Le soleil, 12 décembre 1981, Perspectives
[" LE MAGAZINE semaine du 12 décembre 1981 \u2014 Vol.2J No >0 SYLVIE TREMBLAY MARRE EN LIONNE F\tPAGE 8 RE MENU DE NOËL i PAGE 18 ¦MHF f' jÈPîa W Iv* y Ovation Une touche de raffinement! De fins bâtonnets de menthe enrobés de chocolat.Importés d\u2019Europe, ils ajoutent une note de bon goût au moment du digestif. Illustration Louis Hebert ¦MR A BC / D E F MNO wx Y LA RÉVOLUTION TÉLÉMATIQUE (1) L\u2019OREILLE DU TÉLÉPHONE L\u2019OEIL DE LA TÉLÉVISION apprit ainsi que c'était un ordinateur situé à Toronto qui venait de le dessiner de la sorte, de mémoire évidemment, et que, par la magie d'une toute nouvelle technique, ces images lui parvenaient par l'intermédiaire d'une simple ligne téléphonique.Voilà qui était, de la part du Gouvernement du Canada, un moyen original de faire la publicité de sa version d'un nouveau moyen de télécommunication qui, pour peu qu'on se donne la peine de le développer avec harmonie, promet d'ici à quelques années de bouleverser complètement le monde de ('information et de changer sensiblement notre manière de vivre tout entière.*- L'ÉTÉ dernier, lorsque le président Reagan, désireux de se reposer après une réunion du sommet économique d'Ottawa, alluma le téléviseur de sa chambre d'hôtel, ce n'est pas la partie de baseball dont il rêvait qui apparut à l'écran.Il vit plutôt se dessiner trait par trait sur l'appareil une bien habile publicité: dans l'espace d'une dizaine de secondes s'élabora sous ses yeux, comme brossé par la main d'un invisible artiste, un portrait de lui-même qu'il trouva fort ressemblant.Suivaient un court message de bienvenue et une brève description du phénomène auquel il assistait.Il Gons WHITE REAS\u2019 Offrez-lui Offrez-lui des Reas.Les cigares /I\u2019s confectionnés avec du tabac cubain, qui se distinguent GOI25 MILET* W&mm Offrez-lui des Colts, les petits ml cigares traités au rhum ¦Ml et au vin; Pour Ik\tfaire changement fj>\tde façon agréable.des Old Port, les Offrez-lui des White Owl, une grande petits cigares doux et légers, traités au rhum et^^ au via Tout comme les Colts ¦k le jeune homme les les apprécie grande s .ment.Æ famille renommée pour sa qualité: Coronas, Invincibles, Sliirin mild et Cigarillos, a par leur riche goût de Havane.POUR CE BONNES KTES \u2022 \u2022\u2022 y ./ ww» .Ti-i* o aüHNi .# » ?L'OREILLE DU TÉLÉPHONE, L'OEIL DE LA TÉLÉVISION La télématique, puisqu'il faut l'appeler par son nom, est née, étymologiquement comme dans la réalité, du mariage des télécommunications et de l'informatique.Le mariage est récent, certes, mais les fiançailles ont été longues car voilà bien dix ans que les ordinateurs de Montréal peuvent presque instantanément consulter la liste des passagers d'un avion en vol au-dessus de l'Australie, vérifier la bonne marche des turbines de la Manicouagan ou veiller à l'entretien des machines qui travaillent à Baie-James et leur expédier des pièces de rechange avant même que leurs mécaniciens aient pu constater l'usure des vieilles.C'est aussi grâce à la télématique que l'on mettra à jour votre livret de banque dans une succursale où vous n'avez même pas de compte, que l'hôpital saura s'il doit accepter ou refuser votre carte-soleil ou qu'un agent de la Sûreté du Québec exigera à Sept-îles que vous lui acquittiez sur-le-champ un billet de stationnement en souffrance à Montréal.Comme vous pouvez le constater, la télématique n'est pas une invention toute récente.Cependant, il fallait jusqu'ici relier les ordinateurs au moyen de réseaux de télécommunication spécifiquement adaptés à la transmission de données informatiques et l'équipement utilisé était terriblement coûteux; c'est pourquoi la télématique était réservée à l'usage à peu près exclusif des gouvernements et de la grande entreprise.Or, grâce à l'avènement de nouvelles techniques permettant en particulier de transmettre les signaux informatiques au moyen de lignes téléphoniques ordinaires, une révolution se prépare aujourd'hui: l'ordinateur s'apprête à envahir notre vie de chaque jour; il ne s'agit pas ici de mini-ordinateurs ou de calculatrices de poche, mais d'une nouvelle génération de superordinateurs, pas très différents de leurs prédécesseurs pour ce qui est de leur capacité de faire des calculs, mais dotés d'une prodigieuse mémoire encyclopédique Et c'est chez nous, dans le refuge sacré de notre salon, que ces envahisseurs ont choisi de s'installer.Afin de mieux nous conquérir, ils se sont allié deux appareils omniprésents auxquels ils vont se greffer, deux appareils qui déjà exercent sur nous influence, fascination, domination même: l'oreille du téléphone et l'oeil de la télévision.Voici à peu près comment les choses vont se présenter: un téléviseur, équipé d'un petit appareil électronique appelé décodeur, se transformera en terminal d'ordinateur dès qu'on le branchera dans une prise téléphonique.Il suffira alors de composer un numéro pour établir la communication entre notre terminal et un ordinateur central faisant office de banque d'informations.Un index apparaîtra aussitôt à l'écran, on y choisira un item ou une rubrique que l'on commandera, en composant un code, à l'or- dinateur.La «page» d'information ainsi choisie apparaîtra alors sous forme d'un texte écrit, de plans, de dessins ou de graphiques.Selon le besoin du moment, notre téléviseur se transformera ainsi instantanément, à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit, en encyclopédie, almanach, agence de voyages, succursale de banque, étude de notaire, annuaire du téléphone ou indicateur des chemins de fer ou des cotes de la bourse; il nous enseignera, selon l'initiative de ceux qui auront alimenté les diverses banques d'informations, à réparer un carburateur, tricoter, tricher aux cartes ou dresser notre arbre généalogique.Cette application de la télématique se nomme vidéotex et promet d'ouvrir des horizons quasi illimités à quiconque ne veut plus se contenter de regarder la Petite Maison dans la prairie ou de massacrer des Martiens imaginaires à coups de boutons-poussoirs.Le vidéotex a vu le jour en Angle- terre en 1973.Le réseau privé de la télévision de ce pays venait d'inaugurer un service continu d'informations dans lequel on faisait défiler le texte des nouvelles au bas de l'écran durant les émissions de la programmation régulière.L'idée n'était pas nouvelle, la technique non plus, d'ailleurs, puisque les Japonais utilisaient depuis deux ou trois ans déjà ce procédé pour superposer des messages publicitaires aux images de leurs téléromans.La BBC chercha donc un moyen de surpasser son concurrent et d'ajouter des éléments graphiques au texte des nouvelles qu'elle aussi se proposait d'intercaler dans sa programmation En utilisant des techniques, nouvelles à cette époque, de création d'images à l'aide d'un ordinateur, les graphistes de la BBC arrivèrent à présenter aux téléspectateurs britanniques un produit doté de qualités esthétiques «d'avant-garde», des images qu'auparavant aucun oeil humain n'avait pu même imaginer.Comme toute mode nouvelle, celle-ci se livra à ses petits excès, envahit la plupart des domaines des arts graphiques, puis cessa d'étonner.on en retrouve aujourd'hui le fruit dans les techniques d'animation de la publicité télévisée.Toutefois, derrière les prouesses esthétiques se cachait une technologie remarquable et remplie de promesses étonnantes.Ainsi, pour diffuser ces images, on rencontra bientôt un problème de taille.Si, en effet, un texte pouvait défiler à l'écran sans trop gêner la diffusion de l'émission qui se déroulait derrière, on ne pouvait impunément superposer des images complètes: l'effet en aurait été un incompréhensible mélange.On essaya de les montrer en filigrane ou encore de diviser l'écran, mais sans trop de succès.La solution qui s'imposait était alors de diffuser les images de télématique au moyen du même signal que ies émissions régulières, mais en complémentarité de celles-ci.Autrement dit, la même antenne allait émettre sur la même chaîne deux émissions différentes que des récepteurs spécialement adaptés pourraient recevoir simultanément.Le téléspectateur aurait alors le choix, en tournant un bouton, de regarder l'émission en cours ou de visionner un bulletin de nouvelles.Plus remarquable encore, ce système permettait à toutes fins prati ques de choisir le bulletin de nouvelles que l'on voulait consulter.Un bulletin, image et texte, constituait une page.Ces «pages» télématiques défilaient au rythme de 25 par seconde et étaient transmises chacune durant le temps mort qui s'écoulait entre la diffusion de deux images successives de l'émission régulière.Une page ne serait ainsi apparue à l'écran que l'espace d'un vingt-cinquième de seconde, ce qui aurait été nettement insuffisant pour la lire Le rôle du récepteur spécial était donc, en plus de distinguer les images régulières des pages télématiques, de conserver celles-ci en mé- moire pour consultation ultérieure.Il suffisait alors de «numéroter» les pages au moyen d'un code, d'en faire l'index, puis, au moyen de cet index, de faire apparaître la page de son choix.Ce système de diffusion d'images télématiques s'appelle télétexte.Il permet de mettre à la disposition du téléspectateur jusqu'à un millier et demi de pages d'information parmi lesquelles il peut choisir.Passé ce nombre, toutefois, le temps d'attendre que la page désirée repasse à l'antenne serait trop long, ce qui constitue une première limitation.De plus, l'utilisateur du télétexte, s'il peut choisir la page qu'il désire consulter, n'a aucun contrôle sur l'ordinateur qui crée ces pages; son pouvoir se limite à programmer son récepteur, mais la communication entre l'émetteur, donc la banque d'informations, et ce récepteur s'effectue toujours à sens unique, ce qui empêche toute possibilité d'échange.Cela constitue un défaut majeun I ¦ ; - > i £ X'z&l OLD port V« '-xrxrx^' r \u2014¦ ytsCS: r*B\\*s w\"- œ> ': \u2018t.V v *¦\u2019 *\u201c'' ^ « «7?' ' \u2014 ! L'OREILLE DU TÉLÉPHONE, L'OEIL DE LA TÉLÉVISION qui élimine la course à d'office le télétexte de la révolution télématique.C'est alors qu'on eut l'idée d'utiliser, pour transmettre les pages d'information, un moyen de télécommunication capable de fonctionner aller-retour: le téléphone.Afin de leur permettre de s'insérer entre les images d'une émission de télévision, on avait dû simplifier à l'extrême les pages télématiques.Aussi, devenait-il possible de les transmettre par simple ligne téléphonique, ce qui serait à peu près impossible à réaliser dans le cas d'une image de télévision ordinaire.En effet, alors que celle-ci est transmise de manière analogique et requiert une large bande de fréquences que ne peut lui offrir le réseau téléphonique conçu pour la transmission de la voix, l'image télématique se transmet de manière numérique et se décompose à cette fin en un très grand nombre d'éléments hautement codés.L'image est compliquée, certes, mais chacun de ses éléments est ex- PRATIQUE.ECONOMKHJE.BIEN PENSEE.Maie voiture de ville Suzuki SJ 410-ce qu'une vraie voiture de ville est supposée être: très à l\u2019aise dans les rues encombrées, agile sur les terrains de stationnement, nerveuse sur l\u2019autoroute C\u2019est beaucoup, direz-vous! Mais ce n\u2019est pas tout.C\u2019est aussi une voiture à 4 roues motrices, lorsque le besoin s\u2019en fait sentir.Une quatre places bien confortable.Et une voiture très peu gourmande Contrairement à la plupart des 4X4, la SJ est une voiture souple, agréable à conduire, et dont le volant se manie avec aisance - même sans la servodirection.Dans les terrains de stationnement, elle se manie comme par magie Étant une vraie voiture de ville, la SJ est équipée comme il se doit: moquette, instruments de bord, et autres caractéristiques standard Ce n\u2019est pas tout! Son pnx de vente et ses coûts d\u2019entretien sont aussi raisonnables et pratiques que la voiture elle-même Venez donc essayer la nouvelle SJ 410 chez votre concessionnaire Suzuki.Un petit tour en ville, en pleine circulation, et vous verrez combien elle est pratique et agréable Suzuki SJ 410 décapotable Pick-up Suzuki SJ 410 Certains des accessoires illustrés sont offerts en équipement facultatif avec supplément de prix 4SUZUKI 4X4 Suzuki Canada Inc 155 St Regis Crescent S Oownsview Ontano M3J 1Y6 (416) 630 4100 trêmement simple et peut être transmis avec exactitude par des moyens relativement peu précis, comme par exemple une ligne téléphonique.C'est lorsque l'on arriva à réaliser cette combinaison que l'on obtint le véritable vidéotex.Ce sont, comme nous l'avons vu, les Britanniques qui ont mis au point le télétexte; ce sont eux également qui l'ont perfectionné en vidéotex, si bien qu'en 1979, après une période d'essais, les Postes de sa Majesté ont mis sur le marché leur système de vidéotex sous le nom de Prestel.Surtout destiné au secteur des affaires, Prestel compte aujourd'hui plus de 10 000 abonnés.Les Français, de leur côté, ont mis au point en 1978 leur propre technique de vidéotex.Le système, nommé Antiope, ressemble à celui des Britanniques sauf qu'il présente sur celui-ci quelques avantages.En particulier, afin de simplifier la transmission, on eut l'idée de définir les caractères servant à afficher le texte au moyen de codes que le récepteur était programmé pour reconnaître.Ainsi, pour transmettre la lettre «a», au lieu d'envoyer un signal montrant la forme d'un «a», l'émetteur se contente de commander au récepteur de retrouver dans sa mémoire la lettre «a» et de l'afficher à l'écran.Une démonstration de la technique Antiope a été inaugurée en juin dernier à Vélizy, en banlieue de Paris.Ce projet, appelé Télétel, s'adresse à 3 000 usagers.De même, l'administration des Postes a établi dans le département d'île-et-Vilaine un annuaire télématique du téléphone que rejoignent plus de 20 000 abonnés.C'est d'ailleurs par le biais de cet annuaire électronique que la télématique semble devoir prendre son envol en France, car on compte ainsi équiper plus d'un quart de million de foyers dès 1982, et tous les abonnés au téléphone dans un avenir rapproché.On prévoit également raccorder ultérieurement tous ces terminaux aux banques de données établies pour Télétel.Les États-Unis, qui pourtant ont souvent innové dans les domaines de haute technicité, n'ont pas jusqu'à présent créé leur propre vidéotex et ne semblent pas particulièrement intéressés à poursuivre des recherches dans ce domaine.Toutefois, le marché américain constitue un client éventuel de grande envergure, un client qui se laisse courtiser et s'intéresse beaucoup à un vidéotex génial qui lui vient du nord.Le nom de cette invention pleine d'avenir: Télidon; son origine: le Canada Deviendrons-nous, grâce à Télidon, les grands magiciens de la télématique?C'est ce que nous verrons la semaine prochaine.PEDRO RODRIGUES Photo Michel Bernard BÊ VOYONS CEST UN MOUTON ! MIDI.De la fenêtre de la cuisine j'aperçois un étrange animal blanc qui se' promène dans le parc en compagnie de son maître.Un nouveau croisement de chien, peut-être?Ou un chat.frisé?On dirait un mouton.Soudain l'animal fait un saut, puis un autre.Oui, il s'agit bel et bien d'un mouton.Des enfants s'approchent, extasiés, pour contempler l'animal.L'homme a arrêté sa marche.Le mouton broute maintenant l'herbe aux pieds de son maître assis paisiblement sur un banc.\u2014 Où est-ce qu'il dort, ton mouton?demande une fillette.\u2014 Dans mon lit, répond simplement le jeune homme souriant Ce jour-là, plusieurs enfants sont arrivés en retard pour dîner Mais la brebis était si belle! Certains se sont mis à imaginer leur vie en compagnie d'un mouton.Robert Cormier, lui, vit toujours ses rêves.Domestiquer un mouton?Pourquoi pas?Pourquoi n'y aurait-il que le chien et le chat qui auraient l'apanage d'habiter la maison de l'humain?Il y a quelques semaines, une amie fermière iui a dit qu'une brebis naissante était délaissée par sa mère.Robert n'a pas hésité et a adopté la petite femelle qu'il a nourrie au biberon.Aujourd'hui Chiti a un mois et s'alimente elle-même comme tous les chatons du monde: elle lappe le lait que son maître verse dans un bol.Bientôt elle mangera des épis de maïs et de la moulée, en attendant l'herbe du printemps prochain «Chiti est un animal très affectueux, dit Robert Elle aime se blottir sur mes genoux et dort même dans mon lit.le lui ai montré à monter et descendre l'escalier; ce qu'elle fait très bien Actuellement je la dresse à ne pas aller au salon Le mouton et un animal qui sent fort Je lave donc Chiti fréquemment.Elle aime prendre sa douche avec moi! Sa laine devient alors superbe!» Mais Chiti grandira et.grossira Son poids d'adulte sera de 150 à 200 livres.Ça prend de la place dans une maison! Robert a songé à tout.Elle aura sa cabane et vivra plutôt dehors, bien entendu, avec de fréquentes promenades à la campagne.Quand elle aura un an, Robert la tondra et vendra sa laine.Lorsque Robert va au bureau de poste de la petite ville de Varennes, où il habite avec sa famille, il dissimule son mouton dans sa veste.Bientôt Chiti devra attendre à la porte, comme tous les chiens, en ne bêlant pas trop fort.Pour l'instant, la brebis se contente de se faire dorloter En récompense, elle témoigne beaucoup de tendresse à son maître, en plus de lui offrir le spectacle de son agilité et de sa folie «Un mouton, c'est fou-fou», dit Robert qui n'en est pas à sa première expérience avec les animaux.Il a déjà élevé 600 lapins, 23 chèvres, un bouc, un cheval et un poney, ainsi que 200 pigeons En plus d'apprivoiser trois ratons laveurs et trois corneilles! Aujourd'hui, sa ménagerie comprend un danois, deux saint-bernard, trois ratons laveurs et 22 oies qu'il garde chez un fermier des environs.Contrairement aux autres garçons du voisinage, Robert ne rêve pas de s'acheter une voiture sport mais plutôt un lynx.Ses yeux brillent lorsqu'il en parle.«Si je gagne le million, dit-il, l'achèterai plein d'animaux » Sa passion pour les bêtes comble sa vie et passe avant tout «Quand je rencontre une fille, dit-il, je vérifie toujours si elle aime les animaux.Sinon, la relation se termine rapidement » SIMONE PIUZE A fleur d'eau, il s'en trouvera toujours pour dire: «Sylvie Tremblay, c'est une chanteuse.» I (A la rigueur, qui chante comme Fabienne Thibeault!) Plus rationnellement, l'intéressée se définit comme un auteur-composieur-interpréte.Mais le plus souvent (surtout depuis que le mot a été lâche par Pierre Beaulieu dans la Presse) on parle d'une «bête de scène».Terme lourd de conséquences pour une artiste en début de carrière qui éclate vocalement, il est vrai, avec une maîtrise peu commune et habite déjà pleinement son espace.Elle a «quelque chose» à dire, on le ressent, c'est impérieux, ça fuse de tous bords, tous côtés: a travers sa musique, par ses textes, les improvisations qui suivent sa vague inté- Une nouvelle SYLVIE TREMBLAY Photo de la page couverture Denis Plain heure, tantôt à marée haute, tantôt à marée basse, mais toujours destinée à nous apprivoiser à un univers j ivre de tendresse, de caprices, de fureur, d'angoisses, d'espoir quelle traduit assez largement en mouvements justes et en jeux dramatiques.On rêve de la voir sur une scène plus grande.Parce que la promiscuité du Transit où elle présentait en novembre dernier sa première véri- I table série de spectacles semble contenir étrangement le fauve en mal de bondir hors de sa cage.Encore aucun disque de Sylvie Tremblay sur le marché.Des concours, plusieurs «premiers prix» Quelques spectacles à son actif où elle reçoit, chaque fois, une ovation finale à tout rompre.Elle démarre en lion! «Malgré tout, dans une foule de trois cents spectateurs, si trois personnes émettent des ondes négatives et ne m'aiment pas, je les perçois.Ça demande alors un effort pour me persuader que les autres, eux, souhaitent que je poursuive » Elle vient de Kénogami, au Sague- ! nay.Six rejetons chez ce commer- ! çant et cette institutrice qui tenaient un restaurant-épicerie non loin de la caserne de pompiers et du cou- ; vent, où les policiers venaient assi- j dûment siroter leur café en se moquant de Madame Anna, une pie mal avenante qui habitait juste en face et prenait un malin plaisir à téléphoner à la police au moindre bruit incongru.«On vendait des hot-dogs, des hamburgers, se souvient Sylvie Tremblay.Pas de patates frites! Ma mère ne voulait pas parce qu'elle di- j sait que c'était trop graisseux et que j nos vêtements sentaient mauvais à cause de ça, le dimanche, à l'église! On faisait crédit, on «marquait».Mes parents étaient des gens généreux.Souvent mon père déchirait des factures.C'est très astreignant, un commerce, jusqu'à minuit tous les soirs, sept jours par semaine.Alors les rêves prennent de l'importance parce que tu dois toujours demeurer sur place.Tout se passe dans ta tête.» Son père chantait, le dimanche, à l'église.À trois ans, Sylvie a étudié le ballet puis, plus tard, à l'école, le piano et le chant classique.«Petite fille, je n'étais pas du genre à chanter devant les gens, j'avais la musique dans ma tête, j'inventais des histoires, je me faisais du cinéma dans ma tête.Je n'avais pas le goût d'acheter des disques parce que je croyais qu'on était pauvres (ma soeur, elle, a toujours pensé qu'on était riches!) et je me disais: Un jour j'aurai un piano, un jour j'aurai des disques.La seule chose que j'aimais faire devant la famille, c'était me déguiser.Au point de les exaspérer! Mon frère Robert ne me trouvait plus drôle du tout! Mes parents ne m'ont arrêtée en rien Ma mère était sévère mais très bonne.h Le nouveau standard du goût dans une goût dans ui ultra-douce.I>e goût remarquable d\u2019Accord en fait une ultra-douce à part.Grâce à un mélange unique de fins tabacs de qualité.Accord vous procure à la fois des bouffées légères, agréables, qui se prennent en douceur, et la surprise d'un goût riche et entier.Ivt's fumeurs sont d accord.De plus en plus de fumeurs découvrent l\u2019exception.Accord, l\u2019ultra-douce qui a du goût.Voici ce qu\u2019ils en disent: \"Enfin une découverte du tonnerre, une cigarette qui a bon goût tout en étant douce\" Suzanne Villeneuve N*»utchate« \"Après plusieurs années de recherches, j'ai enfin troulé une cigarette qui me satisfait pleinement, Gmette Drolet Ste Foy \"D\u2019après moi, c\u2019est la seule cigarette sur le marché qui est à la fois très douce et qui a un bon goût de tabac.\u2019\u2019 Leopold Bacon » Montreal Nord \"Elle est très douce et très agréable à fumer, de la préfère à toutes les cigarettes douces sur le marché.\u201d Louis Dorais Montreal \"Accord ne se fume pas, elle se déguste.Claude Valiquette Lor.gueuii \"de conseille Accord à mes amis, c\u2019est la révélation tie l'année!\u201d Jeanne Hotte Montreal Accord Goûtez à l\u2019exception parmi les ultra-douces.Contrairement aux autres ultra-douces que vous avez pu essayer.Accord possède un riche goût de tabac que vous saurez apprécier jusqu\u2019à la dernière bouffée.Si vous recherchez la parfaite harmonie du bon goût et de la douceur, tôt ou tard, vous finirez par être d\u2019Accord.Accord AVIS Santé et Bien-être social Canada considéré que le danger pour la santé croit avec l'usage-éviter d'inhaler Moyenne par cigarette: King Size \"goudron\" 3 0 mg, nicotine 0 3 mg vm\t^ mit MAGAZINl Perspectives ™ Ml Oilhlié rhjnnr> u>mjin» rut\tt est publié chaque semaine pai Perspectives Inc 231, rue Saint-Jacques, Montréal.P Q H2Y 1M6 Tel 282-2224 Président et directeur général lean A Dion Rédaction Rédacteur en chef lean Bouthillette Rédactrice en chef adftvnte Thérèse Dumesnil* Rédacteur-réviseur Edouard Doucet Conception graphique Directeur artistique Pierre Legaulî Graphiste lean Marc Martin Chef de la fabrication louise Lambin Doucet Secrétariat (titane Bitursi\u2022 Françoise Joannidès»Gisèle Pavant Service de la publicité Directeur Lome T reger Chargés de comptes Michel Brunette \u2022 lohanne Tessier 211 rue Saint-lacques.Montréal, P.Q M2Y 1M6 Tel 282-2224 Directeur régional (Ontario) Denis Kelly \u2022 Chargée de comptes Diane Soucie 36 King Street last, 4th tloor, Toronto.Ont M5C 1E5 Tel 363-8064 Conseil d'administration Président Roger Landry Vice-président.Gaston Vachon» Secrétaire lean Sisto \u2022 Trésorier Denis Laçasse ISSN 0380-6790 9 UNE NOUVELLE BÊTE DE SCÈNE: SYLVIE TREMBLAY Mon père avait une sagesse peu commune.» A onze ans, Sylvie doit affronter la mort du père.«Le ciel s'écroulait, j'étais aspirée.Ce fut l'angoisse totale, un bouleversement effrayant.Surtout qu'en parlant de ma famille, le mot «attachement» pourrait tout résumer.On s'aime démesurément.On est des inconditionnels.C'est bon mais quand il y en a un qui part, c'est terrible, c'est le grand déchirement.Je n'ai jamais accepté la mort de mon père.J'ai réagi, à l'époque, en devenant un peu un soutien pour ma mère puisque j'étais l'aînée.Je me souviens, un soir, au magasin, j'étais déprimée, et ma mère aussi.Alors on s'est dit: On se déguise pour répondre aux clients?Et on a servi, toutes les deux, des hot-dogs en robe longue «grand soir» avec le service élaboré du Ritz et tout.Ce soir-là, on s'est créé un monde.Toute la famille, mes frères et mes soeurs, ont développé un talent créateur.On n'est pas des gens ra- tionnels.On est des bohèmes, ma mère a toujours rêvé de former une sorte de famille Trapp avec nous! Elle en parlait souvent mais ça ne se concrétisait pas.Moi, un jour, je me suis dit: Pourquoi pas le réaliser?Sinon je vais le regretter toute ma vie.À 19 ans, je suis partie étudier la musique et le chant classique au cégep d'Alma puis à l'université Laval, à Québec » \u2014 Donc calée en musique et en opéra?\u2014 En chant, j'ai reçu une très bonne formation, oui.Par contre mes connaissances musicales théoriques sont très ordinaires.L'opéra m'intéressait et j'étais capable de m'y adonner.Quand je chantais, dans les centres culturels ou ailleurs, les gens aimaient ça.Même les jeunes qui ne sont pas particulièrement acquis à l'opéra.J'avais envie de perfectionner le jeu, l'interprétation qui demeurent trop souvent statiques.Mais au bout de deux ans, parce que j'aurais préféré travailler en atelier et monter des spectacles, parce que l'enseignement théorique me rendait impatiente, pour toutes sortes de raisons, j'ai lâché l'université pour m'enrôler bénévolement dans une petite station de radio, à Québec (CKRL-MF) où j'étais «speakerine» et «agent de développement».On enregistrait des étudiants en musique pour les reproduire à la radio.C'est ainsi que j'ai rencontré des musiciens et commencé à écrire ma musique, mes textes, à chanter, à improviser entre les chansons.«Savez-vous quand je me sens le mieux en scène?C'est quand je dis vraiment ce que je pense dans mes improvisations.Quand je sens que je peux.quand j'ai l'impression que les gens vont le prendre.Mais il faut que je fasse attention.J'ai tendance à tomber dans une espèce de prêchi-prêcha, genre «On est tellement bien ensemble, soyons heureux et pardonnons à ceux qui nous ont offensés, à ceux qui torturent au Chili ou ailleurs».J'ai tendance aussi à tomber dans l'ésotérisme, l'alar- misme et même le mélo, mais je m'arrête et je tourne ça en riant.Puis d'autres jours, je n'ai plus envie de pardonner du tout, je crie aux gens: «Réveillez-vous!» \u2014 Violente?\u2014 Oui.Et quand je suis violente, je n'ai pas la bonne manière.J'ai eu tellement un bon caractère longtemps! Quand maman disait quelque chose, j'obéissais immédiatement, je détestais les chicanes.J'étais très soumise.Mais aujourd'hui, je me sens très très violente.C'est difficile à contenir.Je l'exprime uniquement sur scène ou quand je suis toute seule.Je me pique des crises.Je n'ai pas le choix, je ne peux pas exprimer ça devant les gens, dans la vie.J'ai un certain souci des autres.Vous comprenez, je ne voudrais pas qu'on me prenne pour une folle! Même une dépression, les gens prennent ça pour de la folie.La moindre petite affaire de travers et les gens crient au fou! Et j'ai un grand défaut, c'est l'orgueil.Je ne voudrais pas que les gens sa- La crème des crèmes h nrf \u20221X36 riS 35E\\r'0?O! ¦\\SA100 -2TÜ1N FUJIFILM FUJI.LE SOURIRE DES FÊTES Durant le temps des fêtes, offrez-vous les plus beaux sourires et conservez-les précieusement.sur film Fuji.Des couleurs chaudes et naturelles, une image précise de haute qualité.Voilà pourquoi les photographes amateurs et professionnels du monde entier peuvent se fier à Fuji.Depuis plus de cinquante ans, Fuji a toujours su répondre aux besoins les plus exigeants de sa clientèle.Son expérience et ses recherches dans le do- maine technologique lui permettent aujourd'hui de vous offrir des produits de qualité exceptionnelle, des photos dont vous reparlerez longtemps.Pour vos sourires des fêtes, fiez-vous à Fuji.Et pour un sourire de plus, nous vous offrons un petit cadeau à l'achat de film Fuji.11 MILLIONS DE PHOTOS SOURIRES PAR JOUR I(Sssms^c Kleenex grand format.Fini les mouchoirs ordinaires.chérit que j'ai des émotions qu'ils jugeraient folles.J'ai beaucoup d'amis mais je demeure quand même assez fermée.C'est comme la tendresse: je suis portée à toucher les gens, à les embrasser.Mais on n'a pas le temps de se dire les choses.On est préoccupé.Par exemple, je partage un appartement avec ma petite soeur, mais on n'a pas souvent l'occasion de se rejoindre.Sauf que, de temps en temps, on dort ensemble et on se colle les fesses.Alors là, c'est réglé, on s'est dit notre tendresse Par contre, je suis restée trois ans sans embrasser qui que ce soit, je n'avais plus le goût.C'était après la mort accidentelle de mon frère de 18 ans.je ne le prenais pas «pantoute».Trois ans! J'ai beaucoup de mal à accepter de perdre les gens que j'aime.Parce que je n'oublie pas.Il n'y a que le temps.\u2014 La solitude?\u2014 Je vais dire un cliché: on naît et on meurt seul! Donc il faut apprendre à s'arranger seul.J'ai envie de dire aux gens qu'ils ne sont pas seuls à s'arranger seuls.Et si, aujourd'hui, ils s'accrochent à une «star» et moi à une foule, il faut faire des efforts, à côté, pour apprendre à devenir autonome.C'est difficile à apprendre, l'autonomie.Il y a des gens qui ne l'apprennent que par la force aes choses, à 50 ans, quand leur partenaire s'en va.Il ne faut pas attendre d'être «pogné» pour apprendre à créer son espace à soi.Moi, des fois j'y arrive et des fois je suis pâte molle.Mais je vise à devenir forte dans ce sens-là.\u2014 Comment abordez-vous l'amour à deux?\u2014 Je suis une passionnée.Exigeante, jalouse (en amitié, par contre, je ne suis pas jalouse).J'éprouve de grandes joies et des peines énormes.Je suis incapable de vivre une relation amoureuse-sexuelle équilibrée.Chaque fois que j'aime, c'est trop Et les relations mitoyennes ne me satisfont pas, je préfère rester seule.C'est difficile de rencontrer quelqu'un qui t'aime autant que tu l'aimes (et vice-ver-sa!).C'est ce que je cherche.Mais on dirait que dans ce domaine-là, je n'ai vraiment pas le tour.Malgré tout, je n'arrive pas à croire que ça n'existe pas.À dix-huit ans, Sylvie Tremblay voyageait en France, en Hollande, se faisait embaucher avec un copain dans une manufacture, à Londres, pendant quelques mois, le temps de découvrir que le travail routinier lui faisait horreur.«De toute façon, le fait de devoir travailler pour survivre, c'est une dure réalité! Si je vivais dans un pays chaud, si je savais pouvoir dormir, la nuit, sans me faire violer, je vivrais sur une plage, coucherais dans un hamac et je boufferais des noix de coco.» Vécu six ans avec un ami et quelque temps en commune.«Je suis une individuelle, je prends de l'espace.Je dérange trop dans une commune.» On peut l'appeler à n'importe quelle heure du jour et de la nuit: «Bon.Viens-t-en à la maison.» Elle a vingt-huit ans, loge à Québec mais cherche un appartement à Montréal «Je n'ai pas le talent de découvrir les appartements «chouette» et pas cher.Ni celui de les décorer Je m'habille souvent avec les vêtements de mes amies parce que je ne magasine pas, je passe tout mon temps à préparer mes spectacles » En société, elle parle peu, préfère écouter.Même si on est six millions.elle ne croit pas que la parole soit le terrain d'échange idéal.«Les mots sont traîtres, dangereux, Idéalement, on devrait pouvoir se passer complètement des mots.On devrait juste se ressentir.» Ça serait la mort des journaux! RAYMONDE BERGERON LePAPAdePÉPINOT et CAPUCINE Edmondo Chiodini, vous connaissez?Tous ceux et celles qui se souviennent de Pépinot et Capucine en pestant contre les aventures de Goldorak, ce personnage dont l'insipidité n'a d'égal que la profondeur du vide intersidéral i qu'il parcourt, auront probablement I reconnu en lui le père de ces deux petites marionnettes dont la candeur et la fougue ne sont aujourd'hui plus qu'un beau souvenir.Ne penser à Chiodini qu'en tant que marionnettiste est pratiquement inévitable, bien qu'un peu navrant lorsqu'on découvre les faces «cachées» de cet homme qui, malgré ses 75 ans, affiche un sourire digne du plus grand galopin qu'on | puisse imaginer.Car Chiodini est un homme qui sourit.Un homme dont toute l'oeuvre sourit.Il est aussi sculpteur, des- sinateur et bricoleur, comme il le dit lui-même.C'est enfin un peintre qui rit beaucoup aujourd'hui lorsqu'il pense aux toiles qu'il vendait jadis aux big shots pour vingt-cinq dollars: des ballerines (c\u2019était la mode) dont les dimensions étaient fonction des fauteuils de salon au-dessus desquels elles allaient trôner.«Si la vie n'est pas toujours amusante, qu'il y ait au moins quelques rayons de soleil! Il y a des gens qui dessinent bien, mais qui sont tellement cruels.Ils voient en noir, ils Sjjy».- I veulent dire au monde que le | monde est méchant.Ça, tout le monde le sait que le monde est méchant, que tout est laid.Il faut faire quelque chose de beau.Prenez le peintre français Watteau, c'était beau, c'était gai tout le temps.C'est ça qu'il faut faire.» Et c'est ce qu'il fait.Les trop rares personnes qui le connaissent autrement que par les marionnettes qu'il fit pour Radio-Canada pendant vingt-cinq ans n'en disconviendront point; ses toiles, ses sculptures et ses dessins en sont autant de témoignages.A un point tel que lorsqu'il voyage, Chiodini n'apporte jamais d'appareil photo.Il dessine.Ses carnets de voyage feraient d'ailleurs certainement des cartes postales très populaires.«Avec un appareil photo, dit-il, je vois ce que je vois.Avec mon crayon, je vois ce que je veux!» Indiscipliné (de son propre aveu), toute sa vie, cet artiste, qui dit n'avoir travaillé pendant cinquan- \u2022 « * te ans que pour amuser son entourage, est émouvant, touchant de candeur et de fragilité.Et surtout Das prétentieux! La plupart de ses dessins sont cachés derrière les meubles du salon! «Ils ne sont même pas encadrés», confie-t-il, l'air désolé de ne pas paraître aussi fier qu\u2019on voudrait qu'il le soit.Vous en doutez?Demandez-lui alors à quoi il attribue l'immense popularité des aventures de Pépinot Il vous répondra que c'est parce qu'à l'époque, «il n'y avait pas d'autre chose à la télévision»! MATTHIEU-T.SAUVÉ Photos Odette Charbonneau Quoi qu\u2019il nous arrive.« %?*' uÜrOÉA prit* mir* ért ftrlh.»U ér i prit* mU< selsun1 M\u2018lsun selsun' p>mr U ér \u2022 ftrtb.mtr i ért prit* min ér* prit* miti Des pellicules tenaces?Il n'y a pas 36 façons de régler la question Selsun*, un shampooing médicamenteux vraiment efficace qui traite le problème à la racine et laisse vos cheveux propres et en santé.Essayez 5elt.un, vous verrez vite la différence.En vente dans les pharmacies.A TABLE CARRÉS AUX DATTES\t\t\tGALETTE AUX FRUITS\t\t Préparation: 25 minutes\t\t\tPréparation: 30 minutes\t\t Cuisson: 30 minutes\t\t\tCuisson: 40 minutes\t\t \t1 DOUZAINE\t\t\t1 UNITE\t INGRÉDIENTS\tMétrique\tImpérial\tINGRÉDIENTS\tMétrique\tImpérial Dattes hachées 450 g\t\t1 lb\tBeurre\t165 ml\ttasse Cassonade\t250 ml\t1 tasse\tFarine\t750 ml\t3 tasses Beurre\t45 ml\t3 c.à table\tLait\t175ml\ty* fasse Eau\t250 ml\t1 tasse\tFarine\tq s*\tq.s* Cannelle\t1 pincée\t1 pincée\tBeurre fondu\t75 ml\t1 c.à table lus de citron\t45 ml\t3 c.à table\tCassonade\t125 ml\tV2 tasse Beurre\t125 ml\tVi tasse\tCannelle\t5 ml\t1 c.à thé Cassonade\t250 ml\t1 tasse\tFruits confits\t125 ml\tV2 tasse Farine\t375 ml\tV/2 fasse\tNoix hachées\t125 ml\t'/i tasse Sel\t3 ml\tV2 c.à thé\tSucre\t5 ml\t1 c.à thé Bicarbonate\t\t\tOeuf\t1\t1 de soude\t5 ml\t1 c.à thé\tGlace:\t\t Flocons\t\t\t\u2014eau\tq.s*\tq.s* d'avoine\t500 ml\t2 tasses\t\u2014sucre à\t\t Essence de vanille 5 ml\t\t1 c.à thé\tglacer\t250ml\t1 tasse MÉTHODE MÉLANGER les dattes, la cassonade, le beurre, l'eau, la cannelle et le jus de citron, et laisser mijoter à feu doux pour bien épaissir le mélange, en prenant soin de remuer souvent.Mettre de côté.FAIRE UN MÉLANGE crémeux avec le beurre et la cassonade.AJOUTER la farine, le sel et le bicarbonate de soude tamisés, les flocons d'avoine et la vanille, et bien mélanger le tout Déposer la moitié de la pâte dans un moule carré enduit de beurre.Garnir avec les dattes.Couvrir avec ce qui reste de pâte Cuire pendant 30 minutes dans un four à I80°C (350°F) Laisser refroidir puis découper en carrés.Servir PUNCH AUX CANNEBERGES Préparation: 15 minutes 2 litres \u2014 1Va pinte Métrique Impérial 375 ml 1\\-2 tasse 250 ml 1 fasse 90 ml Vs fasse INGREDIENTS Eau Sucre lus de citron lus de canneberges lus de pamplemousse250 ml Soda au gingembre 750 ml (ginger ale) 750 ml 3 tasses I tasse 3 tasses MÉTHODE PRÉPARER un sirop cuit avec l'eau et le sucre.MÉLANGER les trois jus et le sirop, puis laisser refroidir.AU MOMENT de servir, ajouter le soda au gingembre et des glaçons Décorer avec des tranches de citron.Servir glacé.\u2014essence de vanille\t2 ml \u2014fruits confits 30 ml \u2014noix hachées 45 ml \u2019/i c.à thé 2\tc.à table 3\tc.à table MÉTHODE SABLER (c'est-à-dire en faire un mélange d'aspect granuleux) le beurre et la farine.AJOUTER le lait et pétrir délicatement.ENFARINER légèrement le plan de travail et abaisser la pâte en rectangle de 23 x 38 cm (9 x 15 po).BADIGEONNER la pâte de beurre fondu.SAUPOUDRER avec delà cassonade, de la cannelle, des fruits confits et des noix.Rouler sur le sens de la longueur, sceller les bords, humecter les bouts et coller pour former une couronne.Couper avec les ciseaux en tranches de 2,5 cm (1 po) de largeur jusqu'aux trois quarts de la base de la couronne.Écarter les tranches.MÉLANGER le sucre et l'oeuf et en badigeonner la couronne.Cuire au four à 190°C (375°F) jusqu'à obtention d'une coloration dorée.GLACE BIEN MÉLANGER les ingrédients jusqu'à consistance crémeuse (assez épaisse).Verser sur la galette une fois refroidie.Servir.*q.s.: quantités suffisantes.\u2022S selsun SflEMUM SUtMOI 101 ton UM» lOTWi nf tWEUftf M sfIftn.v W0 An fidanéruÿ trratmml tkampoo \u2022 Shampooing po r U traitement tirs peUnulrt Ça, c'est du bon poulet! C'est ce que vous dites chaque fois que vous dégustez le Poulet Frit à la Kentucky Une recette étudiée pour vous faire oublier le sempiternel goût du barbecue.pour ça, «T*\trien n'est laissé fau hasard.D'abord, que des poulets frais et dodus à la chair tendre et savoureuse sont dignes du Poulet Frit à la Kentucky.Puis, l'étonnant mélange secret des onze épices et fines herbes, légué par le Colonel, confère au bon poulet ce goût unique et inimitabla Il y a aussi le fameux tour de main des aides du Colonel qui appliquent toujours les règles rigoureuses de préparation comme le Colonel l'a enseigné.Pas étonnant que ce soit si bon.Y avez-vous goûté récemment?Poulet frit à la Kentucky Ça, c'est du bon poulet! m m m ' Sv, m - , * 3 mm \u2022i Photo Denis Brodeur Du toupet,ce Ftorek! Tintin! Tintin Ftorek! La même blondeur, le même toupet, le même air décidé quand Tintin décide de foncer sur le i méchant Rastapopoulos, mais surtout, la même propension à se mêler des affaires des autres, la même obligation morale d'aider tout le monde.On dirait une caricature, la caricature du petit leader parfait.On aime Robbie Ftorek.Ou bien on le trouve un tantinet ridicule.Michel Bergeron, son entraîneur, l'adore.Tellement, qu'il ; a fait de l\u2019Américain le capitaine de son équipe.Même si Marc Tardif était plus célèbre, André Dupont plus expérimenté.Dale Hoganson plus âgé.«Un leader comme Robbie Ftorek, ça n'a pas de prix! C'est incroyable ce que ce gars-là fait pour l'équipe.Qu'un nouveau joueur arrive en ville, Robbie l'accueille chez lui en attendant qu'il se déniche un appartement; si quelqu'un dans l'équipe éprouve i des difficultés personnelles, Robbie le sait et va essayer avec discrétion de l'aider.Dans le vestiaire, personne ne peut évaluer le travail de Robbie Ftorek; personne ne peut deviner à quel point cet homme peut faire passer l'équipe avant ses succès personnels.» Robbie Ftorek travaille fort.Il travaillait fort avec les Roadrunners de Phoenix de la défunte Association mondiale de hockey, il a tiré le collier avec les Stingers de Cincinnati, et à Québec, si on peut lui reprocher une certaine arrogance, on ne peut certainement pas l'accuser de ne point travailler avec acharnement.C'est justement ce souci du bien-être de l'équipe qui a placé Ftorek au coeur d'une controverse la saison dernière.C'est à sa suggestion que les joueurs des Nordiques ont décidé de fermer FTOREK, Robbie.Centre.29 ans.5 pieds 8 pouces, 160 livres.Lance de (a gauche.la porte du vestiaire aux ; journalistes après les exercices quotidiens de l'équipe.Geste qui a fait rugir les chroniqueurs de I hockey de la Vieille Capitale, qui y ont vu un moyen de censurer l'information, puisque c'est l'entraîneur Michel Bergeron qui ! filtrait les nouvelles en ! accueillant, jour après jour, les journalistes.«Nous n'avons jamais pensé à I censurer l'information, s'est ; défendu Ftorek avec son air buté habituel quand je l'avais questionné à ce sujet.Nous avons tout simplement voulu que les joueurs ! puissent avoir un coin à eux où relaxer après un exercice, garder une certaine intimité quand ils ont à se parler dans la face pour clarifier certaines situations.» Même si j'arrive difficilement à prendre au sérieux le petit ton sec de Ftorek quand il répond à des questions, ou ses allures de boy-scout qu'amplifient sa fine ! blondeur et sa petite taille, il faut ! rendre à César ce qui lui revient et à Tintin ce qu'il mérite.Et Ftorek a du mérite.Petit, fragile, il a le coeur plus gros que le [ Colisée.Il ne recule devant personne, fonce dans le tas sans hésiter et peut exceller quand la j situation est corsée.À Québec, il n'a jamais retrouvé la touche magique qui lui avait permis de franchir le cap des cent points à Phoenix.Mais il faut dire à sa décharge que ce n'est pas ce rôle de marqueur qu'on lui demande de jouer chez les Nordiques.«Qu'il marque des buts ou pas, Robbie Ftorek demeure toujours très utile à son équipe.Ce qu'il fait, personne, à l'exception de ses coéquipiers et de son entraîneur, ne peut l'évaluer avec justesse.» Ce dernier jugement sur Tintin Ftorek, il est de Dupont, avec un «T», André de son prénom, défenseur des Nordiques, sans Dupond, avec un «D», pour I répéter.«le dirais même, je dirais plus »\tRÉJEAN TREMBLAY Sainte-Anne Player' & s % rs F
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