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Le soleil
Journal quotidien d'information de grande diffusion publié à Québec. Il a longtemps été associé directement aux partis politiques libéraux.
[...]
Le Soleil voit le jour à la fin de 1896 pour prendre la relève du quotidien d'allégeance libérale L'Électeur, qui avait subi la réprobation de l'Église. Sans perdre un seul jour de publication, le journal, qui avait publié les contributions de Louis Fréchette, Arthur Buies et Wilfrid Laurier, est relancé sur un ton plus modéré, sous son nom actuel, à l'initiative d'Ernest Pacaud et des directeurs de la Compagnie d'imprimerie du Québec.

Jusqu'au milieu du XXe siècle, les principaux actionnaires et dirigeants du journal sont des hommes politiques libéraux. Le Soleil s'affiche d'ailleurs pendant tout ce temps comme un organe des partis libéraux provincial et fédéral. Il deviendra par la suite un journal d'information généraliste.

Au fil des ans, le journal accueille les contributions de grands rédacteurs et journalistes : Ulric Barthe, Henri d'Hellencourt, Jean-Charles Harvey, Joseph Barnard, Raymond Dubé, Joseph Hardy, Joseph Voisard, Henri Dutil, Paul Audet et Gilbert Lavoie, parmi plusieurs autres. Dès le milieu des années 1930, Germaine Bundock et Renaude Lapointe tiennent des chroniques féminines et couvrent les actualités culturelles et sociales; viennent ensuite Monique Duval, puis Lise Lachance. Le journal imprime des photographies d'Alcide puis de Pierre Martineau, et plus tard de Raynald Lavoie et de Clément Thibault. Les caricaturistes Raoul Hunter, puis Berthio (Roland Berthiaume) et André-Philippe Côté y feront aussi leur marque.

En 1936, Le Soleil consolide sa présence sur le marché de la presse quotidienne de Québec lorsqu'il acquiert son concurrent, L'Événement, publié depuis 1867, puis Le Journal en 1938. Les deux titres sont fusionnés. L'Événement-Journal sera publié de 1938 à 1962, puis il reprendra le nom de L'Événement jusqu'à sa fermeture définitive en 1967.

Après avoir été présidé par la famille Gilbert (à partir de 1948), Le Soleil est acquis en 1974 par Jacques Francoeur et le groupe Unimedia. Le journal passe aux mains du groupe Hollinger de Conrad Black en 1987, puis à celles du groupe Gesca en 2000. En 2006, pour faire face à la concurrence du populaire Journal de Québec, il abandonne le grand format pour adopter le format tabloïd.

Le Soleil
est tiré à 22 000 exemplaires en 1907, à 49 000 en 1932, à 121 000 en 1960, à 160 000 en 1971, pour redescendre à 100 000 exemplaires en 1987 puis à 80 000 en 2000.


Sources :


BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 11-15.

LEMIEUX, Louis-Guy, Le roman du Soleil - Un journal dans son iècle, Québec, Septentrion, 1997.

BOIVIN, Mathieu, « Tout petit, le Soleil », Trente, vol. 31, no 8, septembre 2007.

CARDINAL, François, « Le Soleil brillera-t-il pour Gesca? », Trente, vol. 25, no 6, juin 2001.


Éditeur :
  • Québec :Le soleil,[1896]-
Contenu spécifique :
Perspectives
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Électeur (Québec, Québec : 1880 : Édition quotidienne)
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Références

Le soleil, 1981-07-25, Collections de BAnQ.

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[" Semaine du 25 juillet I4H l \u2014 Vol.23 No 30 LE SUPER 8 TOURNE ROND PAGE 3 L\u2019AMBASSADE FORTERESSE RAGE 8 \t\t ?\tQ\t:«a les 16 août Laissez la vaisselle de coté pour un soir.Z billets pour le prix de 1 * Lors de la journée Sunlight, vous pourrez obtenir 2 billets d'une valeur totale de 8$ pour seulement 4$ en présentant une étiquette recto de Sunlight vaisselle de n'importe quel format aux guichets du Stade olympique.Vous pouvez aussi gagner des prix! En assistant à la journée Sunlight, vous pouvez également participer aux tirages Sunlight durant la partie.À chaque partie on fera tirer: \u2022\tun week-end pour deux à l'Estérel \u2022\tun bon d'achat de 100$ de la maison T.Eaton \u2022\tun téléviseur noir et blanc Phillips 12\" Le week-end pour deux à l'Estérel comprend une chambre pour deux le vendredi et le samedi soir, le dîner du vendredi soir, le petit déjeuner et le dîner du samedi et le petit déjeuner du dimanche ainsi que l'accès aux services offerts par l'Estérel.Les gagnants de ces week-ends pourront se prévaloir de leur prix avant le 4 octobre 1981.(Valeur approximative du prix: 275$.) On fera également tirer un bon d'achat d'une valeur de 100$ de la maison T.Eaton, échangeable en tout temps au magasin Eaton de votre choix, ainsi qu'un téléviseur noir et blanc portatif Phillips 12* (prix de détail 134.95$).Tous les spectateurs présents au Stade olympique lors des tirages seront éligibles à l'exception des employés de Lever Detergents, de leurs agences de publicité, de leurs représentants et de l'organisme chargé de la bonne marche du concours, ainsi que la famille immédiate de ces employés.Pour avoir droit à leur prix, les gagnants devront répondre à l'intérieur d'un délai fixé d'avance à une question mettant leurs connaissances à l'épreuve Tous les prix seront acceptés tels quels et aucune substitution ne sera possible.Les chances de gagner sont inversement proportionnelles au nombre de per sonnes assistant â la partie de baseball au cours de laquelle seront tirés les prix.Ce concours est assujetti aux lots fédérales, provinciales et municipales fous les droits requis ont été versés à la Régie des loteries et courses du Québec Toute plainte concernant le déroulement du concours ou l'attribution des prix doit être portée à l'attention de la Régie des loteries et courses du Oiébec * Cette offre n'est valable que les 16 août et S septembre 1961.Cette dernière partie remplace la journée Sunlight du 27 juin annulée è cause de la grève de I Association des Joueurs des Ligues Majeures de Baseball et participez aux tirages Sunlight! Photos Pierre Desjardins Æ7BCDU8MM ON PEUT MIRE DU CINEMA SUPER ne foule bigarrée envahit la salle Marie-Gérin-Lajoie de l'Uqam Sur l'écran, près de 100 films sont projetés presque sans arrêt Le second festival international du cinéma super 8 québécois bat son plein Au cours de ces trois jours de fiesta sonore et visuelle, défilent des portraits, des films d'animation, de science-fiction et même des longs métrages provenant d\u2019une dizaine de pays Pas moins de 3 000 curieux se massent aux représentations Pour certains d'entre eux qui assistent pour la première fois à la projection d'un film super 8 sonore, c'est la révélation.En effet, avec le son ajouté à l'image, le super 8 se compare avantageusement aux formats du 16 mm et du 35 mm dans lesquels sont tournés la très grande majorité des films projetés sur nos écrans Pas si mal, pour un format hier encore enfant pauvre et déprécié du cinéma.Aujourd'hui, le super 8 suscite un engouement passionné Chaque jour, son bas prix et la qualité de sa production lui gagnent de nouveaux adeptes.L'un des plus enthousiastes n'est autre que Pierre-Henri Deleau, délégué général de la Quinzaine des réalisateurs du Festival de Cannes, venu à Montréal faire du repêchage En repartant, il avait dans son escarcelle Tous les garçons, film d'Yves Laberge qui allait être présenté à Cannes dan« le cadre d'une toute nouvelle section réservée au super 8 Deleau n'était pas le seul Dès l'an dernier, le producteur Armand Ventre, du réseau de télévision française Antenne II, l'avait devancé en sélectionnant quatre films québécois pour sa programmation Cette année, il décernait un prix spécial au film Vidange s, de Mathieu Duncan et Robert Mondoux, diffusé en France.Chez nous, les producteurs des grands réseaux de télévision se font encore tirer l'oreille.Mis à part La Course autour du monde, il n'existe pas, à toutes fins utiles, d'émission consacrée à ce format.Cependant, timidement, un dégel se prépare Là encore, Radio-Québec donne le ton en produisant un documentaire sur les Alchimistes, du cinéaste Richard* 3 4 Tariff AVEC DU 8 MM, ON PEUT FAIRE DU CINÉMA SUPER pellicule n'arrange pas les choses.En effet, la surface translucide sur laquelle nos rêves et illusions sont fixés est faite à partir des matières premières les plus en demande aujourd'hui: l'argent et le pétrole.Dans ces conditions, tourner un film pour un jeune cinéaste, devient en est convaincu.La maniabilité du super 8, son faible coût ouvrent le monde du cinéma et son langage à de nombreux jeunes cinéastes désireux de laisser leur marque, dit-il en substance.Le coût du super 8 est très bas en comparaison des autres formats utilisés.Pour environ 2000$, il est possible d'acquérir une bonne caméra sonore (600$), une visionneuse (150$) et un projecteur sonore (800$).Le film, lui, ne coûte que 5$ la minute, développement compris.De plus, la légèreté de l'équipement super 8 réduit au minimum l'équipe de tournage.Voilà qui contribue à diminuer allègrement les coûts de production, argument auquel ne peut rester insensible un jeune cinéaste ou même un moins jeune Car, hormis la sophistication des équipements, la réalisation d'un film super 8 est rigoureusement semblable à celle de tout autre format.Par contre, le super 8 se différencie beaucoup plus de son plus proche concurrent, le magnétoscope.Bien que le vidéo ait l'avantage de l'instantanéité sur son vis-à-vis, sa pellicule magnétoscopique ne peut être montée que sur une monteuse électronique fort coûteuse et, de ce fait, inaccessible à bien des bourses.loisirs dont elle est membre.Elle possède un journal de format tabloïd distribué à tous ses abonnés.Les activités ne manquent pas.Pour ceux qui veulent s'initier au super 8, on a prévu des fins de semaine où le futur cinéaste peut se familiariser avec le langage cinématographique et les techniques de production.Les mordus, eux, auront toujours à se mettre sous la dent des stages plus avancés (montage, prise de vue et prise de son).En plus d'offrir la possibilité de louer certains équipements, l'Association organise des tournées en province et des projections.Et depuis janvier dernier, des émissions en super 8, d'une demi-heure, sont régulièrement diffusées sur les ondes de Câblovision Nationale.L'APJCQ a aussi mis sur pied le premier concours de films super 8 à carrière scientifique, qui s'est déroulé tà la fin du mois d'avril dans le cadre de la deuxième Expo-Science de Montréal.Enfin l'Association avait contribué, il y a deux ans, au programme Enfilm 79, au cours de l'Année de l'enfant.Plusieurs jeunes avaient alors pu réaliser et diffuser leur propre film Bien des cinéastes, aujourd'hui connus, ont commencé ainsi.Le dynamisme et le sens de l'orga- demment à Montréal.Fondé en 1975, cet organisme compte une quinzaine de pays membres, dont plusieurs d'Amérique latine.Selon son directeur général, le cinéaste Richard Clark, la Fédération est en train de mettre sur pied des programmes d'échanges de cinéastes avec les pays du tiers monde, afin de les familiariser avec ce prodigieux outil d'éducation audio-visuel.Déjà la Tunisie, le Maroc et la Turquie se sont montrés intéressés à de tels échanges.Par ailleurs, le Conseil international du cinéma et de la télévision, création de l'Unesco, vient d'inviter la Fédération à entrer dans ses rangs, aux côtés d'une quarantaine d'autres organismes non gouvernementaux.Si le super 8 se révèle un excellent format d'apprentissage du langage cinématographique il est également un très bon support de diffusion pour nombre de documentaires et de courts métrages.Mais en pratique, la très grande majorité des salles tant commerciales que parallèles ne sont pas équipées de projecteurs super 8 Ce qui rend la diffusion du film super 8 bien difficile Le seul moyen de le diffuser dans les circuits usuels demeure le gonflage.Ce dernier est un procédé par Clark.«Mais il reste beaucoup de travail à faire pour sensibiliser les télédiffuseurs», souligne Michel Payette, directeur général de l'Association pour le jeune cinéma québécois.Que s'est-il passé depuis le 8 mm fidèle et sautillant compagnon de tant de veillées familiales, s'est transformé soudain en super 8?Un peu d'histoire s'impose.Tiré bibli-quement des «côtes» du format 16 mm, le 8 mm fut lancé en 1938 à l'exposition de Paris par l'omnipotente compagnie Eastman Kodak.Destiné au grand public, c'était en fait une pellicule 16 mm à double perforation coupée en deux.La cinémato- f;raphie familiale était née.Alors leurit, pendant plus de trois décennies, une filmographie spontanée, méconnue et muette.Combien de baptêmes, de mariages ont ainsi été fixés sur pellicule par un oncle ou un cousin débrouillard.Et quelle aventure de revoir ensuite ces souvenirs fugaces et jaunis en redoutant que le projecteur flanche ou pis, brûle la pellicule.Mais le temps a passé.Et puis un beau jour de l'année 1965, touché par la baguette magique de la- fée Technologie, le 8 mm bien ordinaire est devenu super! Tout à coup, Cen-drillon avait embellie.Les perforations latérales avaient substantiellement diminué de taille, laissant ainsi plus de place à l'image souveraine.De plus, le super 8 devenait disponible en cassette, facile à manipuler.Or, il a fallu attendre le début des années 70 pour que le super 8 se mette à parier.Depuis, des innovations techniques constantes le transforment chaque jour, le rendant ainsi attirant et accessible à un nombre grandissant de jeunes cinéastes.De jour en jour l'inflation croissante rend prohibitive la production d'un film.Le coût galopant de la Silence, on tourne ! impossible sans l'aide de l'État; situation qui n'est pas étrangère à la crise que traverse le cinéma québécois aujourd'hui.Le format super 8 offre-t-il des éléments originaux de solutions pour résorber cette crise?Michel Payette, directeur général de l'Association pour le jeune cinéma, Fondée depuis sept ans, l'Association pour le jeune cinéma québécois compte justement favoriser et promouvoir un cinéma accessible et peu coûteux.Forte de ses quatre cents membres, l'Association s'inscrit d'emblée dans le mouvement de renouvellement des associations de nisation dont fait preuve l'Association fait l'envie de plusieurs représentants étrangers.Pas étonnant que cet organisme forme, avec les services socio-culturels du collège Ahuntsic, l'épine dorsale de la Fédération internationale du cinéma super 8 dont le siège se trouve inci- De gauche à droite : Michel Payette, directeur général de l'AJ.C.Q., Richard Clark, directeur général de la Fédération internationale, Diego Risquez, cinéaste vénézuélien, Pierre-Henri Deleay, de la Quinzaine des réalisateurs, et le cinéaste belge Robert Malengreau. ¦tou*» P^ri-doclwr -S\u2019**.4 \\ & ¦\u2022 «WG lequel on transfère sur un autre support (16 mm ou bande vidéo) l'image préalablement fixée sur super 8.M.Arnold Schieman, de l'Office national du film, a amélioré sensiblement les techniques de gonflage, ce qui lui a valu une réputation internationale dans les milieux du cinéma.Toutefois, malgré ces progrès remarquables, l'image du super 8 ne pourra jamais avoir la clarté ni la netteté de ses grands frères du 16 mm et du 35 mm à cause de sa petite taille.Or, s'il passe moins élégamment sur grand écran, il est, en revanche, parfait pour la télévision.«Le transfert en vidéo est absolument impeccable», note le critique belge Robert Malengreau, président de la Fédération internationale, qui voit en la télévision la voie royale de distribution du super 8.Déjà des caméramans d'actualité belges se sont convertis au super 8 pour chasser l'événement.Et pierre-Henri Deleau entrevoit pour bientôt «l'avènement d'une génération de cinéma spontané qui se trouvera là où les choses se passent.» Au Québec, la bataille pour la reconnaissance professionnelle est bien engagée.Sylvain Bernier, réalisateur de Vincent Lagacé, film qui a remporté les honneurs de la compétition nationale, est en tout cas décidé à prendre le taureau par les cornes.Cet appariteur de 22 ans a fondé avec des amis une compagnie pour produire des films super 8.«En me familiarisant avec le matériel, dit-il, je me suis aperçu qu'on pouvait suivre le même cheminement que pour un film 16 mm, les coûts en moins.» Cela devient très intéressant lorsqu'on sait qu'un film super 8 de 30 minutes peut être transféré sur ruban vidéo et vendu à la télévision à ces coûts de production 10 fois plus bas que ceux du magnétoscope ou du 16 mm.Selon Michel Payette, cela s'accentuera avec le développement de la câblovision.«Les séries d'émissions achetées à l'étranger seront trop coûteuses ou insuffisantes pour alimenter les grilles-horaires des nombreux postes du circuit.Il faudra donc produire sur place à des coûts compétitifs que seul offre le super 8.» Les implications d'un tel essor finiront par estomper les réticences de certains cinéastes et producteurs pour qui le super 8 demeure encore un gadget pour amateurs.En plus de permettre à de nombreux jeunes comédiens et scénaristes de pratiquer leur métier, le super 8 ouvre la voie à toute une nouvelle génération de cinéastes, mieux aguerris au langage et aux techniques du septième art.L'avenir du cinéma québécois passera-t-il par la formule de l'économiste Schumacher «Small is beautiful»?De plus en plus de jeunes cinéastes pensent que oui.FULVIO CACCIA Ans: Santé et Bien être social Canada considère que le danger pour la santé croit avec l'usage - éviter d\u2019inhaler Moyenne par cigarette\u2014 Placer's Filtre format King Sire \"goudron'\u2019 17 mg nicotine 1 1 mg Format régulier \"goudron\u201d 17 mg nicotine 1.2 mg Player s Légère, format King Sire: \"goudron\" 16 mg nicotine 1.2 mg Format régulier \"goudron\u201d 14 mg nicotine l.O mg Perspectives \" est publié c haque semaine par Perspec lives Inc 231, rue Saint Jacques, Montréal.P Q H2Y 1 Mb lél 202-2224 Président et direc feur général Jean A Dion Rédaction Rédacteur en c het lean Bouthiilcttr Redactn*.eenchef ad/omte Therése Dumesnil» Rédac feue rév oeur l douant Douce! Conception graphique Directeur artist irpie Pierre l egault Graphisle Jean-Marc Martin Chef de Ja fabrn atmn I nuise l ambm Doucet Secretariat Liliane Biturai\u2022 Françoise |oannidè>\u2022 Gisèle Pavant Service de la public ité Orrec teur I orne I reger Chargé* de comptes Michel Brunette \u2022 lohanne Fessier 211 rue \"saint Jacques.Montréal, P Q M2V IMF» lél 282-2224 Dire* leur regional (< )ntano) I )enis Kelly \u2022 ( bargee de comptes [ >iane Souc le lb King Street last, 4th floor, foronto.Ont MSC 115 fél Uil fiOM C on veil d'administration Président Roger lanriry Vice président Gaston Vachon* Secrétaire lean Sisto \u2022 trésorier Denis laçasse ISSN 0180 6790 mustang EXPERIENCE, CALCUL, PLAISIR ET SANG-FROID Claude Gou coureur «cool »i il 'est dans I atmosphère enfumée des brasseries que se décide le sort du monde.Modestes par coïncidence, ce soir-là on ne discute que de course automobile, sujet malgré tout respectable À défaut d'un ayatollah.d'un Reagan ou d'un Lévesque, c'est Villeneuve, Gilles, qui fait les frais de la conversation \u2014 Et que pensez-vous de Claude Gou , Les experts en restent baba Qui est Claude Gou*' Très peu le savent, car la course automobile sur circuit routier n'échappe pas à la dichotomie qui divise les sports amateurs et professionnels Malgré le renouveau qu\u2019a connu ce sport amateur au Québec, l'été dernier, grâce à la série Molson ACAM présidée par Claude Thiffault (un autre excellent pilote), ses champions échappent encore difficilement à I anonymat Depuis le début de la saison, la voiture quarante-six, une modeste pour ne pas dire quelconque Datsun 510 marron forçait mon admiration en tenant tête à une magnifique Porsche 911SC.Sa maîtrise dans les courbes tenait du prodige Son adresse à tirer profit des moindres erreurs de ses adversaires me fascinait Quel diable pilote donc ce bouffe asphalte >.Les haut-parleurs m'apprirent qu'il s'agissait d'un certain Gou, Claude île son prénom.Mais qui donc est Claude Gou l l'aperçus enfin mon idole lors d'une école de pilotage tenue par I ACAM (Association des coureurs automobile de Montréal) à la piste Sanair Debout avec les autres moniteurs, mains dans les poches, il at- Photos Philip Mongeau couverture\u2014François Boulay ; tendait placidement le moment de dispenser ses connaissances, l'avais peine à croire que la Datsun marron qui brûlait la piste à un tram d'enfer était pilotée par ce monsieur à l'allure bourgeoise, ce rouquin au che-; veu rare, à la face lunaire cernée d'une barbe poivre, sel et paprika bien taillée.«Une course, dit-il, ça se prépare.La mécanique doit être à point, lés pneus en parfait état et la piste doit avoir été étudiée à fond L'expérience fait le reste» En somme, rien de bien malin )e demandais la formule de l'élixir qui i transforme les quidams en champions et l'on me servait une recette de bonne femme.Monsieur Gou l'ingénieur, assistant-directeur du projet de la Cama piscau pour un bureau d'ingénieurs-conseils, refuse même de parler de réflexes.«Lorsque filant à du cent vingt à l'heure (193 km h) nous évi-| tons une voiture juste devant nous, les gens parlent de réflexes.C'est faux Nous avons prévu le dérapage qui se préparait.Nous l'avons sentie cette voiture qui allait perdre de l'adhérence.Elle avait peut-être bougé de six pouces et nous avions déjà évalué, en fonction de nos vitesses respectives, la ligne qu elle suivrait et, l'ayant calculée, nous l'avons évitée » le tentai de suggérer le réflexe conditionné mais l'ingénieur rétor-! qua avec l'analyse et le calcul, éléments à la portée de tous Calcul, sang-froid, concentration et expérience.Claude Gou n'improvise pas; il analyse et juge.Et qui pourrait le contredire, cette attitude lui a valu, la saison dernière, le championnat de la série Molson-ACAM et le championnat du Québec dans la catégorie des voitures de production Cette course qu il prépare avec minutie ressemble d'ailleurs à sa carrière.Après l'Ecole polytechnique de Montréal, c'est à Harvard qu'il ira «parce que c était la meilleure université pour la mécanique des sols» | Les emplois dont il change souvent, «j'aime un nouveau challenge», sont autant de nouvelles pistes à analyser et à vaincre Les challenges, c'est au collège qu'il commença à s'y mesurer en s'adonnant à la natation de compétition A l\u2019université de Montréal, il troqua le maillot contre le kimono et devint |udoka Mais cet homme pondéré, cet ingénieur raisonnable n'apprécie les défis que s'ils sont assaisonnés de risque «Le grand challenge de la course automobile est de pouvoir fonctionner à un niveau d'intensité et de concentration que le quotidien ne nous permet pas d'atteindre » Le ski et l'alpinisme ne lui avaient vraisemblablement pas fourni autant de satisfaction Par contre, la course sur glace qu'il a pratiquée jusqu à l'hiver 79-80 comme prolongement de ses activités estivales, lui a procuré beaucoup de plaisir «Excellente école de conduite qui enseigne le contrôle de voiture» ajoute-t-il.Ineffable Monsieur Gou Et pour- quoi ne pas enseigner aux enfants à marcher sur fil de fer pour mieux développer leur équilibre?)e commence à comprendre que nous ne vivons pas à la même intensité.Les mots n'ont plus le même sens Ce qui pour moi est talent, réflexe, risque et peur, devient pour lui expérience.calcul, plaisir et sang froid Ce monsieur qui collectionne les défis comme d'autres les pochettes d'allumettes, débute la saison quatre-vingt-un en lion (qui d'ailleurs est son signe).Tout en se familiarisant avec la formule «stock car» en participant à la série NASCAR Mol- son (NASCAR: National Association for Stock Car Auto Racing), où sa performance s'améliore à chaque course, («je devrais terminer la saison dans le peloton de tête»), il a remporté la première course d'en durance Molyslip de la saison avec son coéquipier Torn lones, au volant d'une Ford Mustang Ceux qui admi raient ses prouesses dans la catégo rie des voitures de production pourront le revoir à l'oeuvre dans le cadre de la série Molson-ACAM au Grand Prix Molson de Trois-Rivières, ainsi qu'au Grand Prix du Canada à I île Notre-Dame; c'est alors une Re nault Alpine qu\u2019il conduira A trente-huit ans.avec treize an nées d experience comme pilote de course, il ne prévoit pas encore s'ar rèter «Quand je me suis classé deuxième au championnat du Canada j en 1979 à Mosport, c'est un homme de cinquante-huit ans qui m'a de fait.A ce rythme là, il me reste en core vingt bonnes années Car, voyez-vous, en course automoLnle, ce n'est pas la fougue rie la jeunesse j qui compte C'est la maturité, le 1 contrôle de soi, la concentration et l'expérience qui font la différence.» PHILIPPE [MONO La Compagnie d'Assurance du Québec.Depuis plus d'un siècle à votre service.1890 1921 1961 \u2022\tLa colonisation connaît un essor sans précédent au Québec.\u2022\tDe son côté, la Compagnie d'Assurance du Québec ajoute la Gaspésie à ses régions desservies.\u2022\tPour la première fois, la population urbaine du Québec dépasse la population rurale.\u2022\tÀ la même époque, la Compagnie d'Assurance du Québec décide de couvrir les dommages causés par les explosions de gaz naturel.\u2022\tÀ Montréal, la construction de la Place Ville-Marie marque les débuts du plus important complexe souterrain du monde.\u2022\tLa Compagnie d'Assurance du Québec s'associe avec l'Assurance Royale Aujourd'hui, mieux pour mieux vous protéger, La Compagnie d'Assurance du Québec répond mieux aux besoins de ses clients, parce qu'elle connaît bien son monde.Ce fut d'ailleurs la première compagnie d'assurances fondée au Québec.Depuis, elle a toujours su améliorer et élargir la gamme de ses services.Associée avec l'Assurance Royale depuis 20 ans, elle est aujourd'hui mieux placée pour mieux vous protéger en vous offrant des avantages hors pair comme des polices en langage simplifié, sept centres de décisions à travers la province, des affiliations internationales, un réseau de plus de 700 courtiers et un service de sinistres qui assure une indemnisation rapide, équitable et fiable.Compagnie d\u2019Assurance du Québec Associée avec l'Assurance Royale depuis 1961 \u20224a*T mmt y mm, \u2022 « L-r^SÏ \u2014 ;.ïV.\u201c> - .\t» ,> ttw \" ., .V.-.\tT**\".; .\u2022 A- ATABLE I Institut de tourisme e et d'hôtellerie du Québec De tous les sucres, le miel est le premier que la terre a connu.Très tôt, les hommes ont su voler aux abeilles le produit de leur cueillette et leur réserve de nourriture pour la saison morte.Les sucres raffinés de l'Orient n'ont atteint notre civilisation naissante que comme condiments.A un moment de notre histoire, le sucre et le sel se confondaient dans l'emploi qu'on en faisait en cuisine.Le miel avait toute sa valeur de produit sucrant, primaire et naturel.Il a d'ailleurs conservé un pouvoir de séduction rassurant.Dans la phase de retour à la nature que nous connaissons depuis plusieurs années, le miel fait figure de produit sûr.Pourtant, à peu de chose près, ce n'est que du sucre.Aux yeux de la diététique, il est aussi nocif que peut l'être le sucre blanc.Du sucre demeure du sucre, chimiquement et diététiquement parlant: il carie les dents, il menace les vaisseaux coronariens, il fait engraisser, il est néfaste aux diabétiques.Il ne faut donc pas plonger la cuillère dans le pot de miel en pensant échapper à tous les dangers du sucre, de la cassonade ou du sirop d'érable.On ne peut toutefois nier la valeur aromatique du miel, bien différente de celle de tous ses concurrents.Le bon miel a une saveur particulière qui lui vient du nectar des fleurs où les abeilles ont butiné.On sait très bien que les ruches situées près des champs de sarrasin donnent une récolte fortement aromatisée qui fait souvent le désespoir des apiculteurs.Il y a des «crus» de miel, c'est-à-dire différentes saveurs naturelles de miel.Certains se vendent à prix d'or.Les miels d'acacia ou de fleur d'oranger valent toutes les douceurs inventées; les miels de trèfle sont plus prolétaires, mais n'en sont pas moins bons sur les tartines du petit déjeuner ou du goûter.Il suffit de se promener dans les rayons d'un importateur sérieux pour en découvrir toute une gamme délicieuse.Pour la commodité de l'entreposage et du transport, nous avons inventé la pasteurisation Le miel n'échappe pas à cette contrainte.Il y gagne en commodité d'utilisation, mais y perd en qualité.Les miels qui restent bien liquides ou bien crémeux grâce à ce procédé ont perdu leurs qualités organoleptiques et ne sont plus que du sucre blond Quelques apiculteurs vendent encore du miel non pasteurisé et c'est chez eux ! que s'approvisionnent les vrais amateurs.?12 Photo Robert loannette (I.T.H.Q.) t*.*«% -*1*.'Marques Je fusees de Genera! Foods Limitée De Ce Livre Gratuit: ADRESSER A Solutions simples pour le souper, C P339.Pori Credit.Ontario L5C 41.9 (Priere d inclure 25c pour Irais de port et de manutention ) ADRESSE VILLE PROV APP CODE POSTAL Voici une nouvelle collection de recettes simples et éprouvées.Votre famille se régalera, par exemple, de ce Riz à la Sauce Spaghetti.Toutes ces recettes sont, bien entendu, à base de riz Minute Rice*-le riz à grain long, prêt en cinq minutes.Faites aujourd'hui même la demande de ce nouveau livre de recettes gratuit! NOM LIVRE DE RECETTES GRATUIT ^ \u201cCinq Minutes suffisent pour faire la demande ATABLE SAUTÉ AU MIEL POULET SAUTÉ AU MIEL Préparation: 25 minutes Cuisson: 30 minutes 6 PORTIONS INGRÉDIENTS Métrique Impérial Oignons émincé s\t200 ml\tVt fasse Beurre\t45 ml\t3 c.à table Huile\t15 ml\t1 c.à table Poulet en morceaux\t7,5 kg\t31b 5 oz Sel\t5 ml\t1c.à thé Poivre\t1 ml\tY« c.à thé Jus de citron\t45 ml\t3 c.à table Miel\t200 ml\tfi fasse\tMÉTHODE FAIRE SAUTER les oignons dans le beurre et l'huile.À l'aide d'une écumoire, retirer les oignons de la casserole et les mettre de côté.ASSAISONNER les morceaux de poulet et les faire sauter, côté peau en premier, jusqu'à ce qu'ils soient bien dorés.Retirer les morceaux de poulet de la casserole et les mettre avec les oignons.Vider le surplus de gras de la casserole.AJOUTER le jus de citron et brasser pour bien disssoudre les sucs qui se sont caramélisés au fond de la casserole.VERSER le miel et mélanger.Chauffer.Remettre les oignons et les morceaux de poulet dans la casserole.Couvrir.Cuire pendant environ 30 minutes en retournant les morceaux de poulet une fois durant la cuisson.FEUILLETÉS AUX POMMES ETAU MIEL Préparation: 45 minutes Cuisson: 20 minutes 6 PORTIONS INGRÉDIENTS Métrique Impérial Pâte feuilletée congelée\t250 g 9 oz Crème au miel Miel\t125 ml Yi tasse Blanc d'oeuf\t1\t1 Beurre ramolli 125\tml\tY5\ttasse Pommes\t4\t4 Beurre\t45 ml 3 c.à table Miel\t125 ml 'A tasse Fécule de mais\t10\tml\t2\tc.\tà\tthé Eau\t15 ml 1 c.à table MÉTHODE ABAISSER la pâte en un rectangle de 30X 15cm (12X6 po) Détailler le rectangle en trois lanières de 5 cm (2 po) de large.Couper les lanières en deux.Disposer les bandes de pâte dans une plaque beurrée et les cuire au four à 200°C (400°F) pendant 7 minutes, puis à 150°C (300°F) pendant 13 minutes.Laisser refroidir.A l'aide d'un couteau, ouvrir les bandes de pâte feuilletée.Mettre de côté.\tCrème au miel: CHAUFFER le miel jusqu'à ce que le thermomètre à sirop indique 113°C (238° F).VERSER le miel petit à petit en filet sur le blanc d'oeuf et battre le mélange en neige ferme.Laisser refroidir.INCORPORER le beurre et battre la crème jusqu'à ce qu'elle soit homogène.Mettre de côté.PELER les pommes, les couper en deux, leur enlever le coeur et les émincer.FAIRE SAUTER les pommes dans le beurre de 3 à 4 minutes.AJOUTER le miel et faire mijoter de 1 à 2 minutes.Égoutter les pommes et les laisser refroidir.FAIRE BOUILLIR le |us de pommes et l'épaissir avec, la fécule de maïs délayée dans l'eau.Faire mijoter de 1 à 2 minutes.Disposer les morceaux de pommes sur la moitié des lanières de pâte feuilletée.Étendre la crème au miel sur les pommes.Couvrir avec l'autre moitié des lanières.Décorer les feuilletés avec une tranche de pomme.Napper de sirop de pomme et mettre au réfrigérateur.\t POMMES AU MIEL Préparation: 25 minutes Cuisson: 30 minutes 6 PORTIONS INGRÉDIENTS Métrique Impérial Beurre\t5 ml\t1 c.à thé Pommes\t6\t6 Jus de citron\t75 ml 'A tasse Rhum\t45 ml\t3 c.à table Miel\t200 ml\tfi tasse Cannelle\t7 ml\t1Ac.à thé Muscade\t3 ml\tVi c.à thé Noix de Grenoble hachées\t45 ml\t3 c.à table\tMÉTHODE BEURRER un plat à gratin.PELER les pommes, les couper en deux et leur enlever le coeur.Disposer les pommes dans le plat.PORTER À ÉBULLITION le jus de citron, le rhum, le miel, la cannelle et la muscade, et laisser mijoter 30 secondes.PARSEMER les pommes de noix hachées.Verser le liquide chaud sur les pommes.Cuire au four à 180°C (350°F) pendant 30 minutes.Servir chaud ou froid.GwFOURNIER SI ON ESSAYAIT.\u2014 Ils n'ont pas de coeur, les Irlandais.On voit bien que ma femme ne les connaît pas.Moi, j'ai été élevé à deux pas d'une famille irlandaise.Des gens émotifs comme eux, il ne s'en fait plus.Tous les soirs que le Bon Dieu amenait (chez les Irlandais, c'est toujours le Bon Dieu qui est responsable de tout), Pete\u2014 c'était le nom du voisin \u2014, arrivait en titubant après avoir fait le plein à la taverne.Il s'asseyait sur le perron, puis expliquait à sa femme combien il l'aimait.Après une dizaine de minutes, il se mettait à crier son amour et sa femme sortait de la maison, le blâmant d'avoir pris un verre de trop.Seuls les hommes savent combien on est sensible avec un peu de boisson dans le corps ! Pete se levait et décochait une taloche à sa femme qui fondait en larmes.Ne pouvant retenir les siennes à cause de son geste malheureux, il s'effondrait ensuite et les deux finissaient par rentrer à la maison, bras dessus, bras dessous.Toutes les lumières s'éteignaient, sauf celle de leur chambre.\u2014\tC'est écoeurant de maltraiter des bêtes de cette façon ! Comme ma femme piquait ma curiosité par ses exclamations, je finis par lui demander ce qui l'outrageait ainsi.Elle m'expliqua qu'à la suite d'une grève dans leurs services d'insémination artificielle de Dublin, les responsables avaient fait prendre les bouchées doubles à leurs taureaux, les soumettant à un rythme tel que deux étaient morts d'épuisement.\u2014\tDes taureaux qui meurent de surmenage?Aie! Aie! |e n'en revenais pas.Le taureau qui a toujours, à travers les âges, représen»é la vigueur et la force.Le taureau qui est symbole de fécondité et de puissance depuis les temps immémoriaux! \u2014\tCertains taureaux, lut ma femme dans le journal, étaient littéralement sur les genoux et ont «craqué» en plein travail.\u2014\tC'est tout de même pas une vilaine mort, opinai-je, mais ma femme n'apprécia pas le commentaire.\u2014\tSais-tu combien de vaches on leur demandait de féconder chaque semaine?\u2014\tDeux, trois cents ?Elle me regarda comme si je venais de dire une pure bêtise: \u2014\tPlus de 40! \u2014\tCe ne sont pas les Irlandais qui n'ont pas de coeur, dis-je, ce sont leurs taureaux.Quarante vaches à saillirchaque semaine, y'a rien là.Un homme normal peut faire mieux que ça.Pas avec des vaches, évidemment, m'empressai-je de corriger.Élevée à la ville, ma femme ne connaît rien aux animaux.Il me fallut lui expliquer que, contrairement à l'homme, le taureau n'est pas capable de faire la chose très longtemps.S'il commence à pouvoir jouer au mâle à peu près à l'âge de 18 mois, c'est rare qu'il puisse «durer» plus d'une dizaine d'années.C'est donc dire qu'un taureau normal «passe» à peu près 20000 vaches dans sa vie.\u2014\tC'est épouvantable! s'exclama ma femme, 20000, te rends-tu compte?Les statistiques ne sont pas le fort des femmes.Au moindre gros chiffre, elles grimpent dans le rideau, alors que toutes les statistiques, c'est bien connu, doivent être pondérées.\u2014\tAimerais-tu savoir ce que signifie cette statistique, une fois transposée chez l'homme ?\u2014\tComment tu peux faire ça ?\u2014\tC'est simple, si un taureau peut se permettre 20000 saillies dans les 10 ou 12 ans de sa fertilité, un homme qui s'en permettrait le même nombre durant ses 50 années de fertilité \u2014 c'est une moyenne\u2014, n'aurait qu'à faire la chose 400 fois par année ou, si tu préfères une fois par jour, pour faire un chiffre rond ! C'est d'autant plus facile que ce n'est pas toujours avec la même femelle.\u2014\tJe voudrais bien te voir, riposta ma femme sans attendre une fraction de seconde.Pour la calmer, je lui dis que j'avais blagué et que jamais je n'oserais faire ça avec une autre femme qu'elle.\u2014\tTu peux bien faire ce que tu veux, ajouta-t-elle, mais si t'entreprends de faire ça une fois par jour, tu vas finir sur les genoux toi aussi À ton âge! Pas de danger qu elle me laisserait essayer! PSjTT! L'OMBRE DE SALLY Si je pouvais savoir que le fils du fils de mon fils saura quelque chose de moi, possédera quelque chose.Un portrait de moi ou une mère ou une grand-mère qui se souviendrait de moi.Que tout ne soit pas que du silence.Barbara Chase-Riboud a voulu qu'on sache qui était Sally Hemings, la Virginienne (Albin Michel).Femme, Noire, esclave, concubine pendant 38 ans de Thomas lefferson, président des États-Unis qui signa la Déclaration d'indépendance et qui pourtant n'affranchit jamais celle qu'il aimait, mère de ses sept enfants qu'il ne reconnut jamais et qu'il ne consentit à libérer qu'à leur vingt et unième année, leur refusant ainsi le droit à l'instruction et les exposant à être vendus au marché aux esclaves, eux, les petits rouquins aux yeux pâles, ressemblant comme deux feuilles d'automne à ses petits-enfants, légitimes, eux.Paradoxale et flamboyante histoire d'amour entre une servante esclave de 15 ans, demi-soeur de la première épouse décédée, et de son maître (qu'elle appellera toujours Maître), son aîné de 29 ans.L'un et l'autre soudés par une passion, un «abîme de contradictions».«Cette histoire est tellement extraordinaire qu'on n'a pas à ajouter quoi que ce soit, dit de sa belle voix chantante Barbara Chase-Riboud.On n'oserait pas inventer pareilles choses.Ce n'est pas un amour anecdotique, sentimental, mais un grand amour mythique entre le grand Thomas Jefferson et la petite esclave Sally.* Noire et Américaine, née à Philadelphie d'une mère montréalaise, sculpteur et poète, Barbara Chase-Riboud a consacré son premier livre à «l'énigme de la Sally Hemings historique».Somptueuse, Barbara Chase-Riboud.Infiniment longue, infiniment belle.Parlant peu et lentement, pesant bien chaque mot.D'elle émane un grand calme, une certitude.«C'est un hommage que je rends à Sally, une histoire de reconnaissance.J'ai voulu savoir pourquoi, j'ai voulu fouiller les raisons à certaines choses, pourquoi il n'y avait pas d'explication valable à ce sujet.Pas une biographie de Jefferson ne parle d'elle.Elle n'existait pas.Je n'ai pas fait un travail d'historienne, et d'ailleurs les historiens n'étaient pas très heureux ue je touche à cette histoire.Au épart, ce qui m'a surtout intéressée, c'était de savoir pourquoi, finalement, Sally est restée près de Jefferson jusqu'à la fin.D'un côté la soumission mais, de l'autre, ce grand amour.Où commence la dépendance dans une relation amoureuse et où s'arrête-t-elle, si elle s'arrête ?Entre l'amour et l'esclavage se glissent des ramifications très complexes.J'ai tenté de démystifier les théories.Pourquoi un couple reste ensemble, u'est-ce qui compte vraiment ?Le estin des femmes se rejoint.» L'ombre de Sally est de plus en plus envahissante et sa voix, passionnée, décidée, sa voix aux accents chantants, se superpose à celle de sa biographe.Plutôt solitaire, partageant maintenant son temps entre New York et Paris où vivent ses deux fils de 13 et 15 ans, Barbara Chase-Riboud, en ses années d'étudiante à l'université de Yale, a vécu les mouvements noirs aux États-Unis, cette immense prise de conscience nationale et mondiale.Solidaire, «si on est une femme on est féministe», elle voit un parallèle entre la lutte des Noirs et la lutte des femmes, mais espère que celles-ci ne commettront pas les mêmes erreurs que ceux-là.Quelles erreurs ?Les longues mains fines dessinent des points de suspension.à l'infini.MONIQUE ROY Un prêt personnel Commerce.PRETS PERSONNELS COMMERCE ca vous porte fruit .JF, \\ ï !IV*|IMM,ti|\u2019t BANQUE DE COMMERCE CANADIENNE IMPERIALE 15 /Vis Santé et Bien-être social Canada considère que le danger pour la santé croit avec l'usage -éviter d inhaler Moyenne par cigarette- Filtre King Sue: \u201cgoudron\u201d 12 mg.ne 0.9 mg Fi'tre Régulière: \u201cgoudron\" 8 mg.ne 05 mg FILTRE MIEUX J mmm MIS ivlT\u2019it'cJ : ¦¦¦ ʧ|j»3 CRAVEN \"A'' la première famille de cigarettes douces "]
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