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Le soleil
Journal quotidien d'information de grande diffusion publié à Québec. Il a longtemps été associé directement aux partis politiques libéraux.
[...]
Le Soleil voit le jour à la fin de 1896 pour prendre la relève du quotidien d'allégeance libérale L'Électeur, qui avait subi la réprobation de l'Église. Sans perdre un seul jour de publication, le journal, qui avait publié les contributions de Louis Fréchette, Arthur Buies et Wilfrid Laurier, est relancé sur un ton plus modéré, sous son nom actuel, à l'initiative d'Ernest Pacaud et des directeurs de la Compagnie d'imprimerie du Québec.

Jusqu'au milieu du XXe siècle, les principaux actionnaires et dirigeants du journal sont des hommes politiques libéraux. Le Soleil s'affiche d'ailleurs pendant tout ce temps comme un organe des partis libéraux provincial et fédéral. Il deviendra par la suite un journal d'information généraliste.

Au fil des ans, le journal accueille les contributions de grands rédacteurs et journalistes : Ulric Barthe, Henri d'Hellencourt, Jean-Charles Harvey, Joseph Barnard, Raymond Dubé, Joseph Hardy, Joseph Voisard, Henri Dutil, Paul Audet et Gilbert Lavoie, parmi plusieurs autres. Dès le milieu des années 1930, Germaine Bundock et Renaude Lapointe tiennent des chroniques féminines et couvrent les actualités culturelles et sociales; viennent ensuite Monique Duval, puis Lise Lachance. Le journal imprime des photographies d'Alcide puis de Pierre Martineau, et plus tard de Raynald Lavoie et de Clément Thibault. Les caricaturistes Raoul Hunter, puis Berthio (Roland Berthiaume) et André-Philippe Côté y feront aussi leur marque.

En 1936, Le Soleil consolide sa présence sur le marché de la presse quotidienne de Québec lorsqu'il acquiert son concurrent, L'Événement, publié depuis 1867, puis Le Journal en 1938. Les deux titres sont fusionnés. L'Événement-Journal sera publié de 1938 à 1962, puis il reprendra le nom de L'Événement jusqu'à sa fermeture définitive en 1967.

Après avoir été présidé par la famille Gilbert (à partir de 1948), Le Soleil est acquis en 1974 par Jacques Francoeur et le groupe Unimedia. Le journal passe aux mains du groupe Hollinger de Conrad Black en 1987, puis à celles du groupe Gesca en 2000. En 2006, pour faire face à la concurrence du populaire Journal de Québec, il abandonne le grand format pour adopter le format tabloïd.

Le Soleil
est tiré à 22 000 exemplaires en 1907, à 49 000 en 1932, à 121 000 en 1960, à 160 000 en 1971, pour redescendre à 100 000 exemplaires en 1987 puis à 80 000 en 2000.


Sources :


BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 11-15.

LEMIEUX, Louis-Guy, Le roman du Soleil - Un journal dans son iècle, Québec, Septentrion, 1997.

BOIVIN, Mathieu, « Tout petit, le Soleil », Trente, vol. 31, no 8, septembre 2007.

CARDINAL, François, « Le Soleil brillera-t-il pour Gesca? », Trente, vol. 25, no 6, juin 2001.


Éditeur :
  • Québec :Le soleil,[1896]-
Contenu spécifique :
Perspectives
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Électeur (Québec, Québec : 1880 : Édition quotidienne)
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Références

Le soleil, 1981-09-19, Collections de BAnQ.

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[" 4 ZI NE VILLE SUPERSTAR PAGE 4 A L'OCCASION DU GRAND PRIX DU CANADA, TOUS LES ARTICLES DE CE NUMÉRO SUR LA FORMULE 1 SONT SIGNÉS JACQUES DUVAL. rvfiP Pour la majorité des spectateurs à une course de Formule 1 ou pour ceux qui suivent l'événement sur le petit écran, le pilote n'est qu'un casque bigarré qui émerge de l'habitacle.Totalement engloutis dans leur bolide, les pilotes ne reprennent forme humaine que lorsqu'ils en émergent Contrairement à la majorité des sports, les vedettes de la course automobile sont condamnées à une certaine forme d'anonymat.Le seul moyen de les distinguer en course: le casque protecteur et le numéro de la voiture.Probablement par besoin d'identification et pour combattre l'anonymat, la plupart des pilotes ont décoré leur casque d'une manière toute personnelle qui devient en quelque sorte leur marque de corn merce C'est ainsi qu'il n'y a pas un Québécois qui dit suivre la course automobile qui ne sache que le casque de Gilles Villeneuve est rouge et noir Quant à la décoration proprement dite, il s'agit de deux énormes flèches placées latéralement et pointant vers l'avant Message très éloquent de la part de ce pilote pour qui foncer sans retenue est le style même.Tous ont ainsi un casque qu'ils ont décoré à leur goût, mais aussi pour plaire à certains commanditaires.Car ils ne refusent naturellement pas de faire quelques dollars en plaçant des autocollants publicitaires sur leur casque Comme il s'agit de la seule partie visible du pilote, inutile de souligner que cette publicité se monnaie à fort prix Il ne nous faut cependant pas perdre de vue l'objectif premier du port du casque qui est de protéger la tête du pilote.En tait, c'est la seule partie de son anatomie qu'il peut protéger de la sorte, le reste étant confié à la structure même de son bolide Ces casques sont autre chose qu'une coquille multicolore: c'est une pièce d'équipement fort complexe qui répond à des normes très précises Premièrement, ils possèdent une coquille extérieure en fibre de verre laminée ou en fibre de verre et kevlar, matériau emprunté à l'astronautique.Cette coquille protège contre les coups directs et les contacts avec les surfaces dures.Mais cette protec- LES CONDUCTEURS DE FORMULE 1 DES CHEVALIERS ARMÉS DE MED EN CAP m tion serait pratiquement nulle si l'intérieur n'était pas recouvert d'une épaisse couche de mousse spéciale qui absorbe l'énergie causée par un choc.Et encore, cette mousse doit être à l'épreuve du feu Toujours en vue de limiter les risques, cette doublure est à l'épreuve des flammes.Mais il y a plus, car ce casque peut servir de centre de communication avec le stand et également de «masque de survie» en cas d'incendie Si l'on regarde un tant soit peu un pilote de Formule 1 en course, on se rend compte qu'il y a un tube de caoutchouc raccordé au côté gauche de son casque.Contrairement à ce que la majorité des gens seraient portés à croire, il ne s'agit pas d'un système de communication radio mais d'un tube permettant l'émission d'air dans le casque du pilote en cas d'incendie On sait que les flammes dévorent l'oxygène.Pour éviter que le pilote suffo que, on lui insuffle de l'air par ce tube relié à une bonbonne placée derrière lui.D'autres part, une fiche placée sur le côté droit du casque permet au pilote d'être en communication radio avec son directeur d'équipe.Contrairement aux voitures de type Indianapolis, la communication radio en Formule 1 ne s'établit que dans les puits.D'autres petites astuces techniques viennent ajouter à la sécurité du casque.Certains pilotes ont fait installer un crochet sur l'un des côtés du casque, qu'une courroie relie à l'habitacle.Cela permet de retenir le cou du pilote dans les virages à haute vitesse qui créent une grande force centrifuge dont l'effet est d'a lourdir un casque déjà très lourd, fatiguant énormément les muscles du cou.Autre détail technique, certains casques n'ont pas de |ugulaire ils tiennent en place au moyen de deux demi-lunes articulées placées à l'avant et à l'arrière de la coque Une fois relevées, ces demi-lunes retiennent fermement le casque en place Soulignons que Gilles Villeneuve ainsi que plusieurs pilotes français portent ce modèle de fabrication française L'HABIT Comme on a pu le voir, le feu est çCasqué, ganté, emmitoufle dan» plusieurs épaisseurs de tissu ignifuge, le pilote (Villeneuve, dan» la photo) est retenu a son siege par une large teinture qui le retient À la taille, aux épaulé» et aux cuisses.'s \u2014 En plu» de la toque extérieure, le casque (dessin du centre) possède plusieurs épaisseur» de mousse pour mieux absorber les coups.Ci-contre, le .«cabinet de travail» du pilote: ni espace ni confort.f\u2014 le principal ennemi du conducteur.La mise au point de réservoirs d'essence constitués de cellules caoutchoutées remplies d'une mousse ab sorbante a permis de diminuer de beaucoup les risques d'incendie en course, mais tous les dangers ne sont pas écartés.On n'a qu'à regarder une photographie de Niki lauda pour se rendre compte que ces dangers sont encore présents Pour se protéger le plus possible contre les flammes, les pilotes portent tous une combinaison fabriquée d'un tissu pouvant résister à la chaleur pendant un certain temps De plus, le pilote enfile des sous-vêtements ignifuges qui le recouvrent de la tête aux pieds.Encore là, on tente de retarder le plus possible l'effet des flammes II ne s'agit donc pas de combinaisons véritablement à l'épreuve du feu, mais d'habits destinés à retarder l'effet du feu.Gagner une trentaine de secondes, cela peut faire toute la différence entre la vie et la mort Fait plutôt cocasse, les pilotes doivent crever de chaleur pour se pro téger de la chaleur des flammes Ils préfèrent suer à profusion plutôt que de griller comme des poulets en cas d'incendie Habillé de la sorte, le pilote doit faire face en effet à des températures très inconfortables.Il y a le moteur qui dégage beaucoup de chaleur, et le pilote est assis à quelques centimètres du moteur S'y ajoute la chaleur qui se dégage des freins, des pneus, de la réverbération du soleil sur la piste Le pilote ne peut donc que suer à grosses gouttes, habillé qu'il est de caleçons longs, d'un habit monopièce doublé et d'un casque fermé en plus Comme si cela n'était pas suffisant, il porte de longs gants, destinés à protéger ses mains en cas d'incendie tout en lui permettant de tenir fermement le volant On ne saurait évidemment oublier les souliers spéciaux destinés à donner au pilote le plus de sensations possible au toucher des pédales Ces souliers à semelles très souples ressemblent à des souliers de boxe Encore là on retrouve des tissus résistants à la chaleur des flammes Comme on peut le voir, les pilotes de Formule 1 sont un peu comme des chevaliers médiévaux avant qui revêtent leur «armure d enfourcher leur monture L'HABITACLE Une fois casqué, botté et enrobé de plusieurs épaisseurs de tissu igni fuge, le pilote s'insère délicatement dans l'habitacle de sa voiture, dont chaque millimètre est compté Le conducteur n'a pas de siège proprement dit mais un baquet en fibre de verre moulé exactement à son ana tornie.Si Gilles Villeneuve et Didier Pironi, par exemple, veulent changer de voiture, ils devront changer les sièges, faute de quoi ils seront passa blement inconfortables Assis dans une position semi-couchée, le pilote est attaché par un système de cem tures qui le retiennent en trois points différents II est d'abord san glé perpendiculairement à la taille, comme dans la plupart des voitures de tourisme; puis deux larges cour roies descendent des épaules pour venir s'agrafer à la taille Enfin, des courroies lui entourent les cuisses et passent entre les deux jambes, histoire d'empêcher le corps de glisser vers l'avant en cas d'impact Le conducteur est donc littéralement ficelé à son siège Pourtant cet ensemble de ceintures se désengage à la simple pression d'un bouton En plus d'avoir à manier le volant et le levier de vitesse, le pilote a beaucoup d'autres choses à faire Mais parlons d'abord du levier de vitesse Très petit, il est placé à la droite ou à la gauche du pilote selon ses goûts Comme il y a plus de droitiers que de gauchers en Formule 1, comme dans la vie de tous les jours, le levier est généralement placé à droite La course de ce levier est très courte, quelques millimètres à peine, et le pilote en fait que le déplacer presque imperceptiblement Pendant ce temps il agrippe un volant rembourré de dimensions réduites.Cela suffit déjà pour exiger beaucoup de dextérité et de précision de la part de l'athlète dont les pieds valsent sur trois larges pédales, toutes placées à la même hauteur Le pilote a de plus à sa disposition un mécanisme qui lui permet d'ajuster, pendant qu'il roule, les barres antiroulis de la suspension Ce fai sant, il peut remédier à la tenue de route du bolide qui change souvent de comportement pendant la course.Ainsi une voiture au réservoir plein et munie de pneus neufs peut être légèrement sous-vireuse au départ pour ensuite devenir sur vireuse Le conducteur peut corn penser en faisant les ajustements du cockpit même II lui est également possible d'équilibrer le système de freins en pleine course grâce à un mécanisme de compensation hydraulique placé dans l'habitacle Fous ces raffinements viennent ajouter à la tâche du pilote qui doit, en plus foncer à bloc en tout temps, tenir compte de ses adversaires, vaincre les emfjûches de la piste tout en tirant le maximum d'une voiture qui n'est pas toujours aussi rapide qu'il le voudrait Ce même pilote doit également avoir le compte-tours dans son champ de vision Si on laisse le moteur perdre trop de régime il y a diminution de puissance et par le fait même de perfor mance Si au contraire on permet un sur régime, on risque de «sauter» son moteur et ce sera la fin de la course Ce compte-tours comporte également un mouchard qui indique le régime maximal utilisé par le pilote, histoire de savoir s'il a malmené la mécanique.Inutile de dire que ce compte-tours occupe la place d'honneur sur le tableau de bord de la voiture qui ne comprend pas de compteur de milles.Par contre, les manomètres de pression d'huile et de température du moteur ont également droit aux places d'honneur Comment se surprendre maintenant qu'un pilote soit littéralement épuisé lorsqu'il se hisse hors de son «caFjinet de travail»! Assis presque dans un ouragan de vitesse et de bruit, se battant contre les lois de la gravitation et de l'adhérence, devant lutter contre une vingtaine d'autres pilotes, secoué comme un fétu de paille par une suspension rigide qui permet à la carrosserie de se «traîner» sur la piste, le gagnant du prochain Grand Prix labatt du Canada a le droit d'être considéré comme un athlète de premier ordre.Les différents éléments techniques que les pilotes utilisent ne doivent jamais masquer leur habileté naturelle et leur courage m GILLES J* '-cW ¦æ %.va slL j Le début de la legende Villeneuve au Grand Prix de Long Beach, aux Etats-Unis, en 1978.Apres avoir domine le début de la course à sa première participation, Gilles a le malheur de rencontrer sur sa route Clay Kegaiconi.Ci-contre: la foule italienne a sa façon bien à elle d'encourager son héros Gilles Villeneuve.Gilles Villeneuve pourrait arrêter de courir aujourd'hui même, il n'en serait pas moins considéré comme l'un des grands qu'a connus le sport automobile En fait, sa façon de piloter, son impétuosité et ses coups d'éclat ont fait de lui le favori numéro un de la foule partout où il se produit Car il ne faut pas croire que les Québécois sont les seuls à se pâmer devant les exploits de notre Cilles national En Italie, sa popularité est telle qu elle pourrait faire rougir d'envie un Guy Lafleur ou un Wayne Gretsky au Canada le suis persuadé que Gilles m'en voudra un peu de l'assommer avec tant de compliments.Il ne cesse de répéter qu'il lui faudra avoir atteint son ob|ectif en tant que pilote de Formule I avant qu'on puisse l'encenser.Et cet objectif, ce n'est rien de moins que le record absolu de tous les temps quant au nombre de victoires obtenues en Grand Prix.Ce record de 25 victoires appartient à l'Ecossais lackie Stewart et Gilles veut consacrer sa carrière à dépasser ce chiffre Pourtant, tous les experts de la Formule I s'accordent à dire que Gilles Villeneuve est actuellement le meilleur pilote à évoluer dans le circuit du Championnat du Monde.Mais il y a plus que cette reconnaissance de la part de ceux qui suivent ce monde de très près La légende Villeneuve existe de|à Les amateurs aiment bien évoquer ses débuts pour le moins spectaculaires, son fameux tour de piste avec un pneu complètement déchiqueté, ses têtes à queue spectaculaires et enfin son pilotage à bloc.On sait que la course sera spectaculaire si Ville-neuve est là, car il donne toujours le meilleur de lui-même.Aucun autre pilote moderne n'agit plus en piste à l'image du cheval cabré de Mara-nello qui identifie la «Scuderia Ferrari» Même plus, c\u2019est Villeneuve qui trouve que les Ferrari n'ont pas assez de fougue pour lui Le plus bel hommage qu'on pouvait lui rendre a été de le comparer au légendaire Tazio Nuvolari.Ce compliment ne vient pas de n'importe quel amateur: il vient de la Douche même de Enzo Ferrari qui a affirmé que Gilles Villeneuve était le Nuvolari des temps modernes Et le «Commandatore» sait de quoi il parle car il a eu les deux hommes dans son écurie C'est peut-être bien beau de comparer Gilles à un des immortels du sport automobile, mais cette comparaison ne porte pas tellement au Canada où Nuvolari est un illustre inconnu, tout légendaire qu'il soit C'est au début des années trente que Nuvolari entra dans la «Scuderia Ferrari» et il en devint le porte-étendard.On dit de lui qu'il domina son époque et que seul Varzi réussit à l'inquiéter Monsieur Ferrari dans son ouvrage Mes joie s terribles nous décrit le caractère du champion italien: «Nuvolari n'était jamais découragé s'il avait une voiture dont les performances étaient inférieures à celles de ses concurrents; il ne partait jamais battu mais luttait toujours avec un courage de lion, fût-ce pour la sixième ou la dixième place » A cette détermination s'ajoutait une façon de piloter qui lui était propre et qui était drôlement spectaculaire alors qu'il réalisait de sensationnels dérapages des quatre roues.Enfin, Enzo Ferrari ajoute «qu'il n'y avait personne qui alliât une telle sensibi lité de conduite à un courage presque surhumain » Pour compléter cette similitude, soulignons que Nuvolari était de petite taille, taciturne et passablement caustique les rares fois où il parlait.Ceux qui lisent les volumes relatant les exploits de cette époque ne peuvent s'empêcher de noter qu'à chaque mention du personnage, on parle toujours du «grand» Nuvolari C'est tout à l'hon- neur de Gilles d'être comparé à cette légende et par Enzo Ferrari lui-même de surcroît.On ne pouvait trouver compliment plus approprié pour le pilote contemporain aont l'audace fait frémir les plus blasés.Ces performances et cette popularité en ont fait un superstar dans toute l'Europe, le berceau de la Formule 1.Les commanditaires se l'arrachent à prix d'or, dans quelque pays que ce soit.Plusieurs voudront voir dans un article aussi élogieux un excès d'admiration pour le pilote de Ferrari Pourtant, cette insistance à rapporter ce que les autres disent n'a pour but que de mettre en évidence le fait que la seule vedette sportive internationale que possède le Canada est nul autre qu'un pilote de Formule 1 appelé Gilles Villeneuve Et si vous croyez que je suis partisan, chauvin ou biaisé, demandez qu'on vous traduise les articles de grands journaux italiens à la suite d'un exploit de Gilles.Vous allez trouver que notre enthousiasme pour les exploits de nos joueurs de hockey n'est pas grand-chose Ce qui expli que qu'à chaque Grand Prix disputé à Imola ou à Monza en Italie, Gilles Villeneuve est escorté par une meute de plus de cinquante soldats.Si vous cherchez l'idole, il se peut qu elle parle français avec un accent de chez nous et qu elle conduise une voiture rouge en course il n'y a pas beaucoup de figures légendaires dans les annales de la Formule 1; l\u2019une d'entre elles est un des nôtres. extra douce Belvedere (IMt AVIS: Santé et Bien-être social Canada considère que la danger pour la santé croît avec l'usage-éviter d'inhaler Moyenne par cigarette - Régulier: \u201cgoudron 10 mg, nicotine 0 8 mg. vient la eMmtoh# \u2022 - « SIEGFRIED STOHR EDDIE CHEEVER mettent à des pilotes prometteurs de se faire-valoir au volant de machines qui sont très semblables dans leur comportement.Et quand on parle de relève, l'année 1981 est particulièrement fertile en nouveaux venus en Fl Dans certaines grilles de départ, les visages CHICO SERRA NIGEL MANSELL pas gravi les échelons habituels pour parvenir à la Formule 1 et ses origines de champion motoneigiste sont un cas d'exception Bien sûr.il s'était fait la main en monoplace au volant d'une Formule Atlantique, mais contrairement à la plupart des débutants, il n'était pas passé par les for-I mules préliminaires qui, en Europe, [ semblent indispensables pour se [ faire remarquer Cilles est donc ar-| rivé en Fl un peu par la porte d'en ! arrière, mais il n'a pas tardé à montrer à tous les sceptiques que les tra-| ditions, il fallait savoir passer pardessus Dans l'ordre normal des choses, la | relève en F1 vient des ran^s des Formules 2 et 3, deux categories de ! course |uste au-dessous de la Formule 1 en vitesse pure mais qui per- sormais chez Alfa-Roméo.Toutefois on devait lui préférer le Britannique de 27 ans Nigel Mansell, et pour de bonnes raisons.Ce dernier était déjà pilote d'essai chez Lotus et il avait même conduit une troisième voiture d'usine lors des Grands Prix d'Autri-che et de Hollande Pour 1981, Colin Chapman décida de lui donner sa chance d'être pilote officiel et il n'a pas déçu son patron.Cet ingénieur-mécanicien a débuté en kart à l'âge de 15 ans, remportant 15 titres natio- Quand Gilles Villeneuve est arrivé en Europe pour faire ses premiers essais chez McLaren à l'été de 1977, tout le petit monde de la Formule 1 (un cercle plutôt fermé) se demandait bien d'où pouvait venir ce nouveau pilote plutôt timide qui parlait français avec un drôle d'ac-; cent On apprit bien vite qu'il était j Québécois, et on cherchait toujours son nom dans les palmarès de la For-i mule 2 ou 3.Or Gilles Villeneuve n'a inconnus et les noms peu familiers sont pratiquement plus nombreux que les «vétérans» Prenons l'exemple de la liste des incrits à Monaco où, à côté des lones, Reutemann, Villeneuve, Andretti, Pironi, Lafitte, on retrouvait les Mansell (Lotus), Cheever (Tyrrell), Alboreto (Tyrrell), Salazar (March), Serra (Fittipaldi), Stohr (Arrows), Ghinzani (Osella), Slim Borgudd (ATS), Henton et Warwick (Toleman).Qui sont ces débutants qui réussiront peut-être à se qualifier pour le Grand Prix du Canada et d'où viennent-ils?Voyons les notes biographiques de quelques-uns d'entre eux NIGEL MANSELL \u2022 Chez Lotus, on avait envisagé l'engagement de Jacques Villeneuve pour prendre le siège laissé vacant par le départ de Mario Andretti, dé- JE SUIS M-l-L-bl-O-N- la seule loterie qui fait des millipnnoires naux entre 1970 et 1976 avant de j passera la Formule Ford II participa j I ensuite à quelques épreuves de For- j mule 3 avant de faire l'acquisition d'une Ralt-Honda de Formule 2 en ! 1980 EDDIE CHEEVER Avec Mario Andretti, Eddie Chee-ver est le seul Américain au sein ; d'une équipe de Formule 1.Cu-I rieusement toutefois, Andretti est né : en Italie et il a immigré très jeune aux Etats-Unis, alors que c'est exac-| tement le contraire qui s'est produit 1 chez Cheever.Natif de l'Arizona, il vit en Italie depuis l'âge de 4 ans; il n'avait que 12 ans quand il a fait ses S débuts en kart.Après avoir été deuxième au championnat du monde dans cette discipline, il a suivi des | cours de pilotage en Europe avant de prendre le volant d'une Formule 3 à Silverstone en Angleterre en 1975.Il passe ensuite à la Formule 2 ! et en 1977 il est second derrière S René Arnoux au championnat d'Europe.Ayant couru avec des voitures de Enzo Osella en F2, il débute en F1 en 1980 avec la voiture « toute nouvelle» du constructeur turinois.Le ' manque de fiabilité de la Osella ! l'empêche d'obtenir des résultats valables, mais l'expérience lui est profitable.En 1981, Cheever devient le seul pilote fixe de l'équipe Tyrrell et se révèle pilote de grand talent avec une 5e place lors de la première course à Long Beach II est aussi pi-| lote officiel de Lancia dans les courses d'endurance CHICO SERRA Chico Serra, le coéquipier de Keke Rosberg dans l'écurie Fittipaldi, assume une très lourde tâche puisqu'il remplace l'ex-champion du monde Emerson Fitipaldi qui a décidé de prendre sa retraite l'an dernier Bré-I silien lui aussi, il est né en 1957 à Sao | Paulo et a tâté de la compétition | pour la première fois en 1972 en participant à des courses de kart II de-; vait d'ailleurs devenir champion du Brésil de cette discipline à cinq re-! prises.En 1976, il se tourne vers la Formule V et gagne le championnat de Sao Paulo.En 1977, il va courir en Europe en Formule Tord et l'année 1978 le voit au volant d'une Formule 3.En 1979, il bat le record du tour à Monaco et en 1980 il passe à la Formule 2.Il connaît malheureusement de nombreux ennuis mécaniques et j ne peut faire mieux qu'une quatrième place Ses rapides progrès sont remarqués par son compatriote Emerson Fittipaldi qui dit de lui que «c'est un autre Nelson Piquet» et i l'engagedanssonécuriedeFormule 1.SIEGFRIED STOHR Tout comme son coéquipier Ricardo Patrese (et malgré son nom) Siegfried Stohr est Italien, né en 1952 à Remim Titre rare pour un pilote, il a passé son doctorat en psychologie et continue à étudier la psychiatrie j Il a lui aussi débuté en compétition dans le kart et gagné sa première course en 1968 Après un temps d'arrêt pour poursuivre ses étuaes, il revient à la J course en 1976, et en 1978 on le retrouve en Formule 3.Il se classe deuxième à Monaco et enlève le championnat d'Italie II passeen Formule 2 en 1979 et en 1980 avec une Tole-man privée il gagne une course et termine 4e au Championnat d'Eu- j Fope de Formule 2.Cette saison, il a! débuté en Formule 1 au volant j d'une Arrows, avec quelques diffi- cultés d'adaptation au début, mais une bonne course en Argentine SUM BORGUDD La carrière de ce Suédois est pour le moins intéressante Tout d'abord il a derrière lui une longue expé rience de la compétition automobile et il débute en Formule 1 à un âge relativement avancé puisqu'il a 3) ans.Il est également plus connu dans les milieux artistiques ayant été le batteur de plusieurs groupes Scandinaves dont ABBA, qui est devenu le commanditaire de sa voiture de Formule 1.Borgudd a commencé â courir en 1970 Dès l'année suivante il rem portait 16 courses en Formule Ford en Suède II a par la suite alterne entre la Formule Ford et les voitures de série pour passer à la Formule 1 en 1978.En dépit de difficultés finan cières l'obligeant â être son propre mécanicien, il a terminé 3e au Championnatd'EuropedeFormule 3 Il s'est surtout fait remarquer l'an ; dernier au Grand Prix de Monaco de F3 en enregistrant le record du tour ! Il pilote cette année une ATS peu j compétitive aux côtés du Néerlandais |am Lammers.O H loto cjuftiec ET VOUS, COMMENT™* RÉACIRlEZ-VOU1 ^WhT a*&g* ms&i mm-
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