concert aux connaissances du public » Cet aspect éducatif n'est pas l'objectif fondamental du groupe, même s'il est vrai que la plupart des membres jouent aussi au professeur de musique, à temps partiel «Cependant, précise Gilles en pouffant, moi, c'est vrai que j'ai une vocation de professeur.Quand l'arrive sur la scène, j'en explique des affaires! Mais sans tableau noir! Mon idée n'est pas tellement d'instruire les gens que de les situer dans un contexte qui leur permettra d'apprécier la musique à sa pleine valeur Nous invitons le public à entreprendre un voyage avec nous, vers une autre époque, avec des images et des sensations authentiques, sans les clichés de Walter Scott '» NE PORTEZ PUIS VOS CHAUSSURES Des que vous enfilerez Imprints, vous le sentirez tout de suite.Imprints a ett conçue d apres l'empreinte du pied, de façon & en mouler la forme naturelle Vous ne sentez plus cette contrainte et cette poussée vers l\u2019avant du pied que causent généralement les chaussures â semelle plate Vos pieds et tout votre corps restent parfaitement détendus toute la journée.Déchaussez vous et enfilez vite une paire dïmprints.Pour la premier fois de votre vie.vous découvrirez le confort d'avoir les pieds vraiment i l'aise dans des chaussures Une veritable révélation.AVANT DU PIfD POURQUOI UN TH CONFORT?Imprints supporte doucement les orteil* et leur laisse I aisance necessaire a un bon équilibré Aucune sensation desafr^able de pincement comme avec une chaussure ordinaire aux parois trop angulaires.TALON Les chirurgiens orthopef estiment que le talon devrait /WLItLm ¦\t¦ -J supporter a peu près 60' du WVU* rwu\tpo»d.s du corps t e talon La cambrure suit fidèlement la\tImpri nts est fait de façon » forme du coude pied pour le\tsupporler ce poids naturelle soutenir parfaitement\tment et en tout confort MEUX QUE DES CHAUSSURES fmpnnt* est un nmivrau pri>du»t de(»reb Industfte* 6500 Ml Me reek L*tvr MKcUsewfs « Xtfano - Jean-Marc Gras (chalemie), Gilles Plante (chalemie alto) et Philippe Gélinas (saqueboute).Pendant longtemps, le groupe a peiné pour joindre les deux bouts.Les cachets de 100$ par concert pour une bande de dix, c'est connu, payent à peine la bière d'après le spectacle.Mais un disque, leur premier, bouleversa profondément non pas tant le coffre-fort de l'ensemble que son âme.«L'idée venait de Pierre Brault, musicien à I O N.F, raconte Gilles.Il avait eu un flash dans sa Volkswagen, un soir, boulevard Métropolitain: Gilles Vigneault selon la Renaissance, wow!» Brault choisit le matériel et signa les arrangements.Et le disque, Tout le monde est malheureux, Claude-Gervaise joue Vigneault, connut le succès.Sorti en novembre 76, les 2 000 premiers exemplaires s'envolèrent au bout d'une semaine II s'en vendit 10 000 en un an La presse encensait le groupe et, cerise sur le sundae, le théâtre Outremont, alors la Mecque artistique, lui ouvrait ses portes.Ce qui vous a fait plaisir?, que je questionne.Ce qui nous a fait peur! s'exclame Gilles A sa sortie, le disque de Vigneault nous a comblés.C'était une réussite et il communiquait la musique ancienne au public d'une façon agréable.Par contre, les offres qui suivirent moussaient trop la musique populaire au détriment de la musique ancienne.Bientôt, on aurait été obligé de se lancer dans une espèce de carrière abracadabrante comme d'arranger les Beatles avec des cromornes! Cet aspect commercial nous effrayait !» Ils firent malgré tout l'Outremont Trois fois plutôt qu'une, même! Mais, ces guichets fermés eurent des effets désolants au sein du groupe Le monde des imprésarios, des gros sous, des éclairages et des amplificateurs l'avait ébranlé.Claude-Gervaise se retrouvait tout à coup à cheval entre le classique et le populaire Les amis du groupe prirent leurs distances lace à ce qu'ils nommaient prostitution.Ces remous vinrent près d'asphyxier l'ensemble.Néamoins, il sut remonter à l'air libre et, aujourd'hui, les plaies se cicatrisent et les leçons sont apprises.«On s'est branché, soutient Marcel Benoit Nous ne comptons plus que sur Claude-Gervaise pour vivre.La plupart d'entre nous enseignons.Une fois que tu as goûté au monde classique, à son circuit fermé, tu t'aperçois qu'il y a quelque chose qui cloche avec le monde populaire et ses disproportions.» Un troisième disque Diane, la calme, la sérieuse et pleine d'une douce énergie (à sa troisième grossesse, elle montait sur scène une semaine avant et après l'accouchement ) croit, pour sa part, «qu'au temps de l'Outremont, Claude-Gervaise voulait rejoindre un public plus vaste que celui habituellement touché par la musique ancienne.Nous étions assez naïfs! Par contre, on ne regrette rien parce qu'il fallait aller y voir».Leur deuxième disque, L'Amour et la Guerre, a été une oeuvre de transitions heureuses: Claude-Gervaise misa sur le folklore québécois et renoua avec son originalité musicale.L'ensemble s'en tint à son identité propre, à celle qu'il venait de découvrir, un peu amochée certes, mais fière et sincère.Au mois de mai dernier, le groupe signa l'enregistrement d'un troisième disque: les Floralies en musique et poésie regroupe un vingtaine de chansons fleuries dont les paroles et la musique furent composées par des étudiants, choisis parmi les classes de quatrième et de cinquième de toutes les écoles primaires de la C.U.M.L'ensemble Claude-Gervaise fit les arrangements et accompagna les enfants de ce disque dont la carrière, cependant, se limitera surtout à un circuit éducatif.L'ensemble Claude-Gervaise attend dorénavant l'avenir sereinement.Les illusions sont mortes quand Gilles affirme: «Nous ne serons jamais vraiment populaires A des entrevues à QMS ou au canal 10, on aura toujours l'air de martiens! Au cours de notre remise en question, on a laissé tomber nos réactions de vierge effarouchée, et nous sommes revenus plus que jamais fiers de notre formation et de notre identité musicale.Et ce n'est pas si difficile parce que, somme toute, ceux qui ont aimé le disque sur Vigneault aiment aussi la musique ancienne Seulement, ils ne le savent pas.Aussi, va-t-on le leur apprendre !»lfl 38 -4 octobre ll»80 C'est cette petite attention \u201cspéciale\" qui compte.Une attention de Fabergé pour Noël fait toujours plaisir.Voilà pourquoi Fabergé vous offre ce cadeau \u201cspécial\" de Brut Light ou de Babe avec tout achat d'un produit Brut ou Babe ( jift/Cadeau LIGHT PERFUME SPRAY PARFUM PULVERISE LEGER SPRAY COLOGNE / d'une valeur de $8.Passez un très joyeux Noël.VAPORISANT 9ml Un cadeau spécial avec chaque achat de $8 de Brut ou de Babe.C'est cette petite attention \"spéciale\" qui.compte.\\ W CcsObûu BruvGe'.içai LQ'.'On 2b mi bt ui Délicat\ta Raset tOml naaioC pw* \u2018Vit,- ATOSDEUX ROCH POISSON '{uJjim, /LûudœC /deques Gagné sur Id Calypso, en face de Québec Ce n'est pas à lacques Gagné, qui réalise la coproduction Calypso Saint-Laurent pour le compte de l'Office national du film (page 2).qu'il faut demander s'il a le pied marin puisqu'il a déjà navigué et tourné plusieurs fois sur le Saint-Laurent \u2014\tAu fond, vous voulez savoir si j'ai eu le mal de mer! Eh bien non! Navré de vous décevoir II me faut avouer cependant que le long des côtes de Terre-Neuve, où la mer est forte, j'ai eu un peu de mal à retrouver le pied marin.Affaire d'une couple de jours tout au plus II faut dire que la Calypso est un bateau qui tangue et roule beaucoup, mais bien \u2014\tUn bateau, comme plateau de tournage, ça représente des difficultés?\u2014 La Calypsoest le plus merveilleux plateau de tournage qu\u2019on puisse trouver puisqu'on a tout à notre disposition: un hélicoptère pour les vues aériennes, des zodiacs rapides et qui peuvent aller partout, un bathyscaphe pour les profondeurs, et les plongeurs Tout ça sous la main en tout temps.Sans parler de la Calypso elle-même, qui est un bateau qui se manoeuvre bien et que rien n'arrête.Bateau océanographique, la Calvpso.pour les besoins présents, s'est fail bateau cinématographique.Nous avons six caméras à bord Et cinq cameramen deux de surface et trois de plongée \u2014 Et ce fameux commandant Cousteau.lacques Gagné s'adosse à sa chaise.Le regard porte loin.Il cherche visiblement le meilleur angle de prise de vue \u2014 lacques-Yves Cousteau, c\u2019est ->() ans de mer.C'est un homme extrêmement respecte de son équipage.Et aimé.Il a un charisme extraordinaire, qui tait que la 40-4 octobre 1*180 PSITT! JACQUES GAGNE AUX CÔTES DE COUSTEAU f Jsaci'l motivation, même chez ceux qui par leur travail n'ont rien à voir au tournage, qui donc ne voient pas toujours ce qui se passe Cela demande du courage, de la discipline et beaucoup de rigueur On trouve tout cela à bord de la Calypso lacques Gagné, qui a 44 ans, est Calypso, c'est lui \u2014 Et dans le travail?\u2014 On choisit les sujets ensemble, mais inutile de vous dire qu'il les marque de sa personnalité.Ensuite le travail devient collectif \u2014 Vous avez tous deux les mêmes vues sur le grand fleuve?\u2014 Disons que mes vues se sont élargies à son contact.Pour un Québécois, le Saint-Laurent a presque un sens politique, de patrie si vous voulez.Le fleuve, c'est l'épine dorsale du vieux pays.Ce qui intéresse Cousteau, au premier chef, c'est de savoir ce qui a amené les Européens en Amérique cfu Nord.Il s\u2019agit, bien sûr, de pêche et des bancs de Terre-Neuve.Le Saint-Laurent découvre à ses yeux un vaste passé qui va jusqu'aux Basques et aux Vikings.C\u2019est également la voie de pénétration de tout un continent, de la mer aux Grands Lacs.C'est cette histoire et cette géographie que Cousteau désire présenter au monde entier C'est une vision vaste et fabuleuse qui déborde de beaucoup l'horizon québécois Cousteau a une sensibilité planétaire, là où au début l'avais une sensibilité du pays.\u2014 Ces films que vous réalisez seront donc signés Cousteau, comme tout ce qu'il touche \u2014 En effet, puisqu'il s'agira de sa vision propre du Saint-Laurent \u2014 Quelle est l'atmosphère à bord de la Calypso?\u2014 D'abord de travail.Un travail c ontinu, sept jours par semaine, tant en navigation qu'en tournage Cela dit, les relations à bord sont chaleureuses.Un détail \u2014 qui n est pas une critique la Calypsoest un bateau français, la hiérarchie y tient donc une grande place.Mais cette hiérarchie est compensée par une grande chaleur humaine De (dus, on trouve à bord une grande géographe de formation D'abord monteur, il réalise un premier court métrage en 1964, puis son premier long métrage documentaire, la Situation du théâtre au Quebec, en 1969.Suivent, |usqu'en 1979, plus de vingt-cinq tilms dont il signe, pour le compte de l'Office national du film, la réalisation ou la production, dont un long métrage de tu lion la Conquête, d'après un scénario de Michèle lalonde.( est avec les Productions du \\ erseau qu'il a coréalisé, en 1980 une série de II films intitulée / Age de I energie que l'on a pu voir à la télévision de Kadio-Canada |ean Boulhillctte /
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