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Le soleil
Journal quotidien d'information de grande diffusion publié à Québec. Il a longtemps été associé directement aux partis politiques libéraux.
[...]
Le Soleil voit le jour à la fin de 1896 pour prendre la relève du quotidien d'allégeance libérale L'Électeur, qui avait subi la réprobation de l'Église. Sans perdre un seul jour de publication, le journal, qui avait publié les contributions de Louis Fréchette, Arthur Buies et Wilfrid Laurier, est relancé sur un ton plus modéré, sous son nom actuel, à l'initiative d'Ernest Pacaud et des directeurs de la Compagnie d'imprimerie du Québec.

Jusqu'au milieu du XXe siècle, les principaux actionnaires et dirigeants du journal sont des hommes politiques libéraux. Le Soleil s'affiche d'ailleurs pendant tout ce temps comme un organe des partis libéraux provincial et fédéral. Il deviendra par la suite un journal d'information généraliste.

Au fil des ans, le journal accueille les contributions de grands rédacteurs et journalistes : Ulric Barthe, Henri d'Hellencourt, Jean-Charles Harvey, Joseph Barnard, Raymond Dubé, Joseph Hardy, Joseph Voisard, Henri Dutil, Paul Audet et Gilbert Lavoie, parmi plusieurs autres. Dès le milieu des années 1930, Germaine Bundock et Renaude Lapointe tiennent des chroniques féminines et couvrent les actualités culturelles et sociales; viennent ensuite Monique Duval, puis Lise Lachance. Le journal imprime des photographies d'Alcide puis de Pierre Martineau, et plus tard de Raynald Lavoie et de Clément Thibault. Les caricaturistes Raoul Hunter, puis Berthio (Roland Berthiaume) et André-Philippe Côté y feront aussi leur marque.

En 1936, Le Soleil consolide sa présence sur le marché de la presse quotidienne de Québec lorsqu'il acquiert son concurrent, L'Événement, publié depuis 1867, puis Le Journal en 1938. Les deux titres sont fusionnés. L'Événement-Journal sera publié de 1938 à 1962, puis il reprendra le nom de L'Événement jusqu'à sa fermeture définitive en 1967.

Après avoir été présidé par la famille Gilbert (à partir de 1948), Le Soleil est acquis en 1974 par Jacques Francoeur et le groupe Unimedia. Le journal passe aux mains du groupe Hollinger de Conrad Black en 1987, puis à celles du groupe Gesca en 2000. En 2006, pour faire face à la concurrence du populaire Journal de Québec, il abandonne le grand format pour adopter le format tabloïd.

Le Soleil
est tiré à 22 000 exemplaires en 1907, à 49 000 en 1932, à 121 000 en 1960, à 160 000 en 1971, pour redescendre à 100 000 exemplaires en 1987 puis à 80 000 en 2000.


Sources :


BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 11-15.

LEMIEUX, Louis-Guy, Le roman du Soleil - Un journal dans son iècle, Québec, Septentrion, 1997.

BOIVIN, Mathieu, « Tout petit, le Soleil », Trente, vol. 31, no 8, septembre 2007.

CARDINAL, François, « Le Soleil brillera-t-il pour Gesca? », Trente, vol. 25, no 6, juin 2001.


Éditeur :
  • Québec :Le soleil,[1896]-
Contenu spécifique :
Perspectives
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Électeur (Québec, Québec : 1880 : Édition quotidienne)
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Références

Le soleil, 1981-02-14, Collections de BAnQ.

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[" Semaine du 14 lévrier 1981 \u2014 V< « L» De la page 14 r- Wk M maléfique à la bouteille-taxe Page 2 Tous l'épaule a la roue page 6 Une école qui fait son tour du monde .m n ü8List! - as*\" C,*r La grande rafle 1921 Il y a 60 ans ce mois-ci, au temps de la prohibition, le gouvernement du Québec, au lieu de faire la chasse à la bouteille, a mis la main dessus.La Société des alcools du Québec a 60 ans.Eh oui, cette célèbre et \u2014 ô combien! \u2014 prospère institution remonte à février 1921 lorsque l'Assemblée législative lui prêta vie sous sa première appellation d'origine, soit la Commission des liqueurs du Québec.Au gré des ans et d'une cure de francisation, elle s'appellera Régie des alcools avant de recevoir, en 1971, son appellation actuelle.La S.A.Q.est née dans des circonstances pour le moins singulières.C'est que, voyez-vous, au moment de sa création, toute l'Amérique anglo-saxonne est en guerre: de New York à Vancouver, de Los Angeles à Halifax, en passant par Chicago (légende oblige), les policiers pourchassent inlassablement un hors-la-loi qui leur file constamment entre les doigts pour trouver refuge auprès d'une population complice.Ce hors-la-loi se nomme alcool; cette guerre, c'est la prohibition.C'est dans pareil contexte que le gouvernement libéral d'Alexandre Taschereau va décider de faire, lui-même et lui seul, commerce d'un produit maudit, défendu, traqué à des milliers de kilomètres à la ronde.Mais il ne faut pas croire que le Québec n'a pas subi l'influence de ses voisins unanimes dans leur combat Bien au contraire! Le fort vent prohibitionniste qui soufflait de toutes parts a aussi balayé le Québec La preuve: début février 1918, le gouvernement de Lomer Gouin, prédécesseur d'Alexandre Taschereau, a pris tout le monde par surprise en adoptant une loi de la prohibition Ayant de se faire marchand d'alcool, l'État a tenté de nous mettre au régime sec.La Commission des li- queurs est issue d'événements et d'hommes bien déterminés: les événements, ce sont ceux de notre expérience de la prohibition; les hommes, ce sont une poignée d'hommes politiques astucieux et tout pleins de ce courage que les Français appellent culot.En 1918, les mouvements de tempérance peuvent presque crier victoire.Leurs luttes acharnées entreprises dès 1840 ont porté leurs fruits: l'ennemi est coincé, vulnérable, dans ses derniers retranchements.Auparavant, on avait obtenu du gouvernement qu'il instaure un système de permis ou de licences, comme on disait à l'époque, pour réglementer le commerce de l'alcool; malheureusement les autorités n'avaient pas sérieusement veillé à son application (on connaît depuis toujours l'efficacité des tournées d'inspection prévues pour la semaine des quatre jeudis).Par la suite, les partisans de la tempérance conquis par le prohibitionnisme ont fait pression auprès des conseils municipaux pour qu'ils interdisent la vente de l'alcool dans leur territoire.Ce fut un franc succès: au début de 1918, 92% des municipalités avaient frappé d'interdit le commerce de l'alcool.Et voilà que maintenant le gouvernement emboîte le pas et que l'on connaîtra la prohibition totale à compter du 1er mai 1919.L'alcool, cause de tant de naufrages et de noyades contraires à la morale et à la santé de la société, va devoir se résorber.Le temps est à la sécheresse.Mais tous ne l'entendent pas ainsi.Chez les débitants, les brasseurs et les distillateurs dont le gagne-pain et l'industrie sont en péril, c'est le branle-bas de combat La résistance s\u2019organise autour de deux argu- PHOTOS IA PRESSE Embouteillage et emballage des vins (ci-contre).Laboratoire de contrôle de la qualité (en bas de la page précédente) et façade d\u2019un magasin.ments principaux: la volonté populaire et l'échec de la prohibition totale là où elle est en vigueur Dès le départ, on a opté pour une position de compromis: si l'alcool est parfois néfaste (il y a des preuves accablantes!), la bière et le vin ne le sont pas Le peuple n'acceptera pas qu'on le prive de deux boissons inoffensives qui sont bien près d'être des aliments.Dans la coulisse et sur la place publique, on travaille tant et si bien que le gouvernement Goum se résout à demander au peuple, par voie de référendum, de trancher l'épineuse question Le référendum est fixé au 10 avril 1919.Le choix est le suivant la prohibition totale ou la prohibition mitigée, c'est-à-dire un régime plus souple qui permettra la consommation d'alcools légers dont la bière, le vin et le cidre à faible teneur en alcool, soit moins de 2,52% pour la bière et moins de 6,95% pour les deux autres.A la fin d'une campagne éclair qui verra les deux clans s'opposer surtout par placards et annonces interposés, on en arrive à un résultat on ne peut plus clair avec pas moins de 85% des votants qui se prononcent en faveur de la prohibition mitigée.C' est ainsi que, le soir du 30 avril 1919, les quelques clients qui hantent leur établissement favori peuvent se payer un dernier verre, le coup de l'étrier, de cette boisson qui, dès le lendemain, devra disparaître pour céder la place aux boissons fortement baptisées qu'on veut lui substituer.L'alcool ne servira plus qu'à des fins religieuses, industrielles et médicales, seules exceptions permises par la loi.On trinque» PSITT! TRACES ET PAROLES Aux Éditions Nouvelle Optique, paraît ces jours-ci un livre de notre consoeur Thérèse Dumesnil, rédactrice en chef adjointe de Perspectives, intitulé l'Écologiste aux pieds nus II s'agit d'entretiens avec le grand écologiste Pierre Tansereau, publiés dans la collection Traces et paroles sous la direction de Gilbert Tarrab, qui a signé le premier livre de la collection: le Roc et la Source, entretiens avec (acques Grand'Maison Paraissent en même temps des entretiens avec Marcel Rioux signés Jules Duchastel.\u2014 C'est M.Tarrab qui vous a demandé d'écrire ce livre sur M.Dansereau?\u2014 M.Tarrab avait l'idée de publier un livre sur M Dansereau, mais c'est ce dernier qui a suggéré mon nom pour l'écrire.\u2014 Vous le connaissiez donc ?\u2014 Je le connais depuis quelques années, mais je connais sa pensée depuis plus longtemps encore.Je fais partie du conseil d'administration du Conseil québécois de l'environnement et, pendant trois ans, nous y avons siégé ensemble.\u2014 C'est dire que l'écologie vous intéresse.\u2014 L'environnement et l'écologie, oui, depuis de nombreuses années.J'ai écrit maints articles sur ces sujets, dans Perspectives notamment.Je me définis d'ailleurs comme écologiste amateur.Je dis bien amateur, par opposition à militante (je n'aime pas ce mot, à cause de sa saveur belliqueuse).\u2014 Comment avez-vous procédé?\u2014 J'ai d'abord hésité à accepter pareil défi.Vous savez que I' Encyclopedia Britannica considère M.Dansereau comme un pionnier de l'écologie mondiale.C'est donc à la trace de cet homme considérable que je devais aller.Il y avait de quoi avoir un peu peur.Mais comme c'est lui qui m'avait proposée.Mon but étant de lui donner la parole, je me suis d'abord nourrie de sa parole: j'ai relu systématiquement ses | ouvrages, de vulgarisation à tout le moins, plus ses nombreux articles publiés ici et là.J'ai essayé de i trouver les grands thèmes de sa pensée et de retracer ses engagements.C'est à partir de ces thèmes que j'ai décidé de diviser le j livre en six chapitres: biographie ! (enfance, études); sa pensée sur I l'éducation; sur le monde des scientifiques; sur son engagement politique; sur l'écologie proprement dite; sur l'écologie politique.g\tTHÉRÈSE ïâÊ^ÊÊLÆÊL} DUMESNIL \u2014 Et comment abordiez-vous chaque entretien?\u2014 En partant de ses écrits \u2014 une phrase, un jugement \u2014, sorte de confrontation avec sa pensée des années 60 et même avant, et de là, relance de sa pensée vers l'avenir.\u2014 C'est donc plus que de la simple interview.\u2014 Comme j'ai des opinions sur l'environnement et l'écologie, je n'étais pas nécessairement d'accord sur tout ce qu'il disait.Alors j'ai poussé la discussion.C'est devenu une sorte de confrontation, de dialogue.C'est dire que je me suis impliquée.\u2014 Ensuite il a fallu ordonner tout cela.\u2014 Le livre étant divisé en six tranches, nous avons eu six entretiens de trois heures.Dix-huit heures d'enregistrement.Il a fallu faire des choix.Un premier, de contenu d'abord, soumis à M.Dansereau, qui a émondé un peu.Puis j'ai fait une première rédaction en essayant de conserver le style entretien plutôt que le style exposé magistral.J'ai remis le tout à M.Dansereau, qui a apporté quelques précisions.Ce fut ensuite la dernière rédaction, sur laquelle éditeur et interviewé sont tombés d'accord.\u2014 Et vous?\u2014 Un auteur n'est jamais satisfait, mais il faut bien un jour remettre son travail.\u2014 Est-ce un livre d'accès facile?\u2014 Oui, c'est un livre pour le grand public.Il ne s'agit donc pas d'un livre scientifique au sens strict du terme, il s'agissait pour moi de présenter l'homme et son oeuvre Je l'ai fait avec d'autant plus de satisfaction que le su|et m'intéressait et que de plus j'ai beaucoup d'affinités avec M.Dansereau Est-ce parce que nous sommes nés tous les deux un 5 octobre (à une génération d'intervalle, à peu près) ?\u2014 C'est votre premier livre?\u2014 Oui, même si je considère que ce n'est pas un «vrai» livre, c'est-à-dire un livre qu'on écrit tout seul Un vrai livre, j'en ferai quand j'aurai le temps.JEAN BOUTHILLETTE LA GRANDE RAFLE DE 1921 une dernière fois au bon vieux temps de l'abondance et des joyeuses libations sans frein: «A la bonne vôtre!» 1er mai 1919.La prohibition mitigée entre en vigueur.Passent les jours, les semaines, et puis les mois.Le commerce de l'alcool a bel et bien pris fin.Outre les quelques distributeurs à qui l'on permet de desservir ceux qui bénéficient d'une exemption à la loi, il n'y a plus personne qui puisse vendre autre cJiose que des alcools légers.Mais, comme on pouvait s'y attendre, le trafic, lui, s'installe.Et rapidement.Première étape: l'approvisionnement Les adeptes de la distillation et leurs installations de fortune se multiplient; l'alambic illicite se répand, comme la fièvre, à la ville et à la campagne.Il existe toujours, par ailleurs, des alambics qui fonctionnent en toute légalité dans des distilleries dont les produits sont destinés à l'exportation: il arrive cependant que des caisses s'égarent en cours de route et ne franchissent pas la moindre frontière.Fuites inévitables à l'enseigne de la discrétion et de profits alléchants II ne faut pas oublier non plus les esprits prévoyants qui peuvent puiser à même les réserves accumulées avant le 1er mai fatidique.Deuxième étape: la vente.A cette étape-là, comme à la première, trafiquants et consommateurs ne sont pas à court de stratagèmes.Dans les buvettes reconverties aux alcools de «tempérance», il n'est pas rare que la bière dégage mystérieusement une forte odeur de whisky.Dans les arrière-boutiques et chez des particuliers aventureux naissent des buvettes clandestines au comptoir bien garni.Dans les pharmacies, le nombre de patients porteurs d'ordonnances prescrivant un petit remontant augmente subitement de façon appréciable.Le hors-la-loi court toujours et personne n'en est dupe.Surtout pas les policiers auxquels il incombe de faire respecter une mesure que l'on sait impopulaire.Eux aussi opèrent discrètement.Les autorités pourraient, à l'américaine , lâcher les forces de l'ordre contre celles de la dive bouteille, les faire se heurter de plein fouet; elles ne le feront pas.Quelques mois à peine après l'entrée en vigueur de la prohibition, les hommes politiques parlent même ouvertement de fiasco.En novembre 1920, le nouveau Premier ministre Alexandre Taschereau se dit d'avis que, le remède prohibitionniste étant de toute évidence inefficace, il faut lui en substituer un autre.Les heures de la prohibition québécoise sont comptées; le compte à rebours de la création de la Commission des ligueurs a commencé.Pour mener à bien la réforme, Tas- chereau fera équipe avec le trésorier de la province, Walter Mitchell, celui-là même qui a parrainé la Loi de la prohibition.Ce qu'ils cherchent, c'est un moyen efficace de contrôler véritablement le commerce de l'alcool.C'est dans cet esprit qu'ils travaillent et échafaudent leur projet.\u201cOBI\u201d Parade aux \u201d En Faveur de U BIERE ET DU VIN GE SOIR Ralliement à 8 heures Tou* sont invite*» *\u2019y joindre\u2014spécialement les ouvrier* et le* sold&te de retour EN FOULE au MARCHE ST-JACQUES\tET AU cotn des rues\tcoin des rue» Amherst et Ontario St-Denis et Ste Catherine Cette fois-là, le «oui» l'emporta ! La période de gestation sera de courte durée: le discours du Trône de janvier 1921 renferme des engagements non équivoques sur la nécessité d'une réforme, sans toutefois entrer dans les détails.Début février, les documents sont prêts et le gouvernement divulgue la nouvelle politique qu'il met de l'avant: il va créer un monopole d'État dont relèveront tous les aspects du commerce des boissons alcooliques Une seule exception à la règle: la bière, qui demeure entre les mains des puissantes et influentes brasseries.L'idée du monopole n'est pas entièrement nouvelle: le système fonctionne en Suède depuis nombre d'années et a même déjà été étudié, en 1912-1913, par une commission d'enquête québécoise.Les déboires récents ont contribué à ce que cette idée refasse surface et devienne politique officielle.Les choses ne vont pas traîner Oh que non! Présentée en Chambre le 9 février, la Loi concernant les liqueurs alcooliques recevra la sanction royale le 25 février, soit deux semaines plus tard Le débat est animé, les opinions partagées.Les journaux se montrent enthousiastes, sceptiques ou carrément hostiles.Les opposants politiques et ceux dont les intérêts immédiats sont en jeu y vont de leurs objections: «Et la liberté du commerce?» \u2014 «C'est une loi immorale qui ouvre la voie au favoritisme.» \u2014 «Il faut appliquer la loi actuelle avant de l'abroger » Le gou- 84 vernement reste imperturbable, ne déroge pas à son projet initial, ou alors si peu.A posteriori, il est étonnant de constater que, de tous les aspects qui ont fait l'objet de discussions, on a très peu parlé de l'aspect purement financier.Et pourtant le commerce dont on projette de s'emparer est très lucratif.Mais non, on parle presque exclusivement de moralité publique et de tempérance.Il est vrai que la loi confie à la Commission des liqueurs la tâche de veiller à la mise en place, à l'application d'une réglementation très poussée qui encadre tout le commerce de l'alcool.Mais dans la presse et au cours des débats parlementaires, on passe l'aspect financier presque sous silence.Les moeurs avant les sous! Il est certain cependant que ces messieurs du gouvernement ont bien senti qu'il s'agissait d'une affaire en or pour le trésor public.Que l'on se soit préoccupé d'ordre et de moralité n'empêche pas que l'on ait entrevu les monceaux de dollars que cela allait rapporter.Pendant que les gouvernements prohibitionnistes voisins s'obstinaient à faire la chasse aux bouteilles sans jamais les attraper, nos gouvernants ont astucieusement tendu leur filet et les ont raflées toutes.pour de bon.Ils ont réussi, les premiers en Amérique du Nord, i ne rafle de grande envergure qui s'avérera très profitable, sans parler de la presque disparition, avec les années, de l'alcool de contrebande ou frelaté, la légendaire robine bon marché mais traîtresse.La Commission des liqueurs va prendre forme dans les faits en mars 1921 Les cinq commissaires récemment nommés vont se mettre à l'oeuvre sans tarder.Ils vont s'employer à trouver des locaux pour leurs entrepôts, un à Montréal et un à Québec, et pour leurs comptoirs.Puis, ils vont créer un fonds de commerce en acquérant vins et spiritueux ici et à l'étranger.Le 1er mai s'ouvrent les premiers comptoirs qui, peu à peu, vont se répandre par toute la province, sauf dans les municipalités qui maintiennent la prohibition locale.Ce phénomène durera encore de nombreuses an- j nées, jusque dans les années 50 où il commencera à s'estomper.Chez nos voisins et un peu partout dans le monde, l'entreprise nouvelle suscite un grand intérêt.L'exemple sera même suivi assez rapidement par certaines provinces canadiennes, dont la Colombie-Britannique, autre maillon faible rie l'Amérique prohibitionniste, et plus J tard (après 1933) par divers Etats américains.Sur le continent, c'est au Québec que s'est accomplie la métamorphose réussie de la bouteille maléfique en bouteille-taxe, ce à quoi peu de gouvernements sauraient rester indifférents.JACQUES GAGNÉ M()U\\ V.U1 format \"100'' En longeur King Si/e et Régulière La cigarette \u201e douce, plus douce que jamais! C R AV E N * A\" cSpéaœ/e douce CRAV EN A ' la première famille de cigarettes douces Avis: Santé et Bien-être social Canada considéré que le danger pour la santé croît avec l\u2019usage-éviter d\u2019inhaler Moyenne par cigarette- la vie nous concerne La Société canadienne de la Croix-Rouge OFFRE SPÉCIALE Paquet de 100 différents timbres du monde entier pour seulement 0.25$ ODONTOMETRE 2*\u2019 * 5\u201d A cette offre spéciale, nous ajoutons gratuitement une liste de timbres pré sélectionnés ainsi qu'un odontométre De plus nous soumettons à votre ap probation une sélection de timbres poste authentiques 100 TIMBRES DU CANADA (1 paquet)\t1.00$ 100 TIMBRES DES ETATS UNIS (1 paquet)\t1.00$ SPÉCIAL: les 3 paquets pour 1 50$ CENTRE PHILATÉLIQUE DE QUÉBEC INC 298, DE LACQURONNE QUÉBEC, QUE .G1K6E3 TÉL : 529 4412 5 Le graveur Adriano ïambe (ci-contre) et locelyne BeUnger, aquafortiste et coordonnatrice de l'Atelier.L'ATELIER DE L'ILE, A VAL DAVID ££ - '«hfc*.¦**'**», \\ VT \u2022 'A- t Vf *' .\u2022 «\u2018SS Photos Jean-Claude Dufresne rnuius jcdii-v.iduuc uukoiic TEXACO Vijii Val-David La route 117.Clic, clic, clic .clac! Le petit voyant vert triangulaire du clignotant de ma Volvo vient de se ramener automatiquement.Les pneus crissent maintenant sur la neige d'un petit chemin de traverse.«L'Atelier de l'île, tu ne peux pas le manquer.C'est à l'arrière d'une maison au toit bleu», m'avait dit Michel-T.Tremblay.T pour le distinguer peut-être de l'autre.L'Atelier de l'île, qu'il a fondé en 1974, est devant moi.Un chien blanc, imposant, est enchaîné.C'est froid.Une odeur de résineux flotte dans l'air.Un petit pont.Le murmure des chutes.Sous le givre des fenêtres, on retrouve la roue de la grande presse.Ici, à l'Atelier de l'île de Val-David, au nord de Montréal, des artistes s'adonnent au beau métier de l'estampe sous presque toutes ses formes: eau-forte, relief et bois gravé, lithographie.On savait qu'à Val-David, autour de la Butte-à-Mathieu d'abord, puis ensuite avec les Créateurs associés, les métiers d'art s'épanouissaient Les céramistes içonnent l'argile, les orfèvres sertissent ou polissent, les ébénistes chantournent, les tisserands filent, dévident et teignent On savait que Val-David était devenu une sorte de port culturel Artisans et artistes qui ont fui la ville ont trouvé ici une population accueillante, de grands espaces et surtout le temps de vivre et de faire.Savait-on cependant que ce vent champêtre de création avait atteint les graveurs?Comme quoi, l'air frais fait école î Sur les bords de la rivière du Nord, à l'Atelier de l'île, on dessine et l'on encre sur des pierres calcaires, on taille dans le bois dur, on incise et creuse les plaques de cuivre qui seront soumises à la morsure de l'acide ou à l'émulsion de la photogravure.Ils sont une vingtaine d'artistes, membres de ce centre de production.Parmi eux: Marcel Carrier, René Derouin, Gilles Boisvert, Roland Pichet, Francine Beauvais, le peintre Guy Montpetit, le sculpteur Pierre Leblanc, le céramiste Claude Ver-mette, le cinéaste Jacques Giral-deau, locelyne Benoît.Tous ont la clef.En échange d'un abonnement mensuel, ils peuvent venir travailler ici vingt-quatre heures sur vungt-quatre.Le résultat: des «images-tirages» délicates et raffinées.Des images comme les délicieux délires végétaux de Jocelyne Bélanger et les planches où sont inscrits les paysages «autres» de Mi-chel-T.Tremblay.Ces derniers respectivement coordonnateur et animateur de ce lieu autogéré qui permet bien des regroupements féconds.Mes hôtes.Les pionniers de l'atelier.Clic.Le magnétophone se met en marche Nous buvons du thé.L'artiste Gilles Boisvert entre II a quitté» Ho! Les moteurs! Ne laissez pas votre argent s'envoler en fumée! Un moteur mal réglé peut brûler beaucoup de carburant inutilement et, de nos jours, lessence est trop précieuse pour qu'on la gaspille.Vous avez donc tout intérêt à conserver votre voiture en bon état le plus longtemps possible.Et dans ce domaine, le détaillant Texaco s'y connaît.Il est en mesure de vous offrir des programmes d'entretien peu coûteux et très efficaces qui prolongeront le rendement de votre voiture et vous feront économiser, à la longue, argent et énergie.Par exemple, le programme Vidange d'huile et changement de filtre\" comprend aussi une inspection générale en 12 points qui va du radiateur au différentiel en passant par la transmission, la servo-direction et le cylindre principal de frein.Vous pouvez aussi faire effectuer la mise au point de votre voiture grâce au programme \u201cVérification en 15 points\" où notre spécialiste vérifie le moteur, le système d allumage, l\u2019alimentation électrique du moteur, la soupape VFC, le carburateur, etc.Ces deux programmes vous permettront sûrement d'économiser de l essence et peut-être même de prévenir un problème coûteux Surveillez donc les offres spéciales affichées au cours de l'année dans nos stations-service et vous verrez que.: NOUS Y GAGNONS TOUS A MIEUX UTILISER L'ÉNERGIE.TEXACO GRAVURE A L'AIR PUR il y a déjà près de trois ans son grand atelier du boulevard Saint-Laurent à Montréal pour les sapins de Val-Morin «Cela fait tout un changement», commente-t-il.Gilles Boisvert a travaillé aux plans du nouvel agrandissement de l'atelier.On le voit ici, l'entraide n'est pas un vain mot.Chacun fait sa part.Il y aura bientôt beaucoup plus de place pour la lithographie puisqu'une salle vient d'être aménagée à cette fin et sera inaugurée officiellement le samedi 21 février, de 2 à 7, et le dimanche 22, de 1 à 5.Invitation à tous de visiter en même temps l'atelier et la petite salle d'exposition où se tiendra une expo-vente des oeuvres des membres, à prix spécial.Première question Ce n'est pas la première fois qu'ils l'entendent Où est l'île ?«Tu es passé sur un premier pont sans le voir», s'exclame Jocelyne.- «Avec la fonte des neiges, la rivière grossit et là, tu vois que c'est une île», ajoute Michei.île ou presqu'île, qu'importe, l'atelier, lui, c'était au départ la maison de Michel-T.Tremblay.Ce dernier, de retour en 1974 de Paris où il a pu perfectionner son art à l'atelier prestigieux de William Hayter, atterrissait à Val-David «Tout cela a donc commencé dans ma maison Je travaillais l'eau-forte et je donnais des cours sur cette technique, se souvient-il.Des artistes comme Jocelyne et Indira Nair sont venus travailler avec moi.À ce noyau initial d'autres se sont ajoutés.Nous avons donc bâti l'atelier où nous sommes présentement, à l'arrière de ma maison au toit bleu Un atelier actuellement agrandi à nouveau Ça été une progression naturelle » D'une affaire personnelle, l'atelier devient une corporation sans but lucratif en 1978.C'est une corporation gérée en un conseil d'administration par ses membres, habitant la région En 1978, l'atelier reçoit des subventions de fonctionnement du ministère des Affaires culturelles, subventions auxquelles s'ajoutent celles versées cette année par le Conseil des arts du Canada, qui subventionne sept ateliers de gravure au Canada Les subventions, avec la contribution des membres, couvrent les frais de l\u2019atelier qui se définit avant tout comme un ensemble de services favorisant à chacun la re- Cilles Boisvert à la presse lithographique (ci-contre); Toru Iwaya, spécialiste de la «manière noire», et Louis Pelletier.cherche et l'expérimentation graphiques, puisque beaucoup n'étaient pas graveurs au départ, et aux es-tampiers l'exercice de leur métier.L'Atelier de l'île, c'est donc presque tous les matériaux de base fournis, une banque d'information sur la gravure et sur les tirages de l'atelier, sur les points de diffusion de l'estampe.C'est un service d'approvisionnement de matériel.Ce sont aussi des stages d'initiation à l'eau-forte et à la lithographie, stages intensifs durant l'été ou échelonnés sur de plus longues périodes.L'Atelier de l'île, ce sont aussi des stages spécialisés donnés à l'atelier pour des professionnels par des graveurs membres ou par des artistes invités.Des stages spécialisés qui font souvent autorité comme en témoigne l'engouement de tout le monde de la gravure québécoise lors de la venue à Val-David l'an dernier de maîtres et de techniciens hors pair, à l'occasion de la Semaine de la gravure.Adriano Lambe, graveur d'origine argentine, y fit renaître la technique méticuleuse et oubliée du burin, chère notamment au grand Durer, pour le bénéfice de dix-neuf estam-piers présents, lesquels furent quelquefois cueillis à l'arrêt d'autobus par Michel-T.Tremblay et Jocelyne Bélanger.On en profita pour convier des groupes d'écoliers à visiter l'atelier.Peu de temps après, le graveur japonais Toru Iwaya y donnait une démonstration de cette technique aussi rare qu'exigeante qu'est la manière noire Comme le nom l'indique, la technique rend possibles d'étonnants clairs-obscurs.Côté technique, l'Atelier de l'île se défend en diable.L'accent y est en \u2022 ft \u2022 \u2022 ce moment sur la lithographie.C'est ainsi qu'on vient d'acheter, pour les nouveaux aménagements, nombre d'équipements.Une presse à lithographie est installée dans une salle réservée à cet effet.Des pierres sont en place.Cela ne doit pas nous faire oublier l'eau-forte qui est un peu le «bébé» de l'atelier, du moins la première technique que l'on y a pratiquée.En eau-forte, on le sait, la plaque de zinc ou de cuivre qui servira à l'impression des estampes est creusée à l'aide de divers acides et encrée à l'intaglio.On y applique aussi la méthode d'encrage au rouleau développée à Paris à l'atelier d'Hayter et rapportée à Val-David par Michel-T.Tremblay.Les membres \u2014 ou compagnons selon la tradition ancienne du métier \u2014 vous expliqueront que le relief est aussi à l'honneur Sur la majestueuse presse à bras dont la grande roue est devenue le symbole graphique de l'Atelier de l'île, René Derouin a complété l'édition, remarquable, de sa Suite nordique sur bois gravé.C'est une ode aux grands espaces dont le souffle n'a rien à envier aux vents du nord ! Cette Suite nordique, triptyque de grand format, a été choisie parmi 4 200 gravures au récent «World Print Three», compétition internationale de très grande envergure, et fera partie d'un portfolio ultra-sélectif diffusé dans les principaux musées d'Amérique, d'Europe et du Japon.René Derouin, le compagnon, de même que Claude Vermette, de Sainte-Adèle, Roland Pichet, de Saint-Sauveur, et la grande majorité des autres artistes de l'Atelier de l'île habitent tout près.L'atelier, ils l'ont à portée de la main.Ensemble, ils ont mis leurs ressources en commun «L'atelier, ce n'est toutefois pas une imagerie ou un style que l'on partage», prévient Gilles Boisvert dont la thématique sociale de ses images n'a rien d'apparent avec le lyrisme de Michel-T.Tremblay Du reste, on vient de partout pour y travailler C'est ici que l'Américaine Bonnie Baxter a choisi d'oeuvrer.C'est ici qu'il y a deux ans une Australienne est venue travailler neuf mois afin de mieux connaître la technique des rouleaux telle qu'enseignée par Tremblay.Dix membres de l'atelier viennent de créer des gravures originales pour illustrer le disque de Dominique Tremblay, la Scouine.Depuis trois ans, dans le cadre du marché des métiers d'art de Val-David, l'atelier a animé des journées «gravure».«Nous multiplions les contacts», d'expliquer Jocelyne Bélanger, qui est aussi présidente du regroupement des Créateurs associés de Val-David.Une cinquantaine d'artistes, d'artisans, de musiciens, de poètes qui misent sur l'union des efforts.Calculé au prorata de la population pour ce village de 2 500 habitants, c'est l'équivalent de 50 000 créateurs habitant Montréal.«Village culturel», Val-David est aussi une des toiles de fond du film la Toile d'araignée tourné par le cinéaste imagier \u2014 compagnon de l'atelier \u2014 Jacques Giraldeau.Il y décrit un milieu favorisé et protégé, nid douillet pour les créateurs.Un environnement qui donne à tous ces individualistes le goût de faire, sans trop de dissensions.Un microcosme.À Val-David, artistes, artisans, joailliers se voient, s'engueulent, se critiquent, s'échangent des tuyaux, blaguent.Ce sont cette interdisciplinarité et cette stimulation que l'on retrouve à l'Atelier de l'île, ouvert à tous les professionnels de l'image.\u2014 Moi, et ce n'est peut-être pas ton cas, de lancer Michel-T.Tremblay à Gilles Boisvert, le fait de vivre à la campagne m'influence beaucoup Quand je dis que cela m'influence, je ne veux pas dire que parce que je vis à la campagne je fais des paysages; mais il est certain que la nature et le milieu te travaillent à la longue.\u2014 Cela joue peut-être sur l'état d'esprit mais pas forcément sur l'image, de conclure Gilles Boisvert qui habite Val-Morin depuis presque trois ans.Une chose est certaine: ici, je ne me sens pas isolé.Et Montréal est proche.La conversation se poursuit.Et clac, le magnétophone qui tournait \u2014 on l'avait oublié \u2014 s'arrête.Blagues, discussions, encore du thé.Salutations.La Volvo.Le petit pont.La petite route.Le clignotant.La route 117 et l'autoroute.Les péages.Cette fois-ci en revenant, le petit pont, je ne l'ai pas manqué.À l'Atelier de l'île de Val-David, les estam-piers sont pourtant loin d'être des insulaires !\tRENÉVIAU ¦ .4 w?i- wm PS>, i:\";,'*1- x} imz joi ;b -Vr JJS-»- Ai .1* .i » » * LA PLUS GRANDE EXPOSITION JAMAIS ORGANISÉE AU CANADA Pèlerinage Van Gogh-Gauguin à Toronto mJW * deviendra fou ou laissera les impression-ÈË I nistes loin derrière lui», dira en 1886 le ill peintre Pissaro, à qui Théo Van Gogh pré-al sente son frère Vincent, qui vient d'arriver à Paris.Pissaro ne pouvait mieux pressentir.Van Gogh se suicide à Auvers en 1890.Ivre de lumière, il laisse une peinture tourmentée, aux couleurs de rage.Jusqu'au 22 mars, l'Art Gallery of Ontario de Toronto présente une exposition intitulée «Vincent Van Gogh et la naissance du cloisonnisme ».C'est tout un événement, par son envergure et la façon dont les lendemains de l'impressionnisme y sont traités et surtout par la valeur artistique des oeuvres inédites qui y sont présentées.Valeur monétaire, aussi: plus de 250 * ¦ LeOa°\u201eUuer:,,«on°\"\u2019j!teSc°\u2018'P «**1jlssa0\u2019eté^s \"1°20\u201ca p%hi0'Jr «'fsp^op' H-X PPW J lit.K *'!¦¦¦« QIRltVlC BIS EVA \u2022Su *f»0Ç de Kuyper de'*, amis dtcoeur! la ponce au grand coeur! une atfaue de coeur! le coeur au chaud! un p\u2019tit coop de coeur! \t Quand le coeur vous en dit.comme le coeur St vous en dit! Numéro 1 dans le coeur des Québécois! Quatre distillations successives en alambic clos, suivies de plusieurs mois de repos en cuves, confèrent au Gin de Kttyper son caractère unique qui en fait le plus vendu de tous les spiritueux offerts au Québec.\u2022Recette de lai Ponce de Kuyper Du Gin de Kuyper.du jus de citron, du sucre ou du miel, de l'eau bouillante, une pincée de muscade ou de cannelle.perspectives 1\tlest publié chaque semaine par Perspectives Inc.231.rue Saint Jacques.Montréal.P Q H2Y IM6 Tel 282-2224 Président et directeur général lean- A Dion Redaction Rédac tour en chef Jean Bouthillette Rédactru e en r het ad/ointe: Thérèse Dumesnil \u2022 Rédacteur-rév iseur Edouard Doucet Conception graphique Directeur artistique Pierre Legault Chef de la fabrication Michel Brunette» Graphiste lean-Marc Martin Secrétariat Liliane Bitursi \u2022 Françoise loannidès \u2022 Gisèle Pavant Service de la publicité Directeur général Walter Trudeau Directeur de la publicité nationale: Lome Treger» Chargé de comptes (accrues Lanctôt 2 0.rue Saint laïques, Montreal, P Q H2Y 1M6 Tel 282-2224 Directeur régiunal Denis Kelly \u2022 Chargée de comptes Diane Barclay, 36 King Street Last (4lh tloor) Toronto, Ont MSC ILS îél 363-8064 Conseil d'administration President Charles d'Amour Vice président Guy Pépin\u2022 Secrétaire Gaston Vachon \u2022 Trésorier Denis Laçasse ISSN 0380-6790 Une école qui fait son tour du monde cours de métiers (niveau secondaire) où les étudiants apprennent l'opération de la cuisine professionnelle, de la pâtisserie-boulangerie et du service de restaurant.C'est le cours pratique.Et nous offrons le cours de gestion (niveau collégial) en hôtellerie, services alimentaires et tourisme.Des études en hôtellerie, ça signifie non seulement cuisine, décoration intérieure, chimie, mais aussi philosophie, psychologie, français, anglais, espagnol, gestion de personnel, organisation et administration hôtelières, marketing, etc.\u2014 Avec bibliothèque, centres de ressources didactiques et audio-visuelles, gymnase, etc.Une sorte de collège privé entièrement gratuit ?\u2014 Si on est adulte, on risque même d'être payé pour étudier! En fait, sur les 3 000 étudiants qui sortent, chaque année, de l'Institut, on a plus de 800 étudiants-adultes en recyclage.Les autres sont des étudiants réguliers (400) ou des étudiants qui assistent à nos cours itinérants dispensés à travers la province.Sans compter les étudiants étrangers, venus de divers pays du monde, pour apprendre nos techniques.\u2014 Des débouchés pour tout ce monde-là ?\u2014 On ne suffit pas encore à la demande! Nos élèves en troisième année de gestion préparent une thèse, un projet de développement touristique et la plupart de ces projets sont achetés par des organismes privés et mis en application avant même la fin de leurs études.Au niveau des cours de métiers, les petites et moyennes entreprises font constamment appel à nous, tandis que les grandes entreprises recherchent nos spécialistes en gestion.\u2014 Des étudiants viennent d'Europe pour étudier l'hôtellerie au Québec 2 \u2014 Ce qui attire les étudiants étrangers au Québec, c'est, bien sûr, l'attrait d'un pays non colonisateur Mais c'est aussi le fait que notre enseignement s'inspire de la qualité de la restauration et des services européens tout en alliant des principes d'administration et de gestion nord-américains reconnus pour leur efficacité et leur rentabilité Puis les étudiants étrangers apprécient nos relations maître-élève moins distantes, plus humaines peut-être qu'en Europe.Dans ce contexte, l'Institut a accueilli des étudiants venant de France, Madagascar, Syrie, République du Mali, République Centrafricaine, Togo, Côte-d'Ivoire, Venezuela, Cuba.Et dans le même temps, l'Institut a coopéré avec le Mali, la Côte-d'Ivoire, Haïti, la Tunisie, l'Algérie et le Venezuela pour des actions ponctuelles ou à plus long terme, en matière de formation.Au Mali et en Côte-d'Ivoire, on a même collaboré très activement à la mise sur pied de deux écoles d'hôtellerie \u2014 Vous savez, ajoute M.Samuelli, quand un étudiant étranger vient apprendre ici notre méthodologie, ça signifie ensuite une ouverture internationale en termes d'exportation.Le Québec s'introduit dans divers pays par le biais de la formation Un cuisinier qui part d'ici et va travailler dans son pays, dans un hôpital, un «mess» d'officiers, une prison, un hôtel ou un restaurant, voudra importer l'équipement et les produits dont il a l'expérience, c'est-à-dire les nôtres ! Et le Québec, en ce qui concerne les services alimentaires et autres services connexes comme l'agro-alimentaire, est à la fine pointe.Nos équipements sont même souvent en avance.Par exemple, un petit cuiseur à vapeur tout à fait révolutionnaire qui fait davan- Antoine Samuelli (assis), directeur général de l'I.T.H.Q., et Léonard Gagnon, directeur des services pédagogiques.tage, sans installation particulière, que toutes les grosses «bébelles» connues avec régulateur.Des tas de gens s'arrachent actuellement la représentation à l'extérieur de ce petit appareil créé au Québec.Même chose pour les réfrigérateurs préfabriqués qui passent dans un même appareil de la congélation à la cuisson.Même chose pour le matériel inoxydable, les articles d'alimentation, etc.Combien de produits amé- j rtcains se voient l'entrée bloquée, I chez nous, parce qu'il leur manque du matériel de sécurité ou d'hygiène! Nos standards canadiens sont très élevés, très rigoureux.Par conséquent, notre réflexion dans ce domaine est plus avancée que la leur.Quand on connaît l'importance économique du tourisme mondial, et des équipements reliés à cette in- ! dustrte, on comprend tout l'intérêt de prendre pied par le biais de la formation dans des marchés aussi rentables pour plusieurs secteurs de | l'industrie québécoise.\u2014 Au Québec \u2014 à part la formation de spécialistes \u2014 comment ai- dez-vous l'industrie touristique ?\u2014 Évidemment, dans le domaine de la gestion, reprend M.Samuelli, les grands hôtels, les grandes chaînes ont adopté leurs propres systèmes.C'est donc surtout à l'échelle de la petite et de la moyenne entreprise qu'on peut apporter de l'aide et des services.Depuis deux ans, l'Institut met à la disposition des Québécois un service de consultation gratuit (nous absorbons même sur demande recevable les frais de déplacement et tout), constitué de professionnels qui tentent d'améliorer le fonctionnement d'une entreprise en hôtellerie, restauration ou tourisme, ou de résoudre les problèmes sur toutes les facettes de l'administration et de la gestion \u2014 ('aimerais ouvrir un disco-bar.vous allez me documenter de A à Z ?\u2014 Bien sûr.À condition que votre entreprise vise le tourisme.Si vous voulez installer ce bar dans un endroit qui ne reçoit pas de touristes ou si nos études prouvent que le disco-bar n'attire pas les touristes, notre service accordera la priorité à un autre projet plus en accord avec nos objectifs.On reçoit très souvent des demandes d'entrepreneurs en restauration qui disent: «Plus je vends, plus j'accuse un déficit.» Nos analystes, après évaluation, constatent souvent que le tenancier a voulu mettre trop d'articles de qualité par rapport au coût des aliments, etc.On renseigne donc l'intéressé sur les différents coefficients au niveau de la main-d'oeuvre, sur le coût des aliments, sur les normes dans son entreprise spécifique.Il peut y avoir consultation sur le plan «marketing», stratégie dans un milieu particulier, gestion de personnel, contrôle des finances, etc.Il nous est même arrivé de répondre à une demande pour l'implantation d'un système de stéréo dans une discothèque, à Chibougamau (région qui attire les touristes pour la pêche) ! Le but est de permettre à des non-spécialistes, des non-diplômés de l'Institut, de réussir tout de même dans une entreprise.Et cette aide ne se limite pas à la gestion.Le centre de recherches vise, de son côté, à trouver une solution aux problèmes techniques dans la petite et moyenne entreprise.\u2014 Nos professeurs formés à travers le monde, reprend M Léonard Gagnon, peuvent fournir des expertises très diversifiées allant de la philosophie à toutes les techniques de restauration et d'hôtellerie (composition de menus spécifiques à une région, étude du type d\u2019hôtellerie).On répond à toutes les demandes qui concernent les équipements, l'ameublement, le matériel de cuisine.Les grands sommets touristiques des deux dernières années démontrent carrément que le Québec risque de perdre les touristes quand il devient trop semblable aux États-Unis.Les tenanciers doivent se rappeler que nos particularités québécoises gagnent à être renforcées.\u2014 Alors on va retrouver de la catalogne, des rouets, des cruches en grès et de la tourtière partout ?\u2014 C'est donc difficile de changer le concept qui laisse croire que tout ce qui est québécois est traditionnel! La cuisine québécoise, c'est autre chose que du ragoût de pattes et de la tarte aux pommes recouverte de pâte des deux bords! Vous allez bientôt découvrir à travers la publication de dix-huit fascicules les milliers de recettes qui constituent la «nouvelle cuisine québécoise».Vous allez découvrir une cuisine régionale (18 fascicules, 18 régions québécoises) améliorée et renouvelée, digne d'une grande cuisine internationale.Du côté du Centre de recherches, on a mis également sur pied le concept de restauration rapide Croque-bec qui éclatera dans toute sa splendeur d'ici un an.L'entreprise risque de devenir internationale très rapidement.Le Centre de recherches travaille actuellement à établir la structure des services alimentaires du futur Palais des Congrès, des éventuels ca- sinos (avec restaurant cinq étoiles!), collaborant en même temps avec les spécialistes de l'industrie agro ali mentaire (usines qui produisent des aliments en grande quantité).«Puis en ce moment, précise M Léonard Gagnon, nous sommes par ticulièrement préoccupés par la commercialisation de la viande de loup-marin qui, bien apprêtée, est excellente.Dans le même but, une étude vient d'être entreprise sur le sanglier.» Pour le coup, Obélix va sûrement devenir un touriste fanatique ! RAYMONDE BERGERON -, Mât ftt* CANADA Nom Adrea»^ Prov._ Vg**\"**» C P.2500 Edmo\u201dt°« Alberta TW* 318 vdb9«.postal (A^AIV.g.f Consultez votre agent de voyages, une compagnie aérienne ou un agent de tournée pour obtenir des informations sur les services de vol-voiture louee et d'autocar.Considérez les avantages de vacances au printemps et a l'automne, ou utilisez le coupon pour recevoir d'autres informations sur les vocances '.8 + * # isV «¦ ^ h&'ï m * MB fs.,
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