Le soleil, 25 avril 1981, Perspectives
[" AGAZINE 3 No 17 LA1IGUE NATIONALE D'IMPROVISATION i1 : ! f jrmi ses, les débâcles ou, plus tragiquement, l'empiètement de l'homme sur la nature.Car il y a encore trop de propriétaires riverains et de municipalités qui semblent ignorer l'importance des arbres le long des cours d'eau.On coupe les arbres avec insouciance et on effectue des travaux de remplissage à coups de bulldozer afin de gagner un peu plus de terrain sur le milieu naturel.Mais tout remplissage substantiel augmente sa puissance érosive.Si rien ne retient la terre, la rivière continuera à gruger inlassablement les berges.Par son geste, le Commando des planteux n'a pas la prétention de régler les problèmes d'érosion de la rivière Chàteauguay.Les milliers de boutures qui ont résisté à leur première année de vie et d'intempéries auront besoin encore de plusieurs années avant de pouvoir assumer pleinement leur rôle.Mais il y a si longtemps qu'on a commencé à dénaturer les berges de nos cours d'eau qu'il faudra patience et temps pour renverser la vapeur et rééquilibrer le milieu.Il va sans dire que cela demandera plusieurs autres plantations et en ce sens, le Commando des planteux entend continuer à assumer son rôle.Cette année, on tente une nouvelle expérience: les boutures sont prélevées sur les arbres directement au printemps plutôt qu'à l'automne.Cette méthode permet évidemment d éviter les ennuis d'entreposage mais exige une plus grande disponibilité de la part des bénévoles.Comme on le voit par cette aventure écologique, il est possible, pour des citoyens, d'intervenir collectivement à I amélioration de leur environnement naturel sans pour cela dépendre des subsides gouvernementaux.En plus de donner un coup de pouce à la nature, chacun retire de ce geste la plus grande satisfaction TEXTC ET photos MICHEL PRÉVILLE pn h M I V- * o_v -4 LOS ANGELES 200ANS ET AUTANT DEVISAGES ¦»*« \u2022 Mime* Panorama du centre ville, avec sa grappe d'hôtels et de restaurants (ci-contre).Ci-dessus: Malibu Beach, paradis du surfing.Mickey Mouse a accueilli plus de 185 millions de visiteurs depuis l'ouverture de Disneyland en juillet 1955.LA, sans auto vous rien», commun cruellement vrai-C'est une des disgrâces de Los Angeles, catalogne faite de grandes cités cousues les unes aux autres, parcourues par des kilomètres d'autoroutes suspendues au-dessus des quartiers, parfois enchevêtrées comme du spaghetti.La ronde infernale et bruyante des automobiles dégage un smog brunâtre qui s'installe à demeure dès que le vent ne souffle plus.Un zéphyr qui vient du Pacifique.Tout se dégage.Et si l'on arrive à s'extirper du flux de voitures qui filent à grande vitesse, à quitter le freeway, on trouve, ombragées de palmiers, des zones urbaines d'un calme impressionnant.On se rend compte alors que Los Angeles est bâtie dans un des plus beaux sites du monde: sous un ciel parfois lumineux, entre le Pacifique et le désert, garni de collines, entouré de montagnes, et, de plus, coupé en deux par un haut relief.On s'aperçoit que les autoroutes n'ont pas entièrement anéanti les havres de paix ni la race piétons.Voici quelques spécimens réchap-pés du génocide groupés dans un des îlots invraisemblablement cal-» Belvedere lSg9£$$f tcm AVIS: Santé et Bien-être social Canada considère que la danger pour la santé croît avec l'usage-éviter d'inhaler Moyenne par Cigarette-Régulier: \u201cgoudron\u201d 10 mg, nicotine 0 8 mg LOS ANGELES mes de la monstrueuse conurbation.Nous sommes au Pueblo Ici tout a commencé, il y a juste 200 ans.C'était en 1781.Onze familles venues du Mexique ont décidé de s'installer sur les rives sablonneuses d'une petite rivière.Ils bâtissent des maisons et une église faites d'argile et de roseaux.Le nom de cette bourgade: Nuestra Senora de la Reina de los Angeles de la Porziun-cula.Pas étonnant qu'il ait été abrégé en Los Angeles.Et comme cela était encore trop long, on en a fait «L A.» (prononcé éllé).Cent ans plus tard, le chemin de fer transcontinental arrivait, six ans après le mandat du maire Prudent Beaudry, né à Sainte-Anne-des-Plai-nes (Terrebonne).On découvrait du pétrole dans les sables.La richesse pour les 5 700 Angelenos.Aujourd'hui, avec ses banlieues, LA compte sept millions d'habitants.Dans un petit parc à la croisée de plusieurs autoroutes, le Pueblo original a été reconstitué, sans doute de mémoire.Vestige de l'ancien ca-mino real, rue unique, pavée de briques rouges, abritée de treilles, rafraîchie par des fontaines, coupée par une placette fleurie ombragée par de très grands arbres et dotée d'un kiosque à musique où nichent des tourterelles Une église, un temple, quelques maisons de bois à balcons où l'on trouve restaurants hispano-mexicains, boutiques de souvenirs bric-à-brac, ateliers d'artisans.L'une d'elles, la Casa Abode, bâtie en 1818, est la plus vieille maison de la ville On en a fait un musée.Certaines pièces sont encore meublées comme elle l'était du temps qu'une famille cossue habitait ses chambres disposées autour d'un patio dans une langueur très mexicaine.Les vrais Chicanos de L A.ne vivent pas là On les rencontre dans le quartier du square Pershing, à l'ombre d'une petite futaie de gratte-ciel, rares constructions verticales d'une ville vouée à l'horizontalité.Des restaurants sortent de caractéristiques odeurs de tacos, d'enchiladas, de burritos.Les juke-boxes sont réservés à la musique mariachi.Il vaut mieux parler espagnol qu'américain Autre ambiance, autre décor dans la ville multiforme: au bord du Pacifique, au sud de la plage de Santa Monica, voici Venice, quartier amphibie, sillonné de canaux où se reflètent les façades colorées de villas un peu folles et des vergers de palmiers et d'orangers.Beaucoup de terrains pour les caravanes, ce qui donne au lieu un aspect un peu romanichel Sur une aire de béton, face à la plage, 300 jeunes dansent sur des airs de rock Mais pas un bruit Ils sont tous montés sur des patins à roulettes de caoutchouc et portent aux oreilles des écouteurs à transistors.Je regarde cette disco en plein air, attablé à la terrasse d'un restaurant où l'on m'a servi pour cinq dollars une bouteille d'excellent rouge californien dont on jurerait qu'il vient du Beaujolais.Dans le ciel, ce jour-là d'un azur parfait, des cerfs-volants luisent très haut.Passe doucement le dirigeable qui fait de la ré- clame pour une marque de pneus.Il croise les paraphes de buée laissés par d'innombrables jets.Seul bruit, un peu de vent dans les palmes et les cris des oiseaux de mer.C\u2019est aussi cela Los Angeles.C'est plus loin, passée une autoroute fiévreuse, l'immense Marina del Rey, la plus grande du monde et pourtant si intime où se rangent les embarcations des plaisanciers du Pacifique dans un décor fortement inspiré des petits ports du Maine qui fait croire que l'on se trouve soudain à Kennebunk.Petits restaurants et piaillements de goélands comme dans un film bien réussi.Autre espace de quiétude, le campus, hier si mouvementé, de University of California, Los Angeles (UCLA).Installé dans un grand parc semé d'eucalyptus gigantesques; bien sûr, de grands stationnements et une centaine de bâtiments futuristes où se crée le savoir, le campus est parcouru par une gent studieuse et excentrique, le plus souvent sur des bicyclettes roses, prêtées par l'université à condition qu'elles ne sortent nas du périmètre Au sud, UCLA touche Westwood, vert quartier latin aux ressources innombrables, librairies aux soldes étonnants, magasins d'alimentation macrobiotique, boîtes à jazz, boutiques de vêtements démentiels, des étalages pleins de gadgets, cafés bourdonnants de conversations.Au nord de l'université, le boulevard Sunset.38 kilomètres de long; vers la mer, il tirebouchonne lon- guement dans une sierra semi-habitée; à son début, près du Pueblo, il traverse des zones d'entrepôts.Par le travers de l'avenue Highland, c'est le grand chic.Là où il faut voir et être vu.C'est Hollywood dont le nom s'étale en lettres géantes et lumineuses érigées sur le versant de la montagne.Les rues mènent à de grands jardins ceinturés de murailles de houx et de cyprès où se cachent des villas aux architectures extravagantes.Sur les trottoirs, des gamins vendent aux touristes des plans mensongers des demeures habitées par les vedettes, inutiles si l'on veut voir de près Barbra Streisand, Telly Sava-las ou Bo Derek Pour contempler sûrement Steve McQueen, Mary Pickford ou Jean Harlow, rien ne vaut le musée de cire où ces stars sourient éternellement à leur public.Pas non plus d'étoiles au grand jour dans les studios que l'on peut visiter.Dans ces temples de l'imaginaire, on n'assiste pas à la réalisation de films; on est convoqué pour ressentir l'illusion du tournage: doublures de vedettes qui évoluent face à de fausses équipes techniques.Des petits trains parcourent de vieux stocks de décors et les visiteurs char més se trouvent dans un village de la ruée vers l'or à l'heure de l'attaque des Indiens, sur le pont de la rivière Kwai à l'instant où i! s'écroule, dans l'incendie d'Atlanta ou près des dents des requins de laws.Le vrai spectacle, ce sont les émissions de télévision mais il faut retenir bien à l'avance les laissez-passer qui permettent de participer à l'émission The Price is Right ou voir Johnny Carson Pour revivre les rêves oubliés, rien, bien sûr, ne vaut Disneyland On y prend le bain de foule.C'est le seul endroit où l'on voit tant de piétons à la fois.Malheur à qui s'égare à pied dans certains quartiers de la ville.Pas de commerces, pas de passants, pas de ! policiers \u2014 ils font leur ronde en voiture sur les autoroutes.Les kiosques à journaux sont remplacés par des machines à sous qui distribuent [ aussi bien le Christian Monitor que le G old Coast Free Press rempli d'ahurissantes petites annonces.Tous les Angelenos ne sont pas des anges.j Ainsi peut-on se sentir seul dans | une ville de sept millions d'habitants, au milieu de trois millions d'autos, dans une cité qui compte 33 aéroports et le plus grand hôtel du monde: 801 chambres et dans ses restaurants, toutes les cuisines des cinq continents.Et pourtant, il y en a des attractions.Entre Chinatown, le quartier japonais, les musées, les salles de concert, le Queen Elizabeth, Mari-neland et autres endroits à voir absolument, j'en ai compté 104! LOUIS-MARTIN TARD 710 ml Son bon goût prouve le vôtre.Quand on a le goût du meilleur est Canadian Club qu'on pren Sl i£! mwm LES JOIES DU VOYAGE j jouer aux cartes dans un decor stan-! dard, ne rencontrer que des bar- | mans.\u2014 Si on vous donnait le choix, ' dans quel pays aimeriez-vous vous | établir?j \u2014 La ville qui me fascine le plus I au monde, c'est Rome.Quand j'y j suis, je sens que je suis Romain, que je l'ai toujours été.\u2014 Vous parlez italien?\u2014 Un peu Je parle aussi mal ita-! lien qu'anglais ou espagnol.Pour- tant je n'ai aucun mal à communiquer.fout à Rome me semble familier.|e suis en parfait accord avec le petit peuple romain \u2014 V a-t-il un secret de bien voyager?\u2014 Oui, c'est de ne jamais tout voir.De sorte qu'on a toujours un bon prétexte pour y retourner.\u2014 Vous n'êtes pas blasé?\u2014 Ah non ! On ne peut pas être à la fois bon voyageur et blasé.\u2014 Et le plaisir de raconter ce qu'on a vu?\u2014 Voyager, c'est être présent au monde; écrire sur son voyage, c'est être présent aux autres.C'est faire partager sa découverte.Mais il ne faut surtout pas «faire guide» Il faut donner aux gens le goût de choisir eux-mêmes, de découvrir eux-mêmes.\u2014 Au fond, voyager, c'est flâner! \u2014 Oui.Et je suis payé pour flâner! Heureux homme! JEAN BOUTHILLETTE Louis-Martin Tard \u2014 Faut-il aimer voyager pour être j chroniqueur de tourisme?\u2014 Oui, bien sûr, répond, étonné ! de la question, Louis-Martin Lard j qui signe le reportage sur Los Ange-I les (page 4).D'ailleurs on ne fait bien que ce qu'on a envie de faire.\u2014 Mais ne se fatigue-t-on pas de voyager?\u2014 Je ne fais pas que ça.je travaille i en communications à l'Université de i Montréal.Les voyages viennent ! comme une bouffée d'air frais.Vous savez, je suis journaliste depuis bien longtemps.Je suis entré dans le métier par la petite porte en 1936.l a i vais 15 ans.C'était un autre siècle.! Les deux choses honorables dans la i profession: être grand reporter et avoir son billet quotidien \u2014 Vous avez été grand reporter?\u2014 Oui, en politique et actualité i internationale.Et j'ai eu mon billet | quotidien, au Devoir.En même temps je faisais de la radio chez Mi-ville.De toutes ces formes de communication, la plus agréable est en-! core la chronique de voyage, qui me ' permet de garder un pied dans le j journalisme \u2014 Qu est ce qu'un bon voyageur, j ou touriste?\u2014 Le voyage est un cadeau que i vous fait la vie.Et ce cadeau n\u2019est hélas pas donné à tout le monde.Pour profiter de ce cadeau, il faut être présent au monde, attentif aux gens du pays qu'on visite.\u2014 Et le mauvais?\u2014 C'est celui qui ne se renseigne j : pas avant de partir, ou qui part sur une impulsion et accumule tous les j risques.Celui qui part à contre-sai- , son Celui qui, sur place, reste dans un grand hôtel cosmopolite et n'en | sort pas Ce n'est pas la peine de faire 10 (XX) kilomètres pour aller Un prêt personnel Commerce.(-\"-\u2014-\u2014 ] PRETS PERSONNELS COMMERCE * BANQUE DE COMMERCE CANADIENNE IMPÉRIALE \u2022 \u2022\u2022 ca vous porte fruit U MACAZINt est publié chaque semaine par Perspectives Inc 231, rue Sainl-lacques, Montréal, P.Q H2Y 1M6 Tel 282-2224 Président et directeur général: lean-A Dion Rédaction Rédacteur en i hef: lean Bouthillette Rodai trice on < hel ad/ointo l hérèse Dumesml Redacteur-révisoui Édouard Doucet Conception graphique Directeur artistique.Pierre Legault Graphiste lean-Marc Martin Chef de la fabrication Louise Lambin Doucet Secrétariat Liliane Bitursi\u2022 Françoise loannidès*Gisèle Payant Service de la publicité Directeur LorneTreger Chargés décomptés Michel Brunette «Camille Deschènes Coordonnatrice des ventes, lohanne lessier 251 rue Saint lacques, Montréal, P.Q.H2Y IM6 Tel.: 282-2224 Directeur regional (Ontario): Denis Kelly \u2022 Chargée de comptes Diane Soucie 36 King Street Fast, 4th floor, Toronto, Ont.M5C ILS Tél.363-8064 Conseil d'administration Président Charles d'Amour V i< e-président.Guy Pépin \u2022 Sec refaire Gaston Vac lion * trésorier.Dents I ac a*so ISSN 0380-6790 LECTRIC SHAVE FAIT DRESSER VOS POILS.POUR UN RASAGE DE PLUS PRÉS.Votre visage mente bien un petit investissement Lectric Shave en occurrence! Faites le test suivant appliquez de la lotion Lectric Shave sur un côte de votre visage, puis rasez-vous au rasoir électrique Comparez alors les deux côtes de votre visage Celui humecte de lotion Lectric Shave devrait vous paraître plus lisse au toucher Pourquoi9 Parce que Lectric Shave fait hérisser vos poils, ce qui vous permet de vous raser de plus près, plus rapidement et sans irritation W ¦ 1)01 3C\",1 VOUS Ouébe Si vous n\u2019etes pas satisfait, nous vous rembourserons! HENRIETTE MAJOR Un salon au féminin Le Salon de la femme a lieu au Vélodrome olympique de Montréal du 24 avril au 3 mai.À part les exposants commerciaux, on y verra plusieurs stands offrant des activités socio-culturelles.Par exemple, Centrale présentera au public ses 160 organismes et leurs services.Le Département de santé communautaire, qui regroupe plusieurs hôpitaux, offrira des consultations sur la médecine préventive.Le personnel du cégep du Vieux-Montréal animera un cours de sexologie.L'Acdi fera connaître les femmes du tiers monde dans un village reconstitué où on pourra déguster des mets exotiques.De plus, l'organisme Cytologie-Québec reprendra cette année son service de dépistage du cancer qui a Lâ-isSae \u2014\u2022\t\u2014.\u2018v, rendu bien des services au cours des précédents salons.La directrice du salon, lacqueline Vézina, a déjà fait partie du monde du spectacle.Elle nous promet un véritable décor de théâtre pour ce Salon de la femme 81.Bon appétit La participation du ministère de l'Agriculture au Salon de la femme tourne autour du thème de l'alimentation Des groupes de l'Âge d'or sont invités à l'heure de la soupe: après leur avoir servi une soupe aux légumes maison, on leur donnera des menus comprenant les aliments qui conviennent à leur âge.Chez votre boucher, vous pourrez assister à des démonstrations de coupes de viandes.À l'Heure de la détente, on aura l'occasion de déguster des fromages du Québec.Mais le clou de cette exposition, c'est le résultat du concours de recettes; on a reçu de partout à travers le Québec des recettes qu'on a jugées d'après leur originalité La principale condition du concours était d'utiliser des produits québécois.On primera une recette gagnante par jour, et, à la fin, le lauréat du grand prix sera choisi au hasard.Bon appétit! La sécurité de l'enfant La dix-huitième Semaine de la sécurité de l'enfant au Conseil canadien de la sécurité aura lieu du 1er au 7 mai 1981 Elle portera principalement sur la sécurité en milieu scolaire.Que ce soit au terrain de jeu, à l'intérieur des édifices ou sur le chemin de l'école, les enfants doivent être capables d'identifier les situations dangereuses et de les éviter.Mais cela n'est pas toujours possible.La surveillance, à différents degrés, joue un rôle important dans la prévention des accidents aux enfants.Apprenez aux enfants les principales règles de sécurité pour les piétons Dites-leur de traverser les rues aux passages pour piétons seule- ment, ou bien aux endroits où se trouvent des patrouilles d'écoliers ou un gardien.Expliquez-leur l'autorité qu'exercent ces personnes.Ai-dez-les à apprendre la signification des feux rouge, vert et jaune ainsi que les panneaux de signalisation.Une fois que les enfants maîtrisent les règles de base, emmenez-ies faire quelques tournées dans la cir-| culation.Faites avec eux le parcours de l'école, aller et retour, plusieurs fois.Conseil canadien de la sécurité, 1765, boul.Saint-Laurent, Ottawa, K1G 3V4.Vieillir sans vieillir Qui êtes-vous?Si vous répondez: «|e suis juge ou plombier ou banquier ou jardinier, etc », une retraite mal fichue vous attend.Puisque toute votre vie vous avez fait attention au rôle joué, non à vous-même, et que, votre fonction disparue, vous vous trouverez devant un vide effrayant Situation sans issue?Que non! Marcel Colon, dans Vieillir sans vieillir, propose aux retraités une «vieillardise» en danger de bonheur.Pas de recettes magiques.Uniquement un état d'esprit pour souhaiter «être étonné, demain et toujours» Préface, fraîche comme un zéphyr, de Jacques Boulerice Éditions Mille Roches, C.P 323, Saint-Jean-sur-Ri-chelieu, J3B6Z5 (9,50$) Les foires en congrès Le Salon international du livre de Québec fêtera du 28 avril au 3 mai 1981, au Centre municipal des congrès de Québec, son 10e anniversaire sous le thème «le Livre.à l'heure des Communications» D'autre part, M Lorenzo Mi-chaud, directeur général du Salon j international du livre de Québec, annonce que l'assemblée de l'Union des foires internationales récemment réunie en congrès à Berlin a accepté à l'unanimité sa proposition de tenir son 48e congrès au Château Frontenac du 5 au 10 octobre 1981.Cet événement réunira pour la première fois en Amérique du Nord les représentants de plus de 250 salons et foires de par le monde répartis dans cinq continents.Création Québec 81 Le Centre culturel de l'université de Sherbrooke et le Centre Saidye-Bronfman de Montréal annoncent la tenue de Création Québec 81, un événement majeur dans le domaine des arts visuels.La Nie Biennale de la peinture constitue le premier volet de ce projet d'envergure provinciale.La Biennale se tiendra au centre Saidye-Bronfman du 17 mai au 5 juillet prochain, dans le but de faire un tour d'horizon de la production artistique de la province et, tout particulièrement, des nouvelles tendances dans le domaine de la peinture.Le deuxième volet, le 11le Concours H'pstampe et de dessin aura lieu au Centre culturel de I université de Sherbrooke du 7 juin au 28 août 1981, on y verra des oeuvres créées sur papier, estampes de tout genre et dessins.Pour attribution à l'occasion de Création Québec 81, dix-sept prix totalisant 16 000 $ cont offerts par le Service de l'environnement visuel du ministère des Affaires culturelles.Dossier Baie-James Le magazine Okapi paraît deux fois par mois avec des jeux, des histoires, des bandes dessinées pour les 10-14 ans.Au centre, on trouve toujours un dossier complet sur un grand suiet.Cette fois, c'est Baie-lames.Jacqueline Kerguéno, journaliste de Bayard Presse, a réalisé pour la première fois un reportage sur Baie-James spécialement conçu pour les enfants.De très belles illustrations en couleur et des photos accompagnées de textes expliquent simplement, mais avec beaucoup de précision, ce qui se fait à Baie-lames, comment on y vit, comment on y travaille.La curiosité des enfants y trouve son compte C'est également un dossier qu'on peut utiliser en activité pédagogique dans les écoles.Le lancement de cet ouvrage aura lieu aux chantiers de Baie-James le 28 avril.On peut se procurer ce magazine chez les libraires; d'autre part, les éditions Héritage distribueront le dossier séparément, sous une couverture différente.Rien ne peut remplacer le bon service! SORTIE 44 U peut être frustrant de se retrouver seul, sans conseil, dans certains magasins où les bons prix ne sont pas toujours synonymes ;., de bon service.Chez Sherwin-Williams l'un ne va pas sans l autre.Vous êtes le client.Vous pouvez donc prendre votre temps et poser des questions.Notre personnel se fera un plaisir de vous donner des conseils et même des brochures gratuites pour vous venir en aide.Tout ça parce que nous croyons qu'avec de bons produits (et un petit coup de main) vous pourrez bien faire les choses en beauté.du premier coup .ff # < PAPIER PEINT PEINTURE Vous serez tier de votre choix Peinture & papier peint api Pour faire les choses en beaute 9 ^ Vf * J\u2014^ mW r.\u201e Avjtjrs de la Bossue à l'ombrelle, de lean Oallaire (ci-contre) et d'un portrait de Théophile Hamel (à droite).En haut: les marionnettistes eux-mêmes deviennent personnages. Lanouvelle du MAURI Régulier et King Size Le goût riche et distinctif de du Maurier.Comment! Raconter en marionnettes l'histoire de l'art au Québec?C'est le pari que tiennent jusqu'au 3 mai au Musée des beaux-arts de Montréal les marionnettistes du Théâtre de l'Avant-Pays.Prenant la relève des conservateurs, ils font en sorte que l'oeuvre des Légaré, Hamel, Krieg-hoff, Dallaire, Borduas et Riopelle ne soit plus un secret., de polichinelle pour le public nombreux qui se presse au spectacle.Sur la scène de l'auditorium du Musée, le rideau s'ouvre.Grâce à la baguette magique du Théâtre de l'Avant-Pays, le musée devenu lieu de l'action s'anime sur une folle nuit.Les tableaux prennent vie Peintres fantômes masqués mènent le bal et le gardien de nuit est emporté bien malgré lui dans tout ce brouhaha.Dans la Couleur chante un pays \u2014 c'est le titre de la pièce \u2014, certains tableaux du musée ont été fidèlement recréés en trois dimensions.Patiemment on a reproduit les modèles de Théophile Hamel, les paysans de Krieghoff, les personnages de rêve de Dallaire.Le «fond de scène» participe à la mascarade où se succèdent une «galerie» de rôles et d'acteurs puisqu'ici le manipulateur fait corps avec son pantin dirigé ouvertement.La musique et l'audio-visuel soulignent pour leur part l'atmosphère de chaque époque.Dans, la Couleur chante un pays, la Dame au manteau noircie Morrice rencontre un peintre académique, défend l'art vivant.Les personnages de Suzor-Côté et de Clarence Gagnon débordent du cadre.Osias Leduc et Adrien Hébert défilent avant l'entracte.Soudain, 1440 C'est l'arrivée de Pellan Avec ce dernier, en compagnie de Riopelle et de Borduas, les peintres vont affronter le terrible monstre de la grande noirceur.C'est une marionnette géante de huit pieds qui volera en éclats.de lumière.Leurs boucliers et bannières portent les couleurs des plasticiens La pièce finit sur l'accalmie de Lemieux.On y verra un magnifique Dallaire.«Bien que le personnage «sorti» de la toile de Dallaire, la Bossue à l'ombrelle, n'apparaisse que cinq minutes pendant le spectacle, cela m'a pris au moins 200 heures pour le fabriquer», nous explique Diane Bouchard Cette dernière a écrit une partie de la pièce tout en participant à sa production et y jouant Pour elle, on l'aura deviné, la marionnette «c'est de l'art plastique en mouvement» De là à recréer avec cette forme d'expression l'histoire de notre peinture, il n'y avait qu'un pas.Ce ne sont pas que les enfants qui s'en réjouissent puisque la Couleur chante un payss'adresse à tous.RENÉ VIAU Avis Santé et Bien-être social Canada considère que le danger pour la santé croît avec l\u2019usage\u2014éviter d\u2019inhaler Moyenne par cigarette - Format King Size \"goudron\" 11 mg, nicotine 1 0 mg, Régulier: \"goudron\" 9 mg, nicotine 0 9 mg L I A PARIS, BORDEAUX, POITIERS, MARSEILLE.CE SOIRONIMPROVISE La France, c'est la plus grosse patinoire qu'on aura |amais eue!» Cette déclaration surprenante ne nous vient pas d'un joueur de hockey mais d'une comé-! dienne Francine Ruel loueuse à la Figue nationale d improvisation, elle est de la délégation spéciale partie ; récemment, et jusqu'à la tin de mai, pour une première tournée en France Douze joueurs qui torment deux équipes, leurs deux entraîneurs, arbitre, juges de lignes, animateur et organiste trimbaleront de ville en ville, durant six semaines, ce spectacle original Bordeaux, Paris, Poitiers, Marseille sont les principaux centres où ils donneront une vingtaine de représentations, sans compter les matchs que voudront Frien leur disputer les comédiens locaux invités à former des équipes Pour initier ces derniers à cette forme d improvisation, la L N I.donnera aussi quelques ateliers Seront donc de la partie des vétérans dont la réputation n'est plus à faire comme Marcel Leboeuf (meilleur compteur de la saison dernière), Diane Miljours, Jocelyne Goyette, Yves Desgagnés, Michèle Deslauriers, Gyslain Tremblay, Normand Bratwaite, Robert Gravel, Hélène Mercier, (ohanne Fontaine, lacques L'Heureux et Francine Ruel Le défi qui les attend là-bas ouvre des perspectives emballantes mais comporte aussi une part d'inquiétude Il ne s'agit pas d'aller jouer une pièce québécoise, cela s'est déjà fait et on connaît les réactions auquelles le public français nous a habitués.Cette fois, la troupe apporte avec elle un concept théâtral très nouveau pour les Français La filiation avec le hockey d'une part et la forme d'improvisation que pratique la INI., d'autre part, vont à l'encontre de la tradition littéraire française; pas de texte appris par coeur, pas de mise en scène, pas d accessoires De plus, à la L.N.I., la participation des spectateurs est un élément très important.Il est donc inquiétant pour les comédiens de ne pas savoir comment les Français vont réagir L'ambiance qui rappelle aux Québécois celle du Forum n\u2019aura pour les Français qu'une vague signification Quant au contenu, pour Francine Ruel, «c'est évident qu\u2019il va falloir qu'on change notre jeu pour qu'ils nous comjHennent Tous les gags qu'on a passés ici, toutes les choses que le public québécois reconnaissait, ça ne marchera pas nécessaire ment là-bas» Si ce spectacle est fait d'improvisation, le jeu, lui, nécessite tout de même une certaine préparation Comme le soulignait Yves, «la L.N.I., c'est un peu une synthèse quoti dienne de l'actualité: le public lit les journaux le matin et le soir, au spectacle, il entend parfois parler des mêmes nouvelles.Pour cette raison on lit des magazines et journaux français, on relit finlm et Astérix, on fouille un peu l'histoire, on se tient au fait de I actualité» Un des aspects très importants de cette aventure, c'est l'enrichissement personnel que les comédiens y trouveront.«Que ça marche ou pas, de dire Marcel Leboeuf, ce sera tout aussi intéressant pour nous dans notre cheminement de comédiens » TEXTE ET PHOTOS |ACQUES BLOUIN ARHJSDEUX ,'è JERRY LEWIS ËâïSSft ¦HMp , p:1 : j >r * i >*> * f» \u2022 \u2022 « / «.* \u2022 I \u2022« * \u2022 « JT * «uni ut*«*\u2019 n I (Jofiinii»\tI '5SK5K3-\" | que l'action est beaucoup plus efficace quand elle est collective.Idéaliste, il a toujours été divisé entre deux options: d'un côté la recherche et I analyse théorique des dossiers, de l'autre la volonté que cette recherche et cette analyse servent concrétement les personnes et les groupes.Je l'ai vu à la Ligue brasser des dossiers très théoriques comme celui des droits individuels et collectifs et en même temps, c'est le cas de le dire, brasser le conseil pour qu'il organise des dimanches pour les chômeurs, les handicapés et les aides-ménagères.Il a accompli des actions remarquables dans tous les organismes où il a oeuvré, mais n'a jamais accepté que ces organismes puissent souffrir des tensions internes et con sacrer du temps à les régler.Pour lui, c'est du temps perdu!» Non, Maurice Champagne-Gilbert 1 n'est pas un homme de compromis! Alors, dans les milieux institutionnalisés où il s'implique \u2014 comme celui ; de l'enseignement, par exemple, qu'il a fréquenté durant plus de ! treize ans \u2014 on en vient toujours, dit-il, à se méfier de lui et de ses i idées contestataires.Mais, quand il en sort de ces milieux, on l\u2019invite à y revenir en tant que conférencier, animateur ou participant de tables rondes La contestation ici ne menace plus les pouvoirs, elle fait bien même! De l'extérieur, Champagne-Gilbert n'est pas dangereux: «C'est peut-être ce que l'on pense mais, moi, j'ai la conviction que ce ne sont pas les gens en place qui tont éclater les carc ans et avancer la société mais les minoritaires et les marginaux.C'est pour cette raison que j'ai décidé de quitter la Commission des droits de la personne avec un salaire de plusieurs milliers de dollars par année Pour cette raison et d'autres, j'ai fait un choix définitif et jamais je ne me rembarquerai dans l'enseignement ni n'accep terai de siéger à temps partiel à un organisme gouvernemental, l'ai vu, dans l'enseignement, des équipes travailler à des dossiers pendant de longs mois et ces dossiers être réduits à néant dans l'espace de deux heures de par la volonté d'un homme au pouvoir.Ça m'a donné une allergie1 l'ai siégé deux ans au conseil d'administration de la Protection de la jeunesse, sans jamais voir un enfant passer devant moi.«Il y a des compromis que |e n'ac-cepterai ïamais de faire.Pour moi, le premier sons du mot fidélité, c'est la foi La foi en soi d'abord, - croire qu\u2019une chose va se produire si on veut qu elle se produise le me souviendrai toujours de ce professeur de collège qui nevus disait: «Messieurs, ou vous avez la vie, ou c est la vie qui vous a!» Il y a, bien sûr, des , choix qui sont douloureux Accepter de vivre, par exemple, dans un monde où les êtres ont si peu d'importance et où règne tant de violence.Ce cfui est le plus difficile *\tStops Squeaks *\t*r«tects Metal .t7***\"* Rusted >ticky Meehan \u2018 le\u2014**1,,.O*** pieess u «es KMcanisn»» Pour tout ce qui se coince ou Remédiez à toutes sortes de petits problèmes qui vous empoisonnaient la vie \u2014 \u2022\tMet fin aux grincements des portes, fenêtres ou gonds \u2022\tDegrippe les parties rouillées des serrures, outils et soupapes \u2022\tNettoie et protege le chrome et l'acier inoxydable.\u2022\tÉlimine graisse, goudron et adhésifs.Vous trouverez la boite bleue et jaune avec le bouchon rouge chez votre détaillant habituel WD 40 Products (Canada) Ltd.P O.Box 220.Etobicoke.Ontario M9C 4V3 | rents coins du monde disent que le ! temps presse et qu'il faut vite bâtir j une écologie de l'amour et de la li bel té «j'ai le sentiment, me confie Mau-! rice Champagne-Gilbert, de vivre j dans une société ou les êtres n'ont pas d'importance alors qu'ils sont au ! coeur de ma sensibilité, de mes I préoccupations et de ma démarche ; personnelle.Peut-être parce que j'ai beaucoup souffert |e me suis tou-[ jours senti étranger à mes parents, même avant d apprendre que j'étais un enfant adopté.Ma mère, par exemple, était une femme traditionnelle, dominée par la religion et qui aurait voulu me culpabiliser de mes folles envies de liberté.Mon père, c'était l'absence, le silence.Vous connaissez Le joueur de guitare de Picasso?Eh bien, voilà l'image de j mon père, solitaire dans un coin.Ma mère aurait pu passer l'éponge sur et sous lui qu'il n'aurait pas réagi ; Alors, la tendresse, pour moi, c'est la contrepartie de cette cruauté qui se ! vivait entre les êtres autour de moi I et que j'ai vue comme l'expression j du pouvoir, cette force qui bloque I tous les rapports humains et empê-| che quasiment les êtres de venir au I monde Le pouvoir maladif, sournois j ries mal-aimés à qui le milieu et l'é-! ducation n'ont jamais permis d'ac-céder au ftouvoir d'eux-mêmes et : qui compensent par la domination » Les êtres le mot reviendra sans cesse entre nous car, comme le dit son ami lean-Louis Roy, directeur du Devoir, «l'essentiel dans la vie de Champagne*, homme de croyance et de conviction, c'est la personne humaine, le développement de cette personne et la certitude que tout investissement autre que celui là se fait en pure perte.Paradoxalement, Maurice est un individualiste qui a besoin des groupes II sait très bien pour moi-même, qui suis un hom me, c'est de remettre en cause le monde des hommes.Le monde 1 mâle est incroyablement grégaire, suiveux, soumis à des chefs qui sont établis au pouvoir par une sorte de consentement tacite, sournois, depuis des générations et des générations dans I histoire mâle.La tragédie de l'homme, c'est qu'il n'a pas la parole, je veux dire qu'il est incapable de parler de ses sentiments profonds.Les seuls moments où j'ai vraiment entendu des hommes se dire, c'est lorsqu'ils avaient pris un coup.L'aliénation des hommes sur ce plan-là est si terrible qu'il leur faut passer par la drogue pour découvrir la parole, la tendresse, se laisser aller».Nous crions Et nous serons de plus en plus nombreux parmi les hommes à mêler notre voix à /'interpellation féminine, pour tout ce que nous devons vivre et changer ensemble, pour tout ce qui attend et surgit en nous de la PERSONNE, pour tout ce que nous sommes avant d'être homme ou femme.Maurice Champagne-Gilbert crie-t-il dans le désert*' Cet appel à la parole des hommes, cette invitation à la tendresse, ce goût des retrouvail les avec femmes et enfants, toutes ces choses dont il parle si bien et qu i! écrit s» bellement, toutes ces choses ne sont-elles pas utopies?Maurice Champagne-Gilbert n'est-il pas un marchand d'illusions?«Non.Maurice est tout simplement un op timiste inébranlable», m a dit lean- ! Louis Roy.C'est vrai Quand on lit La famille et l'homme à délivrer du pouvoir, livre d'amour et de foi profonde, livre d'espérance d'où les douloureux cheminements ne sont cependant pas mis en veilleuse, c'est j comme si tout devenait possible.Vi-\u2018 vantes, vibrantes, accessibles et avec tout un vécu derrière les mots, ces pages s'inscrivent sous les tempes Oui, c'est ce qui fait la force de ce livre, ce poids de vie qui habite les mots.«|e rêve de cinéma pour arriver à j dire la vie de I intérieur.C'est ma fo- | lie d'essayer de lire les êtres de l'intérieur.» Nous roulons maintenant ! vers Montréal II se fait tard et le paysage de lumière descend tranquillement vers le silence et le recueillement Nous arriverons bientôt au métro de Longueuil où nous nous quitterons au milieu d'hommes et de femmes qui m'apparaîtront solitaires, je le sais.Chacun seul dans la foule, seul avec soi-même Lt, avant tie plonger dans la cohue et l'anonymat, je demande à Maurice Champagne-Gilbert s'il se rappelle le nom de celui qui a dit que chaque homme était une île: «le ne sais pas, j dit-il, mais je sais que choisir la h- j berté de ses idéologies entraîne toujours beaucoup de solitude.» Ih | LJ I IF STANTON mm ssm Sx® SfcvÇfl SMm wm ¦V,VS:'V>V ÊÛS AV s#* NSH& ?v ,' tfiÊSV® sK^SSSfc m$.wm?-M mm PP': « \u2022vi;?ï mm S&âfe i mm- CRAVEN X la première famille de cigarettes douces /Vis Santé et Bien-être social Canada considère que le danger pour la santé croit avec rusage -éviter d inhaler Moyenne par cigarette- Filtre King Size -goudron\u201d 12 mg.me 0.9 mg.Filtre Régulière -goudron\u201d 8 mg.me 05 mg (f \\\\v LA ROCHE PLEUREUSE Non loin de Québec, quelque part dans une île autrefois couverte de coudriers, se trouve un rocher pleurant on ne sait quelle belle et triste histoire d'amour Depuis nombre d'années, peut-être depuis le terrible «tremble-terre» de 1663, l'eau ruisselle sur cette pierre qui fait partie du sol de l'île aux Coudres.Cette île si belle, jaillie du fleuve pour le plaisir des yeux, attire les estivants depuis de fort longues années.Mais, avant 1930, ceux-ci ne trouvaient aucun abri, aucun endroit pour se restaurer et se reposer.On raconte que le maire Ulysse Dufour demanda, en 1931, aux soeurs Germaine, Rose et Irma Dufour de bien vouloir accueillir les visiteurs chez elles Et les demoiselles Dufour (les bien nommées!) de s'improviser aubergistes.En souvenir du premier Français connu à avoir posé le pied sur le sol de l'île, leur refuge s'appela Hôtel Jacques-Cartier.Ces femmes avaient en commun un héritage fait de traditions et de coutumes culinaires qui devaient contribuer à donner à leur cuisine familiale des lettres de noblesse bientôt fameuses à travers toute la province institut de tourisme et d'hôtellerie du Québec On accourait des villes pour goûter des plats traditionnels semblables à ceux que l'on servait tous les |ours dans les maisons de l'île Et, comme dans ces maisons, comme dans toutes celles de la province d'ailleurs, on mangeait ce que la cuisinière avait à offrir, on faisait de même à l'hôtel Jacques-Cartier A l'heure dite, les clients se présentaient à la salle à manger.Pour tous, le même potage, les mêmes viandes, les mêmes légumes, les mêmes desserts, servis dans une atmosphère rappelant celle des maisons d'autrefois, les trois soeurs étant, par miracle, partout à la fois, des fourneaux aux tables, mettant leur grain de sel partout.En 1932, l'historien Léon Trépanier leur suggéra de donner à l'endroit le nom de Roche pleureuse.L'idée était bonne.Elle l'est encore aujourd'hui alors que les cinq ou six chambres se sont multipliées et que la clientèle s'est faite plus nombreuse Après bientôt cinquante années d'existence, l'hôtel de la Roche pleureuse propose encore une table dite familiale, l\u2019héritage culinaire des soeurs Dufour ayant été recueilli par leur nièce Rita.Avec ses proches, elle veille à son tour aux fourneaux Helene-Andree Bizier Propriétaires: Rita et Vincent Laurin.PÂTÉS CROCHES Préparation: 35 à 40 minutes Cuisson: 1 heure 6 PÂTÉS INGRÉDIENTS Métrique Impérial Farine tout usage\t550 ml\t2Va tasses Sel\t2 ml\t'/z c.à thé Bicarbonate de soude\t0,5 ml\tVa c.à thé Lait\t300 ml\tIVa tasse Graisse végétale\t125 ml\tV2 tasse Farce: Porc haché\t600 g\t1 Ib 5 oz Oignons hachés\t125 ml\tVi tasse Sel\tau goût\tau goût Poivre\tau goût\tau goût MÉTHODE\t\t METTRE la farine dans une jatte et la disposer en fontaine AJOUTER le sel et le bicarbonate de soude.VERSER le lait au centre et mélanger la farine de façon à obtenir une pâte homogène.FAIRE CHAUFFER la graisse végétale et l'incorporer à la pâte Bien travailler la pâte jusqu'à ce qu'elle ait la consistance d'une pâte à chou.Farce MÉLANGER le porc haché et les oignons hachés.ASSAISONNER Etendre la pâte et y détailler des abaisses de 20 cm (8 po) de diamètre.Déposer 115g (4 oz) de farce sur une moitié de l'abaisse, à 2,5 cm (1 po) du bord Donner à la farce une forme allongée.Mouiller légèrement le bord de l'abaisse avec un peu d'eau Rabattre l'autre moitié de l'abaisse et bien presser les bords pour les faire adhérer.| Donner au rebord du pâté l'aspect ! d'un cordon en y imprimant des petites vagues avec le bout de i l'index.| Faire une petite incision au centre des pâtés.Mettre les pâtés dans une plaque légèrement graissée.Cuire au four à 170°C (325°F) pendant une heure.N.B.: si la pâte cuit trop vite, recouvrir les pâtés d'un papier 1 d'aluminium.18 Photo Robert loannette (I.T.H.Q.) PÂTÉ D'ÉPERLANS Préparation: 1 heure Cuisson: 45 minutes 6 PORTIONS INGRÉDIENTS\tMétrique Impérial\t Pâté brisée *\t500 g\t1 lb2oz Blanc d'oeuf\t1\t1 Eperlans\t675 g\t1 lb8oz | Echalotes vertes\t\t ! hachées\t200 ml\tV* tasse /aune d'oeuf\t1\t1 Oeuf\t1\t1 1 Crème 35%\t250 ml\t1 tasse Eau froide\t15 ml\t1 c.à table METHODE FONCER un moule à tarte avec la moitié de la pâte.BADIGEONNER le fond de pâte avec le blanc d'oeuf battu.Laisser sécher 15 minutes.FENDRE les éperlans sur le dos.Enlever l'arête et les nageoires à l'aide d'un couteau.Couper les filets en tronçons de 2,5 cm (1 po).DISPOSER les éperlans et les échalotes dans le fond du moule.BATTRE le jaune d'oeuf avec l'oeuf AJOUTER la crème et verser sur les éperlans.HUMECTER le bord de l'abaisse avec un peu d'eau froide.Couvrir d'une autre abaisse et bien presser les bords des deux abaisses pour les | faire adhérer.Humecter le dessus du | pâté avec un peu d'eau.Faire 2 ou 3 incisions au centre de l'abaisse.Cuire au four à 18U°C (350°F) J pendant 45 minutes.I Servir immédiatement.«PÂTE BRISÉE 6 PORTIONS \t500 g\t1 Ib 2 oz INGREDIENTS Graisse\tMétrique Imperial\t végétale Farine tout\t250 ml\t?tasse usage\t400 ml\t14'r tasse Sel\t5 ml\t1 c à tl Eau froide\t85 ml\t'n tasse MÉTHODE INCORPORER la graisse végétale à la farine.j AJOUTER le sel.AJOUTER l'eau froide d'un seul | coup et mélanger délicatement J Façonner en boule et mettre au ! réfrigérateur pendant 2 heures avant ' d'utiliser.BOUCHÉES CROQUANTES\t\tMETHODE DES FESTIVITÉS\t\tBATTRE EN CRÈME la graisse Préparation: 15 minutes\t\tvégétale avec le sucre.Cuisson: 15 à 17 minutes\t\tINCORPORER l'oeuf et l'extrait \t\td'amande.\t2 DOUZAINES\tINCORPORER la farine et la poudre INGREDIENTS\tMétrique Impérial\tà pâte Graisse végétale 85 ml Fi tasse\t\tENFIN, incorporer les autres Sucre\t125 ml 'n tasse\tingrédients.Oeuf\t1 1\tDisposer par cuillerées de 15 ml (1 c: Extrait\t\tà table) dans une plaque graissée.d\u2019amande\t2 ml Vi c.à thé\tCuire au four à 170°C (325°F) de 15 à Farine tout\t\t17 minutes.usage\t175 ml Va fasse\t Poudre à pâte\t2 ml Vi c.à thé\t Crains de\t\t chocolat\t\t mi-sucré\t175 ml Va tasse\t Noix de coco\t\t râpée\t125 ml '/i tasse\t Cerises au\t\t marasquin\t\t hachées\t125 ml Vi fasse\t CRÈME AUX POMMES\t\tMÉTHODE Preparation: 20 minutes\t\tBA fl RE les blancs d'oeufs en neige au mélangeur électrique.INGRÉDIENTS\t6 PORTIONS\tLORSQU'ILS sont presque fermes, \tMétrique Impérial\tajouter graduellement le sucre.Battre jusqu'à ce qu'ils soient très Blancs d'oeufs\t3\t3\t Sucre glace\t150 ml V) tasse\tfermes.Compote de\t\tINCORPORER la compote de pommes\t150 ml V) tasse\tpommes.Pomme en\t\tVerser la crème dans un plat de quartiers\t1 1\tservice.DÉCORER avec des quartiers de pomme.Servir froid GwFOURNIER DIEU SAUVE NOTRE RÉDACTEUR! Même s'il ! revient tout juste ! de vacances, inous avons | convenu i d'accorder à notre rédacteur Guy Fournier une autre semaine de congé pour des motifs humanitaires.Depuis qu'il sait qu'à la fin de sa vie sir Winston Churchill tomba amoureux de la reine Elisabeth, notre rédacteur n'arrive pas à s'en remettre.Sir ; John Colville, secrétaire privé du | célèbre homme d'Etat anglais durant la Seconde Guerre I mondiale, a révélé dans son livre | les Churchilliens, que son ex-| patron fut littéralement ébloui par ¦ la reine à compter de 1952.Il avait i rencontré la princesse Elisabeth pour la première fois à Balmoral, résidence royale d'Ecosse, alors qu elle n'avait que deux ans.Il avait alors écrit que la princesse avait un aird'autorité et un caractère étonnant pour une enfant En 1952, quand la reine monta sur le trône à l'âge de 25 i ans, le Premier ministre Churchill avait 77 ans.«C'était un vieil homme, écrit Colville, dont les passions étaient passées, mais il ne fait aucun doute qu'à une distance respectueuse il était amoureux de la reine.» Depuis qu'il a lu ce passage, notre rédacteur est inconsolable II avait toujours gardé secrète son irrésistible passion pour la reine, mais depuis l'indiscrétion du secrétaire de Churchill, il ne voit plus de raison pour continuer de ronger son frein en silence.Nous étions quelques rares intimes \u2014 | ses compagnons de travail surtout \u2014 à partager son terrible secret.i On se rappellera d'ailleurs qu'à l'occasion de l'Exposition universelle de Montréal, notre | rédacteur avait invité la reine à i séjourner chez lui.Mettant sa jalousie de côté, il l'avait même invitée en compagnie du prince Philip et des enfants.Nous l'avions mis en garde contre cette visite qui risquait d'exacerber cet amour impossible.Comment espérer que ! celle qui préside aux destinées de l'Eglise anglicane puisse, un jour, unir sa destinée à notre rédacteur qui est catholique?Heureusement, j la reine ne donna pas suite à l\u2019invitation, évitant ainsi à notre confrère une promiscuité à laquelle il n'aurait sans doute pu résister.La moindre incartade eût provoqué des remous politiques i graves, sans parler des problèmes i qui auraient surgi entre notre rédacteur et sa femme.Contrairement à Churchill, chez qui la passion pour Elisabeth commença à un âge avancé, elle se manifesta très jeune chez notre rédacteur A sept ans, alors qu'il venait d'entreprendre une collection de timbres, il fut subjugué par un timbre-poste de «six pence», frappé à l'effigie de la jeune princesse.Notre rédacteur, qui maniait déjà très bien le crayon à mine, écrivit alors que la 1 princesse avait un «air d'autorité et j un caractère étonnant pour une j fille aussi jeune».C'est troublant i de constater qu'à un océan de distance, il employa pour décrire Elisabeth les mêmes mots que Churchill L'adolescence de notre rédacteur fut profondément j bouleversée par le mariage de la princesse au duc d'Edimbourg, en 1947.Selon les personnes qui l'ont j fréquenté à cette époque, il avait un comportement très irrationnel: il entaillait l'écorce des arbres au nom d'Elisabeth, il écrivait des poèmes d'amour et il rayait sur les rochers et les viaducs le nom du «Crédit social» pour le remplacer par le graffiti «Elisabeth s'en vient».Il trouva dans le mariage une consolation momentanée, mais sa fièvre reprit le dessus quand Elisabeth monta sur le trône.Comment oublier la personne qu'on aime quand on retrouve son image partout: sur les pièces d'un cent, de cinq cents, de dix cents, sur les 25 cents et les 50 cents, sur les billets de banque, les timbres-poste, dans les dictionnaires et jusque sur le manche des cuillères?En 1959, les hasards du métier de journaliste firent bien les choses.Notre rédacteur fut appelé par la Société Radio-Canada à suivre la reine dans son périple à travers le Canada.C'étaif le temps ou jamais pour lui de déclarer ses feux.De l'arrivée de la reine à Québec sur le yacht Britannia, dans les derniers jours de juin, jusqu'à son départ des Maritimes dans un avion à réaction Cornet en août, notre rédacteur guetta le moment propice.Hélas! chaque fois qu'il voulut se précipiter vers elle pour lui avouer son amour, il trouva la Gendarmerie royale sur son chemin.Nous sommes confiants qu'une semaine de repos, ainsi que le fait d'avouer publiquement sa passion, devrait remettre notre rédacteur sur le piton Sa femme le souhaite aussi, elle qui n'a cessé durant toutes ces années de partager son mari avec Elisabeth II » 19 Plus belle que jamais.Coffret de maquillage Polly Bergen V Veuillez m envoyer___coffrets de maquillage Polly Bergen Stock N1 087 470 432 pour la somme J de $-(Ajoutez les taxes de vente s\u2019il y a lieu).Nom.Adresse .Ville .Prov./Code postal .Compte Sears Nr .Chèque______ Mandat postal_____ Rouge a levres Pomegranate Procurez-vous le coffret de maquillage Polly Bergen pour $8 95 dans tout magasin Sears ou point de vente par catalogue ou en envoyant le coupon postal à cette adresse 4 ombres à paupières avec 1 applicateur Parfum Tortue '/2 oz Fard â joues 2 tons Pèche/cuivré avec pinceau applicateur 3 brillants â lèvres avec 1 applicateur Mascara-Brun/noir V'' \\\\AV' Sears, Div.8, 108 Mutual St.,\tMontreal 333-5811, Quebec 529-9811, Trois Rivieres 379-5333, Toronto.M5B 2C9\tOttawa 523-1211, Sherbrooke 563-9770 Sears vous en avez pour votre argent.et plus "]
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