Le soleil, 7 mars 1981, Perspectives
[" Semaine du 7 mars 1981 \u2014 Vol.21 ives LA COOPÉRATIVE DE TRAVAIL DE QUÉBEC MfiE2 ANDRÉ DUPONT: DÉFENSE DE PASSER! PAGE 8 LE JEÛNE SANS IACE DE CARÊME PAGE 20 »\u2019\u2022 / - jjpW «\u2022>-* X- !»> ÜKi:' ij* ** ' r.***- 4 «?Civ * *w: r*Æ.V ' * .or**- ¦fmm' I * «\u2022*¦».tap**.-** 'jt0**53.'ï rr*?c a y Photos Guy Beaudet LA COOPÉRATIVE DE TRAVAIL Df QUÉBEC j| b uus autres, on est ¦ passé de la contes verbale 9 ^^^9 contestation pra tique! On a arrêté de chialer contre le manque de jobs puis on s'est pris en main.» \u2014 «Travailler pour travailler, c'est pas mon but dans la vie Mais, travailler avec le monde de la Coop, c'est différent parce que, dans la mesure où je le veux, j'apprends un tas de choses.Ici, il y a un partage des connaissances qui fait que tu peux t'initier à différents types de travaux et devenir aussi compétent que ton voisin.Ce qui n'est pas le cas dans l'entreprise privée où, la plupart du temps, c'est chacun pour soi.» \u2014 «Et puis, chez nous, il n'y a ni boss ni contremaître Tout le monde est sur le même pied.» \u2014 «Tout le monde est sur le même pied mais, moi, je pense qu'il faudrait un leader.» Bottes de jobbers, salopettes et grosses vestes, ils sont arrivés chez moi le nez gelé et les joues rouges, avec l'envie d'un bon café.Un grand chien brun les accompagne.Un grand chien qui prend de la place dans mon minuscule coin cuisine mais qui, Dieu merci, se tient tranquille! En ce matin d'hiver sibérien où leurs activités sont à la baisse, Pierre, Martin et Hélène sont venus me parler de la Coopérative de travail de Québec, cet organisme né en 1972 dans les retombées de cette manne gouvernementale des projets Initiatives locales.Plusieurs de ces projets n'ont malheureusement vécu que le temps que vivent les roses et sont morts de leur belle mort, une fois ce programme d'aide sociale mis au rancart.Toujours gérée par des jeunes (la moyenne d'âge est d'environ vingt-cinq ans), la Coop de travail, elle, tient encore le coup.Non sans que ses membres se remettent périodiquement en question, repensent et redéfinissent l'idéologie de l'entreprise.Comme dans toute histoire d'amour quoi! Avec quelquefois des séparations, quelquefois des retrouvailles.A l'origine centre de dépannage pour les jeunes itinérants de passage à Québec (rien dans les mains, rien dans les poches!), et pour tous ces autres aux revenus insuffisants et aux fins de mois cauchemardesques, la Coopérative de travail offrait à tous et à chacun du travail temporaire défini selon les besoins saisonniers des clients: lavage de vitres, grands ménages, ramassages de feuilles, déglaçage de toits, peinture, bricolage, menus travaux de menui- Des jeunes prennent en main leur force de travail sérié.Quelques heures par jour, quelques jours par semaine.Le temps de gagner sa livre de margarine ou de payer son chauffage, le temps d'un peu d'espoir, de solidarité.Et le jeune travailleur, ici, peut toucher plus que le salaire minimum puisque la Coop ne garde qu'un faible pourcentage des revenus pour ses fins d'administration Donc, pendant les premières années, vu de l'extérieur, tout allait pour le mieux à la Coopérative de travail de Québec.Il suffisait de s'y présenter en quête d'une «jobbine» et, le lendemain, on se retrouvait pinceau ou marteau en main à tacher de faire son possible pour satisfaire le client venu recruter de la main-d'oeuvre au bureau Tout le monde était beau, tout le monde était gentil et tout le monde travaillait.«Mais la job était souvent mal faite! Nous étions parfois au-delà de soixante à nous partager différents chantiers durant l'année.C'était bien difficile de tout contrôler et nous fonctionnions un peu à la va-comme-je-te-pousse.\tNous avons même connu une importante scission, en 1975, et la Coop a bien failli rendre l\u2019âme.» Membre de la Coopérative de travail depuis cinq ans, les deux pieds sur terre, le goût de l'action et des projets plein la tête, Hélène ne mâche pas ses mots ni ne cache ses idées derrière de grandes théories.Martin et Pierre la surnomment en riant «la capitaliste», eux qu'on ver- , rail facilement se promener sur un 1 tapis volant entre l'Inde et l'Afgha-i nistan.L'un des instigateurs de la ; Coop, Martin, vient d'y revenir après avoir quitté «son bébé» pour justement voir du pays.Quant à Pierre, anthropologue à l'esprit contestataire, il a troqué leg projets de recherche universitaire sur «la décomposition de la paysannerie» contre mille et un autres emplois qui l'ont finalement amené à la Coop «où, dit-il, l'important n'est peut-être pas le travail en lui-même, mais le fait de gérer notre force de travail au lieu de la laisser gérer par d'autres.» Hélène rapplique: «Oui, c'est vrai, nous sommes nos propres boss, tous des boss, mais, depuis le temps que je suis là, je me suis rendu compte que «tous pour un et ! un pour tous», en théorie et en pratique, c'était pas tout à fait pareil! Au fil des ans, nous nous sommes aperçus qu'avant toute chose nous devions former nos membres sur le plan du travail, nous assurer du désir de chacun de s'impliquer, vérifier les compétences particulières de façon qu'elles soient utilisées le plus positivement possible pour l'ensemble du groupe.Cette démarche exige finalement une plus grande part de responsabilités que si tu travailles pour un boss qui contrôle tout!» Au fil des ans, ils ont donc formé ! des équipes de travail dont les res- ponsables étaient déjà familiers avec les mécanismes de l'entreprise.Puis ils sont devenus «d'affaires», ont effectué un emprunt bancaire pour assainir les finances et renflouer le compte en banque de la Coop.Publicité, contacts personnels avec les clients, moins d'itinérants et plus d'assidus.Voici que le chiffre d'affaire de la Coopérative de travail de Québec, qui était de 1 800$ à l'hiver 75, passe à 24 000$ en 76 pour atteindre 90 000$ trois ans plus tard Le centre de dépannage du début s'est transformé petit à petit en centre de travail à temps partiel avec une main-d'œuvre de plus en plus qualifiée et qui a même commencé de s'attaquer à certains travaux de rénovation de maisons.D'autres genres de travaux aussi, comme installer une isolation acoustique dans le sous-sol chez une dame qui a eu l'idée d'offrir une batterie à son fils.C'est en forgeant qu'on devient forgeron et c'est en se colletaillant avec la pratique qu'on vérifie toutes les belles théories qui ont nourri ces contestations de décrocheur A la Coop, on s'est aperçu qu'il fallait travailler non seulement quand on en avait le goût ou que le besoin personnel d'argent se faisait sentir mais quand la demande était là, quand l'équipe avait besoin de compétences, que le prêt d'outils ne devait pas se faire unilatéralement, que chacun devait investir une part de son salaire dans l'achat du matériel de base.Mais on a aussi réalisé la force sociale d'un tel organisme, la possibilité d'un recours collectif contre les mesquineries de certains clients, le poids finalement d'une telle entité juridique.Se définissant aujourd'hui comme coopérative de production autogestionnaire, la Coop de travail de Québec entend élargir le champ de ses secteurs d'activités.A partir de cette cellule embryonnaire, Pierre, Martin, Hélène, Dominique, Julot, Denis, Germain et les autres aimeraient greffer d'autres coopératives du même type pouvant créer de l'emploi pour les membres de la Coop, «comme une serre ou des ateliers de mécanique dont pourraient s'occuper d'autres groupes d'individus, mais que nous pourrions construire et entretenir*.Hélène, ce qu'elle veut, c'est que la Coop devienne ni plus ni moins qu'un mini-centre de main-d'oeuvre pouvant offrir du temps plein: «Etre moins nombreux, dit-elle, mais faire vivre une douzaine de jeunes convenablement, plutôt que d'en faire vivoter soixante!» IULIE STANTON T Les «bijoux» | V ¦ de la collection I iTenkyD NRYUIRKS Depuis la fin du XVIIe siècle jusque vers 1850 l'orfèvrerie a connu, tant en Nouvelle-France d'abord qu'au Canada ensuite, un développement considérable par la beauté et la richesse des oeuvres de maîtres artisans venus de l'extérieur et de ceux qui sont nés dans le pays même.C'est ce que souligne, avec quelque 200 objets en argent, l'exposition d'orfèvrerie que la Galerie nationale du Canada présente à Ottawa jusqu'au 19 avril prochain.Exposition d'une importance historique incontestable où l'on retrouve principalement des oeuvres d'artisans de Montréal, Québec et Halifax, ainsi qu'un certain nombre de pièces importées à l'époque de France, d'Angleterre et des Etats-Unis Qu'il s'agisse d'orfèvrerie civile ou religieuse, chaque objet est comme le témoin de son temps et de l'esthétique qui prévalait parmi ceux qui en avaient l'usage, communautés et institutions religieuses, bourgeois et membre de la haute société.Il servait au culte ou au décor de la table et du salon Ciboires, ostensoirs, chandeliers.¦Ht Mmm ¦ ¦ Aiguière, argent.Laurent Amyot (Québec), 1764-1839 (ci-dessus).Encensoir, argent.Michael Arnoldi (Montréal), 1763-1807 (ci-dessous).Théière, argent.Salomon Marion (Montréal), 1782-1830; caf et ière, argent.Attribuée à Joseph Savage (Montréal), connu vers 1826-1861 (ci-contre).iiwwfe k/// (* ; H j*.I ¦ -ml Mr-.î ?\u2018 JC Photos Galerie nationale du Canada lampes de sanctuaire d'une part; pots à eau, théières, aiguières, sucriers, soupières, couverts, d'autre part.Les plus anciennes de ces pièces remontent au Régime français alors que vinrent s'installer à Qué-i bec ou à Montréal une quinzaine : d'orfèvres jusqu'au milieu du XVIIIe.Après la Conquête, une bonne trentaine oeuvrèrent dans ces deux mê- > \\ mes villes Parmi les Français, citons le Parisien Michel Levasseur (le premier à travailler à Québec, de 1699 à 1709), Ignace-François Del-zenne ou encore Roland Paradis.Parmi les Canadiens d'un grand talent, François Ranvoyzé, Laurent Amyot, Pierre Fluguet dit Latour, Salomon Marion furent quelques-uns des plus grands maîtres de notre orfèvrerie Dans cette exposition, tirée de la collection Henry Birks qui comprend plus de 6 000 pièces, on trouve également des objets venant de la Nouvelle-Ecosse, autre foyer de cet artisanat prestigieux, dont en particulier un calice de Peter Nord-beck pour l'église acadienne Pub-nico.Malheureusement, avec le temps, nombre des pièces d'orfèvrerie ont été perdues, abîmées ou fondues pour en récupérer le précieux métal afin de servir à d'autres fins.Aujourd'hui, la moindre pièce authentique est digne d'une collection ou d'un musée et plus précieuse encore par suite de sa valeur historique.JACQUES DE ROUSSAN Calice, urgent.Henry Birks & Fils (Montréal).Matinée Matinée i se goûte temps est comme immobile, .presque velouté., Le temps d'une Matinée, elui du goût tout en douceur.Aws.Santé et Bien-être social Canada considère que le danger pour la santé croît avec l\u2019usage-évrter d'inhaler Moyenne par cigarette-King Sue: \"goudron\" 11 mg, nicotine 0.8 mg Format régulier \"goudron\" 8 mg, nicotine 0.5 rrçj.211, rue Saint |a< ques.Montréal P Q H2Y 1Mb Tel 282 2224 lest publié chaque semaine par Perspec fives Inc 211, rue Saint-lacques.Montréal.P Q M2 Y 1Mb Tel 282 2224 Président d fiirtxteur génénl Jean-A Dmn Rédaction Rédacteur en chef lean Bouthillette R#-da< trier en ( hef adjointe Thérèse Du mes ml \u2022 Rédacteur réviseur Edouard Doue et Conception graphique Directeur artistique Pierre legaul' Chef de fa fabrication Michel Brunette* Graphiste Jean-Marc Martin Secrétariat Liliane Bdurvi* Françoise loanmdés*Gisèle Pavant Service de la publicité Dirrtteurgénéraf Walter Trudeau Directeur de fa publicité nationale Lome Treger* Chargé de romptes lacques Lanctôt 2il rue Saint Jacques.Montréal.P Q H2Y 1Mb Tél 282 2224 Dire» leur regional Denis Kelly \u2022 Charge»' de comptes Diane Barr lav *b King Street fast (4th floor) Toronto.Ont M SCI 15 Té! i6i 80M t moo CONTW lAOUMRHff |iah*mii|i> -v* \\v.\\v v v\\ vv\\ \\ \\\\\\.V\\\\ i , NV Une salle de bain dont fair vous rappelle celui cfun vestiaire?C'est te temps d'y changer fair! Allez hop! Un Stick Ijp! (JSstichum Désodorisant concentre mentaires * Je veux en savoir plus, l'apprends qu'un autre chercheur, le Dr Rasio, de l'hôpital Notre Dame poursuit des recherches depuis belle lurette sur le jeûne.Conclusion: le jeûne sur le plan métabolique est une méthode dangereuse.Raison: chez l'adulte de poids normal comme chez l'obèse, le pool protéique (protéines) est limité à environ 8 kg.Au début d'un jeûne, on perd en moyenne 100 g par jour de ces protéines.Or les protéines, c'est bien connu, ont des fonctions essentiel-,es dvant tout non caloriques «Fait capital, dit le Dr Rasio, la diminution du pool protéique comporte le risque d'une altération des fonctions cellulaires et si la diminution est de 30% à 50% de la valeur basale du pool, le sujet meurt » Mais je dois admettre qu'une semaine de jeûne, ce n est pas catastrophique pour un sujet en bonne santé.Quant aux effets psychologiques, ce n'est pas mon domaine.Je prends note, mais je ne peux m'empêcher de penser que le jeûne a peut-être ses raisons que la science ne connaît pas, du genre: «Si tu rends ton oeil simple, ton coeur entier sera éclairé».Mais vous savez, un bon vieux principe qui semble rallier un peut tout le monde veut que la vertu se tienne généralement dans le milieu, alors.BERNARD-HUGUES BEAUCHESNE J21 22 v^Vv v C'est la pure vérité ! La cuisine française balbutiait encore lorsque arriva d'Italie une maîtresse femme bien décidée à pécher par gourmandise, même en France.Catherine de Médicis épouse le futur roi Henri II le 20 octobre 1533.La jeune femme de 14 ans a des goûts bien définis, des objectifs précis, une cour nombreuse et un personnel italien non moins considérable.Catherine est déterminée à bouleverser la table ris, ses rognons, sa cervelle, tout est prétexte au contentement de ces royaux convives.Ayant gagné ses lettres de noblesse, le veau, parce qu'il était cher, petit et rare, ne supplanta, par la consommation qu'on en a fait depuis, aucun autre animal de boucherie.Mais sa saveur particulière, le raffinement que l'on met à l'apprêter et son pouvoir de mettre en valeur les herbes dont on l'assaisonne font de la viande de veau, popularisée par une reine de France, une chair insurpassable.Hélène-Andrée Bizier Jacques Lacoursière Institut de tourisme et d'hôtellerie du Québec Préparation : 25 minutes Cuisson : 10 minutes 6 PORTIONS INGREDIENTS Métrique Impérial MÉTHODE A L'AIDE d'un gros couteau, aplatir les tranches de veau LES SALER et les poivrer.LES FARINER légèrement.FAIRE CFIAUFFER dans une casserole le mélange de beurre et d'huile et y cuire les morceaux de veau de 7 à 8 minutes de chaque côté.Retirer la viande de la casserole et vider la graisse.VERSER le madère dans la casserole et brasser pour bien dissoudre les sucs de viande qui s'y sont caramélisés.AJOUTER le bouillon de veau Laisser réduire 10 minutes.INCORPORER la crème Rectifier l'assaisonnement si nécessaire Napper les morceaux de veau et servir avec des pommes de terre sautées.française qui, à cette époque, est des plus rustiques.Le gibier cuit à la broche et présenté dans toute sa splendeur naturelle sur la table royale va, grâce aux cuisiniers italiens, apprendre les bonnes manières.On le dépècera en cuisine, on inventera les sauces et les farces.A table, on se tiendra mieux, on boira avec un raffinement inédit et, à la cour, les femmes, vêtues avec recherche, reviendront tenir compagnie aux hommes.Du temps de Louis XI, celles-ci avaient décidé, par respect pour la beauté, de s'abstenir de manger en galante compagnie car, disaient-elles, « le mouvement des mâchoires déformait les contours de leur visage et matérialisait leur beauté \u2022.Catherine de Médicis et ses suivantes prennent place à table, réclamant ce qu'elles préfèrent Les crêtes et les rognons de coq, et divers autres délices dont on a perdu le goût.sont accompagnés d'un autre caprice : en effet, grâce à ces belles Italiennes, le veau, ce boeuf immolé en pleine jeunesse, fait fureur.On le taille en rôti, en côtelette, en escalope.On le transforme en le farcissant.Sa tête devient pâté.Sa langue marine.Ses FILET DE VEAU AU MADÈRE 3\tc.à table 2 c à table 4\tc.à thé !-:> tasse 1 tasse J c à table Filet de veau en tranches 170 g (6 o/) Sel Poivre Farine tout usage Beurre Huile Madère Bouillon de veau ou de boeuf Crème 35% de 45 30 20 125 250 45 kg ml ml ml ml ml ml ml ml 2 h Ib 3 oz c.à thé c.à thé LA MEILLEURE VIANDE DE BOUCHERIE Photo Robert Joannette (I.T.H.Q.) OSSO-BUCO À LA MILANAISE PRÉPARATION : 35 minutes Cuisson : 2 heures 6 PORTIONS INGRÉDIENTS Métrique Impérial Sel\t6 ml\tIVic.àthé Poivre\t2 ml\tV2 c.à thé larrets de veau (avec l'os) en tranches de 200g(7oz) 1.2 kg 2 Ibet 10 oz Farine tout usage\t45 ml 3 c.à table Carottes en dés\t200 ml\tlu tasse Oignons en dés\t150 ml\tTj tasse Poireaux en dés\t150\tml\tVj tasse Céleri en dés\t150 ml\tV) tasse Tomates fraîches en dés\t90 ml\tVi tasse Purée de tomates 30 ml 2 c.à table Bouillon de veau ou moitié bouillon de veau, moitié vin blanc 3 I\t2iï pintes Sel\t4 ml c.à thé PAUPIETTES DE VEAU À L'ESTRAGON Préparation : 40 minutes Cuisson : 40 minutes 6 PORTIONS INGRÉDIENTS Métrique\t\tImpérial Sel\t3 ml\tVi c.à thé Poivre\t1 ml\t'/¦« c.à thé Escalopes de\t\t veau de 125\t\t g.(4Vi oz)\t6\t6 Veau haché\t\t (sous-noix) 300g\t\t10 oz Oignons\t\t hachés\t45 ml\t3 c.à table Champignons\t\t emmces\t45 ml\t3 c à table Ail haché\t1 gousse\t1 gousse Sel\t3 ml\tV2 c à thé Poivre\t1 ml\t'A c.à thé Carottes\t\t émincées\t90 ml\tl-j fasse Oignons\t\t émincés\t90 ml\t!'i tasse Laurier\t2 feuilles\t2 feuilles Thym\t3 ml\tV2 c.à thé Estragon\t\t haché\t15 ml\t1 c à table Bouillon de\t\t boeuf ou\t\t de veau\tIl\t35 oz\t Pâte de\t\t tomate\t15 ml\t1 c.à table MÉTHODE SALER et poivrer les jarrets.LES FARINER et les faire dorer à la ! poêle de 2 à 3 minutes.! METTRE tous les légumes dans un plat allant au four.AJOUTER la purée de tomates et le bouillon de veau.Disposer les jarrets sur le dessus.SALER.Cuire au four à 200°C (400°F) pendant 2 heures environ.Retirer les jarrets et faire réduire la sauce (avec les légumes) sur le feu pendant 10 minutes.Verser la sauce sur les jarrets.Servir avec des spaghetti saupoudrés de fromage râpé.MÉTHODE SALER et poivrer les escalopes* FAIRE REVENIR le veau haché avec les oignons.AJOUTER les champignons et l'ail SALER et poivrer la farce, et cuire pendant 5 minutes.Répartir la farce sur les escalopes Replier les côtés, rouler et ficeler Disposer les paupiettes dans une I cocotte.AJOUTER les carottes, les oignons et | les aromates.COUVRIR avec le bouillon de boeuf.AJOUTER la pâte de tomate et cuire à feu doux pendant environ 40 minutes.Retirer les paupiettes de la cocotte et faire réduire la sauce jusqu'à épaississement Passer la sauce au tamis et napper les paupiettes.\u2022 Il est important pour réussir cette recette de bien aplatir les escalopes GrUVTOJRNIER RIVER SON CLOU A sa soeur célibataire, ma femme avait décidé de donner un serin pour sa fête.« Il me semble que ça sera plus gai dans son appartement *, avait-elle dit.Mais sa soeur n'est pas capable de planter un clou et, comme il fallait s'y attendre, je fus appelé à la rescousse, vendredi soir après le travail, afin de fixer la cage de l'oiseau.Ma femme m'accompagna.Pendant que je retenais du doigt le support de la cage contre le mur, les deux soeurs considéraient l'effet.Elles hésitèrent longtemps, puis finirent par décréter en choeur que j'avais trouvé l'endroit idéal.A cette hauteur, le serin serait un plaisir pour l'oeil.Il ne restait plus qu'à fixer le support.\u2014 Il me faut un clou, dis-je.Elles se regardèrent comme si j'avais demandé une tulipe en hiver.Ma femme suggéra que j'aille à la quincaillerie et ma belle-soeur, plus timidè, recommanda 3ue j'aille chez son concierge.Je escendis les trois étages en jurant intérieurement et je frappai chez le concierge.Il vint ouvrir, mâchouillant un cure-dent de la grosseur du clou dont j'avais besoin.\u2014 Un clou ! s'exclama-t-il quand je lui eus fait part de ma demande.\u2014 Un pouce ou deux, tout au plus.\u2014 Pourquoi pas six pouces quant à y être ?répliqua-t-il.\u2014 Mais je n'ai besoin que d'un petit clou.Tenant la porte entrebâillée avec son pied, il me toisa de la tête aux Cieds et fit virevolter son cure-dent out pour bout d'un seul coup de langue: \u2014 Je connais le refrain.D'abord un petit clou, puis un marteau et puis.pourquoi pas une masse ?Ne sachant plus que dire, je crus prudent de signaler que j'avais un marteau délicat et que je prendrais grand soin du mur.J'appliquerais même du ruban gommé sur le plâtre avant de planter le clou \u2014 C'est défendu ! Vous n'avez pas lu votre bail ?C'est écrit en grosses lettres noires, avant-dernier paragraphe.Il est absolument dé .fen.du de planter quoi que ce soit dans les murs: «crochets, vis, clous, tiges de fer et d'aluminium et toutes pièces de quincaillerie qui s'enfoncent, se vissent, se plantent ou se piquent.» J'étais pris de court! \u2014Je ne vais quand même pas coller la cage contre le mur avec de la colle Lepage ! \u2014 Ha ! Ha ! fit-il comme un policier qui prend un bandit la main dans le sac.En plus vous gardez des animaux ! Des lions, je suppose.Ce n'est pas un zoo ici, c'est une maison d'appartements, une maison bien tenue où personne encore n'a eu à se plaindre d'un locataire.Les chiens et les chats sont interdits.C'est écrit dans votre bail.Depuis combien de temps restez-vous ici ?Je vins près de lui dire que, par chance, je n'habitais pas son immeuble, mais je me ressaisis à temps.Cette mise au point n'eût sûrement rien arrangé.Comme j'allais m'excuser et prendre congé de cet homme intraitable, j'aperçus tout au fond de son logis, pendue au cadre d'une porte, une petite cage dans laquelle sautillait allègrement un serin.\u2014 Justement, la cage, dis-je, c'est pour un serin comme le vôtre.\u2014 Un serin ?Un serin qui chante'?\u2014 Tous les serins chantent.\u2014 Pas le mien, monsieur, coupa-t-il, et je ne tolérerai pas de serins qui chantent dans cette maison Songez donc, si tous les locataires avaient un serin qui chante, on ne s'entendrait plus.Et là-dessus, son fameux serin muet lança une vocalise ne laissant aucun doute sur la capacité de son i gosier.\u2014 Je n'ai pas de clou, glissa le concierge, mais il y a une quincaillerie au coin.Et avant de me claquer la porte au nez, il ajouta: \u2014 Vous m'en rapporterez un, que je lui cloue le bec à celui-là.23 ¦Æ- &MJ&, sa * j,o(>OmTMf* mm Ams Santé et Bien-être social Canada considère que le danger pour la santé croît avec l'usage-éviter d\u2019inhaler Moyenne par cigarette- Régulière et King See: 'goudron\u201d 12 mg.me.0.9 mg.Le meilleur tabac qui se puisse acheter."]
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