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Le soleil
Journal quotidien d'information de grande diffusion publié à Québec. Il a longtemps été associé directement aux partis politiques libéraux.
[...]
Le Soleil voit le jour à la fin de 1896 pour prendre la relève du quotidien d'allégeance libérale L'Électeur, qui avait subi la réprobation de l'Église. Sans perdre un seul jour de publication, le journal, qui avait publié les contributions de Louis Fréchette, Arthur Buies et Wilfrid Laurier, est relancé sur un ton plus modéré, sous son nom actuel, à l'initiative d'Ernest Pacaud et des directeurs de la Compagnie d'imprimerie du Québec.

Jusqu'au milieu du XXe siècle, les principaux actionnaires et dirigeants du journal sont des hommes politiques libéraux. Le Soleil s'affiche d'ailleurs pendant tout ce temps comme un organe des partis libéraux provincial et fédéral. Il deviendra par la suite un journal d'information généraliste.

Au fil des ans, le journal accueille les contributions de grands rédacteurs et journalistes : Ulric Barthe, Henri d'Hellencourt, Jean-Charles Harvey, Joseph Barnard, Raymond Dubé, Joseph Hardy, Joseph Voisard, Henri Dutil, Paul Audet et Gilbert Lavoie, parmi plusieurs autres. Dès le milieu des années 1930, Germaine Bundock et Renaude Lapointe tiennent des chroniques féminines et couvrent les actualités culturelles et sociales; viennent ensuite Monique Duval, puis Lise Lachance. Le journal imprime des photographies d'Alcide puis de Pierre Martineau, et plus tard de Raynald Lavoie et de Clément Thibault. Les caricaturistes Raoul Hunter, puis Berthio (Roland Berthiaume) et André-Philippe Côté y feront aussi leur marque.

En 1936, Le Soleil consolide sa présence sur le marché de la presse quotidienne de Québec lorsqu'il acquiert son concurrent, L'Événement, publié depuis 1867, puis Le Journal en 1938. Les deux titres sont fusionnés. L'Événement-Journal sera publié de 1938 à 1962, puis il reprendra le nom de L'Événement jusqu'à sa fermeture définitive en 1967.

Après avoir été présidé par la famille Gilbert (à partir de 1948), Le Soleil est acquis en 1974 par Jacques Francoeur et le groupe Unimedia. Le journal passe aux mains du groupe Hollinger de Conrad Black en 1987, puis à celles du groupe Gesca en 2000. En 2006, pour faire face à la concurrence du populaire Journal de Québec, il abandonne le grand format pour adopter le format tabloïd.

Le Soleil
est tiré à 22 000 exemplaires en 1907, à 49 000 en 1932, à 121 000 en 1960, à 160 000 en 1971, pour redescendre à 100 000 exemplaires en 1987 puis à 80 000 en 2000.


Sources :


BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 11-15.

LEMIEUX, Louis-Guy, Le roman du Soleil - Un journal dans son iècle, Québec, Septentrion, 1997.

BOIVIN, Mathieu, « Tout petit, le Soleil », Trente, vol. 31, no 8, septembre 2007.

CARDINAL, François, « Le Soleil brillera-t-il pour Gesca? », Trente, vol. 25, no 6, juin 2001.


Éditeur :
  • Québec :Le soleil,[1896]-
Contenu spécifique :
Perspectives
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Électeur (Québec, Québec : 1880 : Édition quotidienne)
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Références

Le soleil, 1981-08-08, Collections de BAnQ.

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[" 4,* m 11 sr- t Ole magazine Semaine du 8 août 1481 \u2014 Vol.23 No 32 ' .-*\u2022 .'\u2022\u2022\u2022 *.\u2022\u2022\u2022 Il I I i K ftt.BllUIB nMl ¦¦¦\u2022PB * * Ÿ * f f / r >* t ~t m - iv- UNE VILLE DEUX MONDES < * i »*w -* - ' i \u2022\t*\t\u2022 r Grisaille.L'entaille de béton court le long de la ville, sur plus de 25 km Est, Ouest Depuis la nuit du 13 août 19b1, depuis vingt ans, Berlin est devenu un cas historique: une ; ville dédoublée Deux drapeaux, deux monnaies, deux pays, deux systèmes politiques et économiques, deux blocs antagonistes, et pourtant une seule ville Pour les uns, elle est le symbole du monde libre Pour les autres, la ligne de feu avancée du combat contre l'hydre capitaliste Die Mauer, le Mur, souffre égale-! ment de ce curieux phénomène de dédoublement: à la fois «mur de la honte» et «barrière de protection antifasciste» Sa construction dé-i clencha un torrent de protestation.Deux décennies se sont écoulées J cun sous la |uridiction d'une des quatre grandes puissances Berlin, situé en plein coeur de la zone russe, subit le même sort La ville, à l'origine entièrement sous contrôle soviétique, est l'objet d'un troc singulier.Roosevelt obtient le droit de s'y installer en cédant aux Russes une partie du territoire allemand conquis par les Américains.Les Soviétiqes s'empressent de démonter les usines de leur zone ayant échappé aux bombardements et de les transplanter chez eux.Reparations pour les dommages de guerre! Les Américains pensent d'abord à démanteler villes et industries allemandes et à transformer le pays en vaste contrée rurale Mais ('intensification de la guerre froide les pousse finalement à agir dans un sens diamétralement opposé II devient évident que pour s'opposer aux Russes il faut creer une Europe (et une Allemagne) forte et stable En 1948, Américains, Français et Britanniques procèdent à une réforme monétaire dans le but d'éliminer les anciens marks qui, depuis la A û't \u2022 W \u2019 ' J- r.* depuis et les Berlinois, d'Est et d'Ouest, sans l'accepter s'y sont habitués.Ils vaquent à leurs occupations sous son ombre sans trop se préoccuper de ce qui se passe drü-ben, de l'autre côté Pourtant, il n'y a pas si longtemps, il n'y avait là qu'une ville, l\u2019orgueilleuse capitale d'un Reich qui devait durer mille ans.A la fin de la Seconde Guerre mondiale, les Alliés (anglais, français, américains et soviétiques) se retrouvent maîtres de l'Allemagne Reste à savoir ce qu'il convient de faire avec l'ancien ennemi.Avant tout, éviter la renaissance du militarisme germanique.Le pays est partagé en quatre secteurs, placés cha- fin de la guerre, ont perdu toute valeur.Peu de temps après, les Russes font de même.C'est la première étape menant, un an plus tard, à la création à l'ouest de la République fédérale allemande, et à l'est de la République démocratique allemande.L'évolution de la situation place ce qui deviendra Berlin-Ouest dans une situation plutôt inconfortable, îlot isolé à plus de 200 km de la RFA.Le 24 juin 1948, les Russes bloquent toutes les voies de communication et tentent d'affamer la ville.Les Américains ripostent en créant un pont aérien qui, pendant 320 jours, alimentera Berlin Les Russes finissent par céder.Au cours des années suivantes, le fossé entre les deux Allemagnes ne cesse de s'élargir.Mais Berlin conserve son statut particulier.Il est toujours possible d'y circuler, d'y travailler et d'y vivre librement.Les marchands occidentaux acceptent à la fois marks de l'Est et marks de l'Ouest Officiellement, le taux est de un pour un Mais officieusement le mark Ouest vaut quatre fois son cousin Le taux réel s'est établi selon la loi de I offre et de la demande Tandis que Berlin-Ouest, approvisionné par une Amérique en pleine essor économique, regorge de toutes les marchandises, son équivalent socialiste vit toujours à l'heure de la pénurie, l'URSS, étant dé|à suffisamment occupée à panser ses pro pres blessures de guerre Le mark Ouest confère un plus grand pouvoir d'achat réel Cette situation per durera jusqu'à l'érection du Mur A la fin des années 50, les Allemands de l'Est se retrouvent avec un problème de taille sur les bras l'exode massive de leur propre po pulation L'insatisfaction règne à l'égard du système mis en place par les Russes Fn 1959, 145 000 personnes quittent le pays Fn 1960, 1991XX) Fn 1961, on atteint le taux mensuel de 30 OCX) Plus de la moitié des «fuyards» ont moins de 25 ans.Plu sieurs possèdent une formation technique ou professionnelle La frontière entre les deux Allemagnes est déjà à toutes fins utiles bouclée Mais Berlin-Ouest, toujours accessible, demeure une porte de sortie De là, il est possible de prendre l'avion vers la R F A ou tout autre pays de son choix Pareille situation rend im possible toute consolidation politi que et économique de la R.D A Pire, l\u2019image d'un pays devenu ôé sert humain pointe à l'horizon Depuis 1949, trois millions de person nés, le sixième de la population sont parties.Dans la nuit de samedi à dimanche 13 août 1961, 50000 hommes, pour la plupart membres de l'armée et de la police, sont dirigés sur Berlin On les charge de construire «la barrière protectrice de la paix» qui défendra le pays contre les menées de l'impérialisme.Quelques heures auparavant, ils ignoraient tout de leur mission.Six mille soldats prennent place sur le carrefour principal de la ville, la porte de Brandebourg Le premier mur est fait de chair et de sang Peu à peu on déroule les barbelés, érige un rempart de briques.Au réveil, les Berlinois ne peuvent que constater: la ville vient d'être coupée en deux! La construction du Mur viole toutes les ententes interalliées au sujet de la ville Mais les Occidentaux ne peuvent qu'émettre de vives protestations, pendant que les Ouest-Berlinois manifestent Rien n'y fait, la construction se poursuit Toutes les maisons près de la nouvelle frontière sont rasées En 1963, un mur de béton, plus solide, supplante le mur de briques En 1964, on installe 102 pistes pour chiens.Deux ans plus tard, le Mur a plus de 25 km et comporte 245 bunkers et miradors dans lesquels sont postés des soldats aux ordres précis tirer à vue! Ces soldats sont pour la plupart de jeunes appelés obligés de jouer ce rôle pendant la durée de leur service militaire En 1978, le nombre de personnes abattues en tentant de franchir le Mur se chiffrait à 70 Pendant deux ans et demi, tout contact entre les deux sections de la ville sera impossible.Situation d'autant plus pénible que bien des fa milles, prises à l'improviste, ont été séparées Finalement, pour Noël 63, les Berlinois de l'Ouest obtiennent la permission de se rendre pour une seule journée dans la partie orien taie de la ville! Progressivement, il devient de plus en plus facile de cir culer d'ouest en est (l'inverse de meurant toujours interdit) Il suffit aujourd'hui de se présenter à la fron tière pour obtenir, au coût de cinq marks (environ trois dollars), un visa valide pour une visite de 24 heures Fout touriste est egalement tenu d'échanger aux taux officiels (un pour un) 25 marks Ouest qu'il devra dépenser dans la journée.Evidemment, ce ne sont pas les tentatives d'évasion qui manquèrent! Au debut, plusieurs camions et autobus, chargés d'émigrants vir tuels, parvinrent à forcer le baqrage en se lançant à pleins gaz contre le Mur Plus tard, on creusa des tunnels (le plus long atteignit 145 mètres), on se déguisa en officier russe, on se camoufla à l'intérieur de voitures empruntant les corridors de sortie Certaines organisations se créèrent à l'Ouest pour favoriser l'évasion d'Allemands de l'Est.40 (XX) personnes ont été jusqu'à maintenant empn sonnées pour avoir tenté de fuir (ou pour avoir fait des préparatifs de fuite) Peine moyenne: 22 mois de prison 8(X) étrangers d'environ trente pays différents furent empn sonnés pour assistance à la fuite Peine moyenne: huit ans de jîrison! A la veille de son vingtième anni versaire, le Mur est devenu une for midable barrière Le franchir relève du prodige ou de la folie A une trentaine de mètres du mur originel et parallèlement à celui-ci se dresse maintenant un second mur Entre les deux, un véritable» no man's land constamment surveillé par des chiens et des militaires, sans oublier divers appareils électroniques ultra sensibles.Cette zone, qu'éclairent brillamment des centaines de j>ro-jecteurs, ne connaît pas la nuit II a également fallu penser à certains types d'évasion moins convention nels Depuis l'an dernier, les delta planes sont interdits en République démocratique allemande! Aussi cynique que cela puisse paraître, les autorités de la R D A se préparent à célébrer l'anniversaire de leur «Ijarrière antifasciste» Une fête au goût amer, que plusieurs célébreront en la souhaitant sans lendemain\tTexte et photo SERGE PLAMONDON .\u2022; -, m \u2022 ¦ r: 5*5 ?» \\\t*+r + m \\ zs, »¦**** ¦ w _ .\u2022* V » S» *.«**\u2022£*> .** v V»*r% -M\u2019 tt*r - £7/.Z }¦ '.lAy' ¦ i tf £ .\u2022> ,.ï v* « H , : \u2022?' V *>- **Iff 3T9pi *4\u2019 lirïü >*«s*s Photo Denis Brodeur Le pet it oiseau de Bill Lee Il est toujours aussi dégingandé Adidas aux pieds, veston rocker toujours ouvert et tout croche sur les épaules, tee-shirt échancré, pantalon kaki de l'armée américaine, Bill Lee flotte dans la vie.C'est un philosophe, un humoriste; c'est un homme chaleureux, aimant, aimable, doux et combatif.Un homme qu'on ne peut qu'aimer.Un homme envers qui on commet toujours la même injustice en se demandant s'il est sérieux quand il parle au lieu d'écouter ce qu'il dit.La dernière fois qu'on a jasé, il LEE, Bill.Lanceur gaucher.34 ans.6 pieds 3 pouces 190 livres.Frappe de la gauche.était étendu sur le dos dans le vestiaire des Expos, les yeux clos, méditant: «Voilà la seule maîtresse qu'il me reste!» m'avait-il lancé en me montrant son gant de baseball et en faisant allusion à sa cruelle séparation d'avec sa femme Mary-Lou Malgré tout, ce jour-là, Bill Lee se sentait bien.Montréal, disait-il, lui faisait du bien «Au début, je n'ai pas tellement vu de différences entre Montréal et le reste de l'Amérique; faut dire que je cherche plus les ressemblances entre les gens et les pays que les différences; c'est beaucoup plus facile d'aller à l'essentiel, à l'âme, à l'amour de cette façon Puis, j'ai noté une première grosse différence: ici, les gens prennent trois heures pour leur lunch d'affaires et j'ai compris que si à New York ou à Toronto les gens vivent pour travailler, à Montréal ils travaillent pour vivre «le me sens si bien au Québec que je n'ai même plus le Roût d'aller aux States quand on doit aller louer sur la route, je me sens parfaitement en securité à Montréal; je n'ai pas de montre, pas de bague, pas de bracelet, pas de collier en or, |e n'ai pas de vêtements luxueux, alors je me sens bien le soir quand |e cours ou au Thursday quand |e veux rencontrer des gens |e me sens bien le matin quand la ville, comme par miracle, est toute propre de nouveau «le suis amoureux de la Terre, l'adore cette planète et je trouve que les Québécois ne sont pas assez mauvais envers les pollueurs américains qui les bombardent de pluie acide «l'aimais Torn Yackey, propriétaire des Red Sox de Boston Line semaine avant sa mort, j'étais monté à son bureau pour lui parler des oiseaux que ses compagnies de pâtes et papiers détruisent par milliers |e lui avais expliqué que tous ces rouges-gorges qu'il adorait en Caroline mourraient en Nouvelle Angleterre à cause des pesticides epandus par ses compagnies II avait pleuré.» Pleuré et compris La preuve, Bill a pu revoir M Yackey après sa mort II s'était réincarné en un petit oiseau noir qui se posait sur la clôture du champ centre au stade Olympique quand Lee s'y entraînait «Je savais que c'était lui parce qu'il s'installait là toutes les fois que je faisais mes sprints Alors, moi aussi |e lui parlais.» RÉJEAN TREMBLAY POUR UN BON CIGARE.J'AI TOUJOURS LE TEMPS! OLD PORT jggî ^ g%- mmam a» rvt* W& ï mW S ble et le plus laid de la ville est la tour N B Tel qui, de ses I SO pieds de béton, domine alentour les multiples églises et d'extraordinaires villas de bois peintes de couleurs rares \u2014 un vrai musée secret de la construction 1900 \u2014 alignées sous les arbres d'une cité bien peu industrielle mais parcourue par un dense réseau de voies terrées Les passages à niveau font partie du décor.Aussi nombreux que les feux de circulation, des signaux disent aux passants: Look.Listen Dans le ciel rempli d oiseaux, un vent chargé d'effluves marins fait claquer les drapeaux tricolores dont le bleu est frappé d'une étoile d'or La grande attraction moncto-nienne est la Côte magnétique Dans la proche banlieue semi-rurale, un petit bout de route gravil-lonnée a vraiment l'air d'être en pente descendante File conduit votre auto jusqu'à un repère.Là vous mettez votre embrayage au point mort Alors, en marche arrière, votre véhicule remonte le raidillon Dans le fossé qui borde cette route mystérieuse, un incroyable ruisseau lui aussi semble refluer vers le haut au mépris de toutes les lois de la gravitation.Une étrangeté de la géographie peut expliquer cette énigme II y a bien d'autres choses curieuses autour de Moncton.Notons que tous ces spectacles sont absolument gratuits Les Acadiens ne sont point avares de leurs ressources naturelles.Tout proche, vers le sud, la baie de Fundy est championne du monde pour la hauteur de ses marées.Environ toutes les 24 heures, comme pour les autres littoraux du globe, se produisent deux pleines mers et deux basses mers.Ici ce phénomène universel prend des allures de drame cosmique.Dans l'immense baie ouverte au sud vient peser tout le poids Ouverture de la saison du homard à Cap-Lumière.de l'Atlantique; ses énormes lames coiffées d'écume qui bondissent majestueusement vont emplir l'entonnoir rocheux: 70 milliards de pieds cubes d'eau salée, parfois épe-ronnée par des bourrasques, investissent furieusement chaque creux du bassin, puis se retirent alors qu'une nouvelle marée monte à l'as-saut.Résultat: à Saint-|ean, ce sont les chutes réversibles: montée grandiose du flux dans le lit de la rivière dont le cours alor* change de sens Puis le flot devient étale Tout semble s'immobiliser.Soudain le courant bondit vers l'aval en de gigantesques tourbillons.D'une passerelle au-dessus des rapides, les visiteurs contemplent l'immense respiration de l'océan À Moncton même, la Petitcodiac s'est taillé dans la campagne un immense creux coussiné de laisses rougeâtres et de bancs de sable.Lorsque remonte la mer, elle pousse une haute vague déferlante dans toute la largeur de la cuvette fluviale, encore plus spectaculaire lorsque le mascaret se produit par les nuits de pleine lune.Autre manifestation de la grandeur inouïe des marées, les «pots-de-fleurs» du cap Hopewell Au sud de Moncton, les incessants mouvements de la mer ont curieusement sculpté de hautes falaises composées depuis les premiers temps du monde de limon aggloméré Ils ont formé des grottes, des piliers érodés à leur base, couverts à leur sommet de buissons et de conifères.À marée basse, on circule sur la grève dans un décor extravagant Bientôt, l'eau monte rapidement et les hauts massifs isolés deviennent îlots battus par les vagues.La plage de Shediac (ci-dessus) et le Village historique acadien (ci-contre).lenvenue au pays!» m'a lancé de sa voix claire qui roule les r, Antonine Maillet en personne À l'aérogare de Moncton, elle attendait une amie qui elle aussi arrivait par l'avion de Montréal.Voilà qui commence bien une visite en Acadie Moncton, ni capitale ni métropole, mais important foyer de la collectivite acadienne, s'étale le long d'un meandre de la rivière Petitcodiac (Etymologie: le Petit Coude, nom donné au site par les premiers colons puis déformé par les Loyalistes) Le monument le plus remarqua f&r i.fra.\u2022jvV- \u2022'!¦ V - ^ -%» «* /-Nr.;« Wfc y *5 #S5?£\u2018 *5H «S-* Dans ce Nouveau-Brun$v\\ick s proche du Québec, Moncton est la ville ideale pour parfaire sa connaissance de I Acadie En partant de là, des circuits «en marguerite» offrent des surprises tous azimuts Après la contemplation des troublants jeux océaniques, au sud-est, un bain d'histoire au fort Beausé-lour Au milieu d'un grand parc, on a reconstitue une série de redoutes édiliées en 1751 par les ingénieurs militaires qui fortifiaient la Nouvelle-France.Puis, partir vers l est, c'est vite rencontrer les plages sableuses qui bordent le détroit de Northumberland.Sur cette côte d'azur des gens de Moncton, Shediac est la capitale mondiale du homard.Piquer franc nord c'est atteindre le rivage acadien, ses petits ports, ses villages à n'en plus finir.De loin en loin, une église à clocher blanc signale que I on a changé de paroisse Elles ont de bien jolis noms: Grande-Digue, Cocagne, Bouctouche \u2014 Salut la Sagouine! \u2014 Richibouctou, Cap-Lumière, Escoumiac, Tracadie Parfois la route côtière dévie vers l'arrière-pays, s'enfonce dans des forêts, traverse des campagnes, franchit sur de longs ponts étroits de larges rivières où des pêcheurs lancent leurs lignes.Après la traversée du parc Kouchi-bouguac, voici Pointe-Sapin sur sa dune, face à une mer qui pousse ses rouleaux sur un immense estran de sable coquillier très blanc, fin Des activités culturelles permettent aux visiteurs de baigner dans l'histoire d'un peuple qui a refusé de mourir.Glissade à l'eau à Sandy Beach, près de Shediac.comme poudre, marqué d'odorantes traînées de goémon.Près de l'église, une darse pour les marins-pêcheurs, la coopérative, les maisons de bois précédées de pyramides de cages à homards.Ne cherchez ni hôtel ni restaurant.Mais, m'a dit quelqu'un de la place, «frappez aux portes, tout le monde vous offrira l'hospitalité» C'est l'endroit enchanteur, absolument non «touristique», comme pouvait l'être Saint-Tropez en 1900, calme et inconnu village marin.Faut-il en répandre la nouvelle?Voir arriver les promoteurs?Faut-il dire aussi que sont également merveil- leuses et ignorées les îles de Lamè-que et de Miscou ?Le long de la baie de Kouchibou-guac, on a conservé au naturel une portion de la plaine côtière des Maritimes; un cordon de dunes cvu pées de goulets la sépare de la mer qui reflue dans les estuaires, inonde les basses terres, crée des lagunes colonisées par les quenouilles brunes des roseaux que courbe la brise marine.Les premiers Français venus des côtes saintongeaises ont retrouvé en Acadie les mêmes paysages maraî chins que chez eux Ils ont adopté les mêmes façons pour rendre productives les vasières.Dans le marais littoral endigué par eux, ils ont creusé des rigoles d'assèchement reliées à un chenal conduisant à marée basse les eaux vers la mer, les faisant passer à travers des aboiteaux, tunnels de bots installés dans la digue, munis d'un clapet ne laissant pas passer l'eau salée montante Le sol ainsi drainé, riche en alluvions fécondantes, donnait de bonnes récoltes de légumes et de céréales Au Village historique acadien, près de Caraquet, on a reconstitué cette méthode de culture telle qu elle se pratiquait après la Déportation Les Acadiens réinstallés dans la péninsule avaient alors dû se faire pêcheurs de morue au service des compagnies anglaises, ils avaient re- bâti leurs digues et reconstruit les aboiteaux Dans les prés reconquis, ils faisaient du foin pour leurs bes tiaux.Les maisons de cet étonnant Vil lage racontent l'histoire de ce groupe humain aussi bien que le fait sa population Elle porte des costu mes d'il y a cent ans tissés avec la laine des moutons des sept fermes, avec le lin et le chanvre qui pous- Rochers du cap Hopewell.sent dans les champs.Les chapeaux sont tressés sur place avec l'osier des marais ou la paille d'orge Les visiteurs, (ils sont plus de cent mille par an), voient comment tout se faisait autrefois Ils entrent dans l'école, dans le magasin général dans l'église, la forge, la taverne À l aubeige, on seit des mets de |adis, le fricot, la chaudrée, la soupe à la baillaige qui est un repas complet Ce succès ne doit pas faire oublier la veritable votation du Village être avant tout un instrument d\u2019éduca lion destine aux Acadiens qui vien nent là pour mieux connaître la vie de leurs ancêtres, afin de mieux pré server leur identité menacée «C'est un outil pédagogique, me dit Antonio Landry, un des respon sables du Village, à preuve, nous l'ouvrons en hiver aux jeunes de nos écoles et ils viennent y fane des sta ges qui leur sont comptés comme travaux académiques Tout en revi vaut l'histoire du pays, ils s'initient à des métiers, à des techniques» Il me cite la fabrication du pain, le travail de la forge, le séchage de la morue, le traitement du lin et du chanvre, les teintures végétales, l'ébémsterie et ajoute «Cet été, nous avons ouvert deux nouveaux ateliers une tannerie-cordonnerie et une impri merie I Ile rappelera la fondation à Shediac, en 1867, de notre premier journal, le Moniteur acadien Beaucoup de gens bientôt, sans se déplacer, verront le Village hislori que acadien il servira de décor à une partie du film Pélagie -la-Char-rette, tiré du roman d'Antonine Maillet Autre reflet vivant du passé: à Shippagan s\u2019ouvrira à l'automne un Centre marin composé d'un musée de la pêche en Acadie et d'un aqua rium où l'on verra vivre tout ce qui peuple les eaux de la baie des C ha leurs.Pour ceux qui n'auraient pas le temps de faire toutes t es excursions, Moncton offre en raccourci toute la saveur de l'Acadie On vient de reloger sur le campus rie l'université le Musée acadien Conçu de façon très moderne, il per met de comprendre toutes les va leurs conservées par un peuple à l'histoire mouvementée Certain restaurant \u2014 il s'appelle l a Cave à Pape \u2014 propose les plats traditionnels: le* homard «gréllé», la poutine râpée, les tétines de souris ou les trous-de soeurs.On va dans d'autres endroits pour écouter Edith Butler, Donat lacroix, Angèle Arsenault, Beausoleil Brous sard ou leurs émules |'ai entendu dans un sous-sol le violoniste |ohme Aucoin, le Paganini du reel, et le pianiste Raymond Le blanc faire, par leurs rythmes, revivre ce pays à la fois mythique et charnel qu'est l'Acadie Comme tous ceux rencontrés là bas, c'est encore par leurs propos qu'ils sont le plus fascinants Aller au Nouveau-Brunswick et ne pas leur adresser la parole, ne pas les écouter, c'est manquer le rendez vous avec les Acadiens.LOUIS-MARTIN TARD QUÉBEC ÉTÉ DANSE Hr - ¦!\u2022 ¦»- W i -«ar Cinq semaines à l\u2019école maîtres Quand elles parlent tie Québec Été Danse, Pascale Bélanger et Mariedosée Hardy sont unanimes: «Superbe!» De leur pas sage sur le campus de l\u2019université Bishop de Lennoxville, I en banlieue de Sherbrooke (où, i pour la sixième annee consécutive, | xe déroule cet été ce stage intensif tie formation en danse), l\u2019une et l\u2019autre m\u2019ont vanté la beauté du paysage, la compétence des protes-\\ seurs, l'intensité de leur enseignement et surtout, « I esprit, la philoso-; phie qui sous-tendent cet enseignement et englobent l art au sens laige» l lève de ballet |azz depuis bientôt six ans.Pascale a suivi, l'an dernier à Lennoxville, le stage île i perfectionnement de la technique.| Professeur de danse classique.Ma [ rie-losée s'est inscrite à Q E D durant trois années de suite, profitant tantôt du premier programme pour améliorer, elle aussi, sa technique de danseuse, tantôt du deuxième pour enrichir la qualité de son propre enseignement «Québec Été Danse a été pour nous, disent-elles, un res-sourcement, une ouverture sur le monde » Cette ouverture sur le monde que Pascale et Marie-losée ont décou verte à Lennoxville, elles la doivent au courage et à la ténacité de la fondatrice de Q.E.D., femme passionnée de son art Décédée il y a deux ans, lacqueline Lemieux, cofonda trice de la compagnie de danse En tre-Six et instigatrice, en 1978, du Festival Octobre en danse, avait pour son dire que le Québec n est pas le nombril du monde et qu'il est bon de connaître les différents courants qui circulent ailleurs dans l'univers de la danse, d\u2019où ils viennent, où ils vont.Non seulement les courants touchant la technique mais aussi les diverses influences culturelles et philosophiques susceptibles de marquer l'évolution de cet art Contestée par les uns, encouragée par les autres, appuyée par les membres de son équipe initiale (Chris- tine Clair et François Colbert), |ac-queline Lemieux a toujours accueilli à Lennoxville des professeurs de renommée internationale.Au fil des étés, Phyllis Lamhut de New York, Guillermo Pallomares de Paris et Mexico, Léonie Kramer de Hollande, Leigh Ann Griffiths de Stuttgart, Nora Kiss de Paris et bien d'autres encore, de Russie ou d'ailleurs, sont venus chez elle dispenser leur enseignement, échanger et communiquer leur expérience.Partager la même passion pour la danse classique, la danse moderne et le jazz «lacqueline leur disait: «Nous sommes un jeune peuple, venez nous apprendre des choses.Après, nous créerons ! » Ex-coordinatrice de Q E D , Marie Fortin se souvient de lacqueline Lemieux avec émotion et admiration.« lacqueline invitait des artistes canadiens quand elle était convaincue qu'ils possédaient un statut international.pas seulement régional ou local Elle n'allait pas chercher des professeurs mais des maîtres de la danse.Les élèves et les professeurs de danse qui ont suivi jusqu'ici le stage de Québec Eté Danse ont été amenés à côtoyer de grands esprits, de grandes idées, de grandes écoles.» Yves Cousineau est content.On vient de lui faire un beau cadeau en lui confiant la direction artistique de Q.E.D qui, dit-il, arrive au bon moment dans sa vie.Ce Montréalais d'origine, danseur durant près de vingt ans avec le Ballet national, est aujourd'hui directeur du département de danse de l'université de York à Toronto C'est par un dimanche après-midi pluvieux, alors qu'il était assis à lire son New York Time s, qu'il a reçu ce coup de téléphone lui offrant ce poste.Lawrence Gradus, le mari de lacqueline Lemieux et son associé, lui demandait de relever le défi «l'ai failli tomber de ma chaise», raconte Yves Cousineau en me rapportant la conversation téléphonique en anglais et avec ce si joli accent « bri-tish» qui toujours me séduit.Puis, il Photos Perry Beaton enchaîne sur son nouveau «bebe» i dont il me parle avec la fièvre et I e> pérance des nouveaux pères: «Oui, | je veux continuer dans la même li-| gne de pensée que (acqueline, car J elle a érigé cette oeuvre avec une t telle joie, une telle ardeur, un tel amour de la danse que |amais |e ne voudrais la trahir Seulement, avec les années, je vais sans doute en modifier les cadres et les adapter aux besoins d'aujourd'hui et de demain.Cet été, Q.E.D offre à peu près la même chose que dans le passé mais avec l'apport de nouveaux noms, surtout dans le domaine de la danse moderne |ai en effet invite Kazuko Hirabayashi, directrice et chorégraphe du Ivazuko Hirabayashi Danse Theatre, et Robert Desrosiers, jeune j chorégraphe canadien et premier | lauréat du prix lacquelme-Lemieux créé par le Conseil des arts du Ca nada » Québec Eté Danse, c'est cinq semaines dans le cadre vallonneux de Lennoxville où l'esprit et le corps des stagiaires sont invités à vibrer de î la même harmonie, tant par ies cours pratiques et théoriques que par l'échange, le dialogue autour de cet amour viscéral de la danse que j chacun d'entre eux porte en lui j « Lennoxville est à la danse ce que Orford est à la musique», m'a dit Marie Fortin.Imaginez un campus avec des bâtiments à l'architecture anglaise, d'immenses pelouses sur lesquelles se promènent des centaines de jeunes femmes alors que la musique venant de l'intérieur se répand loin sous les arbres.Des petits groupes se forment, l'on échange des conseils, chacune a envie de démontrer ce qu'elle vient d'apprendre.Quand l'heure des cours sonne, les élèves se retrouvent dans l'un ou l'autre des sept studios aménagés par Q.E.D De vrais studios avec miroirs et barres.Et de vrais planchers de danse qu'on ressort chaque année pour le stage ! Quand Marie, Pascaleet Marie-lo- j sée me parlent des élèves de Q.E.D , elles emploient presque toujours le féminin.Il y a en effet un petit manque au sein de cette population estivale sur le campus de l'université Bishop C'est l'apport de danseurs masculins.«Après quelque temps, je me demandais si la race des garçons existait encore!», dit Pascale aux seize bien vivants.\u2014 « Oui, précise Yves Cousineau, c'est une de mes préoccupations d'arriver à grossir les rangs de nos danseurs.Il y a toute une population mâle qui veut danser mais qui résiste à cette envie.On pousse les jeunes gens à s'exprimer par la musique et l'art dramatique, mais pourquoi pas par la danse aussi ?Les préjugés ont la vie longue! Pendant trop longtemps, on a dit qu'il n'y avait pas d avenir dans la danse pour un homme, mais j'y gagne bien ma vie C'est un beau métier et |e l'aime.» JULIE STANTON Vl«rt«l c*l \u2022 ndroit» Inoubliables t Kluane 2\tP*c**c 3\tFort Langley 4\tWood Buffalo 5\tE» taiand 6\tFort w**»> 9 Ifefcog Ununuur 10 Lowwr Fort Garry 12\tFortGaory» 13\tUrWaBMW 14\tLaMaunoa 12 1t -, 19\tAG 20 21 L 77 A Cartier-Brébeuf, vous tournez une page de l\u2019Histoire, la* réseau do canaux historiques qui relie le lac Champlain, la rivière Richelieu, Montréal, Ottawa et Kingston longe des lieux pittoresques et chaleureux, vestiges de notre {tassé.Tout près, à votre portée et dans tous les coins du Canada, il existe des lieux de patrimoine qui font revivre un passé encore présent, jalousement conservé pour l\u2019avenir.Cour obtenir des renseignements additionnels, veuillez vous adresser au Service d\u2019information, Pares Canada, Ste-Foy, Québec, G1V4H5.¦ ^ Environnement Environment Cenede\tCanada ¦OHTMi un Canada Un jjttssé encore présent, jalousement conservé pour l\u2019avenir.Partez à la découverte des lieux historiques et des parcs nationaux canadiens, là où l\u2019histoire de notre beau pays s\u2019inscrit dans sa beauté naturelle, à jamais préservée.Admirez la splendeur automnale du paix: national de la Mauricie, près de Montréal.À Forillon, à la pointe de la péninsule de Gaspé, profitez des terrains de camping modernes, des réserves d\u2019oiseaux sauvages (on peut y observer plus de 200 espèces) et des eaux accueillantes qui vous invitent à la plongée sous-marine.Le plan relief de Québec de Jean -Baptiste Duberger montre la ville de Québec et ses fortifications telles qu\u2019elles étaient en 1808.Voyez-le au parc de l\u2019Artillerie à Québec.En déambulant dans les rues sinueuses de la vieille capitale, le 1< >ng des fortifications, près des casernes de l\u2019Artillerie, ou au parc 9 HENRIETTE MAJOR La corne d\u2019abondance C'est le temps de faire provision de fruits et de légumes.Certaines publications gratuites du ministère de l'Agriculture pourront aider les consommateurs à profiter des prix relativement bas pour faire des provisions Entre autres \u2022\tLes Denrées congelées, publication QA 18 E3-31, \u2022\tLa Congélation des fruits et des légumes, publication QA38 E3-70, \u2022\tLes Légumes frai s, congelés, en conserve.Ministère de l'Agriculture, Service de l'information, 200A, chemin Ste-Foy, Québec, Qué., GIR 4X6, tél (418) 643-3370.Les tests prénataux spécialisés Si la femme enceinte entretient des doutes sérieux quant à la santé de son futur enfant, elle peut subir des tests spécialisés qui permettent de dépister les handicaps possibles.L'échographie permet de déceier, entre autres, I hydrocéphalie, l ab sence de membres et certaines malformations des reins et du coeur; l'amiocentèse, en plus de renseigner sur le sexe du foetus, permet de dépister le mongolisme.Des enfants handicapés peuvent naître de parents en bonne santé mais porteurs de handicaps Certains handicaps sont transmis par un seul des parents, d autres, comme la fi brose kystique ou certaines formes de cécité, n'apparaissent que si les deux parents transmettent I anomalie C'est pourquoi les handicapés sont plus nombreux parmi les enfants issus d unions entre proches cousins ou dans les régions où les habitants se sont mariés entre eux pendant plusieurs générations.(Source Office des personnes han-i dicapées Prévention et dépistage ! des handicaps, février 1981) 1765, de Marcel Fournier En plus de nous fournir une excellente biographie des 1040 Bretons ayant séjourné pendant au moins deux mois en Nouvelle-France, l'étude de Fournier nous révèle une foule d'autres détails tels que les origines urbaines et départementales de ces Bretons, leur installation au pays, leur métier ou profession, etc Chaque biographie indique également si l'immigrant a laissé ou non une descendance et l'étude confirme que 560 d'entre eux se sont installés en Nouvelle-France de façon permanente Les Québécois d'origine bretonne qui liront ce volume seront peut-être étonnés d'apprendre que leurs ancêtres furent les premiers Français à toucher les côtes de l'Amérique du Nord (dès 1504).Ils pourront aussi se rappeler que c'est de Bretagne que Jacques Cartier appareilla pour permettra aux vacanciers itinerants j de s'offrir un nouveau mode d hébergement tout en favorisant le tou ; risme social Le voyageur que ce programme d'hébergement intéresse peut se procurer un feuillet d'information ou un répertoire des gîtes dans les j différents kiosques d'information touristique de l'est du Québec ou en I communiquant avec la Fédération | des agricotours du Québec en composant 288-8090 pour la région de Montréal ou 1-800-361-6196 (sans frais, partout ailleurs au Québec).Pensions alimentaires Ce dépliant fait le tour de ce vaste sujet et permet d'agir correctement si l'on croit être atteint de l'une ou l'autre de ces maladies.Si vous désirez recevoir copie de cette publication, il vous suffit d'en faire la demande à la Direction des communications, 845, avenue loft're (rez-de-chaussée), Québec, GIS 3L8 Tél (418) 643-3880 itff \u20ac*y Les Bretons en Nouvelle-France Les Québécois à la recherche de leurs racines consulteront avec plai sir le Dictionnaire biographique des Bretons en Nouvelle-France.1600- |eter finalement l ancre dans la baie de Gaspé en 1534 (L'Editeur officiel du Quebec) Les «gîtes du passant» La Federation des agricotours du Québec a lancé officiellement son nouveau programme d'hébergement en milieu rural les Gîtes du | passant Regroupant 53 résidences privées, ! le réseau des Gîtes du passant s'a- j dresse aux vacanciers itinérants qui j visitent l'est du Québec Inspiré de I la formule des Bed and Breakfast j existant déjà au Canada et dans certains pays d Europe, le réseau des Gîtes du passant offre aux touristes de passage le gîte pour la nuit ainsi que le petit déjeuner.Réalisé conjointement par la Fédération des agricotours du Québec et les agricotours régionaux de la Côte-du-Sud, du Bas-Saint Laurent et de la Gaspésie, la mise en place de ce réseau a été rendue possible grâce à la participation du programme d'Emploi et Immigration Canada Le réseau des Gîtes du passant La loi pour favoriser la perception des pensions alimentaires, en vigueur depuis le 1er janvier dernier, vise à faciliter la perception des pen- ; sions alimentaires qui sont non j payées ou qui sont versées en retard Cette loi ne s'adresse qu'aux personnes dont la pension alimentaire a été accordée par jugement.Les services de perception des pensions alimentaires sont gratuits Pour obtenir un exemplaire du dépliant que le ministère de la lustice a publié sur les modalités d'application de cette nouvelle loi, on s'adresse à la Direction des communications de ce ministère, en téléphonant à (418) 643-5140 ou aux bureaux de Communication-Québec, en composant «0» et en demandant à la téléphoniste le Zénith Communication-Québec (sans trais).Ce dépliant contient notamment la liste des villes ou des municipalités où sont situés les Services de perception des pensions alimentaires (Carrefour des Affaires sociales) Maladies vénériennes La libération sexuelle a amené une dangereuse recrudescence des maladies vénériennes De plus, ce type de maladie atteint des couches de la population de plus en plus jeunes Ces dernières années, 50% des cas de blennorragie touchaient les 15-25 ans.Non traitées, ces maladies peuvent être source de graves complications Par exemple, 35% des cas de syphilis parvenus à un stade ultime évoluent en maladie du rein, epilepste, paralysie, méningite, cécité ou maladie mentale.Le ministère des Affaires sociales vient de publier un dépliant sur les maladies transmises sexuellement La maison Laurier La Maison Laurier est un des lieux historiques intéressants à découvrir Elle commémore la vie et I oeuvre et cet illustre personnage de notre passé politique qu est Sir Wilfrid Laurier C'est- dans une petite demeure modeste où l'on a conservé tout le cachet pittoresque des années 1840-1850 que vécut Sir Wilfrid Laurier jusqu'à l'âge de onze ans Richesse culturelle de notre patrimoine, la Maison Laurier évoque le temps où nos ancêtres faisaient tout de leurs mains et vivaient des récoltes de leur terre Le site historique comprend, aussi, le centre d interprétation qui abrite une exposition illustrant merveilleusement bien la vie de Sir Wilfrid Laurier, premier Canadien français à gouverner le pays.L ensemble du site est ouvert tous les jours de la semaine de 10:00 heures à 18:00 jusqu'au 8 septembre Signalons les thèmes qui seront à l'honneur lors des prochaines semaines.8-9 août: la teinture végétale 15-16 août: la confection des chapeaux de paille 22-23 août I epluchette de «blé d'Inde» 29-30 août la préparation des ma rinades d automne.10 5-b-7 septembre: la transforma tion du lin La Maison Laurier est située à l'intersection des routes 339 et 158, à Ville des Laurentides Renseignements (514) 439-3702 Art et société ¦ Le groupe des Éditions Intervention, en collaboration avec le minis tère des Affaires culturelles du Québec, la Ville de Quebec, le Musée du Québec et le Conseil des Arts du Canada, organise l'événement Art et Société qui se déroulera à Québec cet automne.Un colloque de trois jours aura lieu à l'Institut Canadien les 30 et 31 octobre et le 1er novembre 81 Les thèmes retenus sont l'économie du signe, les mouvements sociaux, la voie politique et I institutionnalisation Pour ceux qui s'intéressent aux changements sociaux et aux multiples facettes de l'art actuel, nul doute que ce colloque sera une occasion stimulante d'échanges.Pour tout renseignement, communiquer avec Evénement Art et Société, C P 227, Haute \\ ille Quebec, CIR 4P8 Expositions itinérantes 1981-1982 En 1981 1982, le musée d'Art contemporain présentera mx expositions itinérantes dans les musées et centres d'expositions du Québec afin de permettre une meilleure diffusion de l'art contemporain «Le dessin de la jeune peinture», «Claude Tousi-gnant esquisses des diptyques 1978 1980» «La photographie depuis 1940» «Architecture contemporaine au Québec», «Vidéo du Québec» et «Regard sur l'oeuvre d'Albert L3u mouchel» (ci-contre) reflètent l'actualité dans le domaine de la créa tion artistique en illustrant les développements les plus récents Pour de plus amples renseignements, on s'adresse au Service des expositions itinérantes du musée d'Art contemporain, Cité-du-Havre, Montréal H3C ÎR4 (tél : 873-2878) L\u2019enfance surdouée t et des diplomates de plus de* 15 pays \u2022 | des cinq continents : ez-vous* Vbf r 'mm
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